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Chapitre I

LES CARACTERISTIQUES GENERALES DE L'IMPOT SUR LE REVENU

I. LE CHAMP D'APPLICATION DE L'IMPÖT SUR LE REVENU

Au sens de l'article 47 du CGI, il est établi, au profit du budget de l'État, un impôt


annuel unique sur les revenus de source sénégalaise et/ou étrangère des personnes
physiques, désigné sous le nom d'impôt sur le revenu.
En effet, dans la lettre de l'article 48 du CGI, sous réserve des dispositions des
conventions internationales relatives aux doubles impositions, l’impôt sur le revenu
est dû par toute personne physique domiciliée au Sénégal ou titulaire de revenus de
source sénégalaise.
Les personnes physiques qui ont au Sénégal leur domicile fiscal sont, quelle que soit
leur nationalité, soumises à cet impôt, sur l'ensemble de leurs revenus, de source
sénégalaise comme de source étrangère.Celles dont le domicile fiscal est situé hors du
Sénégal sont, quelle que soit leur nationalité, passibles de l'impôt sur le revenu en
raison des revenus de source sénégalaise dont elles disposent.
Sont considérées comme ayant leur domicile fiscal au Sénégal:

 Les personnes qui ont au Sénégal leur foyer d'habitation permanente ou leur
lieu de séjour principal.
 Celles qui exercent au Sénégal une activité professionnelle, salariée ou non, à
moins qu'elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire.
 Celles qui ont au Sénégal le centre de leurs intérêts économiques.

Sont également considérés comme ayant leur domicile fiscal au Sénégal, les
personnes se trouvant en congé hors du Sénégal et les agents de l’Etat exerçant leurs
fonctions dans un pays étranger s'ils ne sont pas soumis dans ce pays à un impôt
personnel sur l'ensemble de leurs revenus.

A. LES PERSONNES IMPOSABLES


Sont considérés comme revenus de source sénégalaise au sens de l'article 49 du CGI,

 Les revenus d'immeubles sis au Sénégal ou de droits relatifs à ces immeubles,


les revenus d'exploitations industrielles, commerciales, artisanales, agricoles,
forestières ou minières sises au Sénégal,
 Les revenus tirés d'activités professionnelles, salariées ou non, exercées au Sé-
négal ou d'opérations de caractère lucratif réalisées au Sénégal,
 Les revenus de valeurs mobilières sénégalaises et de tous autres capitaux mo-
biliers placés au Sénégal,
 Les profits tirés d'opérations (Article 118 du CGI), relatifs à des fonds de
commerce exploités au Sénégal ainsi qu'à des immeubles situés au Sénégal, à
des droits immobiliers s'y rapportant ou à des actions et parts de sociétés dont
l'actif est constitué principalement par de tels biens et droits.

Sont également considérés comme des revenus de source sénégalaise, lorsque le


débiteur des revenus a son domicile fiscal ou est établi au Sénégal:

 Les pensions et rentes viagères,


 Les produits (Article 156 du CGI) perçus par les inventeurs ou au titre de
droits d'auteur, ainsi que tous les produits tirés de la propriété industrielle ou
commerciale et de droits assimilés,
 Les sommes payées en rémunération des prestations de toute nature fournies
ou utilisées au Sénégal.

L'impôt sur le revenu est également exigible (article 50 du CGI) de toute personne qui
transfère en cours d'année son domicile au Sénégal ou hors du Sénégal. Il en est de
même des personnes de nationalité sénégalaise ou étrangère qui, ayant ou non une
résidence habituelle au Sénégal, recueillent des bénéfices ou des revenus dont
l'imposition est attribuée au Sénégal par une convention internationale.
Les commandités des sociétés en commandite simple, les associés des sociétés en
nom collectif, des sociétés civiles professionnelles, des sociétés civiles immobilières,
des sociétés de copropriété de navires sont, lorsque ces sociétés ou groupements n'ont
pas opté pour le régime de l’impôt sur les sociétés, personnellement soumis à l'impôt
sur le revenu pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la
société.
Il en est de même, sous les mêmes conditions des membres de sociétés civiles et de
l’associé unique d’une société unipersonnelle à responsabilité limitée lorsque cet
associé est une personne physique, des membres des sociétés en participation, y
compris les syndicats financiers qui sont indéfiniment responsables et dont les noms
et adresses ont été indiqués à l'administration et des indivisaires, des membres de
sociétés de fait et des membres des groupements d'intérêt économique.

B. PERSONNES EXONEREES

Sont exonérés de l'impôt au sens de l'article 52 du CGI, les personnes dont le revenu
net imposable n’excède pas la somme de 630.000 francs pour le calcul de l’impôt sur
le revenu.Il en est de même des agents diplomatiques et consulaires de nationalité
étrangère, mais seulement dans la mesure où les pays qu’ils représentent concèdent
des avantages analogues au personnel diplomatique et consulaire sénégalais et
exclusivement pour les revenus de l'exercice de leurs fonctions diplomatiques ou
consulaires.

II. LIEU D'IMPOSITION

Si le contribuable a une résidence unique, l'impôt est établi au lieu de cette


résidence (Article 53 du CGI). Toutefois, pour le contribuable disposant de revenus
autres que salariaux ou possédant plusieurs résidences au Sénégal, l'impôt est établi au
lieu où il est réputé posséder son principal établissement.Les personnes physiques
exerçant des activités au Sénégal ou y possédant des biens sans y avoir leur domicile
fiscal sont imposables au lieu d’exercice de leurs activités ou au lieu de situation de
leurs biens.

III. REVENUS IMPOSABLES

Sous réserve des dispositions des conventions fiscales internationales, l’impôt est
dû chaque année à raison des bénéfices ou revenus nets que le contribuable réalise ou
dont il dispose au cours de la même année, sans qu’il y ait lieu de distinguer suivant
que ces revenus ont leur source au Sénégal ou à l’étranger (Article 54 du CGI).
Toutefois, en ce qui concerne les entreprises et exploitations situées hors du
Sénégal, les règles fixées pour la détermination forfaitaire des bénéfices imposables
ne sont pas applicables.
Le revenu net servant de base à l’impôt est constitué par l’excédent du produit brut
y compris la valeur des profits et avantages en nature sur les charges et dépenses
effectuées en vue de l’acquisition et de la conservation du revenu.
L’impôt sur le revenu est déterminé à partir du revenu net global du contribuable.
Sous déduction des charges, le revenu net global est constitué par le total des revenus
nets catégoriels suivants:revenus fonciers, bénéfices industriels et commerciaux,
bénéfices non commerciaux et revenus assimilés, revenus de capitaux mobiliers,
traitements, salaires, indemnités, émoluments, avantages en nature, pensions et rentes
viagères, bénéfices de l’exploitation agricole.
Pour la détermination du revenu net (Article 54 et 55 du CGI), sont déductibles les
charges suivantes lorsqu'elles n'entrent pas en compte pour l'évaluation des revenus
catégoriels:

 Les pensions et arrérages de rentes payés par le contribuable à titre obligatoire


et gratuit, dans la limite de 5 % du revenu net avec un maximum de 300.000
FCFA. Ces limitations ne sont pas applicables aux pensions et arrérages versés
en vertu d'une décision de justice ou lorsque le pensionné ou le débirentier est
en mesure de prouver que les sommes payées par lui excèdent le maximum de
300.000 FCFA.
 En cas de cession ou de cessation d'entreprise, les déficits affectant l'exercice
de liquidation, compte tenu s'il y a lieu, des pertes des trois années précédentes
qui n'auraient pu être imputées sur le revenu catégorie.
 Les versements volontaires au titre de la constitution de retraite, dans la limite
de 10 % du montant total des traitements, salaires, indemnités, émoluments et
avantages en nature.
 Les primes d'assurances sur la vie, dans la limite de 5 % du revenu net, le
maximum de la déduction autorisée étant fixé à 200.000 FCFA augmenté de
20.000 FCFA par enfant à charge.
 Les versements effectués au profit d'œuvres ou d'organismes, associations,
fondations ou établissements (Article 9 du CGI), dans la limite de 0,50 % du
revenu net avant déduction des charges.
 Les versements effectifs à titre de zakat à un organisme agréé par l’Etat.
 Les intérêts des emprunts à la charge du contribuable pour l'acquisition, la
conservation ou les réparations de son habitation principale située au Sénégal,
sous réserve de la production du tableau d'amortissement du prêt, certifié par
l'organisme prêteur.
Sont exclues des charges déductibles (Article 56 du CGI), les majorations de droits
pour défaut ou inexactitude de déclarations et les majorations de droits pour infraction
aux règles applicables en matière de recouvrement.
Sont également exclues des charges déductibles (Article 58 du CGI), les plus-values
immobilières réalisées par des personnes physiques dans le cadre de la gestion de leur
patrimoine privé, le cas échéant assujetties à la taxe de plus-values.

IV. LES DROITS CONSTITUTIFS DE L’IMPOT SUR LE REVENU

L’impôt sur le revenu est composé de deux droits à l’exception des pensions et rentes
viagères. Il s’agit du droit proportionnel et du droit progressif.
A. Le droit proportionnel

La détermination du droit proportionnel consiste à appliquer un taux constant à une


assiette quelle que soit la matière imposable. Les droits proportionnels frappent donc
les résultats positifs de chaque catégorie de revenu fiscal.

En ce qui concerne les revenus de capitaux mobiliers, il est fait application d’une
retenue à la source aux taux suivants :
 25 %, pour les plus-values en fin d’exploitation,
 10 %, pour les produits des actions, parts sociales et parts d’intérêts des
sociétés passibles de l’impôt sur les sociétés,
 13 %, pour les revenus d’obligations,
 Toutefois, pour les revenus des obligations, à échéance d’au moins cinq ans,
émises au Sénégal, le taux est porté à 6 %.
 15 %, pour les lots,
 16 %, pour les autres revenus de capitaux mobiliers, notamment les jetons de
pré- sence et autres rémunérations d’administrateurs ainsi que les revenus des
créances, dépôts et cautionnements.
Ce taux est ramené à 8 % pour les intérêts, arrérages et autres produits des
comptes de dépôts et des comptes courants ouverts dans les comptes d'une
banque, d'un établissement de banque, des systèmes financiers décentralisés,
de la Caisse des Dépôts et Consignations, d'un agent de change, d'un courtier
en valeurs mobilières, d’une société holding satisfaisant et des comptables du
trésor, quelle que soit la date de l'ouverture des comptes.
Pour les intérêts des bons de caisse, nominatifs ou au porteur, la retenue à la
source est fixée à 20 %, libératoire de tous impôts.

B. Le taux du droit progressif


Le droit progressif entraine une croissance du taux applicable lorsque le revenu
augmente, il accroit à cet effet l’impôt compte tenu de la capacité contributive du
ménage. Le droit progressif du fait de son caractère personnel détermine le nombre de
personnes pris en charge pour la détermination du quotient familial.
Les taux progressifs sont applicables aux revenus imposables après déduction
annuelle de 630.000 frs au titre d’une exonération.

BAREME DE L’IMPOT SUR LE REVENU


Tranches Taux Montant
De 0 à 630.000 0% 0
630.000 à 1500.000 20% 174.000
1.500.001 à 4.000.000 30% 750.000
4.000.001 à 8.000.000 35% 1.400.000
8.000.001 à 13.500.000 37% 2.035.000
Plus de 13.500.001 40%

Les personnes à charge sont les personnes effectivement prises en charge par le
contribuable et ne disposant pas de revenus distincts de ceux constituant la base
d’imposition du même contribuable.
Il s’agit:
 Des enfants du contribuable qu’ils soient légitimes, naturels ou adoptifs, qu’ils
vivent ou non au foyer du contribuable à condition qu’ils soient mineurs (agés
de moins de 21 ans), âgés de moins de 25 ans s’ils poursuivent des études ou
frappés d’infirmité (sans limite d’âge).
 Sous les mêmes conditions, les enfants orphelins ou abandonnés recueillis
conformément au Code de la famille.
NOMBRE DE PARTS
Personnes à charge 0 1 2 3 4 5 6 7 8
Célibataire/divorcés 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5
Mariés 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5
Veufs 1 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5 5

Précision: Si un seul des conjoints dispose de revenus imposables, il est attribué au


chef de famille une demi-part supplémentaire. En cas de polygamie, cette demi-part
supplémentaire est accordée à l’ensemble des épouses n’ayant pas de revenus.
Réduction d’impôts pour enfants à charge.

REDUCTIONS D’IMPOTS POUR


PERSONNES A CHARGE
Parts Taux Min Max
1 0% 0 0
1,5 10% 100.000 300.000
2 15% 200.000 650.000
2,5 20% 300.000 1.100.000
3 25% 400.000 1.650.000
3,5 30% 500.000 2.030.000
4 35% 600.000 2.490.000
4,5 40% 700.000 2.755.000
5 45% 800.000 3.180.000

V. DECLARATION ET DE PAIEMENT DE L’IMPOT SUR LE REVENU


A. LES OBLIGATIONS DECLARATIVES
Au sens de l'article 59 du CGI, chaque contribuable est soumis à l'impôt sur le revenu
en raison de ses revenus personnels.A ce titre, il est tenu de produire une déclaration
unique de ses revenus établie à son nom.
Il est, en outre, tenu, le cas échéant, de produire une déclaration séparée des revenus
de ses enfants mineurs dont il a la garde.Dans le cas où le contribuable ne dispose
comme revenu que de traitements et salaires, les retenues d'impôts effectuées sont
libératoires.
En cas de mariage, les revenus des enfants mineurs font l’objet, pour leur compte,
d’une déclaration séparée produite par l’époux.
En cas de divorce ou de séparation de corps, les revenus des enfants mineurs font
l’objet d’une déclaration distincte produite par le parent qui exerce le droit de garde.
Au sens de l'article 60 du CGI, tout contribuable passible de l'impôt est tenu de
souscrire chaque année une déclaration de son revenu acquis au cours de l'année
précédente avec l'indication, par nature de revenus, des éléments qui le composent.
Cette déclaration doit également comporter l'indication précise des éléments du train
de vie et des charges de famille.
Le contribuable est tenu de déclarer le cas échéant les éléments du revenu global qui,
sont exonérés mais qui doivent être pris en compte pour le calcul de l’impôt
applicable aux autres éléments du revenu global.
Cette déclaration, établie sur un formulaire réglementaire mis à la disposition des
intéressés, doit être signée et adressée au chef du service des impôts compétent avant
le 1er mai de chaque année.
Les personnes n’ayant pas de résidence habituelle au Sénégal, et passibles de l’impôt
sur le revenu, sont tenues de joindre à la déclaration susvisée, une note annexe
comportant la désignation d’un représentant domicilié au Sénégal. Ce représentant est
habilité à recevoir, au nom desdites personnes, les communications relatives à
l’assiette, au recouvrement et au contentieux de l’impôt.
Pour bénéficier de la décote (Article 180 du CGI), les contribuables bénéficiaires de
pensions et rentes viagères de source étrangère, doivent verser lesdits revenus dans un
compte en francs cfa ouvert au Sénégal en qualité de résident au sens de la
réglementation des changes.
Les contribuables doivent également joindre à leur déclaration annuelle de revenus les
documents suivants:

 Une attestation de versement des pensions ou des arrérages établie par le


débirentier ou tout autre document en tenant lieu,
 Une attestation indiquant le montant en devises reçu pour le compte du pen-
sionné ou crédirentier et la contre-valeur en francs cfa au jour du transfert,
délivrée par l’établissement financier ou par tout autre organisme intervenant
dans le paiement des pensions ou des arrérages.
B. LES OBLIGATIONS DE PAIEMENT DE L’IMPOT

L'impôt sur le revenu donne lieu, chaque année, au versement d'acomptes à imputer
sur les impôts dus sur les revenus de l'année précédente.Toutefois, les salariés et les
titulaires de revenus relevant du régime de la retenue à la source sont dispensés du
versement d'acomptes provisionnels, s'ils ne disposent que de revenus ayant subi une
retenue à la source.
Au sens de l'article 214 du CGI, les acomptes provisionnels doivent être versés à la
caisse du comptable public compétent du lieu d'imposition.
Ils sont exigibles:

 Pour le premier acompte dans les quinze premiers jours du mois de février de
chaque année;
 Pour le deuxième acompte au plus tard le 30 avril.
 En outre, en ce qui concerne les personnes physiques ou morales imposables
d’après les régimes du réel au titre des bénéfices ou revenus de nature
industrielle, ou commerciale, non commerciale ou foncière, le solde de l'impôt
calculé d'après les résultats déclarés doit être acquitté spontanément le 15 juin
au plus tard.

Chaque acompte est égal au tiers de l'impôt dû sur les résultats du dernier exercice
imposé au titre de l'année précédente.
Le montant des acomptes est arrondi à la centaine de francs inférieure. Toute somme
inférieure à 50 francs sera rapportée au montant suivant exigible, ou négligée s'il s'agit
du dernier acompte.
Cet excédent peut également, à la demande du contribuable, être utilisé pour le
paiement de tout autre impôt direct ou taxe assimilée dont il est, par ailleurs,
redevable.
Le paiement de l'impôt sur les revenus est opéré:

 Dans les 20 premiers jours du mois de janvier de chaque année, pour les
actions, parts d’intérêts et emprunts à revenus variables, en un acompte
déterminé provisoirement d’après le résultat du dernier exercice, et calculé sur
les cinq dixièmes du revenu distribué.
Chaque année, après la distribution, et au plus tard le 20 juillet, il est procédé à
une liquidation définitive de la taxe due pour l’exercice entier. Si, de cette
liquidation, il résulte un complément d’impôt au profit du Trésor, il est
immédiatement acquitté. Dans le cas contraire, l’excédent versé est imputé sur
l’exercice courant ou rembour- sé si la société est arrivée à son terme ou si elle
cesse de distribuer des revenus ;
 Dans les 20 premiers jours du mois de janvier de chaque année, pour les
produits échus au cours de l’année précédente en ce qui concerne les
obligations, emprunts et autres valeurs dont le revenu est fixé et déterminé à
l’avance;
 Dans les 20 premiers jours des mois de janvier, avril, juillet et octobre de
chaque année, pour les lots et primes de remboursement mis en paiement au
cours du trimestre précédent;
 Pour les bénéfices, jetons de présence et rémunérations diverses servis aux
membres des conseils d'administration de sociétés, compagnies ou entreprises,
dans les 20 premiers jours des mois de janvier, avril, juillet et octobre de
chaque année, pour les sommes mises en distribution au cours du trimestre
precedent.

Pour les revenus des créances, dépôts et cautionnements, le versement est effectué:

 Par le notaire, lorsque la créance a été constatée par acte notarié passé au
Sénégal et lorsque le notaire est chargé de payer ou de percevoir les intérêts,
 Par les banques, sociétés de crédit ou d’assurance lorsque les produits sont
inscrits dans leur comptabilité au débit ou au crédit d'un compte ou sont payés
par eux.

APPICATION 1

M. Ndiaye est pharmacien marié et a percu 14.000.000. Le couple a cinq enfants. Sa


femme ne travaille pas.
Fatou l'ainé, agée de 30 ans est encore inscrit en master à l'ESP;
Bintou, agée de 28 ans est handicapée, titulaire de la carte d'invalidité;
Saliou, agé de 24 ans est encore inscrit à l'école de la gendarmerie. Il ne vit pas chez
ses parents et ne recoit aucun subside de leur part. Il est logé et nourri par sa grand
mère habitant non loin de l'école où il est inscrit;
Ibrahima, agé de 20 ans est inscrit en première année de gestion;
Sophie, 16 ans est inscrite en classe de terminale.
Travail à faire:
Calculer l'impôt sur le revenu dû par M. Ndiaye.

APPICATION 2
M. Diallo souhaiterait que vous l’aidiez à calculer le montant de l’impôt dont il sera
redevable au titre de l’année, en lui préconisant le cas échéant les options les plus
favorables. Pour cela, il vous communique les renseignements suivants :
 M. Diallo est cadre dans une banque à Dakar. Le montant du salaire imposable
pour l’année s’élève à 25.000.000 frs, selon les indications fournies par le
service du personnel de la banque.
 Mme Diallo ne travaille pas
 Moustapha est le fils ainé de la famille. Agé de 24 ans, il a été étudiant
jusqu’au 31 juillet de l’année. Il a été admis dès le 1er aout à l’école de
gendarmerie et a reçu un salaire net mensuel de 520.000 frs. Jusqu’à son
admission à l’école de gendarmerie, il ne vivait pas chez ses parents et ne
recevait aucun subside de leur part, étant logé et nourri par sa grand-mère non
loin de l’université où il était inscrit.
 Mariama est le second enfant. Agé de vingt ans, elle a été étudiante à l’école
des assistantes sociales jusqu’au 30 juin. Elle a travaillé ensuite comme aide-
soignante dans une maison de retraite à partir du 1-09 et a reçu un salaire net
mensuel imposable de 350.000 frs. Mariama vit chez ses parents.
 Marie est le plus jeune. Agé de dix sept ans, il est apprenti pâtissier-
chocolatier à Dakar. Elle a perçu 150.000 frs par mois au cours de l’année.

TRAVAIL A FAIRE
Déterminer l’impôt sur le revenu dû par M. Diallo en retenant les options les
plus favorables

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