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Royaume du Maroc

Université IBN ZOHR


Faculté des Sciences Juridiques, Economiques
et Sociales d’Agadir

Master de recherche
Comptabilité Contrôle Audit
Option : Finance et comptabilité
Module : Diagnostic financier des groupes

La politique de financement des


groupes

Préparé par : CHOUKER Asma


SAROUF Hanane
ZEKRI Sara

Encadré par : Mr. BENGRICH Mustapha

Année Universitaire : 2020 – 2021


Sommaire
Remerciement ................................................................................................ Erreur ! Signet non défini.
Introduction ........................................................................................................................................... 4
Partie I : Les sources de financement ..................................................................................................... 5
I. Les sources de financement interne ............................................................................................. 5
1. L’autofinancement : ........................................................................................................................ 5
2. L’augmentation du capital : ............................................................................................................. 6
a. Le prix d’émission : ....................................................................................................................... 8
b. La prime d’émission :.................................................................................................................... 8
c. Les droits de préférences de souscription : ................................................................................. 9
d. Les variations de pourcentages d’intérêt liées à des augmentations de capital des groupes :
10
3. Cession d’élément d’actif : ............................................................................................................ 11
a. Les variations de périmètres de consolidations suite aux cessions des titres : ....................... 12
II. Les sources de financement externes ..................................................................................... 13
1. Financement par emprunt : ............................................................................................................ 13
a. Emprunt bancaire : ........................................................................................................................ 13
b. Emprunt obligataire : ..................................................................................................................... 14
➢ Les types des obligations ............................................................................................................... 15
c. Les modalités de remboursement des emprunts : .......................................................................... 16
✓ Le remboursement in fine :............................................................................................................ 16
✓ Le remboursement par amortissement constant : .......................................................................... 17
✓ Le remboursement par Annuités Constantes : ............................................................................... 17
2. Financement par crédit-bail : ......................................................................................................... 18
3. Les subventions d’investissement : ............................................................................................... 19
Partie II : Choix d’un mode de financement ........................................................................................ 19
1. Les contraintes :........................................................................................................................... 19
 La règle de l’équilibre financier minimum :.................................................................................. 19
 La règle de l’endettement maximum : ........................................................................................... 20
 La règle de la capacité de remboursement : .................................................................................. 20
 La règle du minimum d’autofinancement : ................................................................................... 20
2. L’effet de levier :.......................................................................................................................... 20
3. Le coût de financement : ............................................................................................................. 21
a. Le CMPC :..................................................................................................................................... 21
b. Le coût du crédit-bail : .................................................................................................................. 23

1
4. Les critères : .................................................................................................................................. 23
➢ Le critère du bénéfice net par action : ........................................................................................... 23
➢ Le critère des décaissements réels actualisés : .............................................................................. 24
➢ Le critère de la Van ajustée : ......................................................................................................... 24
Section (3) : Le plan de financement .................................................................................................... 25
1. Définition :.................................................................................................................................... 25
2. Les objectifs du plan de financement : ...................................................................................... 26
3. Présentation de plan de financement :....................................................................................... 26
Conclusion ............................................................................................................................................ 28
Bibliographie........................................................................................................................................ 29

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Remerciement

Nous tenons d’abord à remercier spécialement Mr.


BENGRICH Mustapha qui nous a toujours aidé et apporté ses
directives et remarques pertinentes. Nous le remercions encore
plus pour l’occasion qu’il nous a donné pour affronter le
public et récupérer notre confiance et nos estimes à nous
même. Qu’il trouve ici le témoignage de notre reconnaissance,
gratitude, admiration et remerciement.

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Introduction
Le financement des activités des filiales est assuré, dans une grande partie, par les
ressources qu’elles reçoivent auprès de leur société mère. Dans une structure
multi-divisionnaire centralisée, chaque division est assimilée à une entreprise
autonome dans ces décisions mais reliée au groupe par sa structure de financement
et sa stratégie centralisée. Une structure financière centralisée consiste à une
gestion efficace des fonds du groupe au sein de la société mère.

Un tel mode de financement est assimilé à un financement inter-divisions


autonomes. Autrement dit, les sièges sociaux s’occupent de la gestion des
ressources du groupe.

La filiale qui bénéficie de ces ressources est normalement celle qui réalise une
forte croissance ou qui s’engage dans un investissement stratégique pour le
groupe.

La politique de financement des groupes consiste, essentiellement, à faire appel


au marché des capitaux interne et aux intermédiaires financiers pour favoriser leur
investissement stratégique en recherche et développement.

A l’échelon de ce travail, notre plan sera scindé en trois grandes parties. La


première partie portera sur les différentes sources de financement à savoir les
sources de financement internes et les sources de financement externes. Nous
présenterons par la suite les contraintes et critères du choix des modes de
financement. La partie suivante sera consacrée au plan de financement. Et
finalement un résumé pour conclure notre travail.

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Partie I : Les sources de financement
I. Les sources de financement interne

1. L’autofinancement :
L’autofinancement est considéré comme la principale source de financement de la
recherche et développement des groupes.

En décidant d’une mise en réserve de tout ou une partie du bénéfice, les actionnaires
permettent à l’entreprise de financer ses projets au regard des flux financiers générés.

L’autofinancement est la capacité de l’entreprise à financer son activité ainsi que ses
investissements à l’aide de ses propres moyens. Elle contribue à préserver
l’indépendance de l’activité de l’entreprise.

L’autofinancement c’est le flux de trésorerie dégagé par l’entreprise grâce à ses activités
courantes. Elle se calcule comme suit :

Autofinancement = CAF – dividendes versés au cours de l’exercice

La capacité d’autofinancement mesure la trésorerie générée par l’activité et qui peut être
directement mise à la disposition pour financer les investissements, les opérations
courantes ou encore rembourser les dettes et distribuer des dividendes. Ainsi, une fois
que l’on a déduit la part revenant à la politique de distribution de l’entreprise, on
retrouve la trésorerie issue de l’activité directement utilisable pour les autres opérations,
en cas d’absence de distribution de dividendes, l’autofinancement correspond à la
capacité d’autofinancement

Deux composantes qui se trouver au sein de l’autofinancement

➢ L’autofinancement de maintien : permet de renouveler le potentiel de


production, c’est le rôle de l’amortissement, et de faire face au risque de
dépréciation d’actif, c’est le rôle des provisions.
➢ L’autofinancement de croissance : permet de couvrir les besoins liés à
l’expansion de l’entreprise, c’est le rôle de bénéfice mise en réserve.

Ce mode de financement, naturel à l’entreprise, puisqu’émanant de son activité, est


déterminant, non seulement parce qu’il assure une certaine indépendance financière de
l’entreprise, mais également parce qu’il consiste un indicateur, une référence important,
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pour les autres apporteurs de ressources financières, notamment les banques. En effet,
celle-ci déterminent leur offre de prêt à l’entreprise en fonction de sa capacité à dégager
suffisamment de CAF pour rembourser à l’échéance

2. L’augmentation du capital :
Lorsque l’entreprise ne dispose pas d’assez de ressources internes pour financer ses
investissements, elle peut recourir à ses associés ou à des actionnaires extérieurs via
l’augmentation du capital, qui peut s’effectuer en 4 types :
- L’augmentation du capital en numéraire : l’augmentation du capital en
numéraire est la seule qui permet une amélioration du fond de roulement et
conduit à l’augmentation des fonds disponibles pour le financement. Elle conduit
à une modification de la structure de l’actionnariat à partir du moment où les
anciens actionnaires ne souscrivent pas à la totalité des actions nouvelles et qu’il
y a entrée de nouveaux actionnaires dans le capital
- L’augmentation du capital par incorporation des réserves : l’augmentation par
incorporation des réserves n’a aucun impact sur le montant des capitaux propres.
Elle se traduit par une distribution d’actions gratuites et par un droit d’attribution
accordé aux actionnaires.
- L’augmentation du capital par apport en nature : elle constate l’apport d’actifs
immobilisés à l’entreprise.
- L’augmentation du capital par conversion des dettes : lorsque l’entreprise émit
des dettes convertibles en actions, la conversion permet l’amélioration de la
capacité d’endettement mais ne modifie en rien les capitaux permanents, et ne
se traduit pas par un apport de nouvelles ressources pour l’entreprise. Elle évite
cependant une sortie de trésorerie, car la dette convertie n’aura pas à être
remboursée

Augmentation de capital par apport en numéraire

Parmi ces différentes formes d’augmentation de capital seule l’augmentation du capital


en numéraire apporte de nouvelles ressources financières à l’entreprise. Elle est réalisée
par création d’actions nouvelles ayant le même nominal que les anciennes.
Lors d’une augmentation de capital en numéraire, les fonds sont apportés par les
associés. Alors que certaines sociétés tiennent à garder un actionnariat inchangé et

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augmentent la valeur nominale des actions, d’autres n’hésitent pas à faire entrer des
nouveaux associés au capital en créant de nouvelles actions
- L’augmentation de la valeur nominale des actions : Lorsqu’une augmentation de
capital en numéraire se fait par une augmentation de la valeur nominale des
actions, le capital de la société augment mais le nombre d’actions reste identique.
Ce choix permet de ne pas diluer la participation des associés et de ne pas avoir
besoin de faire entrer de nouveaux associés au capital de la société
Exemple
Une société à un capital de 100 000DH divisé en 10 000 actions de 10DH chacune. Elle
souhaite faire une augmentation de capital de 50 000DH mais veut conserver le même
nombre d’actions
Elle décide donc d’augmenter la valeur de chaque action, qui vaudra désormais 15DH.

- La création de nouvelles actions : Dans le cas d’une augmentation du capital en


numéraire avec création de nouvelles actions, les fonds apportés par les associés
vont servir à créer de nouvelles actions de même valeur que les actions
existantes.
Ces nouvelles actions permettent de faire entrer des tiers dans le capital de la
société. On dit que le capital est dilué puisque les anciens actionnaires sont
obligés de racheter de nouvelles actions s’ils veulent conserver la même
participation dans le capital
Exemple pour reprendre à l’exemple plus haut
Si chaque associé avait 5000 actions avant l’augmentation de capital, chacun
détenait donc 50% du capital social, si un troisième associé apport 50 000DH (ce
qui entraine la création de 5000actions) chaque associé ne détiendra plus que 1/3 du
capital. La participation des deux premiers associés aura donc été diluée

De fait, pour que les associés historiques ne soient pas lésés par l’augmentation de
capital, ces derniers bénéficient de ce que l’on appelle un droit préférentiel de
souscription.

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a. Le prix d’émission :
Le prix d'émission est le prix auquel un titre financier est mis sur le marché. Le prix
d'émission d'une action est le prix auquel émis ou créée une nouvelle action à l'occasion
de la création d'une entreprise ou lors d'une augmentation de capital.

La fixation de ce prix d’émission se situe, en principe, entre deux limites :

Une limite inférieure qui est la valeur nominale,


Une limite supérieure qui est la valeur de l’action ancienne avant l’augmentation
du capital.

Entre ces deux limites, le niveau choisi dépend de la notoriété de l’entreprise, de ses
perspectives de développement et de l’état du marché financier.

b. La prime d’émission :
L’existence de cette prime s’explique par le mécanisme juridique de l’augmentation de
capital, car l’émission d’actions nouvelles se fait à la valeur nominale des actions. Or,
cette valeur nominale est bien souvent inférieure à la valeur intrinsèque des actions. La
prime d’émission correspond alors au différentiel entre ces deux valeurs. Elle doit être
versée à la société par les nouveaux actionnaires afin de tenir compte de l’implication
antérieure des anciens actionnaires. La prime d’émission correspond donc en quelque
sorte au « droit d’entrée » dans la société et est payée par les nouveaux actionnaires. La
prime d’émission se calcule de la manière suivante :
Prime d’émission = prix d’émission – valeur nominal

Exemple :

La société X au capital social de 2 000 000 DH (20 000 actions) souhaite augmenter son
capital social de 1 000 000 DH par apport en numéraire. La société émettra 10 000
actions nouvelles au prix de 250 DH.

Le nominal de l'action étant de 100 DH (2 000 000/20 000 actions)

La prime d'émission unitaire (par titre) est de 250 - 100 = 150 DH.

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c. Les droits de préférences de souscription :
Les anciens actionnaires disposent, la plupart du temps, d’un droit préférentiel de
souscription (DPS) qui leur offre la prérogative de pouvoir acquérir en priorité les
nouvelles actions émises. Ce droit est proportionnel au pourcentage du capital qu’ils
détiennent. Si un actionnaire ne souscrit pas à l’augmentation de capital, son
pourcentage de détention du capital social diminue. Ce phénomène s’appelle la dilution.
Le mécanisme du DPS vise donc à limiter le risque de trop forte dilution des anciens
actionnaires dans la nouvelle répartition du capital. En effet, des actionnaires qui
détiendraient une part égale du capital d’une société pourraient se retrouver en position
minoritaire si un seul actionnaire décidait de souscrire à lui seul à une augmentation du
capital qui viserait à doubler le capital social.
S’ils veulent maintenir leur niveau de participation dans la société, les actionnaires
doivent donc souscrire à l’augmentation de capital dans les mêmes proportions que leur
part actuelle dans le capital social. Soulignons que ce droit (DPS) peut être vendu et
qu’il est coté si l’entreprise l’est. Le droit préférentiel de souscription peut donc être
assimilé à une option d’achat dont le sous-jacent est l’action
La valeur théorique de DPS est égale à :

DPS= la valeur de l’action avant l’augmentation de capital – la valeur de l’action après


l’augmentation de capital

La détermination de la valeur de l’action après l’augmentation de capital (V’) se définit


par

𝑵𝑽+𝑵′𝑬
𝑽′ =
𝑵+𝑵′
Avec :

• N : nombre des actions avant l’augmentation de capital


• V : cours des actions avant l’augmentation de capital
• N’: nombres des titres émis
• E : le prix d’émission

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Exemple :
La société dispose d’un capital de 500 000 actions de 100 euros de valeur nominale. Le
cours actuel des actions est de 130 DH. Elle envisage une augmentation de capital de 50
000 actions à un prix d’émission de 125 DH.
La valeur des actions après l’augmentation de capital sera égale à :

500000×130+50000×125
V’= = 129,5
500000+50000

La valeur de DPS sera donc = 130 – 129,5 = 0,5

d. Les variations de pourcentages d’intérêt liées à des augmentations de capital des


groupes :
Une entreprise consolidée peut au cours d’un exercice procéder à une augmentation De
capital. Cette opération de financement a des conséquences différentes sur le
pourcentage d’intérêt du groupe dans cette entreprise selon que :
Le groupe a souscrit à l’augmentation de capital au prorata de ses droits. Il y a
alors souscription égalitaire entre le groupe et les actionnaires minoritaires et les
rapports de force sont inchangés ; Dans ce cas, il y a la même répartition des
pourcentages d’intérêt entre le groupe et les actionnaires minoritaires avant
l’augmentation de capital de la filiale et après l’augmentation de capital
Le groupe n’a pas souscrit à l’augmentation de capital à hauteur de ses droits,
voire n’a pas souscrit du tout à l’augmentation de capital proposée par sa filiale.
Il y a alors baisse du pourcentage d’intérêt du groupe au profit des actionnaires
minoritaires ; Dans cette hypothèse, le pourcentage d’intérêt du groupe diminue.
Cette diminution de pourcentage est assimilée à une cession partielle de titres

Ce résultat de cession peut être positif, au détriment des actionnaires minoritaires si


le prix d’émission des titres lors de l’augmentation de capital est supérieur à la quote-
part de réserves acquises par action. Cela revient à faire payer l’entrée dans le capital
au prix fort.

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Il peut être négatif, au profit des actionnaires minoritaires, quand, au contraire, le
prix d’émission des titres lors de l’augmentation de capital est inférieur à la quote-
part de réserves acquises par action.
o Le groupe a souscrit à l’augmentation de capital plus que
proportionnellement à ses droits antérieurs. Il y a alors augmentation du
pourcentage d’intérêt du groupe au détriment du pourcentage détenu par
les actionnaires minoritaires.
Dans ce cas, la quote-part complémentaire dans les capitaux propres de
l’entreprise acquise est assimilée à une acquisition complémentaire de
titres qui donne lieu à la constatation goodwill complémentaire.

3. Cession d’élément d’actif :

La cession d’actif est une opération économique et financière, qui consiste à céder des
actifs (immobilisés ou circulants) à une autre entreprise. Particulièrement sollicitée en
période de difficulté économique, cette manœuvre permet au cédant de faire face à un
besoin de liquidités.

Tout d’abord, les actifs d’une entreprise sont de deux ordres :

• Les actifs immobilisés (corporels, incorporels et financiers) : ce sont les


éléments servant durablement l’activité de l’entreprise et n’ayant pas vocation à
être consommés. Il peut s’agir de terrains, de prêts, de marques ou encore de
brevets.
• Les actifs circulants : ils ne sont pas destinés à rester dans la société. Ils incluent
notamment les stocks et les créances des clients.

La cession d’actif est une notion financière et économique, contrairement à la cession


de biens. Pour une société, elle consiste à céder à une autre entité des actifs immobilisés
ou circulants inscrits dans son inventaire

Les cessions d'éléments de l'actif immobilisé, considérées comme une source de


financement par fonds propres, peuvent résulter soit de :

- Renouvellement normal des immobilisations qui s'accompagne, chaque fois


que cela est possible, de la vente des biens renouvelés ;

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- la nécessité d'obtenir des capitaux par la cession, sous la contrainte, de certaines
immobilisations (terrains, immeubles ...) qui ne sont pas nécessaires à l'activité
de l'entreprise ;

- la mise en œuvre d'une stratégie de recentrage : Dans ce cas, l'entreprise cède


des usines, des participations, voire des filiales dès lors qu'elles sont marginales
par rapport aux métiers dominants qu'elle exerce. Dans ce cas, les sommes en
jeu sont souvent considérables.

En pratique, la cession d’actif permet à une entreprise de maintenir sa réserve de


liquidités. Ainsi, les grands groupes en difficulté n’hésitent pas à céder des actifs
considérés comme « non stratégiques » (notamment des filiales), dans un but de
refinancement. La pression actionnariale a même tendance à aller dans ce sens.

La cession d’actif est une opération permettant à un groupe de se séparer de certains


actifs jugés moins stratégiques au profit d’une autre entité. L’objectif est de permettre à
un groupe de surmonter ses difficultés financières et économiques et également
d’obtenir suffisamment de fonds pour se développer. En améliorant ses flux de
trésorerie, la société qui cède ses actifs est davantage en mesure d’investir.

a. Les variations de périmètres de consolidations suite aux cessions des titres :


Une entreprise sort du périmètre de consolidation à la date de perte de contrôle ou
d’influence notable. La perte de contrôle s’effectue par une cession partielle ou totale
de titres
La cession totale : entraîne une correction complète de la plus-value ou la
moins-value de cession des titres à hauteur de l’enrichissement ou de
l’appauvrissement qu’apportent ces titres en consolidation
La cession partielle : conduit à corriger la plus ou moins-value de cession dans
les comptes consolidés par rapport aux comptes individuels. Cette correction
correspond à la quote-part d’enrichissement ou d’appauvrissement liée aux titres
cédés.
Une cession de titres va conduire à déterminer un résultat de cession qui est
naturellement égal à la différence entre le prix de vente et la valeur de l’entité cédée
dans les comptes consolidés. Cette valeur n’apparaît pas distinctement dans les comptes
du groupe. Elle se détermine par l’addition de plusieurs éléments :

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✓ L’actif net cédé
✓ L’écart d’acquisition net
✓ L’écart de conversion inscrit dans les capitaux propres consolidés part du groupe
(s’il s’agit d’une entité étrangère dont les comptes sont convertis selon la
méthode du cours de clôture)

II. Les sources de financement externes

1. Financement par emprunt :

a. Emprunt bancaire :
Un établissement bancaire peut décider de participer au financement d’un
investissement projeté par une entreprise si un certain nombre de conditions sont
réunies. Ces conditions juridiques, économiques et aussi matérielles portent sur les
aspects suivants :
La présentation d’un dossier qui sera soumis aux instances de décision de la
banque
La rentabilité du projet d’investissement ;
La santé financière de l’entreprise ;
La capacité de remboursement des sommes empruntées ;
Les garanties pour le prêteur, soit sous forme matérielle (nantissement pour
un fonds de commerce, hypothèque pour un immeuble, gage pour un bien
meuble), soit sous forme personnelle (caution personnelle du dirigeant, par
exemple).

Les emprunts souscrits auprès d’un établissement de crédit s’appellent des


emprunts indivis du fait de l’unicité du prêteur c’est-à-dire un seul prêteur se
porte contrepartie de l’entreprise pour un montant ; cette notion s’oppose à la
notion d’emprunt obligataire pour lesquels les prêteurs sont multiples
Pour réaliser un prêt bancaire, le montant accordé dépendra forcément de la
nature et de la taille du projet à réaliser par le demandeur. Ce montant est
généralement défini grâce au business plan et analysé ensuite par l’établissement
bancaire prêteur.

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Les crédits bancaires à moyen terme sont généralement compris dans une
période allant de 2 à 7 ans. Lorsqu’ils excèdent cette marge (plus de 7 ans), on
parle d’office de crédit à long terme. Les crédits à moyen terme servent
majoritairement à obtenir le financement nécessaire pour investir en bien
d’équipements ou dans la réalisation de travaux. Ceux à long terme sont
majoritairement réservés aux investissements immobiliers.

b. Emprunt obligataire :
Une obligation est un titre de créance qui matérialise l’engagement de l’emprunteur
vis-à-vis d’un prêteur (l’obligataire) qui, en contrepartie des fonds mis à disposition,
est rémunéré sous la forme de coupons (les intérêts). L’emprunt obligataire porte
généralement sur un montant élevé, divisé en fractions égales appelées « obligations
».
Selon l’AMMC : le marché obligataire est un marché financier où les entreprises
peuvent emprunter des liquidités par création des titres de dette connu sur le terme
obligation. C’est le marché ou sont émis, vendus et achetés les obligations
Une obligation est une part d’un emprunt donnant droit à la perception d’un intérêt.
Le préteur
récupère son capital lorsque l’obligation arrive à son échéance
➢ Les conditions d’émission des obligations :

Pour pouvoir émettre des obligations, l’entreprise doit respecter ou préalable


certains conditions :

✓ Avoir 2 exercices certifiés


✓ Avoir des comptes consolidés si l’entreprise dispose de filiales
✓ Montant minimum à émettre est de 20 millions de dirhams
✓ La durée minimale de l’emprunt obligataire (maturité) est de 2 années

➢ Les caractéristiques d’une obligation


L’obligation est un titre de créance qui se caractérise par
▪ La valeur nominale (ou faciale, ou « pair ») : représente une
fraction du montant de l’emprunt obligataire et est identique pour
tous les titres relevant d’une même émission. Par ailleurs, la
valeur nominale sert de base de calcul des intérêts

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▪ L’intérêt ou le coupon (C) d’une obligation est déterminé en
multipliant la valeur nominale ou faciale (VN) par le taux
d’intérêt nominal (i).
▪ La valeur de remboursement (R) est la somme versée par
l’émetteur à l’échéance au titre du remboursement de l’emprunt
obligataire.
▪ Le taux nominal ou facial est le taux à appliquer à la valeur
nominale pour calculer le montant des intérêts (coupons) que
l’émetteur versera aux porteurs des obligations

➢ Les types des obligations

❑ Les obligations convertibles en actions : Il s’agit d’obligations qui


donnent à son détenteur la possibilité, mais non l'obligation, de convertir
sa ou ses créances en un ou plusieurs titres de propriété représentés par
une ou plusieurs actions. Ce droit peut, suivant les conditions de
l’émission, être exercé à tout moment ou sur une période donnée.
❑ Les obligations remboursables en actions : Il s’agit d’obligations qui
à leur échéance seront obligatoirement (ou facultativement suivant les
conditions du contrat d’émission) remboursées en actions de la société
émettrice selon une parité définie dans le contrat d’émission.
❑ Les obligations zéro coupon : Il s’agit d’obligation ne versant pas de
coupon, mais restituent simplement la valeur nominale à l’échéance, bien
sûr, le prix de ces obligations est inférieur à la valeur nominale, et
précisément égal à la valeur actuelle du flux final
❑ Obligation à taux fixe : L’obligation à taux fixe est la plus répandue des
obligations. C’est un instrument de dette assorti d’un taux d’intérêt fixe
qui donne droit au versement d’intérêts, à fréquence prédéterminée. Le
taux d’intérêt est fixé lors de l’émission de l’obligation et reste le même
durant toute la vie de l’obligation.
❑ Les obligations à taux flottant : Elles ont un coupon (Montant des
intérêts) dont la valeur n’est pas connue au moment de l’émission.
L’entreprise qui émet l’obligation (Emetteur), fixe juste le mode de
calcul par rapport à un taux de référence.

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Le taux flottant peut-être variable ou révisable.

✓ Les obligations à taux révisable ont un coupon dont la valeur est connue au
début de chaque période d’échéance (période précédant la date de
remboursement des intérêts)
✓ Les obligations à taux variable ont un coupon dont la valeur n’est
déterminée que la veille de la date d’échéance.

c. Les modalités de remboursement des emprunts :


Les emprunts (bancaire ou obligataire) souscrits par une entreprise peuvent être
remboursés selon l’une des modalités suivantes :
✓ Le remboursement in fine : l’emprunt remboursable en totalité à la fin de la durée
prévue. C’est-à-dire la séquence des flux n’est faite que du paiement des
intérêts, sauf la dernière, à laquelle se rajoute le remboursement du capital
(appelé le principal)

Exemple :
- Le 1/01/20N, l’émission d’une obligation d’une valeur nominale de 10 000DH pour une durée
de 4 ans et le taux est de 5%. Les échéances sont des échéances annuelles.
Solution :
Date Annuités Remboursements Les intérêts Capital
d’échéance restant dû

01/01/20N+1 500 0 500 10000

01/01/20N+2 500 0 500 10000

01/01/20N+3 500 0 500 10000

01/01/20N+4 10500 10000 500 0

Total 12000 10000 2000 0

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✓ Le remboursement par amortissement constant : Dans ce cas la base de calcul
des intérêts diminue au fur et à mesure des amortissements, l’annuité sera
dégressive
Exemple :
- Le 1/01/20N, l’émission d’une obligation d’une valeur nominale de 10 000DH pour une durée
de 4 ans et le taux est de 5%. Les échéances sont des échéances annuelles.
Solution :
Date Annuités Remboursements Intérêts Capital reçu
d’échéance dû

01/01/20N+1 3000 2500 500 7500

01/01/20N+2 2875 2500 375 5000

01/01/20N+3 2750 2500 250 2500

01/01/20N+4 2625 2500 125 0

Total 11250 10000 2500 0

Remboursement = capital /4 = 2500

Annuités = remboursement + intérêts = 3000

✓ Le remboursement par Annuités Constantes : La somme des intérêts versés et du


principal est identique chaque année. Ainsi au fur et à mesure des
remboursements, le montant des intérêts versés diminuera au profit du
remboursement du principal.
Exemple :
Le 01/01/20N, l’émission d’obligation d’un nominale de 100.000dh pour 5ans, d’un taux de
10% (remboursement annuel)
Solution :

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Date remboursement Intérêts annuités Capital
d’échéance restant dû
01/01/20N+1
16 380 10 000 26380 83 620
01/01/20N+2
18 018 8 362 26380 65 602
01/01/20N+3
19 820 6 560 26380 45 782
01/01/20N+4
21 802 4 578 26380 23 980
01/01/20N+5
23 980 2 400 26380 0

TOTAL 100000 31900 131900 0


𝑖
A=𝑉𝑁
1−(1+𝑖)−𝑛
10%
A = 100000 = 26 379,7 ⁓ 26380
1− (1+10%)−5

2. Financement par crédit-bail :


Une entreprise peut financer l’acquisition de biens par un contrat de crédit-bail qui
prévoit deux opérations :
➢ La location du bien à une société spécialisée (dite société de crédit-bail)
moyennant le paiement d’une redevance (c’est-à-dire d’un loyer) payée
périodiquement et le plus souvent d’un dépôt de garantie versé à la signature du
contrat ;
➢ La possibilité d’acheter le bien à l’issue de la période de location (matérialisée
par la promesse de vente consentie par la société de crédit-bail) pour un prix
souvent égal au dépôt de garantie.
Pendant toute la durée de la location (en principe, fixée à titre irrévocable), le
bien reste la propriété de la société de crédit-bail, le transfert de propriété
n’intervenant que si le locataire exerce l’option d’achat.

18
A L’inverse des normes marocaines, les normes IAS/IFRS l’immobilisation
acquise en crédit-bail est comptabilisé parmi les immobilisations en
respectant le principe de la prééminence de la réalité économique sur la
forme juridique

3. Les subventions d’investissement :


Les subventions d’investissement sont des fonds versés aux entreprises qui sont destinés
à financer des investissements, comme l’acquisition d’un véhicule ou de matériel
informatique par exemple.
Autrement dit, la subvention d'investissement est une aide des pouvoirs publics
accordés à des entreprises, pour les aider dans leur investissement. Leur utilisation est
donc contraire aux subventions d’exploitation qui sont quant à elles utilisées pour
financer des dépenses d’exploitation. Elles ne sont pas destinées à être remboursées
et sont définitivement acquises à l’entreprise, excepté lorsque cette dernière ne respecte
pas toutes les conditions qui sont fixées pour leur octroi.

Partie II : Choix d’un mode de financement

Le choix d’un mode de financement adéquat doit être fait en recherchant à optimiser la
rentabilité du projet tout en préservant l’équilibre financier de l’entreprise. A cet effet,
l’entreprise doit tenir compte d’un certain nombre de contraintes.

1. Les contraintes :

 La règle de l’équilibre financier minimum :


Selon cette règle, il doit exister un équilibre minimum entre la durée de vie d’un
actif et la durée de la ressource de financement correspond. Ainsi, les
immobilisations doivent nécessairement être financées par des capitaux propres
majorés des emprunts à LT constituant ainsi des capitaux permanents.
L’équilibre financier se mesure par le ratio du FR :

CPITAUX PERMANENTS / ACTIF IMMOBILISE ≥1

19
Lorsque ce ratio est positif, on considère que le FR apporte une marge de
sécurité.

L’objectif est de mesurer la manière dont les acquisitions sont financées.

 La règle de l’endettement maximum :


Selon cette règle, le montant des dettes de financement ne doit pas excéder le
montant des fonds propres. Elle est exprimée comme suit :

DETTES FINANCIERES / CAPITAUX PROPRES <1

Ce ratio mesure le niveau de l’endettement de l’entreprise par rapport au montant


de ses capitaux propres.

 La règle de la capacité de remboursement :

Total endettement < 3 ou 4 fois la CAF annuelle

La capacité de remboursement représente le temps nécessaire pour rembourser


les dettes.
Elle doit rester inférieur ou égal à 4.
Lorsque ce ratio franchit le seuil 4, l’entreprise peut être considérée comme
supportant un lourd endettement par rapport à la rentabilité générée.
La capacité de remboursement se calcule à partir de 2 notions comptables
fondamentales :

ENDETTEMENT NET / CAF

 La règle du minimum d’autofinancement :


L’entreprise doit autofinancer une partie (en général de 30%) des
investissements pour lesquels elle sollicite des crédits.

2. L’effet de levier :
La recherche d’indépendance et de sécurité est obtenue par une réduction de
l’endettement. Or, l’effet de levier illustre comment le financement d’un projet peut être
améliorer par l’introduction de l’endettement qui augmente la rentabilité des capitaux
propres.

20
Autrement dit, l’effet de levier permet de mesurer l’impact de l’endettement sur la
rentabilité de l’entreprise. Il est calculé selon la formule suivante :

RF= [Re + (Re – i) * D/C] * (1 – % IS)

Avec :
• D/C : bras de levier.
• (Re-i) : le levier

➢ Lorsque (Re-i) > 0 : cela signifie que l’endettement entrainera une amélioration
de la rentabilité de l’entreprise. L’endettement est donc favorable et l’effet
de levier est (+).
➢ Lorsque (Re-i) < 0 : cela signifie que l’endettement entrainera une dégradation
de la rentabilité de l’entreprise. L’endettement est donc défavorable et l’effet de
levier est (-).
➢ Lorsque (Re-i) = 0 : cela signifie que l’endettement n’a aucun effet sur la
rentabilité. L’effet de levier est nul.

3. Le coût de financement :

a. Le CMPC :
Est un indicateur représentant le taux de rentabilité annuel moyen attendu par les
actionnaires et les créanciers en retour de leur investissement. C’est aussi une aide
au choix de financement.
Le CMPC est à la fois utile pour les associés de l'entreprise et pour ses créanciers.
• Pour les associés, il offre une information importante sur la rentabilité d'un
investissement dans l'entreprise.
• Pour les créanciers, il permet d'analyser le risque susceptible de générer
l'accord d'un crédit à cette entreprise.

Il s’exprime de la manière suivante :

21
➢ On peut calculer le coût des FP par la formule MEDAF :
- Selon ce modèle, le taux de rentabilité d’un actif est égal au taux de l’actif
sans risque (Rf) auquel s’ajoute une prime de risque. Le coefficient
β représente le risque de marché de l’actif (c’est-à-dire comment la valeur de
l’actif évolue par rapport au marché). On peut donc le modéliser avec la
formule suivante :

Avec :
• Rx : la rentabilité espérée de l’actif risqué (financier).
• β: béta ou volatilité relative permet de savoir si la valeur étudiée est
parfaitement corrélée.
• Rf : la rentabilité d’un actif financier sans risque.
• Rm : la rentabilité moyenne du marché (mesurée par un indice).
• (Rm– Rf) : prime de risque de marché

➢ Le coût de l’endettement :
- Le recours à l’endettement vient généralement compléter le financement par
capitaux propres. Il peut prendre par exemple la forme d’un emprunt
bancaire
- Le coût d’un emprunt est le taux « t » tel que :

n
M0 = ∑ PPLi + FFi (1-T)
i=1
(1+t)i

Avec :

• M0 : le montant de l’emprunt.
• t : le taux actuariel de l’emprunt.

22
• PPL : le principal de l’annuité.
• FF : les frais financiers.
• T : le taux d’imposition (30%)

b. Le coût du crédit-bail :
Selon le même principe, le coût du crédit-bail est exprimé par le taux actuariel « t »
tel que :
n
M0 = ∑ Li (1-T) + Ai.T
i=1
(1+t)i

Avec :

• Mo : le MT du financement par crédit-bail


• Li : les loyers versés à l’année i
• T : taux d’imposition
• t : taux actuariel exprimant le coût du crédit-bail
• Ai : dotation aux amortissements du bien financé par crédit-bail à l’année i.

Remarque :

Ai. T : représente l’économie d’impôt à laquelle renonce l’entreprise lorsqu’elle recoure à


l’option de crédit-bail.

La valeur de rachat est prise en compte dans l’évaluation de la rentabilité de l’investissement.

4. Les critères :

➢ Le critère du bénéfice net par action :


Le bénéfice net par action (BNPA) représente le bénéfice net consolidé divisé par
le nombre d'actions composant le capital d’une société.
Dans ce cas, on compare les bénéfices nets offerts par chacune des sources de
financement envisagés. Le mode de financement le plus avantageux est celui qui
offre le bénéfice par action le plus élevé.

23
Il existe également le résultat net part du groupe qui est la part du bénéficie net
du groupe, dans les comptes consolidés (comprenant l'entreprise et ses filiales),
après déduction de la part du résultat des filiales consolidées.

➢ Le critère des décaissements réels actualisés :


Il s’agit de calculer pour chaque source de financement, les sommes des
décaissements nets actualisés qui correspondent au total des remboursements qui
seront décaissés par l’entrepreneur. Ces remboursements doivent être nets
d’économies fiscales et actualisés à la période initiale du fait que leur décaissement
intervient de manière étalée dans le temps. Ce critère de décaissement réel permet
de comparer des formules mixtes de financement. La détermination des
décaissements nets actualisés effectués à partir d’un tableau d’amortissement induit
par les sources de financement. Le décideur choisira la source de financement qui
se matérialisera par la somme des décaissements réels la plus faible. La source
avantageuse est celle qui entraîne les décaissements réels les plus faibles.

➢ Le critère de la Van ajustée :


- La technique de la VAN ajustée consiste à ajuster globalement
l’enrichissement généré par un projet et son financement particulier.
- Cette VAN ajustée consiste à calculer la VAN de base qui est la VAN
générée par le projet dans l’hypothèse où le projet serait financé à 100% par
des fonds propres. La VAN ajustée est calculée sur la base des cash-flow du
projet qui seront actualisés au seul coût des fonds propres. Ce coût des fonds
propres intégrera la prime de risque économique qui sera demandée pour le
projet compte tenu de son risque spécifique.
- A cette VAN de base, sera ajoutée la VAN de financement du projet. La
VAN de financement sera la VAN d’un emprunt, voire d’un crédit-bail.

VAN ajustée = VAN de base + VAN de financement


VAN de base = Coût des fonds propres = Rf + Prime de risque économique
Prime de risque économique = Béco * [Rm - Rf]
VAN de financement = VAN d’emprunt = VAN de crédit-bail

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Avec :
▪ M : le montant de l’emprunt
▪ Rbt : le remboursement de l’emprunt
▪ Fft : les frais financiers de l’emprunt
▪ T : le taux de l’impôt
▪ Rdt : le taux actuariel brut.

- La VAN de l’emprunt permet de mesurer si le projet apporte un


enrichissement à l’entreprise par rapport à son financement habituel.
- La VAN ajustée représente l’enrichissement total généré par le projet et son
financement. Si la VAN ajustée est positive, l’entreprise pourra rémunérer
avec ce projet les capitaux propres et les dettes financières engagées.
- Si la VAN ajustée est négative, le projet ne permet pas de rémunérer les
moyens de financement engagés. L’entreprise doit renoncer à le réaliser.
- La VAN ajustée est le meilleur critère pour comparer plusieurs projets qui
seraient financés selon des modalités différentes c’est à dire non
comparables les unes aux autres.

Section (3) : Le plan de financement


Le plan de financement s’intègre au processus de planification à moyen terme de l’entreprise.
Il décrit la politique de financement que l’entreprise se propose de mettre en place. Il fait partie
des outils de pilotage dont dispose l’entreprise pour mettre en œuvre son business plan

1. Définition :
Le plan de financement est un état prévisionnel des emplois envisagés sur un horizon de
trois à cinq ans et des ressources permettant de les financer, il se présente sous la forme
d’un tableau pluriannuel correspondant à la période définie pour le but d’identifier et
d’évaluer les besoins de financement à moyen et long terme et de sélectionner les modes
de financement approprie à chaque besoin.

Le plan de financement peut se préparer dans une optique d’avenir certain, auquel cas
les ressources et les emplois sont aisément prévisibles.

L’entreprise y définit sa politique d’investissement, puis les ressources nécessaires au


financement des investissements. Les ressources doivent impérativement couvrir les

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emplois. Si les ressources financières sont insuffisantes il fait revoir les hypothèses
initiales des prévisions

2. Les objectifs du plan de financement :


Le plan de financement permet une réflexion sur la rentabilité optimale et l’équilibre
financier d’une entreprise, en particulier en ce qui concerne

✓ La définition des moyens d’exploitation à mettre en œuvre pour atteindre les


objectifs de production et qui sont retenus aux moindres coûts, c’est-à-dire
nécessitant le moins de capitaux possibles
✓ Les moyens de financement nécessaires qui soient à la fois les plus adaptés et
les moins coûteux pour dégager le meilleur taux de rentabilité

Ainsi, le plan de financement permet de synthétiser le résultat des analyses conduites en


ce domaine. Il concrétise les objectifs de l’entreprise et précise les moyens
d’exploitation et les ressources financières qu’il convient de mettre en œuvre pour les
atteindre ainsi que les résultats que l’on doit en attendre

D’autres auteurs voient dans l’élaboration du plan de financement prévisionnel le moyen


de réaliser trois objectifs

• Réfléchir sur la stratégie propre de l’entreprise : Une stratégie n’est en effet


viable que si elle débouche sur un plan de financement réalisable, ce qui permet
d’en apprécier la cohérence financière
• Fournir des bases de négociation avec les partenaires financiers : C’est un
élément de justification de l’utilisation des fonds demandés. Mais surtout,
l’élaboration d’un plan de financement est une condition préalable imposée par
les établissements de crédit
• Prévenir les difficultés financières : Ce rôle a notamment été officialisé par la loi
relative à la prévention et au redressement des entreprises en difficulté

3. Présentation de plan de financement :


Le plan de financement se présente sous la forme d’un tableau en deux parties
superposées. Dans l’une des parties est listé année par année, l’ensemble des dépenses
liées aux investissements prévus et les autres besoins qui leur sont plus ou moins liés, et
dans l’autre, les moyens de financement ou ressources (fonds propres, fonds

26
empruntés…) qui seront mises en œuvre pour couvrir les dépenses l’horizon de
prévision est de 3 à 5 ans

Il s’apparente à un tableau de financement. Mais alors que celui-ci est un constat qui se
nourrit des informations relatives au passé le plan de financement est un document
prévisionnel reflétant les anticipations et les choix de la politique financière. Par ailleurs,
Il n’existe pas de présentation normalisée et officielle du plan de financement. La
présentation de tableau est laissée au libre choix de l’entreprise.

Tableau de financement N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Ressources
Capacité d’autofinancement
Cession d’immobilisation
Augmentation de capital en numéraire
Subvention reçu
Emprunt souscrit
I Total ressources
Emplois
Dividendes versés
Investissements
Remboursement du capital des emprunts
Variation de BFR
II Total emplois
Variation de la trésorerie (I-II)

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Conclusion

Et pour conclure, nous rappelons que pour se financer, quel que soit sa
forme, son importance, une entreprise a à sa disposition plusieurs moyens de
financement. Reste pour elle, à savoir quel investissement réaliser et comment le
financer. Le but est de limiter les risques. Bien sûr que la décision
d’investissement est une décision risquée mais elle est indispensable « ne pas
investir, c’est la mort lente, mal investir, c’est la mort rapide » selon Gélinier.
De même pour limiter les effets pervers du financement, il est nécessaire qu’elle
ait recours à l’analyse stratégique qui permet principalement d’anticiper et de
prévoir la défaillance de l’entreprise.

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Bibliographie

- Arnaud Thauvron, Annaîkck Guyvarc’h, DSG6, 2009 « finance


d’entreprise ».
- Georges legros, 2ème édition « finance d’entreprise ».
- Florence DELAHAYE-DUPRAT et Jacqueline DELAHAYE, 7ème
édition « finance d’entreprise ».
- https://www.ammc.ma/
- https://international.scholarvox.com/

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