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People’s Democratic Republic of Algeria

Ministry of Higher Education and Scientific Research

University of M0 hamed Bougara Boumerdes

Cours Troixième Année Licence Mathématiques

Semestre 6

Transformations intégrales dans les espaces LP

α :alpha ; β :beta ; γ : gamma ; δ : delta ;  :epsilon ; ζ : zeta ;

η :eta ; θ : theta ; ϑ : vartheta ; λ : lambda ; µ :mu ; ν :nu ; ξ : xi ; o :o ;

π : pi ; ρ : ro ; σ : sigma ; τ : tau ; φ : phi ; χ :chi, ψ : psi .

Γ : Gamma ; ∆ :Delta ; Θ :Theta ; Ξ : Xi ; Σ : Sigma ; Φ : Phi ; Ψ : Psi ; Ω :Omega ;

Π :Pi.

Meziani Mohamed

1
1/Programme

Chapitre 1 : Les espaces LP

1.1 Rappels de quelques résultats d0 intégration.

1.2 Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

1.3 Réflexibilité. Séparabilité. Dual de LP .

1.4 Convolution et régularisation. Théorèmes de densité.

Chapitre 2 : Transformation de Fourier

2.1 Transformation de Fourier pour les fonctions intégrables.

2.2 Propriétés de la transformation de Fourier.

2.3 Transformation de Fourier inverse.

2.4 Transformation de Fourier pour les fonctions de carré sommable.

Chapitre 3 : Transformation de Laplace

3.1 Définitions et propriétés de la transformation de Laplace.

3.2 Quelques transformées usuelles.

3.3 Inversion de la transformée de Laplace.

3.4 Application à la résolution des équations différentielles.

Références :

1- J. Bass, Cours de mathématiques, tome 1, Éd. Masson et Cie - Paris, 1964.

2- H. Brézis, Analyse fonctionnelle, Masson, 1993.

3- A. Yger, Espaces de Hilbert et analyse de Fourier, Cours de 3ème année de licence,

université Bordeaux I,

Mode d0 évaluation : Examen (60) , contrôle continu (40)

2
Table des matières

1 Les espaces LP 6

1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

1.2 Rappels de quelques résultats d’intégration . . . . . . . . . . . . . . 6

1.2.1 Fonctions intégrables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

1.2.2 Quelques propriétés de l’espace L1 . . . . . . . . . . . . . . . 7

1.3 Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP . . . . . . . . . 9

1.3.1 Les espaces Lp , p ∈ [1, +∞[ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.3.2 Fonctions essentiellement bornées . . . . . . . . . . . . . . . . 9

1.3.3 L’espace L∞ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1.3.4 Exposants Conjuguées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

1.3.5 Les espaces Lp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

1.3.6 Complétude des espaces de Lebesgue . . . . . . . . . . . . . . 15

1.3.7 Comparaison des espaces Lp ou Lp . . . . . . . . . . . . . . . . 16

1.4 Suparabilité, Reflexibilité , Dual de Lp . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

1.4.1 Espaces réflexifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

1.4.2 Caractéristique importante des espaces reflexifs . . . . . . . 20

1.4.3 Espaces séparables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

1.4.4 dual de Lp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

1.4.5 Etude de Lp pour 1 < P < +∞ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

3
TABLE DES MATIÈRES

1.4.6 Etude de Lp pour p=1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

1.4.7 Etude de Lp pour p = ∞ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

1.5 Fonctions continues sur Ω à support compact . . . . . . . . . . . . . 23

1.6 Convolution et régularisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

1.6.1 Fonctions convolables, convolées . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

1.6.2 Produit de convolution dans L1 (Rd ) . . . . . . . . . . . . . . . 25

1.6.3 Produit de convolution dans Lp (Rd ) . . . . . . . . . . . . . . . 26

1.6.4 Support dans le convolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

1.6.5 Suite regularisante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

1.7 Théorèmes de densité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27

2 Transformation de Fourier 28

2.1 Transformation de Fourier des fonctions integrables . . . . . . . . 29

2.1.1 Définitions et propriétes générales . . . . . . . . . . . . . . . . 29

2.2 Transformation de Fourier des fonctions à valeurs réelles . . . . . 30

2.2.1 Transformation de Fourier des fonctions réelles et paires . 31

2.2.2 Transformation de Fourier des fonctions réelles et impaires 31

2.2.3 Transformation de Fourier des fonctions réelles quelconques

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

2.3 Propriétés de la Transformation de Fourier . . . . . . . . . . . . . . 32

2.4 Transformation de Fourier de la dérivée d’une fonction . . . . . . 34

2.4.1 Dérivation de la Transformation de Fourier . . . . . . . . . . 35

2.4.2 Transformation de Fourier d’une convolution et d’un pro-

duit . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

2.5 Transformation de Fourier inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

2.5.1 Distribution de Dirac . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36

4
TABLE DES MATIÈRES

2.5.2 Double transformation de Fourier . . . . . . . . . . . . . . . . 36

2.6 Transformation de Fourier pour les fonctions de carré sommable 37

3 Transformation de Laplace 39

5
Chapitre 1

Les espaces LP

1.1 Introduction

Soit (X, M, µ) un espace mésuré, 1 ≤ p < +∞ et f une fonction mesurables de X

dans R. On remarque que |f |p est une fonction mesurable (|f | ∈ M+ ) ; en effet, |f | = ϕof

où ϕ est une fonction continue de R dans R (Boréliènne) définie par ϕ(s) = |s|p pour tout

s ∈ R et p > 0, on rappelle que



 ep.ln|s| , s 6= 0;

|s|p =
 0,

s=0.
R
La quantité |f |p dµ est donc bien définie et appartient à R+ . Ceci va nous permettre de

définir les espaces de fonctions de puissance pieme intégrable.

1.2 Rappels de quelques résultats d’intégration

1.2.1 Fonctions intégrables


Définition 1.1 Soit (X, M, µ) un espace mesuré ; on dit que la fonction numerique,
R
mesurable f est intégrable par rapport à µ (où µ−intégrable) si l’intégrale X |f |dµ est
R
finie c-à-d ( X |f |dµ < +∞)
Notation On note L1 (X, M, µ) (ou plus simple L1 (X)) l’ensemble des fonctions à valeurs

6
1.2. Rappels de quelques résultats d’intégration

dans R, mesurables et integrables c-à-d


Z
1
L (X, M, µ) = {f : X → R, mesurable, |f |dµ < +∞)}
X

1.2.2 Quelques propriétés de l’espace L1


1. L’ensemble L1 (X; M, µ) de toute fonctions qui sont à valeurs réelles, mesurables ,
et qui sont intégrables est un espace vectoriel( simple à vérifier).
R
2. L’application f 7→ X f dµ de L1 (X; M, µ) dans R est une forme linéaire positive,
on rappelle que cela veut dire que c’est une application linéaire de L1 (X, M, µ) dans
R R R R R
R. En effet, X (f + g)dµ = X f dµ + X gdµ et X af dµ = a X f dµ si a ∈ R et
R
qu’elle est en autre ”positive” au sens où X f dµ ≥ 0 si f ≥ 0.
R R
3. Pour toute fonction f ∈ L1 (X; M, µ) on a | X f dµ| ≤ X |f |dµ.
4. Si f ∈ L1 (X; M, µ) et si g est une fonction mesurable et vérifie |g| ≤ |f | alors,
g ∈ L1 (X; M, µ).
R R
5. Si f, g ∈ L1 (X, M, µ) et f = g µp.p alors, f dµ = gdµ.

1
Exemple 1.1 1. 1+x2
∈ L1 (R)
1
2. Soit a > 0 donné, pour α ∈ R; on a : xα
∈ L1 ]a, +∞[) ⇔ α > 1
3. ∀α ∈ R; x1α ∈
/ L1 (]0, +∞[)
Nous terminons par des résultats de ”continuité” concernant l’intégrale. Il s’agit des
résultats essentiels de la théorie qui doivent absolument être assimulés (ex : theoreme de
convergence dominée de Lebesgue, lemme Fatou, theoreme de convergence monotone de
Beppo-levi, Fibini ect,,,,,,).
Si Ω designe un ouvert de Rn ; muni de la mesure de Lebesgue dx,alors, On designe par
L1 (Ω) l’espace des fonctions mesurables integrables sur Ω à valeurs dans R et on pose
Z
kf kL1 = |f (x)|dx.

Proposition 1.1 Si f une fonction mesurable à valeurs dans R, on a l’équivalence


Z
f = 0 µ p.p ⇔ |f |dµ = 0

Preuve
R
I) si f = 0 µ p.p on a aussi |f | = 0 µ p.p donc |f |dµ = 0.

7
1.2. Rappels de quelques résultats d’intégration

1 1
R
II) Si |f |dµ = 0. c-à-d µ({f ≥ n
}) = 0 ∀n ∈ N? et comme {|f | ≥ n
} croit vers
{f 6= 0} on en déduit que µ({f 6= 0}) = 0,
d’où f = 0 µ p.p

Théorème 1.2 (Théorème de convergence monotoneZde Beppo levi)


Soit (fn )n∈N une suite croissante de fonctions L1 telle que sup fn < +∞.
n
Alors fn (x) convege p.p sur Ω vers une limite finie notée f (x), de plus, f ∈ L1 et
kfn − f kL1 → 0.

Théorème 1.3 (Théorème de convergence dominée de Lebesgue)


Soit (fn ) une suite de fonctions de L1 . On suppose que
a) fn (x) → f (x) p.p x sur Ω.
b)Il existe une fonction g ∈ L1 telle que pour chaque n ∈ N; |fn (x)| ≤ g(x) p.p x ∈ Ω
Alors f ∈ L1 (Ω) et kfn − f kL1 → 0

Lemme 1.4 (lemme de fatou)


Soit (fn ) une suite de fonction de L1 telle que
1)∀n ∈ZN fn (x) ≥ 0 p.p x ∈ Ω
2) sup fn < +∞, pour chaque x ∈ Ω, on pose f (x) = lim inf fn (x)
n n→+∞
Z
R
Alors, f ∈ L1 et f ≤ lim inf fn
n→+∞

Théorème 1.5 (tonelli)


R
On suppose que Ω2 |F (x, y)|dy < +∞ pour presque tout x ∈ Ω1 et que
Z Z
dx |F (x, y)|dy < +∞.
Ω1 Ω2

Alors, F ∈ L1 (Ω1 × Ω2 ).

Théorème 1.6 (Fubini) On suppose F ∈ L1 (Ω1 × Ω2 ) ;


R
Alors, pour presque tout x ∈ Ω1 , F (x, y) ∈ L1y (Ω2 ) et Ω2 |F (x, y)|dy ∈ L1x (Ω1 ).
R
de mème pour presque tout y ∈ Ω2 , F (x, y) ∈ L1x (Ω1 ) et Ω1 |F (x, y)|dx ∈ L1y (Ω2 ). De
plus, on a
Z Z Z Z Z Z
dx F (x, y)dy = dy F (x, y)dx = F (x, y)dxdy.
Ω1 Ω2 Ω2 Ω1 Ω1 × Ω2

8
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

1.3 Définitions et propriétés élémentaires des espaces


LP .
Dans ce chapitre, nous étudierons des familles entières de fonctions, c’est-à-dire des
”espaces de fonctions ” ou espaces fonctionnels. Dans tout ce chapitre, on considère un
espace mésuré (X, M, µ) et on notera K = R ou K = C ; M+ l’ensemble des fonctions
mesurables positives.

1.3.1 Les espaces Lp , p ∈ [1, +∞[


Définition 1.2 Soit p ∈ [1, +∞[, on définit les espaces Lp par l’ensemble de fonctions
R
de X dans K mesurables avec X |f |p dµ < +∞ et on écrit
Z
p
L (X, M, µ) = {f : X → K mesurable, |f |p dµ < +∞}.
X

R 1
Pour f ∈ Lp (X, M, µ), on note k f kp = ( X
|f |p dµ) p .
Les cas plus importants sont
I pour p=1, L1 (X, M, µ) est l’ensemble des fonctions intégrables.
I pour p=2, L2 (X, M, µ) est l’ensemble des fonctions carré intégrables.

e−x
Exemple 1.2 Soit f : [0, +∞[→ R, f (x) = 1+x2
Montrer que f ∈ L1 (R, Bor(R), µ) où µ est une mesure de Lebesgue.
Solution f est une fonction continue de I = [0, +∞[ dans R donc Boréliènne, de plus,
R e−x R e−x R 1 Π
|
I 1+x2
|dx = I 1+x 2 dx ≤ I 1+x2 dx = 2 < +∞

1.3.2 Fonctions essentiellement bornées


Définition 1.3 On dit q’une fonction f : X → R est essentiellement bornée s’il existe un
réel A > 0 tel que |f | ≤ A µ- p.p (presque partout) c’est-à-dire µ({x ∈ X, |f (x) > A} = 0.

2xe−nx
Exemple 1.3 Soit la suite de fonctions fn (x) = 1+x2
n ∈ N, x ∈ [0, +∞[ en effet,
−nx
|fn (x)| = | 2xe
1+x2
| ≤ 2x
1+x2
≤ 1 p.p x ∈ [0, +∞[; (x − 1) = 1 − 2x + x2 ≥ 0
2

9
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

1.3.3 L’espace L∞
Définition 1.4 on définit l’ espace L∞ (X, M, µ) par l’ensemble de fonctions de X dans
K mesurables essentiellement bornées et on écrit

L∞ (X, M, µ) = {f : X → K mesurable, et ∃ c ≥ 0 t.q |f (x)| ≤ c µ − p.p}.

Notation Pour f ∈ L∞ (X, M, µ), on note

kf k∞ = sup ess|f (x)| = inf{A ≥ 0, |f (x)| ≤ A µ − p.p}.


x∈X

Remarque 1.1 on fait kf k∞ = min{A ≥ 0, |f | ≤ A µ − p.p}. de sorte que


|f (x)| ≤ kf k∞ pour µ − p.p x ∈ X.
En effet, Soient En = {x ∈ X, |f (x)| ≥ kf k∞ + n1 } et E = {x ∈ X, |f (x)| > kf k∞ } Alors
[
E= En , on a µ(En ) = 0, par définition de kf k∞ donc µ(E) = 0,
n∈N

1.3.4 Exposants Conjuguées


1 1
Définition 1.5 on dit que p, q ∈ [1, +∞] sont des exposants conjuguées si p
+ q
=1 (
1
avec la convention ∞
= 0)

1 1 1 1
Exemple 1.4 p = 2, q = 2 sont des exposants conjuguées car p
+ q
= 2
+ 2
= 1.

Proposition 1.7 ( Inégalité de Hölder) Soient p, q ∈ [1, +∞] des exposants conjuguées
si f, g : X → R des applications mesurables, alors
Z Z Z
1 1
|f.g|dµ ≤ ( |f | dµ) .( |g|q dµ) q ................(1)
p p

En sorte que l’inégalité de Hölder peut s’écrire

kf gk1 ≤ kf kp kgkq ................(10 )

En particulier, si f ∈ Lp (X, M, µ), et g ∈ Lq (X, M, µ) alors f.g ∈ L1 (X, M, µ) et les


inégalité (1) et (10 ) sont vraies.

Remarque 1.2 Si p, q ∈ [1, +∞[l l’inégalité (1) devient


Z Z Z
1 1
|f g|dµ ≤ ( |f | dµ) .( |g|q dµ) q ......(2)
p p

X X X

10
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

et si p = ∞ et q = 1, alors
Z Z
|f g|dµ ≤ (supess|f (x)|).( |g|dµ)......(3)
X X

cette dernière inégalité est evidente car

|f g| ≤ kf k∞ |g| µ − p.p..........(4)

La démonstration de l’inégalité de Hölder repose sur le lemme suivant :

Lemme 1.8 ( Inégalité de Young)


L’inégalité de Young n’est pas une inégalité intégrale, mais elle sera nécessaire utilisé dans
la preuve de l’inégalité de Höder.
Soient p, q ∈]1, +∞[ deux exposants conjuguées si a, b ≥ 0, on a :
1 1
a.b ≤ ap + bq .........(5)
p q
avec egalité si et seulement si ap = bq .
Démonstration On peut supposer que a, b > 0. Notons x = p ln(a); b = q ln(b), de
x y
sorte que a = e p et b = e q . Comme la fonction t 7→ et est strictement convexe,alors on a
x y 1 1 1 1
ab = e p + q ≤ ex + ey = ap + bq .
p q p q
avec l’égalité si et seulement si x=y c-à-d ap = bq .
x x x x
En effet, x = y, a = e p , b = e q , donc a.b = e p + q = ex = p1 ex + 1q ex = p1 ap + 1q bq
1 1
(car p
+ q
= 1).
Démonstration ( Inégalité de Hölder) si f,g sont des mesurables, le produit f.g est
mesurable il suffit donc de montrer le cas 1 < p, q < +∞ (les cas p = 1, q = +∞ et
p = +∞, q = 1 sont faciles) ;
1) si f=0 ou bien g = 0 µ−p.p, alors f.g = 0 µ−p.p alors les deux membres de l’inégalité
sont nuls.
On suppose dorénavant que kf kp > 0 et kgkq > 0.
Dans ce cas on peut supposer que kf kp < +∞, et kgkq < +∞; sinon le membre droite
vaut +∞ et il n’y a rien à démontrer.
supposons que 1 < p, q < +∞ et que 0 < kf kp , kgkq < +∞. Définissons les fonctions sui-
|f (x)| |g(x)|
vantes F (x) = kf kp
et G(x) = kgkq
, c’est claire que F ∈ Lp (X, M, µ) et G ∈ Lp (X, M, µ)
avec kF kp = kGkq = 1 en autre, par lemme on a

1 1
F (x).G(x) ≤ F p (x) + Gq (x)
p q

11
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

En integrant les deux membres on aura ;


Z Z Z
1 1 1 1 1
( |f (x)g(x)|dx ≤ (( |F (x)| dx) ) + (( |G(x)|q dx) q )q
p p P
kf kp kgkq X p X q X
1 1 1 1
≤ kF kpp + kGkqq = + = 1
p q p q
Ce qui achève la démonstration
Z
|f (x)g(x)|dx ≤ kf kp kgkq
X

Remarque 1.3 (Inégalité de cauchy-schwartz)


Comme coséquence imédiate de l’ inégalité précedente, on constate que le cas particulier
de p=q=2 esl’inégalité de Chauchy-Schwartz
Z Z Z
1 1
|f g|dµ ≤ ( |f | dµ) 2 ( |g|2 dµ) 2 et que kf gk ≤ kf k2 kgk2
2

justifions maintenant que l’application f 7→ kf kp pour p ∈ [1, +∞] sont des semi-
normes ce qui justiera la définition des espaces Lp . Pour qu’elle devient des normes nous
allons tout d’abord nous intérisser à l’inégalité triangulaire, dite Minkowskı̈ .

Proposition 1.9 (Inégalité Minkowskı̈ ) Soit un réel p ∈ [1, +∞[, f, g : X → K sont


des applications mesurables alors,

kf + gkp ≤ kf kp + kgkp

En particulier, si f, g ∈ Lp (X, M, µ) alors f + g ∈ Lp (X, M, µ) et l’inégalité est vraie.


Démonstration Comme |f + g| ≤ |f | + |g| alors le résultat est evident pour p = 1 et
p = +∞,
On suppose donc 1 < p < +∞, et que f, g ∈ Lp (X, M, µ) avec f, g ≥ 0 ’sinon on remplace
f par |f | et g par |g| la fonction t 7→ tp est convexe sur [0, +∞[ on a donc

(f (x) + g(x))p ≤ 2P −1 (f p (x) + g p (x))(voirT D)

et on déduit que f + g ∈ Lp (X, M, µ), par ailleurs, posons h = f + g ≥ 0, alors,


hp = (f + g)hp−1 = f hp−1 + ghp−1 .
p
Soit q = p−1
l’exposant conjuguéé de p ( 1q + P1 = p−1 P
+ P1 = PP = 1) alors,
1 p 1 p−1
khp−1 kq = ( X (hP −1 )q )dµ) q = ( X (hP −1 ) p−1 )dµ) q = ( X hP dµ) p = khkp−1
R R R
p < +∞ par
inégalité de Hölder, on en déduit donc que

khkpp ≤ kf kp khkp−1
q + kgkp khkqp−1 = khkp−1
p (kf kp + kgkp )

12
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

I si khkp > 0, on obtient l’inégalité en devisant les deux membres par


khkp−1
p (kf + gkp ≤ kf kp + kgkp )
I si khkp = 0 alors h = 0 µ − p.p donc les deux membres de l’inégalités sont nuls.

1.3.5 Les espaces Lp

Introduction
On rappel la définition du norme et semi-norme. On dit que l’application

k.k : X → R+

x 7→ kxk

est une norme sur l’espace vectoriel X si


1. x = 0 ⇔ kxk = 0
2. Pour tout x ∈ X; λ ∈ R, kλxk = |λ|kxk;
3. Inégalité triangulaire, ∀x, y ∈ X; kx + yk ≤ kxk + kyk
par contre k.k est dite semi-norme si la premier point remplacé par

x = 0 ⇒ kxk = 0.

C’est-à-dire un vecteur x peut être de norme kxk = 0 sans être nul.


En fait, Soit p ∈ [1, +∞], il suit de l’inégalité de Minkowskı̈ que Lp (X, M, µ) est un es-
pace vectoriel, et que l’application k.kp : f 7→ kf kp est une semi-norme sur Lp (X, M, µ).
En effet,
1) kf kp ≥ 0 ∀f ∈ Lp (X, M, µ)
2)kλf kp = |λkf kp ∀f ∈ Lp (X, M, µ) et tout λ ∈ R
3)kf + gkp ≤ kf kp + kgkp ∀f, g ∈ Lp (X, M, µ).
En revanche, kf kp = 0 ⇔ f (x) = 0 µ − p.p x ∈ X, donc kkp n’est pas une norme si la
tribu M contient des ensembles non vide de mesure nulle.
Pour avoir vraiment une norme il faudrait que kf kp = 0 entrâine f = 0 ∀x ∈ X et pas
seulement pour µ presque tous les x ∈ X pour remedier a ce problème, on va identifier les
fonctions qui ont la mème valeur presque partout ainsi f=0 p.p est identifier à la fonction
nulle.

13
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

Considerons alors R la relation d’équivalence sur Lp (X, M, µ) définie par

f Rg ⇔ f (x) = g(x) pour µ − presque partout x ∈ X c-à-d kf − gkp = 0

étant donnée une application f ∈ Lp (X, M, µ), on note fe la classe d’équivalence de f


pour la relation R c’est-à-dire

fe = {g ∈ Lp (X, M, µ), g(s) = f (x) µ − p.p}

Définition 1.6 Soit p ∈ [1, +∞]. On note Lp (X, M, µ) le quotient de Lp (X, M, µ) par
la relation d’équivalence R c-à-d

Lp (X, M, µ) = {fe/f ∈ Lp (X, M, µ)} := Lp (X, M, µ) \ R

Un élément de Lp (X, M, µ) est donc une classe de fonctions de Lp (X, M, µ) ; il est


toutefois habituel de considérer qu’un élément de Lp (X, M, µ) est une fonction bien définie
presque partout.
R R
Soient f, g ∈ Lp (X, M, µ) avec fe = ge alors, f p dµ = g p dµ donc on peut définir
R R R 1
l’intégrale fe ∈ Lp (X, M, µ) en posant fep dµ = f p dµ et kfekp = ( |f |p dµ) p = kf kp .

Remarque 1.4
Lp (X) est un espace vectoriel normé pour la norme définie par
Z
1
kf kLp = ( |fe|p dµ) p , si p ∈ [1, +∞[.

kf kL∞ = inf{M ∈ R+ ; µ{|fe| > M } = 0}.

Proposition 1.10 Soit (X, M, µ) un espace mésuré.


7 kf kp est une norme sur Lp (X, M, µ).
1. L’application fe →
R 1
2. L’application ψ : fe 7→ ( f p dµ) p est une application continue sur Lp (X, M, µ).
Démonstration
1) On sait que f 7→ kf kp est une semi-norme sur Lp (X, M, µ), alors, fe 7→ kf kp est
une semi-norme sur Lp (X, M, µ),maintenant si kfek = 0 donc f = 0 presque partout et
donc fe = e
0.
2) Pour tout f ∈ Lp (X, M, µ) on a
Z Z
1 1
|ψ(f )| = |( f dµ) p | ≤ ( |f |p dµ) p = kfekp
e p

Ce qui prouve que l’application ψ est continue.

14
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

Remarque 1.5
Beaucoup de questions poser pour la difference entre les éspaces, Lp (X, M, µ) et Lp (X, M, µ).
Dans la pratique on a noter par la mème lettre la fonction f ∈ Lp (X) et sa classe
fe ∈ Lp (X). l’interet est que les éléments de Lp (X) sont des fonctions (ne sont pas des
classes d’équivalences) mais l’interet de Lp (X) est d’être un espace normé.

1.3.6 Complétude des espaces de Lebesgue


L’analyse étant basée pour une grande part sur des procédés de limites et d’approxi-
mation ,on n’étudie d’ordinaire des espaces vectoriels normés que s’ils sont complet c-à-d
toute suite de cauchy converge. Le théorème suivant assure la complétude des espaces de
Lebesgue.

Théorème 1.11 ( Riesz-Ficher)


L’espace de Lebesgue Lp (X, M, µ) est un espace vectoriel normé complet c-à-d un
éspace de Banach pour p ∈ [1, +∞].
Démonstration
Soit (fn )n∈N une suite de Cauchy dans Lp (X, M, µ).
On choisit des représentants quelconques fn ∈ Lp (X, M, µ) et on veut démontrer qu’il
existe une fonction f ∈ Lp (X, M, µ) telle que kfn − f kp −→ 0 l’orsque n −→ +∞.
1. Si 1 ≤ P < +∞ Par reccurence ; on construit une suite extraite (fnk )k∈N de (fn )n∈N
telle que pour tout k ∈ N, kfnk+1 −fnk kp ≤ 2−k . L e problème est donc de construire
une limite à cette suite et on note pour tout N ∈ N
N
X
gN (x) = |fnk+1 (x) − fnk (x)|; x ∈ X.
k=0

N N
p
X X 1
Alors, gN ∈ L (X, M, µ) de plus, kgN kp =≤ kfnk+1 − fnk kp ≤ ≤ 2
k=0 k=0
2k
p
Ainsi, la suite (gN Z)N ∈N est une suite croissante de fonctions intégrables, positives
p
est telle que sup gN dµ ≤ 2p < +∞ par le théorème de convergence monotone
N ∈N
sup gN < +∞ pour presque partout x ∈ X plus précisement il existe E ∈ M telle
N ∈N X
que µ(E) = 0 et |fnk+1 − fnk | < +∞ pour tout x ∈ X \ E
k≥0  X

 |fnk+1 − fnk |, si x ∈ X \ E
En autre si g : X −→ R définie par g(x) = k≥0

si x ∈ E.

 0,

15
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

alors, g ∈ Lp (X, M, µ) et kgkp ≤ 2


D’autre part, on a evident que
k−1
X
fnk (x) = fn0 (x) + (fni+1 (x) − fni (x)) ∀x ∈ X
i=0

 lim fnk (x), si x ∈ X \ E;
on définit f (x) = k−→+∞
 0, si x ∈ E
comme fnk (x) −→ f (x) l’orsque k → +∞ presque partout et que
|fnk | ≤ fn0 + g ∈ Lp (X, M, µ)
Le théorème de convergence dominée de Lebesgue montre que f ∈ Lp (X, M, µ).
Enfin |fnk (x) − f (x)| −→ 0 l’orsque k → +∞ presque partout et
|fnk (x) − f (x)| ≤ |fn0 − f | + g ∈ Lp (X, M, µ) donc par la mème argument
kfnk −f kp −→ 0 l’orsque k → +∞. Comme (fn )n∈N une suite de Cauchy on conclut
que kfn − f k −→ 0 l’orsque n → +∞
2. si p = +∞. On construit une sous-suite (fnk )k∈N de la suite (fn )n∈N telle que pour
tout k ∈ N, kfnk+1 − fnk k+∞ ≤ 2−k . en particulier pour tout n ∈ N.
kfnk+1 − fnk k+∞ ≤ 2−k et kfnk+1 (x) − fnk (x)k+∞ ≤ 2−k µ − p.p par conséquent la
X
série fn0 + (fnk+1 − fnk ) converge µ − p.p. Notons f la limite . On a également
k≥0
kfnk − f kp ≤ 2−k ce qui donne kfnk − f kp −→ 0; (k −→ +∞) finalement on a
kfn − f k+∞ −→ 0;

Remarque 1.6 toute suite de cauchy dans Lp (X, M, µ) possede une sous-suite qui converge
point par point presque partout.

1.3.7 Comparaison des espaces Lp ou Lp


En générale, il n’y a pas de relations d’inclusion entre les espaces Lp , pour différents
Exposants p. Par exemple, considérons (X, M, µ) = (R, B(R), λ)(Nb : λ mesure de Le-
besgue) et les espaces L1 (R, B(R), λ), L2 (R, B(R), λ) associées. Alors avec les fonctions
f (x) = √1 1]0,1] (x) et g(x) = x1 1[1,+∞[ (x) (1 : fonction caractéristique)
x

1. On a f ∈ L1 (R, B(R), λ) mais f ∈ / L2 (R, B(R), λ) en effet ;


R1 √
kf k1 = R f (x)dλ = 0 √1x dx = [2 x]10 = 2 < +∞.
R
R1
kf k22 = R f 2 (x)dλ = 0 x1 dx = [ln(x)10 = +∞
R

16
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

2. g ∈ L2 (R, B(R), λ) mais g ∈


/ L1 (R, B(R), λ) en effet,
R +∞
kgk1 = R g(x)dλ = 1 x1 dx = [ln(x)]+∞
R
1 = +∞
+∞
kgk22 = R g 2 (x)dλ = 1 x12 dx = [− x1 ]+∞
R R
1 =1
On n’a aucune inclusion entre les espaces L1 (R, B(R), λ), et L2 (R, B(R), λ) L’exemple se
généralise pour les espaces LP (R, B(R), λ), Par contre si µ est une mesure finie (typique-
ment une mesure de probabilité), les espaces Lp (X, M, µ) sont emboités.

Théorème 1.12 Soit (X, M, µ) un espace mésuré fini (c’est-à-dire µ(X) < +∞) alors,
1. Si f ∈ Lp (X, M, µ) alors pour tout q ∈ [1, p], f ∈ Lq (X, M, µ) c’est-à-dire
Lp (X, M, µ) ⊂ Lq (X, M, µ) et on a
1 1
kf kq ≤ kf kp (µ(X)) q − p

2. En autre, si f ∈ L∞ (X, M, µ) alors, kf k∞ = lim kf kp .


p−→+∞
Dans ce cas, on a l’emboitement suivant

L∞ (X, M, µ) ⊂ Lp (X, M, µ) ⊂ Lq (X, M, µ) ⊂ L1 (X, M, µ); p ≥ q ≥ 1.

Démonstration
1 1
1)Dans l’inégalité kf kq ≤ kf kp (µ(X)) q − p on suppose que q < p.
1-1)Si p = +∞ on a |f (x)| ≤ kf k∞ presque partout, donc, pour tout q < +∞
|f |q dµ ≤ kf kq∞ X dµ = kf kq∞ µ(X) En mettant à la puissance 1q on obtient l’inégalité
R R
X
Z
1 1 1 1
kf kq = ( |f |q dµ) q ≤ kf k∞ (µ(X)) q − +∞ = kf k∞ (µ(X)) q .
X

1-2) si p < +∞, et 1 ≤ q < p alors,d’après l’inégaité de Hölder on a :


Z Z Z Z Z
q
1− pq q q
q
|f | dµ = q p
|f | .1 dµ ≤ ( |f | dµ) ( 1dµ)
p = ( |f |p dµ) p (µ(X))1− p
X X X X X

1 1
En mettant à la puissance 1
q
; on l’inégalité kf kq ≤ kf kp (µ(X)) q − p
2) Pour montrer l’égalité kf k∞ = lim kf kp ,on peut supposer kf k∞ > 0.
p−→+∞
Soit  ∈]0, 1[, il existe E ∈ M ; avec µ(E) > 0 tel que |f (x)| ≥ kf k∞ (1 −  ∀x ∈ E.
1 1
Soit q ≥ 1 assez grand pour que (µ(E)) q ≥ 1 −  et que (µ(X)) q ≤ 1 + .
1
Si p ≥ q on a donc, kf kp ≤ kf k∞ µ(X) p ≤ kf k∞ (1 + );
R R
d’autre part ; kf kpp = X |f |p dµ ≥ E |f |p∞ (1 − ε)p dµ = kf kp∞ (1 − )p µ(E).

17
1.3. Définitions et propriétés élémentaires des espaces LP .

1
donc kf kp ≥ kf k∞ (1 − )(µ(E)) p ≥ kf k∞ (1 − )2 .
kf kp
Ainsi (1 − )2 ≤ kf k∞
≤1+
On fait  −→ 0 et p −→ +∞ on aura l’égalité.

Remarque 1.7 Dans le cas général ; les espaces Lp ne sont pas emboités, et il n’y a pas
de regle générale. On peut d’ailleur trouver des situations à l’emboitement a lieu, mais
dans le sens opposé à celui que nous venons de décrire.

Proposition 1.13
On suppose que µ0 (X) > 0 ou µ0 (X) = inf{µ(E); E ∈ M; µ(E) > 0}.
Soient p, q ∈ [1, +∞], et p ≥ q alors, si f ∈ Lq (X, M, µ) on a f ∈ Lp (X, M, µ) et
1 1 1
kf kp ≤ kf kq ( )q−p
µ0 (X)
Dans ce cas on a l’emboitement

L1 (X, M, µ) ⊂ Lq (X, M, µ) ⊂ Lp (X, M, µ) ⊂ L∞ (X, M, µ); p ≥ q.

Démonstration Soit f ∈ Lq (X, M, µ) pour q < +∞; s’il existe A > 0 et E ∈ M avec
µ(E) > 0 telque |f (x)| > A; ∀x ∈ E, alors,
R R
E
|f |q dµ ≥ E Aq dµ = Aq µ(E) ≥ Aq µ0 (X) donc ;
Z
1 1 1 1 1
A≤( ) ( |f |q dµ) q = (
q ) q kf kq
µ0 (X) µ0 (X)
Ainsi
1 1
f ∈ L∞ (X, M, µ) et kf k∞ ≤ ( ) q kf kq
µ0 (X)
car kf k∞ = min{A ≥ 0, |f | ≤ A; µ presque partout}
Si 1 ≤ q ≤ p < +∞ alors on a
Z Z
p 1 p−q 1 p−q
|f | dµ = |f |p−q |f |q dµ ≤ kf k∞
p−q
kf kqq ≤ kf kp−q q
q kf kq ( ) q ≤ kf kpq ( ) q
X X µ0 (X) µ0 (X)
1
On fait à la puissance p
pour les deux membres de l’inégalité on aura :

1 1 1
kf kp ≤ kf kq ( )q−p
µ0 (X)

18
1.4. Suparabilité, Reflexibilité , Dual de Lp

Proposition 1.14 Soient p, q ∈ [1, +∞] avec q < p. Si f ∈ Lp (X, M, µ) et


f ∈ Lq (X, M, µ) alors, f ∈ Lr (X, M, µ) pour tout r ∈ [q, p] et on a

kf kr ≤ kf kαq kf kr ≤ kf kp1−α ;
1 α 1−α
ou α ∈ [0, 1] est définie par r
= q
+ p
Démonstration
il n’ya rien à démontrer si r = q(c-à-d α = 1) où r = p(c-à-d ; α = 0) .
Supposons donc q < r < p et on écrit

|f |r = |f |rα |f |r(1−α)
q p
on applique l’inégalité de Hölder avec les exposants conjuguées rα
et r(1−α)
, si p < +∞,
on trouve
rα R r(1−α)
R R R r(1−α)
kf krr = X |f |r dµ ≤ X |f |rα |f |r(1−α) dµ ≤ ( X |f |q dµ) q ( X |f |p dµ) p = kf krα
q kf kp
d’où le résultat.

1.4 Suparabilité, Reflexibilité , Dual de Lp


Rappel 1.1 (Espace L2 ) L’espace L2 (X, M, µ) est un espace de Hilbert muni du produit
scalaire Z
< f \ g >= f.gdµ f, g ∈ L2 (X, M, µ)

En particulier, l’inégalité de Hölder dans le cas p=2 s’appel l’inégalité de Cauchy-schwartz


et on a
Z Z Z
1 1
kf gk1 = | < f \ g > | = | f.gdµ)| ≤ ( f dµ) ( g 2 dµ) 2 = kf k2 kgk2
2 2

Remarque 1.8
Si p 6= 2 aucun espace Lp n’est un espace de Hilbert.

1.4.1 Espaces réflexifs


Soit E un espace de Banach, soit E 0 son dual ( muni de la norme duale

kf k = sup | < f, x > |)


x∈E; kxk≤1

et soit E 00 son bidual c’est-à-dire le dual de E 0 muni de la norme

kξk = sup | < ξ, f > |)


∈E 0 ; kf k≤1

19
1.4. Suparabilité, Reflexibilité , Dual de Lp

On a une injection canonique j : E −→ E 00 définie comme suit ; soit x ∈ E fixé l’applica-


tion f 7−→< f, x > de E 0 dans R constitue une forme linéaire continue sur E 0 c’est-à-dire
un élément de E 00 noté Jx et on a donc

< Jx , f >E 00 ×E =< f, x >E 0 ×E ∀x ∈ E, ∀f ∈ E 0 .

Définition 1.7 (Espaces réflexifs)


Soit E un espace de Banach et soit j l’injection canonique de E dans E 00 . On dit que E
est réflexif si J(E) = E 00 .

1.4.2 Caractéristique importante des espaces reflexifs


Définition 1.8 (Espaces uniformement convexe)
On dit qu’un espace de Banach E est uniformement convexe si
x+y
∀ > 0, ∃δ > 0, telque x, y ∈ E et kx − yk >  ⇒ (k k < 1 − δ)
2
Théorème 1.15 (Milman-pettis)
Tout espace de Banach uniformement convexe est reflexif.
Preuve voir Brezis

Théorème 1.16 (Kakutoni)


Soit E un espace de Banach. Alors E est réflexif si et seulement si

BE = {x ∈ E, kxk ≤ 1}.

est compact pour la topologie σ(E, E 0 )

Proposition 1.17 Soit E un espace de Banach reflexif et soit M ⊂ E un sous-espace


vectoriel fermé, Alors, M muni de la norme induite pour E est réflexif.

Corollaire 1.18
Soit E un espace de Banach. Alors E est réflexif si et seulement si E 0 est réflexif.

1.4.3 Espaces séparables


Définition 1.9 On dit qu’un espace métrique E est séparable s’il existe un sous-ensemble
D ⊂ E dénombrable et dense.

20
1.4. Suparabilité, Reflexibilité , Dual de Lp

Exemple 1.5 R est un espace métrique séparable car il existe Q ⊂ R dénombrable et


dense.

Proposition 1.19 Soit E un espace métrique séparable et soit F un sous-ensemble de E.


Alors F est séparable.

Théorème 1.20 Soit E un espace de Banach tel que E 0 soit séparable. Alors E est
séparable.

Corollaire 1.21 Soit E un espace de Banach Alors,

E est réfexif et séparable ⇐⇒ E 0 est réflexif et séparable.

1.4.4 dual de Lp
0
Définition 1.10 Soit p ∈ [1, +∞], on dit que l’espace Lp est le dual de l’espace Lp si
1 1
+ 0 =1
p p
0
. Notation on note le dual Lp par (Lp )0 et on ecrit (Lp )0 = Lp

Exemple 1.6 L1 est le dual de L∞ car 1


1
+ 1

= 1 et donc (L1 )0 = L∞ .
Pour etudier la réflexibilité, séparabilité et le dual de Lp nous allons distinguer trois cas
1. 1 < p < +∞
2. p = 1
3. p = +∞

1.4.5 Etude de Lp pour 1 < P < +∞


Théorème 1.22 Lp est réflexif pour 1 < p < +∞.
Démonstration Pour démontrer le théoreme on a besoin de l’inégalité de Clarkson
Inégalité Clarkson Soit 2 ≤ p < +∞ on a :
f +g p f −g p 1
k kp + k kp ≤ (kf kpp + kgkpp ) ∀f, g ∈ Lp .
2 2 2
Démonstration il suffit de démontrer que | a+b
2
|p + | a−b
2
|p ≤ 21 (|a|p + |b|p ) ∀a, b ∈ R.
Pour tout 2 ≤ p < +∞ on a :
p
αP + β P ≤ (α2 + β 2 ) 2 ∀ α, β ≥ 0

21
1.4. Suparabilité, Reflexibilité , Dual de Lp

Prenant α = | a+b
2
| et β = | a−b
2
| il vient

a+b p a−b p a+b 2 a−b 2 p a2 b 2 p 1


| | +| | ≤ (| | +| | ) 2 = ( + ) 2 ≤ (|a|p + |b||p )
2 2 2 2 2 2 2
p
car la fonction x 7→ |x| 2 est convexe pour p ≥ 2
Par suite, montrons que Lp est uniformement convexe, et donc reflexif pour 2 ≤ p < +∞.
Soit  > 0 supposons, kf kp ≤ 1 , kgkp ≤ 1 et kf − gkp > . En utilisant l’inégalité de
Clarkson on aura : k f +g
2
kpp + k f −g
2
kpp ≤ 21 (kf kpp + kgkpp ) par suite,
f +g p 1 f −g p 1  
k kp ≤ (kf kpp + kgkpp ) − k kp ≤ (1 + 1) − ( )p = 1 − ( )p
2 2 2 2 2 2
et donc,
f +g  1
kp ≤ 1 − δ avec δ = 1 − (1 − ( )p ) p > 0.
k
2 2
p
Par conséquent L est uniformement convexe et donc reflexif d’après le theorème Milman-
pettis.
Il reste a montrer que Lp est reflexif pour 1 < p ≤ 2.
0
Soit 1 < p ≤ 2 on considère L’operateur T : Lp → Lp défini comme suit soit u ∈ Lp fixé
0 R 0
l’application f ∈ Lp 7→ uf est une forme linéaire et continue sur Lp .
R 0
notée Tu de sorte que,< Tu , f >= uf ∀f ∈ Lp d’après l’inégalité de Holder on a

| < Tu , f > | ≤ kukp kf kp0

par suite, kTu k(Lp0 )0 ≤ kukp (car kf k ≤ 1 par définition de la norme).


D’autre part, posons f0 (x) = |u(x)|p−2 u(x) (f0 (x) = 0 si u(x) = 0)
on a f0 ∈ Lp , kf0 kLP 0 = kukp−1 p
Lp et < Tu , f0 >= kukLp donc,
<Tu ,f0 >
kTu k(Lp0 )0 ≥ kf0 k
= kukLp ,
par les deux resultats on aura kTu k(Lp0 )0 = kukp .
Il en resulte que T est une isometrie de Lp sur un sous espace fermé (puisque Lp est
0 0 0
complet) de (Lp )0 or Lp est reflexif donc d’après le corrolaire (1.17), (Lp )0 est reflexif, il
en s’en suit la proposition (1.16) qe T (Lp ) est reflexif et donc aussi Lp .
D’où Lp est reflexif pour 1 < p < +∞.

Théorème 1.23 Lp est séparable pour 1 < p < +∞.

1.4.6 Etude de Lp pour p=1


Théorème 1.24 Soit ϕ ∈ (L1 )0 . Alors il existe u ∈ L∞ unique telque
R
< ϕ, f >= uf ∀f ∈ L1 ;

22
1.5. Fonctions continues sur Ω à support compact

on a de plus, kukL∞ = kϕk(L1 )0 .


Ce theoreme affirme que toute forme lineaire est continue sur L1 se represente à l’aide
d’une fonction de L∞ . L’application ϕ 7→ u est une isometrie surjective qui permet d’iden-
tifier (L1 )0 = L∞ .
Dans la suite, on fera systematiquement l’identification (L1 )0 = L∞ .

Remarque 1.9 l’espace L1 est séparable mais n’est pas reflexif.

1.4.7 Etude de Lp pour p = ∞


on a vu que d’après le theoreme (1.24) que (L1 )0 = L∞
I L∞ n’est pas reflexif (sinon L1 le serait d’après le corrolaire (1.17) et on sait que L1
n’est pas reflexif )
I L∞ n’est pas séparable.
I le dual L∞ contient L1 , donc, il est strictement plus grand que L1
c’est-à-dire L1 ⊂ (L∞ )0 .
Le tableau suivant recapitule les principales proprietés des espaces Lp .

Espaces Reflexif Séparable Espace dual


0
Lp , 1 < p < +∞ oui oui Lp
L1 non oui L∞
L∞ non non Contient strictement L1

1.5 Fonctions continues sur Ω à support compact


Définition 1.11 Soit Ω un ensemble ; K un compact sur Ω et f une fonction définie et
continue sur Ω telleque f (x) = 0 ∀x ∈ Ω \ K. On désigne par Cc (Ω) l’espace des fonctions
sur Ω à support compact c’est-à- dire
Cc (Ω) = {f (x) = 0, ∀x ∈ Ω \ K ou K ⊂ Ω compact}

1.6 Convolution et régularisation


Dans cette partie nous travaillerons en dimension finie d ≥ 1 sur Rd avec des fonctions
f : Rd → K (K = C, R) la mesure de référence est la mesure de Lebesgue :
dx = dx1 ......dxd

23
1.6. Convolution et régularisation

1.6.1 Fonctions convolables, convolées


Si f et g deux fonctions Boréliènnes positives sur Rd , alors, on peut définir à l’aide
de Fibini-Tonelli, f ? g par
Z
(f ? g)(x) = f (x − y)g(y)dy x ∈ R.
Rd

Pour des fonctions à valeurs réelles ou complexes.

Définition 1.12 (Fonctions convolables)


Deux fonctions mesurables (Boréliènne) f et g sur Rd à valeurs réelles ou complèxe sont
dites convolables si pour presque-tout x ∈ Rd , la fonction y → f (y)g(x − y) appartient
à L1 (Rd ) c’est-à-dire si pour presque tout x ∈ Rd
Z
|f (y)||g(x − y)|dy < +∞.
Rd

Définition 1.13 (Fonctions convolées)


Si f et g sont deux donctions convolables, alors on peut définir, pour presque tout
R
x ∈ Rd f ? g(x) = Rd f (y)g(x − y)dy, et la fonction f ? g s’appelle la convolée de f et g.
Exemples
1 1
1) si f ∈ Lp (Rd ) et g ∈ Lq (Rd ) avec p, q ∈ [1, +∞] tels que p
+ q
= 1, alors, f et
g sont convolables et f ? g est mème défini et fini partout par Hôlder, et dans ce cas,
f ? g ∈ L∞ (Rd ) avec
kf ? gk∞ ≤ kf kp kgkq

2)Si f ∈ L1 (Rd ) et g ∈ Lp (Rd ) avec p ∈ [1, +∞[ alors, f et g sont convolables, et dans ce
cas f ? g ∈ Lp (Rd ) avec
kf ? gkp ≤ kf k1 kgkp

Remarque 1.10 si f et g deux fonction convolables sur Rd , alors, pour presque tout x

(f ? g)(x) = (g ? f )(x).

En effet, soit x0 un point fixé où F (y) = f (y)g(x0 − y) appartient à L1 (Rd ) la mesure de
Lebesgue est invariante par la transformation y → x0 − y donc G(y) = f (x0 − y)g(y) et
R R
aussi dans L1 (Rd ) et F = G

24
1.6. Convolution et régularisation

1.6.2 Produit de convolution dans L1 (Rd )


Théorème 1.25 Soient f et g deux fonctions dans L1 (Rd ). Alors pour presque tout
x ∈ Rd . La fonction y → f (y)g(x − y) est integrable c-à-d elle appartient a L1 (Rd ), donc
la convolution de f et de g a un sens, et de plus, cette convolée
Z
f ? g(x) = f (y)g(x − y)dy
Rd

appartient à L1 avec f ∈ L1 (Rd ) et g ∈ L1 (Rd )

kf ? gk1 ≤ kf k1 kgk1

Démonstration Nous traiterons le cas d=1[ les arguments pour d quelconque ne de-
mandant qu’une adaptation mineure quand au formalisme des signes d’integration] com-
mençons pa observe que l’integrale double, etendue de R × R tout entier du produit des
deux fonctions positives |f (y)|; |g(x − y)| est finie
Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
f (y)g(x − y)dydx = ( f (y)dy)g(x − y)dx
−∞ −∞ −∞ −∞

posons t=x-y on peut voir


Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
f (y)g(x−y)dydx = ( f (y)dy)g(x−y)dx = f (y)dy g(t)dt
−∞ −∞ −∞ −∞ −∞ −∞

≤ kgk1 kf k1 < +∞.

Grace au théorème de Fubini-Tonelli ceci entraı̂ne que pour presque toute  tranche uni-
dimensionnelle horizontale(x=constante) la restricti on de la fonction de deux variable
(y, x) 7→ f (y)g(x − y) à l’aide tranche,à savoir l’application d’une variable
y 7→ f (y)g(x − y) est l’integrale sur R par rapport à dy. Aussi l’integrale qui définit la
convolution entre f et g existe t-elle bien pour presque tout x ∈ R
Ensuite, Z +∞
|f ? g(x)| = f (y)g(x − y)dy
−∞

en integrant par rapport à dx sur R on aura

Z +∞ Z +∞ Z +∞
kf ? gk1 = (f ? g)(x)dx ≤ f (y)g(x − y)dydx = kgk1 kf k1
−∞ −∞ −∞

25
1.6. Convolution et régularisation

1.6.3 Produit de convolution dans Lp (Rd )


Théorème 1.26 Soient f ∈ L1 (Rd ) et g ∈ Lp (Rd ) avec 1 ≤ p ≤ +∞ alors, pour presque
tout x ∈ Rd . la fonction y 7→ f (x − y)g(y) est integrable sur Rd et la convolution de f et
R
de g a un sens.On pose (f ? g)(x) = Rd f (x − y)g(y)dy Alors,

f ? g ∈ Lp (Rd ) et kf ? gkLp ≤ kf kL1 kgkLp

Démonstration Voir TD exercice N◦ 3

1 1
Théorème 1.27 Soient p, q, r ∈ [1, +∞] tels que p
+ = 1 + 1r si f ∈ Lp (Rd ) et
q
R
g ∈ Lq (Rd ). Alors, le produit de convolution h(x) = (f ? g)(x) = Rd f (x − y)g(y)dy bien
défini pour presque tout x ∈ Rd ,

h ∈ Lr (Rd ) et khkLr ≤ kf kLp kgkLq

1.6.4 Support dans le convolution


Définition 1.14 Soit Ω ⊂ Rd un ouvert et soit f une fonction définie sur Ω à valeurs
dans R. On considere la famille de tous les ouverts (ωi )i∈I , ωi ⊂ Ω telsque pour chaque
i ∈ I f = 0 p.p sur ωi . On pose ω = ∪i∈I ωi alors, f = 0 sur ω donc par définition

suppf = Ω \ ω

donc le support est le plus petit fermé telque f = 0 p.p sur le complémentaire , de plus,
si f et g deux fonctions convolables, alors

supp(f ? g) ⊂ supp(f ) + supp(g)

Remarque 1.11 Si f et g deux fonctions tels que f = g p.p sur Ω alors,


supp(f ) = supp(g)

1.6.5 Suite regularisante


Définition 1.15 on appelle suite regularisante, toute suite (ρn )n≥1 de fonctions telleque
1
ρn ∈ Cc∞ (Rn ), supp(ρn ) ⊂ B(0, )
n

26
1.7. Théorèmes de densité

et Z
ρn = 1, ρn ≥ 0 sur Rn

Proposition 1.28 1) Soit f ∈ C(Rn ), alors ρ ? f uniformement sur tout compact de


Rn .
2)Soit f ∈ Lp (Rn ) avec 1 ≤ p < +∞ alors, ρ ? f → f dans Lp (Rn ).

1.7 Théorèmes de densité


Théorème 1.29 Soit (X, d) un espace métrique localement compact, séparable et µ une
mesure de Borel sur X, finie sur le compact Alors, l’espce de fonctions libschitzienne sur
X a support compact est dense dans Lp (X, Bor(X), µ) si 1 ≤ p <= +∞

Corollaire 1.30 Soit Ω ⊂ Rd un ouvert quelconque. Alors, Cc∞ (Ω) est dense dans Lp (Ω)
pour 1 ≤ p < +∞
Preuve Soient f ∈ Lp (Ω),  > 0 et f1 ∈ Cc∞ (Ω) tels que kf − f1 kLp < 2 .
On considère la fonction définie par
(
f1 (x), si x ∈ Ω,
f 1 (x) =
0, si x ∈ Rd \ Ω.

de sorte que f 1 (x) ∈ Lp (Rd ), d’après la proposition precedente on a

kρn ? f 1 − f 1 kLp (Rd ) → 0,

d’autre part, supp(ρn ? f 1 ) ⊂ B(0, n1 ) + suppf1 ⊂ Ω pour n assez grand.


Soit un = (ρn ? f 1 )\Ω alors, n assez grand un ∈ Cc (Ω) et de plus

kun − f 1 kLp → 0

donc, pour n assez grand


kun − f kLp ≤ 

27
Chapitre 2

Transformation de Fourier

Introduction Les series de Fourier constituent un outil fondamontal dans l’etude


des fonctions périodiques c’est-à-dire de ce concept que s’est developpée la branche de
mathématique comme sous le nom d’analyse harmonique.
Les séries de Fourier ont été introduit par Joseph Fourier en 1822.
L’etude d’une fonction periodique par les séries de Fourier comprend deux volets :
I L’analyse qui consiste en la determination de la suite de ses coeffecients de Fourier
(comment representer dans un diagramme spectral ou spectre)
I La synthèse qui permet de trouver en un certain sens, la fonction à l’aide de la suite
de ses coeffecients :
+∞
a0 X nΠ nΠ
f (x) = + an cos x + bn sin x
2 n=1
l l
 Rl
a0 1


 2
= 2l −l
f (x) dx;
1 l
f (x)cos nΠx
R
an = l −l
dx; l

1 l nΠx

 b = R
n l −l
f (x)sin
dx. l
Deux question se pose alors,
1/ premièrement est-il possiple de representer une fonction non périodique par quelque
chose d’analyse à une série de Fourier.
Ensuite, peut-on etendre ou modifier le concept de série de Fourier de manière à inclise
le cas d’un spectre continue, de mème qu’à la limite continue, une somme est remplacé
par une integrale de Fourier, celle ci peut être utilisée pour representer des fonctions non
periodiques.
Le theorème integrale de Fourier fait intervenir un spectre de fréquence.
La transformation de Fourier est donc une extension, pour les fonction non
periodique du developpement en série de Fourier des fonction periodique.

28
2.1. Transformation de Fourier des fonctions integrables

La transformation de Fourier associée à une fonction integrale définie sur un ensemble R


ou C.
une fonction appelée transformé de Fourier dont la variable independante peut interpreter
en physique comme la frequence.
La transformation de Fourier s’exprime comme ” Somme infinie” des fonctions trigono-
metrque, une telle sommation se presente sous forme d’integrale.
Séries et transformation de Fourier constituent les deux outils de base l’analyse harmo-
nique.

2.1 Transformation de Fourier des fonctions integrables

On commence par poser une question naturelle dans la théorie d’un developpemet d’une
fonction f (x) de periode 2l en série de Fourier : qu’arrive t’il si l → +∞ .
Dans ce cas la serie de Fourier devient une integrale de Fourier et le developpement en
série de Fourier devient une transformation de Fourier

2.1.1 Définitions et propriétes générales


Définition 2.1 Soit f une fonction de variable réelle à valeurs réelles ou complexes :

f :R→C

x → f (x)

on appelle transformation de Fourier ou (TF) de f l’integrale


Z +∞
fb(t) = f (x)e−2iΠxt dx
−∞

avec t réel et f integrable sur R

Remarque 2.1 La correspodance F : f → fb s’appelle la transformation de Fourier notée


par F(f ) = fb
Existence de l’integrale
R +∞
l’integrale fb(t) = −∞ f (x)e−2iΠxt dx existe si f est integrable sur R, eneffet,

|f (x)e−2iΠxt | = |f (x)||e−2iΠxt | = |f (x)|

29
2.2. Transformation de Fourier des fonctions à valeurs réelles
Z +∞ Z +∞ Z +∞
−2iΠxt −2iΠxt
fb(t) = |f (x)e |dx = |f (x)| |e |dx = |f (x)|dx < +∞
−∞ −∞ −∞

Notation
1/ On utilise parfois les notations suivantes :

fb = F[f ] = T F [f ], fb(t) = Ft [f ] = T Ft [f ]

2/ La quantité t est dite variable conjuguée de x.


3/ Il est noter que d’autres définitions de la transformation de Fourier existent par
exemple ;
Z +∞
fb(t) = f (x)e−ixt dx,
−∞

ou bien Z +∞
1
f (t) = √
b f (x)e−ixt dx.
2Π −∞
Le passage de l’une à l’autre définition se fait simplement par un changement de variable.
Nous utiliserons exlusivement avec la définition donnée à l’equation de la définition.

Exemple 2.1 Calculer la transformation de Fourier de g(x) = e−a|x| a > 0


R +∞ R +∞ R0 R +∞
g(t) = −∞ g(x)e−2Πxti dx = −∞ e−a|x| e−2Πxti dx = −∞ eax e−2Πxti dx+ 0 e−ax e−2Πxti dx
R0 R +∞
on pose I1 = −∞ eax e−2Πxti dx et I2 = 0 e−ax e−2Πxti dx. Calculant I1 et I2 .
R0 1
I1 = −∞ e(a−2Πti)x dx = a−2Πti .
R +∞ −(a+2Πti)x 1
I2 = 0 e dx = a+2Πti .
1 1
I1 + I2 = a−2Πti
+a+2Πti
= a2a+2Πti
+4Π2 t2
+ a−2Πti
a2 +4Π2 t2
= 2a
a2 +4Π2 t2
.
2a
Finalement g(t) = a2 +4Π2 t2 .

Exercice 2.1 Calculer la transformation de Fourier de la fonction suivante :


(
1, si t ∈ [−a, a], a > 0
f (t) =
0, si t ∈
/ [−a, a]

2.2 Transformation de Fourier des fonctions à valeurs


réelles
On s’interesse au cas des fonctions f d’une variable réelle t telles que f (t) est réelle.
On distinguera le cas des fonctions paires et impaires

30
2.2. Transformation de Fourier des fonctions à valeurs réelles

2.2.1 Transformation de Fourier des fonctions réelles et paires


Ces fonctions vérifiants f (t) = f (−t), dans ce cas la transformation de Fourier s’écrit
de la façon suivante :
Z +∞ Z 0 Z +∞
−2Πxti −2Πxti
f (t) =
b f (x)e dx = f (x)e dx + f (x)e−2Πxti dx.
−∞ −∞ 0

Posons y = −x on aura :
R0 R +∞ R +∞ R +∞
fb(t) = − +∞ f (−y)e2Πyti dy+ 0 f (x)e−2Πxti dx = 0 f (y)e2Πyti dy+ 0 f (x)e−2Πxti dx
R +∞ R +∞
= 0 f (x)e2Πxti dx + 0 f (x)e−2Πxti dx
R +∞ 2Πxti +e−2Πxti R +∞
= 2 0 f (x)( e 2
)dx = 2 0 f (x)cos(2Πxt)dx
Conclusion
Si f une fonction réelle et paire alors la transformation de Fourier s’écrit sous forme
Z +∞
f (t) = 2
b f (x)cos(2Πxt)dx
0

Remarque 2.2 Cette dernière integrale est appellée transformée en Cosinus elle permet
en particulier de montrer la propriete suivante :

f réelle et paire ⇔ fb réelle et paire.

2.2.2 Transformation de Fourier des fonctions réelles et impaires

Ces fonctions vérifiants f (t) = −f (−t) et par le mème raisonnement on peut ecrire la
transformation de Fourier de f eneffet,
Z +∞ Z 0 Z +∞
−2Πxti −2Πxti
fb(t) = f (x)e dx = f (x)e dx + f (x)e−2Πxti dx.
−∞ −∞ 0
Posons y = −x on aura :
R0 R +∞ R +∞ R +∞
fb(t) = − +∞ f (−y)e2Πyti dy+ 0 f (x)e−2Πxti dx = − 0 f (y)e2Πyti dy+ 0 f (x)e−2Πxti dx
R +∞ R +∞
= −[ 0 f (x)e2Πxti dx − 0 f (x)e−2Πxti dx]
R +∞ 2Πxti −e−2Πxti R +∞
= −2i 0 f (x)( e 2i
)dx = 2 0
f (x)sin(2Πxt)dx
donc, Z +∞
fb(t) = −2i f (x)sin(2Πxt)dx
0

31
2.3. Propriétés de la Transformation de Fourier

appelée transformée en Sinus et on peut démontrer aussi (voir TD)

f réelle et impaire ⇔ fb imaginaire pure et impaire.

2.2.3 Transformation de Fourier des fonctions réelles quelconques

f se décompose toujours en une partie paire (fp ) et partie impaire (fip )

f (t) = fp (t) + fip (t)

avec
f (t) + f (−t) f (t) − f (−t)
fp (t) = et fip (t) =
2 2
La transformation de Fourier des fonctions réelles vérifie la propriéte suivante :

f réelle ⇔ fb a une partie réelle paire et une partie imaginaire impaire

Ce qui s’ecrit de la manière compacte suivante :

fb(−t) = fb(t)

Par définition on a :
Z +∞ Z +∞
−2Πx(−t)i
fb(−t) = f (x)e dx = f (x)e2Πxti dx
−∞ −∞

donc,
R +∞
fb(−t)= −∞ f (x)(cos(2Πxt) + isin(2Πxt))dx
R +∞ R +∞
= −∞ f (x)cos(2Πxt)dx + i −∞ f (x)sin(2Πxt))dx
R +∞ R +∞
= −∞ f (x)cos(2Πxt)dx − i −∞ f (x)sin(2Πxt))dx
R +∞ R +∞ R +∞
= −∞ f (x)cos(−2Πxt)dx + i −∞ f (x)sin(−2Πxt))dx = −∞ f (x)e−2Πxti dx = fb(t)

2.3 Propriétés de la Transformation de Fourier


1-Linéairité
L’integration etant une operation linéaire, la transformation de Fourier l’est aussi, c’est-
à-dire que λ et µ etant des scalaires on a :
Z +∞
F(f ) = f (t) =
b f (x)e−2Πxti dx
−∞

32
2.3. Propriétés de la Transformation de Fourier
R +∞ R +∞ R +∞
Alors, F(λf +µg) = −∞
(λf (x)+µg(x))e−2Πxti dx = −∞
λf (x)e−2Πxti dx+ −∞ µg(x)e−2Πxti dx
= λF(f ) + µF(g).
En d’autre terme, la transformation de Fourier commute avec l’addition et la multiplica-
tion par un scalaire.
2-Changement de signe
changement de signe TF de f (−t), donc elle s’ecrit
Z +∞
F(f (−t)) = f (−t)e−2Πνti dt
−∞

On fait le changement de variable posons -t=u, -dt=du et remplaçons dans l’equation


d’integrale on aura
Z −∞ Z +∞
F(f (−t)) = f (u)e 2Πνui
(−du) = f (u)e−2Π(−ν)ui du = fb(−ν)
+∞ −∞

on retriendra qu’un renversement de l’axe dans t(changement t → −t )se traduit par un


renversement de l’axe dans ν
f (−t) →F fb(−ν)

3-Conjugaison TF de f (t)
La transformation de Fourier de f (t) s’ecrit sous forme suivante
Z +∞ Z +∞
−2Πνti
F(f (t)) = f (t)e dt = f (t)e2Πνti dt = fb(−ν)
−∞ −∞

4-Valeur a l’origine fb(0)


La transformation de Fourier a l’origine s’ecrit
Z +∞ Z +∞
−2Π(0)ti
fb(0) = f (t)e dt = f (t)dt
−∞ −∞

On retiendra que l’integrale d’une fonction est la valeur de TF en 0.


5-Changement d’echelle
Soit une constante réelle a > 0 et une fonction f .On s’interesse à la transformation de
Fourier de f ( at ) donc, elle s’ecrit
Z +∞
t t
F(f ( )) = f ( )e−2Πνti dt
a −∞ a

On fait le changement de variable posons y = at alors, on a


Z +∞
t
F(f ( )) = a f (y)e−2Π(aν)yi dy = afb(aν)
a −∞

33
2.4. Transformation de Fourier de la dérivée d’une fonction

t
Remarque 2.3 Remarquons que le changemet de l’axe dans t c’est-à-dire t 7→ a
se
traduit par un compression de l’axe dans ν c’est-à-dire (changement ν 7→ aν) cette
propriété est importante et on retiendre que
t
f ( ) 7−→F |a|fb(aν) pour a 6= 0
a
6-Translation
Soit une constante réelle a et une fonction f . On s’interesse à la transformation de Fourier
de f (t + a), alors, Z +∞
F(f (t + a)) = f (t + a)e−2Πνti dt.
−∞
Posons y = t + a et remplaçant dans l’equation integrale on aura
Z +∞ Z +∞
−2Πν(y−a)i
F(f (t + a)) = f (y)e dy = e2Πνai
f (y)e−2Πνyi dy = e2Πνai fb(ν).
−∞ −∞

7-Multiplucation par un terme e2Πtν0 i


Soit une constante réelle ν0 et une fonction f . on s’interesse a la transformation de
Fourier de f (t)e2Πtν0 i
La transformation de Fourier s’ecrit sous forme suivante :
Z +∞ Z +∞
2Πtν0 i −2Πνti
F(f (t)e2Πtν0 i
)= (f (t)e )e dt = f (t)e−2Π(ν−ν0 )ti dt = fb(ν − ν0 )
−∞ −∞

2.4 Transformation de Fourier de la dérivée d’une


fonction
Supposons f une fonction integrable, dérivable et à dérivée integrable sa dérivée f 0
possède alors une transformation de Fourier donnée par
Z +∞
0
F(f (x)) = f 0 (x)e−2Πxti dx
−∞

Integrant par partie l’integrale au second membre de l’équation precedente


Z +∞
0 −2Πxti +∞
F(f (x)) = [f (x)e ]−∞ + it f (x)e−2Πxti dx = 0 + itF(f (x)) = itF(f (x))
−∞

ce qui donne
♣fb0 = itfb♣

Remarque 2.4 La transformation de Fourier de la dérivée d’une fonction d’ordre m

F(f (m) (x)) = (it)m F(f (x)).

34
2.4. Transformation de Fourier de la dérivée d’une fonction

2.4.1 Dérivation de la Transformation de Fourier


On dérive l’equation suivante par rapport a t
Z +∞
F(t) = f (x)e−2Πxti dx
−∞

on aura
Z +∞ Z +∞
0 −2Πxti
F (t) = −2Πxi f (x)e dx = −2Πi xf (x)e−2Πxti dx
−∞ −∞

2.4.2 Transformation de Fourier d’une convolution et d’un pro-


duit
1/Transformation de Fourier d’une convolution
Soient deux fonctions f et g de la mème variable t et h leur produit de convolution
Z +∞
h(t) = [f ∗ g](t) = f (t0 )g(t − t0 )dt0
−∞

La transformation de Fourier de h s’ecrit


Z +∞ Z +∞ Z +∞
−2Πtνi
h(ν) =
b h(t)e dt = [ f (t0 )g(t − t0 )dt0 ]e−2Πtνi dt
−∞ −∞ −∞

En utilisant le théorème de Fibini et par permutaion des intregrales on aura :


Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞
0 0 −2Πtνi 0 0 0 0
h(ν) =
b f (t )[ g(t−t )e dt]dt = f (t )[ g(t−t0 )e−2Π(t−t )νi dt]e−2Πt νi dt0
−∞ −∞ −∞ −∞

donc Z +∞
0
h(ν) = gb(ν)
b f (t0 )e−2Πt νi dt0 = gb(ν).fb(ν)
−∞
Conclusion
La transformation de Fourier d’une convolution de deux fonctions est

∗ g(ν) = gb(ν).fb(ν).
h(ν) = f[
b

2/Transformation de Fourier d’un produit Soient f, g deux fonctions de la mème


variable t et h leur produit telle que

h(t) = f (t)g(t)

La transformation de Fourier est

[f.g](ν)
c = [fb ∗ gb](ν)

Démonstration (voir TD)

35
2.5. Transformation de Fourier inverse

2.5 Transformation de Fourier inverse


Le probleme est le suivant : comment obtenir f (t) l’orsqu’on connait fb(ν)? c’est l’ex-
pression de la transformation de Fourier inverse que nous allons etablir ici.

2.5.1 Distribution de Dirac


Pic de Dirac

Définition 2.2 Cet objet mathématique est trés particulier comme vous allez pouvoir le
constater par sa défiition. On le note δ(t)
(
0, t 6= 0
δ(t) =
6= 0, t=0.

de plus les propriétés supplémentaires sont


Z +∞
δ(t − u)f (u)du = f (t)........(∗)
−∞

et
f (t)δ(t − u) = f (u)δ(t − u).......(∗∗)

Exemple 2.2 Distribution de Dirac soit f (t) = δ(t)


Z +∞
F(f (t)) = δ(t)e−2Πνti dt
−∞

la transformation de fourier de Dirac


Z +∞ Z +∞
−2Πνti
f (ν) =
b δ(t)e dt = δ(t)dt = 1
−∞ −∞

2.5.2 Double transformation de Fourier


Elle sera notée fb et s’ecrit comme la transformation de Fourier de fb, les variables
b

utilisées seront t pour f ,u pour fb et t1 pour fb( il est à noter que la dimension de t et de
b

t1 est la mème alors que celle de u est l’inverse de celle de t et t1 ) il vient


Z +∞ Z +∞ Z +∞
fb(t1 ) = Ft0 [fb(ν)] = fb(ν)e−2Πνt1 i dν = [ f (t)e−2Πνti dt]e−2Πνt1 i dν
b
−∞ ν=−∞ t=−∞

36
2.6. Transformation de Fourier pour les fonctions de carré sommable

Par permutation des integrale sur t et ν on aura


Z +∞ Z +∞
f (t1 ) = [ e−2Πν(t+t1 )i dν]f (t)dt
bb
t=−∞ ν=−∞

La transformation de Fourier de 1(ν) prise la valeur t + t1 , en utilisant les proprieté (∗)


et (∗∗) on aura
Z +∞ Z +∞
fb(t1 ) = δ(t + t1 )f (t)dt = δ(t + t1 )f (−t1 )dt = f (−t1 )
b
t=−∞ t=−∞

Ainsi une double transformation de Fourier revient a renverser le sens de l’axe dans t.
On retiendra
fb(t) = f (−t) et f (t) →F fb(t) →F f (−t)
b

La transformation de Fourier inverse revient de voir a la transformation de Fourier de fb


est f (−t) c’est-à-dire
fb(ν) →F f (−t).

L’integrale de Fourier portant ici sur la variable ν on combine ce resultat sur la double
transformation de Fourier avec la proprieté de changement de signe vue paragraphe précedente
il vient
fb(−x) →F f (t)

En on explicite cette égalité par


Z +∞
fb(−x)e−2iΠtx dx = f (t)
−∞

Le changement de variable x → (−x) permet de donner la transformée de Fourier inverse


Z +∞
−1 b
F (f (x)) = fb(x)e2iΠtx dx = f (t)
−∞

2.6 Transformation de Fourier pour les fonctions de


carré sommable
Pour la transformée de Fourier pour les fonctions de carré sommable, on donne e
théorème de Plancherel qui permet de donner un sens à la transformée de Fourier pour
les fonctions de carré sommable sur R. Commençant par donner un lemme

37
2.6. Transformation de Fourier pour les fonctions de carré sommable

Lemme 2.1 Soit h une fonction deux fois continûment dérivable sur R qui vérifie l’es-
timation
c
∀x ∈ R, |h(x)| ≤ (c : est une constante)
1 + x2
et dont les deux premières derivées sont integrables. Ceci implique que la transformée de
Fourier bh est bien définie et de carré integrable, de plus on a l’identité
Z Z
2 1
|h(x)| dx = h(ξ)|2 dξ.
|b
R 2Π R

Théoreème de Plancherel 2.2


Soit f une fonction complexe sur R et de carré sommable . Alors la transformée de Fourier
de f peut être définie comme suit, pour tout p entier, on pose
(
f (x), |x| ≤ p;
fp (x) = f 1[−p,p] (x) =
0, sinon.

La transformée de Fourier fbp converge dans L2 (R), et sa limite est la transformée de


Fourier fb c’est-à-dire Z
lim |fb(ξ) − fbp (ξ)|2 dξ = 0.
p→+∞ R
De plus, on a l’identité Z Z
2 1
|f (x)| dx = |fb(ξ)|2 dξ
R 2Π R
de façon similaire si l’on pose
Z p
gp (x) = fb(ξ)e2Πxξi dξ
−p

les gp convergent en moyenne quadratique vers f .

38
Chapitre 3

Transformation de Laplace

39

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