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1) Introduction / Généralités
2) Identification des matériaux
3) Description d’un sol
4) Analyse des matériaux au laboratoire
5) La classification géotechnique des sols GTR
6) Autres classification des sols
7) L’objet de la classification des sols
8) Conditions d’utilisation des matériaux en remblai
9) Conditions d’utilisation des matériaux en couche de forme
10) Classification des plateformes pour le dimensionnement des structures de chaussée
11) GTR : Compactage
12) Exercices d’application
13) Contrôle de compactage
14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
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1) Introduction
La géotechnique est le domaine d’étude des propriétés physiques, mécaniques et hydrauliques des
sols et des roches et de leurs applications dans les travaux d’infrastructures .
Les applications consistent en la conception et le dimensionnement de solutions techniques
adaptées à la situation donnée, visant le plus souvent à assurer la stabilité de l’ouvrage projeté.
Nous nous intéresserons dans ce cours essentiellement au matériau sol,
Il a pour objectif de proposer quelques règles de l’art simples et suffisantes pour traiter des cas les
plus courants, dans les travaux de d’infrastructures dans le domaine des terrassements (routier,
voiries, etc.). en s’appuyant principalement sur le GTR Fascicule 1&2
GTR: Guide de Terrassement Routier GTR : Ils définissent les règles de l’art et les conditions de
réemploi et de mise en œuvre des sols naturels
NOTA:
il n’existe que peu de différence, au niveau des conditions de mise en œuvre, entre une plateforme
support de dallage ou de bâtiment et une plateforme support de chaussée
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2) Identification des matériaux
En vu de la détermination des caractéristiques d'un sol, certains essais peuvent être effectués de deux
façons :
- Au laboratoire après prélèvement d’échantillons intacts (ou non remaniés);
- Au sein du massif de sol, par un essai en place ou in situ
 Prélèvement d’échantillons
 Sondages, carottages
 Prélèvement à la pelle
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 Les Essais des sols in situ
Des essais de reconnaissance & de de contrôle
 Piézomètre
 Pénétromètre dynamique
 Le Scissomètre
 Perméabilité de sols
Les essais Matsuo (« essais à la fosse »)Réalisation par pelle mécanique d’une fouille de volume déterminé. Après
remplissage initial, suivi de l’abaissement du niveau d’eau sans saturation.
Les essais Porchet : essai réalisé dans une cavité de 50 à 70 cm de profondeur et de 15 cm de diamètre. Après satu-ration
initiale pendant au moins quatre heures, détermination du volume d’eau nécessaire pour maintenir un niveau constant de 15
cm pendant 10 minutes.
Les essais Lefranc :réalisé dans un forage. Suivi du niveau d’eau dans le forage, soit en maintenant constant le débit
d’injection (ou de pompage), soit après une injection (ou un prélèvement) initiale. L’essai Lefranc est réservé aux sols situés
sous le niveau de la nappe. Pour l’essai Nasberg, réservé aux sols au dessus de la nappe, seule l’injection est possible.
 Mesure de déflexion
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3) Description d’un sol
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 Les Essais au laboratoire
Les principaux Essais d’identification des matériaux au labo :
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4) Analyse des matériaux au laboratoire
 Analyse Granulométrie :
Elle permet d’établir une répartition pondérale des éléments granulaires d’un matériau:

• Dmax dimensions maximale des plus gros éléments (un seuil de 50mm pour distinguer les
sols fins , des sols sableux , graveleux (classes A, B, D1 et D2), des sols blocailleux (classes C et
D3);
• Le tamisat à 80 μm : ce paramètre permet de distinguer les sols riches en fines et, dans une large
mesure, d’évaluer leur sensibilité à l’eau
Seuils retenus :
 - 35 % : c’est le seuil au-delà duquel le comportement du sol peut être considéré
comme régi par celui de la fraction fine (≤ 80 μm),
 - 12 % : c’est un seuil conventionnel permettant d’établir une distinction entre
les matériaux sableux et graveleux pauvres ou riches en fines.
• Le tamisat à 2 mm (1) : ce paramètre permet d’établir une distinction entre les sols à tendance
sableuse et les sols à tendance graveleuse.
Seuil retenu :
 - 70 % : au-delà de 70 % on définit les sols à tendance sableuse et en-deçà les sols à
tendance graveleuse.
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4) Analyse des matériaux au laboratoire
 Teneur en eau:
Déterminer la teneur en eau d’un matériau:
L’échantillon de matériau humide est pesé puis placé au four à 105°c jusqu’à l’obtention d’une masse constante (qui
correspond à la masse du matériau sec)
 Argilosité :
Le paramètre le plus couramment utilisé pour caractériser l’argilosité des sols c’est l’indice de plasticité c’est: Ip
La valeur de Ip est déterminer par les limites d’Attberg : WL et Wp
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4) Analyse des matériaux au laboratoire
 Argilosité :
La valeur de bleu de méthylène VBS : est un autre paramètre permettant de caractériser l’argilosité d’un sol.
L'essai consiste a doser la quantité de bleu de méthylène absorbée par la fraction 0/5 mm du matériau mise
en suspension dans l'eau. Cette quantité est rapportée à la fraction 0/50mm du matériau.

La VBS s’exprime en grammes de bleu pour 100 g de sol.


Seuils retenus :
- 0,1 : seuil en dessous duquel on peut considérer que le sol est insensible à l’eau (au sens défini précédemment). Ce
critère doit cependant être complété par la vérification du tamisat à 80 μm qui doit être ≤ 12 %.
- 0,2 : seuil au-dessus duquel apparaît à coup sûr la sensibilité à l’eau.
- 1,5 : seuil distinguant les sols sablo-limoneux des sols sablo-argileux.
- 2,5 : seuil distinguant les sols limoneux peu plastiques des sols limoneux de plasticité moyenne.
- 6 : seuil distinguant les sols limoneux des sols argileux.
- 8 : seuil distinguant les sols argileux des sols très argileux.
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4) Analyse des matériaux au laboratoire
 Essai Proctor :
L'essai Proctor est un essai qui permet de déterminer la teneur en eau nécessaire pour obtenir la densité
sèche maximale d'un sol granulaire (ou non) par compactage à une énergie fixée (poids de dame, nombre de
coups et dimensions normés)
La teneur en eau ainsi déterminée est appelée « teneur en eau optimum Proctor »
• Principe de l’essai Proctor:
L’essai Proctor consiste à compacter dans un moule standard, à l’aide d’une dame standard et selon un processus
bien déterminé, un échantillon du sol à étudier et à déterminer le teneur en eau du sol et sa densité sèche après le
compactage.
L’essai Proctor est répété plusieurs fois de suite sur des échantillons portés à des teneurs en eau croissantes (2%, 4%
,6% ,8% ,10%,12% ,14%,16%)
On détermine ainsi plusieurs points de la courbe représentative des densités sèches en fonction des teneurs en eau.
On trace alors la courbe en interpolant entre les points expérimentaux. Elle représente un maximum dont l’abscisse
est « la teneur en eau optimum Proctor », et l’ordonnée « la densité sèche maximum Proctor ».
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Essai Proctor :
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4) Analyse des matériaux au laboratoire
 Indice Portants IPI et I.CBR :
L'essai permet de déterminer l’indice portant d’un échantillon compacté dans un moule
CBR avec une énergie Proctor normal
Cette indice est utilisé pour caractériser l’état hydrique (moyennement à très humide),
d’un sol sensible à l’eau
Il permet également d’apprécier la traficabilité de la PST

La pérennité du traitement d'une PST est assurée quand:


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4) Analyse des matériaux au laboratoire
 Essai Los Angeles LA:
L'essai permet de mesurer la résistance des matériaux granulaires à la fragmentation par chocs
La limite supérieure préconisée pour cet usage est LA= 45.

 Essai Micro Deval MDE:


L'essai permet de mesurer la résistance des matériaux granulaires à l’usure produite par frottements
réciproques des grains en présence d’eau,
MDE est l'un des indicateurs permettant de juger la résistance au trafic de chantier des matériaux
granulaires non traités utilisés en couche de forme.
La limite supérieure préconisée pour cet usage est MDE= 45.
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4) Analyse des matériaux au laboratoire

 Coefficient de friabilité des sable Fs:


L'essai permet de mesurer la résistance à la fragmentation d’un sable
Fs est l'un des indicateurs permettant de juger la résistance au trafic de chantier des matériaux
sableux non traités utilises en couche de forme.
La limite supérieure préconisée pour cet usage est Fs = 60.
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5) La classification géotechnique des sols GTR
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5) La classification géotechnique des sols GTR
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5) La classification géotechnique des sols GTR
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5) La classification géotechnique des sols GTR
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5) La classification géotechnique des sols GTR
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5) La classification géotechnique des sols GTR
 La classification géotechnique des sols GTR
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5) La classification géotechnique des sols GTR
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5) La classification géotechnique des sols GTR
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5) La classification géotechnique des sols GTR
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6) Autres Classifications
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7) L’objet de la classification des sols


Définir les conditions d’utilisation des matériaux en remblai et en couche de forme

portance à long terme plateforme


arase de terrassement
portance à court terme
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8) Conditions d’utilisation des matériaux en remblai
Pour chaque classe ou sous-classe de matériaux, le GTR prévoit les conditions de mise en œuvre
Ces conditions sont synthétiser dans un tableau comprenant des symboles et des codes:
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Exemple de tableau des conditions d’utilisation des matériaux en remblai:
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9) Conditions d’utilisation des matériaux en couche de forme

Pour qu’un matériau puisse être employé en couche de forme il faut qu’il satisfasse
aux critères suivants:
 l’insensibilité à l’eau,
 la dimension des plus gros éléments,
 la résistance sous circulation des engins de chantier,
 l’insensibilité au gel, le cas échéant.
Le respect de l’ensemble de ces critères est impératif dans le cas des grands chantiers.
Dans les autres cas, certaines exigences telles que la traficabilité tout temps, peuvent
être tempérées.
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9) Conditions d’utilisation des matériaux en couche de forme
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9) Conditions d’utilisation des matériaux en couche de forme
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10) Classification des plateformes pour le dimensionnement des


structures de chaussée
 La portance à court terme de la plate-forme : Arase (AR)

 La portance à long terme de la plate-forme : PFi


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10) Classification des plateformes pour le dimensionnement des


structures de chaussée
Règle de sur classement de portance des plates-formes:
 La couche de forme en matériau non traité
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10) Classification des plateformes pour le dimensionnement des


structures de chaussée
Règle de sur classement de portance des plates-formes:
 La couche de forme en sols argileux et limoneux traité en place
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10) Classification des plateformes pour le dimensionnement des


structures de chaussée
Règle de sur classement de portance des plates-formes:
 Couches de forme en matériaux grenus traités aux liants hydrauliques
éventuellement associés à la chaux
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11) GTR : Compactage
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11) GTR Compactage
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11) GTR : Compactage
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11) GTR : Compactage
ρdm : masse volumique sèche moyenne sur toute l’épaisseur de la couche compactée.
ρdfc : masse volumique sèche en fond de couche: c’est-à-dire la valeur moyenne
sur une tranche de 8 cm d’épaisseur située à la partie inférieure de la couche Compactée.
q3 Objectif de densification pour le compactage des couches de forme :
ρdm ≥ 98,5 % ρd OPN et ρdfc ≥ 96 % ρd OPN
q4 Objectif de densification pour le compactage des remblais :
ρdm ≥ 95 % ρdOPN et ρdfc ≥ 92 % ρd OPN
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11) GTR : Compactage
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11) GTR : Compactage
 Règles: Tableau de compactage pour des matériaux de remblai
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11) GTR : Compactage
 Règles: Tableau de compactage pour des matériaux de remblai
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12) GTR : Compactage
 Règles: Tableau de compactage pour couche de forme
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12) Exercices d’application


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13) Contrôle de compactage
Lorsqu'on réalise un corps de chaussée en plusieurs couches, il est
nécessaire, de garantir que le compactage des différentes couches est
suffisant,
c'est à dire que "l'objectif de densification" est bien atteint.
En fonction des matériaux utilisés, le CCTP du chantier va préciser les
valeurs à atteindre,
Pour effectuer cette vérification, on utilise:
Le pénétromètre dynamique
Le Pénétromètre (PANDA). Cet essai est normalisé selon la norme NF P 94-063. Le
principe de cet essai est simple.
On enfonce une pointe placée à l'extrémité d'une tige rigide dans le sol à l'aide
d'une masse. On parle d'un enfoncement quasi-continu par battage.
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13) Contrôle de compactage

A chaque coupe de la masse, à l'aide de capteurs on mesure la vitesse de


l'impact et l'enfoncement de la pointe.
"Vitesse d'impact" et "enfoncement" nous permettent de calculer à chaque
coup la "Résistance de pointe" donnée par la formule suivante.
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13) Contrôle de compactage

L'ordinateur dispose donc de toutes les données pour


tracer point par point, un graphique appelé "Pénétrogramme"
qui indique :
en abscisse (x) : La résistance de pointe "qd"
en ordonnée (y) : La profondeur.
En fonction de la nature et de la qualité des sols traités,
il suffit de comparer le graphique obtenu avec le graphique
de référence donné, pour déterminer si le Pénétrogramme
se trouve dans la zone d'acceptation ou pas.
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14) Contrôle de compactage
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13) Contrôle de compactage
Essai à la plaque - EV2

L'essai à la plaque de type "EV2", a pour objectif de mesurer la façon dont un


sol, ou une plateforme se déforme sous l'application d'une lourde charge. Cette
méthode est normalisée et fait référence à la norme NF P 94-117-1. Pour que
cet essai puisse être réalisé, il faut vérifier que le plus gros diamètre des
granulats qui constituent la plateforme ne dépasse pas 200 mm.
Les plates-formes concernées par cet essai, sont les plateformes
d'infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires, etc.
Le principe de l'essai est simple. On mesure la déformation du sol non pas à
l'endroit où elle se produit (zone de déformation réelle), mais en un point de
mesure déportée. Pour cela on utilise une poutre droite articulée qui matérialise
une ligne de report de la déformation, et qui pivote autour d'un axe fixe.
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13) Contrôle de compactage

Lorsque le dispositif est mis en charge,


c'est à dire qu'on applique une lourde
charge sur la plaque de charge (1),
le sol s'enfonce sous la plaque (2).
La ligne mobile (3) pivote alors autour de
son axe, et l’extrémité libre au niveau du
point de mesure (4) se déplace vers le haut.

On peut alors mesurer le soulèvement et


en déduire l'enfoncement sous la plaque,
comme l'indique le schéma ci dessous.
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13) Contrôle de compactage
Déterminer EV2 nécessite :
Un massif de réaction supérieur à 8 tonnes. Un 6X4 chargé fait très bien l'affaire.
Un vérin de 200 kN
D’effectuer 2 cycles successifs de mise en charge d'une plaque de 60 cm de diamètre, à vitesse constante de 80
daN/s.
1er cycle de chargement :
On monte progressivement en charge de 0 à 0,25 Mpa à la vitesse de 80 daN/s,
On maintient la pression jusqu’à stabilisation de la déformation (< 0,02 mm / 15 sec.)
On mesure sur la poutre l’enfoncement Zo en mm.
On redescend la pression à 0.
2ème cycle de chargement :
On remonte progressivement en charge de 0 à 0,20 Mpa à la vitesse de 80 daN/s,
On attend la stabilisation de la déformation (< 0,02 mm / 15 sec)
On mesure sur la poutre l’enfoncement Z2 en mm.
On redescend la pression à 0.
On retient la valeur Z2 du 2ème cycle de charge.
On a alors toutes les données pour calculer EV2.
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13) Contrôle de compactage
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13) Contrôle de compactage
Essai à la Dynaplaque
Pour les travaux routiers le "GTR" permet de définir
différents types de "PST" et différentes "Classes d'Arase"
allant de AR0 à AR7. Chaque classe d'arase correspond à
une "Portance" particulière (en MPA).
Une fois les travaux de compactage réalisés sur la PST
conformément aux exigences du "CCTP", il faut effectuer
un contrôle de portance de la PST, pour vérifier que la
mesure est conforme à la valeur attendue. La Dynaplaque
va servir à effectuer ce contrôle.

Plus généralement, la Dynaplaque est utilisée pour :


Mesurer la déformabilité des plateformes de
terrassement et des couches de forme.
Déterminer l'homogénéité des plateformes et couches de
formes lors de leur réalisation
Mesurer la portance et le comportement à la fatigue des
structures soumises au passage de véhicules.
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13) Contrôle de compactage

Les Dynaplaques sont utilisées pour contrôler les portances des arases de
terrassements de plateformes constituées de matériaux de diamètre D ≤ 200 mm.
La dynaplaque de type 1 permet de mesurer des portances comprises entre 20 et 80
MPa.
La dynaplaque de type 2 permet de mesurer des portances comprises entre 20 et
250 MPa.

Lors de l'essai, la Dynaplaque (Plaque Dynamique) applique sur la plateforme une


sollicitation qui reproduit fidèlement le passage d'un essieu chargé à 13 tonnes et
roulant à 60 km/h. Pour reproduire cet effet,
la Dynaplaque lâche une masse sur un ressort amortisseur lui-même placé sur une
plaque de charge de diamètre 600 mm équipée de capteurs de force et de
déplacement.
Le matériel Dynaplaque 1 ou 2 est soumis à la norme NF P94-117-2
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13) Contrôle de compactage

L'ensemble du matériel est porté par un véhicule léger le plus souvent à 4 roues
motrices permettant de faciliter les déplacements sur le chantier, et de réaliser les
essais avec une grande rapidité. L'ensemble Dynaplaque, générateur de chocs
(Masse), et système d'acquisition des données est automatisé. Un seul opérateur
peut aujourd'hui réaliser l'ensemble des opérations.
Pour réaliser l'essai à la Dynaplaque :
L'opérateur installe la Dynaplaque au sol et réalise 3 chocs successifs. Ce qui revient
à laisser tomber la masse sur le ressort d'une hauteur h connue.
Pour la Dynaplaque 1 :
Au troisième choc, on calcule le rapport "R"entre la hauteur de rebond de la masse
sur le ressort, et la hauteur initiale de chute de la masse tombante. On appelle R le
"Coefficient de restitution". Ce coefficient de restitution est ensuite relié au module
dynamique du sol,. Ce qui permet de déterminer la portance en MPa.
(Ce calcul qui fait intervenir les équations de Boussinesq.)
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13) Contrôle de compactage
Pour la Dynaplaque 2 :
Au troisième choc, on mesure, au moyen des capteurs de déplacement, la
déflexion du sol au niveau de la plaque de charge. On mesure en même
temps la force d'impact de la masse avec les capteurs de force.
Le logiciel de collecte des mesures produit une courbe Force/Déformation,
qui permet de déterminer la portance. en MPa.
Dans le cas d'une Dynaplaque 2, on retiendra les caractéristiques suivantes :
Module dynamique de sol mesuré : de 20 à 250 Mpa
Masse tombante : 125 kg
Hauteur maximale de chute : 0,70 m
Force maximale enregistrée sur le ressort : 100 kN
Durée de l'impact sur le ressort : de 10 à 20 ms

Pour interpréter les résultats obtenus :


On se reporte au CCTP du chantier pour connaitre la valeur de portance
attendue, et on comparera le résultat à la valeur donnée par le laboratoire
qui viendra sur le chantier effectuer la mesure. Sur les plateformes de
chantiers courants on retiendra un module dynamique minimum de 50MPa.
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14) Contrôle de compactage
Pour la Dynaplaque 2 :
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
14-1) Matériaux de traitement

 Les ciments
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
 Les liants hydrauliques routiers (LHR)
Les liants hydrauliques routiers sont identifiés ainsi :
– sa classe (Ei ou Nj) ;
– sa composition nominale en constituants principaux (des tolérances de pourcentages sont définies) ;
– la présence éventuelle de sulfate de calcium;
– la présence éventuelle d’additifs (maximum 1 %).
Les constituants sont codés comme suit :
 clinker Portland: K
 laitier granulé de haut-fourneau: S
 laitier d’aciérie à l’oxygène: Sb
 pouzzolane naturelle: P
 pouzzolane naturelle calcinée: Q
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
 cendres volantes siliceuses : V
 cendres volantes siliceuses de lit fluidisé: Va
 cendres volantes calciques : W
 cendres volantes calciques non éteintes : Wa
 schiste calciné : T
 calcaire: avec teneur en carbone organique < 0,5 %: L avec teneur en carbone organique < 0,2 %: LL
 chaux aérienne calcique vive: CL-Q
 chaux aérienne calcique éteinte: CL-S
 chaux hydraulique naturelle : NHL
 sulfate de calcium (gypse ou anhydrite) : Cs
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
 Les chaux
On distingue plusieurs natures de chaux, selon la composition chimique de la roche d’origine (calcique et/ou
dolomitique) et sa teneur en argile:
• La chaux calcique aérienne vive
• La chaux calcique aérienne éteinte
Action immédiate d’abaissement de la teneur en eau
absorption d’eau par hydratation de la chaux vive, selon la réaction: CaO + H2O Ca (OH)2 +15,5 kcal
On retiendra que, globalement, l’incorporation de 1 % de chaux vive provoque un abaissement de la teneur en eau
de 1 point (1 %).
Action immédiate sur les caractéristiques géotechniques
L’ion calcium Ca++ de la chaux interagit avec les particules argileuses du sol, provoquant leur floculation. Celle-ci se
traduit par d’importantes améliorations géotechniques:
– la limite de plasticité augmente fortement, alors que la limite de liquidité varie très peu: l’indice de plasticité est
donc nettement diminué, ce qui peut faire passer d’un sol plastique, déformable, collant, à un mélange « solide »,
apte aux opérations de terrassements ;
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
Action immédiate sur les caractéristiques géotechniques
– la limite de plasticité augmente fortement, alors que la limite de liquidité varie très peu: l’indice de plasticité est
donc nettement diminué, ce qui peut faire passer d’un sol plastique, déformable, collant, à un mélange « solide »,
apte aux opérations de terrassements ;
– la portance du sol s’élève, ce qui le rend circulable par les engins de chantier et facilite le compactage des couches
sus-jacentes ;
– les caractéristiques de compactage sont modifiées, avec en particulier
une augmentation de la teneur en eau optimale (et une diminution de
la densité maximale Proctor).
Le traitement à la chaux améliore également les niveaux de portance (IPI et CBR).
L’augmentation de la teneur en eau optimale et l’aplatissement de la courbe
Proctor indiquent que le matériau traité sera plus facile à compacter efficacement,
car acceptant plus d’humidité et rendu moins sensible aux variations de teneur en eau.
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
14-2) Matériels pour les traitements
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
14-3) Dispositions nécessaires
• Besoin de compacteurs puissants
Les engins le plus fréquemment préconisés sont les compacteurs à pneus lourds P2, P3 et les vibrants de moyenne à forte
puissance V3, V4 et V5.
• Limitation de l’épaisseur à compacter
L’impératif d’une compacité suffisante en fond de couche conduit à limiter l’épaisseur compactable à 40 cm. Les couches de
forme plus épaisses sont donc mises en œuvre et compactées en 2 couches.
• Compactage en deux étapes
Un compactage partiel, correspondant à 70 - 80 % de l’énergie nécessaire pour
atteindre q3, soit environ 95 % de la compacité finale, est exécuté après régalage,
préréglage et malaxage. Le compactage final intervient immédiatement après le
réglage fin.
• Nécessité d’achever le compactage dans le délai de maniabilité
L’ensemble du compactage doit impérativement être terminé avant l’expiration
du délai de maniabilité.
• Lutte contre le feuilletage
Le feuilletage affecte fréquemment les sols fins, sur la partie supérieure (2 à 6 cm) de la couche. Pour l’éviter, il convient, avec
les sols fins, dans une première phase, d’utiliser des rouleaux à pieds dameurs VP3, VP4 ou VP5, plutôt que des vibrants
lourds V4 ou V5 qui, eux, créent beaucoup de feuilletage. Si nécessaire, on élimine ensuite la partie supérieure lors du réglage
fin et on exécute le compactage final avec des compacteurs à pneus
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
14-4) Performances à obtenir après traitements
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
14-5) Protection superficielle
La protection de la surface d’une couche de sol traitée est indispensable, pour
empêcher, d’une part l’évaporation de l’eau (très préjudiciable à la prise du liant)
Et d’autre part la pénétration d’eau dans la couche traitée (qui risque d’affecter sa
portance).
En outre, la surface de la couche doit être protégée contre les agressions du trafic
de chantier.
La protection a aussi pour rôle d’éviter les émissions de poussières sous ce trafic.
Divers types de protection superficielle sont envisageables
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14) Traitement des sols aux liants hydrauliques
14-5) Protection superficielle
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