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Master en Architecture et Développement Durable Cours de mise à niveau

Bases du développement durable

1. Introduction

Le XXème siècle a été marqué par une accélération fulgurante des connaissances,
des techniques, des moyens de communication et de transports, ainsi que de la
démographie avec, pour corollaire, une augmentation exponentielle de la
consommation d'énergie et un impact toujours plus lourd de l'homme sur son
environnement.

Cette situation a conduit à une modification profonde du rapport qui existait entre
l'homme et la nature: alors qu'autrefois la nature était perçue comme une menace
pour l'homme qui cherchait à s'en protéger, aujourd'hui c'est la nature qui est
directement menacée par les activités humaines.

Bien que ces problèmes ne soient pas nouveaux, c'est la conférence de Rio qui, en
1992, a mis en évidence les menaces réelles qui pèsent sur notre biosphère: effet de
serre, destruction de la couche d'ozone, mort des forêts, désertification des sols,
réduction de la biodiversité, etc.

Cinq ans avant la conférence de Rio, la commission mondiale sur l'environnement et


le développement des Nations Unies, présidée par Mme Gro Brundtland, définissait
le développement durable comme: "Un développement qui répond aux besoins des
générations présentes sans compromettre la possibilité des générations futures de
satisfaire les leurs."

2. Les bases du développement durable

Le développement durable s'appuie sur trois piliers complémentaires:


• la solidarité sociale,
• l'efficacité économique,
• et la responsabilité écologique.

Il postule qu'ils ont la même valeur et qu'aucun des trois ne saurait se développer au
détriment des deux autres.

Un projet, ou une action, compatible avec le développement durable devra donc


impérativement répondre à ce principe de base. Toutefois, les exigences liées à ces
trois piliers devront être redéfinies, de cas en cas, celles-ci pouvant être de nature
très différente selon l'action ou objet considéré. La formulation précise de ces
exigences constitue donc la première étape de la démarche.

3. Architecture et développement durable

La construction revêt une grande importance dans l'optique du développement


durable. En effet:
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Au plan social
• L'environnement construit constitue un support déterminant du bien-être et des
relations sociales.
• L'environnement intérieur a un impact direct sur la santé des occupants, ceci
d'autant plus qu'un européen moyen passe le 80% de son temps dans des
espaces bâtis.

Au plan économique
• La construction nécessite des investissement très élevés: de 10 à 12% du produit
national brut, selon les pays. Sensiblement plus dans les pays en
développement.
• La construction génère une part importante des emplois: 30 millions de places de
travail, dans les seuls pays de l'Union Européenne.

Au plan de l'environnement
• La réalisation et l'exploitation des surfaces construites exige d'importantes
ressources en termes de matériaux, d'énergie et de terrain.
• Ces mêmes activités génèrent des impacts importants sur l'environnement: 30%
des émissions de CO2 résultent de la construction et de l'utilisation des bâtiments.

Compte tenu de cette importance, des actions concertées ont été entreprises au plan
international:

• Sous le titre "Sustainable development and the future of construction", le Comité


International du Bâtiment a publié une étude importante qui compare les mesures
prises dans ce domaine dans 14 pays /CIB98/.
• Le Canada a lancé le "Green Building Challenge" /GBC98/, un projet international
qui vise à l'évaluation de bâtiments innovateurs. Si l'approche vise l'ensemble des
aspects du développement durable, elle demeure toutefois très fortement axée
sur les critères écologiques.
• En France, depuis quelques années déjà le concept de "Bâtiments à haute
qualité environnementale" (HQE) a vu le jour /GEPA/. Bien que se réclamant du
développement durable, cette approche se limite toutefois aux aspects
environnementaux.
• En Allemagne, une commission d'enquête du Bundestag a été créé sur le thème:
"Schutz des Menschen und der Umwelt". Une publication fait le point sur la
situation /ZD96/.
• Enfin en Suisse, la notion de développement durable a été introduite dans la
nouvelle constitution fédérale qui a été acceptée en votation populaire, le 18 avril
1999. En matière de construction, la Société des Ingénieurs et Architectes (SIA) a
publié un document qui établit les principaux critères de développement durable
relatifs à ce domaine /SIA00/.

4. Ville durable

La notion de développement durable ne saurait toutefois se limiter au bâtiment: la


localisation de l'habitat par rapport au lieu de travail, aux services et aux espaces de
verdure et de détente ayant une influence directe et importante sur le bien être des
personnes et sur les transports.
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Au plan social, l'aménagement des villes, la mixité des activités et des personnes ont
un impact direct sur le développement durable: la ville durable n'est pas seulement
celle qui résiste à l'usure du temps, mais également celle qui transmet aux
générations futures un capital accru et plus dynamique.

La ville durable est celle qui est capable de se développer sans s’auto-détruire à long
terme.
• C’est celle qui donne accès aux bénéfices de la vie urbaine au plus grand
nombre.
• C’est celle qui refuse les exclusions sociales et politiques.
• Enfin c’est celle qui contrôle ses nuisances (air, bruit, déchets)

En 1826, Londres était l'unique ville de plus d'un million d'habitants. En 1950, il y
avait sur la planète 83 villes de plus d'un million d'habitants, en 1998 il y en a 326, en
2015 il y en aura plus de 600.
A l'heure actuelle, 2.6 milliards d'habitants vivent dans des villes, en 2055, il seront
3.3 milliards, soit près de la moitié de la population.
L'urbanisation représente une transformation sans précédent au niveau de l'écologie:
- les villes sont les moteurs du développement économique, ce sont également le
siège des gouvernements et les centres de la culture,
- mais elles sont également responsables de migrations, d'atteintes à
l'environnement, de marginalisation, de pauvreté et de criminalité.

Toutefois, du point de vue de l'environnement, pour autant qu'elle soit correctement


gérée, une concentration urbaine présente également des avantages:
- une meilleure utilisation du sol,
- une proximité des lieux de travail et de loisirs,
- la possibilité d'implantation de transports en commun efficaces et rentables,
- un plus faible coût pour la distribution et le traitement de l'eau,
- des possibilités d'utilisation de la chaleur en cascade,
- plus d'options de recyclage,
- un potentiel d'application de l'écologie industrielle.

Toutefois, afin de pouvoir tirer profit de ces potentialités, la ville doit être
constamment repensée et remise en question et les décisions doivent être prises
dans le respect des exigences du développement durable, c'est-à-dire en donnant
autant de poids aux exigences sociales et écologiques qu'à celles de l'économie.

Aujourd'hui, le XXIème siècle s'ouvre sur une réalité urbaine paradoxale: d'une part,
les villes, dans lesquelles réside la majorité de la population, n'ont jamais été aussi
riches et aussi bien équipées ; d'autre part, c'est également dans ces mêmes villes
où l'on trouve le plus d'inégalités et le plus d'exclusions: la pauvreté y loge, au cœur
même de l'abondance.

Au niveau des villes, également, des actions communes ont été entreprises au plan
international et des réseaux se sont créés. Parmi ceux-ci nous relèverons:
• La "Charte d'Aalborg" /AALB/, une charte qui a été adoptée par les participants à
la Conférence européenne sur les villes durables qui s'est tenue , à Aalborg (DK)
en 1994.
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• Le "Brundtland Solar City Network", un réseau qui regroupe des villes


européennes et qui a été mis sur pied en liaison étroite avec l'ISES-Europe
(International Solar Energy Society).
• "European Green Cities" un réseau qui s'est formé dans le cadre du projet
européen "Thermie" et qui regroupe 11 villes qui ont participé au projet.
• La "Déclaration de Salamanque" un manifeste pour un avenir durable des villes
qui disposent d'un patrimoine historique d'intérêt mondial.

Parallèlement à ces réseaux, de très nombreuses villes ont établi des Agendas 21
locaux qui s'inspirent des principes établis lors de la conférence de Rio. Les thèmes
retenus dans ces agendas 21 locaux recouvrent le plus souvent les aspects suivants:

a) Société

Participation:
• Développement et stimulation de nouvelles formes de participation citoyenne.
• Implication des jeunes aux processus de décision.
Santé:
• Mise sur pied d'une politique d'information et de communication efficace en
matière de prévention et de santé.
• Création de zones de repos et de détente.
• Promotion d'activités sportives accessibles au plus grand nombre.
Solidarité:
• Adoption de mesures visant à mieux protéger les populations les plus vulnérables:
enfants, personnes âgées, handicapées, marginaux, exclus.
• Promotion d'une solidarité entre les générations.
• Promotion d'un droit au logement.
Formation:
• Education et formation des jeunes.
• Information et formation continue des adultes.
• Accès à la culture.

b) Economie

Développement économique:
• Promotion d'une économie dynamique respectueuse du développement durable.
• Mise sur pied d'un partenariat fort entre le secteur public et le secteur privé.
• Elaboration d'incitations économiques et fiscales visant à l'encouragement
d'objectifs sociaux et environnementaux.
Soutien à l'innovation:
• Efforts en matière de formation et de recherche.
• Recours à des techniques innovatrices et génératrices d'emploi.
• Développement de produits durables.
Vérité des coûts:
• Prise en compte des coûts externes résultants d'atteintes à l'environnement.
• Application du principe du pollueur-payeur.

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c) Environnement:

Gestion durable des sols:


• Conservation de zones naturelles non constructibles.
• Préservation de la fertilité des sols.
• Aménagement de zones protégées.
Protection de l'atmosphère:
• Elaboration de normes et contrôle des installations techniques des bâtiments.
• Promotion d'un trafic respectueux de l'environnement (zones 30km/h etc.).
• Création de zones piétonnes et de pistes cyclables.
Gestion de l'eau:
• Traitement efficace des eaux usées et protection des eaux souterraines.
• Limitation des surfaces étanches.
Gestion des déchets:
• Facilité de tri et ramassage sélectif des déchets.
• Introduction de taxes d'incitation au recyclage.
• Encouragement du compostage.
Conservation de la biodiversité:
• Maintien d'espaces naturels dans les agglomérations.
• Création de passages pour le gibier au travers des routes à grand trafic.
• Sensibilisation des habitants.

5. Construction durable

Pour qu'un bâtiment puisse répondre aux exigences du développement durable, les
études doivent être entreprises le plus en amont possible, c'est-à-dire déjà au niveau
des choix préliminaires. De plus, les choix et décisions ne doivent pas se limiter à la
construction elle-même, mais également inclure des éléments importants, tels que le
choix du site d'implantation. D'autre part, l'évaluation ne saurait se limiter à la phase
de construction mais doit impérativement recouvrir l'entier du cycle de vie de la
construction jusqu'à et y compris sa démolition, en fin de vie.

C'est en effet au stade des choix préliminaires que le maître de l'ouvrage dispose
encore du maximum de liberté d'action (Fig. 1). Il est vrai qu'à ce stade le niveau de
connaissances est très limité, de plus, pour ces choix, le maître de l'ouvrage n'est
souvent pas encore accompagné de l'équipe des spécialistes qui seront appelés à
conduire le projet. Cette situation peut être très préjudiciable, des décisions
importantes pouvant être prises sur des à priori, sans disposer de l'expertise
nécessaire.

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niveau des connaissances

choix initiaux: liberté / portée des choix

de l'exécution
programme
localisation

préparation

exécution

utilisation
projets
terrain

Figure 1 Liberté de décision et niveau de connaissance, selon l'état d'avancement


d'un projet.

Le choix du site d'implantation, pour autant qu'il soit encore ouvert, constitue un
élément déterminant: en effet, les transports induits par une localisation peu
favorable (loin d'un centre et/ou mal desservi par les transports publics) conduisent
très rapidement à des impacts économiques et environnementaux d'un coût
beaucoup plus élevé que ceux de la construction elle-même (Fig. 2).

Figure 2 Comparaison entre les impacts environnementaux de la construction et de


son utilisation et ceux liés aux transports.

La liste suivante donne, de manière synthétique et résumée, une vision des éléments
dont il faut tenir compte si l'on veut qu'un projet réponde aux exigences du
développement durable. Ces éléments ont été regroupés en fonction des étapes du
cycle de vie du bâtiment et des piliers du développement durable. Ce regroupement
est quelque peu arbitraire, ceci d'autant plus que de nombreux éléments
interagissent entre eux. 6
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a) Construction

Société:
• Organisation et qualité des espaces.
• Efficacité du plan, c'est-à-dire rapport intéressant entre la surface utile et la
surface brute de plancher.
• Flexibilité du plan permettant une adaptation aisée aux futurs besoins des
utilisateurs.
• Liberté d'aménagement des locaux.

Economie:
• Choix d'un standard adapté aux besoins réels des utilisateurs et refus d'un luxe
inutile.
• Coût en rapport avec les possibilités du maître de l'ouvrage.
• Compacité de la forme.
• Simplicité des structures.
• Sobriété de l'architecture contribuant à la pérennité du bâtiment.

Environnement:
• Limitation des mouvements de terre.
• Recours à des matériaux locaux, renouvelables ou abondants.
• Réduction des impacts du chantier (circulation, bruit, poussière, déchets).
• Limitation des surfaces étanches (possibilité d'infiltration des eaux usées dans le
sol).

b) Utilisation

Société:
• Confort des locaux (confort hygrothermique, isolation acoustique, éclairage
naturel adapté).
• Aération suffisante, au besoin, installation d'une ventilation mécanique à double
flux avec récupération de chaleur sur l'air extrait.
• Utilisation de matériaux intérieurs peu polluants.
• Limitation des rayonnements électromagnétiques.

Economie:
• Réduction des besoins et par suite des coûts de l'énergie (isolation de
l'enveloppe, systèmes de régulation et appareils électriques performants).

Environnement:
• Large recours aux énergies renouvelables.
• Choix d'un système de production de chaleur peu polluant.
• Economie d'eau (limiteurs de débit éventuellement récupération des eaux de
pluie).
• Aménagements extérieurs végétalisés.

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c) Entretien du bâtiment:

Société:
• Choix de matériaux d'entretien aisé.

Economie:
• Sélection de matériaux durables en incluant les coûts d'entretien dans les critères
de choix.
• Réalisation des travaux d'entretien au bon moment et regroupement de certaines
opérations.
• Protection de l'enveloppe contre les intempéries.
• Facilité de remplacement des éléments ayant une durée de vie limitée.
• Accessibilité des installations techniques.

Environnement:
• Choix de matériaux compatibles avec un entretien doux.

d) Elimination:

Economie:
• Concept constructif favorisant une déconstruction aisée.

Environnement:
• Choix de matériaux réutilisables, recyclables ou incinérables.
• Limitation maximales des déchets spéciaux.

6. Moyens d'action de l'architecte

Si l'architecte est l'élément clef du projet et de sa réalisation, dans le contexte du


développement durable son action ne saurait se limiter à ces deux étapes. En effet:
• En phase préliminaire, il est le conseiller du maître de l'ouvrage et, à ce titre, il
l'aide à préciser ses exigences. Lorsque cela est encore possible, il peut
également le conseiller sur le choix du site d'implantation.
• Par une information des utilisateurs et une planification des futurs travaux de
maintenance, l'architecte contribue aussi à une gestion durable du bâtiment.

De manière plus détaillée, la liste suivante résume les moyens d'action de l'architecte
tout au long du cycle de vie de la construction.

a) Choix Initiaux
• Choix du site, en tenant compte des besoins en infrastructures et transports.
• Utilisation du sol.

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b) Projets
• Implantation.
• Espaces verts.
• Optimisation des volumes.
• Optimisation des espaces, en plan et en coupe.
• Choix du mode constructif.
• Concept énergétique.
• Eclairage naturel.
• Gestion de l'eau.

c) Exécution
• Choix des matériaux.
• Choix des équipements.
• Gestion du chantier.

d) Utilisation
• Mise en service des installations.
• Information aux utilisateurs.
• Formation du personnel technique.
• Plan d'entretien et de maintenance.

e) Elimination en fin de vie


• Concept constructif facilitant la déconstruction.
• Gestion rationnelle des déchets.

7. Indicateurs de durabilité

Dans le contexte du développement durable, on est souvent amené à:


• Evaluer dans quelle mesure un projet répond aux exigences du développement
durable.
• Comparer deux ou plusieurs variantes d'un projet du point de vue de la durabilité.
• Voir dans quelle mesure un projet ou une action conduit vers plus de durabilité.

Pour répondre à ces questions complexes, on doit disposer d'indicateurs fiables qui
permettent une mesure ou un classement entre diverses variantes.

Idéalement, un décideur souhaiterait disposer d'un indicateur unique, facile à


interpréter. Une telle agrégation se révèle d'une part très complexe voire utopique,
d'autre part peu souhaitable:
- D'une part, la complexité résulte de la difficulté d'agréger des éléments aussi
divers que la qualité de l'implantation, la flexibilité du plan, le confort de
l'occupant, la qualité des matériaux, les émissions induites et les coûts de
construction et d'exploitation. Certains de ces éléments ayant un caractère
quantitatif, d'autres purement qualitatif.
- D'autre part, même si une telle agrégation était possible, l'indicateur final
permettrait tout au plus de classer diverses variantes, mais en aucun cas
d'expliquer pourquoi une variante surclasse une autre, ni quels sont ses points
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forts et ses faiblesses. L'agrégation de plusieurs aspects, de nature différente


conduit en effet inévitablement à une perte d'information.

Dès lors, la démarche généralement admise consiste à effectuer une agrégation


partielle des données. On est ainsi ramené à un nombre limité d'indicateurs, chacun
d'eux étant caractérisé par plusieurs éléments représentatifs de l'indicateur
considéré.

A titre d'exemple, les indicateurs suivants permettent de caractériser un projet de


construction:

Société:
• Qualité d'implantation (qualité du site, accessibilité, économie du sol).
• Durée de vie du bâtiment (qualité architecturale, flexibilité, concept constructif).
• Qualité de l'environnement intérieur (qualité de l'air, confort, sécurité).

Economie:
• Coûts directs (investissements, exploitation, maintenance).
• Coûts indirects (transports, coûts externes).

Environnement:
• Utilisation des ressources (matériaux, énergie, eau).
• Charge environnementale (émissions dans l'air, l'eau et le sol, déchets).

Selon la nature du projet et les contraintes locales, d'autres familles d'indicateurs


peuvent être définis. Afin de permettre une évaluation globale ou une comparaison
de projets, le nombre d'indicateurs ne doit pas être trop élevé: idéalement de 5 à 7,
au maximum de 10 à 12.

Selon la complexité du problème, l'évaluation finale peut nécessiter des méthodes


d'analyse multicritères de type "Electre".

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Références

/CIB98/ Sustainable Development and the Future of Construction.


CIB Report – Publication 225 (1998)
ISBN 90-6363-011-5

/GBC98/ Green Building Challenge'98


An International Conference on the Performance Assesment of Buildings.
Proceedings – Vancouver - October 1998

/GEPA/ Groupe pour l'Education Permanente des Architectes.


Construire un bâtiment à Haute Qualité Environnementale.
Paris – Décembre 1999

/SIA00/ Société des Ingénieurs et Architectes


Construction: Critères d'un développement durable.
ISBN 3-908 483-12-3 – Zürich 2000

/ZD96/ Zukunftfähiges Deutschland


Ein Beitrag zu einer global nachhaltigen Entwicklung.
ISBN 3-7643-5278-7 – Birkhäuser (1996)

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