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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene

Faculté des Sciences de la Terre, de


Géographie et Aménagement du Territoire

Domaine Sciences et Univers


Filière Géographie et Aménagement du Territoire

Dynamique du Milieu Physique


2e année licence

Les Changements Climatiques


Initié(es) par :

BELAID Souhil – 191932055009


CHABANE Rabah Hamza – 191931084619

Groupe 1 - Section A

MAI 2021
SOMMAIRE

I- INTRODUCTION :..................................................................................... 3
1. Introduction Générale : ............................................................................. 3
2. Pourquoi la Terre chauffe ? : .................................................................. 3
L’effet de serre :................................................................................... 3
3. Premières découvertes de l’effet de serre : .............................................. 3
Histoire : ............................................................................................... 3
4. Les principaux gaz à effet de serre : ........................................................ 4
II- DEVELOPPEMENT : ................................................................................ 5
1. Définition du changement climatique : .................................................... 5
Définition simple :................................................................................ 5
Définition scientifique : ....................................................................... 5
Changements climatiques dus à l’Homme : ...................................... 5
2. Les causes du changement climatique : ................................................... 5
3. Les conséquences du changement climatique : ....................................... 7
Conséquences sur l’écosystème et la planète : .................................. 7
Conséquences sur la société et l’économie : ...................................... 7
Conséquences sur les entreprises: ...................................................... 7
Les effets du changement climatique : .............................................. 8
4. Solutions pour lutter contre le changement climatique : ....................... 9
Atténuation et adaptation : ............................................................... 12
Les différents accords et protocoles : .............................................. 12
III- CONCLUSION : ...................................................................................... 13
IV- BIBLIOGRAPHIE : ................................................................................ 14
Introduction

Le monde est de plus en plus menacé par les catastrophes naturelles, ces
phénomènes sont dues en général par l’activité humaines qui contribue en grande
partie aux changements climatiques.

Pourquoi la Terre chauffe ?


(L’effet de serre)

La Terre reçoit en permanence de l’énergie du soleil. La partie de cette énergie qui


n’est pas réfléchie par l’atmosphère, notamment les nuages, ou la surface terrestre est
absorbée par la surface terrestre qui se réchauffe en l’absorbant. En contrepartie, les
surfaces et l’atmosphère émettent du rayonnement infra-rouge, d’autant plus intense
que les surfaces sont chaudes. Une partie de ce rayonnement est absorbée par certains
gaz et par les nuages, c’est le phénomène de l’effet de serre. L’autre partie est émise
vers l’univers et la température de la Terre s’ajuste pour trouver un équilibre entre
l’énergie du soleil absorbée en permanence et celle réémise sous forme de
rayonnement infra-rouge. Une augmentation des gaz à effet de serre suite aux activités
de l’homme piège une partie de ce rayonnement, ce qui provoque une hausse de la
température des surfaces jusqu’à trouver un nouvel équilibre. C’est la cause principale
du réchauffement climatique observé ces dernières décennies.

Source : ecologie.gouv

Premières découvertes de l’effet de serre


(Histoire)

Les premières suppositions sur l’effet de serre sont faites par le scientifique Jacques
Fourier en 1824. Plusieurs scientifiques après lui vont étudier et tenter de quantifier le
phénomène. Toutefois, la thèse de la possibilité d’un réchauffement climatique lié aux
gaz à effet de serre (dont le gaz carbonique) finit par être validée dans les années 1940
par Gilbert Plass. À l’aide des technologies modernes, il prouve de façon définitive
que la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère influe sur la capacité de
l’air à retenir les rayons infrarouges et la chaleur. Ce sont les premières définitions du
changement climatique.

Les principaux gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) sont des composants gazeux qui absorbent le
rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre, contribuant à l'effet de serre.
L'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère terrestre est un des facteurs
qui sont à l'origine du récent réchauffement climatique.
• L’accumulation du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère contribue
pour 2/3 de l’augmentation de l’effet de serre induite par les activités
humaines (combustion de gaz, de pétrole, déforestation, cimenteries, etc.).
C’est pourquoi on mesure usuellement l’effet des autres gaz à effet de serre
en équivalent CO2 (eq. CO2).
• Le méthane (CH4) : les élevages des ruminants, les rizières inondées, les
décharges d’ordures et les exploitations pétrolières et gazières constituent les
principales sources de méthane induites par les activités humaines. La durée
de vie du méthane dans l’atmosphère est de l’ordre de 12 ans.
• Le protoxyde d’azote (N2O) provient des engrais azotés et de certains
procédés chimiques. Sa durée de vie est de l’ordre de 120 ans.
• L’hexafluorure de soufre (SF6) a une durée de vie de 50 000 ans dans
l’atmosphère.

Source : univ.gouv
Définition du changement climatique

Définition simple
Un changement climatique correspond à une modification durable (de la décennie
au million d'années) des paramètres statistiques (paramètres moyens, variabilité) du
climat global de la Terre ou de ses divers climats régionaux. Ces changements peuvent
être dus à des processus intrinsèques à la Terre, à des influences extérieures ou, plus
récemment, aux activités humaine.
Lorsque l’on en parle aujourd’hui, il s’agit du phénomène d’augmentation des
températures qui se produit sur Terre depuis 100 à 150 ans. Depuis le début de la
Révolution Industrielle, les températures moyennes sur terre ont en effet augmenté
plus ou moins régulièrement. En 2016, la température moyenne sur la planète terre
était environ 1 à 1.5 degrés au-dessus des températures moyennes de l’ère
préindustrielle (avant 1850).

Définition scientifique
On parle de l’augmentation des températures liées à l’activité industrielle et
notamment à l’effet de serre : on parle donc parfois du changement climatique dit
“d’origine anthropique” (d’origine humaine). Il s’agit donc d’une forme dont les
causes ne sont pas naturelles mais économiques et industrielles.
De nombreux scientifiques étudient ce phénomène et tentent de comprendre
comment les activités des sociétés humaines provoquent ce changement. Ces
scientifiques sont regroupés au sein du GIEC (Groupe International d’Experts sur le
Climat), et ils publient régulièrement des rapports étudiant l’évolution du
réchauffement climatique.

Changements climatiques dus à l’Homme


Ces changements sont dus à l'industrialisation de la planète et à l'utilisation massive
d'énergies fossiles Alors que les changements climatiques naturels se font sur de très
longues périodes, ce qui implique une certaine adaptation des espèces animales et
végétales.

Les causes du changement climatique

Les modèles du GIEC ont permis d’établir les causes, c’est-à-dire de savoir d’où
provient-il, ce qui le provoque. Grâce aux scientifiques, on sait que ce sont
principalement les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine qui influencent
le climat. Mais d’où viennent ces émissions ? Principalement, c’est la production
d’énergie (électricité, chauffage) et de carburant pour les transports (principalement les
voitures, mais aussi en partie l’aviation ou le transport maritime) qui causent le
réchauffement climatique. Ensuite arrivent la gestion des territoires et notamment la
déforestation, l’agriculture mais aussi l’élevage.

1- Le changement climatique affecte d’abord les pays les moins développés :


Comme nous vous le disions il y a quelques semaines, les pays les plus affectés
par le changement climatique sont souvent les pays du Sud. Dans ces zones où
les conditions climatiques sont déjà difficiles, un changement climatique de 2
degrés pourrait avoir des conséquences difficiles. Les zones arides et semi-
arides pourraient recevoir encore moins de pluie, ce qui rendrait l’agriculture
quasi impossible. Les pays d’Asie et d’Asie du Sud-Est pourraient faire face à
des évènements météorologiques dangereux plus forts et plus fréquents, ce qui
fragiliserait encore davantage leurs infrastructures. De plus, le changement
climatique affectera forcément le tourisme, qui est souvent une ressource
essentielle des pays du Sud. Dans ces conditions, difficile pour les populations
les plus pauvres de s’en sortir, d’autant plus qu’il s’agit souvent de pays qui
manquent de ressources pour protéger leurs populations ou pour s’adapter aux
catastrophes climatiques.

2- Le réchauffement climatique a un impact sur les plus vulnérables : Les plus


vulnérables sont souvent les premières victimes du changement climatique. Les
personnes âgées et les enfants en bas âges sont plus sensibles aux fortes
chaleurs ou aux météos difficiles. De la même façon, les sans-abris sont souvent
victimes des canicules et il sera de plus en plus difficile, pour les organismes
publics de santé, de gérer ce problème. Dans les hôpitaux, des conditions
extrêmes peuvent également poser problème pour les malades ou les femmes
enceintes par exemple. Et la situation est encore pire dans les pays les plus
chauds ou dans ceux qui ne disposent pas d’infrastructures sanitaires adaptées.
Toutes les populations vivant dans les bidonvilles ou dans les zones rurales
éloignées auront probablement plus de mal à survivre dans des conditions
climatiques transformées. De ce fait, le changement climatique a des effets
sociaux importants : elle fragilise les populations déjà vulnérables.

3- Le changement climatique pourrait poser des problèmes


d’approvisionnement en nourriture : Les effets se font déjà sentir dans
certains pays où les modifications des conditions climatiques affectent
l’agriculture. En France, les viticulteurs voient déjà leurs conditions de
production changer, mais c’est aussi le cas pour les petits paysans de nombreux
pays en développement. Les dates de récoltes sont erratiques, les quantités sont
souvent réduites lorsque la chaleur prive les plantes d’eau, ou quand les
précipitations intenses les noient… En résumé, les productions agricoles
deviennent moins prévisibles, moins stables dans le temps, et il est plus difficile
de gérer les stocks.

4- Le réchauffement climatique accroît les inégalités : Il pourrait aussi accroître


les inégalités dans le monde. D’abord entre les pays : puisque les pays du Sud
sont plus durement affectés, leur croissance l’est aussi. Une croissance faible
veut aussi dire des revenus plus faibles, particulièrement pour les premiers
maillons des chaînes de production (les petits paysans et les ouvriers). Cela peut
aussi avoir un effet en termes de capacité d’adaptation. Les riches ont ainsi une
capacité plus importante à se prémunir contre les effets pervers du changement
climatique (comme les inondations dans le Sud de la France par exemple) alors
qu’il est plus difficile pour une personne pauvre de s’assurer correctement
contre ces risques. De ce fait, le changement climatique pourrait contribuer à
perpétuer des inégalités, y compris dans les pays développés.
De plus, la croissance des inégalités pourrait mener à des conflits sociaux dans
certaines régions. Pression sur les ressources en eau ou en nourriture, conflits
territoriaux… la liste des problèmes que pourrait engendrer le réchauffement
climatique est longue.

5- La lutte contre le réchauffement climatique coûte de l’argent : Enfin, l’un


des problèmes fondamentaux du réchauffement climatique est qu’il coûte cher.
La lutte contre le réchauffement climatique a un coût important : construction
d’infrastructures adaptées, adaptation des infrastructures urbaines et des
bâtiments, mais aussi des systèmes de santé ou d’énergie. C’est potentiellement
un montant de plusieurs milliards, qui auraient pu être alloué à des programmes
d’éducation ou des programmes sociaux, voire à des programmes de création
d’emplois. En gros, si l’Etat doit dépenser plus d’argent dans la lutte contre le
changement climatique, dans la réparation des infrastructures suite aux
catastrophes naturelles, c’est autant d’argent qu’il ne dépensera pas pour
améliorer les conditions sociales. Il se pourrait même que le changement
climatique fasse monter vos impôts !

Les conséquences du changement climatique

Le réchauffement climatique devrait produire d'autres changements :


– Retrait des glaciers,
– Elévation du niveau moyen des océans,
– Modification des régimes de précipitations pouvant entraîner inondations et
sécheresses,
– Augmentation de la fréquence et de l'intensité des événements climatiques
extrêmes comme les ouragans ou les cyclones,
Une part de ces changements a déjà commencé et peut être reliée au réchauffement
climatique. C'est en particulier le cas de la fonte des glaciers.

Conséquences sur l’écosystème et la planète


D’abord, une augmentation des températures à cause du réchauffement climatique
affecte l’ensemble de l’écosystème mondial et pas seulement la chaleur ressentie. La
météo s’en trouve perturbée, avec une augmentation des phénomènes météorologiques
extrêmes, des changements des modèles météorologiques habituels. Cela veut dire plus
de tempêtes, plus d’inondations, plus de cyclones et de sécheresses.

Conséquences sur la société et l’économie


Sur la société et l’économie, le réchauffement climatique peut avoir potentiellement
plusieurs conséquences : la capacité des sociétés à s’adapter à un nouveau climat, à
adapter leurs infrastructures, notamment médicales, mais aussi leurs bâtiments. Le
réchauffement climatique aura aussi des conséquences sur la santé publique, la
capacité alimentaire des pays.

Conséquences sur les entreprises


Enfin, les entreprises risquent également d’être affectées par le changement et le
réchauffement climatique. En effet, dans un contexte où le climat change, il est plus
difficile d’adapter ses activités.
Les effets du changement climatiques

Le changement climatique touche toutes les régions du monde. Les calottes


glaciaires polaires fondent et le niveau des océans est en hausse. Dans certaines
régions, les phénomènes météorologiques extrêmes et les précipitations sont de plus en
plus fréquents, tandis que d’autres sont confrontées à des vagues de chaleur et des
sécheresses de plus en plus extrêmes.

Fonte des glaces et élévation du niveau des mers

Le réchauffement de l'eau provoque son expansion. En même temps, le


réchauffement climatique entraîne la fonte des glaciers et des calottes glaciaires
polaires. La conjugaison de ces changements provoque l'élévation du niveau des
océans, qui entraîne des inondations et l'érosion des zones côtières et d'autres situées
à basse altitude.

Conditions météorologiques extrêmes et modification des précipitations


Les fortes précipitations et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes sont de
plus en plus fréquents. Ils peuvent provoquer des inondations et nuire à la qualité de
l'eau, mais aussi réduire la disponibilité des ressources en eau dans certaines
régions.

Conséquences pour l’Europe

• L'Europe centrale et méridionale est confrontée à une recrudescence des


vagues de chaleur, des incendies de forêts et des épisodes de sécheresse.
• Le bassin méditerranéen devient de plus en plus sec, ce qui le rend encore
plus vulnérable aux sécheresses et aux incendies.
• L'Europe du Nord devient de plus en plus humide, et les inondations
hivernales risquent d'y devenir monnaie courante.
• Les zones urbaines, où vivent aujourd’hui 4 Européens sur 5, sont exposées
aux vagues de chaleur, aux inondations et à la montée du niveau de la mer,
alors qu'elles sont généralement peu préparées pour s’adapter au changement
climatique.

Conséquences pour les pays en développement


De nombreux pays en développement pauvres sont parmi les plus touchés. Souvent,
les populations qui y vivent dépendent fortement de leur environnement naturel,
alors que ce sont elles qui disposent du moins de ressources pour faire face au
changement climatique.
Risques pour la santé humaine
Le changement climatique a déjà une incidence sur la santé:

• Le nombre de décès liés à la chaleur a augmenté dans certaines régions,


tandis qu'une diminution des décès liés au froid a été constatée dans d'autres;
• Nous constatons déjà une évolution de la distribution de certaines maladies
d’origine hydrique et de certains vecteurs de maladies.

Coûts pour la société et l’économie


Les dégâts aux biens et aux infrastructures et les effets sur la santé humaine
entraînent des coûts considérables pour la société et l’économie. Entre 1980 et 2011,
les inondations ont touché plus de 5,5 millions de personnes et provoqué des pertes
économiques directes s’élevant à plus de 90 milliards d’euros. Les secteurs qui
dépendent fortement des températures et des précipitations, tels que l'agriculture, la
sylviculture, l'énergie et le tourisme, sont particulièrement touchés.

Conséquences pour la vie sauvage


Le changement climatique est tellement rapide que beaucoup de plantes et d'espèces
animales ont dû mal à s'y adapter. De nombreuses espèces terrestres, d’eau douce et
marine se sont déjà déplacées vers de nouveaux territoires. Certaines espèces végétales
et animales seront gravement menacées d’extinction si la température moyenne de la
planète continue d’augmenter de manière incontrôlée

Le GIEC évalue également comment le changement climatique se traduira à moyen


et long terme. Il prévoit :

• Des phénomènes climatiques aggravés : l’évolution du climat modifie la


fréquence, l’intensité, la répartition géographique et la durée des événements
météorologiques extrêmes (tempêtes, inondations, sécheresses).
• Un bouleversement de nombreux écosystèmes : avec l’extinction de 20 à 30 %
des espèces animales et végétales, et des conséquences importantes pour les
implantations humaines.
• Des crises liées aux ressources alimentaires : dans de nombreuses parties du
globe (Asie, Afrique, zones tropicales et subtropicales), les productions
agricoles pourraient chuter, provoquant de graves crises alimentaires, sources
de conflits et de migrations.
• Des dangers sanitaires : le changement climatique aura vraisemblablement des
impacts directs sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la transmission
des maladies animales, susceptibles de présenter des éléments pathogènes
potentiellement dangereux pour l’Homme.
• L’acidification des eaux : l’augmentation de la concentration en CO2 (dioxyde
de carbone) dans l’atmosphère entraîne une plus forte concentration du
CO2 dans l’océan. En conséquence, l’eau de mer s’acidifie car au contact de
l’eau, le CO2 se transforme en acide carbonique. De 1751 à 2004, le pH
(potentiel hydrogène) des eaux superficielles des océans a diminué de 8,25 à
8,14. Cette acidification représente un risque majeur pour les récifs coralliens et
certains types de plancton menaçant l’équilibre de nombreux écosystèmes.
• Des déplacements de population : l’augmentation du niveau de la mer (26 à
98 cm d’ici 2100, selon les scénarios) devrait provoquer l’inondation de
certaines zones côtières (notamment les deltas en Afrique et en Asie), voire la
disparition de pays insulaires entiers (Maldives, Tuvalu), provoquant
d’importantes migrations.

Les impacts du changement climatique peuvent être très différents d’une région à
une autre, mais ils concerneront toute la planète.

Météo… climat : quelle différence ?


Les épisodes météorologiques exceptionnels (la survenue d’un hiver rigoureux ou
d’un été pluvieux) ne font qu’illustrer la variabilité du climat à court terme (à
l’échelle d’une saison, ou d’une année). Cela ne remet pas en cause la tendance au
réchauffement sur le long terme.

Source : univ.gouv

SOLUTIONS POUR LUTTER CONTRE LE CHANGEMENT


CLIMATIQUE

1) Modifions nos habitudes alimentaires !


Pour limiter l’impact de notre alimentation sur le climat, privilégions autant que
possible les fruits et légumes de saison. En effet, ils génèrent en moyenne 7 fois mois
de GES que les produits cultivés sous des serres chauffées. De nombreux calendriers
de fruits et légumes de saison sont disponibles pour nous guider dans nos achats.

2) Réduisons notre consommation de viande !


Contrairement à une idée reçue, les protéines ne sont pas uniquement présentes dans
les viandes ou les produits d’origine animale. On les retrouve, notamment, en quantité
élevée dans certains végétaux tels que les légumes secs, les graines ou les fruits à
coque. Soyons curieux et expérimentons une recette végétarienne au moins une fois
par semaine.
Source : ©Yann Arthus-Bertrand, Parc d’engraissement de bovins, Département de Rio Negro (Uruguay)

3) Luttons contre la déforestation !


Certains labels garantissent une gestion durable des forêts. En achetant des produits
(papier, meubles, etc.) portant le label Forest Stewardship Council (FSC)
ou Programme Européen des Forêts Certifiées (PEFC), nous pouvons contribuer à
la préservation des forêts et limiter ainsi les émissions anthropiques de GES.

4) Préservons les océans !


Pour lutter contre le changement climatique, nous devons préserver les océans. Pour
cela, chacun de nous peut agir au quotidien. Par exemple, nous pouvons acheter des
produits ménagers respectueux de l’environnement afin d’éviter de déverser des
produits chimiques polluants dans les océans.

Source : ©Yann Arthus-Bertrand, Barrière de corail, Queensland (Australie)


5) Consommons de l’énergie propre !
Pour réduire notre impact sur le climat au quotidien, nous pouvons faire le choix
d’une énergie propre, issue de ressources renouvelables. De plus en plus de
fournisseurs d’énergie encouragent leur développement : favorisons-les dès que
possible pour réduire nos émissions de GES au quotidien.

6) Réduisons nos consommations d’énergie !


Une étiquette énergie classe les produits en fonction de leur consommation
d’énergie. Ce classement est symbolisé par une lettre. Les plus économes en énergie et
donc les plus respectueux de la planète sont classés A+, A++ et même A+++ ! Par
exemple, un appareil classé A++ consomme 45% d’énergie en moins qu’un
appareil classé A.

7) Trions nos déchets !


Le meilleur déchet reste celui que nous ne produisons pas ! Pour cela, de
nombreuses solutions existent : s’interroger sur la nécessité de nos achats, privilégier
les produits en vrac ou sans suremballage, préférer les éco-recharges, etc.

8) Passons à l’économie circulaire !


Nous pouvons à notre échelle modifier nos modes de consommation pour lutter
contre le réchauffement climatique. En s’appuyant sur le principe des 3 R : Réduire,
Réutiliser et Recycler nous pouvons réduire considérablement nos quantités de
déchets et éviter de produire inutilement de nouveaux objets. Mobilier, textiles ou
électroménager, tous nos produits de consommation quotidiens peuvent être réparés ou
trouver une nouvelle vie grâce au recyclage.

Source : ©Yann Arthus-Bertrand, Jeunes filles portant des eaux en pays dogon (Mali)
9) Utilisons des modes de transport doux !
Privilégier les transports en commun, les véhicules électriques ou faire du
covoiturage sont des solutions efficaces pour réduire nos émissions de gaz à effet de
serre lorsque nous nous déplaçons. Les meilleures solutions restent évidemment le
vélo et la marche à pied, à la fois écologiques, économiques et bonnes pour la santé.
D’ailleurs, une enquête de l’ADEME révèle que la moitié des déplacements en voiture
font moins de 3 km, une distance parfaitement calibrée pour le vélo et la marche.

10) Compensons nos émissions carbone !


Depuis 2006, le programme Action Carbone Solidaire de la Fondation GoodPlanet a
pour mission de lutter contre le réchauffement climatique en développant des
alternatives durables et économiquement viables aux activités polluantes, au
profit des populations les plus défavorisées. En soutenant ces projets de
compensation carbone volontaire, nous pouvons tous contribuer à la lutte contre le
changement climatique.

Atténuation et adaptation : deux approches complémentaires

Pour limiter les effets du changement climatique, les pays signataires de la


Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) se sont
donnés pour objectif dans l’Accord de Paris de « contenir l’élévation de la température
moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux
préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation de la
température à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, étant entendu que cela
réduirait sensiblement les risques et les effets des changements climatiques ».
Pour ce faire, il est crucial de s’attaquer aux causes du changement climatique en
maîtrisant les émissions nettes de gaz à effet de serre (GES), c’est ce qu’on appelle
l’atténuation.
Cependant, compte tenu de l’inertie climatique et de la grande durée de vie des gaz
à effet de serre accumulés dans l’atmosphère, l’augmentation des températures d’ici à
la fin du siècle est inévitable et toutes les régions du monde sont concernées.
L’adaptation au changement climatique est donc nécessaire pour en limiter les
conséquences sur les activités socio-économiques et sur la nature. L’adaptation a pour
objectifs d’anticiper les impacts du changement climatique, de limiter leurs dégâts
éventuels en intervenant sur les facteurs qui contrôlent leur ampleur (par exemple,
l’urbanisation des zones à risques) et de profiter des opportunités potentielles.

Les différents accords et protocoles

➢ Le protocole de Kyoto.

➢ Les accords de Copenhague.


Conclusion

Au final, ce que tous ces chiffres nous apprennent, c’est qu’il n’existe réellement
que deux options pour lutter sérieusement contre le changement climatique. La
première consisterait à trouver une forme d’énergie qui nous permette de soutenir
notre mode de vie actuel sans émettre de CO2. Une énergie 100% propre donc, qui
nous permettrait de nous déplacer, de nous chauffer, de nous éclairer, de nous équiper
et de nous alimenter comme aujourd’hui, mais sans émettre de gaz à effet de serre. Et
aujourd’hui, cette énergie n’existe pas. La seconde option est simple : il s’agit
d’effectuer une transition vers un mode de vie différent, qui nécessite beaucoup moins
d’énergie. Dans la mesure où nous ne savons pas comment avoir une énergie propre, la
seule solution semble être de (beaucoup) moins en consommer. Et pour cela, il faudra
prendre le problème à bras le corps car de petits ajustements ne suffiront pas : il faudra
revoir notre système économique et social dans son ensemble.

La plupart des discours politiques sur le sujet du développement durable


entretiennent l’idée qu’il sera possible, à l’avenir, de continuer à vivre exactement
comme aujourd’hui, mais sans polluer, notamment grâce à la généralisation de
l’électricité renouvelable. Mais ce que les chiffres de tous les experts nous disent, c’est
que tout cela est un mythe. Les études montrent que même avec 100% de notre
électricité renouvelable, nous devrions encore réduire d’au moins 50 à 65% notre
consommation d’énergie actuelle pour envisager d’être neutre en carbone. Et cela veut
dire que nous allons devoir changer VRAIMENT nos modes de vie. L’idée d’une
écologie sans effort ne résiste pas à l’analyse des faits. Cela ne veut pas pour autant
dire qu’il faut renoncer à tout le progrès moderne et retourner à l’Âge de Pierre : des
solutions existent. Mais leur mise en place nécessitera la transformation de nos
référents culturels les plus ancrés.

Il faut avant tout réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, le premier
moyen est de se tourner vers les énergies renouvelables et d’éviter les énergies
fossiles. Mais il faut aussi réduire sa consommation énergétique, éviter le gaspillage
alimentaire, mieux se nourrir en évitant les produits qui ont une trop grosse empreinte
carbone, optimiser l’utilisation des ressources… En résumé, il faut adapter notre mode
de vie à la notion de résilience et de développement durable. Il faut aussi transformer
nos sociétés pour aller vers un modèle industriel et une mondialisation qui prenne en
compte l’écologie.

Changeons notre comportement


face à l’environnement.
Références bibliographiques

- Youmatter.world

- Ecologie.gouv, Ministère de la transition écologique

- BNP PARIBAS ASSET MANAGEMENT, l’investisseur durable


d’un monde qui change

- Mod_aricle

- Ec.europa.eu, Commission Européenne

- ©Yann Arthus-Bertrand, Parc d’engraissement de bovins,


Département de Rio Negro (Uruguay)

- ©Yann Arthus-Bertrand, Barrière de corail, Queensland (Australie)

- ©Yann Arthus-Bertrand, Jeunes filles portant des eaux en pays


dogon (Mali)

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