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Chapitre 1 : Economie d’énergie

1-1- Introduction

- La sucrerie a besoin des énergies qui sont la vapeur et l’électricité. La vapeur est produite dans les
chaudières à vapeur et l’électricité est produite par la détente de la vapeur à travers les
turboalternateurs.

- L’étude des économies d’énergie ne peut être faite indépendamment de l’évaporation multiple
effet qui est un peu la centrale de répartition de vapeur dans l’usine.

Il faudra donc distinguer :

 L’économie brute telle qu’elle ressort des bilans réalisés sur l’appareil,

 L’économie de vapeur usine compte tenu des écarts de concentration sur l’évaporation et de la
consommation de KWH supplémentaires,

 L’économie de T.E.P (Tonne Equivalent Pétrole 1 ETP = 10000 thermies) primaires, en cas de
substitution d’électricité au fuel.

La sucrière de betterave est un gros consommateur d’énergie, essentiellement d’énergie fossile (fuel,
charbon gras, anthracite,…), la quasi-totalité de l’énergie électrique consommée en campagne est
auto produite.

Le coût de l’énergie a une grande influence sur les résultats financiers. Ce qui explique les importants
efforts d’investissement pour diminuer la consommation spécifique ou pour diversifier les sources
d’approvisionnement. (Ex : Groupe COSUMAR : chaudière mixte bagasse - fuel SUNABEL – SURAC
Ksiri, chaudière HP 60 bars Sidi Bennour)

La consommation à la chaufferie, exprimée en m ETP du groupe COSUMAR pour les sucreries de


betterave varie en moyenne de campagne entre 23 et 35 m ETP / TB.

A titre de comparaison :

Moyenne de 32 sucreries Françaises 17 m ETP / TB.

h)- Centrale chaufferie :

Cet atelier produit à la fois de l’énergie thermique et de l’énergie électrique.

Comme dans les autres ateliers cette production entraîne des pertes dues :

- à la chaleur sensible des fumées,

- aux déperditions de chaleur dans l’environnement de la chaudière,

- aux imbrûlés gazeux ou solides,

- aux purges de déconcentration

- à la distribution de l’électricité (effet joule).


2-3-3- Principes de conception d’une chaudière

Une chaudière à tubes d’eau est constituée dans le sens de parcours des gaz de :

- Une chambre de combustion

Constituée de parois froides parcourues par l’émulsion vapeur- eau.

Les échanges s’y effectuent essentiellement par rayonnement. (35 à 40 % de la chaleur totale
échangée dans la chaudière).Fumées à 1200 °C environ.

- Un surchauffeur

Echange vapeur – fumées, par rayonnement et convection (10 à 20 % de la chaleur totale échangée).
Fumées à 800 °C environ.

- Un désurchauffeur

Echange une partie vapeur – eau du collecteur ou ballon inférieur.

- Un faisceau Vaporisateur

Echange émulsion vapeur – eau – fumées, par convection qui comporte généralement la surface
d’échange la plus importante et absorbe 40 à 60 % de la chaleur totale.

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- Un économiseur

Echangeur eau alimentaire – fumées par convection. (5 % de la chaleur totale). Fumées à 300 °C
environ.
- Un réchauffeur d’air

Echangeur air de combustion – fumées par convection. Fumées à 200 °C environ).

- Ventilateurs

La chaudière est soit en légère dépression

(Chaudières anciennes, chaudières à charbons) et comporte dans ce cas un ventilateur de tirage en


sus,

soit est pressurisée (cas des chaudières modernes à fuel) et ne comporte alors qu’un ventilateur de
soufflage pour l’alimentation en air comburant.

- Emulsion Eau - Vapeur

La circulation dans le faisceau vaporisateur est :

Soit naturelle,

Soit forcée (pour des pressions > 150 bar).

La circulation naturelle s’établit du fait de la différence de densité due au réchauffage de l’eau.

Le débit de circulation est généralement supérieur à 10 fois le débit de vapeur produite.

La vapeur est séparée dans un ballon et séchée par chicanage avant d’être surchauffée.

- Equipements de contrôle et de sécurité

2-5- Turbine à vapeur

2-5-1 Principe :

Utiliser l’énergie de détente d’une vapeur haute pression surchauffée pour la transformer en énergie
mécanique puis en énergie électrique par l’intermédiaire d’un alternateur accouplé à la turbine par
un réducteur.

La turbine peut être également à soutirage si une partie de la vapeur est soutirée en cours de
détente.

- Les turbines comportent généralement plusieurs étages de détente, pour limiter les vitesses
d’écoulement de vapeur et améliorer le rendement thermodynamique.

- Chaque étage est composé d’un aubage fixe dans lequel se fait la mise en vitesse de la vapeur et
d’un aubage mobile où la vapeur transmet son énergie cinétique (par diminution de sa vitesse) à
l’arbre de la turbine.

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