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CM – DROIT COMMERCIAL

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INTRODUCTION AU DROIT COMMERCIAL

1. Historique et sources du droit commercial

2. Difficulté de définition

Ensemble de règles de droit privée applicables aux commerçants et opérations juridiques


réalisées pour les besoins de leurs activités, mais il ne régit pas l’ensemble de la vie économique
🡺 Il ne s’applique pas à toutes les activités (exclusion du droit bancaire, des transports,
relations avec le salarié, etc.)
🡺 Exclusion des agriculteurs, artisans et professions libérales même si leur statut se
rapproche de celui des commerçants

3. Coexistence avec le droit civil


C’est un droit d’exception mais qui a des interactions avec le droit civil
Ses principes généraux sont dans le code civil et il a une influence sur le droit civil
🡺 Règes issues du droit civil : La mise en demeure, la prescription mais avec des
spécificités, l’anatocisme (capitalisation des intérêts)

🡺 Spécificités
Moins formaliste, plus rapide, exigence de sécurité
- le régime de la preuve (libre Vs droit civil plus contraignant)
- la solidarité passive entre codébiteurs
- les effets de commerce (moyens de paiement et crédits utilisés par les professionnels, titre
négociable représentatif d’une somme d’argent payable à court terme qui se transmet par
endossement et permet de renforcer la garantie de paiement par ses mécanismes. Ex : la lettre
de change)

4. L’organisation du commerce
- L’organisation administrative (le gouvernement, les structures locales, les Autorités
Administratives Indépendantes : AMF, l’Autorité de la Concurrence)
- Les organisations professionnelles (les Chambres de Commerce et d’Industrie, les groupements
et syndicats professionnels)
- L’organisation judiciaire : le Tribunal de Commerce et l’arbitrage
- L’organisation internationale (CNUDCI, la Chambre de Commerce Internationale)

Le Tribunal de Commerce : attributions dans le code de commerce, art. L.721-3


- contestations relatives aux engagements entre commerçants, relatives aux sociétés
commerciales, aux actes de commerce entre toutes personnes

L’arbitrage : justice privée encadrée par le Code de procédure civile (art. 1442 à 1503)

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Soit prévu en amont avec une clause compromissoire soit après la survenance d’un litige
(« compromis »), sentence arbitrale qui a l’autorité de la chose jugée mais pas de force exécutoire
(procédure d’exequatur nécessaire), susceptible d’un appel.

I. Le cadre de l’activité commerciale


A. Définition du périmètre du droit commercial
= l’ensemble de règles de droit applicables aux commerçants et les opérations juridiques
réalisées pour les besoins de leurs activités.
Cette définition vaste et large pose certaines difficultés. Càd que certaines pro ne vont pas être
prises en compte dans ce droit mais dans un autre alors qu’ils ont une activité économique.
De plus, le droit commercial ne s’applique pas qu’aux personnes physiques. Ce droit qui
s’applique aux sociétés ne concerne pas tout le droit de l’entreprise. On exclut le droit bancaire,
le droit des transports, de la consommation.
Il y a plusieurs conceptions du droit commercial et celles-ci sont complémentaires. Dans le cadre
existence du droit commerciale, le système juridique prévoit 2 options:
- une avec un droit commun
- une avec un droit exceptionnel

Ensemble de règles de droit applicable aux commerçants et opérations juridiques réalisées pour les
besoins de leurs activités, mais il ne régit pas l’ensemble de la vie économique car :
🡺 il ne s’applique pas à toutes les activités ( exclusion du droit bancaire, des transports,
relations avec le salarié, etc.)
🡺 Exclusion des agriculteurs, artisans et professions libérales même si leur statut se
rapproche de celui des commerçants

Pour savoir si c’est bien du droit commercial il faut se demander s’il y a :
- Un commerçant
- Un acte commercial
= Un commerçant= exercice des actes commercial.

B. Historique

1. Historique de droit commercial


→ Droit commerciale a des origines privées. Usage relatif au commerce maritime, texte
privé, dans le but d’assurer une sécurité des transactions.
→ Au Moyen-Age :
→ Nationalisation du droit commercial sous l’Ancien Régime.
→ Sous napoléon, édite un code du commerce avec les règles établis par UE et les droits de
la consommation.
De l’antiquité à nos jours il y a eu des évolutions 🡪 commerce maritime et avec de nouveaux texte
mis en place. Au moyen âge il va y avoir des développements de banques avec des droit et
privilège (corporation) et des obligations concernant les commerçants. Sous la révolution il va y
avoir l’abolition des privilèges (et des corporations) pour les commerçants et donc ils ne sont

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plus obligés de rentré dans des corporation et peuvent devenir commerçant libre. Sous napoléon
est apparu le premier code de commerce (1807).

2. Les sources du droit commercial

→ Les sources nationales :


o Textes législatifs et règlementaires :
Source : Code de commerce et code civil (règles spécifiques sur un contrat) pour le droit
commercial. Si contradiction entre commercial et civil, c’est la loi commercial qui l’emporte si on
est dans une situation commerciale. Le droit commercial va chercher ses lois dans le code de
commerce et le code civil.
o Les usages :
= Pratiques commerciales habituelles, plupart formalisant dans des codes ou validé par la
jurisprudence. Commerciale : droit privé, nécessité de sécurité donc réfraction du contrat
(=modification) est possible si jamais mauvaise exécution du contrat.
Solidarité passive qui est présumé : créancier face à plusieurs débiteurs, il y aura une solidarité
passive présumée donc peut se tourner vers n’importe quel débiteur pour demander la totalité
de la créance. En droit civil, division de la dette ou peut être prévu dans le contrat mais pas en
droit commercial. L’intérêt est de se tourner vers le débiteur qui n’est pas en difficulté financière.

Il y a un élément matériel (depuis des années) et psychologique (appliquer par tous) => devant
un juge on n’a pas besoin de lui donner une preuve. Comme par exemple la solidarité passive
présumé : quand on est signataire d’un contrat (en tant que commerçant), le créancier peut
nous demander d’exécuter le contrat mais peux aussi se retourner seulement sur une des
personnes signataire du contrat en lui demandant de rembourser la dette de tous les autres
signataires. Un autre usage est la réfraction du contrat : c’est lorsque l’on passe devant le juge
du tribunal de commerce en cas d’exécution partielle, le juge va changer des termes du contrat.

o La jurisprudence :
Joue rôle très important : car toujours des points
=ensemble de décisions sur un point de droit donné.
o Les autorités privées :
Ce sont les organismes professionnels qui vont édicter des règles mais dans des secteurs bien
précis (télécommunication, industrielle) et peuvent être voter par des parlementaires, elles sont
donc des sources de droit.
o La doctrine

→ Les sources de l’UE


Différents traités : Rome, Maastricht, Lisbonne et le droit dérivé = directive et règlement.
Lez droit de l’UE est fondamentale car 60% de nos règles qui découle du droit européen et le
droit de concu et commercial émane du droit européen. L’application est direct càd qu’il prévaut
sur le droit interne français.
Les opérations maritimes, règles international du commerce, conflits internationaux ou usage
internationaux

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→ Les sources internationales
Les traités internationaux, usages internationaux (la bonne foie et la force obligatoire des
contrats) et l’organisation mondiale du commerce (tout ce qui concerne les échanges
commerciaux entre les pays).

C. Spécificités du droit commercial


Spécificité nécessaire car : nécessité de sécurisé les transactions, de faire preuve de rapidité, de
protéger les novices.

1. Coexistence avec le droit civil


En France, utilise code commerce + code civil.
Des règles issues du droit civil :
- La mise en demeure = interpelle le débiteur qui n’a pas rempli son obligation, avant de
saisir la justice, trouver une solution amiable.
Lettre de mise en demeure = preuve juridique d’une contestation, intérêt de se protéger, faire
courir les dommages et intérêts en cas de retard.
interpellation amiable du débiteur, depuis 2 ans dans le droit commercial on est obligé
de démontrer au juge qu’on a essayé de trouver une solution à l’amiable (=mise en
demeure) : La mise en demeure est l'acte par lequel un créancier demande à son
débiteur d'exécuter ses obligations (payer une somme d'argent, finir des travaux, livrer
un produit acheté, etc.).
- La prescription = en rapide, prescription de 5 ans pour les paiements, comme en droit
civil, suivant le type de contrat, parfois plus rapide.
- L’anatocisme = la capitalisation des intérêts de l’entreprise
Utilise les mêmes règles commercial que du droit civil.

Des particularités : moins formaliste, notion d’équité.


- La preuve :
Cas particulier car différence preuve droit civil et droit commercial. En droit civil, au-delà de
1500 euros la preuve doit être écrite tandis qu’en droit commercial, la preuve est libre.
C’est-à-dire que tous les moyens peuvent être utiliser (sauf se faire preuve à sois même
et la loyauté de la preuve peut être invoquer, ex : pas d’enregistrement si la personne
n’est pas au courant => pas recevable). On ne peut cependant pas se faire preuve à soi-même.
- La solidarité :

« La solidarité entre les débiteurs oblige chacun d'eux à toute la dette. Le paiement fait
par l'un d'eux les libère tous envers le créancier ». Il s'agit donc d'être tenu au règlement
d'une dette en même temps que plusieurs personnes.
Dans cette relation, le créancier peut indifféremment vous demander le règlement total
ou partiel de la dette. En cas de demande de règlement total, il vous appartient de
réclamer la part due par les autres codébiteurs directement auprès d'eux.

- Les effets de commerce :


L'effet de commerce est un moyen de paiement non rattaché à un organisme bancaire
propre aux entreprises. Il peut revêtir la forme d'une lettre de change ou d'un billet à

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ordre. Échangeable, il permet notamment de faire circuler les créances d'un créancier à
un autre.

2. L’organisation du commerce

- L’organisation administratives :
Le gouvernement, les AAI (= autorité administratives indépendantes), administration délègue
sont pouvoir autoritaires, c’est l’autorité de marché financier et l’autorité de la concurrence. INPI
= ce qui concerne les marques, les brevets. Ce sont des administratives indépendantes.
- Les structures locales :
Collectivité territoriale, depuis 1982, loi de décentralisation. Donc certaines règles ont été
dévolues aux collectivités. Par exemple, si la loi leurs donne l’autorisation ou quand il y a
une carence.
- L’organisation professionnelle :
Chambre de commerce et de l’industrie qui sont tenue par des dirigeant élus, c’est un centre de
formalité pour l’accompagnement des entreprises. Il y a aussi des groupements professionnel
(perso juridique, formation des normes). Elles peuvent être maitre d’ouvrage dans certaines
structures. Là où il y a un délégation de l’état. De l’autre côté, il y a des syndicats professionnels
pour chaque activité.
- L’organisation judicaire :
1/ Les tribunaux de commerce (ce sont des commerçants élus par d’autres commerçants et qui
vont juger des commerçants) mais ce ne sont pas des professionnels et donc ils n’ont pas
forcément une connaissance spécifique du droit mais ils vont être plus rapide au niveau de la
connaissance de leurs métiers mais aussi au niveau de l’équité. Il peut avoir des risques
d’impartialité car ils peuvent se retrouver à juger des personnes qu’ils connaissent.
Juge consulaire càd commerçants entre eux : savoir technique, jugement d’équité, rapide et
moins coûteux. Risque d’impartialité car on peut être jugé par son principal concurrent.
Pourquoi on saisit le tribunal de commerce : ils ont une compétence d’attribution càd que ce sont
des juridictions d’exceptions et ne sont compétents qu’à certaines conditions.
Tribunaux de commerce si :
(voir diapo de la prof)
Tribunal de commerce prend en charge : Attributions dans le code de commerce, art. L.721-3.
Le tribunal de commerce est compétent si : engagement entre commerciaux, acte mixte, les
activités commerciales et les actes de commerce entre toutes personnes. On ne peut pas le saisir

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pour d’autres types d’affaires. - contestations relatives aux engagements entre commerçants,
relatives aux sociétés commerciales, aux actes de commerce entre toutes personnes.
Ensuite, il faut savoir quel tribunal saisir. Par principe, la juridiction territoriale compétente est
le lieu où demeure le défendeur. Cependant, le demandeur peut avoir le choix : de choisir le lieu
de livraison, (le lieu du dommage, lieu du siège social). En cas de litige, peut mettre une clause
attributive de compétence territoriale pour choisir le tribunal compétent en cas de litige. Cette
clause est possible uniquement pour le territoire. On ne peut pas déroger à ces règles de
compétences territoriales à part si clause en tant que commerçants ET était spécifié de façon très
apparente.
2/ Et l’arbitrage : c’est un recours et c’est utiliser dans le monde des affaires car c’est plus
rapide et le juge va pouvoir l’appliquer avec plus d’équité pour chacune des parties et il y une
certaine forme de discrétion des audiences (mais c’est très couteux car il faut payer des arbitres
et la procédure et il y a un risque d’impartialité car les juges peuvent avoir des intentions
cachés). Pour qu’il y ai arbitrage,
→ Soit il y a une clause compromissoire : condition prévu par les partis en cas de
différents : soumis le litige pour qu’il soit résolu par un tiers (il faut qu’elle soit écrite et
le plus précise possible).
→ Soit-il y a un compromis, pas de clause compromissoire mais il y a un litige et on peut le
régler devant un arbitrage (elle peut être oral ou écrite).
L’arbitrage a l’avantage de la discrétion, plus cher que le tribunal commerce. C’est une décision
qui intervient entre les parties, ce n’est pas une règle de droit.
C’est 2 décisions se font par un recours donc il y une possibilité de faire appel à la cour
d’appel si la personne n’est pas d’accord avec la décision.

- L’organisation internationale : (CNUDCI, la Chambre de Commerce Internationale)

L’injonction de payer :
L’injonction de payer est une procédure permettant à un créancier d’obtenir un titre exécutoire
de la part d’un juge du tribunal de commerce (ordonnance d’injonction de payer) ; muni de cette
ordonnance, le créancier pourra faire appel à un huissier qui aura ainsi pouvoir pour obtenir le
paiement de la créance. ( auprès de son débiteur)
 C’est soit une requête qu’on dépose au tribunal de commerce. Le débiteur à 1 mois pour
expliquer pourquoi il n’a pas payer et s’il ne répond le créancier devra prendre un huissier pour
que le débiteur règle sa dette.

LES ACTES DE COMMERCE

1. La notion d’actes de commerce

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Définition formelle dans le Code de Commerce, art. L 110-1 et 110-2
Liste énumérative mais pas exhaustive, pas toujours adaptée à la vie commerciale, complétée par
la jurisprudence
3 critères proposés par la doctrine pour définir la commercialité d’un acte : l’entremise (ou
circulation des richesses, toute opération entre le producteur et le consommateur), la
spéculation (recherche de profit) et l’entreprise (actes accomplis dans le cadre d’une entreprise)
-> Pluralité des critères à utiliser pour définir un acte.
2. Typologie des actes de commerce

🡺 Acte de commerce par nature


Enumération par le Code de Commerce, présomption simple (jusqu’à preuve du contraire sont
réputés comme étant des actes de commerce)

🡺 Acte de commerce par la forme


Actes de commerce en raison de leur forme (aucune importance de l’objet ou de la personne) : la
lettre de change (titre représentant une créance pouvant être cédé et tous les engagements en
découlant, sauf chèques et billets à ordre) quelle que soit la qualité de son signataire.
Les sociétés commerciales par la forme (qualification art. 210-1 du Code de Commerce)

🡺 Acte de commerce par accessoire


Regroupements de différents actes autour du principal pour assurer le même régime à
l’ensemble des actes. (Présomption simple)
2 conditions cumulatives : qualité de commerçant et rattaché à l’activité du commerçant

3. Le régime juridique des actes de commerce


La qualification d’acte de commerce permet de définir le commerçant et ces actes sont soumis à
un régime juridique particulier :
🡺 La preuve des actes de commerce (exceptions sur certains actes et personnes)
🡺 La solidarité présumée
🡺 Litiges relevant du tribunal de Commerce

4. Les actes mixtes


Nature civile pour une des parties mais commerciale pour l’autre (acte de consommation effectué
par un particulier ou l’achat d’un commerçant pour sa consommation familiale)
Application distributive des règles :
Option pour le non-commerçant choix de la juridiction
Pour les civils :liberté de la preuve à l’égard des commerçants (droit civil envers les
non-commerçants)
Solidarité passive envers les co-débiteurs commerçants, pas les civils

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D. Les actes de commerces

1. Les notions d’actes de commerce


La définition des actes de commerces et défini dans le code de commerce (article L110-1,
L110-1), le code de commerce va définir des actes de commerces.
Trois critères à utiliser pour savoir si on est oui ou non en face d’un acte de commerce :
→ L’entremise : circulation des richesses, toutes les opérations entre producteurs et
consommateurs mais on exclut les opérations industrielles
→ La spéculation : recherche du profit (limité car exclu des professions pas commerciales
mais qui recherche un profit, ex : agriculteur)
→ Le critère de l’entreprise : incomplet car il y a des activités commerciales en dehors de
l’entreprise.
Au final la pluralité des critères est à prendre en compte.
Ces critères sont insuffisants pour définir un acte de commerce.

2. Typologie des actes


  Grâce aux actes de commerce on peut qualifier une personne de commerçant, et on
applique à cet acte de commerce des règles très rigoureuses. Le droit commercial est beaucoup
plus strict que le droit civil. L'article L.110-1 du Code de commerce est un texte fondamental du
droit commercial. Il énumère des actes réputés commerciaux sans donner de définition de l'acte
de commerce.
La jurisprudence retient deux critères complémentaires l'un de l'autre pour qualifier un acte de
commerce : le critère de la spéculation (la recherche et la production de profits), et le critère de
la répétition de l'acte.

1/ Acte de commerce par nature : Code du commerce, L110-1 et 110-2 (voir annexe). C’est
celle-ci qui permet de déterminer qui est un commerçant. Ces actes de commerce par nature
sont des actes qui en raison de leurs particularités sont soumis aux rigueurs du droit
commercial. Cela se traduit par l’existence d’une spéculation. (Tout achat de meuble pour la
revendre) = visé dans le code du commerce. Ex : location de meubles, achat d’un immeuble pour
le revendre.

2/ Par la forme : On ne prend pas compte l’objet même de l’acte ou la personne. Acte de
commerce uniquement de leur définition. Peu importe les personnes, juste si on est dans le cadre
d’une activité commerciale. Dès qu’on recoure à un de ces actes, les parties à ces actes entrent
dans le champ de la commercialité*. Quel que soit leur objet, quel que soit le statut de la
personne qu’on observe. Les actes en question* sont :

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- La lettre de change : Toute personne qui fait des lettres de change peut se voir appliquer le
droit commercial. Une lettre de change est un instrument de paiement par lequel une
personne appelée le tireur, donne l’ordre à une autre le tiré, de donner à une autre, le
bénéficiant, une certaine somme d’argent. Ce sont un effet de commerce par la forme.
- Tous les actes relatifs à la création, au fonctionnement, ou à la dissolution de ces sociétés
commerciales doivent être considérés comme des actes de commerce. Même si les personnes
qui participent à ces actes ne sont pas des commerçants. ( si société commerciale, tout ce
qu’elle va faire va être juger comme un acte de commerce).

3/ Par accessoire : C’est la règle par laquelle l’accessoire suit le principal (=on regroupe
diffèrent actes juridiques pour assurer le même régime juridique). Le commerçant fait un achat
pour soutenir son activité principal. Exemple : qql à son activité principal et fait du commerce par
accessoire. Commerçant qui fait des crêpes et qu’il souhaite acheter une camionnette pour vendre
les crêpes sur la place est un acte de commerce par accessoire.
Pour que ce soit un acte de commerce, il faut que l’acte réunisse deux conditions :
- que la personne est la qualité de commerçant (= c’est un commerçant) et
- rattaché à l’activité du commerçant.
Ces actes défini le régime juridique des actes de commerces.

Intérêt de savoir si acte ou pas c’est de savoir le régime juridique :

3. Le régime juridique des actes de commerces 


On applique des règles particulières. La qualification d’acte de commerce permet de définir le
commerçant et ces actes sont soumis à un régime juridique particulier :
- La preuve :
Liberté de la preuve en commerce contrairement au droit civil. Cependant cette liberté connait
quelques exceptions. Sur certains actes, la demande sur la preuve vont être renforcés ou des
écrits vont être obligatoire. La preuve est libre à l’égard d’un commerçant càd que si acte mixte
entre 1 commerçant et un non-commerçant, la liberté de la preuve n’existe pas donc il sera tenu
par la preuve du droit civil.
- L’exécution des actes de commerce
- L’extinction des actes de commerces :
Comme en droit civil, 5 ans, prévoir un droit d’agir avant la prescription. Spécificité en fonction
des cas cependant.
- La compétence du tribunal de commerce :
Particularité car le non-commerçant sera toujours assigné devant un tribunal civil tandis que le
commerçant a le choix entre le tribunal civil et commerce.
- La clause attributive de compétence territoriale

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- La clause compromissoire

4. Les actes mixtes


Un commerçant (acte de commerce) et un non-commerçant (acte civil). Particulier qui réalise un
achat. Quel régime on va appliquer ?
L’application distributives des règles :

L’achat de conso effectuer par un particulier ou achat pour professionnel pour son foyer
n’est pas de la compétence de tribunal de commerce, c’est un acte mixte donc soit c’est
tribunal de commerce soit c’est un juge civil.

Plus précisément : Option pour le non-commerçant choix de la juridiction.


Pour les civils : liberté de la preuve à l’égard des commerçants (droit civil envers les
non-commerçants).
Si non-commerçant assigne un commerçant, choix du tribunal. Commerçant n’a pas le choix, il
devra assigner devant le TGI. Pareil pour le régime de la preuve, on adapte selon laquelle on doit
prouver. Il y a donc des obligations en terme d’écrit.

La preuve sera tjrs libre sur le litige est contre un


commerçant !!!!
En revanche, si un commerçant est en litige avec un non-commerçant, la preuve ne pourra
être que civil et non libre. Il faut s’occuper de contre qui on assigne en justice.
L’unité du régime : prescription, entre commerçants de 5 ans. La mise en demeure et la clause
compromissoire est valable en valeur commerciale ou en acte mixte.

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