Vous êtes sur la page 1sur 4

LE CONTRAT DE SOCIÉTÉ

Contrat de société :
Créer une société = faire un contrat de société
Quand est-ce qu’il y a une société qui existe ou pas.

1. Les conditions d’un contrat de société

Il y a des conditions communes autre que l’immatriculation pour un contrat de société :


- L’intégrité du consentement des parties
- La capacité des parties (personnes incapables du fait de la loi ne peuvent pas créer de société)
- Un contenu licite et certain = on ne peut pas créer une société ayant n’importe quel type d’objet
donc pas libre en ce qui concerne le contenu de la société. Si il y a des stupéfiants ou commerce du
corps (mère porteuse) => nullité de la société.

4 conditions spécifiques :
- Pluralité d’associés = une société existera quand deux ou plusieurs personnes auront décidé de
s’associer. Il existe des tempéraments pour créer une société avec une personne mais plus rare. Il
est possible d’avoir des règles avec un maximum ou minimum d’associés : SARL = maximum 100
associés ou encore minimum d’associés.
- Les apports = conditions essentiels. Sans apport = pas de société. Ils vont permettre de calculer le
capital de la société. Il existe trois types d’apports selon le type de société :
o Apports en numéraire càd financier : le plus simple et le plus fréquent = somme
d’argent que l’on transmet à son entreprise et que l’on met au capital.
Exemple : SARL, les parts, délai de 5 ans pour les libérer. Société anonyme : la moitié des apports doivent être
libéré = placé sur un compte.
o Apports en industrie : apports en compétences et en savoir-faire que l’on met à
l’entreprise. Ne correspond pas à un capital en tant que tel mais apporte des parts
sociales au sein de l’entreprise.
o Apports en nature : tous les biens corporels ou incorporels pour l’entreprise = tout ce
qui correspond aux immobiliers, mobiliers, marchandises, marque, brevet, BDD etc …
Différent de la somme d’argent.
- La participation au résultat et la contribution aux pertes : quand on est associé et crée une
société, espère en retirer des bénéfices donc toucher dividendes par rapport à ce que l’on a
apporté. On peut donc recevoir dividendes mais on doit aussi contribuer en perte en cas de dettes
car aussi responsable. Possible d’avoir des distinctions des parts en fonction du type de société.
- L’affectio societatis : volonté commune de s’associer càd tous les éléments qui vont démontrer
une volonté de s’associer dans un intérêt commun. Intérêt : démontrer que la société a une réelle
consistance. Parfois création de société pour de la fraude ou pour blanchir de l’argent donc besoin
de l’affectio societatis. Société écran ou fictive car elle n’a pas d’existence en tant que tel, fausse
activité dans le cadre d’activité illégale. Pour déceler les société fictives.

2. Choix de la structure d’un contrat de société

Pour choisir une activité, choix de la structure :


- A plusieurs
- Seul càd aucun associé :
o Soit entreprise individuelle (attention différent d’une société càd qu’on ne crée pas de
société) souvent un commerçant.
▪ EIRL = entreprise individuel à société limitée
o Auto-entrepreneur

2.1 Structure seule lorsqu’il n’y a pas de société :


Dans ces trois-là, il n’y a pas de société. Vous êtes l’entreprise càd que personne physique = l‘entreprise.
Implique que par principe, confusion des patrimoine. Possibilité d’avoir une séparation des biens. Pas de
société mais besoin de s’enregistrer au RCS, possible de donner son nom à l’entreprise. Frais de structure
très faible. Pas de patrimoine propre à l’entreprise. Tout ce que l’entreprise devra pourra être pris par les
biens propres de l’auto-entrepreneur.

1
A/ En entreprise individuelle :
Statut particulier, pas de statut de salarié mais de travailleur non salarié. Un régime social particulier donc
régime indépendant. Il n’y a pas d’assurance chômage. C’est donc un statut peu protecteur.
Possible de faire déclaration d’insaisissabilité des biens ou encore en régime matrimoniale pour protéger
ses biens, il faut être en séparation des biens ( pas de régime de communauté ) et au nom du conjoint en
faisant un contrat de mariage.

B/ EIRL :
= entreprise individuelle à responsabilité limitée
Fait pour assurer une protection supérieur aux auto-entrepreneur indiv. Ici, déclaration d’affectation du
patrimoine = formalité à remplir. On affecte les biens que l’on désigne spécifiquement à notre activité pro.
Càd que l’on présente une garantie pour le créancier. Elle apparait au RCS, tout est évalué. Ex : local (=si
bien immo besoin d’un notaire), imprimante, véhicule, etc.
Il y a des obligations : besoin de publier ses comptes chaque année ce qui n’existe pas pour une entreprise
individuelle simple. Il faut indiquer sur tous les documents commerciaux que l’entreprise est une EIRL
donc publication de la nomination. Créer un compte bancaire spécifique à l’entreprise.

C/ Auto-entrepreneur :
Il n’y a pas de société. Structure crée pour pousser les personnes à s’investir en limitant leur risque car :
- Régime très simple : pas de société
- Constitution est gratuite (site internet dédié tout se fait sur internet avec des déclarations, pas de
statut ni d’associé, pas de capital, pas de personnalité juridique vous êtes l’entreprise)
- Calcul des cotisations très simple car CA déclaré tous les trimestres que ce soit pour des ventes,
des prestations de services : à déclarer. Le calcul des cotisations sociales se fait par rapport au CA.
- Attention car c’est assez limité : Limitation du CA et si il dépasse ce montant par an, on ne peut
pas garder ce statut.
Utilisé pour des activités légères.

Problème face à des fournisseurs ou des banques, il y peu de garanties pour que ces personnes suivent.

2.2 Seule mais possible de créer une société :


Création d’une société seul
Dans le cadre d’une société. Dans les deux cas, il y a un seul associé.
A/ EURL
= entreprise unipersonnelle à responsabilité limité
Il y a un gérant et un seul associé. L’associé unique (qui crée l’entreprise et responsable des dettes en
fonction de l’apport qu’il met dans la société) peut être le gérant ou l’associé peut désigner un tiers pour
être le gérant. Limite les risques donc à hauteur des apports que l’associé a mis dans l’entreprise.

Si associé désigne un gérant, il y a une obligation d’information et de communication entre le gérant et


l’associé (= du gérant vers l’associé). Et le gérant prend tous les actes nécessaires pour l’entreprise
(contrats à signer, prend tous les engagements que va prendre la société).
Si bénéfice, l’associé peut y toucher puisqu’il y a un apport.

Intérêt de l’associé et du gérant peuvent être différents des intérêts de la société car autre personnalité
juridique. Le gérant doit prendre des décisions qui doivent être des actes pris en intérêts de la société et
pas juste accroître son revenu. Acte peut être annulé si pas en raccord avec l’intérêt de la société.

Pour limiter les risques encourues par les auto-entrepreneur. Offre statut plus protecteur et bénéfice d’un
avantage d’être en société.

B/ SASU
= Société par Action Simplifiée Unipersonnelle
Président et un seul associé.
L’associé peut être le président également. Le président va engager la société, prend tous les actes,
obligation de droit et de contrôle de l’associé car c’est l’associé qui approuve.
Clause peuvent être ajoutée.

Dans ces deux situations, sociétés proches mais ce qui les différencie dépend des objectifs :

2
Càd que en EURL, en tant que gérant-associé va avoir le statut de travailleur non salarié (= TNS) càd pas
d’assurance chômage et des cotisations sociales différentes càd une moins bonne protection sociale,
cependant les charges sont moins lourdes. Dépend si veut rapidement toucher les dividendes ou pas, mais
les dividendes seront taxés. On économise sur des charges sociales en tant que TNS. Càd que s’il y a
d’autres salariés, il faut d’abord payer ses salariés avant de se payer soi-même.
Si en SASU, un seul associé-président, il sera considéré comme salarié. Les charges sociales seront plus
lourdes, protection social meilleur, allocation chômage, et taxations moindre sur les dividendes.

2.3 Créer une société à plusieurs

Voir tableau Excel pour distinguer les sociétés à plusieurs.


Les types de sociétés à plusieurs :
- SARL
- SAS
- SA = Société anonyme
- SNC
- Société en commandite simple
- Société en commandite par action

Capital social obligatoire mais va varier en fonction du type de société, mais aussi variation sur les
détenteurs du capital, des droits sociaux, du nombre d’associé, qualité des associés, responsabilités des
associés, cession des titres, direction et sa durée de fonctions, statu fiscal de la direction et celle de
l’entreprise.
Les société à plusieurs les plus courantes sont la SARL et la SAS

1.La SARL

Caractéristiques : commercialité par la forme (210-2 Code de commerce)


Va être adapté pour les PME ou société familiale. Pour société familiale permet de maitriser le nombre de
personnes qui vont participer à la société car 100 associés max et pas d’appel public à l’épargne càd qu’on
ne fait pas rentrer n’importe qui dans la société.
Responsabilité limitée des associés
Intérêt car grande Souplesse, pas d’appel public à l’épargne,
clause statutaire d’agrément car part social ne peut pas être cédé à qui l’on veut, il faut l’accord des autres
associés ?
Elle est limitée en apport, ne peut pas faire d’appel public à l’épargne donc pas demander des capitaux
facilement.

Constitution de la SARL : nombre d’associés, capacité, montant du capital social


Forme des statuts, conditions de publicité, sanctions du non-respect des règles de constitution
Société commerciale par sa forme.
Le consentement ne doit pas être vicié. Cependant, l’associé dans une SARL, pas les même statuts ni les
mêmes obligations. Il peut y avoir des personnes physiques ou morales. Pas de statuts de commerçants
pour les associés càd qu’un mineur peut être associé ou un majeur protégé.
Peut avoir interdiction ou d’incompatibilité d’être gérant mais possible d’avoir des parts de la société donc
être associé.
Le capital social, pas de capital minimum, peut commencer à partir de 1€. Peut avoir des apports
numéraire, par nature ou par industrie.

Conditions de formes : statuts à déposer, mentions obligatoires comme la durée, montant du capital,
forme juridique de l’entreprise, etc. Et d’autres vont être interdites ou facultatives. Il y a des conditions de
démarche de publicité obligatoire : enregistrer RCS, déposer documents au greffe du Tribu commerce et
publication au journal légal et bulletin officiel par rapport tiers et créanciers possibles.
Si problème avec les conditions ci-dessus, la société peut être annulée.
Nombre associé : 1 à 100 maximum dont un gérant.

La gérance de la SARL 
Statut du gérant, par nomination par les associés, mais obligatoirement une personne physique. Ne peut
pas être mineur, qqn d’interdit de gestion ou qqn qui a une activité incompatible ou incompatibilité
comme les fonctionnaires, professions libérales.

3
Durée des fonctions est libre. Gérant assume ses fonctions pour la durée de la société, intérêt à prévoir une
durée pour la désignation du gérant car max 99 ans. Il peut être mis fin à ses fonctions.

La révocation doit être avec un juste motif càd que perte de confiance est insuffisant car trop personnel.
La révocation peut donc être faite s’il y a une faute de gestion du gérant ou pour protéger l’intérêt social de
l’entreprise.
La rémunération : convenu librement dans les statuts ou pas délibération social, sachant que le gérant
peut cumuler des fonctions et être gérant et salarié/associé.
Le gérant, dans ses obligations à une double responsabilité : envers la société et envers les tiers. Envers
la société dans les documents comptables, et envers les tiers s’il y a des infractions, si engage la société
alors qu’il ne peut pas dans certains contrats.
Parmis les pouvoirs du gérant il a le pouvoir d’interagir au nom de la société et donc engage sa
responsabilité de la société donc tiers pour un contrat. Les pouvoirs du gérant peuvent être limité.
Nécessité d’avoir autorisation des associés pour signer un contrat qui peuvent être attribué par la loi ou
par des clauses comme le déplacement du siège social pour demander l’avis des associés pour limiter son
pouvoir d’action. Tous ses pouvoirs doivent être fait en fonction des intérêts de la société.
Obligations général de loyauté et de non-concurrence qui ne cesse pas après la fin du statut de gérant.
Les associés :
Deux grands droits :
- Droits politiques : correspond au vote par rapport aux décisions. Càq que les associés ont un
droit de vote pour avoir une façon d’intervenir dans la vie social de l’entreprise pour affectation
des résultats, pour modifier des statuts, etc. Leur vote est personnel, indivisible et indisponible.
En fonction des décisions, il y aura d’une majorité renforcé si exceptionnel ou alors peut être à
l’unanimité. Ils ont, pour voter, un droit d’information càd accès document comptable et de la vie
d’entreprise. Mais correspond aussi à un droit de contrôle.
- Droits patrimoniaux des associés : ont des parts sociales et ils peuvent les céder mais elles ne
sont pas négociables càd que l’on ne peut pas les céder comme on le souhaite. Limitation faite. La
cession des parts sociales est encadrée car si cède à une personne hors de la société, clause
d’agrément pour éviter des associés étranger à l’entreprise. Si cède à un associé, limite pour éviter
problème car part = voix, mais par principe, droit de cession à un associé. ?????? L’acte de la
cession = comme un acte de vente càd accord qui doit être donné et consentement ne doit pas être
vicié.
Le cession des parts sociales, si toutes les parts sont vendues à 1 associé :
Opérations sur le capital social : modification du capital social, fusion-scission et apports d’actifs

2. La SAS

Traits fondamentaux : proche de la SA, importance des statuts

Création de la SAS : réunion du capital, apports en industrie possible, pas de capital minimum, placement
privé possible
Transformation encadrée (commissaire à la transformation, unanimité des associés)
Organisation des pouvoirs : importance des statuts, existence d’un président, publicité, cumul des
fonctions, responsabilité civile et pénale des dirigeants
Pouvoirs de représentation du président, limitations, de décision, partage avec le DG
Pouvoirs des associés : actions ordinaires qui leur donnent des droits pécuniaires et politiques, actions de
préférence
Décisions collectives des associés : répartition des compétences, attributions par les statuts et d’autres
décisions réservées par la loi
Information des associés : sous-entendu par la loi
Forme des décisions collectives : recours moyen de preuve, exclusion impossible, question des nullités
Contrôle par les commissaires aux comptes : seuils et effectifs
Rôle du comité d’entreprise
Clauses statutaires relatives à la cession d’actions : agrément en cas de cession d’actions, exclusion
d’un associé
Nullité des cessions en violation des clauses statutaires

Vous aimerez peut-être aussi