Vous êtes sur la page 1sur 12

Neurotransmetteurs (NTs)

Les neurotransmetteurs sont des substances chimiques qui existent toujours dans les terminaisons
axoniques à l'intérieur des vésiculessynaptiques. Ils transmettent l'information nerveuse d'un neurone à un
autre.

Lorsqu'un neurotransmetteur est excitateur, il induit une dépolarisation de la membrane


postsynaptique neuronale ; un neurotransmetteur inhibiteur provoque l'hyperpolarisation de lamembrane
postsynaptique.

Ils existent deux catégories de neurotransmetteurs :


 Les neurotransmetteurs à petite molécule (acétylcholine, amines biogènes et acides aminés).
 Les neuropetides (3 à 36 acides aminés).

Pour qu’une molécule soit considérée comme neurotransmetteur, elle doit répondre aux
critères suivants (Eccles, 1951) :

 être synthétisé par le neurone,

 être présente dans la terminaison présynaptique etstockée dans une vésicule synaptique,

 être libérée suite à l’arrivée d’un influx nerveux,

 être fixée sur des récepteurs postsynaptiques etéliminée dans la fente synaptique.
NTs
 Acétylcholine
 Amines biogènes (catécholamines, sérotonine, histamine)
 Catécholamines (Noradrénaline, adrénaline, dopamine)
 Acides aminés (Glu, GABA, Gly)
 Neuropeptides (ocytocine, vasopressine,…)
 NTs atypiques (NO, adénosine,…)
Etapes de la neurotransmission
1. Synthèse : le neurotransmetteur est synthétisé dans le cytoplasme de la terminaison axonique ou dans le
corps cellulaire (neuropeptides).
2. Stockage : La vésicule synaptique (petite ou grande à centre clair ou dense) emmagasine le
neurotransmetteur fabriqué
3. Libération : Le neurotransmetteur est libéré dans la fente synaptique, suite à l’arrivée d’un potentiel d’action
dans la terminaison axonique.
4. Réception : Le neurotransmetteur se fixe au récepteur de la membrane cytoplasmique de la cellule
postsynaptique. Il existe deux types de récepteurs :
Récepteurs ionotropiques : Ces récepteurs changent de conformation lorsqu’ils fixent un neurotransmetteur et
forment un canal ionique pour le passage des ions. Ce sont des récepteurs pentamériques (2α β γ δ). La sous-
unité α fixe le NT.
Récepteurs métabotropiques : Ces récepteurs se fixent à une protéine G. Ce sont des glycprotéines et ils ont
une structure hélicoidale.
Récepteurs métabotropiques = récepteurs à 7 segments transmembranaires = récepteurs heptahélicoidaux.

Récepteur ionotropique
Récepteur métabotropique

5. Elimination : L’élimination du neurotransmetteur dans la fente synaptique se fait grâce à des :


 enzymes qui le dégrade,
 recapture dans le cytoplasme de la terminaison axonique par des transporteurs spécifiques (transport
rétrograde),
 cellule gliale (astrocytes).
Transport rétrograde : Retour de NT dans le cytoplasme de la terminaison axonique.
Transduction du signal
Ensemble des étapes intracellulaires qui se déroulent lorsque le ligand se lie à son récepteur.
Acétylcholine
L’ACh est synthétisé dans le cytoplasme de la terminaison axonique et stockée dans la vésicule synaptique
(petite à centre clair) grâce à un transporteur vésiculaire d’acétylcholine. Chaque vésicule en contient environ
10 000 molécules.
Acétyl CoA + choline = Acétylcholine + SCoA
La choline a deux origines : endogène par catabolisme de phosphatidylcholine ; exogène par l’alimentation.
L’élimination de l’acétylcholine se fait grâce à l’acétylcholine estérase (produits : choline & acétate). La
choline est retransportée dans les terminaisons de l’axone présynaptique où elle est réutilisée pour la synthèse
de nouvelles molécules de ce médiateur neuronal. Ce catalyseur biologique catabolise 5000 molécules/seconde.

Il existe deux types de récepteurs pour l’ACh :


 récepteurs d’acétylcholine nicotinique,
 récepteurs cholinergiques muscariniques.
La nicotine est un alcaloide du tabac qui passe dans la fumée. Elle stimule les récepteurs nicotiniques des
ganglions du système nerveux autonome et du cerveau. Elle doit son nom à Jean Nicot, l’ambassadeur de
France au Portugal qui en 1550 a envoyé en France les premières graines de tabac afin de développer la culture
de la plante. La muscarine est une substance toxique extraite du champignon vénéneux Amanita muscaria.
Le récepteur d’acétylcholine nicotinique est un récepteur ionotropique (en effet, la liaison de l’acétylcholine à
son récepteur provoque un changement de conformation qui ouvre le canal laissant passer les ions Na+ et K+ ;
ce récepteur est un canal ionique qui s’ouvre sous l’effet de son ligand).
Ce récepteur est une glycoprotéine transmembranaire pentamérique comportant 4 sous-unités différentes. La
sous-unité alpha fixe l’acétylcholine. Il faut 2 molécules d’acétylcholine pour activer le récepteur et ouvrir le
canal.

Le récepteur cholinergique de type muscarinique est une glycoprotéine de 70 kda, il appartient à la famille des
récepteurs à 7 segments transmembranaires. Il existe différents sortes de récepteurs cholinergiques
muscariniques qui diffèrent par leurs fonctions et leurs structures détaillées (M1, M2, M3, M4 & M5). Ce sont
des récepteurs métabotropiques.
Les récepteurs M1 et M3 sont couplés à la phospholipase C qui entraîne une élévation de l’inositol-
triphosphate, IP3, du diacylglycérol, DAG et du Ca2+ ; les récepteurs M2 sont couplés aux canaux K+ dont ils
favorisent l’ouverture et à l’adénylcyclase qu’ils inhibent et les récepteurs M4 et M5 sont couplés à la protéine
Gs.
CaM : calmoduline. MLCK : Myosin Light Chain Kinase MLCK : Kinase de la chaîne légère de myosine.
MLCP : Phosphatase de la chaîne légère de mysoine. REL : Réticulum endoplasmique lisse.
PA : Potentiel d’action. NO : monoxyde d’azote. NOS : Monoxyde d’azote synthétase.
AMPc : Adénosine monophosphate cyclique. Gs : protéine G stimulatrice. Gi : Protéine G inhibitrice.
PK : Protéine kinase. PLC : Phospholipase C. DAG : Diacylglycérol. IP3 : Inositol triphosphate.

Vous aimerez peut-être aussi