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2021

Chapitre 1: Rappel
mathématique sur les
nombres complexes
N.C.
Matière : Electrotechnique Fondamentale
01
Chapitre 1: Rappel mathématique sur les
nombres complexes N.C.
Chapitre 1: Rappel mathématique sur les nombres complexes N.C. ETT
Introduction
Souvent, il est difficile de faire des calculs sur les fonctions trigonométriques. Alors l’utilisation de
la représentation de Fresnel, peut alléger certains calculs grâce à la résolution graphique mais son
utilisation est limitée, comme dans la résolution de certaines équations différentielles En physique,
la représentation complexe, qui est un peu plus mathématisée, présente beaucoup d’avantage grâce
aux différentes formes qu’un nombre complexe peut prendre.

La représentation complexe est très générale. Elle est utilisable dans tous les cas en régime
sinusoïdal, même si elle conduit souvent à des calculs longs avant d’arriver au résultat.

En courant alternatif, les grandeurs sinusoïdales et les grandeurs issues des grandeurs sinusoïdales
possèdent des représentations complexes.

L’opérateur complexe i sera remplacé par j pour les applications électriques pour le différencié du
courant i. 𝑗 2 = −1

1 Forme cartésienne ou algébrique


Un nombre complexe z a une écriture algébrique de la forme : a, b sont des réels,

Z=a+jb Forme algébrique

Partie réelle notée Re(z) partie imaginaire notée Im(z).

Re(z) = a Im(z) = b
Dans cette situation on peut prendre ces deux valeurs (𝑎 et 𝑏) comme coordonnées dans le plan
cartésien

Figure 1. 1 Représentation cartésienne d'un nombre


complexe Z

2 NC conjugués
Le nombre complexe conjugué de z = a + jb est le nombre complexe :

𝑍 = 𝑎 − 𝑗𝑏

Figure 1. 2 Complexe conjugué

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3 Module du nombre complexe Z

|𝑍| = √𝑎2 + 𝑏2

4 Opérations arithmétiques sur les NC


Deux nombres complexes Z et Z’’ :

𝑍 = 𝑎 + 𝑗𝑏
{ ′ 𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑎, 𝑎′ , 𝑏 𝑒𝑡 𝑏′ ∈ 𝑅
𝑍 = 𝑎′ + 𝑗𝑏

4.1 Deux nombres complexes égaux


𝑆𝑖 𝑍 = 𝑍 ′ , 𝑎 + 𝑗𝑏 = 𝑎′ + 𝑗𝑏′ , Alors 𝑎 = 𝑎′ 𝑒𝑡 𝑏 = 𝑏′
4.2 Résultat d’une somme de deux nombres complexes
Z+ Z’ = a + j b+a’ + j b’= (a+a’)+j(b+b’)

4.3 Résultat du produit de deux nombres complexes


𝑍 × 𝑍 ′ = (𝑎 + 𝑗𝑏) × (𝑎′ + 𝑗𝑏′ ) = (𝑎𝑎′ − 𝑏𝑏′ ) + 𝑗(𝑎𝑏′ + 𝑎′ 𝑏)

𝑍 × 𝑍′ = (𝑎𝑎′ − 𝑏𝑏′ ) + 𝑗(𝑎𝑏′ + 𝑎′ 𝑏)

4.4 Résultat de deux nombres complexes en division


Soit (Z/Z’)= ( a + j b)/ (a’ + j b’) , pour le calcul, il faut multiplier le dénominateur et le numérateur
par l’expression conjuguée du dénominateur et on aura :
𝑍 (a + j b) (a + j b) × (a′ − j b′) (𝑎𝑎′ + 𝑏𝑏′ ) + 𝑗(𝑎′ 𝑏 − 𝑎𝑏′ )
= = =
𝑍′ (a’ + j b′) (a’ + j b′) × (a′ − j b′) (𝑎′ 2 ÷ 𝑏′ 2 )

Donc 𝑍 (𝑎𝑎′ + 𝑏𝑏′ ) + 𝑗(𝑎′ 𝑏 − 𝑎𝑏′ )


=
𝑍′ (𝑎′ 2 ÷ 𝑏′ 2 )

5 Représentation géométrique
Considérons un plan muni d’un repère orthonormée 𝑂,, 𝑣 , on associe à tout nombre complexe
𝑧=𝑎+𝑗𝑏, le point M( 𝑎,𝑏 ) et réciproquement à tout point dans le plan, on peut lui associer un
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑎𝑢
nombre complexe. 𝑃(𝑎, 𝑏) est l’image de 𝑍 = 𝑎 + 𝑗𝑏 est l’affixe du vecteur 𝑂𝑀 ⃗ + 𝑏𝑣

Figure 1.3 Représentation géométrique

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5.1 Le plan complexe
Soit z = a + bi, on fait correspondre le point du plan de coordonnées (a; b) (dans un repère
orthonormé), on réalise une bijection de C vers le plan; on parle alors du plan complexe, par
analogie avec la droite numérique comme représentation de R. On appelle image de z le point (a;
b), et axe du point (a; b) le complexe z. Plus généralement, on utilisera aussi les termes d'image et
d'axe pour la correspondance qui à z associe le vecteur 𝑎𝑢
⃗ + 𝑏𝑣 du plan vectoriel.

5.2 Traductions géométriques


L'intérêt de cette représentation est que certains calculs dans C ont une interprétation géométrique

naturelle: ainsi si 𝑧 𝑒𝑡 𝑧′ ont pour images M et M’, 𝑧′ − 𝑧 a pour image le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀′ ; il est
souvent possible d'utiliser des résultats géométriques pour en déduire des propriétés de C

5.3 Module et argument


Le point M image de z est à distance r de l'origine; pour le
localiser complètement, il suffit par exemple de connaitre
l'angle (Ox; OM) (il s'agit là de la représentation en
coordonnées polaires). Cet angle est appelé argument de z
(et noté Arg(𝑍)) et qui se mesure en radians.
Figure 1.4 Représentation graphique du module et
argument

 Les opérations traitées sur les arguments :

𝐀𝐫𝐠(𝐙𝐙 ′ ) = 𝐀𝐫𝐠(𝐙) + 𝐀𝐫𝐠(𝐙 ′ )

𝐀𝐫𝐠(𝐙/𝐙 ′ ) = 𝐀𝐫𝐠(𝐙) − 𝐀𝐫𝐠(𝐙′)

𝐀𝐫𝐠(𝐙 𝐧 ) = 𝐧𝐀𝐫𝐠(𝐙)

𝐀𝐫𝐠(𝐙) = −𝐀𝐫𝐠(𝐙)

 Le module :
|𝑍| = 𝑟 = √𝑎2 + 𝑏2

6 Forme trigonométrique
Soit P l’image de 𝑍 = 𝑎 + 𝑗𝑏 dans le plan rapporté au repère (𝑜, 𝑢
⃗⃗⃗ , 𝑣).

 Module de Z : 𝑟 = |𝑍| = √𝑎2 + 𝑏2


 Argument de Z (𝑍 ≠ 0) : est le nombre 𝜃 défini à 2𝑘𝜋 (𝑘 ∈ 𝑍)

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𝑏
sin 𝜃 = → 𝑏 = 𝑟 × 𝑠𝑖𝑛𝜃
𝑟

𝑎
cos 𝜃 = → 𝑎 = 𝑟 × 𝑐𝑜𝑠𝜃
𝑟
𝑏
𝜃 = 𝑡𝑔−1 ( )
𝑎

Figure 1. 5 Forme géométrique

⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
Géométriquement 𝜃 est à 2𝑘𝜋 prés la mesure de l’angle(𝑢 𝑂𝑃). La forme trigonométrique de Z est
alors :𝑍 = 𝑎 + 𝑗𝑏 = 𝑟𝑐𝑜𝑠(𝜃) + 𝑗𝑟𝑠𝑖𝑛(𝜃) = 𝑟(cos θ + 𝑗𝑠𝑖𝑛𝜃)

𝑍 = 𝑟(cos θ + 𝑗𝑠𝑖𝑛𝜃)
Forme trigonométrique
7 Formule de Moivre
La puissance nième d’un nombre complexe Z, est donnée par la formule de Moivre :

Formule de Moivre (𝑐𝑜𝑠𝜃 + sin 𝜃)𝑛 = cos( 𝑛𝜃) + sin(𝑛𝜃)

8 Racine des NC
Définition : soit Z un nombre complexe donné, on appelle racine carrée complexe de Z tout nombre
complexe z, s'il existe tel que z² = Z

Le plus simple pour déterminer les racines carrées d'un nombre complexe Z = a + jb est de poser z =
x + jy (ou x et y sont des réels) puis de résoudre le système d'équations à deux inconnues qui en

𝑧2 = 𝑍 (𝑥 + 𝑗𝑦)2 = 𝑎 + 𝑗𝑏 𝑥 2 − 𝑦 2 + 2𝐽𝑥𝑦 = 𝑎 + 𝑗𝑏
résulte en effet 𝑧 2 = 𝑍 ↔ { 2 ↔{ 2 ↔ { ↔
|𝑧 | = |𝑍 | 𝑥 + 𝑦 2 = √𝑎2 + 𝑏2 𝑥 2 + 𝑦 2 = √𝑎2 + 𝑏2

𝑥2 − 𝑦2 = 𝑎
{ 2𝑥𝑦 = 𝑏
𝑥 + 𝑦 2 = √𝑎2 + 𝑏2
2

9 Représentation par une exponentielle d’un NC


Soit 𝜃 un nombre réel, la formule d’Euler est exprimée par :

𝑒 𝑗𝜃 + 𝑒 −𝑗𝜃
cos 𝜃 =
2 Formule d’Euler
𝑒 𝑗𝜃 − 𝑒 −𝑗𝜃
sin 𝜃 =
{ 2𝑗

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9.1 Relation entre la forme trigonométrique et la forme exponentielle
𝑒 𝑗𝜃 +𝑒 −𝑗𝜃 𝑒 𝑗𝜃 −𝑒 −𝑗𝜃
Soit 𝑍 = 𝑟(cos θ + 𝑗𝑠𝑖𝑛𝜃 ) = 𝑟 ( +𝑗 ) = 𝑟𝑒 𝑗𝜃
2 2𝑗

Donc : (cos θ + 𝑗𝑠𝑖𝑛𝜃 ) = 𝑒 𝑗𝜃

Forme trigonométrique Forme exponentielle

10 Application trigonométrique des formules d’Euler


Exemple : Déterminer l’expression : (cos 𝜃 + 𝐽 sin 𝜃)𝑛

Par définition 𝑒 𝑗𝑛𝜃 = (𝑒 𝑗𝜃 )𝑛 et avec

𝑒 𝑗𝜃 + 𝑒 −𝑗𝜃
= cos 𝜃
2𝑗

𝑒 𝑗𝜃 − 𝑒 −𝑗𝜃
= cos 𝜃
2𝑗
𝑛
(cos 𝜃 + 𝐽 sin 𝜃)𝑛 = 𝑒 𝑗𝜃 = (cos 𝑛𝜃 + 𝐽 sin 𝑛𝜃)

11 Application à l’électricité des NC


L’expression mathématique d’une fonction sinusoïdale du temps est :

𝑥 (𝑡) = 𝑋𝑚 cos(𝜔𝑡 + 𝜑)

Où 𝑋𝑚 est l’amplitude et 𝜑 la phase a l’origine.

On peut représenter cette fonction sinusoïdale par un vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑂𝑀, dit de Fresnel, de longueur 𝑋𝑚 ,
tournant à la vitesse angulaire ω constante autour de O et faisant un angle

𝛼 = 𝜔𝑡 + 𝜑 Avec l’axe des phases Ox.

Figure 1. 6 Représentation de Fresnel de x(t)

𝒙(𝒕) = 𝑿𝒎 𝐜𝐨𝐬(𝝎𝒕 + 𝝋)

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L’analogie entre le plan de Fresnel et le plan complexe conduit naturellement à représenter les
vecteurs tournants associe aux grandeurs sinusoïdales par des grandeurs imaginaires.

Si on considère le plan contenant le vecteur représentatif de x(t) comme le plan complexe, ce


vecteur a pour affixe : 𝑋𝑚 cos(𝜔𝑡 + 𝜑) + 𝑗 X m sin(𝜔𝑡 + 𝜑) qu’on peut écrire sous la forme

exponentielle 𝑋𝑚 𝑒 (𝜔𝑡+𝜑). La fonction sinusoïdale du temps est alors la partie réelle de l’affixe du
vecteur représentatif de x(t)∶ 𝑅𝑒 [𝑋𝑚 𝑒(𝜔𝑡+𝜑) ] . Ainsi, a une fonction sinusoïdale

𝑥(𝑡) = 𝑋𝑚 cos(𝜔𝑡 + 𝜑), on peut lui associer la fonction 𝑦(𝑡) = 𝑋𝑚 cos(𝜔𝑡 + 𝜑) et le nombre

complexe 𝑍 (𝑡) = 𝑥 (𝑡) + 𝑗𝑦(𝑡) . 𝑥(𝑡) est la partie réelle de 𝑍(𝑡) .

A une grandeur 𝑥 (𝑡) = 𝑋𝑚 cos(𝜔𝑡 + 𝜑), on associe donc une grandeur complexe notée
𝑥 = 𝑋𝑚 𝑒 (𝜔𝑡+𝜑) avec 𝑥(𝑡) = 𝑅𝑒[𝑥].

La représentation complexe de 𝑥 (𝑡) est 𝑥 = 𝑋𝑚 𝑒 (𝜔𝑡+𝜑)

Cette notation complexe 𝑥 peut s’écrire aussi sous la forme 𝑥 = 𝑋𝑚 𝑒 𝑗(𝜔𝑡) 𝑒 𝑗𝜑 , alors elle peut se

décomposer en une amplitude complexe 𝑥 = 𝑋𝑚 𝑒 𝑗𝜑 et un facteur variable dans le temps 𝑒 𝑗(𝜔𝑡) :

𝑥 = 𝑋𝑚 𝑒 𝑗𝜔𝑡 avec 𝑋𝑚 = 𝑋𝑚 𝑒𝑗𝜑


On identifie alors les éléments nécessaires a la détermination complète d’une grandeur 𝑥 par :

𝑋𝑚 = |𝑋𝑚 | 𝑒𝑡 𝜑 = 𝐴𝑟𝑔 (𝑋𝑚 )

L’amplitude complexe, qui regroupe l’amplitude et la phase, sera donc une grandeur intéressante

Remarque : Si 𝑥 (𝑡) = 𝑋𝑚 sin(𝜔𝑡 + 𝜑), sa representation complexe reste toujours

𝑋 = 𝑋𝑚 𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜑) mais 𝑥(𝑡) = [𝑋]

Exemple

𝜋 𝜋
Soient deux signaux 𝑥1 (𝑡) = 12√2 sin (100𝜋𝑡 + 3) et 𝑥2 (𝑡) = 6√2 sin (100𝜋𝑡 − )
4

Donner la somme de 𝑋1 (𝑡) + 𝑥2 (𝑡) = 𝑥(𝑡)


𝜋
𝑥1 = 12√2𝑒𝑗 100𝜋𝑡+3
( )

𝜋
𝑥2 = 6√2𝑒𝑗 100𝜋𝑡−4
( )

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Les amplitudes complexes de 𝑥1 et 𝑥2 sont :

𝜋
𝑋1 = 12√2𝑒 𝑗 3

𝜋
−𝑗
𝑋2 = 6√2 𝑒 4

En passant par leurs formes algébriques on obtient :

1 √3
𝑋1 = 12√2 ( + 𝐽 ) = 8,5 + 𝑗14,7
2 2

√2 √2
𝑋2 = 6√2 ( −𝐽 ) = 6 + 𝑗6
2 2

𝑥 = 𝑥1 + 𝑥2
𝜋
𝑥 = 8,5 + 𝑗14,7 + 6 + 𝑗6 = 14,5 + 𝑗8,7~12√2𝑒 𝑗 6
𝜋
Alors 𝑥(𝑡) = 12√2 cos (100𝜋𝑡 + )
6

En courant alternatif, les grandeurs sinusoïdales et les grandeurs issues des grandeurs sinusoïdales
possèdent des représentations complexes.

Intensité complexe

L’intensité du courant en régime alternatif force est une grandeur sinusoïdale. Donc comme toute
grandeur sinusoïdale, elle admet une représentation complexe 𝑖 . Pour un courant alternatif de

fréquence f, l’expression complexe l’intensité s’écrit :

𝑖 = 𝐼𝑚 𝑒 𝑗(𝑤𝑡+𝜑𝑖 ) 𝑒𝑡 𝐼𝑚 = 𝐼√2

𝐼𝑚 : Est l’amplitude ou l’intensité maximale du courant telle que 𝐼𝑚 = 𝐼√2


𝐼 : Est l’intensité efficace du courant

𝜔 : Est la pulsation du courant sinusoïdal telle que 𝜔 = 2𝜋𝑓

𝜑𝑖 : Est la phase à l’origine de l’intensité

L’expression de l’intensité 𝑖 peut être la partie réelle ou la partie imaginaire de cette intensité
complexe.

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𝑖 = 𝐼𝑚 cos(𝜔𝑡 + 𝜑𝑖 ) = 𝑅𝑒[𝑖]

Ou

𝑖 = 𝐼𝑚 sin(𝜔𝑡 + 𝜑𝑖 ) = 𝐼𝑚[𝑖]

Quelle que soit donc l’expression de l’intensité, soit qu’elle est fonction du sinus, soit qu’elle est
fonction du cosinus, son expression complexe reste inchangée et on peut décrire d’une façon
générale la valeur instantanée de n’importe quelle intensité du courant alternatif sinusoïdal par :

𝑖 = 𝐼𝑚 𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜑𝑖)

Cette expression peut s’écrit encore

𝑖 = 𝐼𝑚 𝑒 𝑗𝜔𝑡 𝑒 𝜑𝑖 = 𝐼𝑚 𝑒 𝜑𝑖

Où 𝐼𝑚 = 𝐼𝑚 𝑒 𝑗𝜔𝑡

Le coefficient 𝑒 𝑗𝜔𝑡 se trouve en facteur commun dans tous les termes, donc à une fréquence
donnée, on peut avoir des notations qui ne gardent que les amplitudes complexes. Alors, on mettra

le terme 𝑒 𝑗𝜔𝑡 dans les représentations complexes puisqu’on considère le régime sinusoïdal forcé.

En faisant une analogie avec la définition de la valeur efficace, on peut ainsi définir la valeur
efficace complexe comme l’amplitude complexe divisée par √2.

Notons 𝐼 la valeur efficace complexe de la grandeur intensité :

𝐼𝑚 𝐼𝑚
𝐼= = 𝑒 𝑗𝜑𝑖
√2 √2

𝐼 = 𝐼𝑒 𝑗𝜑𝑖

Cette expression de la valeur efficace complexe de l’intensité regroupe la valeur efficace de


l’intensité et la phase donc la valeur efficace complexe de 𝑖 suffit à représenter l’expression
complexe de la grandeur intensité. Alors on peut réduire l’expression complexe de l’intensité par
l’expression de sa valeur efficace complexe.

𝑖 = 𝐼𝑒 𝑗𝜑𝑖

Des fois, il est plus intéressant de travailler avec la forme algébrique et la forme polaire dont leurs
expressions respectives sont : 𝑖 = 𝑎 + 𝑗𝑏 𝑜ù 𝑎 = 𝐼 cos(𝜑𝑖 ) 𝑒𝑡 𝑏 = 𝐼 sin(𝜑𝑖 )

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𝑖 = [𝐼; 𝜑𝑖 ]

Tension complexe

Tout ce qu’on a dit sur l’intensité est aussi valable pour la tension et d’une manière générale pour
une grandeur sinusoïdale quelconque.
L’expression complexe d’une tension en courant alternatif s’écrit :

𝑢 = 𝑈𝑚 𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜑𝑢)

𝑢 = 𝑈𝑚 𝑒 𝑗𝜔𝑡 Avec 𝑈𝑚 = 𝑈𝑚 𝑒 𝜑𝑢

𝑈𝑚 = 𝑈𝑚 𝑒 𝜑𝑢 Est l’amplitude complexe de la tension complexe

La valeur efficace complexe de la tension complexe s’écrit :

𝑈 = 𝑈𝑒 𝑗𝜑𝑢

Ou U est la valeur efficace de la tension (𝑈 = 𝑈𝑚 /√2)

𝑖 = 𝐼𝑚 [𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑡 + 𝜑𝑖 ) + 𝑠𝑖𝑛 (𝜔𝑡 + 𝜑𝑖 )] = 𝐼𝑚 𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜑𝑖) = 𝐼𝑚 𝑒 𝑗𝜔𝑡 𝑒 𝑗𝜑𝑖

Avec Im ejφi = Im

La tension complexe peut se réduire aussi par l’expression de leur valeur efficace complexe.

𝑢 = 𝑈𝑒 𝑗𝜑𝑢

En utilisant la forme algébrique, on obtient :

𝑢 = 𝑎 + 𝑗𝑏 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑎 = 𝑈 cos 𝜑𝑢 𝑒𝑡 𝑏 = 𝑈 sin 𝜑𝑢

Et pour la forme polaire, on écrit : 𝑢 = [𝑈; 𝜑𝑢 ]

Expression Amplitude Valeur efficace


Grandeur Expression habituelle
complexe complexe complexe

Intensité 𝑖(𝑡) = 𝐼𝑚 sin(𝜔𝑡 + 𝜑𝑖 ) 𝑖 = 𝐼𝑚 𝑒 𝑗(𝜔𝑡+𝜑𝑖) 𝐼𝑚 = 𝐼𝑚 𝑒 𝑗(𝜑𝑖) 𝐼 = 𝐼𝑒 𝑗(𝜑𝑖)

𝑈𝑚
𝑗(𝜔𝑡+𝜑𝑖 )
Tension 𝑢(𝑡) = 𝑈𝑚 sin(𝜔𝑡 + 𝜑𝑖 ) 𝑢 = 𝑈𝑚 𝑒 𝑈 = 𝑈𝑒 𝑗(𝜑𝑖)
= 𝑈𝑚 𝑒 𝑗(𝜑𝑖)

Tableau 1 : Résume des notations complexes, en régime sinusoïdal de pulsation 𝛚

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TD N 01

Exercice 01

Écrire l'exponentielle équivalente et formes polaires du NC Z=3 + j4. Comment allez-vous illustrer
le vecteur moyen de diagramme ?

Exercice 02

Un vecteur est représenté par 20 e−j2π/3. Écrivez les différentes formes équivalentes du vecteur et
illustrer au moyen d'un diagramme vectoriel, la grandeur et la position du vecteur ci-dessus

Exemple 03

Donner la somme de deux N.C. et illustrer le processus graphiquement.

Exemple 04

Effectuez l'opération suivante et exprimez le résultat final sous la forme polaire :

Exemple 05

Donner le résultat de A-B :

Exemple 06

Étant donné les deux vecteurs suivants :

Effectuez les opérations indiquées suivantes et illustrez graphiquement (i) A × B et (ii) A/B.

Exemple 07

Les trois N.C. suivants sont donnés :

A = 20 + j20, B = 30 −120 et C = 10 + j0

Effectuez les opérations indiquées suivantes :

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Solution01

Solution 02 Figure 1

Le vecteur est dessiné dans une direction faisant un angle de 2π/3 =120º dans le sens des aiguilles
d'une montre (Fig. 2). Selon le sens des aiguilles d'une montre est l'angle est négatif.

(i) Forme algébrique

(ii) Forme polaire

Solution 03 Figure 2

L'addition vectorielle est illustrée à la figure 3.

Figure 3
Le vecteur résultant est trouvé en utilisant la loi du
parallélogramme des vecteurs (Fig. 3).

Rappel mathématique

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Solution 04

Solution 05

Solution 06

Les vecteurs sont illustrés à la Fig. 4.

Figure 4

Solution 07

En réarrangeant des trois vecteurs sous forme polaire, on obtient

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Exercice 08

Étant donné deux courants i1 = 10 sin (ωt + π/4) et i2 = 5 cos (ω t − π/2), trouver la valeur

efficace de i1 + i2 en utilisant la représentation des nombres complexes.

Solution 08

La valeur maximale du premier courant est de 10 A et elle est en avance de 45° sur la grandeur de
référence. Le deuxième courant peut s'écrire

Ainsi, sa valeur maximale est de 5 A et est en phase avec la grandeur de référence.

La valeur maximale du courant résultant est

Ieff =

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