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Support Formation

LA SEPARATION

1) Pourquoi ? (Spécification tvr et H²S jusqu'à 700 ppm

Il s'agit de respecter des normes et( des spécifications définies par avance pour réaliser une livraison
conforme aux exigence du client.

TECHNIQUES COMMERCIALES

Produits stables Produit aux spécifications

Produits mesurables

Produits pompables

Produits non incrustants Produits non corrosifs

Produits anhydres

- Raisons techniques : il est important de disposer d'un fluide qui dans les conditions P et T des
installations de stockage et de transport se maintienne en état monophasique.
Si la TV après traitement reste trop élevée il pourra apparaître des bouchons de gaz ( ces
bouchons perturbent mesures, pompes et créent des pertes de charge s parasites et imprévisibles
dans le réseau de transport

- Raisons économiques : Le piégeage des composants légers augmente la proportion de liquide.


Elève la valeur marchande du produit en améliorant sa densité API. Eliminer de l'eau économise
des frais de transport.

- Raisons contrôle : GOR, IP, densité salinité. Disposer des produits séparés facilite les contrôles
de production.

La séparation permet d'assurer une continuité dans le traitement pour assurer une fourniture régulière
de produits. Elle permet d'éliminer les lroduits indésirables, sans pollution et d'optimiser l'extraction
des hdrocarbures.

2) L'EFFLUENT : Il est caractérisé par sa composition et par ses caractéristiques physico-


chimiques.
Le plus souvent sous forme diphasique :
- une phase liquide constitué d'hydrocarbure lourds stables aux conditions de traitement , des légers
vaporisables et de l'eau de gisement.
– une phase gazeuse formé de gaz incondensables et de vapeurs d'hydrocarbure légers

Constitution : - N²
- H, He
- Gaz acides (CO², H²S, COS, CS²)
- HC lourds et légers
- Eau
- Sel
- Composés sulfurés, azotés, oxygénés
- Solides, sables, argiles

Spécification commerciale des huiles


- Tension vapeur et TVR de 7 à 10 PSI (transport maritime)
- H²S maxi 30 / 140 PPM
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- Teneur en eau ( 0.5 à 1 % )


- Teneur en sel 40 à 60 mg/l au départ < 100 mg/l à l'arrivée raffinerie
- Point à contrôler Pourpoint ou point d'écoulement PT figeage +3°C
Viscosité / densité Yield value

Le pourpoint est à prendre en compte lors de transport entre zone chaude et froide du globe.Pour des
basses valeurs de pourpoint on peut être amener à sélectionner un tanker munit d'un système de
réchauffage.

Densité - huile mv de l'eau à 4°C = 999.972 Kg/m3


densité = mv huile à t t = 15°C
mv eau à t

- gaz mv de l'air = 1.2929 gr/l


densité = mv gaz
mv air

Constituants posant problèmes


- Eau libre et sel
- Corrosion équipements par H2S, CO2, sels
- C1 et C2 risques d'hydrate et de bouchage conduites
- H2S se tenir aux spécifications pour la sécurité et la consommation du gaz ( 1.5 à 4 ppm maxi)
- Paraffines à chaînes longues C18 et +.
- Des figeages sont possibles arrêt production et livraison
- Léger dans les bruts dégazage terminal, bateaux
- Lourds dans le gaz

Rejet dans l'environnement


- Eaux + HC pollution, la teneur maxi en HC est fixé par des lois
- Gaz dans l'atmosphère ( HC et H²S )
- Utilisation de torches et d'évents codifiés
Spécifications sur l'eau
- Golfe du Mexique 50 ppm / vol.
- Mer du Nord 40 ppm / vol.
- golfe persique 15 ppm / vol.
- pH = 8 env.
- Surveiller teneur en sels ( surtout sur réinjection )
- Matières en suspension ( 0.3 à 0.5 mg / l)
- Teneur O² ( 0.015 ppm à 5°C)

3 ) LA SEPARATION
Séparer un effluent complexe" en une phase gazeuse et une où plusieurs phases liquides.
- Eliminer le gaz pour qu'il soit le plus sec possible
- Eliminer l'eau
- Traiter l'huile pour qu'à pression atmosphérique il n'y ait pratiquement plus de dégazement

Processus d'évaluation des HC en expédition


- Sélection des zones à partir complétion (ci-possible)
- Séparation de fond avec VORTOIL pour les puits pompés à fort BSW ( env. 80 %)
- Baisse naturelle de la pression dans le tubing avec le temps changement de phase
favorisant la séparation dans la colonne aux conditions P et T.

Eviter d'abaisser P. fond < P. bulle pour ne pas amorcer de coning gaz
L'objectif est de livrer en fin de chaîne de traitement une huile conforme à la norme TV de stockage.
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Diagramme de phase

Pg
Pg Pr gisement
P Pf Pf Pr fond
LIQUIDE Pb
Pb Pr bulle
GAZ Pt Pr tubing
Pt
Pd Pr duse
100% 0%
Pd Pc Pr séparateur

Pc
0 T

Dans cet exemple Pc correspond à 50 % de phase liquide. La teneur en gaz augmente avec la baisse
de pression.
Processus éclair ou flash
La composition des fluides reste constante entre un débit initial P1 V1 T1 et P2 V2 T2 à
température constante et variation de pression = libération éclair
Ex de libération créée dans le tubing
si température varie et pression varie = séparation éclair

Processus composite
le processus composite est un ensemble de libération éclair et différentielle

Rs V. gaz produit
Rs =
éclair
V. huile à Pb

différentiel Pb

P
Le volume de liquide obtenu est plus important en différentiel qu'en éclair
Si plusieurs étapes on augmente la récupération des légers
Chaque séparateur subit une libération éclair mais chaque l'ensemble des séparateurs constitue une
séparation différentielle.
A chaque étape du gaz est soutiré variation de masse du produit
La pression du 1er étage de séparation doit être optimisé de façon à tenir compte du déclin du champ.
La pression du 1er étage de séparation est imposée par la pression disponible en tête de puits. Le
nombre d'étage est un compromis économique entre gain huile escompté et coût.
L'objectif final de stockage est le TVR.
n-1
Rendement de séparation
P x Sep Hp
Rapport de pression entre 2 étages voisins R= n-1 = nombre étage
P x Stockage

Importance de la T° de séparation pour l'optimisation du rendement de séparation à pression


équivalente. En règle générale abaisser la T° augmente la récupération.
Si baisse température meilleur rendement liquide si augmentation meilleur dégazage H²

Conclusions
1) Raisons techniques et économiques
2) Sélectionner le bon nombre d'étages
3) Contraintes caractéristiques produits spécifications
Optimiser la T° du dernier étage pour garantir la valeur de la TVR (tension vapeur résiduelle)
Optimisation des étages de séparation
GOR < 120 2 étages ( 3/7 et 1 bar)
50< GOR < 150 3 étages (10/20, 2/6, et 1 bar)
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GOR > 200 4 étages (20/40, 5/15, 2/5, 1 bar)


DIMENSIONNEMENT DES SEPARATEURS

A) Introduction densité
Les séparateurs utilisent trois principes pour pour séparer les gaz et les liquides Force impulsion
coalescence

Les principales raisons du choix de séparation sont de répondre aux spécifications en assurant la
norme TVR aux conditions de stockage. Le facteur dimensionnant est le débit Q avec les proportions
L et G.
Les principes et les données générales qui sont utilisées pour le dimensionnement sont les
suivantes
1 ) données de base (observées par calcul de flash)
 Gaz à P et T : Q, µ, composition et masse spécifique
> Huile : Q, µ, composition et masse spécifique
 Difficulté séparation : bouchons, nature et cause entraînement liquide
 Temps de rétention et risque lié aux équipements en aval
 Efficacité désirée rendement séparation

Dimensionnement pour le gaz ( ou diamètre mini requis)


 Dimensionnement = section de passage
 Section de passage = ( vitesse limite du gaz )
 Vitesse limite du gaz = pour non entraînement liquide
On limite la vitesse du gaz dans le séparateur de façon à ne pas avoir de gouttelettes de liquide
entraînées par le gaz. Cette conditions implique une section de passage minimale pour le gaz et
l'utilisation d'un distributeur d'entrée performant.
Dimensionnement pour les liquides ( déterminer les volumes )
> Dimensionnement = ( temps de rétention )
 Temps rétention = temps nécessaire au dégazage
 Temps rétention = ( caractéristiques de l'huile )
Pour le liquide celui-ci doit séjourner suffisamment dans le séparateur pour que le dégazage s'effectue
correctement. Se fixer le temps de rétention permet de terminer le volume à offrir au liquide. Nous
obtenons donc un diamètre et une longueur du séparateur.
La difficulté consiste à choisir le bon débit qui permettra de dimensionner le séparateur au lancement
du projet.
ATTENTION à l'amont séparateur : lignes longues avec condensations rétrograde détentes et
condensation proche séparateur.

B) Dimensionnement d'un séparateur vertical

1) Conditions de non entraînements


Soit un séparateur fonctionnant à P et T. Considérons une gouttelette de liquide de diamètre D en
suspension dans le gaz. P = poids
Elle est soumise à trois force A = archimède
R = entraînement fluide
Le coefficient de trainé C est fonction du diamètre des gouttes et vitesse du gaz. La taille du
séparateur dépend de la dimension des gouttelettes et de la vitesse du gaz.
3
A R son poids P = π D ρ Lg
6
3
π D ρ Vg
π D²
archimède A= 6

πD ²
P aérodynamique R=K
4
P = poids de la gouttelette
A = poids du volume de gaz déplacé
R = entraînement du fluide exercé par le courant de gaz qui se déplace à une vitesse moyenne V.

La résultante des 3 forces F = P – A – R


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 si F dirigé vers le haut goutte est entraînée par le gaz


 si F dirigé vers le bas goutte tombe
 si F = O c'est à dire que A et R équilibre le poids P alors goutte en suspension.
C'est la condition limite de non entraînement
Une gouttelette est caractérisée par son diamètre et sa mv
Pour ne pas entraîner de liquide P>A+R
Le calcul de vitesse maximum autorisée pour le gaz traversant un séparateur s'explique pour éviter
l'entraînement de la gouttelette dans la phase gaz.
On appelle cette vitesse , vitesse critique pour éviter l'entraînement cette valeur est directement
fonction du diamètre de la gouttelette.
> Lorsque l'on a choisit le débit Q dimensionnant et que l'on a calculé la vitesse critique V alors
on déduit le diamètre D de façon à se situer en dessous de la vitesse critique d'entraînement.
La vitesse critique du gaz est dimensionnante pour le calcul du diamètre du séparateur.
 Ou à l'inverse, connaissant la vitesse critique du gaz et le diamètre du séparateur on en déduit le
débit maxi possible de gaz à passer dans le séparateur.
Q π D² K PL - Pg
V= Q = SV =
4 Pv
S

V= K PL - Pg
Pv

Utilisation du coefficient d'approche


Pour améliorer la récupération de liquide par l'utilisation de tamis, filet, vortoil etc…
VT = Kc x Vc vitesse critique
coef. d'approche à
la vitesse critique

La distribution des des diamètres de particules est le plus souvent inconnue. Cette distribution
dépend de la distribution des diamètres dans le tuyau d'arrivée et de la manière dont le mélange
va se séparer à l'entrée du séparateur.
C = coefficient de séparation PL - Pg
C=
Pv

2) Distribution gaz / liquide entrée séparateur


 Par expérience on limitera l'énergie cinétique du fluide entrant en fonction de la vitesse V et la
masse volumique moyenne MV( m)
Augmenter par exemple le diamètre peut diminuer la vitesse et empêchera la formation de
vaporisation à l'entrée du séparateur.
 La MV (m) et la vitesse V permettront d'apprécier le type d'internes que l'on installera dans le
séparateur, et de bien choisir le distributeur d'entrée.

Selon M et Mv on choisit le diamètre d'entrée et les types d'interne


Une méthode permet d'estimer le diamètre des gouttes formées à l'entrée associé à vitesse et ρ du
gaz à P et T et la tension superficielle déterminer distribution gouttes dans séparateur.

3 ) Temps de rétention
Le liquide doit séjourner suffisamment pour que le dégazage s'effectue. On fixe un temps de rétention
ce qui permet de déterminer le volume.
Vol. π D2 hauteur π D²
T=Q = 4 x à offrir au liquide ( avec volume offert Vd. = xh)
Q 4
Connaissant Q dimensionnant et D on déduit le volume offert et donc le temps de passage.
Le temps de rétention détermine donc le volume nécessaire
Le volume est mesuré entre le niveau Moyen et le niveau bas. Ces volumes peuvent être corrigés par
l'expérience ( cas de moussage ).
débit x temps x 4 π D² h
Hauteur ( m ) = ou Q = x
π D² 4 T
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µ = viscosité ( poises )
4 ) Temps de décantation ρ L = mv. gouttelettes
Loi de STOkes V vitesse de décantation ρ v = mv. du gaz
ρ Lρ
V = g D² - V D = diamètre gouttelettes
18µ

C'est le temps nécessaire pour que les gouttelettes d'eau décants. Taille des gouttes est fonction :
énergie de mélange, viscosité, tension.
Dimensionnement séparateur
Le gaz fixe le diamètre minimum le temps de rétention et le volume.
Connaissant ces 2 paramètres on défini la longueur du séparateur.

C ) Critères de choix d'un séparateur


Il faut connaître :
 Données de base ( caractéristique de l'huile )
 Difficultés séparation, bouchons liquides, nature et cause des entraînements
 Type de séparateur, vertical et horizontal
 Performances
 Sensibilités aux liquides des équipements aval
 Poids, encombrement

PRINCIPE MECANIQUE ELIMINATION GOUTTES LIQUIDE

1) Entrée séparateur : grosse gouttes, atomisées brouillard


2) Distributeur : sépare les grosses gouttes homogéneïse la distribution en taille des gouttes
restantes
3) Séparation gravitaire : décante les grosses gouttes ( > 150 µ m)
4) Bloc chicane : sépare par coalescence une partie du liquide restant en fines gouttes ( > 20 µ m)
5) Matelas coalesceur : arrête la plupart des gouttes de faible taille ( > 2 µ m)
( seules les gouttelettes en forme de brouillard sont entraînées )

G
4
1
Q
5
2
3

Attention aux risques dépôts ( paraffine, minéraux, solides…) qui peuvent empècher l'utilisation
d'interne sophistiqués.
Pour des raisons économiques et de compacité on réduit la taille des séparateurs, on diminue donc la
séparation gravitaire. Le choix des internes doit suivre rigoureusement les règles de
dimensionnement établies. Les plages de fonctionnement sont réduites.
Selon la vitesse et Q du fluide entrant il est possible d'installer des distributeurs capable d'amortir
l'énergie cinétique pour améliorer la récupération des liquides.

D) Sélectionner le bon design


 Maximiser séparation amont (éviter condensats, détentes, delta P entée séparateur)
 Bonne séparation gravitante
 Bonne distribution gaz à l'entrée, le distributeur doit absorber une partie d'énergie cinétique
 Bien dimensionner la section et récupération des liquides
 Choix des internes pour optimiser la récupération des liquides ( économie conception, taille
séparateur)
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Comparaison séparateurs vertical et horizontal


Vertical
> avantages :
A R' - acceptent bouchons de liquide
- acceptent sédiments et possibilité de les enlever séparateur en
service
 inconvénients :
- diamètre plus grand pour traiter liquides
- plus cher
- coût de montage plus élevé ( skid plus élaboré )
R+
Horizontal

A > avantages :
- meilleur marché
R' - plus facile à monter
- diamètre plus petit pour Q gaz donné
- interface plus large
> inconvénients :
R+ - contrôle du niveau plus sensible
P - acceptent moins bien les sédiments

E) Problème de moussage

 Phénomène perturbateur :
- entraînement torche
- cavitation pompe
- mesures difficiles
- temps de rétention augmenté
 Origine
C'est une détente associé à une tension superficielle huile / gaz. Les gouttelettes qui sortent de la
solution ne peuvent se libérer, la viscosité et la tension superficielle de l'huile les en empêchant:
le liquide mousse
 Théorie
- la présence d'agent tensio-actif est nécessaire
- les mousses sont instables et se recondensent en phase liquide
- la viscosité stabilise la mousse
Les bruts lourds mousse plus que les légers. Si la teneur en asphaltène > 1% plus de moussage.
Si indice acide > 0.2 plus de mousse stable.
 Traitement des mousses
Mécanique :
- séparateur multicyclonique
- par chauffage au bain d'eau salée
- lavage en bain chaud
- utilisation d'internes à plateaux inclinés
- augmenter le temps de séjour
Chimique :
- anti-mousse le plus près possible en amont du point de moussage
Produits anti-mousse huile de silicone en produit pur ( dosage 5 à 10 ppm )
Ce produit est livré dilué , tenir compte de la dilution pour ajuster le dosage.
ANTI-MOUSSE
Action = déplacer l'élément stabilisant de la masse des parois des bulles
Conditions = être soluble dans le système se disperser dans environnement
Perte d'efficacité du produit au bout d'un certain temps.
Pour les injections "vitales" d'anti mousse sur un process il est conseillé de doubler les pompes
d'injection.
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TRAITEMENT DESHYDRATATION – DESSALAGE

A) Spécifications de vente (assurer la spécification BSW et salinité)


 Eliminer l'eau : corrosion équipement
BSW < 0.2 % Salinité < 60 mg/l
Exemple : Si eau de gisement = 330 gr/l ( proche maximum ) et BSW = 0.1%
0.1 x ( 330 . 10 3 )
salinité du brut = = 330 mg/l
100
LE DESSALAGE C'EST DIMINUER LA SALINITE DE L'EAU DE GISEMENT

Ex : soit une eau de gisement à 150 gr/l et BSW = 10 %


10% 150gr/l

Si BSW = 0.1 %
sans lavage salinité
=150 mg/l
lavage
10 +10 150
1) taux de lavage 10% soit = 2 fois quantité d'eau donc salinité eau entrée devient =75gr/l
10 2
20 +10 150
2) Taux de lavage 20% soit = 3 fois la quantité d'eau salinité eau entrée devient =50gr/l
10 3
 Définitions théoriques

Déshydratation Eau libre Décantation

Rassemble Emulsion Floculation Décantation


l'eau dispersée Peu salée Coalescence
dans le brut

Dessalage Emulsion Lavage


salée Brassage
Floculation
Coalescence
Décantation

Rappel décantation régit par la loi de STOKES


g.D² ( huile - eau )
V= 18µ
La densité de l'huile est un facteur important pour la vitesse de décantation

B) Les émulsions
Dispersion très fines de gouttelettes d'un liquide dans un autre. Une émulsion se formera suivant les
conditions suivantes :
 mélange de liquide non miscible
 ce mélange a subit une agitation suffisante
 un agent émulsifiant assure la stabilité : asphaltènes, résines, acides organiques, sels….
Ces agents émulsifiants constituent un film autour des gouttelettes en dispersion. Ce film s'oppose à
la tendance naturelle qu'ont les gouttelettes à se réunir.
Briser une émulsion
- neutraliser l'agent émulsifiant.
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- favoriser au maximum l'action de la gravité qui permettra à l'eau de se séparer de l'huile.

C) Moyens d'action
1) Ségrégation gravitaire
Phénomène naturel, l'eau se sépare à l'aide des seules forces gravitaires. Le moteur de cette opération
est la différence de densité existant entre les 2 fluides.
- Effet de la gravité
Action de la force centrifuge ( expérience en labo ) positionner l'ouverture de la bride d'entrée de façon
à obtenir un effet tangentiel.
- Effet taille de gouttelettes
La vitesse de décantation croit comme le carré du diamètre des gouttes. Ceci confirme l'importance
de la coalescence.
Une gouttelette de 10 µ de diamètre à une vitesse de décantation de 6 mm/h
- Effet de la densité
L'injection de fluxent permet d'abaisser la densité pour augmenter le delta densité avec l'eau et
favoriser la décantation
- Effet sur la viscosité
En augmentant la température on diminue la viscosité et donc selon STOKES si Pr baisse alors la
vitesse de décantation augmente

2) Réchauffage
 action sur la viscosité
 agitation du milieu, et facilite la coalescence
 facilite l'action des tensio-actifs mais renforce l'action des additifs désémulsifiants
 ramollir les parafines
(attention aux pertes de produits)

3) Additifs physico-chimiques
 désémulsifiants
 bottle-test pour optimisation et test en vrai grandeur (essais industriel)

4)Lavage
On crée une émulsion eau / brut pas trop fine mais de bonne qualité
- amener BSW entrée pour monter population gouttelettes et montée probabilité de rencontre
- baisse de la teneur en sel

On utilise : mélangeurs statiques /dynamiques (hélice)


Vanne mélange (clapet double siège) delta P 0.2 à 1.2 bar

D) La coalescence
 Coalescence mécanique : le fluide chemine à travers des matelas ( grillage, wiremesh ….)
 Coalescence électrique : 15000 à 20000 volts ( soit un gradient moyen de 100000 volts)
Soumise à un champ électrique la gouttelette d'eau se comporte comme un dipôle.
La gouttelette concentre ses charges + et –
- gouttelettes se déforment voir s'aplatissent, deviennent élyptiques
- Mise en mouvement en agitation des gouttelettes en vertu de la loi de répulsion des pôles.
Cexi favorise leurs rencontres et la et la coalescence puis la décantation
Le champ électrique est soit :

ALTERNATIF : meilleure agitation cette cadence s'oppose à la migration des gouttes entre les
électrodes. Ces mouvements déformants facilite la rupture du film interfacial ( inversion des polarités
toutes les 1/50eme de secondes.

CONTINU : Les gouttes sont quasi prisonnières du champ tant qu'elles ne sont pas coalescées

E) Dessaleurs électriques
Low-vélocity
 distribution du produit entrée dans l'eau en pied de capacité et sur toute sa longueur
 accepte BSW jusqu'à 20 à 30 %
 possibilités de lavage
Bi-électric
 distribution dans champ électrique
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 BSW maxi 10 %
Le champ électrique moyen est d'environ 1000 volts / cm

F) Dimensionnement dessaleur
Le dimensionnement est fonction de la surface d'électrodes nécessaire.
1) Fonction surface d'électrodes primaire =100 à 400 volts/cm
secondaire = 500 à 2000 maxi 5000
2) Surface d'électrode est fonction de la nature du brut, du débit, BSW final.
Les essais dessalage sont réalisés :
- En labo : pour dégrossir les problèmes (intégrer T°, temps de séjour etc)
- Pilotes : en modélisant un pseudo procédé
- Champ : optimiser les réglages ( lavage ,etc….)
En général le temps de rétention choisit est en moyenne de 20 à 30 mn.
 En général le temps de rétention choisit est en moyenne de 20 à 30 mn.
 La teneur en HC de" l'eau sortie est de 500 PPM
 Le rendement du dessalage est de 75 à 90 % pour le meilleur des cas ( c'est le rapport de la
salinité entrée sortie )

Exemple calcul teneur en eau de lavage

BSW = 0.5 0.1 % 51.4mg/l


L.V
BSW
8% sali. brut = 257mg/l
51.4 3/l BSW = 0.2
sel bilectric
180gr/l sali. brut = 10mg/l
5 3/L
lavage à
20% 0.5 x 50= 5gr/l
20 = 8 = 28 % ( maxi 30 % ) lavage à teneur sortie B =
10
10%

La teneur en sel de l'eau entrée avec 20 % d'eau douce sera de :


( 8% x 180 gr/l) + ( 20 x 0 ) = teneur moyenne x 28 %
Teneur moyenne salinité = 180 x 0.08 = 51.4 gr/l
( entrée LV ) 0.28
Attention ces valeurs de salinité d'eau après lavage sont obtenues avec un rendement de 100%
si 70 % on aura teneur entrée LV = 51.4 / 0.7 = 73.g/l

Autre méthode de calcul de l'eau de lavage :


BSW = 0.5%
1er étage LV sel = 60 g/l sali
= 300 mg/l
eau = 180 gr/l
60 gr/l
10 %

Lavage de 20%

- La salinité du brut est de 0,005 x 180 = 900 mg / l sur la sortie


Il faut donc laver si eau douce.
Spécification = 60 mg/l donc il faut diluer
teneur brut sortie = 900 = 15
spec. 60

Il faudra injecter 15 fois plus d'eau douce que d'eau de gisement à l'entrée.
Dans le cas de 10 de BSW entrée il est impossible de réaliser un lavage pour arriver aux spec. avec
un seul étage de dessalage.
si dessaleur LV on peut augmenter BSW entrée < 30 % BSW brut = 10 % soit 30-10 = 20% eau de
lavage maxi
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si eau douce x = ( 180 x 10 ) + ( 0 x 20 ) = 60 gr/l


30
donc une salinité adoucie à 60 gr / l nous aurons si BSW sortie de 0.5 une salinité du brut de 0.5 %
une salinité de 0.5 x 60000 = 300 mg/l
100 bilectris
2eme
0.2%
Etage 60 gr/l
sali = 6 mgr/l
0.5 % 3 gr/l
Exemple de consigne sur une installation de dessalage :

0.9%

Symptomes Causes principales Causes secondaires Action à entreprendre


Teneur en sel sortie contact entre brut et P sur vanne de Augmenter la P par
trop élevée eau de lavage mélange trop faible palier de 100 gr
insuffisant
Q eau de lavage Augmenter le débit
insuffisant d'eau ( maxi 12 % )

T° trop basse Augmenter la T° par


paliers de 5°c maxi 85°c
Q désémulsifiant Augmenter par
insuffisant paliers de 5 à 10 ppm

BSW trop élevé Emulsion brut / eau de P sur vanne de Diminuer la P de 0,2b
lavage trop élevée mélange trop forte

Injection eau de lavage Diminuer le débit


trop élevée ( palier de 1% )
T° de traitement trop Ajuster la T°
haute ou trop basse (voir les consignes)
Fluctuations passagères Interface trop élevé T° trop élevée Baisser le niveau
de tension des (vérifier au trycock ) interface
électrodes Pression trop basse Augmenter la pression
Formation de gaz Baisser la T°
Tension basse ou nulle Emulsion stable dans le
et courant maximum court circuit champ des électrodes Couper le courant Stopper
l'injection eau. Baisser le
défaut élec. sur le niveau interface.Remettre
transformateur le courant,
Appeler la maintenance
Eau purgée sale Emulsion brut / eau P sur vanne de diminuer la P
chargée en brut de lavage trop importante mélange trop forte
Réduire l'injection
Q eau inj, trop forte
Niveau interface trop bas Augmenter la T°
Q désémulsifiant trop
faible Fermer la purge (remonter
le niveau ( et rouvrir la
T° traitement trop basse purge