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Master 1- Géologie de l’ingénieur et Géotechnique UEF 1- Matière 1 : Complément de mécanique des sols

CHAPITRE 2 : CONTRAINTES DANS LE SOL

2.1. Définition des contraintes dans un sol

 Contrainte totale : soit une section unitaire S dans un massif de sol. La résultante des forces qui
s’exercent sur cette section sous l’action des forces extérieures et du poids propre est la
 
contrainte totale F . On peut la décomposer en une contrainte normale  (normale au plan de

la section S) et une contrainte tangentielle  (agissant dans le plan de la section S), Figure 2.1.


F

(a)

Figure 2.1. Composantes d’une contrainte totale

Le point d’application d’une force dans une masse de sol pourrait tout aussi bien être une
particule ou un pore. Il est évidant qu’un pore ne peut supporter de charge tandis que si la force
s’applique directement sur une particule, les contraintes peuvent être très élevées. Donc,
lorsqu’on parle de contraintes dans un contexte géotechnique, on désigne plutôt une force par
unité d’aire, ou l’aire considérée correspond à l’aire totale ; cette aire contient à la fois les
contacts grains à grains et les pores (Figure 2.2).

F
F = force normale totale,
F’ = force normale inter-granulaire,
u = pression interstitielle,
A = aire totale,
Ac = aire de contact entre les grains.

F’

Figure 2.2. Le contact de grain à grain d’après Skempton 1960

 Contrainte effective : c’est la contrainte transmise au squelette des grains solides par contact
inter-granulaire comme le montre la Figure 2.2. La notion des contraintes effectives a été
développée par le professeur Karl Terzaghi en 1923 (postulat de Terzaghi). Les symboles
correspondants sont affectés par l’indice ‘prime’ ce qui donne : la contrainte normale σ’ et la
contrainte tangentielle τ’.

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 Pression interstitielle : c’est la pression de l’eau occupant les vides ou les interstices entre les
grains solides d’un sol. En d’autres termes, c’est la pression existant dans l’eau interstitielle. Il
s’agit d’une pression du type hydrostatique, c’est-à-dire normale à la section considérée. La
pression interstitielle est désignée par le symbole μ.

6.2. Tenseur des contraintes (cercle de Mohr)

Suite à ce qui a été exposé dans la Figure 2.1, la contrainte en un point quelconque M peut être
vectoriellement décomposée en une contrainte perpendiculaire à la surface (SS’) comme montré
dans la Figure 2.3, notée σ et appelée contrainte normale, et une contrainte parallèle à la surface
(SS’), notée τ et appelée contrainte tangentielle.
  
F    (2.1)
Si on change l’orientation de la facette (SS’) passant par le point M, on obtient une nouvelle

contrainte F1 au point M et donc de nouvelle valeur de contraintes comme montré sur la Figure 2.3.
  
F  F2 Fn
   
  1
F1 2  n
 S S’
 n S

1 2
•M S’
•M S M
• •M
S’ S S’

Figure 2.3. État de contrainte lorsqu’une facette SS’ tourne autour d’un point M

On appelle représentation de Mohr (1), une représentation graphique qui permet de représenter tous
les vecteurs des contraintes s’exerçant en un point M selon les différentes facettes dans un système
d’axe (σ, τ) des composantes normales et tangentielles de chaque contrainte. Dans un graphique
ayant σ pour abscisse et τ pour ordonnée, chaque contrainte peut être représentée par un point Ni
(Figure 2.4).
τ τ

Ni (σ,τ) Ni (σ,τ)

α α
σ σ
o o

Figure 2.4. Représentation de Mohr

On a vu qu’une contrainte pouvait être représentée par un point dans le plan (σ, o, τ), comme
illustré sur la Figure 2.4. Les points représentatifs des contraintes formant le tenseur vont donc
occuper un certain domaine du plan (σ, o, τ) puisqu’ils dépendent de deux paramètres. C’est là
l’intérêt de la représentation de Mohr : les points représentatifs des contraintes qui s’exercent sur
les différentes facettes sont ressemblés sur une même figure plane (Figure 2.5).

(1)
Otto Mohr était un ingénieur allemand qui a mis au point plusieurs procédés de construction géométrique ramenant
des problèmes spatiaux à des solutions de géométrie plane simples. Il a développé entre autre la théorie dite des
«cercles de Mohr» en 1882 (Wikipédia).

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Mohr a montré que ce domaine était limité par trois cercles tangents centrés sur l’axe des σ (Figure
2.5a). Ces trois cercles sont déterminés par les trois contraintes principales σ1, σ2 et σ3 représentées
par les points N1, N2 et N3. Le plus grand des trois cercles porte le nom de « cercle de Mohr », on
remarquera qu’il ne dépend pas de la contrainte principale intermédiaire σ2, mais seulement des
contraintes principales mineure et majeure : σ3 et σ1. On peut le caractériser également par
l’abscisse σm de son centre et par son rayon τm (Figure 2.5b).
Remarque : par souci de simplification très souvent, les points N1, N2 et N3 sont représentés
respectivement par σ1, σ2 et σ3. Cela ne présente aucun inconvénient pourvu qu’on garde bien
présente à l’esprit la différence entre les « points » σ1, σ2 et σ3 et les contraintes correspondantes.
τ τ


N (σ,τ)

τm

σ3 σ2 σ1 σ C σ
O • • • O σ3 • • • σ1

σm
(a) (b)

Figure 2.5. Caractéristiques du cercle de Mohr

De la représentation graphique de Mohr nous définissons ce qui suit :

 La contrainte moyenne : p = (σ1 + σ2 + σ3) / 3 (2.2)


Cette contrainte moyenne est aussi désignée contrainte normale octaédrique σoct.

 Le déviateur des contraintes : q = σ1 – σ3 (2.3)


Ce déviateur des contraintes correspond au diamètre du cercle de Mohr.

 Les paramètres de Lambe :


S = σm = (σ1 + σ3)/2 (c’est la position du centre du cercle de Mohr) (2.4)
t = τm = (σ1 – σ3)/2 (c’est le rayon du cercle de Mohr)
Il faut noter que le cercle de Mohr est entièrement défini par ces deux paramètres.

Remarque : pour les études en contraintes effectives, les notions de σ1, σ3, p, q, τm, σm sont
remplacées par σ’1, σ’3, p’, q’, τ’m, σ’m.

2.2. Contraintes dans les sols saturés


2.2.1. Contraintes normales
La notion des contraintes normales totale et effective est représentée par le model physique de la
Figure 2.6. Imaginons un cylindre de sol saturé qui repose sur une toile de tamis tendue à proximité
immédiate du fond d’un réservoir de section A (Figure 2.6). L’eau interstitielle est libre et le niveau
de la nappe correspond à celui de la surface du sol. Par ailleurs, il est supposé que le poids du
récipient et ∆h sont négligeables.

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(a) Si l’ensemble est posé sur une balance, le poids mesuré sera : P = A . h . γsat et la contrainte sur
le fond sera la contrainte normale totale : σ = P/A, c’est-à-dire : σ = h . γsat c’est le poids de la
colonne de sol saturé. Par définition, la contrainte normale totale σ est la force par unité de
surface transmise dans la direction normale à un plan dans le sol qui est supposé être un matériau
solide.
A
Niveau d’eau

Sol saturé
h

Tamis
Δh

Figure 2.6. Contraintes totale et effective dans un sol saturé

(b) Dans la même Figure 2.6, supposons qu’un dispositif permette de ne mesurer que la résultante
verticale P’ des forces appliquées sur le tamis. Sachant que la pression de l’eau est en équilibre
du fait qu’elle est exercée sur les deux faces du tamis, alors P’ sera donnée par : P’ = A .h . γ’ et
la contrainte sur le tamis sera la contrainte effective σ’ = P’/A, c’est-à-dire σ’ = h . γ’ (c’est le
poids de la colonne de sol déjaugé).
(c) La pression inertielle au niveau du fond du réservoir est : μ = γw . h. La pression interstitielle agit
d’une façon hydrostatique sur la surface des particules solides du sol sans changement de volume
de ces dernières.
En comparant (a), (b) et (c) il apparaît que σ = h . γsat et comme γsat = γ’ + γw , la contrainte normale
totale sera : σ = h (γ’ + γw) = h .γ’ + h .γw ; finalement :
σ = σ’ + μ (2.5)
Dans les sols saturés, la contrainte normale totale (σ) est égale à la somme de la contrainte effective
(σ’) et de la pression interstitielle (μ). C’est probablement la relation la plus importante de la
mécanique des sols. Elle parait très simple, mais est la cause de la plupart des problèmes rencontrés
dans cette discipline.
Nous venons d’examiner le cas d’un massif de sol saturé, avec un niveau phréatique, correspondant
à celui de la surface du sol et soumis à son propre poids. En fait, l’équation (2.5) peut être
généralisée à tous les sols saturés, quelle que soit l’origine des pressions interstitielle.
En pratique, la contrainte totale et la pression interstitielle peuvent être évaluées ou calculées à
partir des masses volumiques, des épaisseurs des couches et de la position de la nappe phréatique.
La contrainte effective ne peut pas être mesurée ; elle ne peut qu’être calculée.

2.2.2. Contraintes tangentielles


La résistance de l’eau au cisaillement étant nulle, les phénomènes de viscosité mis à part, on a :
τ = τ’ (2.6)

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2.2.3. Postulat de Terzaghi (contrainte effective)


A côté des contraintes totales dont on a parlé plus haut, on sait définir la pression du fluide (l’air
dans le cas du milieu sec, l’eau dans l’autre cas). L’idée fondamentale de Terzaghi (2) consiste à
postuler l’existence d’un nouveau tenseur de contraintes : le tenseur des contraintes effectives qui
gouverne à lui seul le comportement du squelette granulaire et du sol, c’est pourquoi d’ailleurs on
qualifie ces contraintes d’effectives (c’est le principe des contraintes effectives).

Terzaghi a donné ensuite la manière de calculer la valeur des contraintes effectives. Si l’on appelle
σ et τ les composantes normale et tangentielle de la contrainte totale en un point sur une facette
quelconque, σ’ et τ’ les composantes de la contrainte effective et μ la pression interstitielle du fluide
(aire ou eau), on a :
σ' = σ – μ (2.7)
τ’ = τ (2.8)
Pour Terzaghi, il s’agit d’un résultat déduit de ses constatations expérimentales et non des
considérations théoriques. Ce résultat exprime la répartition des contraintes dans le sol entre le
squelette solide (grains) et l’eau interstitielle.

Remarque : lorsque les sols sont « partiellement saturés » la répartition des contraintes entre les
phases (solide, eau et air) est plus complexe. Afin d’étendre le principe des contraintes effectives
aux sols partiellement saturés, Bishop (1963) a établi la formule suivante :
σ = σ’ + μa – χ ( μa – μw ) (2.9)
Avec :
μa : pression de l’aire interstitielle, Pour les sols saturés : χ = 1, donc : σ = σ’ + μw
μw : pression de l’eau interstitielle, Pour un sol parfaitement sec : χ = 0 ; donc : σ = σ’ + μa
χ : coefficient compris entre 0 et 1. Dès que le sol n’est plus saturé la valeur de χ décroit rapidement.

2.2.4. Sol inondé à surface horizontale


On va maintenant appliquer cette notion de contraintes effectives à des cas simples de sols saturés.
On supposera d’abord que l’eau est en équilibre, la répartition de la pression est donc hydrostatique.
On considère une facette horizontale située à une profondeur Z dans le sol, la surface libre de la
nappe d’eau se trouvant à une distance hw au-dessus du sol comme le montre la Figure 2.7. Costet et
Sanglerat (1981) et McCarthy (2007) montrent qu’à partir de la Figure 2.7 on a :
σ(M) = γw . hw + γsat . Z (2.10)
Où γsat est le poids volumique du sol saturé, la pression interstitielle est :
μ(M) = γw (hw+ Z) (2.11)

et donc, la contrainte effective sera : σ’(M) = σ(M) – μ(M) = ( γsat – γw ) Z = γ’ . Z (2.12)

Du point de vue des contraintes effectives, le sol se comporte donc comme s’il n’y avait pas d’eau
à condition de remplacer le poids volumique sec ou saturé du sol par le poids volumique déjaugé
γ’. Cette démonstration montre que la contrainte effective σ’ est indépendante de la hauteur de la
surface libre de l’eau hw.
Remarque : il est incorrect de parler de la contrainte au point M car il en existe une infinité
correspondant à l’infinité de surfaces ou facettes passant par le point M.

(2)
Karl von Terzaghi, né le 2 octobre 1883 à Prague et mort le 25 octobre 1963 à Winchester, est un ingénieur civil et
géologue autrichien, considéré comme le « père » de la géotechnique et de la mécanique des sols (Wikipédia).

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σ(M) – μ(M) = σ'(M)



hw

Z
σ (M)

γw . hw + γsat . Z γw (hw+ Z) γ’ . Z

Figure 2.7. Sol inondé à surface horizontale

2.3. État de contrainte d’un sol sous son poids propre

Considérons un massif de sol semi-indéfini à surface horizontale et n’étant soumis à aucune force
extérieur. Soit σv la contrainte verticale sur une facette horizontale en un point quelconque M du
milieu et σh la contrainte horizontale sur un côté vertical de cette facette (Figure 2.8).

Surface du Sol

γ
Z
σv
σh
M

Figure 2.8. Contraintes principales dans un sol à surface horizontale

 Calcul de la contrainte verticale σv et effective σ’v :


- La composante verticale de la contrainte due au poids propre du sol est égale à :
σv = γ . Z (2.13)
Où Z désigne la profondeur à laquelle la contrainte verticale est calculée et γ le poids volumique
apparent du sol en question.

- Pour un sol multicouche la contrainte verticale est calculée comme suit :


σv = Σ γi . hi (2.14)

Où hi est γi sont respectivement l’épaisseur et le poids volumique apparent de la couche i.


- Dans le cas d’une nappe phréatique située à la profondeur H avec (H < Z) comme illustré sur la
Figure 2.9 ; la contrainte verticale sera calculée de la manière suivante :
σv = γh . H + γsat ( Z – H) (2.15)
σ’v = γh . H + γ’ ( Z – H) (2.16)

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Surface du Sol

NNP γh H
▼ Z
γsat σ'v

Figure 2.9. Contrainte sous une nappe phréatique

 Relation entre la contrainte verticale σv et la contrainte horizontale σh :

Les principes de la mécanique des fluides montrent que la pression dans un liquide est la même
dans toutes les directions et suivant n’importe quelle inclinaison. Ceci ne s’applique pas aux
contraintes dans les sols. Dans les dépôts des sols naturels il arrive très rarement que la
contrainte horizontale σh soit exactement la même que la contrainte verticale σv. C’est-à-dire que
les contraintes résiduelles in-situ ne sont pas nécessairement hydrostatiques. Le rapport entre la
contrainte horizontale et la contrainte verticale in-situ peut être exprimé par la relation suivante :

σh = K . σv (2.17)
Où K est un coefficient de poussée des terres.
Comme la position ou le niveau de la nappe phréatique étant susceptible de fluctuer et les
contraintes totales, de changer, alors le coefficient K n’est pas constant pour un dépôt de sol
donné. Cependant, pour éviter le problème des changements engendrés par les fluctuations de la
nappe, il est plus commode d’exprimer le rapport entre la contrainte horizontale et la contrainte
verticale en fonction des contraintes effectives.
σ’h = Ko . σ’v (2.18)
Le rapport (σ’h/σ’v) est appelé coefficient de poussée des terres au repos et est noté Ko. Ce
coefficient de grande importance en géotechnique d’écrit l’état des contraintes dans le sol en
fonction des contraintes effectives et conserve la même valeur pour une même couche de sol et
une même masse volumique, quelle que soit la position de la nappe phréatique. Cependant, ce
coefficient est très sensible au contexte géologique, à la succession des contraintes et à la masse
volumique des couches de sol sus-jacentes.
Cette notion de poussée des terres au repos fut introduite pour la première fois par A.D. Donath
à Berlin en 1891. Par la suite, de nombreux expérimentateurs ont procédé à la mesure de ce
coefficient, à commencer par Terzaghi au cours de ces expériences de 1920 et 1925.
Il faut noter qu’il est important de connaitre le coefficient de poussée des terres au repos Ko pour
la conception des ouvrages de soutènement et de plusieurs types de fondations. Par conséquent,
une mauvaise estimation des contraintes in situ peut fausser la prédiction du comportement de
ces structures.

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Les valeurs ci-après peuvent être retenues à titre indicatif pour le coefficient de poussée des terres
au repos Ko :
Tableau 2.1. Quelques valeurs du coefficient de poussée des terres au repos Ko
Types de sol Valeurs de Ko Commentaires ou références
Sables peu compactes 0,50
Sables relativement compactes 0,70 Costet et Sanglerat (1983).
Sables et graviers (1 - sin φ')/ (cos φ')
Sables normalement consolidés 1 - sin φ' Jaky (1944 et 1948).
Sables dense (1 - sin φ')[( γd/γdmin) -1]. 5,5 Chelghoum (2006b).
Sables normalement consolidés 0,40 à 0,45 Holtz et Kovacs (1991).
formule proposée par Schmidt (1966).
Sables sur-consolidées Ko NC (OCR) n n = 0,40 à 0,50 (Alpan 1967, Schmertmann
1975).
n = 0,60 dans le cas de sable très dense (Al-
Hussaini et Townsend 1975).
n = sin φ' (Mayne et Kulhawy 1982).
0,70 à 0,75 Valeurs proposées par Terzaghi (Costet et
Argiles Sanglerat 1983).
0,40 à 0,65 Valeurs proposées par de Beer en 1948
(Costet et Sanglerat 1983).
0,70 Costet et Sanglerat (1983).
Suivant le mode d’exécution du remblai, le
Matériau de remblai contenant 0,50 à 1 compactage et les caractéristiques de
un pourcentage important consolidation du matériau (Costet et
d’argile Sanglerat 1983).
Valeurs proposées par Rowe (Costet et
tg2 (π/4 – φ/2)
Sanglerat 1983).
Argiles normalement
consolidées 0,95 – sin φu. Brooker et Ireland (1965).
0,4 + 0,007 (IP) Pour 0 ≤ IP < 40 (Chelghoum 2006b).
0,64 + 0,001 (IP) Pour 40 ≤ IP < 80 (Chelghoum 2006b).
Sols sur-consolidés Ko NC OCR Formule proposée par Meyerhof en 1976
(Budhu 2007).
Ko NC : Ko pour le sol normalement consolidées.
Ko = 1 : correspond à un champ de contrainte sphérique ou hydrostatique.

 Exemple d’application de calcul des contraintes verticales totales et effectives (Figure 2.10)
Z(m) σv (kPa) μ (kPa) σ'v (kPa)
0 0 0 σ'v = σv – μ = 0
1 γ1.h1 = 20 kN/m3 . 1m = 20 kN/m2 γw . hw = 10 kN/m3 . 0m = 0 kN/m2 20 – 0 = 20 kN/m2
2 γ1.h1 + γsat.h2 = 20 (1) + 20 (1) = 40 kN/m2 10 (1) = 10 kN/m2 40 – 10 = 30 kN/m2
3 20 (1) + 20 (1) + 16 (1) = 56 kN/m2 10 (2) = 20 kN/m2 56 – 20 = 36 kN/m2
4 20 (1) + 20 (1) + 16 (1) + 22 (1) = 78 kN/m2 10 (3) = 30 kN/m2 78 – 30 = 48 kN/m2
± 0,00 m
γh = 20 kN/m 3
NNP ▼ -1m
γsat = 20 kN/m3
-2m
γsat = 16 kN/m3
-3m
γsat = 22 kN/m3
-4m
Z (m)

Figure 2.10. Exemple de calcul des contraintes verticales totales et effectives

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