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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT REPUBLIQUE DU MALI

SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE Un Peuple – Un But – Une Foi


SCIENTIFIQUE

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ECOLE NATIONALE D’INGENIEURS


ABDERHAMANE BABA TOURE
(ENI – ABT)

DER GENIE CIVIL ABT

Hydrologie appliquée
Thème :
Généralités sur les cours d’eaux

Présenté par : Professeur:


COULIBALY Rokia Mme KADAWOYE Damba
DIEGUENI Mohamed
DAGNON Seydou

Mai 2019

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Table des matières
I. INTRODUCTION :........................................................................................................................3
II. PROVENANCE DES COURS D’EAUX :...........................................................................................4
III. FACTEURS INFLUANT LA QUALITÉ DES COURS D’EAUX..............................................................8
IV. LA GESTION ET L'AMENAGEMENT DES COURS D'EAU :..............................................................9
V. CLASSIFICATION DES SOLLICITATIONS DANS LES COURS D’EAU :.............................................14
VI. POLLUTION DES COURS D’EAUX :.............................................................................................16
VII. CONCLUSION :..........................................................................................................................17

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I. INTRODUCTION :
Un cours d’eau est un flux d’eau, temporaire ou permanent, qui s’écoule dans un chenal
naturel, superficiel ou souterrain et dans lequel se trouvent des indices de vie aquatique.
La variété des termes qui désignent les cours d'eau témoigne de leur diversité.
Mais un cours d’eau n’est pas un élément isolé, il fait partie d’un système dynamique
complexe composé d’une mosaïque de milieux connectés qui en assure le bon
fonctionnement.

Diverses parties peuvent caractériser un cours d’eau :

 La source : représente le point d’origine d’un cours d’eau.


 L’amont : (la partie la plus élevée du cours d’eau topographiquement) en opposition
à l’aval (la partie la moins élevée).
 Le lit mineur : c’est-à-dire l’espace qui est occupé de manière permanente par le
cours d’eau.
 Le lit majeur : est occupé temporairement en période de crue lors des inondations.
 La rive : borde le cours d’eau.
 Les berges : délimitent le lit mineur maintenu par la végétation (les saules, aulnes …).
 Les annexes hydrauliques : peuvent être définies comme une forme topographique
quelconque, remplie plus ou moins d’eau et fréquemment coupée du lit majeur du
fleuve durant la période d’étiage.
 Le méandre : est une boucle formée par le cours d’eau. Il existe quand l’eau passe
sur une pente faible.
 La ripisylve : correspond à la végétation de bords de cours d’eau ; elle est composée
de plusieurs strates : herbacée, arbuste, arborée…
 L’embouchure ou l’estuaire : est le lieu où le cours d’eau termine sa course
(généralement dans un océan, dans la mer ou dans un lac).
Les différents types de cours d’eau sont :

 Le ru : petit cours d’eau, souvent en tête de bassin, s’écoulant en surface.


 Les ruisseaux : petits cours d’eau de faible largeur et de faible longueur. C’est le
cours d'eau le plus élémentaire ; il recueille les eaux qui ruissellent sur les versants, il
n'a pas de tributaire.
 Le canal : conduit naturel ou artificiel permettant le passage d’un fluide.
 Les torrents : cours d’eau situés généralement en montagne ou sur des terrains
accidentés, au débit rapide et irrégulier.
 Les rivières : Le mot rivière désigne un cours d'eau plus ou moins important qui se
termine dans une autre rivière, un fleuve ou un lac. Certaines rivières peuvent
disparaître par infiltration (pertes dans les régions karstiques) ou par évaporation
(dans les régions désertiques).
 Les fleuves : Le mot fleuve s'applique en général à un long cours d'eau puissant
collectant les eaux de nombreux affluents, et qui se jette dans la mer.

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II. PROVENANCE DES COURS D’EAUX :

Les cours d’eaux sont alimentés directement par les eaux de pluie, par le ruissellement venu
des versants, après de longues périodes pluvieuses ou lors d'averses brutales ; lorsque les
cours d'eau naissent dans de hautes montagnes ou qu'ils traversent des régions aux hivers
rigoureux (régions tempérées froides, hautes latitudes), ils reçoivent les eaux de la fonte des
neiges au printemps et des glaciers en été. Toutes ces eaux de surface ne représentent
qu'une partie de l'écoulement ; elles ne suffisent pas à assurer la permanence des cours
d'eau. La pérennité de l'écoulement est due à l'apport des eaux souterraines : l'écoulement
hypodermique, qui se produit juste sous la surface des versants lorsque le sol est saturé en
eau, et surtout le drainage des nappes souterraines recoupées par le lit des cours d'eau.

L'écoulement dans un cours d’eaux résulte de la combinaison entre les facteurs climatiques,


orographiques (étude des montagnes), lithologiques (histoire des pierres) et
biogéographiques. La quantité d'eau écoulée représente la différence entre les
précipitations tombées sur le bassin-versant et les pertes par évaporation qui dépendent de
la température et de la végétation. L'altitude accroît (augmente) en général le total des
précipitations et abaisse la température, ce qui réduit l'évaporation. L'écoulement tend à
être plus abondant qu'en plaine tandis que la pente en accélère la vitesse. Dans les massifs
montagneux, il est en outre influencé par la rétention nivale ou glaciaire.

o LES FLEUVES :

Les fleuves ont des origines différentes ; c’est ce qu’on appelle les régimes.
Le régime d’un fleuve vous donne sa provenance.
Les différentes sortes de régimes sont :
-Le régime glaciaire : les fleuves sont formés après la fonte des glaciers.
-Le régime nival : c’est toujours la fonte des neiges qui sont à l’origine de la formation de
fleuves mais dans des régions où il n’y a pas de montagnes.
-Le régime pluvial : les fleuves proviennent des eaux de pluie, de ruissellement ou des
nappes aquifères souterraines qui deviennent les sources des fleuves.
Les fleuves reçoivent des affluents (eaux qui se retrouvent dans un même lit) et des
confluents (eaux qui se fondent en un seul) qui viennent grossir leur débit avant de se jeter
dans la mer par l’intermédiaire d’un estuaire ou d’un delta.

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Tous les fleuves du monde sont différents car ils n’ont pas le même régime hydrologique, en
raison du type de climat, de roches et de végétation.
En général, les grands fleuves ont un débit régulier.
Les régimes sont simples quand il y a une seule période de basses eaux et de hautes eaux et
ils sont complexes quand le débit change très souvent au cours de l’année.
Dans les régions équatoriales et tropicales, le régime hydrologique, suit le régime
pluviométrique.

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o LES RIVIERES :

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L’eau de pluie, qui se retrouve, du fait du relief, sur une portion de territoire appelé bassin
versant, se fraye un chemin :
Soit elle ruisselle vers la rivière et l’alimente directement
soit elle s’infiltre dans le sol pour rejoindre la nappe phréatique. Elle devient alors
une réserve d’eau souterraine qui pourra ressortir à la surface sous forme de sources ou
soutenir le débit des rivières si elle y est connectée.
S’ajoute à cela l’eau de fonte des neiges et des glaciers qui coule en torrents le long des
pentes des montagnes.

Les rivières diffèrent aussi selon le climat, la nature des roches et du sol ainsi que de la
végétation qu’elles traversent. Il existe trois sortes de rivières :
-les rivières souterraines : ce sont des eaux d’infiltration qui pénètrent dans le sous-sol et qui
créent des rivières.
- les rivières torrentielles : ce sont des rivières qui s’écoulent le long d’une forte pente. Ces
rivières de montagne ont des débits différents selon la période de crue.
-les rivières temporaires : ce sont des rivières dont l’écoulement dépend de la sécheresse ou
de la période de pluie. On les rencontre dans les pays désertiques.

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III. FACTEURS INFLUANT LA QUALITÉ DES COURS D’EAUX
La qualité des cours d’eau dépend de différents facteurs qui peuvent être modifiés et
dégradés. Ils permettent de dresser un diagnostic du cours d’eau pour évaluer le besoin ou
non d’aménagement. Les principaux facteurs déterminant l’état des cours d’eau sont les
suivants :

1. Facteurs physico-chimiques :
 La température,
 Le taux d’oxygène dissous,
 Le taux d’azote,
 Le taux de phosphore,
 Le taux de polluants,
 Le ph,
 Le taux de salinité,
 La présence ou non de prolifération végétale,
 Le taux de matières en suspension,
2. Facteurs hydro morphologiques :
Représentent les facteurs morphologiques et dynamiques (évolution des profils en long et
en travers). Sont alors étudiés :

 Le lit mineur (diversification des écoulements, aménagement de l’habitat


piscicole, sinuosité du cours d’eau, pente, granulométrie …),
 L’état des berges et des ripisylves,
 Le lit majeur et ses annexes (maillage bocager, reconnexion des annexes
hydrauliques, bandes enherbées, restauration de zones humides…),
 La continuité écologique (migration des poissons) et la ligne d’eau : présence
d’un obstacle à l’écoulement, reconquête des écoulements libre…
 Le débit.
3. Facteurs biologiques :
4. Facteurs écologiques :
 La vitesse du courant
 La nature du fond
 L’éclairement
 La température
 L’oxygénation
 La composition chimique

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IV. LA GESTION ET L'AMENAGEMENT DES COURS D'EAU :

Les cours d’eaux sont des milieux dynamiques évoluant perpétuellement en fonction des
caractéristiques physiques et saisonnières. La qualité de vie d’un cours d’eau dépend de
nombreux facteurs tels que la vitesse du courant, la sinuosité du lit ,le débit, la qualité de la
ripisylve, le taux d’oxygène dissous…Ces facteurs peuvent être dégradés ou modifiés, c’est
pourquoi les cours d’eau doivent être entretenus ou aménagés afin de maintenir leurs
différentes fonctionnalités pour différents usages, et de restaurer leurs bon état écologique.

Les cours d’eau favorisent l’installation des hommes. Ces derniers les ont aménagés pour
s’en protéger ou pour s’en servir.
Le bon fonctionnement du cours d’eau est à la base des services rendus par les
écosystèmes : régulation des inondations, biodiversité, …
Tout propriétaire riverain est tenu à un entretien régulier du cours d’eau.
L’entretien régulier a pour objet :
- De maintenir le cours d’eau dans son profil d’équilibre,
- De permettre l’écoulement naturel des eaux,
- De contribuer à son bon état écologique ou, le cas échéant, à son bon potentiel écologique,
notamment par enlèvement des embâcles, débris et atterrissements, flottants ou non, par
élagage ou recépage de la végétation des rives.
Plusieurs types d’aménagement sont envisageables :
● Effacement
● Aménagement / arasement
● Gestion des vannages
● Dispositif de franchissement
Ces solutions sont à étudier au cas par cas en fonction des coûts, de l’efficacité de
l’aménagement et des difficultés rencontrées.

 Les opérations d’entretien des cours d’eau peuvent être des actions :
● De faucardage, (ou faucardement),
● De taille des arbres et arbustes présents sur les berges,
● D’enlèvement d’embâcles,
● De lutte contre le rat musqué et les plantes invasives.

L’entretien mécanique ne permet pas toujours de rétablir l’ensemble des fonctionnalités


naturelles. Les opérations de restauration écologique auront donc pour objectif de concilier
le fonctionnement naturel et de préserver des biens et des personnes.

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 Quelques définitions :
 Bassin versant :
Le bassin versant correspond à l’ensemble d’un territoire drainé pour un cours d’eau
principal et ses affluents.
Les limites d’un bassin versant sont déterminées, soit par la ligne de partage des eaux, soit
par la direction de l’écoulement des eaux à partir du plus haut sommet.

 Morphologie d’un cours d’eau :


La morphologie des cours d’eau correspond à la forme que les rivières adoptent en fonction
des conditions climatiques et géologiques (nature du sol, débit, pente, granulométrie du
fond, etc.). Leur aspect évolue ainsi d’amont en aval mais également de façon transversale
on parle alors de faciès d’écoulement.

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 Ripisylve :
La ripisylve est l'ensemble des formations boisées, buissonnantes et herbacées présentes sur
les rives d'un cours d'eau.

 Eutrophisation :
Accumulation graduelle de débris organiques dans les eaux stagnantes et excès de
nutriments (azote, phosphore en particulier), liée à l'activité des organismes vivants et des
activités humaines, et à la décomposition massive de la matière organique morte,
provoquant l'appauvrissement en oxygène de l'eau (Anoxie), la turbidité, et le
développement d'espèces envahissantes.

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 Continuité écologique :

La continuité écologique, dans une rivière, se définit par la possibilité de circulation des
espèces animales et le bon déroulement du transport des sédiments.
Elle a une dimension amont-aval, impact des obstacles transversaux comme les seuils et
barrages, et une dimension latérale, impact liés aux ouvrages longitudinaux comme les
digues et les protections de berges.

V. CLASSIFICATION DES SOLLICITATIONS DANS LES COURS D’EAU :


Contrairement aux cours d’eau naturels qui s’écoulent dans des paysages sauvages et
préservés des hommes, les rivières et les fleuves des paysages artificiels sont exposés à une
multitude d’influences.
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Il faut y distinguer les modifications engendrées par l’aménagement des eaux directement
dans et sur les cours d’eau des installations réalisées au niveau du bassin versant.
 Niveaux de débit, sollicitations :
En matière de bio-ingénierie, il apparaît donc logique de prendre en compte les sollicitations
sur la berge afin d’effectuer une classification des cours d’eau. Quelques paramètres
permettent d’effectuer une différenciation. Ceux-ci se sont toujours avérés déterminants
pour se prononcer pour ou contre le choix d’une option de stabilisation.
Une série de facteurs liés au site doit être analysée pour l’évaluation du cours d’eau :
 Régime d’écoulement
 Section du lit
 Vitesse d’écoulement
 Inclinaison de la berge
 Matériaux de la berge
 Pied de berge
 Végétation et exploitation du sol sur la berge
Il est nécessaire de se limiter à peu de facteurs de différenciation, voire à un seul, afin de
garantir un traitement pratique de la classification parmi la multiplicité de facteurs liés au
site.
Nous avons considéré que la « vitesse d’écoulement » était un excellent critère de
différenciation pour la classification.
1. Cours d’eau avec des sollicitations faibles  :
 Facteurs de détermination du milieu :
 Vitesse d’écoulement : La vitesse d’écoulement est comprise entre 0,1 et 0,5 m/s.
 Inclinaison des berges : Le talus a une inclinaison inférieure à 3/1 (H/V).
 Pied de la berge : Le pied du talus et le fond du lit sont stables.
 Matériaux constitutifs : Le lit du cours d’eau est composé d’un substrat végétalisé.
En raison du faible débit, la force tractrice est au-dessous de la valeur critique.
 Végétalisation : Le développement d’arbustes et de la ripisylve est parfaitement
possible. Il est nécessaire de tenir compte des conditions d’exposition à la lumière
pour les plantes.
2. Cours d’eau avec des sollicitations modérées :
 Facteurs de détermination du milieu :
 Vitesse d’écoulement : La valeur de la vitesse d’écoulement est comprise entre
0,5m/s et 1 m/s. En fonction du substrat et du profil d’écoulement la force tractrice
peut atteindre des valeurs critiques.
 Inclinaison de la berge : L’inclinaison du talus est inférieure à 2/1 (H/V).
 Pied de la berge : Le lit du cours d’eau est globalement stable. Certains signes
d’érosion peuvent pourtant apparaître en cas de crues.
 Substrat, matériaux constitutifs : Le lit et le talus se composent d’un substrat
végétalisé. Les dégâts engendrés par des travaux d’aménagement provoquent un
affouillement. Il faut avant tout évaluer la présence de sols sablonneux ou de
substrats de tourbe.
 Végétalisation : Le développement d’arbustes et de la ripisylve est parfaitement
possible. Il est important de tenir compte des conditions d’exposition à la lumière
pour les plantes.
3. Cours d’eau avec des sollicitations moyennes :

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Ce niveau de sollicitations correspond à des cours d’eau qui tendent à avoir une activité
géomorphologique. Cette instabilité peut être liée au substrat du paysage traversé par le
cours d’eau, comme par exemple les gros sédiments déplacés. Mais les forces s’appliquant
sur les berges peuvent également s’expliquer par des mesures d’aménagement des eaux
entreprises par le passé. A la suite de travaux de développement non-écologiques, les cours
d’eau peuvent par exemple être fortement « déformés » et canalisés ; les aménagements de
protection de berge rigides sont exposés à une attaque permanente de l’eau.
Au cours des dernières années, il a été entrepris avec succès d’enrayer le phénomène
croissant d’érosion de profondeur à l’aide de mesures de stabilisation du lit et de seuils. Les
berges sont pourtant toujours particulièrement exposées à l’érosion dans les secteurs dotés
d’aménagements de protection rigides.
Des débits moyens peuvent exister dans des cours d’eau de taille et de profil d’écoulement
les plus divers. La vitesse d’écoulement et la force tractrice sont déterminantes pour les
sollicitations.
 Facteurs de détermination du milieu :
 Vitesse d’écoulement : Les vitesses d’écoulement sont comprises entre 1 et 2 m/s.La
force tractrice dépasse celle des substrats à grains fins.
 Inclinaison de la berge : L’inclinaison du talus est de 2/1 (H/V) et plus.
 Pied de la berge : Le pied de talus est menacé car le substrat fin est arraché du talus
et du lit par l’affouillement.
 Substrat, matériaux constitutifs : Le substrat à grains fins se situe en zone de
transport. Des fosses d’affouillement se forment.
 Végétalisation : Il faut s’attendre à des défaillances dans l’aménagement de la
ripisylve et dans l’installation d’arbustes en plants individuels. Les plantations dans
des zones moyennement sollicitées ne sont possibles qu’avec des aménagements de
stabilisation adéquats. Dans les sols saturés en matières nutritives des zones habitées
notamment, la flore rudérale envahissante peut venir supplanter la végétation
propre au site. Les conditions d’exposition et les mesures d’entretien jouent un rôle
déterminant pour le développement des plantes.
 Trafic fluvial : Sur les petits cours d’eau et les canaux, les embarcations de sports et
de loisirs représentent un facteur de sollicitation non-négligeable.
4. En cours d’eau avec des sollicitations fortes :
Les conditions normales d’écoulement, les forces tractrices et les vitesses d’écoulement les
plus élevées se trouvent dans le cours supérieur des fleuves et rivières. Toutefois, en raison
de la grande diversité d’aménagements des eaux réalisés, certaines sections de berges sont
également soumises à de fortes sollicitations en d’autres endroits.
Les causes en sont diverses : rectification de berges, trafic fluvial par exemple, elles
nécessitent des projets de stabilisation appropriés.
 Facteurs de détermination du milieu :
 Vitesse d’écoulement : La vitesse d’écoulement est comprise entre 2 et 3,5 m/s. La
force tractrice atteint des valeurs pouvant entraîner le charriage de grosses pierres et
de galets.
 Inclinaison de la berge : L’inclinaison du talus est supérieure à 2/1 (H/V).
 Pied de la berge : Le pied du talus doit être stabilisé afin d’éviter les fosses
d’affouillement.

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 Substrat, matériaux en place : Dans les cours d’eau de montagne, on trouve
essentiellement des fonds ou berges caillouteux. Dans les voies d’eau navigables, le
lit se compose principalement de granulats mélangés. Les berges sont ici stabilisées
avec un revêtement.
 Végétalisation : Une végétalisation à l’aide de ripisylve n’est plus possible au-dessous
de la ligne d’eau.
 Trafic fluvial : Il faut tenir compte du trafic fluvial commercial aussi bien que des
embarcations de loisirs. Le batillage sollicite très fortement les berges.
VI. POLLUTION DES COURS D’EAUX :

Si les eaux s'écoulent en abondance et si leur qualité permet un développement normal de


la faune et de la flore, les rivières s'auto-épurent naturellement ; elles peuvent même faire
face à l'arrivée d'importantes quantités d'effluents. Cependant, elles ne peuvent
indéfiniment assimiler ces eaux d'égouts et absorber les résidus d'engrais venant des terres
agricoles. Ces substances favorisent la prolifération de certaines algues et bactéries qui,
lorsqu'elles deviennent trop nombreuses, consomment tout l'oxygène dissous dans l'eau
(phénomène d'eutrophisation) ; le milieu devient asphyxiant pour les poissons et cela
conduit à la destruction de l'écosystème fluvial par rupture de la chaîne alimentaire.

La pollution de l'eau par des produits chimiques peut avoir des conséquences désastreuses.
Les cours d'eau sont extrêmement vulnérables face à l'empoisonnement par des substances
toxiques telles que métaux lourds (plomb, zinc, cadmium), acides, solvants, et PCB, produits
par l'extraction minière, la métallurgie et autres industries. Ces produits chimiques non
seulement peuvent tuer sur-le-champ, mais ils s'accumulent également lentement dans les
alluvions et les sols de la plaine d'inondation, atteignant parfois les nappes phréatiques. S'ils
se concentrent dans les plantes qui poussent sur le sol, ainsi contaminé, et si la faune se
nourrit de ces végétaux, les mutations et la stérilité de cette dernière peuvent conduire, de
manière irréversible, à l'entière destruction du milieu naturel et à une dégradation du
paysage. Cette pollution représente également un danger pour l'homme. La consommation
d'eau ou d'aliments provenant de rivières et de sols pollués ne sont pas sans risque pour la
santé publique (ce risque est en grande partie méconnu).

La plupart des rivières des pays industrialisés sont déjà plus ou moins polluées. Le défi lancé
à la société d'aujourd'hui et de demain est non seulement de freiner cette pollution, mais
aussi de revenir aux conditions naturelles des rivières en interdisant tout déversement de
produits chimiques et toxiques. En empêchant la pollution des cours d'eau et la destruction
de leurs écosystèmes, on peut éviter que certaines erreurs, commises par les pays
industrialisés, ne se reproduisent. Ces rivières sont le dernier refuge de nombreuses plantes
et espèces animales, et l'eau qu'elles fournissent est le meilleur soutien au développement
de nombreuses nations. L'importance des cours d'eau ne se limite pas à la nation et aux
intérêts locaux. En conséquence, leur conservation et leur aménagement nécessitent des
pays développés et des pays en voie de développement une approche commune, une
association, un partage équitable des coûts et une reconnaissance des rivières comme
ressource naturelle mondiale.

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VII. CONCLUSION :
Historiquement, les cours d'eau ont été des lieux privilégiés pour le développement des
activités humaines, qu'il s'agisse de l'agriculture, des transports, de l'industrie et de
l'installation des populations. À l'origine, les peuples furent attirés par les rivières qui leur
fournissaient l'eau et les sols fertiles des plaines alluviales. Les cours d'eau constituaient
aussi des voies d'eau qui permettaient d'explorer de nouvelles contrées, de transporter des
produits pondéreux, là où le terrain accidenté ou une végétation dense rendaient la
construction de routes difficile. L'eau des cours d'eau fut une source d'énergie actionnant les
roues hydrauliques des moulins pour des activités diverses (meuneries, tannerie, filature,
métallurgie au bois). Ce fut l'ère préindustriel. Aujourd'hui, de nombreuses usines sont
implantées près des cours d'eau, qui offrent, selon les cas, la voie navigable pour
l'approvisionnement en matières premières ou pour l'expédition des produits finis ; l'énergie
produite dans des centrales hydroélectriques ; l'eau de refroidissement des centrales
thermonucléaires ; l'eau qui est vaporisée dans les centrales thermiques ; l'eau qui sert à
laver, à diluer ; etc. Les cours d’eau jouent un rôle essentiel dans le cycle hydrologique. Ils
constituent une ressource précieuse qu’il faut absolument protéger et économiser.

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