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Le Plan Local d'Urbanisme (PLU).

Il est le Pourtant ce débat suscite légitiment nombre d’in-


schéma d’urbanisme qui remplace le Plan terrogations et de questions auxquelles il est né-
d'Occupation des Sols (POS). Il définit les cessaire de répondre.
règles applicables sur la commune.
Les rumeurs et contre-vérités les plus in-
Aux dernières élections municipales, la liste sou- vraisemblables circulent dans la ville. Elles
tenue par les partis de gauche et écologistes a n’honorent certainement pas ceux qui les colpor-
clairement affiché son intention d’engager le dé- tent. Les élus de la majorité habitent tous cette
bat sur le PLU pour permettre à la ville de se dé- ville et l’aiment autant que nous. Et ne rien faire
velopper harmonieusement au cours des vingts amènerait la ville à passer sous la barre des 20%
prochaines années et répondre aux besoins des de logements sociaux. Ce serait tout simplement
habitants. se mettre hors la loi et faire payer aux Ignissois
des pénalités relatives au non respect de la loi
La pénurie de logements, la flambée des prix, SRU.
la baisse du pouvoir d’achat, les infractions à la
loi SRU… créent une situation tendue dans le Conserver la mixité de notre ville dans la-
pays et particulièrement en Île-de-France. Même quelle nous nous sentons si bien, offrir à chacun
à Igny, loger tous ses enfants convenablement, la possibilité de se loger décemment et maintenir
leur permettre d’accéder au premier logement, le caractère et le charme de notre ville, c’était le
trouver un logement aux nombreux demandeurs projet de la municipalité que nous avons soutenu
en attente est devenu particulièrement difficile. lors des dernières élections municipales.

Donc, permettre d’intensifier légèrement autour Les orientations générales du Plan d’Aménage-
des transports, rester au dessus des 20% de lo- ment et Développement Durable (PADD) et le
gements sociaux, proposer des logements neufs Plan Local d’Urbanisme répondent à ses ambi-
et accessibles dans le social, favoriser les écono- tions, aux besoins des Ignissois et de notre ré-
mies d’énergie, maintenir le caractère des quar- gion dans ce XXIème siècle.
tiers pavillonnaire, renforcer la protection des
espaces verts… sont des objectifs et des ambi- Nous soutenons donc les grandes orienta-
tions de bon sens, largement partagés par tous. tions du PLU. Il se construit avec nous.
C’est ce que permet ce PLU.
L’obligation d’élaborer un PLU
La municipalité est dans l'obligation (conformément à la loi SRU et aux directives
du ministère de l'intérieur) de passer du POS au PLU. Un PLU est plus complexe
et plus élaboré qu'un POS. Les lois actuelles imposent notamment le fait de pren-
dre en compte la protection de l'environnement dans les règles d'urbanisme.

"Aujourd'hui, 1,5 millions de ména-


Le PLU et le Logement
ges sont inscrits sur les listes d'at- Le PLU doit favoriser le parcours patrimonial
tente pour accéder aux HLM. Alors, avec l’objectif de donner la possibilité aux jeu-
il faut dire les choses franchement : nes Ignissois de rester dans leur ville. Il doit
ce n'est guère étonnant quand on aussi permettre aux familles modestes et à
sait que 3 français sur 4 peuvent nos aînés, dont les pensions de retraite ne
prétendre théoriquement à un loge- cessent de diminuer, de se loger décemment.
ment social. Or, le parc de loge-
ments sociaux représente, quant à
lui, moins de 1 logement sur 5."

Nicolas Sarkozy, Président de la


Il est indispensable
République
d'obliger les communes
de plus de 3500 habi-
tants à construire 25%
de logements sociaux
contre 20% aujourd'hui.
350 00
cons 0 person
Fondation Abbé Pierre,
2010
idérée nes en
s c om m Île de
e "mal France
logées sont
".

Le PLU et l’environnement
La municipalité a prévu de créer 3 hectares d'espaces boisés classés (EBC) supplé-
mentaire, d’aménager un espace vert protégé en centre-ville, de favoriser la cons-
truction de toits végétalisés et de promouvoir l'accès aux transports en commun en
densifiant l'habitat autour de la gare.

Cela va dans la continuité de ce que la majorité a déjà mis en place : la possibilité


d'agrandir les habitations des propriétaires qui engagent des travaux en faveur des
économies d'énergie.

Le PLU et le charme pavillonnaire de la ville


Partout les hauteurs des constructions qui existent dans les quartiers seront res-
pectées, conformément au code de l'urbanisme. Il faut instaurer des gardes fous
afin d’éviter les spéculations des promoteurs à l’affut.

Article R111-21 du Code de l'urbanisme : "La situation des constructions, leur ar-
chitecture, leurs dimensions, leur aspect extérieur doivent être adaptés au carac-
tère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou ur-
bains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales".
Le taux d’emprise au sol des espaces verts et le PLU
Le taux d'emprise au sol prévu par le PLU est de 30%, comme cela existait déjà
dans le POS. Le coefficient de 70% d'espaces verts dans le POS n'existe pas. C'est
un mensonge. Le taux d'emprise au sol des espaces verts ne va donc pas dimi-
nuer et passer de 70% à 50% comme l'affirme certains.

3,6 Millions de mal logés


en France

L’immeuble et le PLU
La hauteur maximale de toute nouvelle construction est de 10 mètres, exacte-
ment comme pour les constructions existantes. Si quelqu'un vend sa maison,
jamais un immeuble de 4 à 5 étages ne pourra donc y être construit à la place.
Par ailleurs certains s’inquiète du terme immeuble employé par le PLU et qui est
à distinguer du terme « meuble ». Toute construction est donc un immeuble
même un tout petit pavillon.

"En Ile-de-France , il est clair qu'il faut


construire davantage pour répondre au
besoin de l’ensemble des ménages. Dans
le cadre du grand Paris, la loi fixe un ob-
jectif de 70000 logements à construire
chaque année. Alors que moins de
40000 sont mis en chantier actuelle-
ges ment. Il y a là un défi auquel il est impé-
ména t ratif que tous les acteurs travaillent : les
des e son
65%de FranLogemen
c t maires ont de toute évidence un rôle pri-
mordial à jouer.
e
d’Îl les au
ib Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au
élig l. Logement. Article dans le Journal
ia
Soc "l’association des petites villes de
France, Janvier 2011

Le taux de logements sociaux et le PLU


Il n’a jamais été question pour la municipalité, d’atteindre un taux de 30% de lo-
gements sociaux. La majorité élue en 2008 avait présenté dans son programme
un taux de 25% d’ici 2020. Avec les constructions du privé nous sommes passés
mécaniquement de 23,22% de logements sociaux en 2007 à 21,85% en 2010. Si
le PLU n'impose pas un quota de 30% de logements sociaux dans les bâtiments
de plus de 20 logements ou dans ceux de plus de 1500m2 de SHON (Surface Hors
Oeuvre Nette) alors la ville sera soumise à des sanctions financières. Il est donc
clair que nous n'arriverons pas à 25, 26 ou 27% de logements sociaux sur Igny
comme l'affirme certains. La municipalité pourra, au mieux, revenir à son niveau
de 2007.
La suppression du COS et le PLU
Le POS de 1987 empêche de nombreux aménagements pour des propriétaires de
maisons. La suppression du COS permet, par exemple à ceux qui veulent d’installer
une véranda ou d’aménager des combles. Cela fait longtemps qu’ils l'attendent.
Leurs permis sont bloqués car ce document réglementaire n’est pas validé. Le PLU
permet donc cela.

ents
u nom bres de logem
- 70 000: ba isse d
5
co nst ru its en tre 1999 et 200
sociaux

Le PLU validé par l’élection municipale de 2008


Voici ce que la majorité proposait pendant la campagne des élections municipales
de 2008 (que l’on retrouve dans le programme) et pour laquelle elle a été élue :
Maintenir la mixité sociale; répondre aux besoins des jeunes pour le logement;
passer à 25% de logement sociaux d'ici 2020; densifier l'habitat autour des accès
aux transports en commun par de petits collectifs au lieu de consommer des espa-
ces naturels; s'inscrire dans le développement durable; aménager le quartier des
Ruchères; poursuivre la rénovation et l'amélioration globale du Bourg en aména-
geant Langevin-Wallon. Pour mémoire, voilà ce que la liste élue écrivait en 2008 :
"l'enjeu majeur de ce mandat sera le PLU".

« Alors que l’État se désengage de plus en plus


en baissant ses crédits en matière de loge- 13 %
lutio à 25
ment, la Région fait un effort sans précédent Evo
pour la construction de logements sociaux. Le
logement est devenu le problème principal des
pos
te d n d e l
,2 %
Franciliens. La pénurie de l’offre, la flambée de « lo
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l’immobilier ont fait doubler en 50 ans la part élec ement nsomm t du
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consacrée au logement dans le revenu. La loi ses ricité » eau, g tion
a
SRU, votée en 2001 est toujours transgressée des de c des d z et
o é
par plusieurs dizaines de communes en Île-de- entr ména nsomm pen-
e 19 ge a
90 e s fra tion
France. Résultat : plus de 50% de l’offre de
logement social est concentrée dans 9% des t 20 nça
communes franciliennes. Aussi le logement 11. is
est-il la priorité du bouclier social régional. »
Président du Conseil Régional d'Ile-de-
France, Jean-Paul Huchon

CONTACTS : PARTI COMMUNISTE Français, section d’Igny:


nordessonne.pcf@gmail.com
PARTI SOCIALISTE, section d’Igny:
EUROPE ECOLOGIE LES VERTS, section d’I-
ps-igny@wanadoo.fr
gny: jfrimbert@yahoo.f