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Gestion environnementale

Le développement durable repose sur trois pôles ; social, économie et environnement qui
doivent être indissociables.
La dimension Sociale ; vise le développement de la société tout en satisfaisant les besoins
des êtres humains, peu importe leurs origines.
La dimension économique ; consiste en la création de richesse afin d’améliorer les
conditions de vie.
La dimension environnementale ; s’appuie sur la volonté d’adapter nos modes de vie aux
capacités de notre planète.

Gestion : Science de l'administration et de la direction d'une organisation ; économie


d'entreprise. C’est une démarche de mise en œuvre des moyens humains, financiers, et
matériels pour atteindre des objectifs. Elle repose sur des fonctions en particulier : pilotage
(fixer des objectifs et contrôler les résultats), contrôler, organiser, déléguer, animer et diriger.

Le management ou la gestion a deux horizons dans la conduite des organisations :

 L’horizon stratégique ; fixer les grandes orientations à long terme, mener les études et
mettre en place les prévisions.
 L’horizon opérationnel ; conduire quotidiennement les affaires courantes et à la mise
en application, dans le détail, de la politique générale décidée par les dirigeants. 
Gestion de l’environnement et Gestion environnementale

La gestion de l’environnement concerne particulièrement la préservation de la capacité de


charge de l’environnement en vue d’un développement durable. La gestion de
l’environnement proprement dite demeure sous la responsabilité des pouvoirs publics qui
organisent, réglementent (Lois et règlements) et contrôlent l’utilisation des ressources
naturelles ainsi que la pollution. La protection de l’environnement est une priorité, une
préoccupation à l’échelle de la société. La gestion publique de l’environnement dépasse
l’objet et les préoccupations ordinaires des entreprises qui évoluent selon une logique
commerciales.

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La gestion environnementale :
-La gestion environnementale est la traduction en termes de management d’un objectif
simple : faire en sorte que l’activité de l’entreprise ne dégrade pas son environnement naturel
et humain, et qu’elle consomme le moins possible de ressources, surtout les non
renouvelables.
-La gestion environnementale est l’ensemble des activités de management qui déterminent les
objectifs et les responsabilités en mettant en œuvre des procédures, des moyens de
planification, de mesure des résultats et de maîtrise des effets sur l’environnement. Elle se
base sur des outils qui permettent à l’entreprise de contrôler et de réduire les impacts
environnementaux de ses opérations.
-Le management environnemental, gestion environnementale, éco management, désigne les
méthodes de gestion d'une entité (entreprise, service…) visant à prendre en compte l'impact
environnemental de ses activités, à évaluer cet impact et à le réduire.
-Les buts de l'entreprise peuvent être de plusieurs types : respecter les réglementations,
améliorer l'image de l'entreprise, améliorer les relations avec les riverains (pour les entreprises
polluantes), faire des économies, obtenir une certification environnementale réclamée par les
clients de l'entreprise ou un écolabel.
Evolution de la préoccupation environnementale : une évolution en cinq décennies

Années
Ignorance
1950

Années
Dénégation
1960

Années
Débats
1970

Années
Prise de consciente
1980

Années
Engagement
1990

Années
Performance et adoption de la norme Iso
2000

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Développement durable : la transition écologique et solidaire des sociétés
L’un des exemples les plus communs du “développement durable” en pratique sont les
politiques mises en place par les gouvernements pour prendre en compte les problématiques
environnementales et sociales.
De nombreux pays sont aujourd’hui en train de prendre conscience que s’ils veulent exister et
se développer sur le long terme, ils doivent préserver leurs espaces naturels, leurs ressources,
mais également mettre fonder une société plus juste et plus égalitaire.
Prise de conscience traduite par :
-création d’institution / Ministère de l’Environnement, chargé de la protection des
écosystèmes et des ressources naturelles/ Transition Écologique et Solidaire,

-La transition énergétique, qui vise à transformer la manière dont nous produisons de


l’énergie pour la rendre plus durable, notamment en utilisant les énergies renouvelables
-La politique de protection de la biodiversité, qui vise à protéger certaines espèces et certains
espaces afin d’éviter la disparition d’espèces menacées

-La politique d’économie circulaire, qui vise à maximiser le recyclage des matériaux et à
optimiser l’utilisation des ressources, tout en limitant les déchets.

-La rénovation des logements et d’efficacité énergétique qui vise à mieux isoler les
logements afin de réduire les consommations énergétiques

-Les différents plans de régulation de l’usage des pesticides et des substances chimiques, qui
ont pour objectif de réduire les pollutions ou les phénomènes comme l’acidification des
espaces aquatiques.

La responsabilité sociale des acteurs et des entreprises RSE


Les entreprises sont de plus en plus contraintes d’adopter les principes du développement
durable dans leurs activités. Des lois et règlements obligent les entreprises à mesurer leurs
impacts environnementaux et à les rendre publics. Elles doivent adopter des pratiques plus
écologiques en gérant leurs productions en fonction des principes du développement durable,
(diminuer leur impact sur le territoire, sur l’économie et sur la société)
Les pratiques “durables” dans l’entreprise qui sont généralement regroupées sous le
terme RSE, peuvent être citées dans les éléments suivants ;
-Choisir les énergies renouvelables 

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-Pratiquer l’efficacité énergétique,
-Diminuer les émissions de gaz à effet de serre et maitriser le Bilan Carbone,
-Pratiquer l’éco-conception 
-Précautions pour moins affecter la biodiversité et les écosystèmes.

Histoire de l'environnement
L'histoire de l'environnement ou histoire environnementale est une science qui étudie les
interactions entre l'homme et son environnement .Elle s’intéresse à diverses thématiques et
se caractérise par une approche pluridisciplinaire et transversale. Ce champ théorique émerge
aux États-Unis au début des années 1970 et s'exporte par la suite dans le reste du monde avec
la montée des mouvements écologistes et des nouvelles préoccupations humaines de
l'environnement

Approche chronologique et géographique


L’histoire environnementale peut s’intéresser à des échelles locales et à des intervalles de
temps plus courts. Cependant, elle emploi des échelles géographiques plus étendues en
dépassant parfois les frontières d'État lorsqu’il s’agit des certains phénomènes tels que la
pollution d’un fleuve. Aussi, les limites chronologies peuvent couvrir des périodes de temps
très larges. (Micro-histoire - Macro-histoire).
Suite à la prise de conscience grandissante de l’importance du climat et des phénomènes
climatiques qui en découlent, l’approche locale est devenue de plus en plus rare au sein de
l'histoire de l'environnement,
Approche multidisciplinaire
L’approche multidisciplinaire de l'histoire de l'environnement s'appuie sur plusieurs
disciplines ( la géographie, la sociologie, la démographie, la biologie, la climatologie,
la géologie..etc. Elle s’intéresse à diverses thématiques, dont :

Histoire du Climat, changements climatiques et catastrophes naturelles


L’étude de l’évolution du climat et des changements climatiques met en évidence les périodes
historiques qui présentent des écarts climatiques importants, tels que l'optimum médiéval.
(L'optimum climatique médiéval correspond à une période de l'histoire, entre le Xe et le
XIVe siècle, qui fut inhabituellement chaude sur les régions de l'Atlantique nord.
L’histoire des catastrophes naturelles étudie les phénomènes climatiques ayant un impact
important sur la Terre. Elle se consacre à l’étude des éruptions volcaniques, les tremblements
de terre et les tsunamis .

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Histoire des animaux
Elle étudie les animaux en tant que facteurs nuisibles pour l’homme mais également en tant
que sources d'alimentation et d’habillement. L’histoire de la chasse et de l’élevage met
l’accent sur l’évolution des activités des sociétés rurales ,les maladies dévastant les cheptels.

Histoire de l'air et de l'espace sonore


L'histoire de l'air porte les conséquences médicales du mauvais air (épidémies, ...) et
urbanistiques (smogs, fumées…) .
L’histoire de l’espace sonore s’intéresse à l’étude du bruit et de ses conséquences,( exemple ;
fêtes et bruits liés à la guerre, …).

Histoire du paysage
L’histoire du paysage étudient l’évolution de l’urbanisme et des villes ( voies de
communication,).

Histoire de l'eau
L’histoire de l’eau étudie l’évolution de l’alimentation en eau potable (puits, fontaines,
réseaux de distribution d’eau), l’aménagement et la mobilisation des cours d’eau pour les
industries (cours d’eau intramuros) ainsi que la pollution de l’eau et l’évacuation des eaux
usées.

Histoire de l'occupation du sol et du sous-sol


L’histoire de l’occupation du sol se consacre à l’évolution des surfaces des cultures, des forets
et espaces boisés.
L’histoire du sous-sol se consacre essentiellement à l’étude de l’exploitation des mines et des
carrières.

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La suite a envoyer

Législation nationale relative à la responsabilité et réparation applicables aux


dommages causés à la biodiversité

1) L’ordonnance n°06-05 du 15 juillet 2006 relative à la protection et à la préservation de


certaines espèces animales menacées de disparition.

2) la loi n°03-10 du 19 juillet 2003 relative à la protection de l’environnement dans le cadre


du développement durable. Elle se base sur les principes du nouveau droit de
l’environnement adoptés au niveau international, notamment:
- le principe de préservation de la diversité biologique ;

- le principe de non dégradation des ressources naturelles ;

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- le principe d’action préventive et de correction par priorité à la source ;

- le principe de précaution ; le principe du pollueur-payeur

Concernant la restauration, elle est prévue par les dispositions de l’article 100 pour le
milieu aquatique et l’article 102 pour les installations classées.

Art 100 : le fait de jeter, déverser ou laisser couler dans les eaux superficielles ou
souterraines ou les eaux de la mer dans la limite des eaux sous juridiction algérienne,
directement ou indirectement, une ou des substances quelconques dont l’action ou les
réactions entraînent, même provisoirement, des effets nuisibles sur la santé de
l’homme ou des dommages à la flore ou à la faune « … » est puni de deux (02) ans
d’emprisonnement et de cinq cent mille dinars (500.000) d’amende. « … ». Le
tribunal peut également imposer au condamné de procéder à la restauration du milieu
aquatique. « … ».

Art 102 : le fait d’exploiter une installation sans l’autorisation requise à l’article 19 (qui peut
présenter des dangers pour la santé, l’hygiène, la sécurité, l’agriculture, les écosystèmes, les
ressources naturelles etc…) , est puni d’un (01) an d’emprisonnement et de cinq cent mille
dinars (500.000) d’amende. « … ». Le tribunal peut exiger la remise en état des lieux dans un
délai qu’il détermine.

3) Loi n°01-19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des


déchets. La responsabilité des producteurs et détenteurs de chaque catégorie de déchets
est clarifiée par cette loi qui fait obligation aux générateurs et/ou détenteurs des déchets
inertes et des déchets spéciaux d’assurer ou de faire assurer l’élimination de leurs déchets
dans des conditions qui ne risquent pas de porter atteinte à la santé publique et à
l’environnement. Cette obligation, constitue le fondement du principe de la responsabilité
du générateur de déchets et consacre le principe universel du pollueur-payeur.
4) Loi n°02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la valorisation du littoral. Cette
loi fixe les prescriptions générales et particulières relatives à la protection et à la
valorisation du littoral. Pour certaines infractions, la juridiction compétente ordonne aux
frais du condamné, soit la remise en état des lieux, soit l’exécution des travaux
d’aménagement.

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5) Loi n°84-12 du 23 juin 1984 portant régime général des forêts. Responsabilité claire vu
les peines prévues mais pas de réparation.
6) Loi n°05-12 du 04 août 2005 relative à l’eau. Responsabilité claire vu les peines prévues
mais pas de réparation.
7) Loi n°04-07 du 14 août 2004 relative à la chasse. Art 106 : la poursuite des infractions
n’est pas exclusive des actions en réparation pouvant être intentées par l’administration
chargée de la chasse ou les associations de chasseurs concernées à l’encontre des auteurs
de l’infraction aux dispositions de la loi relative à la chasse.
8) Loi n°88-08 du 26 janvier 1988 relative aux activités de médecine vétérinaire et à la
protection de la santé animale. Cette loi fixe, entre autre, les mesures générales de
protection des animaux, de prévention et de lutte contre les maladies animales. Elle
institue une autorité vétérinaire et un fonds pour la promotion de la protection zoo
sanitaire destiné à soutenir les actions de protection de la santé animale (articles 2, 3, 4).
Les infractions aux dispositions de cette loi sont punies d’emprisonnement et d’amendes,
les dépenses encourues sont à la charge des assujettis contrevenants. Aucune demande de
réparation n’est prévue dans cette loi.
9) Loi n°87-17 du 1er août 1987 relative à la protection phytosanitaire. Cette loi a pour
objet la mise en œuvre de la politique nationale en matière de la protection phytosanitaire.
La lutte contre les ennemis des végétaux déclarés particulièrement nuisibles ou dangereux
incombe aux propriétaires et exploitants des biens-fonds, bâtiments, locaux et moyens de
transports qui sont tenus de mettre en œuvre les mesures d’éradication (art 29). Lorsque
l’infestation par les ennemies des végétaux représente un danger d’envergure mettant en
péril les cultures et lui conférant un caractère de fléau national, des mesures particulières
doivent être mises en œuvre. Le financement des campagnes de traitement phytosanitaire
décidées est soit pris en charge par l’état, soit en partie par des fonds publics et en partie
par les propriétaires et exploitants des terres affectées (art 30). Aucune demande de
réparation n’est prévue dans cette loi.
10) Loi n° 01-11 du 3 Juillet 2001 relative à la pêche et à l’aquaculture : cette loi définit
les règles générales de gestion et de développement de la pêche et de l’aquaculture, en
conformité avec les engagements internationaux de l’Etat en matière d’exploitation, de
conservation et de préservation des ressources biologiques des eaux sous juridiction
nationale (art 3). La responsabilité des contrevenants est bien définie notamment par
l’article 72. il est également signalé qu’en cas de dommages subis par la collectivité du

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fait de l’infraction commise, l’administration compétente de la pêche se constitue partie
civile et demande réparation au nom de l’état.

11) décret présidentiel n°98-123 du 18 avril 1998 portant ratification du protocole de 1992,
modifiant la convention internationale de 1969 sur la responsabilité civiles pour les
dommages dus à la pollution par les hydrocarbures ;
12) décret présidentiel n°98-124 du 18 avril 1998 portant ratification du protocole de 1992,
modifiant la convention internationale de 1971 portant création d’un fonds international
d’indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures.

L’Environnement en Algérie
Le contexte international : Au vue de la concurrence et de l’attractivité des grandes
métropoles et régions de la méditerrané, l’économie nationale nécessite une mise à niveau:

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- Des villes et des territoires : en terme de moyens de communication, télécommunication,
et de structures d’accueil afin de les rendre plus attractifs.
- Des entreprises : en terme de capacités managériales, de technologies, de qualité de
produits et services, d’ouverture et d’innovation. L’organisation de l’espace et le
développement territorial constituent ainsi, une réponse à la mondialisation de l’économie et à
la concurrence des territoires.
Il apparaît indispensable de définir de manière ouverte, les enjeux de demain pour l’Algérie.
Objectifs stratégiques :
- Assurer un développement harmonieux et durable de l’ensemble du territoire national,
alliant l’efficience économique, l’équité sociale, la promotion de l’homme et la protection de
l’environnement.
- Compenser les handicaps naturels et géographiques des régions et des territoires.
- Protéger les territoires et les populations contre les risques liés aux aléas naturels et
technologiques.
- Promouvoir les potentialités et les avantages comparatifs de chaque espace.
- Corriger les inégalités des chances et des conditions de vie.
- Promouvoir la protection des ressources naturelles et des écosystèmes.
- Maîtriser et organiser la croissance des villes et favoriser le développement qualitatif des
agglomérations.
- Protéger et valoriser les patrimoines génétique, archéologique, historique et culturel
nationaux.
- Prendre en compte les nécessités d’intégration maghrébine et de co- développement euro-
méditerranéen.
Etat du territoire : une population de plus en plus concentrée au nord du pays
Si rien n’est fait, l’insertion dans l’économie globale renforcera encore la surconcentration
dans les régions du Nord. Et les phénomènes observés au cours de ces dernières années ne
pourront que s’accentuer.
La répartition spatiale de la population de notre pays s’avère aujourd’hui plus préoccupante
que jamais : concentration dans les régions du Nord, favorisant le développement de
nouvelles formes d’urbanisation : la création d’aires métropolitaines se déployant sur de
vastes espaces péri - urbains, le plus souvent à haute valeur agricole.
L’analyse de la situation actuelle des ressources, de l’organisation de l’espace national et de
son fonctionnement révèle :
- des disparités régionales importantes, aggravées par la rareté de l’offre d’emploi.

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- une armature urbaine déséquilibrée, l’Algérie occupant peu son espace.
- une croissance urbaine importante et anarchique générant des difficultés de gestion, un
déficit chronique en matière de transport, d’habitat et d’équipements.
- une dégradation alarmante des ressources naturelles (eau polluée et une disponibilité en eau
inférieure au seuil de rareté, réduction de la SAU, pressions sur les ressources et les
écosystèmes steppiques et oasiens).
Si ces tendances venaient à se poursuivre, les conséquences en seraient dramatiques et
irréversibles pour le territoire national :
- accentuation intolérable de la littoralisation, .
- paupérisation et ruptures irréversibles des ressources pour les espaces intérieurs, sous l’effet
notamment de la désertification.
- risques relatifs à la cohésion sociale.
- risque de rupture de l’unité nationale. A ce déséquilibre de peuplement s’ajoute la
concentration des activités industrielles et tertiaires, des équipements structurants sur un
territoire Nord particulièrement vulnérable.
Les risques naturels : le risque sismique
L’omniprésence du risque : aléa et vulnérabilité
La région Tellienne est un espace tectoniquement complexe à vulnérabilité sismique naturelle
élevée..
-Le zonage sismique du territoire Algérien élaboré par le CRAAG, montre que la bande
tellienne notamment dans sa frange littorale est soumise au degré d’aléa sismique le plus
élevé
Des politiques vigoureuses devraient donc être entreprises sans délai, pour espérer pouvoir
réduire le phénomène de concentration des populations et des activités sur un territoire
relativement vulnérable, et réguler la configuration générale au risque sismique du pays par ;
-Le désengorgement de la bande littorale, pas seulement pour une meilleure maîtrise et
organisation de l’urbanisation et la valorisation des régions Hauts Plateaux et Sud mais aussi
pour mieux protéger les populations et le potentiel économique des aléas sismiques.
Cette opération de grande envergure pourrait trouver une opportunité de mise en œuvre de la
nouvelle politique de reconquête du territoire.
La nouvelle politique de reconquête du territoire est basée sur :
- Un projet mobilisateur visant la relance de l’emploi, le renforcement des activités urbaines,
le développement rural et l’amélioration des cadres de vie pour tout le territoire.

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- Des objectifs visant à valoriser les potentialités du pays, à sauvegarder ses chances de
développement durable et à assurer son insertion dans son environnement géopolitique et
l’économie mondiale.
- Une stratégie permettant de réaliser ces objectifs, à travers un projet volontariste
d’aménagement et de développement durable, de tout le territoire national. C’est sur ces
lignes forces qu’il nous faut fonder le renouveau de l’aménagement du territoire.
Une stratégie de rééquilibrage : de la distribution des activités, du peuplement et des moyens
de développement.
1- stabilisation des populations.
• Lutte contre les causes de l’exode rural par la revitalisation des zones marginalisées
• redéploiement des équipements et infrastructures).
• Remise en ordre du cadre légal et incitatif
2- redéploiement des populations vers les Hauts-Plateaux et le Sud.
L’option Hauts-Plateaux et Sud est une ambition qui rassemble les algériens au service de
l’unité nationale.Elle suppose une mobilisation de tous :
• De l’Etat qui doit préparer le cadre d’accueil des Hauts Plateaux : un programme à long
terme qui s’inscrit dans une vision territoriale de l’avenir de l’Algérie à la faveur des Grands
travaux :
- Transferts hydrauliques.
- Route, rail.
- Université.
- Energie.
- télécommunications.
• Des collectivités locales : acteurs majeurs de l’aménagement du territoire.
• Des entreprises dont la capacité d’initiative peut permettre un développement et une
meilleure répartition des emplois.
La mise en œuvre de l’option Hauts-Plateaux et Sud (O.HP.Sud) repose sur :
1- La maitrise et l’organisation de l’urbanisation :
Maitrise de la croissance anarchique des principales agglomérations.
Promotion du développement qualitatif de métropoles régionales d’équilibre ( Batna et Sétif,
Djelfa, Tiaret, Béchar, Tamanrasset, Biskra, Ghardaia, Illizi, Ouargla ). Promotion des villes
nouvelles ( Boughzoul, Imedghassen, Naama, Metlili jedida et El Menaa ).
2- La maitrise de la gestion de l’eau :
Economie de l’eau par réduction des pertes.

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Recyclage et récupération des eaux usées.
Transfert à partir de barrages du Nord ( Beni Haroun pour les Hauts Plateaux Est, Koudiat
Acerdoune pour les Hauts Plateaux centre), examen des possibilités de transfert à partir des
nappes profondes du Sud.
3 - La relance des infrastructures routières et autoroutières.
Renforcement du réseau existant.
Poursuite du désenclavement.
Lancement de la rocade autoroutière des Hauts Plateaux.
Poursuite et achèvement de la transsaharienne.
4 - L’extension et la modernisation du réseau ferroviaire.
Poursuite et achèvement de la rocade ferroviaire des Hauts Plateaux.
Rectification des lignes en voie étroite.
Relance de la boucle du Sud ( Touggourt-Ouargla-Djelfa ).
5 - Le développement du réseau aéroportuaire au profit d’une meilleure compétitivité des
régions et d’une plus grande solidarité entre les territoires :
. Renforcement et modernisation des aéroports.
6 – Le développement des infrastructures de l’intelligence (universités et recherche) au
service également de la reconquête du territoire :
. Renforcer les établissements existants.
. Décentraliser les structures de recherche à destination des Hauts Plateaux.
. La constitution dans les régions Hauts Plateaux et Sud de pôles universitaires attractifs est
l’une des meilleurs voie pour engager l’indispensable rééquilibrage
7 – La promotion de l’énergie :
. Généralisation de l’alimentation en électricité et gaz des agglomérations et centres de vie
. Promotion des énergies nouvelles (solaires et éoliennes)
Esquisse du projet régional Hauts-Plateaux
L’enjeu de la mise en place d'une véritable armature urbaine est multiple :
- Mieux répartir la population entre les régions et inverser la logique de concentration urbaine,
en favorisant l’apparition de réseaux de villes et le rayonnement de ces dernières sur l’espace
environnant : Cette organisation ramifiée du réseau urbain gagnerait en compétitivité.
- Maîtriser le système urbain autour des grandes métropoles.
- Répartir équitablement les fruits de la croissance, en assurant à chacun l’égalité des chances
sur le territoire de son choix.
- Préserver le potentiel agricole.

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La volonté d’une meilleure prise en compte de l’environnement et du développement
durable.
• La recherche de la qualité de la vie et du bien-être.
• La mise en valeur de nos ressources, de notre patrimoine naturel et culturel et de nos
paysages pour développer l’attractivité de nos régions améliorer le cadre de vie des
populations qui y vivent et développer les activités touristiques.
• La préservation de notre capital naturel.
Cette volonté permettra de renforcer les politiques concernant le littoral, les espaces
steppiques et oasiens, les espaces montagneux et permettra aussi, de protéger plus
efficacement et de valoriser de façon appropriée les milieux les plus fragiles et les plus
menacés.
II- Les outils du management environnemental
- Effectuer un écobilan annuel de l'activité de l'entreprise (action principal du SME)
-Prévoir des alternatives moins nuisibles aux composants jugés nocifs afin de fabriquer
des produits plus respectueux de l’environnement.
-Prévenir la pollution : l’installation de filtres, éviter la pollution de l’air ou de l’eau
-Diminuer la consommation d’énergie pour préserver l’environnement ( entreprises
quelle que soit leur activité).
-Réduire les déchets : Les déchets toxiques, ont des effets néfastes sur l’écosystème.
-Fournir une éducation environnementale à ses employés.
-Obtenir une certification environnementale conforme aux réglementations en vigueur.
-les ressources humaines, les compétences spécifiques et les ressources technologiques et
financières.
III- Les objectifs du management environnemental
-La maitrise et la réduction des rejets dans les milieux naturels,
-l’amélioration de l’insertion paysagère,
- l’utilisation rationnelle de l’énergie,
-la maitrise et la réduction de la consommation de matières premières,
- la réduction à la source puis le tri sélectif des déchets, puis leur valorisation et leur
traitement dans des centres agréés ;
-la protection des sols et des nappes phréatiques, ou bien obtenir une certification
écolabel.
-obtenir des certifications (: la certification ISO 14001).

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Elle repose sur plusieurs principes : Le développement d’une politique
environnementale, l’établissement de la planification des démarches en analysant les
activités et leur impact, la mise en œuvre du SME qui définit les contrôles et les
procédures opérationnelles pour adapter le programme environnemental. (Le système
de management environnemental est un outil de gestion de l'entreprise et de la
collectivité qui lui permet de s'organiser de manière à réduire et maîtriser ses impacts
sur l'environnement.)
ISO - International Organization for Standardization (Organisation internationale de
normalisation)  Exemple ; La norme ISO 14001 certifie la manière par laquelle
l'entreprise gère l'environnement, ( la structure de gestion de l'environnement.)

2eme envoi

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Les principes CERES et la Global Report Initiative
Les principes CERES Coalition pour une économie écologiquement responsable

Réduire et nous efforcer d'éliminer les rejets de toute substance


1. Protection de la susceptible de détériorer l’air, l’eau, la terre ou ses habitants.
biosphère Sauvegarder les habitats touchés par les opérations et protéger la
nature tout en préservant la biodiversité.

Utiliser les ressources naturelles renouvelables telles que l'eau,


2. Utilisation durable les sols et les forêts de façon durable. Préserver les ressources
des ressources naturelles naturelles non renouvelables par une utilisation efficiente et bien
planifiée.

Réduire et, lorsque cela est possible, éliminer les déchets grâce à
3. Réduction et
la réduction et au recyclage. Tous les déchets seront manipulés et
élimination des déchets
éliminés par le biais de méthodes responsables et sécuritaires.

Economiser l'énergie et améliorer l'efficacité énergétique des


opérations ainsi que des produits et services vendus. Utiliser des
4. Économie de l'énergie
sources énergétiques durables et sécuritaires pour
l'environnement.

Minimiser les risques pour l'environnement, la santé et la


sécurité des employés et des communautés par le biais de
5. Réduction du risque
technologies et de processus de production sécuritaires tout en
étant préparés aux situations d'urgence.

Eliminer ou réduire l’utilisation et la vente de produits et services


6. Produits et services causant un dommage à l’environnement ou des dangers pour la
sécuritaires santé et la sécurité. Informer les clients des impacts
environnementaux des produits et services.

Corriger rapidement et de façon responsable les situations


7. Réparation des
dangereuses pour la santé, la sécurité et l’environnement, réparer
dommages
les dommages causés aux personnes et restaurer
environnementaux
l'environnement,

Informer rapidement toute personne susceptible d'être affectée


par une situation de danger pour la santé, la sécurité ou
8. Information du public
l’environnement. Demander par le dialogue l’avis et le conseil
des personnes dans les communautés avoisinant les installations.

Instaurer ces principes et poursuivre un processus qui assure que


9. Engagement de la les dirigeants soient pleinement informés des questions
direction environnementales appropriées et soient pleinement responsables
de la politique environnementale.

Evaluer d’une façon annuelle les progrès de l’instauration et de


10. Vérification et
l’exécution de ces principes et la création de principes de
rapports
vérification environnementale reconnus.

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La Coalition pour une économie écologiquement responsable (CERES) est un organisme
réunissant trois acteurs clés des groupes environnementaux, des investisseurs institutionnels
socialement responsables désireux d’orienter les capitaux vers des projets plus écologiques, et
des entreprises qui se sont engagées à améliorer leur performance environnementale en
adhérant aux principes CERES.
Les principes CERES contiennent 10 recommandations qui encouragent les entreprises à
développer des pratiques plus écologiques. -La Global Reporting Initiative GRI vise à
encourager la production volontaire de rapports corporatifs sur le développement durable par
des entreprises qui souhaitent rendre compte de leurs activités en regard des trois pôles
économique, écologique et social.

Le système de management environnemental est un outil de gestion de l’entreprise et de la


collectivité qui lui permet de s’organiser de manière à réduire et maîtriser ses impacts sur
l’environnement. Il inscrit l’engagement d’amélioration environnementale de l’entreprise ou
de la collectivité dans la durée en lui permettant de se perfectionner continuellement. Les
normes ISO suivantes décrivent les SME :

- Les normes ISO 14001 [ISO 96-1] et ISO 14004 [ISO 96-2], définissent les spécifications et
lignes directrices pour l'utilisation et la mise en œuvre du SME.

- Les normes ISO 14010 [ISO 96-3], ISO 14011 [ISO 96-4] et ISO 14012 [ISO 96-5]
définissent les principes et procédures de l'audit environnemental, ainsi que les critères de
qualification des auditeurs environnementaux.

Les principaux objectifs du SME sont de :


- Respecter la réglementation avec un dépassement des objectifs initiaux.
- Maîtriser les risques pour le site.
- Maîtriser les coûts déchets par des économies d'énergie et de matière première.
- Améliorer la performance du système de gestion avec l'introduction d'un nouvel angle
critique.
- Se différencier par rapport à la concurrence.
- Valoriser l'image de l'entreprise.
- Communiquer de manière transparente vis-à-vis du personnel, des riverains, des clients, des
assureurs, etc.

17
Principes de la gestion environnementale des entreprises

Inclure la gestion de l'environnement parmi les priorités de l'entreprise et reconnaître


1. Priorité pour
qu'elle est un facteur déterminant du développement durable : mettre en œuvre des
l’entreprise
politiques, des programmes et des pratiques sûrs à l'égard de l'environnement.

Intégrer pleinement ces politiques, programmes et pratiques dans toute entreprise, sous
2. Gestion intégrée
forme d'élément essentiel de la gestion dans tous ses aspects.

Continuer d'améliorer les politiques, les programmes et les performances de l’entreprise


à l'égard de l'environnement, compte tenu des nouveaux développements techniques,
3. Processus
connaissances scientifiques, besoins des consommateurs et attentes du public, avec
d'amélioration
comme point de départ les règlements en vigueur : d'appliquer au pian international le
même ensemble de critères relatifs à l'environnement.

4. Éducation du Éduquer, former et motiver le personnel afin qu'il exerce ses activités d'une manière
personnel responsable envers l'environnement.

5. Évaluation Évaluer l'impact sur l’environnement avant d’entreprendre une activité ou un projet
préalable nouveau et avant la cessation d'activité d'un établissement ou le départ d’un site.

Concevoir et fournir des produits et des services qui n'ont pas un impact indésirable ou
6. Produits et néfaste sur l'environnement, dont l'utilisation prévue est sans danger et présente le
services meilleur rendement à l'égard de la consommation d'énergie et de ressources naturelles, et
qui puissent, s'agissant des produits, être recyclés, réutilisés ou éliminés sans danger.

Conseiller et. le cas échéant, former les clients, les distributeurs et le public en ce qui
7. Conseils aux
concerne l'utilisation, le transport. le stockage et l'évacuation sans danger des produits
consommateurs
finis ; appliquer des considérations analogues à la fourniture de services.

Élaborer, concevoir et exploiter des installations ou mener des activités en prenant en


8. Installation et considération l'utilisation efficace de l'énergie et des matériaux, l'utilisation durable des
activités ressources renouvelables, la minimisation des atteintes à l'environnement et de la
production de déchets, ainsi que l'élimination sûre et responsable des déchets résiduels.

9. Recherche Mener ou soutenir des recherches sur l’impact sur l'environnement des matériaux, des
produits, des procédés, des émissions et des déchets associés à l’activité de l'entreprise et

18
sur les moyens de minimiser les impacts négatifs.

Adapter la fabrication ou l’utilisation de produits ou de services ou la conduite


10. Mesures
d’activités en fonction des connaissant es scientifiques et techniques afin d'éviter toute
préventives
dégradation grave ou irréversible de l’environnement.

Promouvoir l'adoption des présents principes par les sous-traitants travaillant pour
11. Sous-traitants l'entreprise en encourageant et en demandant, le cas échéant, une amélioration de leurs
et fournisseurs pratiques, afin qu’elles correspondent à celles de l'entreprise ; encourager l'adoption plus
large des présents principes par les fournisseurs.

Élaborer et appliquer, là où les risques significatifs existent, des plans de préparation aux
12, Plan d’urgence situations d’urgence, en collaboration avec les services d'urgence, les autorités
et d'intervention concernées et la communauté locale, en tenant compte des impacts transfrontaliers
possibles.

13. Transfert de Contribuer au transfert de technologies et de méthodes de gestion respectueuses de


technologies l’environnement dans l'ensemble des secteurs publics et privés.

Contribuer à l'élaboration des politiques publiques et aux initiatives et programmes


14. Contribution à
d’éducation du secteur privé, du secteur public et des instances intergouvemementales
l’effort commun
visant une meilleure sensibilisation à l'égard de l’environnement et sa protection.

Encourager l'ouverture d'esprit et le dialogue avec le personnel et le public, en anticipant


15. Ouverture par et en répondant à leurs préoccupations en ce qui concerne les dangers et les effets
rapport au dialogue potentiels des activités, des produits, des déchets ou des services, y compris au niveau
transfrontalier ou mondial.

Mesurer les résultats par rapport à l’environnement ; effectuer régulièrement des audits
16. Respect des d’environnement et des évaluations du respect des objectifs de l’entreprise, de la
objectifs et réglementation et des présents principes ; fournir périodiquement des informations
information appropriées au conseil d’administration, aux actionnaires, au personnel, aux autorités et
au public.

19
La Gestion responsableMD

 11 Tout particulièrement les désastres de Bhopal (3 000 morts et


20 000 blessés) et de l’Exxon Valdez (...)

17Le programme de Gestion responsable  de


MD
l’Association
canadienne des fabricants de produits chimiques a été mis sur
pied par l’industrie chimique à la fin des années 1980, en réponse
à la méfiance croissante du public à la suite d’accidents
désastreux qui ont eu lieu à cette époque 11. L’initiative

20
canadienne a inspiré plusieurs autres pays tels que la Grande-
Bretagne, la France et les États-Unis. Ces derniers ont emboîté le
pas en octobre 1990 avec l’adoption des 22 pratiques de gestion
prévues par le Code de sécurité des procédés.
18L’objectif du programme de Gestion responsable  est MD

d’atténuer les inquiétudes du public, mais il vise aussi à


démontrer la capacité de l’industrie à gérer ses produits et ses
procédés de façon sécuritaire et volontaire. Le programme touche
à l’ensemble du cycle de vie des produits chimiques, depuis leur
élaboration jusqu’à leur élimination, et s’applique à toute
entreprise membre de l’Association tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur du pays. En participant au programme, l’entreprise
adhère à un énoncé d’engagement et à six codes de pratiques
touchant à la fabrication, au transport, à la distribution, à la
gestion des déchets dangereux, à la recherche et au
développement, à la sensibilisation des collectivités et aux
secours d’urgence. Chaque code de pratique contient un énoncé
définissant les devoirs de l’entreprise ainsi que les critères
d’évaluation permettant à l’entreprise de juger et de présenter ses
progrès et ses résultats, et est accompagné d’une assistance pour
la mise en œuvre du programme (formation et documentation).
Énoncé de politique sur la gestion responsable
L’industrie chimique canadienne s’est engagée à prendre toutes les
précautions utiles pour s’assurer que ses produits ne présentent pas de
niveau de risque inacceptable pour ses employés, ses clients, la population et
l’environnement. Dans chacune des entreprises membres de l'Association
canadienne des fabricants de produits chimiques, le premier dirigeant ou
chef de l'exploitation a formellement adhéré à ces principes. L’adhésion à ces
principes et aux codes de pratique constitue une condition d'admissibilité à
l'ACFPC.
Principes directeurs
S'assurer que l’exercice de ses activités ne présente pas de niveau de risque
inacceptable pour les employés, les clients, la population ou

21
l’environnement.
Communiquer aux clients une information pertinente sur les risques et
dangers des produits chimiques, préconiser des méthodes d’utilisation et
d’élimination sécuritaires et, sur demande, mettre cette information à la
disposition du public.
Faire en sorte que la Gestion responsable soit intégrée dès le début dans le
processus de planification menant à la mise en œuvre de produits, procédés
ou usines.
Mettre davantage l'accent sur la nature des produits existants et leurs
usages, et s’assurer d’une parfaite connaissance des nouveaux produits et de
leurs risques et dangers potentiels avant et pendant leur utilisation à
l’échelle commerciale.
Se conformer à toutes les exigences des lois visant les produits de
l’entreprise membre et l’exercice de ses activités.
Être sensible aux préoccupations légitimes des collectivités et y donner suite.
Collaborer activement avec les gouvernements et différents organismes
présélectionnés afin de promouvoir des normes équitables et praticables.
SOURCE : Association canadienne des fabricants de produits chimiques
(ACFPC), Gestion  responsable  ; un engagement total, Ottawa, ACFPC, 1991,
p. 5,

19Chaque code de pratique contient des principes directeurs qui


lui sont spécifiques, en plus d’une série d’articles où sont
énoncées les obligations des entreprises membres. Ces
obligations touchent principalement à la sécurité des produits et
des procédés ainsi qu’à la communication avec les parties
intéressées, tout particulièrement les communautés locales
susceptibles d’être affectées par les opérations des entreprises
(qu’il s’agisse du transport ou de la fabrication). Cette
prédominance de la sécurité et de la communication n’est pas
surprenante lorsqu’on sait que l’industrie a subi une baisse
significative de ses cours boursiers lors des catastrophes de
Bhopal et de  l'Exxon Valdez.

EMAS II (Éco-Audit, SMEA)12

22
 12 Tout particulièrement les désastres de Bhopal (3 000 morts et
20 000 blessés) et de l’Exxon Valdez (...)

 13 Le système SMEA ou EMAS est un règlement communautaire, et


non une directive, ce qui signifie qu’il (...)

20Adopté le 29 juin 1993 par le Conseil des Communautés


européennes, le Système européen de management
environnemental et d’audit (SMEA), ou Règlement Éco-Audit, est
entré en vigueur en avril 1995 et vient d’être révisé sous
l’appellation EMAS II13. De nature volontaire, ce règlement
communautaire vise à promouvoir l’amélioration continue de la
performance environnementale. À l’origine, il s’adressait
essentiellement aux installations industrielles, mais concerne
désormais tous les secteurs de l’activité économique, y compris
les autorités locales. Il comporte 18 articles et 5 annexes qui sont
partie intégrante du règlement. La stratégie du
système EMAS comporte quatre volets principaux :
1. la mise en œuvre d’un système de gestion environnementale ;
2. l’évaluation systématique de ce système ;
3. l’information du public et des parties intéressées quant aux
performances environnementales ;
4. la participation des employés.

21Dans le cadre d’EMAS II, une entreprise doit mettre en œuvre un


système de gestion environnementale dont la norme ISO 14001
est devenue la référence. Les exigences de la norme (article 4)
sont reproduites dans l’annexe I du règlement. Cette annexe
précise de surcroît que les entreprises doivent être en mesure de
démontrer qu’elles respectent la législation environnementale, et
que le système de gestion tient compte des résultats concrets de
l’entreprise. Elles doivent aussi s’engager dans un dialogue ouvert
avec le public et les autres parties intéressées, et avoir associé les
employés au processus d’amélioration continue.

23
22Pour pouvoir être enregistrée en vertu d’EMAS, une organisation
doit tout d’abord effectuer une analyse environnementale de ses
activités, de ses produits et de ses services couvrant cinq
domaines :
1. les exigences législatives et réglementaires auxquelles
l’entreprise est soumise ;
2. l’identification des aspects environnementaux significatifs ;
3. les critères utilisés pour juger du caractère significatif d’un
impact environnemental ;
4. les pratiques existantes en matière de gestion environnementale ;
5. les incidents passés.

23L’identification des aspects environnementaux et leur caractère


significatif doivent être étudiés en fonction des exigences de
l’annexe VI qui distingue notamment les aspects
environnementaux directs des aspects environnementaux
indirects. Le caractère significatif d’un aspect peut être établi en
fonction de critères tels que l’état de l’environnement, les risques
inhérents aux activités de l’entreprise ou encore le point de vue
exprimé par les parties prenantes.
24Parallèlement à la mise en œuvre du système de gestion,
l’entreprise doit effectuer des vérifications environnementales qui
respectent les exigences inscrites dans l’annexe II. Ces
vérifications visent à évaluer la performance environnementale de
l’entreprise et doivent être menées au minimum tous les trois ans
par des personnes suffisamment indépendantes pour émettre un
jugement impartial.

TABLEAU 3.4. Annexe VI du règlement EMAS sur les aspects


environnementaux

ASPECTS ENVIRONNEMENTAUX DIRECTS ASPECTS ENVIRONNEMENTAUX INDIRECTS DONT


DONT L'ENTREPRISE A LA MAÎTRISE L'ENTREPRISE N'A PAS LA MAÎTRISE COMPLÈTE

Émissions atmosphériques Conception et utilisation des produits

24
Effluents Investissements

Production de déchets Nouveaux marchés

Exploitation et contamination du sol Composition des services

Utilisation de ressources naturelles Pratiques existantes

Nuisances locales Composition des gammes de produits

Transport

Accidents

Diversité biologique

 14 Contrairement à l’ISO 14001, le règlement EMAS ne prévoit pas


de procédure d’autodéclaration. Signa (...)

25Le règlement EMAS exige aussi que l’entreprise produise une


déclaration environnementale. Celle-ci doit présenter les résultats
de l’entreprise en regard de ses objectifs environnementaux de
même que son amélioration continue, et tenir compte des besoins
d’information des parties prenantes. Les exigences relatives à la
déclaration environnementale sont présentées à l’article 3.2 de
l’annexe III, et sont sujettes à une vérification externe, tout
comme l’analyse environnementale, le système de gestion et le
programme de vérification interne (annexe V)14. Enfin, l’entreprise
doit communiquer sa déclaration environnementale aux
organismes publics compétents.

26Une liste des sites enregistrés en vertu du règlement EMAS est


publiée annuellement dans le  Journal officiel de la Commission
européenne. Une fois enregistrée, une entreprise acquiert le droit
d’utiliser le logo spécifiquement prévu par le règlement. Les sites
peuvent perdre leur enregistrement s’ils omettent de soumettre
leur déclaration environnementale dans les délais prescrits, si des
organismes compétents sont informés de la non-conformité du
site avec le règlement, ou encore si des organismes compétents
sont informés de la non-conformité du site avec la législation
environnementale pertinente.

25
 15 Selon une étude réalisée en 1997, cet engouement des
Allemands s’explique par le fait qu’il existe (...)

27En 2001, près de 4 000 sites étaient enregistrés en vertu du


règlement, principalement en raison de la participation
exceptionnelle de l’Allemagne qui comptait pas moins de 2 607
adhérents15. En comparaison, il y avait à la même époque 12 987
sites certifiés ISO 14001 en Europe.
28Il faut préciser ici que le règlement européen n’est pas une
initiative industrielle de la même nature que la Charte de la
chambre de commerce internationale par exemple : il s’agit d’un
règlement communautaire qui, bien que d’adhésion volontaire,
n’en constitue pas moins un texte législatif. Ce n’est pas le cas de
la norme ISO qui émane d’une fédération privée indépendante des
pouvoirs publics et dont les objectifs diffèrent d’un texte
réglementaire.

L’historique des séries ISO


14000 et ISO 1400116
 16 Cette section s’inspire notamment d’un article paru dans la
défunte revue canadienne Écodécision. V (...)

29Dans le contexte législatif plus contraignant des années 1970


et en réponse à une conscience écologique croissante de la
population, plusieurs associations industrielles ont proposé aux
entreprises des normes de gestion destinées à faciliter la prise en
compte des considérations écologiques dans leur gestion de
manière à améliorer leur performance environnementale et à
faciliter le respect des prescriptions législatives. À l’instar des
corpus réglementaires, ces normes avaient une portée régionale
ou nationale qui risquait de les transformer en de véritables
barrières tarifaires.

26
FIGURE 3.2. Comparaison des certifications EMAS et ISO 14001 (2001)

Agrandir Original (jpeg, 24k)

SOURCE : Orée, <http://www.oree.com/CESTION/TABNORME.HTM>.

30C’est pourquoi l’Organisation internationale de normalisation


(ISO) a cru bon de s’interroger sur la pertinence d’une norme
internationale en gestion environnementale. L’organisation a mis
sur pied un groupe de travail en 1991, le Strategic Advisory Group
on the Environment (SAGE). Cette équipe avait pour mission
d’étudier les impacts et les bénéfices potentiels d’une
normalisation en fonction de trois éléments : la promotion d’une
approche commune en gestion environnementale, l’amélioration
de la performance environnementale des entreprises et
l’élimination ou la réduction des barrières commerciales. En
décembre 1992, pour donner suite à ses conclusions positives, le
groupe de travail recommandait la mise sur pied d’un nouveau
comité technique : le comité TC 207 a reçu pour mandat de
développer une série de normes internationales de gestion
environnementale, dont les premières devaient être déposées dès
la fin 1996. Pour assurer une certaine cohérence avec la
série ISO 9000, le TC 207 devait maintenir un lien continu avec le
comité TC 176 chargé des normes en gestion et assurance qualité.
 17 ISO, The  ISO Survey of  ISO 9000 and  ISO 14000
Certificates, 1998.

31Tandis que la grande majorité des normes ISO concernent des


produits spécifiques, la série 14000 (tout comme la série 9000) se
voulait générique, c’est-à-dire qu’elle peut s’appliquer à toute
organisation, qu'elle soit petite ou grande, privée ou publique et
sans distinction de produits ou d’activités. Alors que l’ ISO 9000
traite de la qualité, définie comme les caractéristiques du produit

27
ou du service exigées du client, l’iso 14000 allait s’intéresser à la
gestion environnementale, c’est-à-dire à ce que l’entreprise fait
pour éliminer les effets nuisibles de ses activités sur
l’environnement. Mais l’ISO 14000 ne vise pas plus à devenir la
consécration écologique d’un produit que l’ISO 9000 ne prétend
être une garantie de sa qualité17.

32L'ISO/TC 207, dont le secrétariat est basé au Canada, compte six


sous-comités, trois groupes de travail et un comité conseil. Le
secrétariat est géré par l’Association canadienne de normalisation
(Canadian Standard Association) pour le compte du Conseil des
normes du Canada (ISO, 1998, p. 12). Il s’est donné pour mission
la diffusion et l’utilisation à travers le monde de la série de
normes ISO 14000 qui fournissent un moyen efficace d’améliorer
la performance environnementale des organisations, facilitent le
commerce international et peuvent ultimement contribuer au
développement durable (ISO, 1998, p. 11).
33C’est le premier sous-comité, basé en Grande-Bretagne, qui a
eu pour mission de développer les spécifications du système de
gestion environnementale contenues dans la norme ISO 14001,
mais aussi les lignes directrices ISO 14004, à portée plus générale.
Il devait aussi se pencher sur certaines questions touchant la
certification, la performance environnementale ainsi que les
liaisons avec la série ISO 9000. Le deuxième sous-comité, basé
aux Pays-Bas, est en charge des normes relatives à la vérification
et à l’évaluation environnementales : ISO 14010 sur les principes
généraux de la vérification environnementale, ISO 14011 sur la
vérification des systèmes de gestion environnementale, ISO 14012
sur les critères de qualification des vérificateurs
environnementaux, récemment remplacées par la norme 19011
(commune aux séries 9000 et 14000), et ISO 14015 pour
l’évaluation environnementale de sites.
28
34Basé en Australie, le troisième sous-comité s’occupe des
normes d’étiquetage environnemental. Des principes généraux
(14020), des directives (14024) ainsi que des normes relatives à la
terminologie, aux symboles et à la méthodologie (14021, 14022,
14023) facilitent la conception et la mise en œuvre de
programmes d’étiquetage. Le quatrième sous-comité, chargé des
normes relatives à l’évaluation de la performance
environnementale, est sous la responsabilité des États-Unis
(14031 sur les lignes directrices et 13032 sur les études de cas
sectorielles). Un secrétariat franco-allemand accueille le sous-
comité SC5, en charge des normes sur le cycle de vie (série
14040), tandis que le sixième et dernier sous-comité, basé en
Norvège, est en charge de la norme ISO 14050 consacrée au
vocabulaire.
35Enfin, parmi les groupes de travail se rapportant directement au
comité TC 207, le WG1 (Allemagne) a développé un guide pour
l’introduction des aspects environnementaux dans les normes de
produits destiné aux rédacteurs de normes (guide 64),
le WG3 (Corée) s’intéresse au design pour l’environnement, tandis
que le WG2 (Nouvelle-Zélande) a préparé un autre guide destiné
au secteur forestier : il s’agit du rapport technique ISO/TR 14 061
intitulé Information pour assister les organismes forestiers dans
l'utilisation des normes  ISO  14001 et  ISO  14004 relatives aux
systèmes de management environnemental.  Quant au comité
conseil (le Chairman Advisory Group), il est en charge de la
circulation de l’information entre les différents sous-comités et
peut identifier les points communs nécessitant une collaboration
plus soutenue entre eux.
FIGURE 3.3. Structure du TC 207

Agrandir Original (jpeg, 84k)

29
 18 British Standards Institute. Désireuses d’être reconnues en tant
que leaders en matière environneme (...)

36Parmi la vingtaine de documents que compte la série ISO 14000,


c’est la norme ISO  14001 Systèmes de management
environnemental —  Spécifications et lignes directrices pour son
utilisation qui est la plus importante, puisqu’elle constitue la
référence sur la base de laquelle les organisations sont
officiellement certifiées par un tiers : le registraire. Publiée en
1996 et dérivée de la norme britannique BSI 7750 de 199218, la
norme ISO 14001 s’inspire aussi des systèmes de gestion
environnementale développés antérieurement aux États-Unis. Bien
que le groupe de travail TC 207 à l’origine de la série ISO 14000
compte moins d’une dizaine de pays, en vertu de la structure du
processus décisionnel de l’organisation, c’est près d’une
cinquantaine de pays qui ont été appelés à voter sur l’adoption
des normes (Lamprech, 1996).

La structure et le contenu de la
norme ISO 14001
37Particulièrement courte, la norme ISO 14001 ne contient que
cinq grandes sections divisées en quelques paragraphes. Elle est
suivie d’une annexe A, intitulée   Lignes
directrices pour
l’utilisation de la spécification qui vise à éviter une mauvaise
interprétation des exigences. L’introduction de cette annexe
précise en effet qu’il s’agit de donner « une information
complémentaire sur les exigences [afin d’] éviter une
interprétation erronée de la spécification. La présente annexe
traite seulement des exigences du système de management
environnemental contenues dans l’article 4. » En d’autres termes,

30
cette annexe est un document complémentaire destiné à clarifier
la norme, mais ne contient pas d’exigences proprement dites.
 19 La norme ISO 14001 débute par le paragraphe suivant : « Les
organismes de toutes sortes cherchent d (...)

38Les deux premières sections de la norme ISO 14001 proprement


dite précisent la portée et l’objet de la norme : « Introduction » et
« 1. Domaine d’application ». Dans le paragraphe introductif, on
peut lire que l’objectif global de la norme est d’équilibrer la
protection de l’environnement et de la prévention de la pollution
avec les besoins socioéconomiques. La norme fait aussi une
allusion rapide au concept de développement durable, sans
toutefois le définir19. Par ailleurs, il contient plusieurs précisions
concernant le contenu de la norme, la portée de ses exigences et
l’intégration du système de gestion environnementale aux autres
éléments du système de gestion global.
TABLEAU 3.5. La série ISO 14000

Agrandir Original (jpeg, 136k)

Agrandir Original (jpeg, 144k)

Agrandir Original (jpeg, 464k)

Agrandir Original (jpeg, 116k)

Acronymes:
AWI —  Approved Work Item. Élément de travail approuvé.
CD — Committee Droft. Version préliminaire du comité.
DAM —  Draft Amendment. Version préliminaire amendée.
DIS — Draft International Standard (ISO). Norme internationale

31
préliminaire.
FDIS  — Final Draft International Standard. Norme internationale
préliminaire finale.
NWIP — New Work in Progress. Retravail en cours.
PWI —  Preliminary Work Item. Élément de travail préliminaire.
TR  — Technical Report. Rapport technique.
WD —  Working Draft. Version de travail.

SOURCE : ISO, site officiel, 2002.

 20 La valeur d’une auto-déclaration est discutable et il est probable


que le marché et les différents (...)

39Tout d’abord, la norme explique que le système de gestion


environnementale peut être intégré à d’autres exigences telles
que celles contenues dans la série ISO 9000 par exemple ; de
façon générale, la norme exige que l’organisme formule une
politique environnementale et fixe des objectifs qui tiennent
compte des exigences légales et de l’information relative aux
impacts environnementaux significatifs. L’organisation doit aussi
démontrer son engagement à respecter les lois et règlements
applicables, et adhérer au principe d’amélioration continue (en ce
qui a trait aux questions et politiques environnementales). Mais,
précise-t-on dans le paragraphe introductif, la norme ne contient
que les éléments du système qui peuvent être objectivement
vérifiés à des fins de certification/enregistrement et/ou
d’autodéclaration20. Enfin, la norme stipule qu’un système de
gestion environnementale doit encourager l’implantation de la
meilleure technologie disponible, mais seulement lorsque celle-ci
s’avère appropriée et économiquement viable (Lamprech, 1996).
40La norme précise aussi ce qu’elle n’est pas. D’une part, elle ne
touche pas à l’hygiène et la sécurité au travail ; bien qu'elle ne
cherche pas à décourager une organisation d’intégrer de tels
éléments dans son système de gestion, la norme ne contient

32
aucune exigence relative à ces questions (Lamprech, 1996).
D’autre part, la norme précise clairement qu'elle n’établit aucun
critère de performance environnementale spécifique.
41Par ailleurs, la norme vise « tous les types et tailles
d’organismes » qui souhaitent :
 mettre en œuvre, maintenir et améliorer un système de gestion
environnementale ;
 s’assurer de la conformité de leur système de gestion
environnementale avec la politique environnementale établie ;
 rechercher la certification/l’enregistrement de leur système de
gestion environnementale auprès d’un organisme extérieur ; réaliser
une auto-évaluation et une autodéclaration de conformité à la
norme ou, de façon plus générale, démontrer la conformité du
système à un tiers qui pourra servir de caution.
 21 Ce modèle a en fait été développé par Walter Shewhart pendant
les années 1930 et réintroduit par W. (...)

42Les exigences de l’ISO 14001 sont contenues dans la section 4.


La structure générale de cette section montre bien que la
démarche de l’ISO 14001 est sensiblement la même que celle de
l’iso 9000, et que ces normes s’inspirent toutes deux des
principes de gestion de la qualité tels que formalisés par la
célèbre roue de la qualité de Deming :  Plan, Do, Check, Act21.
 22 Il est à noter qu’une entreprise n’ayant pas encore de système
de gestion environnementale en place (...)

43Les exigences de la norme peuvent être résumées en quelques


points (Lamprech, 1996). En premier lieu, il est nécessaire
d’obtenir  l'engagement de la haute direction22. Il faut ensuite
développer une  politique environnementale.
L’élément  planification du système de gestion doit remplir quatre
exigences : l’identification des aspects significatifs et de leurs
impacts environnementaux, l’identification des exigences

33
réglementaires pertinentes, la détermination d’objectifs
quantifiables et de cibles visant à réduire les impacts significatifs,
et enfin la mise en œuvre de programmes environnementaux
comprenant des ressources et un échéancier. La   mise en œuvre et
le  fonctionnement du système de gestion environnementale
doivent reposer sur plusieurs éléments : on doit prévoir des
programmes de formation et de sensibilisation, préciser les rôles,
les responsabilités et la structure organisationnelle, définir des
procédures de communication interne et externe, mettre en place
des mécanismes de contrôle de la documentation, ainsi que des
mesures de contrôle opérationnel et des mesures d’urgence.
Avant d’arriver à la revue de direction, le contrôle et l’évaluation
du système de gestion sont encadrés par quatre exigences : la
surveillance et la mesure des activités et des opérations
(notamment la conformité à la législation et à la réglementation) ;
l’établissement de responsabilités quant à la gestion des non-
conformités (qu’elles soient légales, internes ou normatives), des
actions correctives et préventives ; la tenue d’enregistrements
(dont les registres sont un type particulier) ; finalement, la mise
en place d’un programme interne de vérification du système de
gestion.
FIGURE 3.4. La roue de la qualité (ISO 9000 et ISO 14001)

Agrandir Original (jpeg, 36k)

FIGURE 3.5. La démarche du SGE ISO 14001

Agrandir Original (jpeg, 32k)

SOURCE : Adapté de ISO 14001,1996,

 23 Soulignons que la nouvelle norme ISO 9000 : 2000 n’exige plus


que six procédés documentés au sein d (...)

34
44En réponse aux critiques des premières normes ISO 9000, il
semble que l’ISO 14001 ait cherché à éviter l’obligation d’une
documentation systématique23. Lamprech (1996) relève quelques
exceptions :
 L’organisme doit, à tous les niveaux et fonctions visés, établir et
maintenir des objectifs et cibles
environnementaux  documentés (art. 4.3.3  Objectifs et cibles).
 Pour faciliter l’efficacité du management environnemental, les
rôles, les responsabilités et les autorités doivent être
définis,  documentés et communiqués (art. 4.4.1  Structure et
responsabilité).
 L’organisme doit établir et maintenir des
procédés  documentés pour surveiller et mesurer régulièrement les
principales caractéristiques de ses opérations et activités qui
peuvent avoir un impact environnemental significatif (art.
4.5.1  Surveillance et mesurage).
 L’organisme doit établir et maintenir une
procédure  documentée permettant d’évaluer périodiquement la
conformité à la réglementation et à la législation environnementales
applicables (art. 4.5.1  Surveillance et mesurage).

45En plus des exigences que nous venons d’énoncer, l’utilisation


du verbe « devoir » définit les objectifs premiers de la norme
(Lamprech, 1996). De façon générale, les exigences présentées
sous cette forme doivent être remplies, à moins que des
conditions particulières ne les rendent inapplicables à l’entreprise.
Dans de tels cas, il est toutefois recommandé d’expliquer
pourquoi de tels énoncés ou de telles clauses ne s’appliquent pas.
Nous proposons dans ce qui suit un survol des exigences de la
norme avant de les étudier plus en détail dans le chapitre suivant.
LES 17 COMPOSANTES DU SYSTÈME DE GESTION ENVIRONNEMENTALE
ISO 14001

Engagement et 1. Engagement de la haute direction

35
2. Revue initiale
3 Aspects environnementaux
planification 4 Politique environnementale
5. Exigences légales et autres
6. Objectifs et cibles environnementaux

7. Programmes de gestion environnementale


8. Structure et responsabilités
Mise en œuvre 9. Formation, sensibilisation et compétence
10. Communication
11. Documentation et contrôle de la documentation

12. Contrôle opérationnel
13, Prévention et réaction aux situations d'urgence
Contrôle 14. Surveillance et mesurage
15. Registres
16. Vérifications du système de gestion environnementale

Revue de la direction 17. Revue de la direction

SOURCE : ISO,  Development Manual 10,1988, p. 12.

La politique environnementale (art.


4.2)
46Cet article exige que l’organisation définisse une politique
environnementale qui réponde à certaines conditions. D’une part,
la politique doit correspondre à la nature, à la dimension et aux
impacts environnementaux de ses activités, produits ou services.
Elle s’établit sur la base d’une documentation préliminaire qui
analyse la performance environnementale de l’organisme à une
date donnée. En d’autres termes, la politique environnementale
d’une industrie chimique susceptible de produire une grande
quantité de matières dangereuses devrait avoir une portée
différente de la politique d’une petite usine d’assemblage qui
n’utiliserait des produits chimiques qu’à des fins d’entretien,
(Lamprech, 1996).
 24 Voir le chapitre sur la vérification.

47De plus, la politique doit comporter « un engagement


d’amélioration continue et de prévention de la pollution », ainsi
qu’« un engagement de conformité à la législation et à la

36
réglementation environnementales » applicables et, le cas
échéant, « aux autres exigences auxquelles l’organisme » a
souscrit. Ainsi, toute organisation désireuse d’être conforme à la
norme ISO 14001 doit non seulement s’engager à respecter les
réglementations et législations locales et nationales, mais aussi
adhérer au principe d’amélioration continue et à celui de
prévention de la pollution. Toutefois, il est important de
comprendre qu’une vérification des normes ISO 14001 ne sera pas
une vérification de conformité où la tâche des vérificateurs serait
de s’assurer que l’organisation respecte les lois pertinentes. La
principale tâche des vérificateurs de l’ ISO 14001 est plutôt de
vérifier que l’organisation dispose d’un système de gestion
efficace conforme aux spécifications de l’ISO 1400124.
48La politique donne « un cadre pour l’établissement et l’examen
des objectifs et cibles environnementaux ». Elle formule des
priorités et des orientations générales dont devra tenir compte le
système de gestion dans son ensemble. Cette exigence est
importante car elle empêche que des organisations ne proposent
des déclarations vagues et sans substance. La norme cherche à
connaître quels sont les objectifs de l’entreprise et comment il
sont mesurés de façon à pouvoir évaluer l’efficacité de son
système de gestion.
 25 Dans deux sondages, plus de 90 % des répondants dotés d’une
politique environnementale avaient comm (...)

49Enfin, la politique environnementale doit être « documentée,


mise en œuvre, maintenue et communiquée à tout le personnel ».
Selon plusieurs sondages effectués récemment, la quasi-totalité
des entreprises dotées d’une politique environnementale la
communiquent à leurs employés25.

Planification (art. 4.3)


37
50Dans l’article 4.3.1, la norme ISO 14001 définit l’aspect
environnemental comme étant un « élément des activités,
produits ou services d’un organisme susceptible d’interactions
avec l’environnement ». De telles interactions (organisationnelles-
environnementales) entraîneront probablement
quelques  impacts sur l’environnement. Cette exigence est
clarifiée dans les articles A.3.1 de l’annexe A, et 4.2.2 de la norme
14004. On y trouve des définitions, des exemples ainsi qu’une
méthodologie utiles en ce qui concerne les termes   aspects,
impact et  significatif.
51L’article sur les exigences légales (art. 4.3.2) exige que
l’organisation ait une procédure lui permettant d’identifier, ou au
moins d’avoir accès aux obligations réglementaires applicables
aux aspects environnementaux de ses activités, produits ou
services. Cette exigence établit qu’il est de la responsabilité de
l’organisation d’être informée des exigences juridiques ou
d’autres exigences telles que les directives. Il faut donc instaurer
un système de veille réglementaire permettant d’effectuer un suivi
sur la réglementation des impacts significatifs et des nouvelles
activités.
 26 En ce qui concerne les exigences financières, la note explicative
en annexe souligne que les organi (...)

52L’article sur les objectifs et cibles (art. 4.3.3) est un des rares
endroits où la norme utilise le terme  documenté (Lamprech,
1996). L’organisme doit « établir et maintenir des objectifs et
cibles environnementaux documentés » qui soient cohérents avec
la politique environnementale et l’engagement relatif à la
prévention de la pollution. L’entreprise devra se fixer des objectifs
quantifiés qui seront surveillés de façon périodique. La norme
exige que l’organisation « prenne en considération » les exigences
légales, les options technologiques, les exigences financières,

38
opérationnelles et commerciales, ainsi que le point de vue des
parties intéressées26.
53Une fois que les objectifs et les cibles ont été fixés, il faut
mettre en place un processus d’implantation, ce qui est décrit
dans l’article 4.3.4 portant sur le programme de gestion
environnementale. La norme exige que soient explicités les
éléments suivants : comment la politique et ses objectifs seront
implantés, en combien de temps, quelles seront les personnes ou
les fonctions qui auront la responsabilité de gérer, de réviser et de
planifier la totalité du programme environnemental, des activités
de conception à l’acquisition de matériel, en passant par
l’entreposage, l’élimination, la production et la prestation de
services (Lamprech, 1996). Cela peut inclure de nouvelles activités
(construction d’une nouvelle usine) ou l’abandon d’anciennes
activités.

Mise en œuvre et fonctionnement


(art. 4.4)
 27 L’ISO 14001 définit la performance environnementale à l’article
3.8 comme les « résultats mesurable (...)

54L’article 4.4.1 concernant la structure et la responsabilité


suppose que l’organisme doit définir et documenter à qui
reviennent la responsabilité et l’autorité d’implanter et de
contrôler toutes les dimensions du système de gestion
environnementale. Ensuite, il doit communiquer cette information
aux personnes concernées. De plus, l’organisme doit désigner un
représentant chargé de chacun des programmes qui s’assurera
que la performance du système de gestion environnementale sera
maintenue, et qui rendra compte de cette performance à la haute
direction afin qu’elle puisse être examinée et améliorée 27.

39
55L’organisme doit s’assurer de la compétence de ses employés
en offrant une formation adéquate à tout le personnel dont le
travail peut avoir un impact environnemental significatif, de
manière à s’assurer qu’il ait les compétences
requises  (Formation, sensibilisation et compétence, art. 4.4.2). Le
personnel peut avoir acquis ces compétences par le biais de
l’éducation, de la formation (séminaires sur mesure par exemple),
ou de l’expérience. L’organisme doit établir une procédure pour
s’assurer que tous sont sensibilisés à l’importance de la
conformité à la politique et aux procédures environnementales.
De plus, les employés que les aspects environnementaux
significatifs de l’entreprise concernent spécialement doivent être
sensibilisés à trois éléments :
1. L’impact environnemental réel ou potentiel de leurs activités.
2. Leurs rôles et responsabilités pour que l’entreprise soit conforme
à la politique environnementale et aux procédures et exigences du
système de gestion environnementale, y compris la prévention des
situations d’urgence et la capacité à réagir.
3. Les conséquences potentielles des écarts par rapport à la
procédure de fonctionnement spécifiée.

56L’organisme doit conserver des registres de toutes les activités


de formation. Soulignons que, comme l’indique Lamprech (1996),
dans plusieurs pays, les entreprises ont déjà fait l’expérience de
ce type de procédure exigée par les législations sur les substances
dangereuses. Aux États-Unis par exemple, la réglementation de la
Occupational Safety and Health Administration (OSHA) prévoit à
l’article 29 CFR 1910.119 que les entreprises mettent en place des
programmes pour gérer les procédés chimiques dangereux
(Lamprech, 1996).
57Au chapitre de la communication (4.4.3), l’organisme doit
établir une procédure afin d’assurer la communication interne
entre les différents niveaux et les différentes fonctions de
40
l’organisation (c’est-à-dire les activités de l’organisme
susceptibles d’interactions avec l’environnement). De plus, la
procédure doit décrire comment l’organisme reçoit, documente et
répond aux demandes pertinentes des parties intéressées
externes, telles que les groupes de citoyens ou les autorités
publiques ; par exemple, comment l’organisme communique-t-il
avec les autorités concernant ses mesures d’urgence ?
L’organisme doit conserver des registres de ses décisions (sous la
forme de procès-verbal ou de note interdépartementale formelle,
par exemple).
58L’article 4.4.4 portant sur la  documentation du système de
management environnemental spécifie que l’organisme doit
décrire, sur papier ou support électronique, les éléments du
système de gestion environnementale ainsi que leurs interactions,
et indiquer où se trouve l’information correspondante.
59Dans l’article 4.4.5  (Maîtrise de la documentation), il s’agit
d’établir une procédure décrivant comment l’organisme gère les
documents relatifs à son système de gestion environnementale. La
procédure doit garantir que les documents sont périodiquement
examinés, révisés si nécessaire et validés par les personnes
autorisées (il faudra aussi prévoir qui a l’autorité pour créer et
modifier les documents). Elle doit aussi permettre de localiser une
version à jour des documents pertinents. Les documents périmés
sont retirés des points de diffusion et d’utilisation, et enfin les
documents périmés conservés à des fins légales ou à titre
d’information doivent être correctement identifiés comme tels.
60La norme exige que l’organisme identifie les activités et les
opérations qui sont associées aux aspects environnementaux
significatifs (Maîtrise opérationnelle, art. 4.4.6). Ces activités
doivent être planifiées de manière à répondre à la politique
environnementale ainsi qu’aux objectifs et cibles. Pour ce faire,

41
l’entreprise doit développer des procédures documentées incluant
des critères opératoires. Elle doit aussi évaluer les aspects
significatifs des biens et services qu’elle utilise et communiquer
ses exigences à ses fournisseurs et sous-traitants.
61Prévention des situations d’urgence et capacité à réagir.  Le titre
de l’article 4.4.7 est explicite : l’organisme doit tester, examiner
et réviser au besoin ou même périodiquement ses procédures de
prévention des situations d’urgence et sa capacité à réagir. Ces
révisions visent à s’assurer que toutes les situations d’urgence
potentielles ainsi que les actions préventives ont été envisagées.

Contrôle et action corrective (art.


4.5)
62Afin d’effectuer un suivi de la performance et de la conformité
aux objectifs et cibles environnementaux, l’organisme doit établir
et maintenir une procédure visant à surveiller, mesurer et
enregistrer régulièrement les principales caractéristiques de ses
opérations et activités qui peuvent avoir un impact
environnemental significatif telles que définies par l’article
4.4.6,  Maîtrise opérationnelle. C’est l’article 4.5.1  (Surveillance et
mesurage) qui résume ces procédures. Cette exigence permet de
surveiller la mise en œuvre efficace de mesures
environnementales dans une perspective d’amélioration continue.
De plus, l’organisme doit établir une procédure permettant
d’évaluer la conformité à la réglementation et à la législation
environnementales pertinentes (voir art. 4.5.4,   Audit du système
de management environnemental).
 28 Au sujet de l’interprétation du terme non-conformité, voir le
chapitre sur la vérification environn (...)

63Tel que prévu dans d’autres articles, l’organisme doit établir


une procédure définissant à qui reviennent la responsabilité et

42
l’autorité d’étudier les non-conformités, c’est-à-dire celles
relatives au système de gestion environnementale (art. 4.5.2) 28. Si
les actions correctrices ou préventives entraînent des
changements dans les procédés, l’organisme devra reconnaître et
enregistrer ces changements. Bien entendu, un contrôle des
documents devra suivre, tel que prévu par la norme. Par exemple,
les procédures désuètes devront être mises à jour et tous les
anciens documents devront être soit retirés des points de
diffusion, soit mis à jour (voir art. 4.4.5).
64En vertu de l’article 4.5.3 sur les enregistrements, l’organisme
doit conserver des enregistrements lisibles de toutes les activités
relatives à la norme internationale ISO 14001 de façon à
démontrer sa conformité à celle-ci.
65L’organisme devra rédiger une procédure d’identification, de
conservation et de destruction des registres relatifs à
l’environnement. Il devra aussi s’assurer que ces registres seront
protégés contre tout risque de détérioration ou de perte. Une telle
procédure existe probablement déjà dans les entreprises
certifiées selon l’une des normes ISO 9000. L’organisme doit aussi
prévoir une durée de conservation des registres.
 29 L’idée d’une vérification environnementale interne a inquiété de
nombreuses firmes à travers le mon (...)

66Les vérifications environnementales, qui doivent être


documentées, ont pour but de déterminer si le système de gestion
environnementale est conforme aux dispositions de la
norme ISO 14001 et s’il est efficace  (Audit du système, art. 4.5.4).
Les résultats de ces vérifications doivent être transmis à la
direction pour révision  (Revue de direction, art. 4.6). La procédure
de vérification doit garantir la vérification périodique du système
de gestion29.

43
67L’ISO définissait la vérification environnementale à l’article 2.9
de la norme ISO 14010  Lignes directrices pour l’audit
environnemental —  Principes généraux  :
Processus de vérification systématique et documenté permettant
d’obtenir et d’évaluer, d’une manière objective, des preuves d’audit
afin de déterminer si les activités, événements, conditions, systèmes de
management relatifs à l’environnement ou les informations y afférantes
sont en conformité avec les critères de l’audit, et afin de communiquer
les résultats de ce processus au demandeur.

68L’iso définissait plus spécifiquement la vérification de système


de gestion environnementale à l’article 3.1 de la
norme ISO 14011  Lignes directrices pour l’audit
environnemental —  Procédures d’audit — Audit des systèmes de
management environnemental  :
Processus de vérification systématique et documenté permettant
d’obtenir et d’évaluer, d’une manière objective, des preuves d’audit
afin de déterminer si le système de management environnemental d’un
organisme est en conformité avec les critères de l’audit du système de
management environnemental, et afin de communiquer les résultats de
ce processus au demandeur.

Revue de direction (art. 4.6)


69Ce dernier article est un prolongement du précédent puisqu’il
exige que la haute direction passe périodiquement en revue le
système de gestion environnementale afin de s’assurer qu’il est
approprié, suffisant et efficace. Le but de cette revue de direction,
qui doit être documentée, est de déterminer s’il y a lieu
d’effectuer des changements au plan de la politique, des objectifs
et d’autres éléments du système de gestion environnementale.
C’est ce qui clôture la boucle du processus d’amélioration
continue.

44
La norme ISO et les autres
initiatives industrielles
70Pour saisir la portée d’ISO 14001 et la perspective dans laquelle
cette norme doit être abordée, il est intéressant de la situer par
rapport aux autres initiatives industrielles ainsi qu’au système
Éco-Audit. Les différences entre ISO 14001 et les
principes CERES sont assez évidentes. L’ISO 14001 encourage les
entreprises à gérer leurs aspects environnementaux et à respecter
la réglementation, et exige qu’elles implantent à cette fin un
système de gestion environnementale. Les principes CERES, au
contraire, insistent sur la nécessité pour les entreprises de
protéger la planète et d’agir de façon responsable envers
l’environnement afin de permettre aux générations futures de
subvenir à leurs besoins. Il s’agit davantage d’une déclaration de
principes à l’égard de la protection de l’environnement que d’un
système de gestion. Par ailleurs, la Global Report Initiative enjoint
les entreprises à produire des rapports de développement durable
destinés au public, ce qui constitue une étape supplémentaire par
rapport aux exigences de communication externe prévues
par ISO 14001.

71En ce qui concerne la Charte de la chambre de commerce


internationale, on peut noter certaines similitudes au chapitre de
la formation, des fournisseurs, des mesures d’urgence, des
produits, du principe d’amélioration continue ainsi que de la
gestion intégrée. Il reste que même si elle réitère l’importance de
la croissance économique dans son introduction, la charte affiche
une orientation plus écologique que la norme ISO 14001. Elle
comporte notamment des engagements clairs à l’égard de la
réglementation, de l’évaluation d’impact, de la conception de
produit, de l’utilisation des ressources et du transfert

45
technologique. La politique de communication préconisée à
l’article 15 va aussi plus loin que celle de l’ISO 14001, qui se
contente d’exiger qu’une procédure de réponse aux demandes
pertinentes des parties intéressées soit développée. Il reste que la
norme ISO 14001 demeure beaucoup plus complète en ce qui
concerne la conception et la mise en œuvre d’un système de
gestion et ne saurait être remplacée par la Charte, qui s’apparente
davantage à une politique corporative publique susceptible de
donner une impulsion aux initiatives environnementales de
l’entreprise.
 30 En ce qui concerne le respect des lois, par exemple, l’article
4, Obéissance à la loi, du Code de p (...)

72L’importance accordée à la sécurité et à la communication dans


le programme de Gestion responsable  explique en partie ses
MD

divergences avec l’outil de gestion que constitue la


norme ISO 14001. La Gestion responsable prescrit des
comportements précis en matière de respect de la législation, de
sécurité et de communication avec les employés et les
communautés avoisinantes30. L’ISO 14001 semble donc plus
abstrait que son homologue. Cela s’explique notamment par le
fait que la norme internationale est destinée à tous les types
d’entreprises, alors que la Gestion responsable s’adresse à une
industrie particulière aux prises avec des priorités
environnementales bien précises.
 31 Avant l’adoption du nouveau Règlement, la Communauté
européenne avait déjà mis en place un système (...)

73Comparé aux autres initiatives que nous avons


présentées, EMAS est certainement le programme qui s’approche
le plus de l’ISO 14001, au point où on a craint à une certaine
époque que les deux systèmes ne se dédoublent. En fin de

46
compte, ils étaient aussi facilement susceptibles de se compléter,
comme le démontre leur intégration actuelle au sein du nouveau
Règlement européen31. Par ailleurs, en étant plus contraignant et
limité à l’Europe, on a pu craindre que le système EMAS ne perde
de l’intérêt au profit de l’ISO 14001, à moins qu’il ne présente un
avantage supplémentaire réel. À ce sujet, le directeur du DAU,
l’organisme d’accréditation fédéral en Allemagne, déclarait que :
La participation au système EMAS permet aux entreprises d’obtenir des
dérogations de la part des pouvoirs publics et de négocier des
avantages. Mais il faut également compter avec la pression de l’opinion
publique. Nos industriels ont très bien compris qu’en adhérant à cette
démarche ils pourraient obtenir un gain substantiel en termes d’image.
Quitte à se faire certifier par la suite. Tout le monde sait qu’ EMAS est
plus ambitieux qu’ISO 14000 (Markus Racke, cité  in Décision
environnement, p. 34).

74C’est la conclusion à laquelle mène l’étude du Règlement EMAS


II, puisque les exigences de l’ ISO 14001 n’en constituent qu’une
annexe. L’une des principales différences entre le système EMAS
II et l’ISO 14001 est la déclaration environnementale que
l’entreprise doit produire à l’intention du public. Cette déclaration
doit obligatoirement présenter la performance environnementale
du site relativement aux éléments suivants : émissions,
production de déchets, consommation de matières premières,
d’énergie et d’eau, bruit. L’expérience démontre cependant qu’en
plus d’être avares en ce qui concerne les données chiffrées et les
dates cibles, les déclarations environnementales ne sont pas
uniformes, ce qui empêche les analyses comparatives. On espère
remédier à cette situation grâce à l’annexe III du Règlement EMAS
II portant sur la déclaration environnementale.

75Le type d’impact à évaluer constitue une autre différence entre


les deux systèmes. Contrairement à son homologue international

47
qui ne précise pas la nature des impacts à évaluer, le Règlement
présente en annexe VI une liste des impacts directs et indirects
qui doivent être analysés. De plus, l’ISO ne prévoit aucune
périodicité minimale pour les vérifications internes, alors qu'elle
est de trois ans dans le Règlement européen. Enfin, la politique
environnementale prévue par EMAS doit affirmer que l’entreprise
respecte la législation, non pas seulement qu’elle s’engage à la
respecter comme l’exige l’ISO 14001.

76En fait, les exigences relatives à la déclaration


environnementale et à la conformité législative sont des
obligations de nature publique qui vont audelà des exigences
d’un système de gestion qui concerne d’abord et avant tout
l’organisation. Cette différence de perspective entre les deux
systèmes illustre la pertinence des mesures propres au
Règlement EMAS. Dans un contexte de mondialisation économique
toutefois, on peut se demander si le système de l’iso 14001 n’est
pas susceptible de supplanter des initiatives régionales, même si
celles-ci semblent plus prometteuses à l’égard de la protection de
l’environnement.
77Contrairement à d’autres initiatives qui cherchent à promouvoir
la protection de l’environnement, comme la sécurité ou encore la
communication avec le public, la norme ISO 14001 a été adoptée
dans une perspective d’échange commercial et d’harmonisation
des pratiques de gestion en se contentant de recommander
l’implantation d’exigences spécifiques. Il est clair que l’ ISO 14001
est plutôt un outil des gestion destiné à la communauté d’affaires
qu’une mesure de protection de l’environnement. Cela ne
surprend guère si l’on rappelle que la mission de l’Organisation
internationale de normalisation est de favoriser le développement
de la normalisation afin de faciliter les échanges de biens et
services entre les pays, et non de protéger l’environnement.

48
78C’est pourquoi un tel système ne saurait être la panacée aux
problèmes environnementaux dans leur ensemble. En aidant les
entreprises à intégrer les questions environnementales à la
gestion quotidienne par des procédures d’identification des
impacts environnementaux et une structure organisationnelle
appropriée, il constitue néanmoins un outil indispensable à
l’amélioration de leur performance environnementale.
NOTES
1 Le World Business Council for Sustainable Developement est un
regroupement de 150 entreprises internationales qui se sont
mutuellement engagées par rapport au développement durable, grâce
à la promotion de la croissance économique, à la protection de
l’environnement et à l’équité sociale. Pour en savoir plus, il est possible
de consulter le site de l’organisation : <http://www.wbcsd.ch/>.

2 La capacité de charge étant entamée si, à la suite de la détérioration


de la qualité de l’environnement, des effets irréversibles sont
susceptibles de se produire à l’intérieur d’une génération (mort ou
maladies d’êtres humains, exposition à des nuisances et atteinte au
bien-être, extinction d’espèces animales et végétales, contamination
du sol, etc.).

3 La norme ajoute deux notes. Note 1 : le management


environnemental est sous la responsabilité de tous les niveaux de
direction, mais il doit être conduit par la direction au plus haut niveau.
Sa mise en oeuvre implique tous les membres de l’organisme. Note 2 :
le management environnemental prend notamment en compte les
aspects économiques et sociaux. Voir Jean-Paul Meyronneinc,   Le
management de l’environnement dans l’entreprise, Paris, AFNOR, 1994,
p. 210. Même si le terme management est français, nous avons préféré
utiliser le terme gestion puisque c’est celui qui s’est imposé dans la
pratique au Québec.

4 Ibid., p. 211. Même si les deux définitions se ressemblent, on


remarque que la définition française fait référence à la mesure comme

49
partie intégrante de la gestion environnementale. Elle réfère aussi dans
sa note 1 à la nécessité que la haute direction mène le processus. Des
distinctions s’observent aussi lorsqu’on compare les définitions de
l’expression  politique environnementale dans les deux normes. Pour la
norme ISO 14001, une politique environnementale est : « [la]
déclaration par l’organisme de ses intentions et de ses principes
relativement à sa performance environnementale globale qui fournit un
cadre à l’action et à l’établissement de ses objectifs et cibles
environnementaux ». De son côté, la norme française ne fait pas
référence aux intentions lorsqu’elle définit l’expression   politique
environnementale  : « Orientations et objectifs généraux d’un
organisme concernant l’environnement tels qu’ils sont exprimés
formellement par la direction au plus haut niveau. La politique
environnementale est un élément de la politique générale. Il est
entendu que le respect des législations et réglementations en vigueur
relatives à l’environnement fait partie de cette politique
environnementale » (NFX 30200).

5 Troy A.P. Davis,  Appel pour une démocratie mondiale, Paris, Desclée


de Brouwer, Paris, 1998, 129 p. Davis est l’initiateur d’un réseau
mondial d’entreprises préoccupées par l’environnement. Pour plus
d’informations, voir <http://www.worldcitizen.org>.

6 Social Investment Forum : <http://www.socialinvest.org/>.

7 Coalition for Environmentally Responsible Economies. À ne pas


confondre avec le California Environmental Resources Evaluation
System, aussi connu sous le sigle CERES. La coalition regroupe plus de
70 organismes : 1) des organismes de protection de l’environnement :
Earth Island Institute, Friends of the Earth, Green Seal, National Wildlife
Federation, Natural Resources Defense Council, Rocky Mountain
Institute, Sierra Club, Union of Concerned Scientists, et World Wildlife
Fund ; 2) des investisseurs et conseillers représentant pas moins de
300 milliards de dollars de capital investi : Calvert Group, Friends Ivory
& Sime, Interfaith Center on Corporate Responsibility, Kinder,

50
Lydenberg, Domini & Co., New York City Controller’s Office,
Presbyterian Church (États-Unis), Shorebank, et Trillium Asset
Management ; 3) des organisations de la société civile : AFL-CIO,
Alternatives for Community and Environment, Center for a New
American Dream, Co-op America, Council on Economic Priorities, Fair
Trade Foundation, New Economics Foundation, et Redefining Progress.
Les premières entreprises ayant adhéré aux principes CERES sont
notamment de grandes entreprises multinationales telles que American
Airlines, Bank of America, Baxter International, Bethlehem Steel, Coca-
Cola USA, Bethlehem Steel, Ford Motor Company, General
Motors, ITT Industries, Nike, Northeast Utilities, Polaroid, et Sunoco,
mais aussi de petites et moyennes entreprises comme Aveda
Corporation, The Body Shop International, Green Mountain Energy
Company, Harwood Products Company, Interface Inc., Timberland et
Wainwright Bank.

8 Pour plus d’information sur la GRI, on peut consulter le site :


<http://www.globalreporting.org>.

9 Au nombre des signataires, on compte notamment Noranda, Ontario


Hydro Energy, Northern Telecom, Alcan, la Banque de Montréal et la
Banque Royale, les 3 Suisses, Alcatel Alsthom, L’Oréal, Peugeot,
la SNCF, Mercedes-Benz, Siemens, Swissair, Sandoz, Xerox, AT&T,
Bristol-Myers Squibb, Colgate-Palmolive et Ford.

10 Citons également l’Organisation internationale des employeurs,


le WBCSD, le Business for Social Responsibility, Amnesty International,
World Wide Fund, etc.

11 Tout particulièrement les désastres de Bhopal (3 000 morts et


20 000 blessés) et de  l’Exxon Valdez (déversement de 40 000 tonnes
de pétrole dans l’océan). Voir  Le Nouvel Observateur, collection
« Dossiers », « Demain la terre », juin 1992, p. 40. Pour une liste des
accidents industriels, voir l’annexe 23. Signalons que même si nous
l’utilisons ici, l’appellation  déprogramme est explicitement rejetée par

51
l’association des fabricants de produits chimiques au motif quelle ne
traduit pas le caractère évolutif de la Gestion responsable .MD

12 Tout particulièrement les désastres de Bhopal (3 000 morts et


20 000 blessés) et de  l’Exxon Valdez (déversement de 40 000 tonnes
de pétrole dans l’océan). Voir  Le Nouvel Observateur, collection
« Dossiers », « Demain la terre », juin 1992, p. 40. Pour une liste des
accidents industriels, voir l’annexe 23. Signalons que même si nous
l’utilisons ici, l’appellation  déprogramme est explicitement rejetée par
l’association des fabricants de produits chimiques au motif quelle ne
traduit pas le caractère évolutif de la Gestion responsable . système
MD

européen de management environnemental et d’audit, Fondation


universitaire luxembourgeoise, septembre 1995, 22 p.

13 Le système SMEA ou EMAS est un règlement communautaire, et non


une directive, ce qui signifie qu’il s’applique directement aux États
membres, sans besoin d’être transposé en droit interne. Rappelons
qu’en vertu du traité de Maastricht, l’objectif de la Communauté
européenne consiste notamment à promouvoir un développement
harmonieux et équilibré des activités économiques, une croissance
durable respectueuse de l’environnement et un accroissement de la
qualité de vie.

14 Contrairement à l’ISO 14001, le règlement EMAS ne prévoit pas de


procédure d’autodéclaration. Signalons également que la terminologie
française distingue l’auditeur du vérificateur. L’auditeur est la personne
qui réalise l’audit interne, alors que le vérificateur évalue les éléments
pertinents du système de gestion de l’entreprise en vue de lui octroyer
ou non l’enregistrement. Le vérificateur est agréé par le ministère de
l’Environnement sur la base d’une accréditation délivrée par le Comité
français d’accréditation (COERAC), organisme d’accréditation des
organismes de certifications ISO 14001 et des vérificateurs Éco-Audit.

15 Selon une étude réalisée en 1997, cet engouement des Allemands


s’explique par le fait qu’il existe une relation privilégiée entre les
organismes compétents et les industriels qui a facilité l’adhésion au

52
règlement européen en raison d’une meilleure connaissance des
différents outils de gestion de l’environnement. De plus, la culture
environnementaliste des Allemands les aurait amenés à adopter très tôt
une attitude volontariste à l’égard de l’environnement. Voir Bénédicte
Achard,  Évaluation de l’application du règlement européen  « Éco-
Audit »  dans quatre pays de l’Union européenne, Montréal, Les Amis
de la Terre, septembre 1997,53 p.

16 Cette section s’inspire notamment d’un article paru dans la défunte


revue canadienne  Écodécision. Voir Corinne Gendron, « ISO 14000. Les
enjeux et les défis d’une normalisation
internationale »,  Écodécision, automne 1994, p. 24-26.

17 ISO,  The  ISO  Survey of  ISO  9000 and  ISO  14000 Certificates, 1998.

18 British Standards Institute. Désireuses d’être reconnues en tant que


leaders en matière environnementale, certaines entreprises ont
demandé la certification BSI 7750, norme équivalente à l’ISO 14001,
quoiqu’un peu plus stricte, dès 1994. L’intérêt d’une certification
environnementale si précoce était notamment de pouvoir rapidement
et facilement passer à une certification ISO 14001 dès la publication de
la norme en 1996.

19 La norme ISO 14001 débute par le paragraphe suivant : « Les


organismes de toutes sortes cherchent de plus en plus à atteindre et à
démontrer un bon niveau de performance environnementale, en
maîtrisant l’impact de leurs activités, produits ou services sur
l’environnement, et en s’appuyant sur leurs politiques
environnementales et sur leurs objectifs environnementaux. Ces
préoccupations s’inscrivent dans le contexte d’une législation de plus
en plus stricte, du développement de politiques économiques et
d’autres mesures destinées à encourager la protection de
l’environnement, et d’un souci accru des parties intéressées sur les
questions relatives à l’environnement y compris le concept
de  développement durable  » (nous soulignons) (ISO 14001).

53
20 La valeur d’une auto-déclaration est discutable et il est probable
que le marché et les différents acteurs de la scène sociopolitique
exigent que la certification soit effectuée par un tiers pour lui conférer
une valeur véritable.

21 Ce modèle a en fait été développé par Walter Shewhart pendant les
années 1930 et réintroduit par W. Edwards Deming pendant les années
1950.

22 Il est à noter qu’une entreprise n’ayant pas encore de système de


gestion environnementale en place devra procéder à une revue initiale
avant d’adopter sa politique.

23 Soulignons que la nouvelle norme ISO 9000 : 2000 n’exige plus que


six procédés documentés au sein de leur procédure.

24 Voir le chapitre sur la vérification.

25 Dans deux sondages, plus de 90 % des répondants dotés d’une


politique environnementale avaient communiqué celle-ci à leurs
employés, KPMG,  Sondage sur la gestion
environnementale, 1994 ; KPMG,  Sondage sur la gestion
environnementale, 1996. Par ailleurs, une autre étude révèle que le
plan environnemental, qui s’apparente davantage à la stratégie
corporative en matière d’environnement, n’était communiqué aux
employés que chez 70 % des répondants.

26 En ce qui concerne les exigences financières, la note explicative en


annexe souligne que les organismes ne sont pas tenus de recourir à
des méthodologies de comptabilité analytique pour l’environnement

27 L’ISO 14001 définit la performance environnementale à l’article 3.8


comme les « résultats mesurables du système de management
environnemental, en relation avec la maîtrise par l’organisme de ses
aspects environnementaux sur la base de sa politique
environnementale, de ses objectifs et cibles environnementaux »
(ISO 14001).

54
28 Au sujet de l’interprétation du terme non-conformité, voir le
chapitre sur la vérification environnementale.

29 L’idée d’une vérification environnementale interne a inquiété de


nombreuses firmes à travers le monde. Celles-ci craignaient que les
agences gouvernementales n’utilisent les résultats de ces vérifications
possiblement incriminantes pour entamer des poursuites et imposer de
nouvelles amendes. À noter qu’aux États-Unis, la politique de
vérification annoncée par l’Environmental Protection Agency (EPA,
l’agence de protection de l’environnement américaine) en 1995, prévoit
que celle-ci offrirait des pénalités réduites et une protection contre les
poursuites criminelles aux entreprises divulguant et corrigeant les
infractions révélées par leurs vérifications internes de façon volontaire.
Voir « Audit Privilege is Incentive for Environmental
Compliance »,  Occupational Hazards, vol. 57, n  5, mai 1995, p. 98.
o

30 En ce qui concerne le respect des lois, par exemple, l’article


4,  Obéissance à la loi, du Code de pratique sur la distribution stipule :
« Chaque entreprise membre doit avoir en place un programme qui
(4.1) respecte, sinon dépasse, l’esprit et la lettre de toutes les
exigences de la loi concernant la distribution des produits chimiques,
des services apparentés et de l’information afférente »,  Gestion
responsable, Code de pratique sur la distribution, p. 29.

31 Avant l’adoption du nouveau Règlement, la Communauté


européenne avait déjà mis en place un système de reconnaissance de la
certification ISO 14001 qui permettait de limiter à quelques éléments la
vérification Éco-Audit d’un site déjà certifié ISO 14001. Cette
vérification simplifiée portait notamment sur les éléments suivants :
validité de la certification ISO 14001, portée géographique de la
certification, fréquence des vérifications internes, conformité de la
déclaration environnementale, déclaration de conformité à la
réglementation, etc.

TABLE DES ILLUSTRATIONS

55
Titre FIGURE 3.1. Les dimensions du rapport entreprise-environnement

Légende Participation au débat sur ['environnement : les acteurs sociaux font des


déclarations d'engagement, participent aux réflexions, aux débats, entrent en
conflit, etc.Lois et règlements : au terme d’un processus de négociation et
de compromis entre les acteurs sociaux, les pouvoirs publics fixent des
normes de rejet, des règlements de zonage, des lois sur les espèces protégées,
signent des conventions internationales, etc.Stratégie et gestion : en
fonction du cadre normatif de la société, les entreprises adoptent un
positionnement commercial et, le cas échéant, mettent en place un système
de gestion environnementale.SOURCES : d’après Paul R. Bélanger, Michel
Grant et Benoît Lévesque, la modernisation sociale des
entreprises, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1994, et Alain
Touraine, la société post-industrielle. Naissance d’une société, Paris,
Denoël, 1969.

Mise en contexte
À l’heure actuelle, les défis environnementaux et sociaux représentent un enjeu
stratégique pour les entreprises. Ainsi, le développement durable est plus que
jamais une préoccupation collective qui doit être intégrée aux activités d’une
entreprise faisant affaire à l’étranger.

Le développement durable appliqué au monde corporatif est partie intégrante de la


responsabilité sociale des entreprises (RSE).

En effet, des pressions règlementaires et sociales, par exemple pour le respect des
écosystèmes mondiaux, imposent des contraintes aux entreprises. Ces contraintes
doivent être considérées comme des défis qui peuvent se transformer en une source
d’opportunités économiques.

Le concept de développement durable a popularisé cette vision « gagnant-gagnant »


des relations entre les actions responsables de l’entreprise et ses avantages
économiques, particulièrement pour les entreprises actives au niveau international.

Introduction
56
Bienvenue à cette formation en ligne portant sur la Responsabilité Sociale des
Entreprises faisant affaire à l’international.

D’une durée de 20 minutes, cette formation vise à vous aider à comprendre les
enjeux du développement durable appliqué aux entreprises œuvrant à
l’international. Elle vise aussi à vous présenter des exemples de bonnes pratiques et
les impacts en découlant afin de faciliter l’identification de nouvelles opportunités
d’affaires. De plus, nous vous indiquerons comment construire une stratégie en
RSE efficace et qui réponde à vos besoins.

Commençons d’abord par un rappel de quelques notions de base reliées au


développement durable.

Les trois dimensions du développement


durable
Le développement durable repose sur une vision à long terme qui prend en compte
le caractère indissociable de trois dimensions: la dimension sociale, la dimension
économique et la dimension environnementale.

Pour que l’on puisse vraiment parler de développement durable, ces trois pôles du
social, de l’économie et de l’environnement doivent être indissociables.

La dimension Sociale
La dimension sociale vise le développement de la société tout en satisfaisant les
besoins des êtres humains, peu importe leurs origines.

La dimension économique
La dimension économique consiste en la création de richesse afin d’améliorer les
conditions de vie matérielle.

La dimension environnementale
Enfin, la dimension environnementale s’appuie sur la volonté d’adapter nos modes
de vie aux capacités de notre planète.

Pour que l’on puisse vraiment parler de développement durable, ces trois pôles du
social, de l’économie et de l’environnement doivent être indissociables.

57
Le développement durable appliqué au
monde corporatif
Dans le contexte corporatif, votre responsabilité sociale se caractérise par votre
volonté d’assumer la responsabilité de vos impacts sur la société et
l’environnement. Cela veut aussi dire rendre compte de vos activités et décisions au
Québec comme à l’international.

Comment pensez-vous que cela pourrait se traduire? Entre autres par la prise en
compte des attentes de vos parties prenantes, par l’entremise de l’accessibilité à
l’information, par une communication claire, par le respect des lois et des normes
internationales et, enfin, par des comportements transparents et éthiques dans un
contexte multiculturel.

Inutile de vous dire que le non-respect de ces règles risque de créer des enjeux
importants pour votre entreprise.

Quelques enjeux…
Une réputation peut prendre des années à se bâtir, mais peut se détruire en un clic!

Les conséquences des mauvaises pratiques en responsabilité sociale peuvent être


très graves…

Vous ne voudriez sûrement pas vous retrouver dans une manchette comme celles,
que nous allons vous présenter.

·         L’entreprise Bois-Québec Inc. perd un gros acheteur aux États-Unis


– des pertes d’emploi sont à prévoir dans la région.

o   Bois-Québec Inc. voit la certification FSC de ses produits suspendue puisqu’elle


a décidée de contourner certaines règles liées à cette certification afin d’augmenter
sa production. Et depuis que son principal acheteur américain s’est aperçu de cette
situation, il achète maintenant chez le concurrent de Bois-Québec Inc. L’acheteur
désire préserver une image responsable de l’environnement face à ses
consommateurs. Bois-Québec Inc. perd donc près du tiers de son marché aux États-
Unis et doit maintenant fermer une de ses usines.

·         Vêtements fabriqués par des enfants en Asie : entreprise québécoise


pointée du doigt.

o   Une campagne menée par une ONG internationale visant à sensibiliser les
consommateurs quant au phénomène des enfants travailleurs dans les pays en

58
développement révèle la connexion entre une entreprise québécoise dans le secteur
du vêtement et son fournisseur asiatique qui utilise des enfants comme main-
d’œuvre. Une campagne de boycott des produits du fabricant québécois entraine
des pertes de vente importantes et entache l’image de l’entreprise de manière
durable.

1.       Fin des contrats publics internationaux financés par la Banque


Mondiale suite à une affaire de corruption.

o    Écoutant les conseils d’agents locaux selon lesquels les pratiques d’affaires en
place consistent à « appuyer financièrement » certains décideurs, une entreprise
québécoise en services conseils s’engage dans l’engrenage des pots de vin. Elle
voit sa réputation entachée et l’accès aux contrats publics financés par les
institutions financières internationales bloqués suite à des procès entamés dans un
des pays d’Afrique qui viennent de révéler au grand jour les pratiques illégales du
soumissionnaire québécois.

Pourquoi s’engager en RSE?


Selon vous, quelles raisons majeures vous pousseraient à vous engager en RSE?

Tout d’abord, on s’engage pour être crédible face à nos parties prenantes qui sont
de plus en plus exigeantes. En effet, le point de vue des actionnaires, des employés,
des fournisseurs, des clients, des communautés où vous faites des affaires, des
concurrents, des organismes non gouvernementaux, des médias et même des
gouvernements peuvent avoir des impacts considérables sur votre entreprise.

De plus, on s’engage pour rehausser notre image et notre réputation afin d’attirer
des investisseurs et des clients, ou pour se donner un outil de mobilisation afin
d’attirer et de conserver des talents et d’améliorer la productivité.

On s’engage aussi parce que le contexte, la règlementation et les attentes de la


société sont en constante évolution. Les pratiques de travail, la santé et la sécurité,
l’environnement, la bonne gouvernance, les droits de l’homme et la protection des
consommateurs font maintenant partie intégrante de la responsabilité des
entreprises.

Enfin, on s’engage en responsabilité sociale des entreprises afin de mieux gérer les
risques qui pourraient porter atteinte à l’entreprise.

Mises en situation fictive


Vous avez maintenant la possibilité de voir trois cas d’entreprises ayant adhéré au
concept de RSE.

59
Cela vous donnera l’opportunité d’identifier les bonnes pratiques qu’elles
appliquent ainsi que certains de leurs impacts.

Entreprise L’arbre idéal


L’entreprise L’arbre idéal offre une gamme étendue de produits du bois fabriqués
et livrés selon les exigences spécifiques de chaque client.

L’arbre idéal s’assure que ses approvisionnements en matières ligneuses


proviennent de forêts où les pratiques forestières sont conformes aux exigences des
normes de certification forestière reconnues.

L’entreprise s’assure aussi que ses fournisseurs satisfont les exigences légales et
règlementaires en lien avec les traités autochtones ainsi qu’avec les traités et
accords internationaux dont le Canada est signataire.

Elle diminue la trace environnementale de ses produits en utilisant des emballages


facilement recyclables.

Cette entreprise s’assure de livrer ses produits grâce à un réseau de distribution


moins polluant. En effet, elle privilégie l’expédition de sa production par voie
maritime ou ferroviaire vers ses différents marchés mondiaux plutôt que par voie
aérienne ou routière.

L’entreprise communique de façon claire et précise à ses parties prenantes incluant


ses clients et actionnaires, par le biais de son site internet et de son rapport annuel,
les impacts environnementaux et sociaux de ses actions et les bonnes pratiques
qu’elle met en place.

Les bonnes pratiques


Parmi les bonnes pratiques suivantes, quelles sont celles qui, selon vous, sont des
bonnes pratiques mises en place par l’entreprise L’arbre idéal?

a)      Expédition de sa production par un transport moins polluant

b)      Certification et exigences légales et règlementaires de ses fournisseurs

c)       Exportation de ses produits avec des emballages moins polluants

d)      Formation et sensibilisation des parties prenantes au niveau de leurs


responsabilités

e)      Communication des impacts environnementaux et mise en œuvre des bonnes


pratiques

60
f)       Implication et investissement auprès des communautés autochtones

Les bonnes réponses sont a), b), c) et e).

L’entreprise aurait pu faire de la formation ou de la sensibilisation auprès de ses


employés et clients concernant les normes et certifications propres au secteur
forestier et sur l’importance d’y adhérer. Ceci aurait renforcé leur sentiment
d’appartenance ou leur fidélité envers l’entreprise.

De plus, l’entreprise aurait pu construire de nouvelles installations pour les


communautés autochtones vivant près des lieux d’approvisionnement de ses
matières premières et ainsi, bénéficier d’une bonne relation avec ces derniers et
d’une crédibilité accrue.

Les impacts 
Voici un tableau indiquant les impacts reliés à chacune des bonnes pratiques de
l’entreprise.

Bonnes pratiques Impacts


Assurance que ses fournisseurs satisfont les -          Met en marché 25 produits
exigences légales et règlementaires en lien avec les certifiés EcoLogo
traités autochtones et que ses produits sont certifiés.
-          Attire de nouvelles clientèles
Expédition de sa production par des moyens de -          Réduit les émissions de
transport moins polluants polluants atmosphériques causées par
l’utilisation de camions lourds

-          Diminue les coûts d’expédition


Exportation de produits avec des emballages -          Diminue l’empreinte
recyclables environnementale

-          Améliore l’image de ses produits


sur le marché
Communication des impacts environnementaux et -          Renforce l’image et la crédibilité
mise en œuvre de bonnes pratiques de l’entreprise

-          Attire des investissements

Le bilan 
Les bonnes pratiques de RSE de l’entreprise L’arbre idéal ont eu de nombreux
impacts autant sur la société et l’environnement que sur le développement de
l’entreprise.

61
Elle s’est comportée de manière éthique en s’assurant que ses fournisseurs satisfont
les exigences légales et règlementaires en lien avec les traités autochtones et
répondent aux normes de certification forestières.

Elle a assuré la transparence de ses décisions, notamment en matière de choix de


transport et d’emballage, en communiquant ses pratiques et impacts à ses parties
prenantes.

Ceci lui a permis d’améliorer son image et sa crédibilité, d’attirer de nouvelles


clientèles, de diminuer ses coûts et de réduire son empreinte environnementale.

Entreprise Dorée
L'entreprise Dorée est une société minière canadienne menant des activités de
production et d'exploration aurifères en Afrique occidentale. Face au défi mondial
que constituent les changements climatiques, l’entreprise Dorée a décidé qu’une
gestion appropriée de l’environnement était essentielle pour mener à bien ses
opérations dans le cadre de ses activités minières. Son objectif est de diminuer les
impacts environnementaux et sociaux résultant de ses procédés et activités, objectif
qu’elle a inscrit à son plan d’action en RSE.

Elle travaille avec ses fournisseurs et ses employés pour faire la promotion de
toutes les actions qui améliorent l’efficacité énergétique.

Suite aux propositions de certains employés, elle a donc installé quatre nouvelles
génératrices à rendement énergétique optimisé, pour remplacer les 10 génératrices
préalablement utilisées. Elle a, de plus, investi dans l’installation de panneaux
solaires sur certaines de ses installations.

Vu le taux d’absentéisme élevé, consciente de l’importance de ses employés,


l’entreprise a fait un sondage auprès de ceux-ci. En fonction des besoins observés,
l’entreprise a instauré, dans chacune de ses usines, une clinique où les employés
reçoivent des soins, que leurs maladies soient liées ou non à leur travail.

Dans un souci d’améliorer les conditions de vie de la communauté locale où elle


mène ses activités de production, l’entreprise Dorée a aussi créé une fondation afin
de pallier certains besoins locaux, entre autres, un fond de soutien financier à des
jeunes voulant faire des études en géologie et un fonds dédié à la réhabilitation des
écoles primaires de la région.

Les bonnes pratiques


Parmi les bonnes pratiques suivantes, quelles sont celles qui, selon vous, sont de
bonnes pratiques mises en place par l’entreprise Dorée?

62
a)      Installation de sources d’énergie plus efficaces et renouvelables.

b)      Lancement d’un programme officiel de bénévolat permettant aux employés


de prendre congé pour servir la communauté locale.

c)       Mise au point de technologies d’extraction moins polluantes.

d)      Soutien à la santé de ses employés.

e)       Engagement social, support à l’éducation.

Les bonnes réponses sont a), d) et e).

L’entreprise pourrait inciter ses employés à faire du bénévolat, un bon exemple


d’implication sociale qui favorise des relations positives avec les communautés
locales.

De plus, bien que l’énergie utilisée soit davantage renouvelable, l’entreprise


pourrait revoir ses procédures et technologies d'extraction pour diminuer ses
résidus miniers.

Les impacts 
Voici un tableau indiquant les impacts reliés à chacune des bonnes pratiques de
l’entreprise.

Bonnes pratiques Impacts


Installation de sources d’énergies renouvelables et à -          Diminue les gaz à effet de
meilleur rendement énergétique serre produits

-          Réduit ses coûts de


fonctionnement.
Mise sur pied de cliniques médicales pour les employés -          Diminue le taux d’absentéisme
et de roulement

-          Améliore la productivité


Création d’une fondation : -          Encourage la relève locale

-          Soutien pour les études en géologie -          Améliore le niveau de vie des
habitants
-          Réhabilitation des écoles primaires de la région
-          Améliore l’image de
l’entreprise

-          Diminue le risque lié à son


investissement local

63
Le bilan 
L’entreprise Dorée s’est démarquée par sa gestion environnementale bonifiée ainsi
que par le respect et la prise en compte des intérêts des parties prenantes, par
exemple en améliorant le bien-être des employés et habitants locaux grâce aux
cliniques médicales et à la fondation mises sur pied.

[2]Ainsi, elle a réussi à réduire ses coûts de fonctionnement et d’exploitation, à


diminuer les risques de ses investissements et à augmenter la productivité de ses
activités.

De plus, elle a réussi à minimiser ses impacts environnementaux tout en


contribuant à l’augmentation du niveau de vie général des communautés locales où
elle a des installations.

Entreprise Confortable
L’entreprise Confortable est une entreprise de vêtements techniques de qualité,
fabriqués à partir de coton biologique. Ses dirigeants ont à cœur le développement
durable, ce qui les a mené à élaborer un code d’éthique pour la recherche de
partenaires à l’étranger afin de s’assurer de leur fiabilité et du respect des lois et
normes de santé et sécurité.

La plupart de ses partenaires manufacturiers se retrouvent en Chine et au


Bangladesh, où le coût de la main-d’œuvre est moins élevé et les règlementations
moins sévères.

Avant de faire affaire avec une nouvelle manufacture, elle visite les installations
des partenaires pour s’assurer que l’éclairage, la ventilation et les particules en
suspension dans l’air de chacune des usines sont mesurés et contrôlés. De plus, elle
incite ses nouveaux partenaires à instaurer, dans les ateliers de couture, le port de
doigtiers et de protecteurs oculaires obligatoires. Elle s’assure ainsi de meilleures
conditions de travail pour les gens fabriquant ses produits.

La recherche et développement au sujet de la performance des textiles utilisés dans


ses produits est un élément important pour la compétitivité de l’entreprise. En effet,
elle vise à trouver des formules de fabrication moins polluantes et favorisant la
santé et le confort de ses clients. Par exemple, certains de ses produits sont hypo-
allergènes et facilitent le contrôle de la température corporelle.

64
Lors de sa recherche de nouveaux partenaires, avec une organisation de recherche
européenne par exemple, l’entreprise s’assure qu’ils répondent à son code
d’éthique, et que ses contrats de recherche avec eux incluent des objectifs et des
cibles liés au développement de produits répondant à ses critères de développement
durable.

Les bonnes pratiques


Parmi les bonnes pratiques suivantes, quelles sont celles qui, selon vous, sont des
bonnes pratiques mises en place par l’entreprise Confortable?

a)      Mise sur pied d’un programme de formation pour les employés.

b)      Utilisation d’un code d’éthique pour sa recherche de nouveaux partenaires.

c)       Utilisation de matières premières certifiées biologiques et développement de


produits favorisant la santé et l’environnement.

d)      Mise sur pied d’un programme anti-corruption.

e)      Amélioration de la santé et sécurité des employés.

f)       Objectifs et cibles liés au développement durable clairs.

Les bonnes réponses sont b),c),e) et f).

L’entreprise confortable pourrait s’impliquer davantage auprès du gouvernement et


de la population où ses partenaires sont implantés afin de trouver des moyens de
faire échouer les actes de corruption dont elle est témoin.

De plus, l’entreprise pourrait soutenir la formation des employés des partenaires en


leur fournissant un module de formation de couture par exemple, ce qui lui
permettrait d’améliorer les compétences de ceux-ci et de standardiser les méthodes
de production.

Les impacts 
Voici un tableau indiquant les impacts reliés à chacune des bonnes pratiques de
l’entreprise.

Bonnes pratiques Impacts


Validation de la sécurité des lieux de travail -          Diminue le risque d’accidents
de travail

-          Optimise la productivité


Code d’éthique pour recherche de nouveaux -          Maintient une bonne réputation

65
partenaires

-          Diminue les risques d’affaires


et de campagnes négatives
Cibles et objectifs clairs en écoconception -          Crée une vision partagée

-          Produit des avantages


concurrentiels grâce à la valeur ajoutée
des produits
Utilisation de matériel biologique de qualité et R&D -          Réduit la pollution
pour une fabrication moins polluante favorisant la
santé et le confort des clients -          Augmente les ventes de ses
produits à valeur ajoutée

Le bilan 
L’entreprise Confortable est consciente des impacts qu’elle peut avoir sur la société
et l’environnement, notamment la pollution liée au secteur du textile et les
conditions déplorables de travail que l’on rencontre trop souvent dans les ateliers,
que ce soit de façon directe ou indirecte. Elle s’assure donc d’avoir des partenaires
qui répondent à ses critères et partagent sa vision.

Des éléments tels la diminution de la pollution, le respect des lois et normes ainsi
que la santé des employés et consommateurs sont présents dans son code d’éthique.

Elle véhicule ses valeurs chez ses partenaires pour que les mêmes hauts standards y
soient appliqués de façon transparente.

Ainsi, elle diminue la pollution générée, elle augmente sa productivité et la qualité


de ses produits, elle bénéficie d’une hausse de ses ventes et une amélioration de sa
réputation et de sa crédibilité.

Comment construire une stratégie en RSE


Afin d’intégrer efficacement une démarche de RSE au niveau international, il faut
d’abord que vous teniez compte de votre taille et de l’ampleur de vos impacts sur la
société et sur l’environnement.

En effet, une stratégie efficace s’établit lorsque vous identifiez quelle est votre
responsabilité sociale.

Il est nécessaire d'identifier vos parties prenantes, et comment les activités de votre
entreprise engendrent des impacts négatifs et positifs sur celles-ci, qu’ils soient
économiques, environnementaux ou sociaux.

66
Afin de construire une stratégie efficace en RSE pour vos affaires à l’international,
vous devez faire un diagnostic de vos pratiques existantes et de leurs impacts au
niveau global.

Différentes sphères d’action doivent être évaluées : Les droits de l’Homme, les
relations et conditions de travail, l’environnement, les bonnes pratiques d’affaires,
les questions relatives aux consommateurs et l’engagement social.

Votre gouvernance efficace et responsable de ces éléments est essentielle au bien


être de vos parties prenantes et à la prospérité à long terme de votre entreprise par
l’atteinte d’un résultat gagnant / gagnant. Toutefois, soyez conscient que vous ne
pouvez pas intervenir sur tous les impacts en même temps.

Votre plan d’action permettra de prioriser vos actions d’amélioration continue en


RSE.

Quelles sont les pratiques de votre entreprise et les impacts de celle-ci sur chacune
de ses parties prenantes?

Mon plan d’action


Afin de réaliser votre plan d’action, vous devez suivre certaines étapes importantes.

D’abord, il faut identifier une personne responsable de l’élaboration du plan


d’action. Ensuite, il faut réaliser un diagnostic, consulter les parties prenantes,
identifier les enjeux prioritaires, élaborer un plan d’action, mettre celui-ci en œuvre
et enfin le communiquer.

Les étapes
Voici les étapes du plan d’action :

1.       Identifier une personne responsable de l’élaboration du plan d’action

Pour que son travail soit un succès, la haute direction doit adhérer au projet et sa
vision doit être communiquée à l’ensemble de l’organisation.

Cette personne doit être un chef de file de l’entreprise puisqu’elle aura à mobiliser
plusieurs ressources, parfois à distance.

2.       Réaliser un diagnostic

67
Le diagnostic sert à identifier, entre autres, les enjeux de l’entreprise, son contexte
d’affaires, ses impacts sur la société et l’environnement ainsi que les exigences
juridiques et corporatives internationales applicables.

Ce diagnostic peut être fait à l’interne si la personne responsable a les


connaissances requises. Des outils sont disponibles en ligne pour encadrer la
démarche. Toutefois, le soutien d’un consultant peut s’avérer primordial.

3.       Consulter les parties prenantes

Le terme parties prenantes inclus autant les employés et les communautés locales
où l’entreprise fait des affaires, que les fournisseurs ou les clients. La consultation
peut se faire via un questionnaire ou d’autres moyens. Une personne locale peut
vous aider à cumuler ces informations. Les résultats pourront être comparés au
diagnostic fait à l’interne pour le bonifier.

4.       Identifier les enjeux prioritaires

Suite au diagnostic, la personne responsable fait part des faits saillants à la haute
direction qui pourra cibler les enjeux prioritaires.

5.       Élaborer le plan d’action

Il faut se rappeler que la RSE est un processus d’amélioration continue. Privilégiez


les petits pas. Il n’est pas nécessaire de poser des gestes pour chacun des enjeux
identifiés dès le premier plan d’action.

Un comité rassemblant des représentants de différents secteurs de l’entreprise


devrait être mis à contribution pour identifier les objectifs généraux et spécifiques,
puis les gestes à mettre en œuvre et leurs indicateurs de suivi.

6.       Mettre en œuvre le plan d’action

L’intégration de la RSE nécessite un suivi régulier pour permettre à l’entreprise


d’évaluer l’efficacité de son plan d’action et d’apporter les ajustements appropriés.

Le suivi du plan d’action peut être facilité ou amélioré par le développement


d’outils de gestion, la formation continue des employés. Il peut aussi l’être par la
mise en place d’outils de reddition de comptes comme la validation et le suivi
d’indicateurs permettant d’évaluer les résultats atteints en fonction de cibles dont
l’entreprise se sera dotée.

7.       Communiquer

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Cette dernière étape vise à répondre aux principes de responsabilité des résultats et
de transparence en communiquant, auprès des parties prenantes, ses actions et ses
engagements.

Le bilan formalise aussi le plan d’action de l’entreprise et contribue à sa bonne


réputation.

Conclusion
Si vous êtes prêt à faire le grand saut, voici quelques conditions de réussite.

D’abord, il faut qu’il y ait un engagement des membres de la direction et des


experts. Faites de vos employés des ambassadeurs. Ceux-ci sont souvent motivés
par un projet commun.

Instaurez un dialogue entre vous et les parties prenantes. Informez-les, écoutez


leurs points de vue, parlez-leur des impacts, faites-leur connaitre votre projet.
Favorisez un dialogue constructif en transmettant des objectifs clairs à travers
lesquels leurs intérêts sont identifiés.

Soyez transparent! Avec de bons outils, vous pourrez communiquer clairement vos
actions et résultats mesurés, et ainsi augmenter votre crédibilité.

Valorisez vos succès! Communiquez aux parties prenantes votre performance de


développement durable dans le cadre de vos démarches à l’international, qu’elles
soient en exportation, en investissement ou en partenariat. Faites étalage non
seulement de vos succès, mais aussi de vos difficultés.

Plus de 20% des entreprises ont déjà amorcé une démarche en RSE.

Et vous? Comment entendez-vous concrétiser vos démarches en responsabilité


sociale dans votre entreprise?

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