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CHAPITRE 1

Introduction

Comment définir un matériau ?


• Dans ce cours introductif nous définissons les
matériaux comme les solides utilisés par l’homme
pour la fabrication d’objets qui constituent le
support de son cadre de vie.
• Tous les secteurs de l’activité humaine dépendent
des matériaux, de la fabrication d’un circuit intègre
à la construction d’un barrage hydroélectrique.
• La définition reprise dans ce cours introductif est
limitée aux matériaux solides.
Utilisation des matériaux
• Les matériaux sont communément classes en fonction de leurs propriétés les
plus typiques : matériaux a haute résistance mécanique, conducteurs
électriques, aimants permanents, etc.
• Exemple : ligne électrique à haute tension

• Pour des raisons d’économie on suspend les câbles à des pylônes en


utilisant l’air comme isolant.
• Pour limiter le nombre de pylônes, le câble doit être léger et très résistant à
la rupture.
• Les meilleurs conducteurs électriques sont des métaux a l’état très pur: le
cuivre et l’aluminium.
• Les métaux pur n’ont pas une résistance mécanique suffisante.
• Il faut donc utiliser un câble conducteur composé de plusieurs matériaux
• L’âme du câble est faite en fils d’acier à haute résistance mécaniques
mais caractérisés par une conductivité électrique plus faible.
• Le transport de l'Energie électrique est en majeure partie assure par des fils
d’aluminium pur qui sont plus légers que le cuivre et qui sont disposes
autour de l’âme en acier du câble.
Les trois classes de matériaux
• Les matériaux sont classes suivant différents
critères comme par exemple leur composition, leur
structure ou leurs propriétés
• Une classification est basée sur la nature des
liaisons et sur les structures atomiques :
• les métaux et leurs alliages (liaisons métalliques);
• les polymères (liaisons covalentes et liaisons
secondaires);
• les céramiques (liaisons ioniques et liaisons covalentes).

Les métaux
• A température ambiante, la plupart des métaux sont des solides
atomiques.
• Les métaux les plus utilises sont le fer, l’aluminium et le cuivre.
• Les alliages métalliques sont, en général, les combinaisons de deux ou
de plusieurs métaux comme dans le cas des laitons (alliages de cuivre et
de zinc), mais ils peuvent également contenir des éléments non
métalliques. Parmi ce type d’alliage on trouve, par exemple, la plupart
des aciers (alliages fer-carbone).
• Les métaux et leurs alliages sont ordinairement très bons conducteurs
de la chaleur et de l’électricité et opaques a la lumière visible qu’ils
réfléchissent.
• Ils sont le plus souvent durs, rigides et déformables plastiquement.
• Un nombre important de métaux possèdent une température de fusion
(Tm) élevée.
Les polymères
• Les polymères sont des matériaux composés de molécules
formant en général de longues chaines d’atomes de carbone sur
lesquels sont fixes des éléments comme l’hydrogène ou le chlore,
ou des groupements d’atomes comme le radical méthyle (—CH3).
• D’autres éléments comme le soufre, l’azote, le silicium, etc.,
peuvent également intervenir dans la composition de la chaine.
• Ils sont presque toujours des isolants électriques et thermiques.
• Ils sont légers et très faciles a mettre en forme. Contrairement
aux métaux, les polymères, la plupart du temps, ne supportent
pas des températures supérieures a 200 °C.

Les céramiques
• Les céramiques sont des matériaux inorganiques qui, en règle général, résultent
de la combinaison d’un nombre limite d’éléments métalliques (Mg, Al, Ti, ...)
avec des éléments non métalliques dont le plus courant est l’oxygène.
• Originellement, le terme céramique était réservé aux oxydes (silice SiO2,
alumine Al2O3, ...).
• On élargit cette classification en y incluant d’autres combinaisons d’atomes
comme le carbure de tungstène (WC) ou le nitrure de silicium (Si3N4).
• On connait surtout les matériaux céramiques par leur caractère réfractaire, c’est
à-dire par leurs résistances mécanique et thermique élevées mais l’usage des
céramiques est loin de se limiter a ce type d’application.
• Les céramiques sont en général des matériaux très durs et elles sont largement
utilisées comme abrasifs.
• La plupart des céramiques sont des isolants électriques et thermiques mais on
trouve parmi ces matériaux les meilleurs conducteurs thermiques comme le
diamant
• Les trois types de matériaux peuvent être combines pour former des
matériaux composites.
• Un matériau composite est constitué de deux ou de plusieurs matériaux
différents qui combinent de manière synergique leurs propriétés
spécifiques.
• Exemple :
• Résines époxydes (polymère) renforcées par les fibres de verre qui forment un
composite léger et a haute résistance mécanique.
• Le béton, agglomérat de ciment et de gravier, représente un autre exemple de
matériau composite.
• Toute classification des matériaux possède donc un certain caractère
arbitraire : il n’y a pas de solution de continuité entre les trois classes de
matériaux.
• D’autres classifications, basées sur certaines propriétés spécifiques des
matériaux comme la semi conductivité, peuvent également se justifier.

Propriétés des matériaux


• Un matériau possède un ensemble de propriétés qui détermine son
comportement.
• On caractérise une propriété d’un matériau en analysant la réaction du matériau
à une sollicitation extérieure.
• On détermine en général une propriété à l’aide d’un essai normalisé.
• Selon le type de sollicitations extérieures, on distingue trois catégories de
propriétés:
• Les propriétés mécaniques qui reflètent le comportement des matériaux déformés par un
ensemble de forces.
• Les propriétés physiques qui mesurent le comportement des matériaux soumis à l’action
de la température, des champs électriques ou magnétiques ou de la lumière.
• Les propriétés chimiques qui caractérisent le comportement des matériaux dans un
environnement réactif.
LA SCIENCE DES MATERIAUX
• Pour comprendre le comportement des matériaux, il faut établir la liaison entre
des phénomènes microscopiques et les propriétés du matériau.
• Cette liaison met en relation des phénomènes à des échelles faisant intervenir
neuf ordres de grandeur du nanomètre (109 m) au mètre (fig. 1.3).
• Plusieurs étapes de grossissement sont donc nécessaires, pour passer de
l’échelle de l’aube d’une turbine à gaz à l’observation de la microstructures à la
détermination de l’arrangement des atomes.
• Les éléments de la microstructure d’un matériau sont en général définis par
plusieurs paramètres:
• composition;
• arrangement atomique;
• quantité relative;
• morphologie;
• taille.
produit

m Cours : Propriétés mécaniques Œil


(100m) des matériaux

Cours : Rupture des


Composant matériaux
mm
(10-3 m)
Microstructure Microscopie
(grains /joint de grains) optique

µm
(10-6 m) Arrangement
atomique Microscopie
Cours : -Défauts des cristaux électronique
-Plasticité
nm
Liaison chimique
(10-9 m) Cours : Cristallographie
Å Diffraction
-10 Cours : Liaison chimique 13
(10 m)

• Les quatre pôles de la sciences des matériaux sont étroitement associes.


• La transformation a comme objectif de mettre en forme le matériau élaboré et
d’en préparer un objet fini caractérisé par son comportement.
• La transformation se fait, en règle générale, en plusieurs étapes.
• Par exemple, la préparation d’une pièce de carrosserie fait intervenir
successivement le laminage de la tôle à partir du lingot d’acier, l’emboutissage
de la tôle pour former la pièce et une série d’opérations annexes de finissage
(peinture, etc.).
• Pour atteindre des propriétés optimales, il est indispensable de maitriser la
structure et la composition du matériau et il faut par conséquent posséder une
série de techniques d’analyse très sophistiquées.
Chapitre 2
Caractérisation
des matériaux

Objectifs de la caractérisation
• Concevoir des structures et des composantes avec des matériaux aux
propriétés connues pour éviter des déformations inacceptables et des
ruptures

• Déterminer le comportement mécanique des matériaux pour mieux les


utiliser.
• La caractérisation des matériaux c’est la quantification des propriétés :
• Mécaniques
• Électriques
• Thermiques, etc.
• Déterminer les données à utiliser en conception
• Est-ce qu’une pièce va casser?
• Est-ce qu’une pièce va se déformer?
• Vérifier l’effet des traitements effectués
Caractérisation des matériaux
• Propriétés physiques
• Propriétés mécaniques
• Propriétés thermiques
• Propriétés électriques
• Propriétés magnétiques
• Propriétés dégradatives
• Microstructure

Modes de sollicitations

Traction Compression

Cisaillement Torsion
Notion de contrainte et déformation

Dans le cas de la traction et la compression


Contrainte nominale :
= [Pa]
Déformation conventionnelle :
= [mm/mm ou %]
est la charge appliquée
la surface avant déformation
la longueur avant déformation
la longueur après déformation

Pour le cisaillement :

Déformation de cisaillement
= tan ( )
Contrainte de cisaillement
=
Pour un plan qui n’est pas parallèle ou perpendiculaire à la charge :

la contrainte normale
=
la contrainte tangentielle
=
= ²(!)
= sin (!)$% (!)

Caractérisation mécanique par essai de


traction

• Un des essais mécaniques les plus fréquents


• Obtention de propriétés mécaniques importantes en conception : limite
élastique, module de Young...
• Essais normalisés
• ASTM : American Society for Testing and Materials
• ISO : International Standardization Organisation
• AFNOR : Association Française de NORmalisatio
Déroulement d’un essai de traction

1. Fixation de l’éprouvette
2. Application de la charge
(Déplacement ou force imposée)
3. Acquisition des résultats
4. Tracé de la courbe des traction

Courbe de traction
Résistance à la traction

déformation
Limite d’élasticité Re0,2 plastique
permanente
Limite d’élasticité Re
homogène
déformation
élastique Rupture
réversible
déformation
plastique
permanente
avec striction
0,2%
Déformation élastique
• Élasticité : Propriété des matériaux qui reprennent
leur forme initiale après que la force qui les
déformait ait cessé d’agir.
• Loi de Hooke (en traction compression):
& = '(
• E : module d’élasticité (module d’Young)
• C’est une mesure de la rigidité de matériau (la
résistance à la déformation élastique).
• C’est Pente de la courbe dans le domaine élastique

Origine atomique de la déformation élastique

• Déformation élastique : réversible


• Eloignement des atomes: ne peut être modifié par traitement
thermique
• Le module d’élasticité est proportionnel à la valeur de dF/dr à r = r0.
• le module d’élasticité donne une idée de l’ intensité de la force de
liaison entre deux atomes.
Coefficient de Poisson ν

• Il y a des déformations élastiques


dans les directions où il n’y a pas
de forces appliquées
• Le coefficient de poisson est définit
par :
(+ (-
)=− =−
(, (,

Autres mesures de la rigidité

• G : module de cisaillement en torsion (Module de Coulomb)


/
.=
2(1 + ν)

• K : module de compressibilité volumique


/
3=
3(1−2ν)
Déformation plastique

• Déformation non réversible


• La contrainte n’est plus proportionnelle à la déformation (loi de Hooke
plus valide)
• Ductilité : Qualité des matériaux à être déformés de façon permanente
sans se rompre
• La ductilité d’un matériau se mesure par son allongement à la rupture
(A%) ou par la striction à la rupture (Z%)

5 6 5 6
A% = et Z% =
6 6
Origine des déformations plastique : dislocations
• Une dislocation est l’introduction d’un demi-plan supplémentaire.
• C’est un défaut linéaire qui définit la frontière entre une région déformée et
non-déformée du cristal.
Dislocation coin

Dislocation vis

• Sous l ́action de la cission la dislocation bouge progressivement dans le crystal


• Si le déplacement des dislocations est difficulté le matériau deviendra plus dur

Travail à froid - écrouissage


• Au cours de la déformation plastique, les dislocations se déplacent et se
multiplient, forment des empilements, des nœuds et leur mouvement
est de plus en plus difficile.
• Il faut donc appliquer une contrainte plus élevée pour que les
dislocations se déplacent et pour une nouvelle déformation plastique

Observation des dislocations au microscope électronique à transmission


sur des échantillons de fer
Déformations et contraintes réelles

• Relations entre contraintes réelle et nominale et déformations réelle et


conventionnelle :
8 = ln 1 2 et 8 12
• Contraintes et déformation nominales: - Conception
• Contraintes et déformations réelles: - Écrouissage

Restauration élastique durant la déformation


plastique
• Lorsque l’on supprime la charge
durant un essai de traction, une
fraction de la déformation
totale est éliminée par
déformation élastique
• c’est la restauration élastique.
• Le même phénomène se produit
à la rupture du matériau :% ≠
8
Énergie de déformation

L’énergie de déformation élastique :


@
1 1
= > ? = / ²
2 2

Comportements typiques en traction des


matériaux
Rupture fragile - ductile

Effet de la température sur le comportement


en traction
Essai de compression
Principe
• Compression de l’échantillon entre 2 plateaux
• Acquisition de la force appliquée et de la déformation de
l’échantillon
2 principales difficultés :
• Flambage => instabilité élastique h/D> 3
• frottement => déformation hétérogène (forme de tonneau)
• Friction entre les extrémités de l’échantillon et les plateaux
de la machine
Avantages
• Très utile pour déterminer la contrainte de rupture des matériaux fragiles
(difficile à caractériser en traction)
• Éprouvette à géométrie simple (section constante, peu d’usinage)
Inconvénients
• Attention, impossible de rompre les matériaux ductiles en compression

Essais de flexion

Pour les matériaux fragiles impossible de réaliser un essai de traction


• Flexion à 3 points
3 D
AB ±
2 E?²
F: charge appliquée au centre
L: longueur entre les appuis
h : hauteur de l’éprouvette
b : largeur de l’éprouvette
l : distance entre les deux forces (4pts)

• Flexion à 4 points
3 (D − )
AB =±
2 E?²
• Ne permet pas d’atteindre la rupture des matériaux ductiles mais
détermination de E (par mesure de la flèche)
• Très utilisé en contrôle qualité
• Détermination de la contrainte à la rupture des matériaux fragiles.

La dureté (Hardness)
• La dureté est la mesure de la résistance d’un matériau à la pénétration.
• La pénétration met en jeu:
• les déformations élastique et plastique.
• e frottement entre le pénétrateur et le matériau.
• La géométrie du pénétrateur
• la charge appliquée
• Avantages
• Simples et bon marché
• Pas d’éprouvettes spéciales (pas d’usinage)
• Facilité d’utilisation et faible prix de l’équipement
• Non destructif
• La résistance à la traction peut être déduite
• des résultats de certains essais de dureté.
• Donne une idée de l’usure
Différentes mesure de durté
La dureté de Mohs
La dureté Brinell
La dureté Vickers
La dureté Knoop
La dureté Rockwell B et C
Essai d’impact (Résilience)
• Impact soudain et beaucoup plus intense (essai Charpy)
• Vitesses de déformations de l’ordre de 103s-1.
• Matériaux aura un comportement beaucoup plus fragile
• La résilience est l'énergie nécessaire à rompre une pièce selon une
section unité (J/cm2) : F GHIJ − GHI

Transition Fragile - ductile

Rupture fragile

Rupture ductile
Variabilité des propriétés des matériaux et
facteurs de sécurité
• Les propriétés mesurées (E, Re, Rm, etc) ne sont pas des grandeurs
exactes
• Causes d’erreurs :
méthode d’essai, variation des procédés de fabrication des éprouvettes,
erreur de l’opérateur et erreur d’étalonnage, variabilité dans le lot de
matériaux testés.
• La valeur typique est la moyenne des données :
∑PP NO
KL
• La dispersion ou l’écart-type est :
P ∑PP NO − KL

−1

Facteur de sécurité : N

• Objectif
• Le calcul des charges et contraintes est approximatif.
• Les mesures des propriétés mécaniques des matériaux industriels
sont dispersés.
• Contrainte sécuritaire
RS
&Q
T
• N = 1.2 à 4
• Si N est très élevée, la pièce sera surdimensionnée.
• N = fonction (prix, expérience, fiabilité des pièces, conséquences
(mortelles, matérielles, financières) qu’entrainerait la rupture.
Chapitre 3
Liaisons, architectures
atomiques et défauts dans les
cristaux

Liaisons atomiques
• Liaisons de forte intensité (primaires)
– liaisons ioniques
– liaisons covalentes
– liaisons métalliques
• Liaisons de faible intensité (secondaires) : Van derWaals et
pont hydrogène

Types de liaisons atomiques déterminent les propriétés


fondamentales des matériaux
Exemple :
Fragilité --> matériaux covalents et ioniques
Ductilité ---> matériaux à liaison métallique

La liaison ionique
Transfert d’électron d’un atome (métallique) à un
autre (non métallique)
• Perte de neutralité : ion positif (cation) et ion
négatif (anions) : forte attraction
• Liaison forte (couche externe saturée) et non
directionnelle
• Grande différence d’électronégativité entre
éléments
Exemple : NaCl (Na+ Cl-)
La liaison covalente
Mise en commun d’électrons de 2 atomes
• Liaison forte (couche externe saturée) et
fortement directionnelle
• Forte énergie de liaison
• Liaison de type A-A (H-H ou Cl-Cl) ou A-B (H-C)
• Moins de différence d’électronégativité entre
les éléments.

La liaison métallique
Les électrons sont partagés entre ions positifs du réseau :
• Nuage d’électrons mobiles qui ne sont plus localisés
entre les atomes (liaison covalente) ou sur un ion
(liaison ionique) => Liaison non directionnelle
• Électrons peuvent se déplacer aisément sans briser la
structure cristalline
– Bonne conduction
– Ductilité
• Énergie de liaison variable
– Mercure : Tf = -39°C
– Tungstène : Tf = 3410°C
La « liaison » de Van der Walls
Liaison due à l’attraction entre les molécules
polarisées de façon permanente ou induite
• Liaison de faible intensité Tf bas
• Exemple : chlorure de vinyle (CH2Cl)
Cl (vert) très électronégatif :
attire les électron
=> création d’un dipôle permanent

Liaisons et propriétés
Liaisons et températures fusion et
ébullition

Liaisons et module d’élasticité


Dilatation thermique
• La plupart des matériaux se dilatent et se contractent
avec la température
• Coefficient linéaire de dilatation thermique α (°C-1)

Relation E-α et type de liaison


Capacité thermique (Cp)
• Capacité thermique : quantité d’énergie (J) nécessaire pour augmenter
d’un degré la température de une mole de matériau. Cette propriété
représente la capacité d’un matériau d’absorber l’énergie du milieu
extérieur.
C est la capacité thermique molaire (J/mol.K)
dQ est la variation d’ énergie (J)
dT est la variation de température (K)

• Fréquemment on utilise la chaleur spécifique, capacité thermique par


unité de masse (J / kg.K ).
• Due à l’ augmentation de l’ énergie de vibration des atomes
• La capacité thermique (Cp) est donc la possibilité qu'a un matériau
d'absorber (ou restituer) de l'énergie par échange thermique lorsque sa
température varie.

Conductivité thermique (k)


• La conductivité thermique (k) est la propriété des
matériaux à transmettre la chaleur d’une zone de
haute température à une zone de basse température.
• Elle représente la quantité de chaleur transférée par
unité de surface et par une unité de temps (W/m2)
sous un gradient de température.
• Mécanismes de la conduction :
– Déplacement des phonons (= ondes de vibration)
– Déplacement des électrons libres
– Chaleur => agitation thermique => mouvement des
électrons => migration vers zone plus froide => libération
d’énergie par collision
Les métaux
Les métaux sont donc un assemblage d’ions positifs
dans un « gaz d’électrons »:
– Liaisons métalliques
– Structure cristalline
– Bonnes conductivités électrique et thermique
– Éclat métallique (interactions entre électrons et
photons)
– Bonne ductilité à cause de leur capacité de casser et
de reformer des liaisons entre atomes sans briser la
structure cristalline

Les céramiques
Les céramiques présentent donc des liaisons fortes
ioniques ou covalentes :
• Bons isolateurs de chaleur (réfractaire) et d’électricité à
cause du manque de mobilité d’électrons (pas d’e-
libres)
• Fragiles à cause de leur incapacité de casser et de
reformer des liaisons sans briser la structure cristalline
• Rigides et dures, température de fusion élevée à cause
de la force des liaisons ioniques et covalentes
• Souvent des oxydes, nitrures… Al2O3, MgO, TiN, TiC
(Diamant , graphite et verre) (inertes chimiquement)
Les polymères
La cohésion des polymères est due à 2 types de liaisons :
• Liaisons covalentes fortes qui forment le squelette
• Liaisons secondaires (Van der Wals ou hydrogène) qui
relient les chaînes entre elles
Propriétés :
• Conductivité thermique faible
• Coefficient de dilatation important (10 à 100 supérieur
au métaux)
• Faible limite d’élasticité et rigidité car propriétés
contrôlées par les liaisons secondaires

Les propriétés (mécanique ou autres) d’un


matériau dépendent du type de liaison
atomique, mais aussi de la structure cristalline
et des défauts internes.
Systèmes et réseaux cristallins
Un cristal :
• 3 vecteurs a, b, c selon Ox, Oy et Oz
• 3 angles α, β, γ
Maille primitive :
• Un atome à chaque sommet formant un
noeud du réseau
• Les relation entre a, b, c et α, β, γ
permettent de définir 7 systèmes cristallins
différents (cubique, quadratique…)
Mailles multiples
• Noeuds supplémentaires :
– Centre des bases
– Centre de chacune des faces
– Centre de la maille
• 14 réseau cristallins = réseaux de Bravais

Systèmes cristallins
Directions cristallographiques
Une direction cristallographiques est un vecteur qui unit deux points d’ un
réseau cristallin
Comment faire?
Faire passer le vecteur par l’ origine,
déterminer la projection du vecteur sur les trois axes
Projections en a, b, et c
Réduire à des minima entiers
Donner la direction entre crochets [uvw]

Plans cristallographiques
Indice de Miller
Méthode pour définir les directions et les plans
• Pourquoi est-ce important?
• Notions de système de glissement en déformation
plastique pour les directions et les plans avec la plus
grande densité atomique (linéique et surfacique).

Défauts dans les cristaux : Les défauts


ponctuels
Importance des défauts ponctuels
La diffusion est possible grâce à la présence de lacunes
(défauts ponctuels)
Au cours du temps, le profil de concentration des
éléments se modifie
Le flux d’atomes A diffusant dans B peut être défini par :

Applications de la diffusion
• Traitements thermiques
• Soudage et brasage
• Frittage : Établissement de liaisons entre des
particules de poudres portées à haute température
par diffusion en volume et en surface
Défauts dans les cristaux : Dislocations
• Une dislocation est l’introduction d’un demi-plan
supplémentaire.
• C’est un défaut linéaire qui définit la frontière entre
une région déformée et non-déformée du cristal.

Dislocations : types
Dislocations : exemples

Dislocations : mécanismes de
déformation plastique
La déformation plastique se fait par déplacement des dislocations.
Sous l´action de la cission la dislocation bouge progressivement
dans le crystal.
Si le déplacement des dislocations trouve une résistance le
matériau deviendra plus dur.
• Au cours de la déformation plastique les dislocations se
déplacent et se multiplient, forment des empilements, des
nœuds et leur mouvement est de plus en plus difficile
• Il faut donc une contrainte plus élevée pour que les
dislocations se déplacent et pour une nouvelle déformation
plastique
• Observation des dislocations au microscope électronique à
transmission sur des échantillons de fer

Défauts à trois dimensions : Joints de


grains
Défauts à trois dimensions : précipités
et inclusions (saletés)

Cohérent
Incohérent
Introduit des Semi-cohérent
Nuit aux propriétés
distorsions
mécaniques
élastiques

Tout obstacle qui bloque le mouvement des


dislocations augmente la résistance élastique (Re) d’un
matériau

Chapitre 4
Les mélanges, solidification et
diagrammes de phases
Objectifs
• Comprendre la formation des structures des
matériaux.
■ La taille des grains
■ La nature des grains
• Certaines propriétés des matériaux (limité d’élasticité,
dureté, résistances… ) sont fonction de la
microstructure.
• Comprendre les diagrammes d’équilibre afin de
mettre sur pieds des traitements thermiques.

Définitions

• Composant :
- Élément (métaux purs) : fer, cuivre, soufre.
- Composé de composition fixe à partir duquel un alliage
est constitué :
- Ex : Na2O, SiO2, Fe3C,
Cu et Zn dans le laiton (alliage Cu-Zn).
• Phase
–  Région ou ensemble des régions d’un corps ayant une
même structure et un même arrangement atomique
(partie homogène d’un corps).
–  Ex. : mélange eau + alcool : 2 composants /1 phase
Solubilité du sucre dans l’eau

Solidification
1. Corps pur (élément ou composé
défini)
Solidification à température
constante

2. Mélange de deux composants


Solidification dans l’intervalle de
solidification ∆θ=θL-θs
Principe de construction des
diagrammes
1- Alliage A-B
Soit l’ensemble des alliages formés de deux métaux A et B et dont la
composition varie de façon continue de 0% de A et 100% de B à
100% de A et 0% de B.

• L’ensemble des points L joints donne naissance à une courbe


appelée LIQUIDUS.
• Celle donnée par les points S s’appelle le SOLIDUS.
• L’ensemble des liquidus et des solidus forme le DIAGRAMME DE
SOLIDIFICATION des alliages A et B.

Axe des ordonnées : température


Axe des abscisses : composition en pourcentage massique
■ Phases :
une phase liquide : L
une phase solide : α
■ Il existe trois domaines :
□ liquide (L)
□ liquide (L) + solide (α)
□ solide (α)
Liquidus: la ligne séparant les domaines de phase L et α+L est
appelée liquidus. Au dessus de cette ligne, la phase est liquide
pour toute température et toute composition.
Solidus: la ligne séparant les domaines α et α +L se trouve le
solidus. Au dessous de cette ligne, la(les) phase(s) est(sont)
solide(s) pour toute température et toute composition.

Interprétation des
diagrammes
1. Détermination de la
composition des phases
pour un composé 65%Cu
35Ni (règle de
l’horizontale)
a) Lorsque la température est
supérieure au liquidus, il
n’existe qu’une seule phase,
une phase liquide. Dans tous
les cas, le matériau est
totalement homogène avec en
tout point une composition de
35% de nickel et 65% de cuivre
notée C0.
b) À l’instant où, au cours du
refroidissement, la
température franchit le
liquidus, les premiers éléments
solides α primaires
apparaissent dans le liquide.
Globalement, la phase liquide
conserve la composition
C0=CL= 35% Ni alors que la
phase α solide est de
composition Cα(46% Ni)
beaucoup plus riche en nickel.

c) La température
continuant à s’abaisser, la
phase liquide va
progressivement s’appauvrir
en nickel et s’enrichir en
cuivre CL= 32%m Ni. La
phase α va également
s’appauvrir en nickel et
s’enrichir en cuivre Cα(43%m
Ni) pour se rapprocher de la
composition C0 de l’alliage.
d) Lorsque la température
atteint le solidus, les dernières
traces de phase liquide ont la
composition finale de :
(CL = 24%m Ni)
alors que la phase solide α
rejoint la composition initiale
C0 = Cα(35%m Ni).

e) Lorsque la température de AB est inférieure au solidus, il n’existe


qu’une seule phase, une phase solide α, homogène sur l’ensemble de
l’alliage et de composition C0 = Cα(35%m Ni) de 35% de nickel et 65% de
cuivre.
2. Détermination des quantités de phase

À une température déterminée, on note fs la proportion d’alliage solide et fl la


proportion d’alliage liquide, Cs la composition de la phase solide et Cl la
composition de la phase liquide. D’après le principe de la conservation de la
masse, nous pouvons écrire les deux relations suivantes :

De ces deux équations, nous pouvons déterminer la proportion de chacune


des deux phases :

Cette relation s’appelle la règle des bras de levier ou règle des segments
inverses.
Elle permet de la même façon de déterminer les compositions et les
proportions des différentes phases dans tous les diagrammes de phase
binaires.

Exemple:
Calculer les quantités de phase dans un
alliage Cu-Ni (65% Cu et 35Ni) au point c
(T=1250°C)
Solution:
La phase α contient 43%m de Ni
(Cα=43%m Ni)
La phase liquide contient 32%m de Ni
(CL=32%m Ni).
La composition initiale est C0=35%m de Ni
Miscibilité totale à l’état solide
• Ce type de diagramme est appelé diagramme à un fuseau. On
obtient un diagramme à un fuseau avec d’autres alliages
binaires à miscibilité totale à l’état solide :Cu-Pd, Ag-Au, Ir-Pt,
Ag-Pd…

• Contrairement aux alliages totalement miscibles, ces alliages


particuliers ont tendance à présenter des transformations à
l’état solide avec, soit une zone de démixtion, soit un
ordonnancement comme dans le cas de l’alliage or-cuivre
avec formations de composés AuCu,AuCu3. Exemples
d’alliages binaires à miscibilité totale à l’état solide présentant
un diagramme de phase à deux fuseaux :Fe-Cr, Cu-Mg et
surtout Au-Cu …
2. Diagrammes de phases avec miscibilité partielle à
l’état solide (Points eutectiques et eutectoïdes)
- Dans ce type de diagramme existe un point invariant dont la
température est inférieure à la température de fusion des deux
constituants. Un des intérêts de ces alliages eutectiques et de
pouvoir être utilisé en brasure. L’exemple présenté ici est l’alliage
binaire argent cuivre.

-Au niveau du point E ou point eutectique, l’équilibre s’établit entre


trois phases : une phase liquide d’une part, et deux phases solides
d’autre part. À ce point, un liquide se transforme simultanément en
deux phases solides
LE α+β

-Le mécanisme de la transformation eutectoïde est très ressemblant à


la transformation eutectique, mais au cours de cette transformation,
c’est une phase solide qui se transforme simultanément en deux
nouvelles phases solides

γ α+β
Diagrammes de phases avec miscibilité partielle à
l’état solide (Points péritectique et péritectoîde)
Dans une transformation péritectique, une phase liquide et une
phase solide se transforment en une seule phase solide de
composition définie. Le point péritectique est invariant, à
température fixe avec un équilibre entre les trois phases.
β+ L α

Le mécanisme de la transformation péritectoïde est très


ressemblant à la transformation péritectique, mais au cours de
cette transformation solide, ce sont deux phases solides qui se
transforment simultanément en une nouvelle phase solide.

α+β γ
Diagrammes d'équilibre: Alliages fer-
carbone
Le fer pur existe sous 2 formes allotropiques:
– Le fer α: de structure CC pour -273°C<T < 912°C
– Le fer γ: de structure CFC pour 912°C<T<1394°C
– Le fer δ: de structure CC pour 1394°C<T<1538°C

Les diagrammes de constitution à


l’équilibre du système Fe-C
• Si la phase riche en carbone formée est Fe3C, l’évolution du système est
décrite dans les conditions d’équilibre par le diagramme métastable ou à
cémentite
• Si la phase riche en carbone formée est Cgr , l’évolution du système est
décrite dans les conditions d’équilibre par le diagramme stable ou à
graphite
• Ferrite α: solution solide d’insertion de carbone dans le fer α
• Austenite γ: solution solide d’insertion de carbone dans le fer γ
• Ferrite δ: solution solide d’insertion de carbone dans le fer δ
• Composé défini : Fe3C %C = 6, 70%
• Transformation allotropique : %C = 0

Point eutectique : T = 1147°C, %C = 4,30% Fer : %C < 0, 008%, phase α


L(4,3%C) ↔ Fe3C + γ (2,11%C) Aciers : %C < 2, 14%, phase α et Fe3C.
Point eutectoïde : T = 727°C,%C = 0,76% En pratique : %C < 1%
γ(0,76%C) ↔ Fe3C + α (0,022%C) Fontes : 2, 14% < %C < 6, 70%, phase α et
Point péritectique : T = 1494°C Fe3C.
L(0,51%C)+δ(0,1%C) ↔ γ(0,16%C) En général : 2, 14% < %C < 4,5%
Diagramme d’équilibre stable ou à
graphite
• Fe3C → 3Fe + C en plusieurs années à 700°C. Avec présence de Si, cette
réaction est beaucoup plus rapide
• C sous forme de graphite
• Diagramme Fe-Graphite : utilisé pour l’étude des fontes
• Les températures et pourcentages de C sont différentes de celle du
diagramme métastable.

Etudes des aciers : Acier eutectoïde


La perlite est un constituant diphasé, Les fractions
massiques des deux phases sont telles que:

• L’agrégat est en général lamellaire. Il est formé de


lamelles alternées de Fe3C et de α. Un paramètre
important est la distance Interlamelaire Δ.
• Par un traitement thermique approprié il est possible
d’obtenir une perlite globulaire soit directement, soit à
partir d’une perlite lamellaire: elle est alors formée de
sphéroïdes Fe3C dans une matrice ferritique
Etudes des aciers : Aciers hypo-
eutectoïdes
• Pour un acier à 0,4%C. Les fractions massiques
des deux phases sont telles que:

• L’acier est donc formé en quantités égales de


cristaux de ferrite proeutectoïde et d’agrégats
perlitiques.

Etudes des aciers : Aciers hyper-


eutectoïdes
Pour un acier à 1,2%C. Les fractions massiques
des deux phases sont telles que:
Relation microstructure / propriétés
mécaniques
• Pour les aciers ferrito-perlitiques (hypoeutectoïdes) : (aciers de
construction courants). Les propriétés mécaniques de ce type d’acier
dépendent :
– des fractions massiques des constituants,
– des paramètres microstructuraux :
• Δ: espacement interlamellaire de la perlite
• d: grosseur moyenne du grain ferritique

Tdf : température de transition ductile/fragile.


Re : limite d’élasticité

Influence des éléments d’addition


• Evolution de la température eutectoïde
• Evolution du pourcentage de C de l’eutectoïde
• Le diagramme binaire ne suffit plus !
• De plus, si le refroidissement est plus rapide, le diagramme
• d’équilibre ne décrit pas les phases formées.
Chapitre 5
Les traitements thermiques des
alliages ferreux

objectifs
• Modifier la nature des constituants présents
– durcissement par trempe
– durcissement par précipitation
– recuit et traitement par froid
• Modifier la forme et la répartition des
constituants
– recuit de globulisation
– traitement d’affinage structural
– recuit de grossissement du grain
– recuit de recristallisation
– traitement de normalisation
Pourquoi ?
• Provoquer la formation des microstructures favorables
pour la mise en forme
– traitement d’adoucissement
– revenu classique
• Éliminer les contraintes internes ou modifier leur
répartition avec modification de la microstructure
– revenu de détente
• Rétablir les propriétés mécaniques d’un acier écroui.
– traitement de restauration
• Atténuer les hétérogénéités de composition chimique
– recuit d’homogénéisation

Étapes d’un traitement thermique


Facteurs influençant les propriétés
d’un traitement thermique
• Température de traitement.
• Temps de maintien à la température de
traitement.
• Nuance (type d’alliage) du matériau.
• Travaux effectués sur le matériau.
• Nombre de cycles (nombre de traitements).
• Mode de vieillissement.
• Vitesse de refroidissement
• Type et température du milieu de trempe
• Agitation du milieu de trempe

Identification de l’état d’un matériau


–F Tel que fabriqué
–O Recuit, recristallisé
–W Trempe instable
–T Traitement thermique
• T 3 Mise en solution, écroui et vieilli ; produit rigide
• T 4 Semblable au T3 mais sans écrouissage
• T 6 Mise en solution et revenu; produit très rigide
• T 7 Mise en solution et stabilisé
• T 8 Mise en solution, écroui et vieilli artificiellement
Formation de :la perlite, la bainite et la
martensite
TTT des aciers et microstructure

La bainite vue aux microscopes


Transformation martensitique
1- Martensite en aiguille

Parcours temps-température et TTT


Revenu après une trempe
• Améliorer la ténacité et la formabilité du matériau trempé.
• Baisser Rm, Re et la dureté.
• Relaxer les contraintes résiduelles.

Recuit des alliages à base de fer


Temp limite sup des aciers
hyper-etectoides
Temp limite sup des aciers
hypo-etectoides

A1 limite inf. de la
transformation
eutectoïde
Influence de la teneur de carbone sur
la dureté de la martensite

Traitements thermiques dans la


masse: Trempabilité d’un acier
• Capacité d’un acier donné à se transformer en martensite
dans des conditions de refroidissement données.
• Mesurée par la diminution de la dureté en fonction de
l’augmentation de la distance sous la surface et donc d’une
teneur en martensite faible.
• Déterminée par le diamètre critique: celui d’une barre
trempée dont le centre contient 50% perlite et 50% de la
martensite.
• Évaluée par l’essai Jominy.
Milieux de trempe
Classées par ordre de sévérité décroissante
• Solutions d’eau et de sel
• L’eau
• Huiles
• Brouillards (air contenant des gouttelettes d’eau)
• Bains fluidisés (courant gazeux contenant des
particules en suspension).
• L’air et les gaz.
Choisir le bain qui donne les résultats escomptés tout en
étant le moins sévère possible, pour éviter des fissures,
ruptures suites aux gradients de température très élevé.

Carbone équivalent

Plus Céq est élevé


– Plus l’acier est trempable
– Moins l’acier est soudable
• Céq < 0.45 % moins de risque de fissure dans la zone soudée et
aucun traitement thermique n’est nécessaire pour prévenir
les fissures dans la ZAT.
• 0.45% < Céq < 0.60 % propice aux fissures. Traitement
thermique nécessaire après le soudage.
• Céq > 0.60% risque élevé de fissuration.
Pre-chauffage et traitement thermique nécessaires.
Schéma de 3 types de traitement

trempe
martensitique trempe martensitique
directe (continue) étagée
- Moins de
trempe bainitique contraintes.
- Plus rapide: 1 seul traitement - Moins de
contre 2 (trempe et revenu) : 40- déformations
50HRC. - Conseillée pour des
pièces délicates
- Moins de déformations
- Meilleur ductilité

Actions des éléments d’addition


• Éléments alphagènes(α-gènes): Cr, Mo, Ti, W, V, Nb, Si, B, S
– Rétrécit le domaine de stabilité de (austénite)
– Augmente la température des transformations des phases
• Éléments γ−gènes: Mn, Ni.
– Élargissent le domaine de stabilité de (austénite)
– Abaisse la température des transformations
– Permet de garder une structure austénitique à température ambiante
• Éléments qui forment des carbures: Cr, W, Mo, V, Ti, Nb
– se substituent en partie à Fe dans Fe3C
– Amélioration de la résistance à l’usure
• Éléments formant une solution solide dans α (Si, Ni)
– Ni freine la croissance du grain austénitique et améliore moyenne la
trempabilité
Effet du Cr (alphagène) sur le domaine d’austénite

Pour 0% de C
Disparition du domaine γ
Si %Cr > 12.8%
Disparition complète de γ
pour %Cr > 20%

mastergeniemecanique2017@gmail.com

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