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Rapport de stage au douane


24 janv. 2011 9378 mots 38 pages
Introduction

Le stage de formation est l’une des périodes les plus importantes et indispensables dans la vie
d’un étudiant, et durant laquelle il reçoit une expérience élémentaire a son projet de future
carrière
C’est pour cela que l’ENCG de Tanger possède une politique strict qui nous impose des
stages que ce soit d’initiation, d’observation ou d’application durant les différentes années
d’études.
Et c’est aussi pourquoi la direction régionale de Casa-Port organise continuellement des
périodes de stage pour nous permettre, nous en tant qu’étudiant de pratiquer nos différentes
connaissances théoriques accumulées au cours de nos années d’études, et s’adapter a la vie
quotidienne du monde de travail.
Notre encadrant a l’ENCGT nous a conseille d’établir des stages en fonction de notre future
orientation, et puisque le secteur logistique est encore naissant et porteur an Maroc ; établir un
stage au sein de l’Administration des Douanes et des Impôts indirects sera le premier pas vers
l’univers de la logistique.
Je suis bien sur tenu d’établir un rapport qui reflétera mon passage au sein des services de
l’ADII, ce rapport sera composé de deux parties ; une réservée a une vue historique brève de
l’ADII, sa présentation, ses rôles, ses missions et son organisation ; alors que l’autre partie
résumera l’ensemble des connaissances acquises au cours de cette période au sein des
différents services de la direction régionale de casa-port.
Historique
Le trafic extérieur tenait dans la vie des anciens Empires une place relativement importante.
Pour l’Etat, c’était une source de revenus et de profits. Cependant, nous n’avons pas beaucoup
d’informations sur l’existence de péages ou de droits de douane. Peut être faut-il expliquer
cette situation par les difficultés et les dangers du commerce maritime et du commerce
caravanier ?
Depuis l’antiquité, les Etats avaient perçus l’intérêt de taxer les marchandises pénétrant sur
leur territoire. La Chine antique avait instauré un impôt sur les marchandises entrant ou
sortant de son territoire. Rome avait, un peu plus tard, institué un droit qui était perçu sur
toute marchandise entrant ou sortant de la ville. 
Le bassin de la Méditerranée se caractérisait par la juxtaposition de plaines relativement
fertiles, mais de dimensions limitées. Depuis l’antiquité, des terres fertiles, riches de leurs
céréales, de leur huile ou de leur vin, voulurent se procurer les matières premières, le bois et
les métaux qui leur faisaient défaut. La naissance d’une classe de dirigeants et de privilégiés
créa un besoin d’importation de produits de luxe plus ou moins élaborés tels, la pourpre, les
perles et la soie. Cet arrière plan économique, signifiait l’existence de trafics par mer qui
pouvaient se prêter aux impôts les plus simples : les péages. Faire payer en fonction du
tonnage des navires ou du nombre des animaux de bât, prélever une part des marchandises de
grande valeur, sur les lieux de débarquement ou aux points de passage obligé, ce fut dès les
temps les plus reculés le moyen le plus simple de percevoir l’impôt. C’est pourquoi les
péages, les droits de douane semblent avoir tenu une place importante dans les systèmes
financiers de l’antiquité.
La douane a été, à travers l’histoire, un sujet de préoccupation permanente aussi bien pour les
professionnels des secteurs marchands que les écrivains et philosophes. Ainsi en rédigeant le
discours sur l’histoire universelle, Ibn Khaldoun avait une conception significative de
l’institution douanière1. Selon le philosophe arabe, ”les dynasties à leurs débuts restaient
fidèles au bédowinisme2. Elles dépensent peu. Leurs recettes fiscales dépassent largement
leurs dépenses. Mais par la suite, l’État prend les usages de luxe qui vont avec la culture
sédentaire. Ces dépenses augmentent. Les impôts ordinaires n’y suffisent plus. Le pouvoir
doit donc imaginer de nouvelles recettes. Il les trouve, en frappant les transactions
commerciales. Il perçoit des droits sur les chiffres d’affaires, dans les marchés, et à l’entrée
des marchandises importées dans les villes”.
D’après les conclusions de certains ”fouqaha”, l’institution de la douane fut adoptée en terre
d’Islam vers le début des Omayades ou peu de temps auparavant. A cette époque, la théorie
développée par les fouqaha exigeait une zone douanière unique pour tout l’espace musulman,
les vieilles frontières douanières subsistèrent sur terre, sur les cours d’eau et les rivages
marins : l’Egypte, la Syrie, la Mésopotamie et les côtes ouest de l’afrique formaient des zones
douanières distinctes.
Et c’est avec le Calife Omar Ibn Al Khattab qui institua en 636 le premier diwane pour mettre
de l’ordre dans la comptabilité de Bit Mal Al Mouminine (le Trésor). L’institution du premier
système de perception des droits de douane en terre d’Islam est attribuée a ce calife qui
appliqua, durant son règne, plusieurs réformes d’ordre administratif et fiscal verront le jour.
En effet, l’Islam est né dans l’une des tribus les plus commerçantes de l’Arabie. Banou
Kouraïch étaient très réputés pour leur activités commerciales transahariennes. Le mouvement
des marchandises à caractère commercial était dès lors soumis à la perception d’un droit de
douane appelé "Al Ouchr" ou "Al Ouchour" au profit du “Bait Mal Almouslimine”.
Le montant des droits de douane était parfois fixé, selon les préceptes coraniques et lois
religieuses, non pas tant d’après la marchandise que d’après son propriétaire, c’est-à-dire
selon la religion de celui qui les payait. Mais dans la pratique, on s’en tenait à l’objet et l’on
connaissait des tarifs préférentiels sans se préoccuper de la situation du déclarant. Au XIXème
siècle, le Sultan Alaouite Moulay Slimane avait instauré des lois douanières spécifiques pour
les commerçants musulmans en provenance du machrik. Il ordonna aux oumana des douanes
de ne percevoir, pour cette catégorie de commerçants, que 2,5 % au lieu de 10 % de la valeur
des marchandises. Le taux de 2,5 % correspondait plutôt à la “zakat” sur le capital qu’à un
droit de douane sur l’importation des marchandises31.
Les tarifs douaniers étaient très compliqués et subtilement gradués, notamment en fonction
des impératifs diplomatiques et des contraintes fiscales. Ils s’élevèrent peu à peu, au cours des
temps, au dixième ”al ouchour” et parfois au cinquième ”al khoumouss” de la valeur des 
marchandises.
Le dédouanement concernait le mouvement des capitaux et des marchandises objet d’une
transaction commerciale. Al Achir (le percepteur des droits de douane) percevait également
un droit spécifique sur le mouvement de l’or et de la monnaie. Le mouvement des vins et des
porcs était toléré pour les non musulmans moyennant la perception du droit usuel de 5 %.
Quant aux mouvements des produits agricoles et du bétail destiné à l’élevage ou à la
consommation locale, ils étaient exempt des droits et taxes. La franchise douanière était, le
cas échéant, accordée sous simple serment du propriétaire de la marchandise ou de son
représentant. Le serment du déclarant pourrait être considéré comme la première forme de
déclaration douanière verbale instituée par le droit musulman dés le VIIème siècle.
Avec l’apparition des Etats-nations, la douane a été mise au service d’une politique de
protection des activités manufacturières. A partir du Xème siècle, pour le monde musulman et
le XIIIème siècle en Europe, apparurent les premières restrictions à l’exportation au même
moment que des droits frappant les importations furent établis. Au Maroc, dès la fin du IXème
siècle, les Idrissides instaurèrent, les premières ébauches de structures douanières que les
Almoravides puis les Almohades perfectionnèrent au fur et à mesure de l’élargissement du
territoire douanier marocain durant les XIème et XIIème siècle.
En France, devant la complexité grandissante du système douanier, et la difficulté d’organiser
un système de perception sur l’ensemble du territoire, Henri IV confia le recouvrement des
taxes douanières à la ferme générale, au sein de laquelle les fermiers généraux faisaient
l’avance des sommes sur leurs propres fonds et avaient ensuite toute latitude pour en
organiser la perception.
On a souvent essayé d’affirmer que le Maroc avait réussi à entrer dans l’histoire en général et
l’histoire économique en particulier grâce à ses rapports mercantiles avec les Phéniciens. Ces
derniers habitaient en effet la côte Méditerranéenne située entre l’Asie mineure et l’Egypte.
Ils étaient des marins et des commerçants très audacieux. Ils parcouraient en tous sens la
Méditerranée et installaient des magasins, des entrepôts, dans les Iles, sur les caps ou au fond
des golfes faciles à défendre. C’est ainsi qu’il y a environ trois mille ans, ils vinrent fonder
des colonies commerciales sur les côtes marocaines. Ce furent peut-être les premières
structures douanières de contrôle du commerce maritime marocain.
Au Maroc, au début du XVIème Clenard signalait la présence à Fès de négociants européens
établis “dans une grande maison appelée la Douane4”. Les Sultans Saâdiens firent édifier, à
Fès également, une seconde douane pour les marchands chrétiens à Fès Jdid, près du Palais
Royal, sans doute parce que la sécurité n’était plus bien assurée en plein centre de la médina.
En 1547, le Sultan Mohamed Mehdi Echikh édifiait à Marrakech, à l’emplacement actuel de
la célèbre place de Jamâa Lafna, un des plus importants sièges de la douane marocaine.
A Taroudant, un des Sultans Saâdiens transforma son palais en centre des douanes compte
tenu du trafic commercial considérable que connut cette ville au XVIème siècle. A Fès,
l’hôtel des Douanes construit en 1845 par le Sultan Moulay Abderrahmane n’est autre que la
célèbre Dar Ennajjarine. A Rabat, l’édifice douanier se trouvait, en 1845, près de l’extrémité
Est de la Quasba des Oudaya.
Origine du terme « douane »
C’est évidemment le mot ”diwane”, pris dans cette acceptation étroite (celle que devraient le
mieux connaître les négociants européens) qui est à l’origine de l’italien Dogana, puis du
français douane, de l’Espagnol Aduana, et du marocain diwana. Ce dernier terme pris peut
être sous l’influence de la forme espagnole fut curieusement remplacé, par ”Al Joumrok”,
terme utilisé  jusqu’alors dans les pays arabes annexés à l’ancien Empire Ottoman.
Donc doit-on voir dans ce changement de terminologie une première expression des visées
colonialistes de la France vers le Maroc ? C’est ce qui ressort de l’examen de la convention
maroco-française du 28 mai 1767dans laquelle on aurait utilisé le terme de “komrok” au sens
de Jamarik au lieu de “diwana”, terme officiel désignant l’institution douanière dans la
correspondance du Makhzen jusqu’au première décenies du XXème siècle.
Plus tard, vers le milieu du XIXème siècle, le terme ”Koumrouk” apparaissait dans une
transcription en arabe de la convention douanière et commerciale conclue avec les espagnols
par le Sultan Moulay Abderrahmane Ibn Hicham. 
On peut ajouter à cette observation une autre remarque non moins pertinente. Le terme
Joumrouk n’aurait pas été curieusement défini dans l’ouvrage “l’Encyclopédie de l’Islam”. La
seule définition que nous avons pu établir concerne le terme ”Joumrouk Al Bouhar”28 qui
signifie le diwane de la perception des impôts sur le commerce ”d’Al Bouhar” importés en
Egypte au temps des Ottomans. Cette terminologie a été empruntée au turc “gûmrûk” , qui
remonte au latin “commerciam” par l’intermédiaire du grec de basse époque. Ainsi depuis le
Xème siècle, le terme “joumrok” n’aurait fait son apparition au Maroc qu’à travers de rares
conventions internationales conclues depuis le XVIIIème siècle. Mais ce fut le terme arabe
”diwana” qui était utilisé même après l’indépendance pour désigner l’institution douanière

Présentation générale de l’ADII

L’administration des douanes et impôts indirects (ADII) ; organe du ministère de l’économie


et des finances, qui participe a l’élaboration des textes législatifs en matière de douane et de
taxes indirects. Nous allons voir dans les parties qui suivent une vision approfondie sur
l’ADII, ses missions et son organisation.
La douane est un établissement public qui s’occupe de la collecte des impôts et facilite les
règles de la législation des affaires commerciales.
L’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) apporte une contribution importante
à la réalisation des objectifs nationaux de développement socio-économique ainsi que dans les
domaines de la perception des recettes fiscales, de la facilitation des échanges commerciaux et
de la sécurité nationale

Elle a apporté un nombre d‘assouplissement de procédures administratives visant la


suppression de toutes barrières gênent l’exportation et en introduisant de nouvelles mesures
incitatives ; on peut citer :
* Dédouanement a domicile
* Cautionnement mutuel
* Système déclaratif de déchets
* Exonération des redevances …
L’ADII en tant qu’administration publique est chargée d’étudier et d’établir les projets de
textes législatifs et réglementaires en matière de douane et de taxes intérieures de
consommation et d’assurer l’exécution de la législation et de la réglementation au niveau de
ce domaine.
Son rôle consiste a appliquer les lois et les règlements en matière de contrôle du commerce
extérieur et des changes et aussi en fiscalité ; son rôle s’étend également aux concours qu’elle
prête a l’application des législations et réglementations.
A ce titre l’administration des douanes et es impôts indirects joue un role très important dans
la promotion des exportations et d’encouragement des investissements.
Il ne faut aussi pas oublier que l’ADII relève de l’autorité du Ministre des Finances et de la
Privatisation et constitue une des structures centrales de ce Ministère.

Rôle de l’ADII
D’âpres l’article 9 du projet de décret relatif aux attributions et à l’organisation du Ministère
des Finances et de la Privatisation, l’Administration des Douanes et Impôts Indirects est
chargée de la mise en œuvre de la politique douanière nationale, conformément aux
orientations du Ministre des Finances et de la Privatisation.

Elle a pour rôles notamment de :

* faire toute proposition et procéder à toute étude de nature à éclairer les choix stratégiques du
gouvernement en matière de politique douanière ;

* étudier et élaborer les projets de textes législatifs et réglementaires en matière de douanes et


de taxes intérieures de consommation et en assurer l’exécution ;

* étudier, élaborer et participer à l’établissement des projets d’accords et de conventions


internationales intéressant l’action douanière, assurer l’exécution des dispositions douanières
nationales ou conventionnelles y contenues ;

* contribuer à l’élaboration des dispositions juridiques et procédurales et mettre en œuvre des


procédures douanières simplifiées visant la promotion des investissements et des exportations
ainsi que la mise en place de mesures en faveur de la protection du citoyen ;

* concevoir et mettre en œuvre des mesures de prévention et de lutte contre les fraudes
douanières prendre en charge les recours administratifs présentés par les usagers dans le cadre
de sa mission d’arbitrage ;

* participer avec les départements ministériels concernés à l’élaboration et à la mise en oeuvre


des lois et règlements en matière de commerce extérieur et de change ;

* collaborer à l’élaboration de législations non douanières relatives à la protection du


consommateur dont l’application incombe aux services douaniers ;

* assurer la gestion des ressources humaines qui lui sont rattachées, des ressources matérielles
et des crédits qui lui sont affectés ou délégués ;

* concevoir et gérer ses systèmes d’information, en harmonie avec la politique de gestion des
ressources et de l’information développée par le Ministère en la matière ;

* accompagner les réformes engagées par des actions d’audit et d’inspection.

Missions de l’ADII
L’Administration des Douanes et Impôts Indirects (A.D.I.I), organe du Ministère des Finances
et de la Privatisation participe à la définition de la politique douanière nationale et en assume
la mise en œuvre à travers les missions suivantes :

- économique ;
- sécuritaire;
- fiscale ;

Mission économique

* La promotion de l’investissement

Dans son souci constant d'aider à l'encouragement des investissements privés, l'administration
des douanes et impôts indirects a pris une large part à la promotion de bon nombre de mesures
d'ordre fiscal et mis au point des facilités procédurales jugées fort attractives par les
opérateurs économiques.

C'est ainsi que des avantages fiscaux ont été accordés :

* Allégement de la fiscalité douanière dans le cadre la charte de l'investissement


* Des exonérations des droits de douane pour les entreprises ayant conclu des conventions
avec le gouvernement et investissant pour un montant supérieur ou égal à 200 millions de
dirhams.

Ces avantages fiscaux s'appliquent, également, à certains secteurs d'activité tels que
l'agriculture, la pêche maritime, la navigation maritime et aérienne, la recherche et
l'exploitation de gisements d’hydrocarbures, le montage des véhicules et des cyclomoteurs,
etc...

Par ailleurs, dans un souci de promouvoir les voies et moyens de l'allégement des procédures
de dédouanement en faveur des investisseurs, l'administration des douanes a procédé à la
simplification et à la décentralisation de certaines procédures. Il en est ainsi du classement
regroupé des marchandises dans le tarif des droits d’importation et des importations par
envois fractionnés.

L’ADII contribue au développement économique du Maroc. Son intervention dans la


promotion de l’investissement revêt plusieurs aspects dont en particulier :

• L’application des dispositions relatives aux avantages fiscaux accordés aux matériels,
outillages et biens d’équipements importés ;

• La promotion des régimes économiques en douane, notamment l’admission temporaire pour


perfectionnement actif et l’entrepôt industriel franc ;

• La simplification des procédures de dédouanement;

• La mise en place d’une organisation efficiente des services douaniers basée sur un recours
de plus en plus accru aux traitements automatiques rendus possibles grâce à la généralisation
de l’outil informatique.

Mission sécuritaire
Aux cotés d’autre département publics, l’ADII intervient dans les domaines de sauvegarde de
la sécurité, de l’ordre public et de la santé des citoyens résidents sur le territoire marocain ;
elle veille aussi au respect de la qualité des normes techniques et des mesures sanitaires.
L’aspect sécuritaire de l’ADII se reflète a travers :
* La protection du consommateur

Dans le cadre de la mise en application de certaines législations particulières, l’ADII veille,


aussi bien à l’importation qu’à l’exportation, au respect d’un certain nombre de règlements en
matière de contrôle de la qualité, des normes techniques, des mesures sanitaires, vétérinaires
et phytosanitaires, de la protection de la propriété intellectuelle et de contrôle de la répression
des fraudes.

Cette protection s’exerce également à travers le contrôle des ouvrages en métaux précieux.

* La protection de l’économie nationale

Avec le démantèlement tarifaire, la protection de l’économie nationale devient une nécessité


et un challenge pour l’ensemble du staff de la douane.
De ce fait, l’ADII est un acteur dynamique dans la lutte contre la contre bande et les grands
trafics internationaux qui portent préjudice aux intérêts économiques et financiers du
royaume ; son action s’opère notamment a travers :

* La contribution a la lutte contre la contrefaçon et la piraterie


* La contribution a la lutte contre le blanchiment des capitaux

Le développement des accords tarifaires bilatéraux et multilatéral un fait de l’origine de la


marchandise une des conditions essentielles pour l’octroi des avantages prévus par lesdits
accords.
De même une attention particulière est accordée à la valeur des marchandises importées pour
prévenir toute action de dumping pouvant porter préjudice à la production nationale.

* L’équité fiscale

L’ADII veille à ce que les importations d’une même marchandise (même origine, même
valeur, etc..) acquittent les mêmes droits et taxes quel que soit l’importateur ou le bureau
d’importation.
L’équité fiscale implique également une lutte contre la contrebande et la fraude sous toutes
ses formes, en vue d’asseoir un climat de confiance et les conditions d’une concurrence loyale
permettant le développement des investissements et l’amélioration de la compétitivité entre
les entreprises marocaines.

Structure et organisation de l’ADII


L'A.D.I.I est organisée en Services Centraux et Services Extérieurs.

1- Les services centraux (Administration Centrale)

Les services centraux sont placés sous l'autorité du Directeur Général de l'Administration,
assisté des directeurs centraux et des chefs de division.
L'organisation des services centraux repose sur quatre directions, groupant dix divisions, et
une division rattachée directement au Directeur Général, à savoir :

• Direction des Etudes et de la Coopération Internationale ;


• Direction de la Facilitation et de l’Informatique ;
• Direction de la Prévention et du Contentieux ;
• Direction des Ressources et de la Programmation ;
• Division de l'Audit et de l'Inspection.

1.1 Direction des Etudes et de la Coopération Internationale

Elle est composée de trois divisions.

Þ Division des Etudes :


Þ Division de la Coopération Internationale :
Þ Division des Bases de Taxation :

1.2 Direction de la Facilitation et de l’Informatique

Elle est composée de deux divisions.


Þ Division de la Facilitation des Procédures et des Investissements :
Þ Division de l'Informatique :

1.3 Direction de la Prévention et du Contentieux

Elle est composée de deux divisions.

Þ Division de la Prévention :
Þ Division du Contentieux :

1.4 Direction des Ressources et de la Programmation

Elle est composée de trois divisions.

Þ Division des Ressources Humaines :


Þ Division du Budget et des Equipements :
Þ Division de la Programmation et de la Communication :

1.5 Division de l'Audit et de l'Inspection

Elle est organisée en trois groupes projets :

- Audit de l’Organisation des Structures de l’ADII ;


- Audits Thématiques ;
- Audits Comptables et Financiers.

2- Services extérieurs

Ces services extérieurs sont regroupes en huit directions régionales.


2.1 Directions Régionales à Compétence Territoriale

• DIRECTION REGIONALE DU NORD-OUEST

Composée de deux Circonscriptions :

Þ Circonscription de Tanger
Þ Circonscription de Tétouan
.
• DIRECTION REGIONALE DU NORD-EST

Composée de deux Circonscriptions :

Þ Circonscription de Nador
Þ Circonscription d’Oujda
Þ Subdivision de Taza (rattachée directement au Directeur Régional du Nord-est).

• DIRECTION REGIONALE DU CENTRE

Composée de deux Circonscriptions :


Þ Circonscription de Rabat :
Þ Circonscription de Fès :

• DIRECTION REGIONALE DE CASABLANCA

Composée de deux Circonscriptions :

Þ Circonscription de Casa-Extérieur
Þ Circonscription de Casa - Nouasseur :
Þ Subdivision de Casablanca (rattachée directement au Direction Régionale de Casablanca).

• DIRECTION REGIONALE DU CENTRE – SUD

Composée de deux Circonscriptions :

Þ Circonscription de Marrakech :
Þ Circonscription de Jorf Lasfar :
Þ Subdivision de Safi (rattachée directement au Direction Régionale du Centre Sud).

• Circonscription d’Agadir :
• Circonscription de Lâayoune :

Présentation de l’ADII
Parmi ces directions, on trouve celle de casa-port ou j’ai effectué mon stage, elle siège a
Casablanca et sa compétence fonctionnelle couvre exclusivement le port de cette ville.
Cette direction se compose de deux sous-directions régionales :
* Sous-direction régionale des importations
* Sous-direction régionale des exportations
Il ne faut pas aussi oublier que grâce a la politique de décentralisation et de décentration, les
services extérieurs possèdent désormais un pouvoir étendu au niveau de prise de la décision,
cette politique permet de marginaliser le recours fréquent a l’administration centrale ; de ce
fait la direction régionale de casa-port émerge ; donc quelle est la structure de la DRCP ?

La structure de la DRCP
La direction régionale de casa-port réorganisée le 1 juillet 2001 coiffe quatre services
régionaux :
* Le service de l’accueil, de l’orientation et système d’information :
Ses missions s’articulent autour des activités de l’accueil, de l’orientation et de l’aide a la
décision regroupées ci-après :
* Les actions d’orientation, d’appui et d’aide a la décision
* La commission consultative régionale
* L’informatique, avec l’assistance aux utilisateurs et la réalisation d’application au profit des
services opérationnels et régionaux
* La communication interne-externe (table ronde, séminaire…)

* Le service de l’audit et de l’inspection


Et ses taches sont les suivantes :
* L’accompagnement des réformes entreprises par l’administration
* Rationalisation des ressources et évaluation des performances, avec la réalisation des
missions d’observation et des missions de contrôles de l’assiduité
* Action entreprise sur initiative du directeur régionale
* Suivi des recommandations de la division de l’audit et de l’inspection

* Le service de la gestion des ressources humaines et matérielles :


Il a pour mission :
Coté humain :
* Le renforcement de l’expérience et de la polyvalence du personnel
* La consolidation de l’adaptation des agents aux nouvelles exigences de travail
* La participation a l’échange inter-directions régionales

Coté matérielle :

* Gestion rationnelle du matérielle


* La formation avec la mise en place d’un plan régional de formation qui s’adapte en fonction
des besoins exprimés au niveau des différentes structures de la direction régionale

* Le service des enquêtes, contrôle différé et du contentieux :

Il est chargé d’effectuer les travaux suivants :

* Enquêtes ponctuelles
* Contrôle différé notamment en matière de valeur
* Contentieux, principalement en matière de fraude commerciale
* Etudes relatives a certains produits jugées sensible en matière fiscale

En plus de ces services, la direction régionale de casa-port a composé au niveau des services
opérationnels les structures suivantes :

* La sous direction chargé des importations ;

Cette entité prend en charge les marchandises, les ventes, le control a priori et la gare
maritime ; cette entité assure aussi :

* L’activité des MEAD situé a l’intérieur du port


* L’accueil des investisseurs
* La vente et les dons de marchandises
* Le trafic voyageur

* La sous direction chargé des exportations et de la gestion des comptes

Cette entité constituée de deux ordonnancements :

* L’ordonnancement chargé des exportations


* L’ordonnancement chargé de la gestion des comptes sous RED

Et une attention particulière est réservée au traitement des opérations concernant les sociétés
ayant signées des conventions avec l’ADII au sujet de la gestion personnalisée des comptes
personnalisée des comptes RED

* La recette
Ce service est chargée du :

* Recouvrement normal des droits et taxes et autres créances


* Recouvrement forcé conformément aux dispositions du code de recouvrement
* Paiement de certaines dépenses
* Tenue des registres comptables
* Transfert des documents comptables a la trésorerie générale du royaume et a la cour des
comptes

* La subdivision

Les activités de cette structure sont regroupées au sein de six brigades :

* La brigade de la surveillance et de la lutte contre le trafic des stupéfiants


* La brigade chargée de l’écor-import
* La brigade chargée de l’écor-export
* La brigade chargée de la gestion des archives
* La brigade chargée de la gestion des scanners
* La brigade administrative

Avant de présenter les différents services ou je suis passe durant mon stage allant du
06/07/2010 au 07/08/2010 que ce soit en sous-direction des importations ou celle de la gestion
des comptes et de l’exportation ; on va connaitre d’abord qu’est ce qu’on entend par
procédure de dédouanement.
Définition des procédures de dédouanement
Les procédures de dédouanement c’est l’ensemble des règles qu’il faut appliquer et des
formalités qu’il faut accomplir pour la réalisation d’une opération de dédouanement.
Elles consistent à présenter les marchandises à un bureau de douane et à leur affecter un
régime douanier.

Ces procédures concernent, donc, l’ensemble des :

* Formalités qui doivent être observées ;


* Actes qui doivent être accomplis ;
* Circuits qui doivent être respectés, dans un ordre relativement chronologique, en vue de
concrétiser une opération d’importation ou d’exportation.

Les procédures de dédouanement font intervenir aussi bien l’opérateur économique, que les
services douaniers au moyen d’un support déclaratif appelé déclaration en détail et présenté
sur un formulaire appelé Déclaration Unique des Marchandises (DUM).

L'administration des douanes n'admet que certaines personnes pour dédouaner à savoir :

* Le détenteur de la marchandise ;
* Le déclarant professionnel : le transitaire en douane agréé qui est chargé d'accomplir les
formalités de dédouanement pour ses clients ;
* Les autres déclarants : les titulaires d'une autorisation de dédouaner.

Au Maroc les procédures de dédouanement ont connu une grande évolution depuis la mise en
place du 1èr comité des douanes au début du 20ème siècle.

A partir de cette date et jusqu’à la fin du protectorat, la douane était un important élément
dans la structure du système fiscal traditionnel du makhzen.

Dans ces conditions ce furent les droits de douane qui présentèrent le plus d’importance.

Après le protectorat, la modernisation accélérée du système douanier marocain s’est fait, très
vite, sentir et avait poussé le législateur marocain, à s’inspirer de la législation française du
début du XIXème siècle qui a instauré les régimes suspensifs en douane pour développer les
transactions commerciales et activer l’industrialisation progressive du Maroc.
La Conduite en Douane des marchandises à l’importation
Les marchandises qui, introduites sur le territoire assujetti, sont dès cette introduction,
soumises à la surveillance douanière.
Elles peuvent également faire l'objet de contrôles de la part de l'autorité douanière
conformément aux dispositions en vigueur.
L’opération de l’importation se fait soit par voie maritime, terrestre ou aérienne
Première étape : dépôt physique de la DUM
A- Dès l’arrivée du navire transporteur des marchandises :

Le transporteur achemine directement les marchandises vers un bureau de douane


géographiquement et légalement compétent pour y être déclarées.

A quai, les marchandises sont pointées au vu du manifeste ; à la fin de l’opération, il est


dressé un constat qui est remis au service, reprenant les différences constatées (déficit ou,
excédent).

Ces différences font l’objet d’un état différentiel ou d’un procès-verbal de constat, documents
signés conjointement par le transporteur et le dépositaire.

L'état différentiel, permet au service d’une part, de redresser les énonciations de la déclaration
sommaire et, d’autre part, de constater les infractions éventuelles à la législation douanière.

Après débarquement, les marchandises sont prises en charge par le dépositaire jusqu'à leur
remise au porteur du connaissement.

Depuis le déchargement jusqu'à la prise en charge, le transporteur est considéré comme


responsable des marchandises.

Dans la pratique, la douane n’est pas représentée au moment du débarquement des


marchandises considérées en zone sous douane.

Le débarquement des marchandises ne constitue pas une mise en douane, laquelle ne


commence qu’après le dépôt de la déclaration sommaire.

Après déchargement de la marchandise :

Dépôt de la déclaration sommaire (DS) par le transporteur (titre de transport, bon à délivrer)
une fois la marchandise arrive au port ;
Opération de change chez le transporteur (avis d’arrivée, lettre de garantie bancaire…) ;

B - Circuit de Dépôt de la déclaration sommaire :


1: Dépôt auprès de la douane par le transporteur ou son représentant (consignataire de navires
ou agent maritime) de la déclaration sommaire (Dans les 24 heures qui suivent l’arrivée du
navire);

2: Lorsque des marchandises arrivent en groupe, c’est à dire qu’une même remorque fait
l’objet d’un seul connaissement couvrant des marchandises expédiées ensemble mais pour des
destinataires différents, le titre de transport mentionne comme destinataire, un représentant du
transporteur ou de l’expéditeur qui n’est pas le destinataire final des marchandises.

Dans ce cas, et à l’aide d’un code d’accès approprié, le destinataire mentionné sur le titre de
transport doit procéder au dépotage c'est-à-dire dégroupage d’une même expédition en
plusieurs lots distincts.
Il en résulte la création de «sous connaissements » reprenant chacun un des lots concernant un
destinataire en particulier.
Le dégroupage se traduit par :
* Le dépôt auprès de la douane d’un détail de la déclaration sommaire qui va se substituer aux
lignes correspondantes de la déclaration sommaire initiale;
* L’établissement au profit de chacun des destinataires de «contre bons » qui sont la
reproduction des sous connaissements pour le dédouanement et l’enlèvement des
marchandises correspondantes.

L'enregistrement de la déclaration sommaire rend effective la mise en douane des


marchandises ; cette obligation libère le transporteur de sa responsabilité à l'égard de la
douane et permet la prise en charge des marchandises par le service.

Cette prise en charge peut être soit manuelle soit informatisée.


a- Procédure manuelle :

Cette procédure se réalise physiquement par les agents ; elle est manuelle et valable dans tous
les bureaux des douanes non connectés au système BADR.

La déclaration sommaire des marchandises est déposée en autant d’exemplaires que


nécessaire par le capitaine du navire, la compagnie consignataire, l’armateur ou toute autre
personne mandatée ;

La déclaration sommaire portant le code approprié, numérotée dans une série annuelle
continue est reprise dans un registre spécifique ; ce registre est annoté de la date d’arrivée et
du nom du navire, de son pavillon, du tonnage transporté, de la nature de la marchandise, de
la provenance, ... etc.

b- Procédure informatisée :

Dans tous les bureaux connectés au système informatique de l’administration, le dépôt des
déclarations sommaires, à l’exception de celles relatives aux provisions de bord et aux
marchandises de pacotille appartenant aux membres de l’équipage, doit s’effectuer par
procédé informatique;
Le dépôt de la déclaration par procédé informatique consiste en une transmission des
énonciations de ladite déclaration au système informatique de la douane;

Cette transmission peut s’effectuer à partir de terminaux appartenant aux déclarants ou de


terminaux mis à leur disposition par l’administration ou par des tiers (sociétés de services,
associations de consignataires, de transporteurs, de transitaires,...);

Pour l’accès au système informatique de la douane aux fins de saisie, signature et validation
des énonciations de la déclaration, l’administration attribue aux intéressés et à leur demande,
un code d’identification;

La signature des déclarations sommaires déposées par voie informatique est concrétisée par le
code d’identification attribué par l’administration au déclarant;

Après validation des éléments saisis, le système affiche le numéro, l’heure et la date
d’enregistrement de la déclaration qui engage entièrement le déclarant au regard des
prescriptions de la législation et de la réglementation en vigueur

Récapitulation :
Voies | Délai de dépôt | Forme | Responsable | Contenu DS |
MARITIME | 24 h de l’arrivée | Manifeste : * Cargaison * Spécial | * Capitaine ; * Armateur ;
* Courtier. | * Nature ; * Nombre ; * Marques ; * N° colis ; * Signature du capitaine. |

Les marchandises objet de la DS peuvent avoir trois destinations :


* Etre stockées dans les magasins sous douane situés à l’intérieur des enceintes portuaires;
* Quitter l’enceinte portuaire après acquittement des droits et taxes et/ou accomplissement des
formalités;

Etre acheminées vers les MEAD situés à l’extérieur des enceintes portuaires; ces
marchandises feront l’objet d’une Déclaration Sommaire (DS) MEAD et seront acheminées
du bureau d’entrée au bureau de destination, après plombage et appositions des pinces, sous
couvert d’un acquit à caution de transit (l’exemplaire d’accompagnement).

Deuxième étape : étude et vérification de la déclaration

Cet étape est entrepris par les inspecteurs de la douane qui procèdent a un examen minutieux
de toute la paperasse présentée ; cet examen porte sur :

* La vérification de l’identité des colis et de la marchandise :


* Contrôle de l’espèce
* Certificat de l’origine
* Certificat des prohibitions et des restrictions

* Le contrôle de la valeur et des quantités de marchandise, et aussi les frais d’assurance

* L’inspecteur peut aussi réviser à la hausse la valeur déclarée si le taux de change a


augmenté, il peut tout aussi demander une notification s’il juge que les priduits peuvent
constituer un danger

Troisième étape : la visite physique des marchandises


Elle constitue l’un des points fort de l’activité douanière ; car sans elle c’est l’ensemble de
l’économie nationale qui en serait touchée.

La visite se fait généralement dans les magasins et aires de dédouanement ; et ne peut être
entamée qu’en présence du déclarant ou de son représentant, dans cette étape l’agent de visite
est chargé de vérifier en premier lieu l’exactitude du numéro du conteneur, ensuite il procède
au dénombrement des colis et a la vérification physique de la marchandise te délivre enfin le
bon a enlever et la fiche de liquidation qui fixe le montant des droits et taxes a payer ;
permettant au redevable de es procurer la marchandise importée.

Quatrième étape : l’apurement

Cette étape est un dernier contrôle documentaire et aussi une constatation de la sortie des
marchandises de l’aire de dédouanement.

Cellule de franchise

Au sein de cette même sous direction, on a visité la cellule de franchise ; cette entité est
chargé de toutes opérations a caractère urgent et parfois confidentiel, qui bénéficie
d’exonération douanière et concerne 5 opérations :

1- Palais royal : les instructions sont envoyés par FAX, a travers le secrétariat particulier se sa
majesté le ROI ; les documents comportent une télécopie, BAD et une déclaration
occasionnelle

2- Le corps diplomatique : il charge un mandataire qui se charge de toutes la paperasse


administrative, cet acteur travaille en collaboration avec le ministère de l’extérieur ; les
documents nécessaires dans notre cas sont un bon de franchise et des documents annexes
selon les articles à franchiser

3- L’UNESCO : dans ce cas ce sera tout élément, produit ou article se rapportant au domaine
de l’éducation, par exemple un matériel scientifique ; dans notre cas il faut juste s’assurer que
ce matériel est destiné au domaine franchisé sinon il faut le dédouaner.

4- Les dons : tout type de donations en provenance de l’étranger ;les documents nécessaires


seront une attestation de donation et demande de franchise douanière

5- Les opérations à caractère militaire sont naturellement franchisé car elles visent la sécurité
nationale et s’effectue après réunion d’une commission composé du corps militaire, douanier
et de police.

Cellule du contentieux

Le contentieux en douane est l’ensemble des litiges nés de la violation de la législation et de


la réglementation douanières, des impôts indirects, de change et des autres législations.
Ces litiges qui relèvent du droit pénal sont susceptibles de donner lieu à un règlement soit
transactionnel soit judiciaire. Ils peuvent également porter sur le recouvrement des droits et
taxes et autres créances que l’Administration est chargée de percevoir et donner lieu, le cas
échéant, à une action devant les tribunaux compétents.
Au sein aussi de cette cellule, on a débattu un problème d’actualité au niveau mondiale et qui
est la CONTREFACON.

Et on entend par ce phénomène toutes marchandises de marque y compris leur emballage,


portant sans autorisation une marque de fabrique ou de commerce qui est identique à la
marque de fabrique ou de commerce valablement enregistrée pour les dites marchandises, ou
qui ne peut être distinguée dans ses aspects essentiels de cette marque de fabrique ou de
commerce, et qui de ce fait porte atteinte aux droits du titulaire de la marque en question en
vertu de la législation du pays d’importation.
Les marchandises pirates portant atteinte aux droits d’auteur s’entendront de toutes les copies
faites sans le consentement du détenteur du droit ou d’une personne dûment autorisée par lui
dans le pays de production et qui sont faites directement ou indirectement à partir d’un article,
dans les cas ou la réalisation de ces copies aurait constitué une atteint au droit d’auteur ou à
un droit connexe en vertu de la législation du pays d’importation.

La sous direction régionale des exportations et de la gestion des comptes

Cette structure mise sous responsabilité du directeur régional dispose de deux


ordonnancements :
A- Ordonnancement chargé des exportations
B- Ordonnancement chargé de la gestion des comptes ; composé de trois bureaux :
1- Bureau des apurements des comptes RED
2- Bureau des échéanciers des comptes RED
3- Bureau de la gestion des dossiers contentieux

Avant de présenter les différents bureaux ou je suis passé, on doit connaitre ce qu’un régime
économique ? Ses effets et son importance pour l’économie et les différents acteurs
nationaux ?
Régimes économiques douaniers
Les régimes douaniers émergent des procédures administratives pour faciliter
l’internationalisation de l’activité économique ; on entend aussi par régime économique les
régimes douaniers qui ont un but économique.
Ce but économique se traduit dans les points suivants :
* La promotion des exportations et partant de l’économie nationale
* L’amélioration de la compétitivité des entreprises nationales tant sur le marché nationale
qu’internationale
* Permettre l’approvisionnement des entreprises en matières premières, semi-produits et
matériels d’équipement au meilleur prix
Ces régimes économiques en douane comprennent :
* Les régimes suspensifs
* Le DRAWBACK

1- Les régimes suspensifs


Ils permettent le stockage, la transformation, l’utilisation ou la circulation de marchandise tant
bien a l’import qu’a l’export en suspension des droits de douane, des taxes intérieures de
consommation et bien d’autres taxes ; ainsi que les prohibitions et restrictions d’entrée et de
sortie jusqu'à application des engagements dans les délais légaux.
Les régimes suspensifs vus durant mon stage sont :
* L’entrepôt de douane ou entrepôt de stockage
* L’admission temporaire pour perfectionnement actif
* Transformation sous douane
* L’admission temporaire
On aussi couvert un autre aspect des régimes qui est celui :
* Des redevances trimestrielles
* Exportation préalable

a- L’entrepôt de douane ou entrepôt de stockage

Les entrepôts de stockage permettent de placer des marchandises pour une durée déterminée
dans des établissements soumis au contrôle de l’administration.

Deux catégories d’entrepôts de stockage ont été retenues par le législateur :

- l’entrepôt public : ouvert à toute personne désireuse d’entreposer des marchandises sous
douane dans des locaux mis à cet effet à la disposition du public, soit par une ville, soit par
une chambre de commerce.

- l’entrepôt privé : qui peut être banal ou particulier.

* L’entrepôt privé banal s’identifie à l’entrepôt public du fait qu’il s’agit d’entrepôt également
ouvert au public.

* L’entrepôt privé particulier correspond à l’ancien entrepôt fictif. Il est donc limité à l’usage
exclusif de la personne morale ou physique ayant obtenu de l’administration l’autorisation
d’ouverture.

Ces trois entrepôts (public, privé banal et privé particulier) peuvent être qualifiés :
* ” d’exportation”: lorsque les marchandises entreposées sont destinées exclusivement à
l’exportation, les ventes en entrepôt pouvant être faites soit en gros, soit au détail ;

* ”spéciaux” : lorsque les marchandises admises :

* exigent des installations spéciales pour leur conservation ;


* présentent des dangers particuliers ou ;
* sont destinées, soit à être présentées au public dans des foires, expositions et autres
manifestations du même genre, soit à être mises à la consommation au bénéfice d’un des
régimes d’exonération totale ou partielle des droits et taxes.

b- L’admission temporaire pour perfectionnement actif

L’admission temporaire pour perfectionnement actif est un régime permettant aux personnes
précisées d’importer en suspension des droits taxes, prohibitions et restrictions d’importation,
qui leur sont applicables.

Et aussi les marchandises destinées à recevoir une transformation, une ouvraison ou un


complément de main d’œuvre ainsi que des marchandises, dont la liste est établie par arrêté
du ministre chargé des finances après avis du (ou des) ministre(s) intéressé(s), qui ne se
retrouvent pas dans les produits compensateurs mais qui permettent l’obtention de ces
produits, même si elles disparaissent totalement ou partiellement au cours de leur utilisation.
Ces marchandises, après avoir reçu la transformation, l’ouvraison ou le complément de main-
d’œuvre doivent être doivent être exportées sauf indication du directeur régionale.

c- Transformation sous douane

Le régime de la transformation sous douane est un régime qui permet l’importation, en


suspension de droits et taxes, de marchandises pour leur faire subir des opérations qui en
modifient l’espèce ou l’état en vue de les mettre à la consommation.

Les produits résultant de ces opérations sont dénommés « produits transformés » Ce régime
permet, par conséquent :
* d’une part, la fabrication et l’écoulement sur le marché local de produits bénéficiant, à
l’importation directe de l’étranger, de l’exonération totale ou partielle des droits et taxes, en
vertu de textes législatifs particuliers ;

* d’autre part, la correction des distorsions tarifaires créant, ainsi un cadre incitatif pour les
investisseurs.

Sauf dérogation, la durée maximum de séjour sous le régime de la transformation sous douane
est d’une année.

d- L’admission temporaire

L’admission temporaire est un régime suspensif permettant d’introduire sur le territoire


assujetti, en suspension des droits, taxes, prohibitions et restrictions d’entrée qui leur sont
applicables ; on note :

* les objets apportés par des personnes, ayant leur résidence habituelle à l’étranger, venant
séjourner temporairement au Maroc ;

* les matériels et produits exportables dans l’état où ils ont été importés après avoir reçu
l’utilisation prévue par les textes.

* des marchandises et produits divers tels que :

* matériels restant propriété étrangère, destinés à la réalisation de travaux d'une durée limitée
ou à une utilisation occasionnelle à des fins industrielles
* films ou enregistrements cinématographiques
* emballages, contenants et leurs accessoires
* échantillons et modèles
* marchandises destinées à être présentées ou utilisées dans le cadre de manifestations
commerciales ou autres
* objets pour essais et expériences
* matériel professionnel et animaux
* cadres et conteneurs

* Bénéficiaires

- Les voyageurs non résidents


- les industriels
- les entreprises réalisant de grands travaux (barrages, etc.)
- les organisateurs de foires et expositions
- les exportateurs d'emballages

* REDEVANCES TRIMESTRIELLES

Les matériels, restant propriété étrangère destinés à la réalisation de travaux d'une durée
limitée ou à une utilisation occasionnelle à des fins industrielles, sont soumis au paiement
d'une redevance égale, par trimestre, au dixième du montant cumulé des droits et taxes dont
ces matériels sont passibles au jour de l'enregistrement de la déclaration d'admission
temporaire.
Les modalités de règlement de cette redevance sont les suivantes:
* elle est payable en début de chacun des trimestres d'utilisation, le premier règlement
correspondant au 1er trimestre ;
* doit être effectué avant enlèvement des marchandises,

Dans le cas où le montant total de la redevance aura été intégralement acquitté avant
expiration de la durée autorisée, le matériel ne sera pas en libre pratique sur le territoire
assujetti et l'engagement du soumissionnaire d'exporter ledit matériel demeure toujours
valable.
Et sont, toutefois, dispensés du paiement de la redevance, les matériels de production restant
propriété des personnes résidant à l’étranger, importés temporairement pour servir :
* À la production de biens destinés, pour au moins 75%, à l’exportation.
* À la réalisation des projets, objets de conventions d’investissement signés avec le
gouvernement ;
* À la réalisation de projets financés au moyen d’une aide financière non remboursable.
* Matériels pour la recherche et l'exploitation des gisements d’hydrocarbures

* Exportation préalable :
1- Exportation préalable direct :
Au même titre que les exportations ensuite d’un compte ATPA, ces opérations doivent faire
l’objet d’un contrôle rigoureux portant sur toutes les énonciations de la déclaration,
particulièrement les éléments déclarés sur les fiches d’imputation. A l’issue des formalités de
contrôle, les exemplaires « visite » et « redevable » sont annotés de la reconnaissance du
service.

La quittance doit être également annotée, à son verso, de la quantité et de la nature de l’article
ainsi que du montant des droits et taxes, la référence de la déclaration d’exportation suivie de
la date, signature et cachet de l’inspecteur vérificateur.
L’exemplaire redevable et la quittance originale, dûment annotés, sont remis à l’intéressé.
En matière de régularisation ; elle s’effectue sous couvert d’une déclaration d’ATPA, en
dispense de caution appuyée des documents requis, y compris l’exemplaire redevable, les
fiches d’imputation et la quittance originale, remis à l’intéressé lors de l’exportation.
Un compte d’ATPA est ouvert pour ces marchandises. Ce compte, une fois l'identité reconnue
est immédiatement apuré et les marchandises sont remises, en libre pratique, à l'importateur.

2- Exportation préalable indirecte :


- Cession/exportation après complément de main-d'œuvre et cession /exportation en l’état :
Dans la pratique, ces opérations se déroulent comme suit:
L’opération est matérialisée par la souscription, d’une déclaration de cession export préalable
(ATPA) appuyée des fiches d’imputation établies au nom du cédant.
Les déclarations de cession/exportation après complément de main d’œuvre sont
impérativement couvertes par une caution agréée. Au demeurant, les cessions /exportation en
l’état sont dispensées de la caution à condition qu’elles soient déposées simultanément avec
les déclarations d’exportation correspondantes.

2- DRAWBACK
Ce régime permet en suite de l’exportation de certaines marchandises, le remboursement aux
entreprises exportatrices d’après un taux moyen, des droits et taxes acquittés initialement sur
les matières constitutives et les produits énergétiques consommés au cours du processus de
production.
Donc le DRAWBACK prend naissance au moment de l’exportation de produits fabriqués au
Maroc à partir d’intrants d’origine étrangère.
Ce régime a connu une grande évolution, puisque le remboursement des droits et taxes ne
s’applique plus seulement aux matières première exportées mais également aux produits
contenus dans les marchandises exportées ou consommées au cours de leur production.
Ainsi même les produits énergétiques consommés lors de la production de marchandises
destinées à l’exportation donne naissance a un remboursement des droits et taxes déjà
supportés.
C’est comme ces dispositions qui permettent aux exportations marocaines de se développer
année après année.
Parlons maintenant en termes de procédure ; Les taux moyens de remboursement appliqués
sont établis après consultation des industries intéressées.

Ces taux peuvent être révisés soit sur proposition de l'Administration, soit à la demande des
intéressés en cas de changement de l'un des éléments intervenant dans leur détermination.

Le dossier de remboursement des droits et taxes comprend :

- une copie de la déclaration d'exportation revêtue du visa du service ;


- une fiche dite "demande de remboursement au titre du drawback";
- des justifications de l'importation préalable, avec mise à la consommation des matières
étrangères travaillées au Maroc.

Pour le secteur du textile, la procédure de remboursement au titre du drawback est simplifiée.


La liquidation des sommes à rembourser est effectuée à la fin de chaque trimestre.
Nul ne peut prétendre à remboursement au titre d'une exportation antérieure de plus de deux
(02) ans.

Bureaux du service de gestion des comptes


Dans notre cas ; on va plutôt se concentrer sur les différents bureaux qui compose
l’ordonnancement chargé de la gestion des comptes ; ce dernier prend en charge l’ouverture
des comptes sous régime économique et aussi la validation des opérations qui les affectent on
peut noter les cessions et la mise a la consommation et enfin la liquidation d’office pour les
comptes échus et non encore soldés, on peut ajouter que le sommier est la base de toutes
opérations dans cet ordonnancement.
Ce service est sous la direction d’un ordonnateur et composé des bureaux qu’on a déjà cité :
1- Bureau des apurements
Un compte de régime suspensif peut donner lieu à sa régularisation totale par un seul
apurement ou bien par plusieurs apurements partiels successifs.
L’opération d’apurement d’un compte de régime suspensif est matérialisée par une fiche
d’imputation ou plusieurs qui contiennent les indications nécessaires à celle-ci. Dans tous les
cas où une opération est réalisée en apurement d’un compte de régime suspensif, il doit être
joint à la déclaration en douane une fiche d’imputation qui contient les indications suivantes :
* Compte(s) à apurer, avec :
* Code de bureau de souscription ;
* Code du régime douanier ;
* N° et date du compte.
* N° de nomenclature à apurer.
* Quantité à apurer avec l’indication du taux de déchets si la fabrication a entraîné des déchets
* Valeur à apurer.

Le service donnera aux exemplaires des fiches d'imputation les destinations ci-après:
* un exemplaire sera annexé à la déclaration de régularisation;
* un exemplaire sera annexé à la déclaration d’importation;
* un exemplaire "mainlevée partielle" sera remis à l'opérateur.
Elles portent la signature du soumissionnaire. Après annotation par le service de la visite,
elles sont renvoyées, sans délai, au bureau de souscription de l'acquit.
Cependant et avant de procéder à l’apurement partiel ou total des comptes, certaines
vérifications doivent être opérées pour garantir l’applicabilité et la validité des imputations
demandées. 
Au ce stade de régularisation, nous avons une déclaration d’apurement qui est enregistrée
accompagnée des fiches d’imputation contenant les informations relatives aux comptes, aux
quantités et aux valeurs à apurer.
Dans le système BADR, les lignes d’apurement apparaissent sur le sommier dés
enregistrement de la déclaration de régularisation. Leur comptabilisation n’est, cependant,
opérée qu’après contrôle et validation du service.
Avant que les apurements demandés ne puissent être pris en considération et entraîner
l’établissement de certificats de décharges partiels ou définitifs, L’opération d’apurement doit
effectivement être réalisée.
Ce bureau est chargé des opérations de cessions et de mise à la consommation,
* La cession est une opération qui permet aux exportateurs de céder des marchandises entre
eux ou de recevoir de la marchandise en sortie de l’entrepôt, et on distingue entre :
* L’entrepôt en suite de régime économique (régime 81)
* L’admission temporaire en suite de régime économique (régime 83)
* Exportation préalable (régime 84)
Toute cession est validé par une déclaration qui doit être déposée dans les 15 jours a partir de
la date de cession accompagné d’une fiche d’imputation éditée par le système et qui contient
les indications suivantes :
* La référence de la déclaration
* Le nom du cédant et du cessionnaire
* Le déclarant
* Le type et le code de la caution
* Le numéro de la déclaration d’importation déchargé et la nomenclature de la marchandise
* La date d’enregistrement de l’importation
* La valeur des marchandises en brut et net
* L’origine
Il doit aussi joindre la facture, la lettre ou l’attestation de cession qui contient le numéro de la
facture de cession, les numéros des déclarations d’imputation en décharge, la nomenclature et
la quantité de la marchandise.
* La mise a la consommation est aussi l’une des destinations admises .En apurement des
comptes d’ATPA et on distingue entre la mise a la consommation dans le cadre du droit
commun, paiement totale des droits et taxes ; et celle qui s’effectue en franchise des droits et
taxes, cas du matériel a usage agricole.
*
2- Bureau d’échéancier
Il est chargé des comptes échus et non encore régularisés ; ses missions consistent a :
* Redressement des anomalies au niveau des sommiers, les anomalies qu’on peut rencontrer
peuvent être :
* Discordance entre le code unité d’ouverture et celui de l’apurement
* Discordance entre la nomenclature générale des produits d’ouverture et celle d’apurement
* Discordance enregistrée et non déposée
* Décharge abusive : la quantité déchargée sur la fiche d’imputation est supérieure au poids
déclaré dans la DUM d’exportation ; dans ce cas le service procède a l’établissement du
procès verbale et par conséquent déduit les quantités déchargées en plus sur fiche
d’imputation
* Substitution : discordance entre l’espèce importée et celle exportée ; dés lors le service
procède a l’établissement de procès verbaux.
* Détermination des droits et taxes : c’est la tache de la cellule de lesdits droits et taxes pour
les comptes de cession suite a l’ATPA qui sont effectue sur la base de valeur des matières
premières.

3- Bureau de contentieux :
En cas de non paiement dans le délai prescrit par l’Administration qui suit la notification au
soumissionnaire, le service entame la poursuite judiciaire.
La délivrance des certificats de décharge d’un compte ayant fait l’objet d’une liquidation des
droits et taxes (LO) ou de l’amende est subordonnée à la production de la quittance de
paiement.
Donc ce bureau prend en charge :
* La confection des dossiers contentieux.
* L’ordonnancement des amendes
* La réception des dossiers contentieux retournés par la recette après paiement
Et en matière de contentieux judiciaire, le bureau doit recevoir et vérifier les procès verbaux ;
il assure aussi l’envoi des dossiers contentieux au service régional des enquêtes et des
contrôles a posteriori et du contentieux, il contribue également à l’établissement des
statistiques des comptes échus et non régularisés avant leur envoi a la recette.

Conclusion

La personne qui est entrée la première fois à cette administration au début de ce stage est
totalement différente de celle qui en est sortie a la fin ; et ce rapport présenté devant vous est
la preuve matérielle de tout ce que j’ai appris au cours de ces 30 jours d’expérience et de
confrontation avec le monde du travail
Même si la durée de ce stage était courte et limitée pour me permettre de tout apprendre, de
tout assimiler, tout savoir et tout manipuler ; comme on me l’a signalé a plusieurs reprises « la
douane est une mer, vous ne pouvez pas tout assimiler en un mois de stage ». J’ai réalisé que
j’ai acquis une connaissance et un savoir qui me sera nécessaire dans un future proche
Je conclurai en disant que c’était le stage ou j’ai reçu le maximum d’expérience et une
intégration immédiate au sein des différents services ; enfin je remercie toute personne qui a
contribué de loin ou de prés a ma formation et a l’établissement de mon rapport.

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