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Origines et historique

de la veille

ESI
Mars 2021

M. Benslimane
Historique de la veille
• La veille, telle que connue aujourd’hui, trouve
son origine dans le renseignement dans un
contexte de guerre.
• Sun Tzu, célèbre chef militaire chinois (vers 500
av.J-C) a écrit un célèbre traité sur l’art de la
guerre.
• Importance de l’utilisation du renseignement à des
fins militaires.
• Aucun chef militaire ne devrait se sentir en danger s’il
se connaît bien et s’il connaît parfaitement son
adversaire.
Vingt citations essentielles du Sun Tzu pour les
dirigeants stratèges
Dumas, L. (Octobre 2004). « La veille marketing en hôtellerie : une pratique de gestion à explorer ». Tiré à part Revue
Téoros, 23(3). [En ligne]. Disponible à l’adresse : 2
<https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/docs/GSC639/F1592183540_03_04.pdf>, Consulté le 23 novembre 2020.
Historique de la veille (suite)
• Moïse, dans sa recherche de la Terre Promise,
a envoyé Joshua, Caleb et d’autres hommes
vivre chez les Cananéens vers l’an 1500 av. J.-
C. afin de mieux connaître leurs habitudes de
vie.
• La légende du soldat de Marathon qui mourut
pour informer les Athéniens de leur victoire sur
les perses.
• Première utilisation du mot intelligence, au sens
de renseignement militaire, dans The Oxford
English Dictionary aux alentours de l’an 1450.
Source : Dumas, L. (Octobre 2004)
3
Historique de la veille (suite)
• 15ème et 16ème siècles : premières utilisations de la
veille dans le domaine des affaires.
• La « List of 1696 » d’Edward Lloyd répertoriait de
l’information relative aux arrivées et aux départs des
bateaux dans les ports britanniques de même que sur
les contrées à l’origine de leur cargaison (un siècle
plus tard : création de la Society of Lloyd’s).
• Début 19ème siècle : la famille Rothschild menait une
veille efficace dans le secteur des finances et des
banques.
• Etablissement de succursales à Londres, Paris,
Frankfort, Vienne et Naples.
• Fondements du système d’information de Mayer
Amschel Rothschild : demeurer constamment informé
de ce qui se passe dans les secteurs dans lesquels
nous œuvrons, réfléchir rapidement et… agir.
4
Source : Dumas, L. (Octobre 2004)
Historique de la veille (suite)
• Milieu du 19ème siècle : implantation d’un
système de veille par le gouvernement japonais
(renseignement = ressource collective).
• Fin des années 1950 : implantation de systèmes
de veille dans les grandes entreprises
américaines.
• Fin des années 1960 : création d’un centre de
recherche en intelligence sociétale à l’Université
de Lünd en Suède par Stephen Dedijer.
• Fin des années 1980 : la France manifeste son
intérêt pour la veille.
• 1986 : naissance de l’association des
professionnels de la veille – Strategic &
Competitive Intelligence Professionals (SCIP).
5
Evolution de la veille

• La veille a évolué d’une fonction


tactique orientée vers la
recherche d’informations sur les
concurrents à une fonction
stratégique qui sert la prise de
décisions stratégiques de
l’organisation.
Source : Prescott, J. E. (Spring 1999). « The Evolution of Competitive Intelligence ». APMP. P.
37-52.

6
Veille et IE en France : dates clés
• 1994. Publication du rapport Martre « Intelligence
Économique et stratégie des entreprises ».
• 2003. Publication du rapport Carayon sur l’IE (début
d’une action de l’Etat en matière d’IE).
• 2005. Circulaire du ministère de l’Intérieur portant
sur l’IE appliquée aux territoires (intelligence
économique territoriale).
• 2009. Délégué interministériel à l’IE chargé
d’élaborer la politique publique de l’Etat en IE.
Premier Ministre. Délégation interministérielle à l’intelligence économique (6 février 2015). Historique. [En ligne].
Disponible à l’adresse : <http://www.intelligence-economique.gouv.fr/qui-sommes-nous/quest-ce-que-lintelligence-
economique/historique.html>, Consulté le 9 février 2016.

7
Veille et IE en France : dates clés
• 2010. Politique publique d’IE fait l’objet d’une
communication en conseil des ministres.
• 2011. Circulaire du 1er ministre qui formalise la
politique publique d’IE et en fait l’un des volets à
part entière de la politique économique française.
• 2013. Nomination d’une déléguée interministérielle à
l’IE auprès du 1er ministre.
• 2016. Création du Service de l'Information
Stratégique et de la Sécurité Economiques (SISSE)
au sein de la Direction générale des entreprises du
ministère en charge de l’économie.
8
Veille et IE au Maroc
• Début du 21ème siècle : émergence de pratiques
de veille et d’IE.
• Lancement de dispositifs de veille et d’appui à la
diffusion de l’information et de projets d’envergure
nationale pour faciliter l’accès à cette ressource.
• Prise de conscience de la part des acteurs
économiques et sociaux de la nécessité de mener
des démarches d’IE pour mieux cerner
l’environnement.
• Organisation de manifestations scientifiques sur les
notions et pratiques de veille et d’IE.
• Développement de cursus de formation et de la
recherche dans le domaine de la veille et de l’IE dans
les établissements de formation et les universités. 9
Veille et IE au Maroc (suite)
• Selon l’enquête de l’IMIST (2003) sur les
besoins en IST et en veille des entreprises de 5
secteurs des industries de transformation :
• l’apprentissage de l’IE passe par la pratique de veille
(réglementaire, concurrentielle, technologique) ;
• les responsables de PMI ont conscience que
l’information est un déterminant clé pour le
développement de l’entreprise ;
• l’information demeure non structurée et les pratiques
de veille aléatoires et peu formalisées ;
• les moyens, l’organisation et les outils font défaut.
• « Les avancées semblent plus significatives
dans les grandes structures, (…) »
Source : Clerc, P. (Septembre 2006). « L’intelligence économique au Maroc : innover dans le développement ». Les 10
cahiers de l’orient, 83, p. 111-132.
Expérience marocaine – IMIST
Réalisation du plan quinquennal de développement 2000-2004

• Missions
• Contribuer à la valorisation de la recherche
scientifique nationale.
• Assurer des activités de veille au profit du
développement économique et social national.
• Aider les chercheurs à identifier les axes
porteurs du développement et offrir la
possibilité de la réalisation d’études
prospectives en matière de sciences et
technologies.
• Fournir aux décideurs nationaux et aux chefs
d’entreprises une information pertinente pour
une meilleure aide à la décision. 11
Expérience marocaine – IMIST (suite)

• Veille et aide à l’innovation


• La lettre de l’IMIST.
• Bulletin d’Information technologique- Industrie
agroalimentaire.
• BIT Chimie-Parachimie.
• Maroc Bibliométrie.
• Veille personnalisée (IMIST Vision, IMIST
Décision, IMIST Solution, IMIST Alerte).
• Plateformes de veille : veilleagro, veillechimie
et veilletic
12
Expérience marocaine – Veille.ma
• Portail de veille et d’IE lancé en avril 2006.
• Observatoire de la veille et de l’IE.
• Observatoire économique.
• Base de données indexée d’archives,
d’extraits d’articles de presse, de
documents, d’études, d’analyse et autres
informations stratégiques, économiques,
géopolitiques ou scientifiques issues de
différents flux d’actualités, de sites
spécialisés, de blogs, de rencontres
professionnelles, etc.
13
AMIE
• Association Marocaine d’Intelligence Economique
(création : novembre 2006).
• Objectifs
• Etre un cercle de réflexion et un levier d’impulsion à
la disposition de toutes les organisations pour les
informer, les accompagner et les assister en matière
d’intelligence économique.
• Fédérer les efforts des acteurs et des structures
d’intelligence économique.
• Développer et promouvoir des formations en
intelligence économique au Maroc.
• Think-Tank AMIE Center For Policy (depuis février 2013)
et Institut marocain d’intelligence stratégique (IMIS).
• 24 juin 2013 : Feuille de route pour une démarche
nationale d’IE (16 propositions).
14
Expérience marocaine – IRES
• Institut Royal des Etudes Stratégiques
(création : novembre 2007).
• Système de veille « Pays ».
• 2 missions
• Mener des études et des analyses stratégiques.
• Assurer une fonction de veille.
• 2007 : 10 domaines de veille stratégique
(DVS).
• Depuis 2013 : 10 axes de veille stratégique
comprenant chacun 3 DVS : dimensions
nationale, internationale et globale (Maroc,
relations extérieures et questions globales).
15
IRES – 10 Axes de veille stratégique
• Sécurité
• Territoires
• Développement humain
• Knowledge-Based Society
• Compétitivité
• Société
• Mobilité
• Gouvernance
• Biotope
• Changement climatique
16
IRES – Axes + 10 DVS Maroc
• SECURITE - Préserver l’intégrité territoriale du
pays.
• TERRITOIRES - Réussir le développement
territorial.
• DEVELOPPEMENT HUMAIN - Assumer les
devoirs fondamentaux de l’Etat vis-à-vis de la
population.
• KNOWLEDGE-BASED SOCIETY - Progresser
vers la Société de la connaissance.
• COMPETITIVITE - Revoir le modèle de
développement du Maroc.
17
IRES – Axes +10 DVS Maroc
• SOCIETE - Comprendre les évolutions
sociétales.
• MOBILITE - Gérer la mobilité interne et l’accueil
des migrants.
• GOUVERNANCE - Aligner le système de
gouvernance marocain sur les standards
internationaux.
• BIOTOPE - Préserver durablement le capital
naturel.
• CHANGEMENT CLIMATIQUE - Armer le pays
contre les dégradations climatiques.
18
Source : https://www.ires.ma/fr/veille/domaines-de-veille-strategique.html
19
Expérience marocaine – CND
• Centre National de documentation.
• MARAACID : bouquet de portails
thématiques de veille informationnelle et
documentaire lancé en février 2009.
• Portails sectoriels : Education et formation –
Energie et mines – Industrie – Agriculture –
Commerce – Pauvreté et développement
humain – Conjoncture – Urbanisme et habitat
– Tourisme et artisanat.
• Portail de veille métier : Sciences de
l’information.
20
OMCE
• Observatoire Marocain du Commerce Extérieur.
• 15 novembre 2011 : transformation du Conseil
National du Commerce Extérieur (CNCE) en
OMCE et inauguration du nouveau siège à
Rabat.
• Mission : veille stratégique.
• Aide à la prise de décision aux pouvoirs publics
et aux opérateurs privés en mettant à leurs
dispositions les informations utiles et les études
appropriées sur le commerce extérieur et la
compétitivité des entreprises.
21
CIEMS
• Centre en Intelligence Economique et
Management Stratégique (création : début
2012).
• Mission : contribuer aux développements des
domaines de l’intelligence économique et du
management stratégique à travers :
• l’organisation de rencontres, de conférences et de
workshops sur des thèmes relatifs à l’intelligence
économique et au management stratégique ;
• la réalisation pour le compte d’organismes publics ou
privés nationaux et internationaux d’études
stratégiques et sectorielles ;
• la publication de travaux scientifiques (ouvrages,
ouvrages collectifs, rapports, articles de recherche
22
scientifique).
AMDIE
• Agence marocaine de développement des
investissements et des exportations.
• Juin 2016 : fusion de l’Agence marocaine de
développement des investissements (AMDI), le
Centre marocain de promotion des exportations
(Maroc Export) et l’Office des foires et expositions
de Casablanca (OFEC).
• Mission : mettre en œuvre la stratégie de l’Etat
dans le développement des investissements
nationaux et étrangers, en guidant et en
accompagnant les investisseurs.
• Source d'informations pertinentes et fiables au
service des investisseurs, des exportateurs et des
acteurs publics. 23
Forum des associations
africaines d’IE
• Juillet 2018 : création au Maroc du Forum
des associations africaines d’intelligence
économique.

• Voir aussi : le Portail africain de


l’intelligence économique et stratégique

24
Quelques manifestations scientifiques
• Séminaire d’initiation à la veille industrielle,
Département du Commerce et de l’Industrie,
Rabat, 24-26 mai 2004.
• Rencontres internationales de Tétouan
« Intelligence économique et veille stratégique,
défis et stratégies pour les économies
émergentes », Tétouan, 25-27 novembre 2004.
• Colloque « Veille stratégique et compétitivité ».
Semaine de l’innovation, Casablanca, 7-8 mars
2005, Association R&D Maroc.

25
Quelques manifestations scientifiques
• Les annuelles de l’AMIE « L’intelligence
territoriale », Casablanca, 22-23 mars 2007.
• Séminaire « Veille et Text Mining », CND,
Rabat, 25-26 mai 2007.
• Les annuelles de l’AMIE « L’intelligence
économique dans l’espace méditerranéen »,
Casablanca, 4-5 décembre 2008.
• Séminaire « La cartographie de l’information :
quelle valeur ajoutée ? », CND, Rabat, 6-7
décembre 2012.

26
Quelques manifestations scientifiques
• Journées d’étude « Intelligence économique :
nouvelle approche culturelle pour un monde en
pleine mutation », DGSN, Institut Royal de
Police, Kénitra, 17-18 décembre 2014.
• 1ères et 2èmes Assises Africaines de l’Intelligence
Economique, Institut International d’Intelligence
Économique et Stratégique, Casablanca,
3 juin 2016 et 5 décembre 2017,
• 1er Salon Virtuel Interactif Marocain de la Veille
et de la Documentation, CND, 2016 - 2017.

27
Formations IE – Maroc

• Cycle de formation « Intelligence Economique »


(1ère édition), ICC Maroc (la chambre de commerce
internationale du Maroc), Casablanca, février – mai
2017.
• Formation certifiante en Intelligence Compétitive
avancée, ThinkTankers et l’Association
Internationale Francophone de l’Intelligence
Économique (AIFIE), parrainée par ICC Maroc,
Marrakech, mars 2017.

28
Formations IE – Maroc
• MBA « Management stratégique et Intelligence
économique (MSIE) », antenne Rabat de l’Ecole de
guerre économique (EGE) de Paris, septembre
2019.
• Master spécialisé « Intelligence compétitive et
stratégique », ESI, Rabat, septembre 2020.
• Master Intelligence Economique et prospective des
territoires, ENCG, Dakhla, décembre 2020.

• Master Universitaire Intelligence économique et


gestion du développement international, ENCG,
Marrakech ? ? ?
29
Numéro spécial Maroc (2020)

• L’intelligence économique marocaine. (2020).


Revue internationale d’intelligence économique,
12(1). [En ligne]. Disponible :
<https://www.cairn.info/revue-internationale-d-
intelligence-economique-2020-1.htm>. [Consulté
le 14 mars 2021].

30
Concept de veille et
concepts connexes
IE, KM, recherche
d’information, curation

ESI
Mars 2021

M. Benslimane
Introduction
• Le déploiement de l’Internet et la
naissance de la société de l’information
ont vu l’apparition de structures dédiées
aux activités de veille et d’IE.
• Aujourd’hui, il est difficile et même
impossible de gérer la collecte, le
traitement, l’analyse et la diffusion de
l’information à l’intérieur de structures
classiques et à l’aide d’outils et de
méthodes de gestion classiques.
2
Contexte d’apparition du concept de veille
• Internationalisation des marchés et des
échanges.
• Démantèlement des barrières douanières.
• Accroissement considérable du stock
d’information.
• Vitesse des changements technologiques.

PRESSION CONCURRENTIELLE
OBLIGATION D’INNOVATION
3
Pourquoi la veille ?

Les organisations font face


aujourd’hui à une concurrence
exacerbée sur des marchés
nationaux et internationaux
extrêmement actifs et Nouveaux entrants
imprévisibles. Fusions et acquisitions
Innovations de rupture
Baisses tarifaires brutales
Évolution rapide des modes
de consommation et des
comportements
Fragilité des marques et
de leur réputation

Il existe une discipline pour mieux anticiper les risques et détecter des
opportunités : la veille stratégique ou Competitive Intelligence. 4
Conséquences pour l’organisation

Le décideur doit être à l’affût des

mouvements de son environnement

et agir rapidement et efficacement.

5
Conséquences pour le spécialiste
de l’information

• Etre proactif et développer des habiletés


et des compétences nouvelles pour
obtenir une place de choix dans la société
de l’information.
• La mise à jour des connaissances n’est
plus un choix mais une obligation et une
condition de survie.

6
Définition du concept de veille
• Nombreuses définitions dans la littérature.
• Différentes définitions selon les contextes et
les types d’organisation.
• Synthèse des définitions du concept « veille »
• Processus à valeurs ajoutées de collecte,
transmission, analyse et diffusion d’information
publiquement disponible, obtenue éthiquement et
légalement, pour produire de la « connaissance
d’action » (Actionable knowledge), pour réduire
l’incertitude, supporter une meilleure prise de
décision et l’action dans l’organisation.
Source : Bergeron, P. & Hiller, C. (2002). « Competitive Intelligence ». Annual Review for 7
Information Science & Technology, p. 353-390.
Définition de l’AFNOR (1998)

• « Activité continue et en grande


partie itérative visant à une
surveillance active de
l’environnement technologique,
commercial, etc., pour en
anticiper les évolutions. »

8
Définition de l’AFNOR (1998)
• Cette définition indique clairement le caractère
itératif et prospectif de la veille :
• On fait de la veille de façon systématique, ce qui
implique la mise en place d’un dispositif
organisé et structuré pour permettre cette
surveillance systématique de l’environnement.
• Le caractère prospectif de la veille réside dans le
fait que cette surveillance de l’environnement
permet à l’entreprise de déceler des indices, des
indicateurs ou « signaux faibles », pour anticiper
l’évolution de l’environnement et ce pour dégager
les menaces et saisir les opportunités.
9
Veille ou veilles ?
• Il existe différents types de veilles (technologique,
concurrentielle, juridique, image, etc.).
• Quelque soit le type de veille à mettre en place, il
s’agit de collecter, d’analyser et de diffuser de
l’information qui répond aux besoins des
destinataires de la veille et qui concerne les
secteurs prioritaires définis par l’organisation (ces
secteurs dépendent de la stratégie de l’organisation)
• Ces différentes veilles sont toutes liées, mais elles
exigent l’identification et la surveillance de sources
différentes ainsi que l’analyse et l’expertise de
personnes et de compétences différentes.
• La méthodologie de veille ne diffère pas d’un type à
l’autre. 10
11
Source : Meingan, D. & Balmisse, G. (Juillet/août 2005). « La veille et ses outils ». it-expert, (56). p. 2-13.
Billet à lire
• Frochot, D. (17 juin 2006). Qu’est-ce que la
veille ? Les Infostratèges. [En ligne].
Disponible : <https://www.les-
infostrateges.com/article/0606264/qu-est-ce-
que-la-veille>. [Consulté le 22 mars 2021].

12
Intelligence économique
• « L’intelligence économique peut être définie
comme l’ensemble des actions coordonnées
de recherche, de traitement et de distribution
en vue de son exploitation, de l’information
utile aux acteurs économiques. Ces diverses
actions sont menées légalement avec toutes
les garanties de protection nécessaires à la
préservation du patrimoine de l’entreprise,
dans les meilleures conditions de qualités, de
délais et de coût ».
Source : Rapport de la commission Martre du XIème Plan : Intelligence économique et stratégie des
entreprises (février 1994).
13
Intelligence économique / Veille
• « (…) Elle prolonge les différentes
actions de la veille et de protection
du patrimoine en intégrant
précisément les stratégies
d’influence et les réalités
culturelles liées à chaque
entreprise, à chaque région. ».
Source : Clerc, P. (1995) citant le Rapport de la commission Marte du XIème Plan : Intelligence économique
et stratégie des entreprises (février 1994).
14
Intelligence économique / veille
• Le concept d’IE dépasse celui de veille
(approche macro)
• Coordination entre les acteurs de différents
niveaux
• Niveau de base : l’entreprise
• Niveau intermédiaire : interprofessionnel
(branches d’activité)
• Niveau national : stratégie concertée entre
centres de décision
• Niveau transnational : grands groupes
multinationaux
• Niveau international : stratégie d’influence des
états
• Développement de pratiques d’influence et de
lobbying 15
Intelligence économique / veille (suite)

16
Source : 3IE. (Décembre 2001). La veille stratégique : les yeux et les oreilles de votre entreprise. [En ligne]. Disponible
à l’adresse : http://www.innovhera.be/images/sitefr/edit/annexe%2019%20-%2002.pdf, Consulté le 18 février 2019.
l’IE s’appuie sur trois piliers, trois processus
fondamentaux :
1. Les activités de veille et de surveillance
2. Les activités d’influence
3. Les activités de protection du patrimoine
informationnel

Quinlan, P. et al. (2juin 2006). « Une intelligence économique qui favorise l’innovation ». Communication présentée à la BIT Conference,
Lugano, Suisse. [En ligne]. Disponible à l’adresse : <http://www.bit.usi.ch/abstracts-presentations/quinlan_begin_deschamps_madinier.pdf>,
Consulté le 13 septembre 2011
17
Dispositif national d’IE
• « (…) se conçoit comme la combinaison
des pratiques et des savoir-faire de
production et d’interprétation des
connaissances, développés à l’échelle
d’un pays entre différentes institutions
(Etat, administrations, entreprises,
universités, chambres de commerce,
syndicats et groupements
professionnes, etc.) ».
Source : Clerc, P. & Pautrat, R. (1999). « Intelligence économique ». Encyclopédie de la gestion du
management. Dalloz. p. 510. 18
IE, pour aller plus loin…
• Murça Morgado, P. (15 juillet 2016). Intelligence
économique. Terminologie et maturité de la
discipline : approche comparée. [En ligne].
Disponible :
<https://doc.rero.ch/record/278101/files/TDB_Mo
rgado_Patricia.pdf>. [Consulté le 22 mars 2021].
• Hardy, M. (2011). Le concept français
d’« intelligence économique » : histoire et
tendances. [En ligne]. Disponible :
<https://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00646467/do
cument>. [Consulté le 22 mars 2021].
19
Recherche d’information / veille
• Recherche d’information
• Réponse à un besoin ponctuel, suite à
une demande d’information, de
documentation sur un thème ou une
question précise (collecte « one shot »).
• Veille stratégique
• Surveillance régulière d’un
environnement, d’un domaine bien
précis pour en identifier les opportunités
et les menaces.
• Processus évolutif, itératif, actualisé. 20
Système de veille

• Evolutif (en fonction des besoins et de la


technologie)
• Itératif (renouvelable)
• Actualisé (mise à jour des sources)

Besoins

Sources d’information Utilisateurs

Technologie

Source : Bachr, A. (Février 2008). Formation « Veille documentaire » au profit du personnel du CND (Rabat, Maroc).
21
Recherche d’information / veille (suite)

• Recherche pour une veille


• Recherche de sources susceptibles de
fournir des informations plus que
l'information elle-même (SOURCING).
• Une source peut avoir fourni des
données de qualité pour une collecte
ponctuelle mais être non pertinente pour
une mise en surveillance récurrente
(contenu, mise à jour, auteur, etc.).
22
Recherche d’information / veille (suite)
Recherche d’information Veille
Finalité Répondre à une question. Activité continue et en prise
Activité ponctuelle avec une décision

Sources Formelles / Informelles / Formelles / Informelles /


Actualités Actualités

Traitements Restitution variable selon le Diffusion rapide et actualisée.


client Analyse de contenu

Travail Individuel Collaboratif


Relationnel

Contraintes Selon le commanditaire Temps, réactivité, créativité,


intérêt reconnu

Source : Chartron, G. In: Ha, S (2008), Etude de faisabilité pour l’automatisation de veille réglementaire à moyens
constants : le cas du centre de documentation de l’expertise du Muséum national d’histoire naturelle, P,15, [En ligne]. 23
Disponible à l’adresse : http://bdid-intd.cnam.fr/memoires/2008/HA.pdf, Consulté le 3 février 2020.
Knowledge Management
• Démarche structurée visant à organiser et
capitaliser la connaissance dans une
organisation.
• La finalité du KM est de créer de la valeur
à partir de la gestion de l’actif immatériel.
• Il s’agit de pérenniser le savoir faire de
l’organisation et le rendre en permanence
accessible à l’ensemble des acteurs.

Source : Portail de l’IE. [En ligne]. Disponible à l’adresse : <https://portail-ie.fr/resource/glossary/11/knowledge-


management>. [Consulté le 23 novembre 2020].

24
Veille / KM (suite)

25
Source : KnowledgeConsult. (Septembre 2004). Maîtriser la veille pour préparer l'intelligence économique.
Veille / KM
Veille KM
• Obtenir de l’information • Mode de gestion des
à très forte valeur savoirs et savoir-faire.
ajoutée. • Info positionnée sur le
• Fournir l’info le plus long terme, vise la
rapidement possible. réutilisation des savoirs.
• Tournée vers l’extérieur. • Concentré sur les
• Offre deux points de vue savoirs internes à
sur l’environnement de l’entreprise.
l’organisation : les • Permet de mieux
risques et les appréhender les forces
opportunités. et faiblesses de la
gestion du capital de
connaissances.
Source : « Veille et Knowledge Management ». (Mai 2004). KnowledgeNews. [En ligne]. Disponible à l’adresse : 26
<http://www.knowledgeconsult.com/fr/prive/KnowledgeNews_n3_pdf.pdf>, Consulté le 13 septembre 2011
KM, pour aller plus loin…
• Antoine, A. & Blum, G. (2014). La gestion des
connaissances ou le Knowledge Management (KM).
Revue internationale de psychosociologie et de gestion
des comportements organisationnels, vol. XX(49), p.
23-31. [En ligne]. Disponible :
<https://www.cairn.info/revue-internationale-de-
psychosociologie-de-gestion-des-comportements-
organisationnels-2014-49-page-
23.htm?contenu=resume>. [Consulté le 22 mars 2021].

27
Curation
• « (…), la curation consiste à repérer divers
contenus numériques en fonction d’une
thématique donnée, de sélectionner et
filtrer les plus pertinents, de les organiser,
les structurer à travers un dispositif de
« scénographie » et d’en favoriser la
diffusion. ».

Mesguich, V. (Mars 2012). « Le curateur, cet animal social dans la jungle informationnelle ». Documentaliste – Sciences
de l’information, 49(1). pp. 24-28

28
Curation
• « Curator » = « qui prend soin » (latin).
• Le terme anglais « curator » est utilisé depuis
très longtemps dans le domaine de la
muséologie pour désigner « commissaire
d’exposition ».
• Fin 2009, ce terme commence à être utilisé aux
Etats-Unis dans le sens qu’on lui connaît
actuellement.
• Fin 2010, le terme apparaît en France et devient
très en vogue à partir de 2011.

Source : Tisserand-Barthole, C. (Mars/avril 2014). « La curation à la loupe ». Netsources, (109). pp. 1-5 29
Curation / Veille
Pratiques Curateur Veilleur
Contenus généralement Interrogation d’un panel de
Choix des issus de sources Web sources beaucoup plus large
sources gratuites
(sites d’actualités, blogs,
réseaux sociaux, etc.)
• Contenus partagés • Diffusion à un nombre restreint
publiquement sur le Web de personnes avec, souvent, un
avec tous les internautes, souci de confidentialité et de
souvent sur des sécurité des données envoyées
plateformes de curation
Diffusion
• Le curateur publie des • Le veilleur répond à la
informations sur une demande d’un client ou de
thématique qui l’intéresse collaborateurs et est en mesure
ou qu’il maîtrise avec pour de travailler sur des sujets très
but de partager ses divers
connaissances et/ou
d’accroître sa notoriété
30
Source : Tisserand-Barthole, C. (Mars/avril 2014). « La curation à la loupe ». Netsources, (109). pp. 1-5
Curation / Veille
Pratiques Curateur Veilleur
Choix des Choix libre en fonction des Proposition de critères de
sources affinités qualification des sources,
vérification de la véracité des
informations
Collecte Collecte libre en fonction Structuration de la collecte,
des centres d’intérêts apports d’outils et de
méthodologies

Analyse Rare analyse des Insertion des informations


informations collectées par le veilleur dans
un contexte d’analyse
stratégique propre à l’entreprise

Diffusion Diffusion sur les outils Contextualisation des


propres au curateur, informations, ciblage des
contexte mouvant destinataires, structuration de la
diffusion
31
Source : Alloing, C. (Mars 2012). « Curation et veille : quelques différences fondamentales ». Documentaliste –
Sciences de l’information, 49(1). pp. 31-32
Curation, pour aller plus loin…
• La curation : entre usages individuels et
pratiques professionnels. (2012).
Documentaliste- Sciences de l'information,
49(1), pp. 20-61. [En ligne]. Disponible :
<https://www.cairn.info/revue-
documentaliste-sciences-de-l-information-
2012-1.htm>. [Consulté le 22 mars 2021].

32
Conclusion
• La veille n’est pas une activité nouvelle
pour les acteurs de l’organisation amenés
quotidiennement à prendre des décisions.
• La nouveauté de la veille réside dans :
• La prise de conscience de l’importance de la
surveillance de l’environnement.
• La formalisation de cette surveillance dans
l’organisation.

Source : Cohen, C. (2000). La surveillance de l’environnement de l’entreprise, la veille stratégique et


l’intelligence stratégique : des concepts différents mais complémentaires. [En ligne]. Disponible à l’adresse :
<http://www.cerog.org/fileadmin/files/cerog/wp/598.pdf>, Consulté le 9 septembre 2013.
33
Conclusion
• La veille n’est ni un mythe, ni un effet
de mode…, mais une nécessité
• On assiste à la création et la
multiplication de :
• Formations académiques
• Recherches et publications scientifiques
• Associations
• Technologies
• Manifestations scientifiques…
34
Vidéo Magazine Archimag
• Jost, C. (17 juin 2020). Tout ce qu’il faut
savoir sur la veille avant de lancer son
projet. Les Magazine Archimag. [En ligne].
Disponible :
<https://www.youtube.com/watch?feature=
youtu.be&v=0LGaNGjPa4s&app>.
[Consulté le 22 mars 2021].

35
Typologie de veille
selon l’environnement
surveillé
ESI
Avril 2021

M. Benslimane
Types de veilles
• Le type de veille est souvent défini par le
type d’information surveillée.
• Le terme « veille » est générique : il peut
ainsi recevoir tous les attributs possibles.
• La méthodologie de veille ne diffère pas
d’un type à l’autre.
• La veille tous azimuts est très coûteuse :
elle nécessite beaucoup de moyens.

2
Types de veilles

Source : It-Expert, La veille et ses outils, juillet 2005.


3
Veille technologique/scientifique
• Surveillance des champs scientifiques,
techniques et technologiques.
• Technologies, techniques, matières
premières, technologies émergentes,
méthodes de production, programmes de
recherches et projets de développement,
procédés de fabrication, brevets,
matériaux, innovations de rupture,
nouveaux axes de R&D.

4
Veille technologique/scientifique

5
Source : Jakobiak, F. (1992). Exemples commentés de veille technologique. Paris : Editions d’organisation.
Veille marketing/commerciale
• Surveillance de la concurrence et du marché
(entreprises, produits, services, méthodes
commerciales, organisations).
• Surveillance des fournisseurs et de leurs
réseaux.
• Surveillance des clients et de leurs réseaux.
• Nouveaux entrants
• Nouveaux produits
• Nouvelles possibilités de diversification
• Suivi des fournisseurs
• Nouvelles méthodes de vente, d’entreposage, de
publicité, d’achalandage, etc.
6
Veille concurrentielle
• Surveiller les concurrents actuels ou potentiels
(analyse de leurs stratégies et de leurs
avantages compétitifs).
• Concurrence sous un angle économique et
financier (effectifs, marques, investissement, projets en
cours).
• Démarches actives
• Actions de développement
• Déploiement vers autres secteurs/domaines d’activité
• Dépôts de brevets
• Travaux de recherche

7
Veille sociétale/environnementale
• Étudier les facteurs culturels, politiques,
sociaux et historiques des acteurs
institutionnels, politiques (État,
administration, collectivité locales,
syndicats), de l’opinion publique, des
employés et de l’évolution des
réglementations.
• Mouvements sociaux.
• Comportements des consommateurs.
• Evolution des mœurs et des mentalités.
8
Veille image
• La veille image a pour vocation d’informer
l’entreprise sur la manière dont elle est perçue
par l’ensemble des intervenants ayant un rapport
direct ou indirect avec elle. Il peut s’agir des
clients, des fournisseurs, des associations de
consommateurs, des instances
gouvernementales… […] Elle est très attentive
au développement des critiques et à leur
pertinence.
E-réputation

Source : KnowledgeConsult. Maîtriser la veille pour préparer l'intelligence économique, septembre 2004.
9
Veille stratégique

• L'expression « veille stratégique » est


une expression générique qui
englobe plusieurs types de veilles
spécifiques telles que la veille
technologique, la veille
concurrentielle, ou la veille
commerciale par exemple.

10
Veille documentaire (hors typologie)
• La veille documentaire s’appuie sur des
techniques de « surveillance automatisée»
de type « Push » ou « Pull » dans le but
de faciliter l'identification de ressources
pertinentes et de maintenir un flux régulier
d’informations appropriées dans des
champs d'intérêt précis.

11
Veille informationnelle - documentaire
• Activité organisée de collecte, de sélection et
d'analyse d'information réalisée par les
professionnels de l'information dans le but
d'alimenter les individus en information
pertinente (analyses, études, nouvelles, etc.) en
continu.
• La veille informationnelle inclut les services
d'alertes, et englobe également la recherche de
sources, la capture de l'évolution du sujet et
amène le professionnel de l'information à se
spécialiser dans le domaine.
Source : Université de Montréal. EBSI – BLT 6142. 2006.
12
Organisation apprenante
----
Dimension stratégique
de la veille
ESI
Décembre 2020

M. Benslimane
Dimension stratégique de la veille
• La veille est une des composantes d’une
stratégie informationnelle.
• Elle ne peut être efficace que si elle
s’inscrit dans une perspective stratégique
de gestion d’information organisationnelle.
• Pour devenir une organisation apprenante,
il faut mettre en place les mécanismes
nécessaires pour maximiser la
disponibilité de l’information et favoriser
son utilisation.
Source : Bergeron, P. (2000) 2
Stratégie informationnelle
• Constat
• La plupart des organisations n’en ont pas.
• Pour les dirigeants : ressources
technologiques = solution aux problèmes
informationnels.
• Vision globale : politiques, programmes,
activités, ressources d’information.
• Coordination entre les différentes fonctions
d’information (archives, centre de
documentation, SI, bureau d’ordre, etc.).
• Circulation de l’information à l’interne (flux).
3
Stratégie informationnelle (suite)
• Comment l’information peut-elle aider à
rencontrer les objectifs de l’organisation ?
• Comment l’organisation coordonne la
collecte, l’analyse et la diffusion de
l’information ?
• Quel type d’information elle privilégie ?
(clients, fournisseurs, concurrents, etc.).
• Quelle structure informationnelle doit-elle
adopter ? (centralisée/décentralisée).
4
Organisation apprenante
• Se conçoit comme un système
d’apprentissage collectif qui construit en
permanence son futur.
• Est en état de vigilance.
• Crée, capitalise et diffuse des connaissances
et des savoir-faire nouveaux.
• Améliore les compétences de ses membres.
• S’auto-évalue et se compare aux meilleurs.
• Se transforme pour atteindre ses objectifs.
Source : Ballay, In: Brilman (2001)
5
The knowing Organization
Utilisation stratégique de l’information au
sein de l’organisation.
1. Développement de sens (Sense
Making).
2. Création de connaissances
(Knowledge Creating).
3. Prise de décision (Decision Making).

6
Source : Choo, C. (1998)
The knowing Cycle

Sense Making

Knowledge Decision
Creating Making
7
Source : Choo, C. (1998)
« Sense Making »
• Processus humain et continu
d’interprétation de l’environnement qui
se matérialise par la surveillance de
l’environnement externe.
• « Donner un sens » = interpréter et
comprendre les événements qui
surviennent dans l’environnement.
• Réduire l’ambiguïté.
• Développer une interprétation commune.
8
Phases du « Sense Making »
▪ Déclenchement d’un processus organisationnel
suite à un changement dans l’environnement de
l’organisation.
▪ Changement suivi des phases suivantes :
▪ « Enactment » = prendre connaissance des
données et signaux ambigus sur
l’environnement (données brutes).
▪ « Selection » = interprétation des informations
dont on a pris connaissance (filtre
d’interprétation).
▪ « Retention » = nouvelles compréhensions
qui permettront d’interpréter les situations
similaires ultérieures (nouveau modèle
d’interprétation retenu pour utilisation future).
9
Source : Choo, C. (1998)
Activités informationnelles liées aux phases
du « Sense Making »

▪ « Scanning » = surveiller l’environnement.


▪ « Noticing » = retenir les faits saillants.
▪ « Interpreting » = sélectionner des
interprétations plausibles et développer des
perceptions et des croyances.

10
Source : Choo, C. (1998)
« Knowledge Creating »

• Combinaison de l’ensemble des


connaissances qui permet le
développement de nouvelles
techniques, compétences,
nouveaux produits et services,
nouvelles façons de travailler, etc.

11
Catégories de connaissances
▪ Connaissances explicites : exprimée, communiquée
et diffusée facilement, codifiée (formule, chiffres,
document, etc.).
Ex : brevet, base de données, caractéristiques d’un
produit, procédures, etc.
▪ Connaissances tacites : connaissance implicite, non
codifiée, difficile à diffuser, difficile à exprimer, ne
peut se retrouver sous forme de règle ou de recette,
basée sur l’expérience (manière intuitive de
résoudre un problème ou d’exécuter une tâche).
Ex : le tour de main de l’artisan.
▪ Connaissances culturelles : ensemble des
croyances et des valeurs que partagent les
membres de l’organisation et qui les poussent à
interpréter les choses d’une certaine manière.
12
Source : Choo, C. (1998)
Catégories de connaissances (suite)
▪ Force des entreprises japonaises :
reconnaissent les connaissances tacites comme
sources d’avantage compétitif.
▪ « (…) le gestion des compétences et des savoirs
doit résoudre la contradiction suivante : les
savoirs tacites sont opératoires mais
difficilement transmissibles tandis que les
savoirs explicites sont transmissibles mais
souvent peu opératoires et parfois pas exploités
du tout. ».

13
Source : Ballay, In: Brilman (2001)
Conversion des connaissances
▪ Socialisation : tacite tacite
Processus par lequel on acquiert de la
connaissance tacite par le partage d’expérience
(partage sur le lieu de travail, apprentissage).
C’est la cas, par exemple, d’un stagiaire qui
observe la façon de travailler d’un employé.
▪ Externalisation ou explicitation :
tacite explicite
Il s’agit de transformer du savoir tacite en concepts
explicites (concepts, hypothèses, modèles, etc.)
C’est le cas de la phase de conceptualisation
pour la création d’un nouveau produit.
14
Source : Nonaka & Takeuchi (1995)
Conversion des connaissances (suite)
▪ Combinaison ou association :
explicite explicite
Création de connaissances explicites par la
synthèse de plusieurs connaissances explicites.
Ex : les informations d’une base de données
peuvent être triées sous différentes formes et
générer une nouvelle connaissance explicite
(moyenne de vente, pourcentage de, courbe
d’évolution des achats, etc.).

15
Source : Nonaka & Takeuchi (1995)
Conversion des connaissances (suite)
▪ Internalisation ou intériorisation :
explicite tacite
L’intégration de la connaissance explicite dans la
connaissance tacite peut créer de la
connaissance tacite à un niveau plus élevé.
Ex : centre d’appel de la GE au Kentucky où les
plaintes des clients ont été traitées et se
retrouvent dans une base de données. Si une
équipe développe un nouveau produit, elle
peut interroger cette bd. C’est une façon de
réexpérimenter indirectement l’expérience
des autres.

16
Source : Nonaka & Takeuchi (1995)
La spirale de la connaissance

Socialisation Explicitation
(savoir partagé) (savoir conceptuel)

Intériorisation Association
(savoir opérationnel) (savoir systémique)
17
Source : Ballay, In: Brilman (2001)
« Decision Making »
▪ A decision is the action an executive must
take when he has information so
incomplete that the answer does not
suggest itself (Admiral Radford).
▪ Conversion de l'information en action.
▪ Processus de résolution de problèmes.
▪ Evaluation de l'information pertinente et
choix entre diverses alternatives pour
atteindre une situation meilleure.

18
Types de décision
▪ Décisions programmées
▪ Connues, routinières, répétitives, courantes.
▪ Basées sur des règles, des opérations
standards, des procédures.
▪ Niveau, quantité et ampleur de l'information
nécessaire peut en général être anticipé.
▪ Décisions non programmées
▪ Nouvelles, mal définies.
▪ Problème jamais rencontré auparavant.
▪ Information disponible rare ou inexistante.

19
Processus de décision rationnel

1. Phase d’analyse (importante et cruciale)


▪ Diagnostic de la situation
▪ Définition du problème
▪ Collecter les faits pertinents reliés au problème
▪ Analyser les faits
2. Phase de décision (la plus difficile)
▪ Reconnaissance des différentes options possibles
▪ Evaluation des options
▪ Prise de décision (choix de la meilleure option)
3. Phase de mise en œuvre (passer à l’action)
▪ Mise en œuvre pratique de la décision
▪ Evaluation et suivi de la décision (indicateurs)
20
Prises de décision – Remarques
▪ Se fait souvent dans des circonstances très
complexes (manque de temps surtout pour la
phase d’analyse).
▪ Souvent caractérisée par le conflit et/ou la
formation de coalition.
▪ L’intuition, le jugement, l’expérience sont
souvent utilisés pour choisir parmi les options.
▪ L’organisation résout de « gros » problèmes à
travers la résolution d’une série de « petits »
problèmes.

21
Etapes du processus
de veille
ESI
Avril 2021

M. Benslimane
Mise en place d’un projet de veille
• Prérequis
• Les dirigeants soient convaincus de
l’utilité du projet.
• La stratégie de l’organisation en matière
de veille soit clairement définie par la
direction.
• Cette stratégie doit être communiquée à
l’ensemble du personnel de
l’organisation.
2
1. Planning
2. Collection
and Direction

4. Dissemination 3. Analysis

3
Source : Kahaner, Competitive Intelligence, 1996. In: EBSI – BLT 6142. 2006.
4
Source : 3EI, La veille stratégique, décembre. 2001, cité In: EBSI – BLT 6142. 2006.
Source : KB Intelligence. Automatiser sa veille sur Internet. 5
Source : KnowledgeConsult (septembre 2004). Maîtriser la veille pour préparer l'intelligence économique.
6
Etapes du processus de veille
• Définition des besoins.
• Définition des axes / secteurs de
surveillance.
• Identification des sources (sourcing).
• Collecte de l’information.
• Analyse et traitement de l’information.
• Diffusion de l’information.
• Action. 7
Définition des besoins
• Identifier la population des
destinataires des produits et services
de veille.
• Direction générale ?
• Département communication ?
• Cadres supérieurs ?
• Etudier les besoins en matière de
veille de ces différentes catégories
d’utilisateurs (enquêtes).
• Trier et hiérarchiser les besoins. 8
Définition des axes de surveillance
• Dépendent des objectifs et de la
stratégie de l’organisation.
• Il s’agit « (…) de décrire ou de préciser
les sujets qui intéressent l’organisme et
pour lesquels il convient de collecter
des données ou informations pouvant
concerner les aspects technologiques,
juridiques, normatifs et réglementaires,
économiques, concurrentiels, sociétaux,
etc., (…) ». (Norme Afnor, 1998)
9
Définition des axes de surveillance (suite)

• Quels sont les domaines prioritaires à


surveiller ?
• Hiérarchiser les axes de surveillance
afin d’établir un ordre de priorité.
• Elaborer une liste de « thèmes cibles ».
• Décliner chaque thème en plusieurs
questions de recherche (quelles sont
les informations concrètement
attendues pour chacun des thèmes
retenus ?).
10
Identification des sources
• Sources potentielles pour une collecte
ciblée (formelles et informelles ; internes
et externes).
• Sites institutionnels.
• Presse en ligne.
• Personnes ressources.
• Blogs.
• Listes ou forums de discussions.
• Bases de données.
• Salons, congrès, colloques, séminaires.
• Réseaux sociaux, etc. 11
Identification des sources (suite)
• Cette étape est souvent appelée
« SOURCING ».
• Elle nécessite une intervention
« humaine ».
• Ce sont les veilleurs qui effectuent la
recherche de sources pertinentes.
• Les outils de veille sont sensés
surveiller les sources préalablement
identifiées.
12
Identification des sources (suite)
• Il est important d’évaluer la qualité des
sources d’information repérées.
• Autorité.
• Date de dernière mise à jour (vérifier
toutes les pages du site et pas seulement
la page d’accueil).
• Objectivité.
• Organisation de l’information à l’intérieur
du site.
• Etc.
13
Identification des sources (suite)
• Compétences requises
• Connaissance des techniques et des
stratégies de recherche.
• Connaissance des différents types d’outils
de recherche.
• Maîtrise des langages d’interrogation et
de navigation des outils de recherche sur
Internet.
• Connaissance de la thématique de
recherche.
14
Collecte de l’information
• Organiser la collecte.
• Les outils de veille ont permis d’automatiser
la collecte de l’information sur Internet.
• Les informations collectées doivent être
validées, organisées et consignées sur un
support adéquat pour en faciliter le
traitement.
• Les logiciels de veille facilitent l’organisation
des informations et le stockage des données
collectées (+ données terrain).
15
Collecte de l’information (suite)
• La maîtrise des outils par le veilleur est
impérative.
• Catégories d’outils.
• Fonctionnement.
• Paramétrage.
• Quel outil, pour quelle source ?
• Quel outil, pour quelle finalité ?
(Surveiller, aspirer, détecter).

16
Analyse et traitement de l’information
• Etape la plus importante et la plus difficile
(cœur du processus de veille).
• C’est à cette étape que l’information
acquiert une valeur ajoutée.
• Les informations colligées à l’étape
précédente sont évaluées, recoupées,
analysées, synthétisées pour : établir des
liens, poser des hypothèses, formuler des
scénarii, faire des propositions,… « créer
du sens ». 17
Analyse et traitement de l’information
• Etape souvent assurée par des
« experts » ou « analystes » du domaine.

• Support des moyens technologiques


• Outils d’analyse et de mise en forme
(techniques d’indexation automatique, de
traitements croisés de références
collectées – bibliométrie).
• Classification – Cartographie – Résumés -
Texte Mining.
18
Méthodes d’analyse
Méthodes d’analyse appliquées à l’IE
(juin 2010), p. 6.

http://bdc.aege.fr/public/Methodes_d_analyse_appliquees_
a_l_Intelligence_Economique_Livre_Blanc_Icomtech.pdf

19
Diffusion de l’information
• Aboutissement et clé de voûte du
processus de veille.
• Acheminer, périodiquement, les
informations sous la forme la plus
appropriée aux différents destinataires.
• Qui doit-on informer ?
Profils d’utilisateurs.
• Comment doit-on diffuser ?
Supports/formats.
• Quand doit-on diffuser ? Fréquence. 20
Diffusion de l’information
• Formats et supports adaptés aux profils des
destinataires.
• Format papier.
• Format électronique.
• E-mail « push ».
• Intranet, RSE.
• Portail de veille avec accès gratuit et/ou payant.
• Support des moyens technologiques
• Générateurs des supports de diffusion
(bulletin de veille, portails ou autres
livrables). 21
Diffusion de l’information (suite)
• Produits, services ou livrables de veille
• Newsletters ou bulletins de veille.
• Dossiers de veille (thématiques).
• Profils sectoriels.
• Profils de pays / marchés.
• Profils biographiques.
• Diffusion sélective de l’information.
• Services d’alerte.
• Veille personnalisée.
• Etc. 22
Action
• La veille ne se limite pas à une
surveillance classique de
l’environnement.
• La diffusion des informations collectées
et analysées a pour objectif d’aider à la
prise de décision et de mener à l’action.
• L’information est utilisée pour agir.
• L’action représente le but ultime visé par
la veille.
23
Taylor : le spectre de la valeur ajoutée

Action

Processus
Connaissance décisionnel
productive
Processus
Connaissance de jugement
informative
Processus
Information d’analyse

Données Processus
d’organisation
24
Source : Taylor, R.S. (1986). Value-added processes in information systems. Norwood: Ablex.
Profil du veilleur
stratégique

ESI
Avril 2021

M. Benslimane
Structure dédiée à la veille
• Dispositif humain et technologique
organisé pour centraliser l'activité de
veille de l’organisation et diffuser
l'information analysée aux différentes
personnes intéressées.

Source : e-nov@action – La veille à visage humain, cité In: Université de Montréal. EBSI – BLT 6142. Cours 1.
2006.
2
Acteurs de la veille
• La plupart des auteurs s’accordent sur le fait
que l’activité da veille s’effectue en équipe et
implique le travail de plusieurs acteurs.
• Les veilleurs
• Les professionnels de la recherche et de
la gestion de l’information : observateurs,
recherchistes, documentalistes, etc.
• Les spécialistes du domaine : analystes,
experts.
• Les décideurs

Source : Bergeron, P. & Hiller, C. (2002). « Competitive Intelligence ». Annual Review for Information 3
Science & Technology, p. 353-390.
Recherchiste/Analyste
Recherchiste Analyste
• Formé pour trouver • Formé pour identifier
une aguille dans une des meules de foin dans
meule de foin l'espace
• Cherche généralement • Cherche généralement
une très grande à créer un ensemble de
précision données pouvant servir
à l'analyse
• Essaie de trouver la • Préfère avoir une
bonne information grande quantité de
données
4
Source : Trippe, A. (Octobre 2002). « Patinformatics: Identifying Haystacks from Space ». Searcher, 10 (9).
p. 28-41.
Profil du veilleur

• Le profil du veilleur a été pendant longtemps


méconnu et considéré comme atypique.
Informaticien ? Documentaliste ? Espion ?
• Les avis divergeaient également sur le profil du
« bon » veilleur.
• Formation en sciences de l’information ?
• Double formation (documentation + spécialité dans
domaine de l’organisation) ?
• Pas de formation technique (« état d’esprit ») ?

5
Profils du veilleur (fin 20ème siècle)
Documentalistes Veilleurs Ex-professionnels
convertis spontanés du renseignement

Quantité Plusieurs milliers Quelques milliers Quelques centaines

Communauté du
Provenant de Documentalistes L’entreprise renseignement d’Etat

+ Connaissance de
+ Maîtrise des outils l’entreprise + Maîtrise des réseaux
Points forts documentaires + Connaissance du + Professionnalisme
+ Formations solides champ professionnel + Capacité d’influence.
+ Crédibilité interne

- Peu de connaissance
- Enfermement dans la - Amateurisme du champ
Points faibles documentation - Manque de formation professionnel
- Image poussiéreuse aux techniques de base - Image inquiétante
6
Source : Martinet, B. & Marti Y.M. (2001). Intelligence économique : comment donner de la valeur
concurrentielle à l’information. Paris : Editions d’organisation.
Profil du veilleur (suite)
• Aujourd’hui, il existe de nombreuses formations en veille
et intelligence économique dans différents départements
universitaires (écoles de gestion, de commerce,
d’ingénieur, de bibliothéconomie, etc.).
• Septembre 2019 : ouverture à Rabat, d’une antenne
de l’Ecole de guerre économique (EGE) de Paris. MBA
« Management stratégique et Intelligence économique
(MSIE) »
• Septembre 2020 : lancement du Master spécialisé
« Intelligence compétitive et stratégique », ESI, Rabat.
• ENCG Marrakech : Master universitaire « Intelligence
économique et gestion du développement
international ».
7
(Voir document en annexe)

Fiche métier
Veilleur stratégique
---
Chargé de veille - Veilleur - Analyste veilleur -
Chef de projet veille -
Business analyst
Fiche métier
Veilleur stratégique
• Présentation du métier
• Missions
• Domaines et périmètre d’intervention
• Activités et tâches
• Compétences (savoirs, savoir faire et
savoir être)

9
Des outils et des hommes…
• Les outils permettent :
• gain de temps : réduction des coûts liés au
travail répétitif de veille ;
• amélioration quantitative et qualitative des
flux d’information ;
• Veille collaborative.
• L’intervention humaine est incontournable :
• paramétrage des outils de veille ;
• sélection des sources d’information utiles ;
• évaluation et validation de l’information
repérée ;
• analyse et synthèse de l’information
recueillie ;
• vérification de la satisfaction des
destinataires des livrables de veille. 10
Fiche métier : Veilleur stratégique
Chargé de veille, Veilleur, Analyste veilleur, Chef de projet veille, Business analyst

Le veilleur stratégique est à l'affût de tout ce qui se passe, se dit et s'invente dans le domaine de son entreprise. Son
rôle : anticiper les tendances du secteur ; détecter les opportunités de développement et les risques et procurer ainsi
un avantage concurrentiel à l'entreprise. Il capte des informations stratégiques sur le Web et dans des bases de
données spécialisées, les analyse et les diffuse aux décideurs. Outre une bonne connaissance du secteur et de ses
enjeux, il maîtrise parfaitement les méthodes et les outils de veille et suit de près les évolutions du web. Il exerce soit
dans un cabinet de conseil spécialisé soit dans la cellule de veille d'une administration ou d'une grande entreprise.

Présentation
Le veilleur stratégique mène des opérations de surveillance et d'action sur l'environnement de l'entreprise. Autrement
dit, il anticipe les tendances du marché sur différents champs pour procurer un avantage concurrentiel à l'entreprise.
En effet, les informations qu'il récolte et traite sur le web sont une base pour la définition des orientations stratégiques
de sa société.

Son objectif est triple :

· Premièrement, le veilleur stratégique doit comprendre les particularités stratégiques du patrimoine immatériel de
la société (exemples : brevets, licences, connaissances).
· Deuxièmement, il est responsable de la protection du patrimoine immatériel de l'entreprise en prenant
connaissance de renseignements, incertitudes, désinformations ou agressions déloyales.
· Troisièmement, il est en charge d'alimenter la prise de décision stratégique proactive de sa firme dans le respect
des lois et des règles éthiques.

Son périmètre est large : le veilleur stratégique peut faire de la veille commerciale, technologique, économique,
sociale, financière, concurrentielle, législative, juridique, réputationnelle et partenariale.
Le métier de veilleur stratégique s'exerce soit dans un cabinet de conseil spécialisé soit dans une cellule de veille
mise en place par une administration ou une grande entreprise.

Missions
Le veilleur stratégique prend en charge trois missions principales.
Tout d'abord, il/elle collecte l'information blanche (ou information ouverte, libre d'accès et d'exploitation, elle couvre la
majeure partie des sources documentaires) et l'information grise (ou information semi ouverte ayant fait l'objet
d'appropriation par un droit privatif comme la licence ou les droits d'auteurs et dont l'exploitation est soumise à
l'autorisation du titulaire) de manière proactive ou passive sur le web. Pour cela, il/elle doit au préalable comprendre
les enjeux stratégiques de l'entreprise.
Ensuite, il/elle traite cette information afin de la rendre cohérente et synthétique. C'est ainsi qu'il/elle peut effectuer
une analyse fine des informations pertinentes.
Enfin, le veilleur stratégique diffuse l'information en interne soit pour les services commerciaux, marketing, recherche

- Page 1/7
Portail des métiers de l'Internet - www.metiers.internet.gouv.fr
et développement, soit directement pour la direction de son entreprise dans le but d'aider à la prise de décision.

Domaines et périmètre d'intervention


Le veilleur stratégique se place sous l'autorité de la Direction de l'entreprise ou peut être rattaché hiérarchiquement
au Responsable Veille.
Il peut être amené à travailler en équipe et avec différentes fonctions (la direction commerciale, le service juridique, le
département Recherche et Développement) selon la taille de l'entreprise et son secteur d'activité.
Le métier de veilleur stratégique se situe à la frontière de la documentation et du renseignement. La documentation a
pour objet de regrouper les bonnes informations et d'en faciliter la consultation. Le renseignement, lui, s'apparente
souvent à l'obtention et à l'exploitation d'information confidentielle (information noire). La veille stratégique se situe
donc entre ces deux domaines car l'objectif est de consulter l'information, de l'analyser et de la diffuser en toute
légalité.

Activités et tâches
Activités 1 Concevoir la cartographie des outils de recherche en fonction des objectifs de la veille

Tâches Récolter les besoins des décisionnaires dans chaque domaine d'intervention et les synthétiser
Valider les objectifs et le budget avec les décideurs
Choisir les sources électroniques appropriées aux besoins détectés : moteurs de recherche,
métamoteurs, agents intelligents, annuaires, portails sectoriels
Recenser les sources humaines : réseaux, contacts, associations
Définir la fréquence de la recherche et de la visualisation des informations, ainsi que le coût de
chaque source
Valider la cartographie des ressources avec la hiérarchie

Activités 2 Mettre en œuvre le dispositif de veille tout en le maintenant en bon état de marche

Tâches Paramétrer les agents de recherche


Consulter quotidiennement les sources dont la recherche d'informations est automatisée :

· Métamoteurs / Logiciels de veille spécialisés


· Agents intelligents

Rechercher périodiquement les informations sur les sources non automatisées : inscriptions
aux salons professionnels, conférences, chats, forums spécialisés
Entretenir son réseau et ses contacts
Ajuster le paramétrage des moteurs de recherche et logiciels en fonction des besoins

Activités 3 Analyser l’information

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Tâches Produire des tableaux de bord par :

· Source
· Thème
· Priorité et importance stratégique

Recouper les informations entre domaines


Détecter les signaux d'alerte :

· Demandant une action correctrice


· Informant d'un risque à plus ou moins long terme

Formuler des hypothèses d'interprétation


Faire des recommandations

Activités 4 Alimenter la base de données et synthétiser les informations recueillies

Tâches Saisir les informations récoltées dans une base de données :

· Source
· Date
· Contenu

Recommandations
Codifier les informations
Classer les informations par thème
Sélectionner les données les plus pertinentes
Rédiger des notes de synthèse

Activités 5 Déterminer les canaux de diffusion de l’information

Tâches

Activités 6 Partager ses rapports et gérer la relation avec les utilisateurs

Tâches
Organiser la réunion, le colloque
Présenter les documents d'analyse rédigés

· Notes
· Rapports
· Journal spécialisé propre

Emettre les hypothèses dégagées

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Formuler les recommandations d'action en lien avec la direction
Gérer la relation avec les utilisateurs en mettant à jour régulièrement leurs besoins et leurs
attentes

Compétences
Savoirs Connaître :

· L'entreprise
· Ses produits
· Son secteur d'activité

Connaître l'environnement concurrentiel de la société :

· Compétiteurs
· Nouveaux acteurs
· Tendances du marché

Connaître les techniques Internet (nouvelles techniques informatiques et interactives de


traçage de l'information) :

· Référencement
· Cartographie

Connaître les techniques d'acquisition d'information :

· Traitement des données


· Tri
· Organisation des informations
· Synthèse

Connaître les techniques d'analyse stratégique


Connaître les techniques de vérification de l'information :

· Spécification des sources


· Croisement des sources
· Règles déontologiques

Connaître les techniques de rédaction : technique de compte rendu


Connaître le paramétrage des agents de recherche et ses problèmes techniques
Comprendre l'anglais

Savoir faire Utiliser les outils bureautiques de manière courante : traitement de texte, tableur, outil de

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présentation.
Définir et mettre en oeuvre un plan de veille
Maîtriser de manière opérationnelle :

· Les nouvelles technologies


· Le web informel
· Le web invisible
· Les bases de données
· Les outils collaboratifs

Pratiquer les logiciels de recherche et de traitement de l'information spécifiques :

· Logiciel Digimind
· Logiciel KB Crawl

Exploiter les sources documentaires

· Electroniques ou non
· Automatisées ou non

Utiliser des outils de gestion de contenus et de connaissances :

· Stock et flux
· Métadonnées

Faire de la synthèse et de l'analyse de données


Expérience de l'édition online :

· HTML
· XML

Respecter les contraintes légales

Savoir être Etre réactif


Etre curieux à l'égard de :

· L'entreprise
· Son activité
· Ses innovations
· Son secteur

Faire preuve de rigueur :

· Précision

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· Organisation
· Soin

Faire preuve d'un regard critique :

· Discernement
· Prise de recul
· Capacité d'analyse

Avoir du goût pour la stratégie


Avoir le sens du relationnel :

· Entrer en contact
· Adaptation à différents interlocuteurs
· Pratiquer une écoute active
· Construire et entretenir un réseau de connaissances

Etre un bon communiquant :

· A l'écrit
· A l'oral

Avoir du goût pour animer un réseau :

· Sens du relationnel
· Esprit d'équipe
· Pédagogie

Etre clair et concis dans la présentation de l'information

Cette fiche métier est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons
Attribution 2.0 France.
Dernière mise à jour : 25 octobre 2011.

Contributeurs

· CELSA - Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la communication, Université Paris
IV-Sorbonne - MASTER 2 Ressources humaines et communication :
Elise LANOE - mai 2009

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· Délégation aux usages de l'Internet - mars 2011

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Démarches de veille sur
Internet

ESI
Avril 2021

M. Benslimane
Internet = source & technologies pour la veille

▪ Source d’informations pour la veille (sites


institutionnels, forums de discussions,
médias en ligne, blogs, catalogues de
bibliothèques, bases de données
commerciales, réseaux sociaux, etc.).
▪ Ensemble de technologies permettant la
collecte de l’information (annuaires,
portails, moteurs de recherche et
métamoteurs, outils de veille, progiciels
et plateformes de veille, etc.).
2
Internet (source) – principales problématiques

▪ Diversité des sources (types, formats).


▪ Qualité de l’information (n’importe qui peu
publier sur Internet).
▪ Stabilité de l’information (évolution du
contenu des sites, « disparition » des
sources).
▪ Organisation de l’information (difficulté de
repérage des sources : pas de système de
classification et d’indexation universel
d’Internet).
3
Internet (technologies) – principales problématiques
▪ Chaque technologie a sa propre façon de
collecter, codifier, classer et restituer
l’information.
▪ Annuaires et portails (classement par
catégories) ; moteurs (indexation par des
robots) ; métamoteurs (interrogation de
plusieurs moteurs).
▪ Outils de veille (différentes applications
suivant le type d’outils – surveillance /
monitoring de pages Web, de réseaux
sociaux, de mots clés, suivi d’équations de
recherche, etc.).
▪ Plateformes de veille (choix du logiciel et coût
d’acquisition ou d’abonnement).
▪ Ces technologies sont en constante évolution. 4
Internet (source et technologies) –
principales problématiques pour le veilleur
▪ Connaître les sources ▪ Bienvenue dans
et savoir les évaluer. le monde
▪ Connaître les merveilleux de la
veille sur
différents types
Internet !
d’outils et maîtriser les
fonctionnalités de ces
outils (paramétrage).
▪ Suivre l’évolution
constante des sources
et des outils.
5
Démarche de veille – Technique « Pull »

Sources d’information

Le « Pull » représente
la technique classique
d’utilisation du Web, à
savoir que l’internaute
se rend directement et
régulièrement sur le
Web pour en « tirer »
les documents les plus
récents dans un
domaine donné.
Bookmark

6
Démarche de veille – Technique « Push »

Les alertes e-mail Sources d’information

Service
d’alertes

Mailbox de l’abonné

7
Démarche de veille – Technique « Push »

• Dans la technique « Push », des outils apportent à


l’internaute ou « poussent » vers lui, de manière
automatique et directe, l’information qu’il a auparavant
« programmée » (paramétrage des outils) en fonction
d’une équation de recherche (question soumise à un
service d’alerte ou agrégation de flux RSS).
• La technique « Push » requiert :
• Une inscription auprès du service.
• L’enregistrement d’un profil de recherche sous forme
d’une équation de recherche, d’une sélection de
champs d’intérêts, etc.
• Le choix d’une fréquence pour la relance
automatique.
8
Méthodologie de travail
• Cerner le sujet.
• Identifier les sources.
• Organiser le travail.

Définir et les paramètres de veille

9
Questions à se poser
• Les "5W" (Who, What, When, Where,
Why).
• Qui produit l'information que je cherche ?
• Quelles sources ?
• Quels sont les principaux concepts,
termes, expressions ?
• Quels outils devrais-je choisir ?
• Comment bâtir ma requête ?

10
Source : Université de Montréal. EBSI – BLT 6142. 2005.
Cerner le sujet
• Identifier les concepts de base.
• Définir le ou les termes avec lesquels on
n’est pas familier (dictionnaire,
encyclopédie, pré recherche).
• Noter les différentes limitations
(linguistique, géographique, de type de
document, etc.).
• Lister un maximum de concepts liés à la
recherche (synonymes, termes associés).
11
Elaborer un plan de concepts
• Equation de recherche où tous les
concepts et limitations sont combinés
entre eux avec des opérateurs logiques
(cette équation sera ensuite traduite dans
le langage d’interrogation des outils qui
seront utilisés).
• Exemple de plan de concepts
(intelligence économique OU intelligence
territoriale) ET Maroc
12
Identifier les sources
• Choix des outils de recherche.
• Recherche proprement dite.
• Sauvegarde des résultats.

13
Choix des outils
• Ne pas se limiter à un seul outil.
• Consulter les sites classés par catégories :
portails et annuaires thématiques.
• Utiliser les moteurs de recherche
généralistes, spécialisés et académiques.
• Interroger les bases de données
• Exploiter les différents types d’outils de
veille.
Les plateformes de veille disposent de nombreuses
fonctionnalités de recherche.
14
Recherche proprement dite
• Adapter le plan de concepts au langage de
l’outil (syntaxe propre à chaque outil).
• Exploiter le maximum de fonctionnalités de
l’outil (recherche de proximité, limitation au titre,
à l’URL, recherche de liens, etc.).
• Lancer la recherche simultanément sur
plusieurs outils en ouvrant plusieurs fenêtres ou
onglets du navigateur.
• Procéder à une rapide évaluation des résultats.
• Affiner ou élargir la requête en fonction des
résultats.
15
Sauvegarde des résultats
• Enregistrer les sources pertinentes
dans un bookmark.
• Organiser le bookmark.
• Repérage rapide des sources
collectées.
• Gestion des dossiers de recherche.
Les plateformes de veille facilitent
l’organisation et la gestion des dossiers de
recherche.
16
Gestion des bookmarks
• Organiser le bookmark dans le
navigateur ou dans un fichier excel :
plan de classement, dossiers et sous-
dossiers, mots-clés, descriptions.
• Rechercher de nouvelles sources
pour mettre à jour les favoris (ou
signets ou bookmarks).
• Sauvegarder le fichier de signets sur
un disque externe ou un cloud.
17
Apport d’Internet pour la veille
• Information ouverte, disponible à
tout moment.
• Information régulièrement actualisée.
• Informations multisources,
multidisciplinaires.
• Information numérisée, pouvant être
triée et exploitée rapidement.
Source : ABDS, Internet : recherche avancée et outils de veille, supports de cours communs, octobre 2002. In:
Guide méthodologique du travail en commun. [En ligne]. Disponible à l’adresse :
<http://www.iaat.org/telechargement/guide_methodo/guide_methodo_complet.pdf >, Consulté le 2 février
2014 18
Inconvénients d’Internet
• Risque de désinformation : qualité de la
source, de l’information.
• Risque de se noyer dans l’information.
• Information parfois difficilement accessible
(barrière de la langue, service payant).
• Information en perpétuelle évolution et donc
instable.

Source : ABDS (octobre 2002) 19


Panorama des outils
de veille

ESI
Avril 2021

M. Benslimane
Structure dédiée à la veille
• Dispositif humain et technologique
organisé pour centraliser l'activité de
veille de l’organisation et diffuser
l'information analysée aux différentes
personnes intéressées.

Source : e-nov@action – La veille à visage humain, cité In: Université de Montréal. EBSI – BLT 6142. Cours 1.
2006.
2
Histoire des outils de veille
• Le marché des outils pour la veille est un
marché extrêmement riche.
• Une partie des outils existants est bien
connue. Il s’agit des outils dits « classiques »
de recherche d’information sur Internet :
moteurs, annuaires, métamoteurs, etc.
• De nouveaux outils sont apparus par la
suite : agents de surveillance des sources
électroniques, outils d’analyse et de mise en
forme, progiciels et plateformes de veille.
Source : KnowledgeConsult. (Septembre 2004). Maîtriser la veille pour préparer l'intelligence 3
économique.
Histoire des outils de veille en France 2000-2020

Source : Netsources n° 147 (juillet-août 2020), p, 2.


Panorama des outils de veille (suite)

Plateformes de veille
Text mining traditionnelles
Alertes Clustering Social Media
Lecteurs RSS Summarizing Monitoring
Surveillance de
Curation pages Web Mapping Media Monitoring

Social
Bookmarking

Moteurs
généralistes /
spécialisés /
académiques

5
Schéma simplifié du processus de veille

• Des outils pour une ou plusieurs étapes

1.Recherche et collecte
2.Traitement et analyse

3.Diffusion

6
Plateformes de veille traditionnelles
• Un seul outil pour toutes les étapes du processus
de veille

1.Recherche et collecte
2.Traitement et analyse

3.Diffusion

7
Plateforme
de veille
traditionnelle

8
Plateformes de Social Media Monitoring
• Veille image, marque, e-réputation

9
Source : https://super-news.info/blog/7-best-social-media-monitoring-tools-for-any-business/
Plateformes de Media Monitoring
• Veille image, recherches ponctuelles et
investigations

Source : 10
Outils de monitoring et de surveillance

• Syndication de fils RSS


Inoreader feedly
• Automatisation de la surveillance de
pages Web
Website Watcher
Update Scanner (extension Firefox)
Page Monitor (extension Google Chrome)
• Suivi d’une requête sur un moteur de
recherche
Google Alertes Talkwalker Alerts
11
Outil de surveillance (exemple) – Website Watcher

▪ Agent qui scrute à intervalles réguliers le


contenu des documents sélectionnés et avertit
aussitôt qu’il constate des changements.
▪ Logiciel de veille permettant de suivre au
quotidien l’actualité de nombreux sites Web.
▪ Epargne la frustration de découvrir, après de
longues secondes de téléchargement d'une
page d'actualités que son contenu n'a pas
bougé depuis la dernière visite.

12
13
Outils de Social Bookmarking
• Permettent le partage de bookmarks.
• Sont indépendants du navigateur et de
l’ordinateur.
• Permettent d’enrichir le sourcing grâce
aux sources des autres utilisateurs.
Stocker, classer, chercher et partager les
favoris.
Diigo Pearltrees

14
Outils de curation

• CURATION = SELECTION + EDITION +


PARTAGE

Scoop.it! Paper.li

15
Outils d’analyse et de mise en forme
• Outils de classification : traitements sur
des fonds documentaires, génération de
plans de classement, présentation des
résultats par catégories.
Yippy
• Outils de résumé automatique
Resoomer
• Outils de traduction automatique
DeepL

16
Outils d’analyse et de mise en forme
• Outils de cartographie : visualisation d’une
recherche, présentation graphique sous
forme de sphères, de réseaux, de grappes
d’information, de nuage de tags.
Tagcrowd
Nuages de mots
Gephi
• Outils de text mining
Voyant Tools
<A lire> Deschamps, C. (5 février 2016).Voyant
Tools, un puissant service de text mining en open
source. 17
Outils de diffusion de l’information
• Outils de groupware : cadre de travail
coopératif entre les différents acteurs
impliqués dans le processus de veille.
• Outils de « push » : diffusion périodique
des informations auprès des utilisateurs
après paramétrage de leurs profils.
• Modèle d'une plateforme de veille visant
à automatiser la rediffusion de
l'information (Courrier, S., 2016).
18
Plateformes de veille traditionnelles

• Outils intégrés qui rassemblent des


fonctionnalités couvrant le champ complet
des besoins en matière de veille.
• Ils offrent, des fonctionnalités d’acquisition
externe et interne des informations, de
stockage et de traitement, d’analyse, de
mise en forme documentaire, de diffusion
et d’administration.

Source : Meingan, D. & Balmisse, G. (Juillet/août 2005). « La veille et ses outils ». it-expert, (56). p. 2-13. 19
Plateformes de veille traditionnelles
(suite)

• Plateformes dédiées à la veille intégrant


toutes les fonctionnalités d’un système
d’information de veille.

Digimind Intelligence
AMI Enterprise Intelligence
KB Crawl Suite
Sindup
20
21
Panorama des outils de veille sur le marché français

Rachat de Brandwatch par Cision et de


Linkfluence (Radarly) par Meltwater
22
Source : Netsources n° 147 (juillet-août 2020), p, 7.
Panorama des outils de veille internationaux

23
Source : Netsources n° 147 (juillet-août 2020), p, 7.
Des outils et des hommes…
• Les outils permettent :
• gain de temps : réduction des coûts liés au
travail répétitif de veille ;
• amélioration quantitative et qualitative des flux
d’information ;
• Veille collaborative.
• L’intervention humaine est incontournable :
• paramétrage des outils de veille ;
• sélection des sources d’information utiles ;
• évaluation et validation de l’information
repérée ;
• analyse et synthèse de l’information recueillie ;
• vérification de la satisfaction des destinataires
des livrables de veille. 24
Panorama des outils de
veille

Par Hafsa ERROUIJL


• Veille stratégique: les outils traditionnelles

• Veille spécialisée ( juridique, scientifique et technique, appels d’offre…):


Quel outils
les outils et bases de données spécialisées
pour quel type
de veille • Veille réseaux sociaux ( social media monitoring)

• Veille médias/ médias en ligne ( media monitoring)

• La curation : lecteurs RSS/ outils d’alertes

Hafsa ERROUIJL - Avril 2021


AMI entreprise intelligence

Veille stratégique Digimind

Sindup

Les outils Ixxo


traditionnelles
CIKISI

Intelligence2day

Meltwater

Talkwalker
Hafsa ERROUIJL - Avril 2021
Veille spécialisée
(juridique, scientifique et Lexis Veille
technique, appels d’offre…)

Les outils et bases de


données spécialisées
Artemis

Hafsa ERROUIJL - Avril 2021


Maltwater

Veille réseaux Youscan


sociaux
Brandwatch
Social media
monitoring Mention

Talkwalker

Digimindsocial
Hafsa ERROUIJL - Avril 2021
Veille médias/
médias en
ligne Factiva

Media
Europresse
monitoring

Hafsa ERROUIJL - Avril 2021


Feedly
La curation
Inoreader
Lecteurs rss/ outils
d’alertes Googles alertes

Talkwalker Alertes

Hafsa ERROUIJL - Avril 2021


Ecole des sciences de l’information Année scolaire 2020-2021
2A CI

Quelques blogs et sources d’information dédiés à la veille

Actulligence : intelligence économique, veille stratégique, veille concurrentielle et


veille image. <https://www.actulligence.com/>.
Bases & Netsources. < https://www.bases-netsources.com/>.
Le blog de FLA Consultants. <https://www.fla-consultants.com/fr/blog-actualites>.
EchosDoc : le portail des spécialistes Information & documentation :
<http://www.echosdoc.net/> – voir les catégories « Outils de recherche », « Sources
d’information » et « Veille / IE / KM ».
EURESIS (blog dédié à l’intelligence stratégique (économique), ses méthodes, ses
outils. <http://blog.euresis.com/>.
Insight-Driven Business (blog de Digimind). <https://blog.digimind.com/fr/>.
Inter-ligere (blog). <http://www.inter-ligere.fr/index.php/fr/blog-fr>.
KB Crawl. Le blog de la veille et du Knowledge Management.
<https://www.kbcrawl.com/fr/blog-veille/>.
Outils froids. <https://www.outilsfroids.net/ >.
Les outils de la veille. <https://outilsveille.com/>.
Recherche éveillée. <https://www.recherche-eveillee.com/>.
Veille.ma. <http://www.veille.ma/>.

+ Compte Twitter de Latino Loureiro Morais (expert en veille)


<https://twitter.com/laloumo?lang=fr>.

M. Benslimane

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