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Brève introduction La fonction de consommation keynésienne Remises en cause

CHAPITRE 3 : La consommation
Macroéconomie I

David Guerreiro
david.guerreiro@univ-paris8.fr

Année 2015-2016
Université Paris 8
Brève introduction La fonction de consommation keynésienne Remises en cause

Table des matières

1 Brève introduction
Les distinctions dans la consommation
L’importance de la CF dans le PIB
Les propensions à consommer et les lois d’Engel

2 La fonction de consommation keynésienne


La loi psychologique fondamentale
Caractéristiques de la fonction de consommation keynésienne

3 Remises en cause
Le revenu relatif
Le cycle de vie
La théorie du revenu permanent
Brève introduction La fonction de consommation keynésienne Remises en cause

Les différentes consommations


On considère deux consommations différentes en macro :
La consommation finale (CF)
Utilisation de biens et services pour la satisfaction directe des be-
soins humains.
Seuls les ménages et les APU sont concernées.
Achats de logements exclus... Considérés comme de
l’investissement.

La consommation intermédiaire (CI)


Biens et services transformés ou entièrement consommés au cours
du processus de production.
Concerne les entreprises et les APU.
Attention, ne concerne pas le capital (machines, locaux) qui lui est
amorti (se déprécie mais ne disparait pas au cours du processus
de production).
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Distinction des dépenses au sein de CF


Majeure partie de la CF des ménages est individualisée, mais une partie
(croissante) est socialisée. On distingue :
La dépense de consommation finale des ménages
• Les dépenses de conso directement supportées par les ménages.
• Les consommations qu’ils paient directement.
• ⇒ biens/services achetés directement + dépenses de conso
socialisée restant à charge après remboursement (santé,
éducation...)
Consommation effective des ménages
• Dépenses de CF des ménages + consos individualisables des
administrations (CIA).
• CIA ⇒ prestations en nature dont les bénéficiaires peuvent être
précisément définis (éducation, santé) : consommations socialisées.
• Sont exclues des CIA les services non marchands dont il est difficile
de répartir le bénéfice entre agents : police, justice, défense.
• Utile pour évaluer du niveau de vie.
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L’importance des dépenses de conso dans le PIB

Figure: Dépenses de CF des ménages et PIB

1998 2000 2002 2004


Dépenses de CF 731.2 783.9 821.5 850.3
des ménages
PIB 1340.2 1441.4 1488.9 1536.6
Rapport (en%) 54.6 54.4 55.2 55.3
Unités : milliards d’euros constants 2000 et pourcentage.
Source : Bernier et Simon (2007) d’après INSEE.
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Les propensions à consommer


Qu’est-ce qu’une propension ?
Penchant, inclination à faire quelque chose.
Propension à consommer = penchant pour la consommation.

La propension moyenne à consommer (PMC)


PMC = la fraction (en pourcentage) du revenu dépensé en consom-
mation. C
PMC =
Y

La propension marginale à consommer (PmC)


PmC : la variation de la consommation suite à une variation du
revenu.
∆C dC δC
PmC = = = = f 0 (Y ) = c
∆Y dY δY
Avec C = f (Y )).
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Les propensions à consommer : exemple

Figure: Dépenses de CF des ménages et PIB

2000 2001 2002 2003 2004


Revenu disponible 907.3 951.3 991.8 1015 1056.6
CF 764.7 797.6 825.5 854.2 901.2
PMC 0.84 0.84 0.83 0.84 0.85
PmC - 0.75 0.69 1.24 0.93
Unités : milliards d’euros courants.
Source : Bernier et Simon (2007) d’après INSEE.
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Des propensions aux élasticités


Utilisation des propensions
Les propensions peuvent s’utiliser dans un cadre macro (comme nous
venons de la faire).
Mais elles peuvent aussi s’utiliser dans un cadre micro (c’est à dire
pour un bien ou un ensemble de biens) pour calculer des élasticités.

Les coefficients d’élasticité


Une élasticité se défini comme le rapport de la variation relative
d’une variable y à la relation relative d’une variable x.
C’est en fait le rapport de deux taux de croissance.
Par exemple l’élasticité de la consommation par rapport au revenu se
calcule comme :
∆C
C
εc/y = ∆Y (1)
Y
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Des propensions à la loi d’Engel

Utilité des élasticités


Permettent de gommer les différences d’unités.
On peut parler en pourcentage (en relatif).
Par exemple la propension d’achat de nike ⇒ le nombre de paires de
nike que je suis prêt à acheter quand mon revenu augmente de 1 euro.
Elasticité des nike par rapport au revenu ⇒ le pourcentage de paires
de nike en plus que je suis prêt à acheter lorsque mon revenu augmente
de 1%.

Élasticités et loi d’Engel


• Fin 19ème Engel étudie la structure de conso des ménages allemands.
• Il s’aperçoit que différentes catégories de conso évoluent à des
rythmes différents de celui du revenu.
• En s’appuyant sur l’élasticité de la consommation des biens par rap-
port au revenu, il réalise une typologie.
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Exemple pour la France

Figure: Élasticité de la consommation par rapport au revenu.

2000 2001 2002 2003


Elasticité des produits alimentaires 0.66 1.26 0.95 1.04
Elasticité des télécommunications 2.21 1.67 1.77 2.65
Elasticité des articles d’habillement 0.06 0.06 0.14 0
Source : Bernier et Simon (2007) d’après INSEE.
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Lois d’Engel
Les biens normaux
Biens dont la consommation % aussi vite que le revenu %.
ε≈1
Dépenses de conso pour ce bien augmentent aussi vite que le
revenu.

Les biens inférieurs


Biens dont la consommation % moins vite que le revenu %.
ε<1
Dépenses de conso pour ce bien augmentent moins vite que le
revenu.

Les biens supérieurs


Biens dont la consommation % plus vite que le revenu %.
ε>1
Dépenses de conso pour ce bien % plus vite que le revenu.
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La fonction de consommation

Définition
La fonction de consommation a pour objectif d’expliquer l’évolution de
la consommation globale des ménages à l’aide d’un certain nombre
de variables économiques.
Variables explicatives vont différer en fonction des auteurs.
Liens entre les variables explicatives et la conso vont aussi différer.
Plupart du temps le revenu est la principale variable.
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La loi psychologique fondamentale

“La loi psychologique fondamentale sur laquelle nous


pouvons nous appuyer en toute sécurité, à la fois a priori en
raison de notre connaissance de la nature humaine et a
posteriori en raison des enseignements détaillés de l’expérience,
c’est qu’en moyenne et la plupart dut temps les hommes
tendent à accroı̂tre leur consommation à mesure que
leur revenu croı̂t, mais non d’une quantité aussi grande
que l’accroissement du revenu.”
J.M. Keynes, Théorie Générale, chap 8, section 3.
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La loi psychologique fondamentale


Explication
• La conso est une fonction croissante du revenu des ménages.
• Quand le revenu %, la conso % mais de manière moins rapide.
• ⇒ Ecart croissant entre la consommation et le revenu au niveau na-
tional.
• Si C est la conso et Y le revenu, ∆C est de même signe que ∆Y ,
mais ∆C < ∆Y .
• La PmC est positive et inférieure à 1 :
0 < PmC < 1

Mathématiquement
• On peut écrire la fonction de conso comme :
C = C(Y ) (2)
C = C0 + cY (3)

• avec C la consommation, Y le revenu, C0 la consommation incom-


pressible (ou autonome) et c la PmC.
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Fonction de consommation
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Fonction de consommation
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Fonction de consommation
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Fonction de consommation
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Fonction de consommation
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La consommation autonome

Définition
La consommation autonome ou incompressible se définit comme :
La consommation qui est indépendante du revenu.
Elle correspondrait au minimum de consommation capable de sa-
tisfaire les besoins vitaux.

Graphiquement
Correspond au point C0 .
Quand le revenu (Y ) est égal à 0, la consommation est positive.
Fonction de consommation est ici une fonction affine ⇒ la conso
est une fonction linéaire du revenu (Y ) plus une constante (la
conso autonome C0 ).
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Décroissance de la propension moyenne à consommer


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Décroissance de la propension moyenne à consommer

La PMC
C
• Rappel : PMC = Y .
• Augmentation du revenu s’accompagne d’une diminution de la
PMC.
• S’explique par le fait que 0 < PmC < 1.
• Plus on s’enrichit, et plus on va consommer, MAIS...
• L’augmentation de la conso est moins rapide que l’augmenta-
tion du revenu, DONC...
• La part de la conso par rapport au revenu baisse lorsque le
revenu augmente.
• La propension moyenne à consommer est donc décroissante par
rapport au revenu.
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Décroissance de la propension moyenne à consommer


Graphiquement
• On considère les 4 distances ||0; C2 ||, ||0; Y2 ||, ||0; C1 || et ||0; Y1 ||.
• On voit graphiquement que ||0; C2 || > ||0; Y2 || ||.
• ⇒ PMC2 > 11.
• Par ailleurs, on voit aussi que ||0; C1 || = ||0; Y1 ||
||.
• ⇒ PMC1 = 11.
• Donc PMC1 < PMC2 ⇒ la PMC diminue avec l’augmentation
du revenu.

Epargne/désépargne
Y1 est le niveau de revenu qui est totalement consommé.
∀ Y < Y1 , Y < C , ce qui veut dire qu’il y a une désépargne au
niveau macroéconomique de la part des ménages.
∀ Y > Y1 , Y > C , ce qui veut dire qu’il y a une constitution
d’épargne au niveau macroéconomique de la part des ménages.
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Lien consommation-épargne : propensions moyennes

Propension moyenne à épargner


Par définition, la consommation et l’épargne sont les deux seuls
emplois du revenu possible.
Y =C +S S, où S est l’épargne.
C
Si on divise par Y , 1 = Y + YS .
La somme de la propension moyenne à consommer et de la
propension moyenne à épargner est égale à 1.
On peut donc retenir que la propension moyenne à épargner
est croissante avec le revenu. ⇒ Corollaire de la fonction de
consommation keynésienne.
La propension moyenne à épargner n’est en fait que le taux d’épargne.
Le taux d’épargne augmente à mesure que le revenu augmente.
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Lien consommation-épargne : propensions marginales

La PmC au niveau graphique


On a vu que la fonction de conso est une fonction affine.
La PmC est le coefficient qui se place devant la variable de revenu.
Graphiquement celà correspond à la pente de la fonction de conso.
∆C
Cette pente se calcule comme c = ∆Y
.
Dans le cas d’une fonction affine, la PmC est constante.

De la PmC à la PmS
A partir la PmC on peut déterminer la PmS, la propension
marginale à épargner.
Considérons l’équation de revenu en termes de d’accroissement :
∆Y = ∆C + ∆S .
∆C ∆S
En divisant par ∆Y on obtient : 1 = ∆Y
+ ∆Y .
∆C ∆S
Ici ∆Y est la PmC, et ∆Y est la PmS.
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Lien consommation-épargne : propensions marginales

La propension marginale à épargner


La propension marginale à épargner est la variation de l’épargne suite à
une variation du revenu :
∆S dS δS
PmS = = = =s
∆Y dY δY
On a donc c + s = 1.
Mais aussi que s = 1 − c .
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La fonction d’épargne
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La fonction d’épargne

De manière mathématique
S =Y −C
S = Y − (C0 + cY )
S = Y − C0 − cY
S = −(C0 + (1 − c)Y )
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Exercice

On observe les données suivantes :


Y1 = 900 et Y2 = 1000
C1 = 770 et C2 = 850
1 Calculer la PMC, la PmC, la PMS et le PmS.
2 Donner la fonction de consommation et la fonction d’épargne.
3 Tracer sur un même graphique ces deux fonctions.
4 Calculer le revenu de rupture.
5 La fonction de consommation respecte-t-elle les hypothèses keynésiennes ?
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La validité de l’approche keynésienne


A court terme
La fonction de conso keynésienne est vérifiée.
La PMC est décroissante par rapport au revenu.

A long terme
Plutôt mal vérifiée.
PMC est stable (constante).
Se situe aux alentours de 0,9.

Au niveau conjoncturel
Absence de proportionnalité et de symétrie entre les variations
du revenu et de consommation.
Quand le revenu baisse, la consommation a tendance à stagner et non
pas à baisser.

Différentes théories alternatives vont tenter de répondre à ces


problèmes.
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Le revenu relatif

Théorie et hypothèses
En 1949, Duesenberry tente d’expliquer les asymétries entre conso et re-
venu. Part de 2 hypothèses :
• Individus sont sensibles à leur conso relative et comparent leurs
dépenses à celles des autres consommateurs.
• Ménages adaptent facilement conso à la hausse mais pas à la baisse.
⇒ La consommation présente dépend du revenu présent ainsi mais
aussi du revenu le plus élevé obtenu dans le passé.
Conséquences
• Les variations de la consommation ne vont pas être proportionnelles
à celle du revenu.
• Effet de cliquet : dur de réduire sa consommation lorsque le
revenu diminue.
• L’épargne qui va jouer le rôle d’amortisseur.
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Représentation graphique
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La théorie du cycle de vie

Point de départ
Modigliani (1963) part du constat que les revenus du travail sont
répartis irrégulièrement tout au long de la vie.
Le salaire est faible en début de carrière (apprentissage).
Il augmente ensuite pour arriver à son apogée aux alentours de 50
ans.
Il baisse ensuite car la productivité des salariés plus âgés baisse.

Idée
Les individus désirent avoir un niveau de conso relativement stable
tout au long de leur vie :
Lisser leur potentiel de consommation.
⇒ Opérer des transferts de ressources sur leur cycle de vie.
Lissage se réalise grâce à des opérations d’épargne et d’emprunt.
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Représentation graphique
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Représentation graphique
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Représentation graphique
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Les 3 phases

Jeunesse (0-30 ans)


Dépenses sont supérieures aux ressources.
Individu s’endette pour financer sa formation, s’installer.
La valeur de son patrimoine net est négative (endettement vis-à-
vis de ses parents, de l’Etat).

La phase d’activité (30-65 ans)


Hausse du revenu qui lui permet de se désendetter (valeur du patri-
moine net se rapproche de 0).
Ensuite accumulation de patrimoine en vue de la retraite.
Achat maison, épargne, mais aussi cotisations retraite.
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Les 3 phases

Retraite (65-80 ans)


Revenus du travail disparaissent.
Consommer son épargne (cotisations retraite, désépargne, vente mai-
son...).
Son épargne nette décroit (baisse de W/P).
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Intérêt de l’approche
La fonction de consommation
• Elle dépend du revenu courant (Y
Y ).
• Mais aussi de la richesse (patrimoine) des ménages (W
W /P
/P).
• Ici les consommateurs vont optimiser leurs comportements de consom-
mation sur leur horizon de vie.
• Ando et Modigliani trouvent la relation suivante pour les US :
C = 0, 7Y + 0, 06 W P
.

Au niveau macro
• Modèle à génération imbriquées ⇒ Il n’y a pas qu’un seul ménage
représentatif, mais 3 ménages à différent stades de leur vie.
• Permet de diversifier les comportements.
• Le taux d’épargne est nul : l’endettement des jeunes correspond à
l’épargne des ”vieux”.

⇒ Permet d’expliquer la stabilité des comportements de conso sur


le long terme (PMC constante).
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Limites

Pour que la théorie du cycle de vie soit viable il faut un


marché des capitaux parfait.

Imperfections
Plusieurs imperfections peuvent survenir sur le marché des capitaux :
Plafonds réglementaires sur le taux d’endettement (en France 30%).
Encadrement du crédit et des taux d’intérêts.
Asymétrie d’information (l’emprunteur connait beaucoup mieux sa si-
tuation économique que le prêteur) ⇒ Sélection adverse, aléa mo-
ral.

Ces imperfections ne permettent pas aux ménages


d’avoir les crédits nécessaire au lissage de leur
consommation ! ! !
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La théorie du revenu permanent


Théorie et hypothèse
Thèse développée par Friedman (1957). La consommation n’est pas
envisagée sur le revenu courant comme chez Keynes mais sur un
revenu anticipé au cours de la vie.
Revenu est composé chez Friedman d’un revenu transitoire.
Et d’un revenu permanent.

Qu’est-ce que le revenu permanent ?


Revenu anticipé par les agents sur la base des revenus prove-
nant de leur travail, mais aussi de la richesse (patrimoine) qu’ils
accumulent.
Très difficile de calculer le revenu permanent de la part des ménages.
S’approxime par une moyenne pondérée des revenus courants et
des revenus passés.
Les revenus passés ont un poids plus faible dans cette moyenne que
les revenus plus récents.
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La théorie du revenu permanent

Exemple
• Si l’on considère 4 périodes.
• Yp = αYt−1 + βYt−2 + γYt−3 + θYt−4
• Avec Yp le revenu permanent, Yt−1,t−4 et α < β < γ < θθ.
• Par ailleurs 0 < α, β, γ, θ < 1 et, α + β + γ + θ = 11.
Le revenu transitoire
• Composante du revenu courant qui ne peut pas être prévue.
• Revenu transitoire est aléatoire et peut se résumer à des gains aux
jeux (loto), à des primes ou des bonus obtenus par les salariés.
• On suppose que ce revenu transitoire peut être positif ou négatif, mais
il n’influence pas la consommation d’un individu.
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La théorie du revenu permanent

La fonction de consommation de Friedman


Elle n’est fonction que du revenu permanent (Yp ).
Ne dépend pas du revenu courant car celui-ci peut inclure une com-
posante transitoire.
C = αYp (4)

avec α la propension moyenne à consommer, égale à la propension


marginale.
La propension à consommer et à épargner sont constantes.
On parle de stabilité de la consommation.
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La théorie du revenu permanent

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