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Chapitre II : Principaux constituant de l’atome

Introduction :

D’après la théorie atomique publiée en 1808, DALTON a considéré que l’atome est
une particule est une entité invisible et indivisible. En effet diverses expériences ont apporté
la preuve que les atomes ne sont pas les constituants ultimes de la matière, et qu’ils sont eux
même formés de plusieurs types de particules élémentaires.

II.1 Les particules élémentaires :

Trois particules élémentaires de très petites dimensions composent toute la matière de


l’univers. Avec ces trois briques fondamentales on peut « construire » tous les éléments qui
existent. Ces particules fondamentales ont été découvertes entre 1875 et 1910, ce sont : le
proton, le neutron et l’électron, par :

Crookes (électron) ; rayon cathodique ou tube à décharge


Goldstein (proton) ; atome + énergie électrique → ion (+) + e- ; exp : Ne→Ne+
(formation d’ion positif) + e- Rutherford (réalisation d’une première expérience
nucléaire) : + → + (découverte du proton)
Chadwick (neutron) ; en bombardant le Béryllium par des particules α, il constata
l’apparition d’un rayonnement pénétrant neutre (neutron).

II.1.1. Tubes de CROOKES- Rayonnement cathodiques :

A/ Description :

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B/ Fonctionnement :

Le tube à décharge en verre contient un gaz (air, Hélium ou Néon) à très faible
pression (10-6 atm). Quand la tension atteint 15000 Volts l’écran devient fluorescent sauf dans
la zone d’ombre. En met en évidence que cette fluorescence est due à un rayonnement
cathodique constitué de particules chargées négativement ; il s’agit d’électrons.

Un objet (disque métallique) placé sur le trajet, projette une ombre sur l’écran ; le
rayonnement, issu de la cathode se propage en ligne droite (trajectoire rectiligne).

Un moulin (objet léger), placer sur la trajectoire se met en mouvement : donc le


rayonnement est constitué de particules ayant une énergie cinétique, donc une masse et une
vitesse de déplacement.

Remarque :

• Puisque ces rayons sortent de la cathode s’appellent : les rayons cathodiques.


• Lorsque ces rayons se misent en contact avec le verre, il y a apparition des points
lumineux.
• Puisque ces rayons se dirigent vers l’anode, ces rayons contiennent des espèces
chargés négativement

Conclusion : L’atome contient des espèces chargées négativement appelés d’après


CROOKES : Electron.

II.1.2. Caractéristiques de l’électron

A/ Expérience de J.J THOMSON : mesure du rapport e/m

A-1/ Description

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Le but de cette expérience est l’étude qualitative et quantitative des rayons cathodiques :
*Etude qualitative : sens de déviation du faisceau de rayons cathodique
*Etude quantitative : déterminer des équations du mouvement de faisceau cathodique et
calculer la charge massique « e/m ».

A-2/ En présence d’un champ électrique :

Lorsque le faisceau de rayon cathodique rentre dans un champ électrique crée par un
condensateur constitué par deux plaques métalliques (+) et (-). A la sortie du champ
électrique, le faisceau se dévie vers la plaque (+) et apparition d’un point A sur l’écran.
Sur un mince pinceau horizontal de rayon cathodique, chaque électron se comporte
comme un corps de masse m lancé horizontalement avec une vitesse v et soumet à une force
électrique constante sous l’action d’un champ électrique : = ∗ la somme des forces
appliquées sur l’électron est uniquement la force électrique, on l’exprime par :


∑ = ∗ ⇒ ∗ = ∗ ⇒ = ………(1)

Si le champ se fait sentir sur une longueur L, l’électron met un temps t pour ce

déplacer d’une extrémité à l’autre = ……………(2) ; au bout de celui-ci il subit un

déplacement vertical : = …………… (3), de (1), (2) et (3) on obtient :

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∗ ∗
= ∗ ∗ ⇒ = ∗ ! …………………………………(4)

d et L étant déterminés expérimentalement, il reste à connaître la vitesse v pour calculer le


rapport e/m.

A-3/ En présence d’un champ magnétique :

Lorsque le faisceau d’un rayon cathodique rentre dans un champ magnétique " crée par un
aimant magnétique sous la forme Ո constitué par deux pôles (Nord et Sud), le faisceau d’un
rayon cathodique se dévié vers le bas pour décrire une trajectoire circulaire de rayon :

∗!
#=
∗"

A-4/ En présence d’un champ électrique et magnétique :

L’action simultanée d’un champ électrique et d’un champ magnétique ", en agissant
convenablement sur les intensités de E et de B ; on peut s’arranger pour que le pinceau
d’électrons ne soit pas dévié ; dans ces conditions et à chaque instant :

∑ =0 ⇒ + =0 ⇒ = ⇒&∗ =&∗!∗" ⇒! =' (5)


De (4) et (5) ⇒ = ∗ ; la mesure de e/m se déduit par : = 1,759*1011 C/Kg
' (

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B/ Expérience de MILLIKAN : Détermination de la charge e

B-1/ Dispositif

But : détermination de la charge élémentaire


Principe : Suivre le mouvement d’une gouttelette d’huile au sein du dispositif de MILLIKAN.
On injecte de petites gouttelettes d’huiles dans la chambre remplie d’air. Les gouttelettes se
chargent électriquement quand on ionise le gaz par l’action d’un rayonnement X.

a- En absence du champ électrique :


Définition : la force de STOCKS se crée durant le mouvement d’un corps microscopique, elle
est opposée à la direction du mouvement.
Pesanteur : ) = ∗ * = + , ∗ -+ ∗ . ∗ *

Force de frottement (Stocks) : / =6∗ ,∗1∗-∗!


Avec :

ρ : Masse volumique de l’huile


η : Coefficient de viscosité du gaz (air)
r : Rayon de la gouttelette
v : Vitesse de la gouttelette
g : Accélération de la pesanteur

La gouttelette atteint rapidement une vitesse limite (constante), l’accélération est alors nulle :

∑ = ∗ = 0 ⇒ P - Fs = 0; soit : ( ∗ 2 = 3 ∗ 4 ∗ 5 ∗ 6 ∗ 7
Avec : . = alors : = ∗ , ∗ -+ ∗ .
+
b- En présence du champ électrique :

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La gouttelette subit trois forces (la pesanteur, la force de stockes et la force électrique).
La gouttelette descend :

∑ =0 ⇒ )+ / + =0 ⇒ )8 / 8 =0 ⇒
(2:34∗5∗6∗7
* 8 6, ∗ 1 ∗ - ∗ ! 8 & ∗ =0 ⇒ 9=

La gouttelette monte :

∑ =0 ⇒ )+ / + =0 ⇒ )+ / 8 =0 ⇒
(2<34∗5∗6∗7
* + 6, ∗ 1 ∗ - ∗ ! 8 & ; ∗ =0 ⇒ 9; =

c- La gouttelette immobile :

∑ =0 ⇒ )+ =0 ⇒ )8 =0 ⇒
(2
* 8 &" ∗ =0 ⇒ 9" =

Après plusieurs expériences MILLIKAN a constaté que les charges portées par la gouttelette
sont des multiples d’une certaine valeur égale à : 1,6 * 10-19.
q= n* 1,6 * 10-19 (eV)

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q= n*e avec « e » la charge élémentaire : e = 1,6 * 10-19 C

D’après J.J. Thomson: = 1,759*1011 C/Kg ⇒ = ⇒ me = 9,1*10-31 Kg


( , ?@∗ ABB

II.1.3. Nucléon

II.1.3.1. Proton

RUTHERFORD en bombardant des atomes d’azotes par des particules α constata la


formation d’oxygène et d’une nouvelle particule qu’il identifie au noyau d’hydrogène (atome
d’hydrogène ayant perdu un e-) H+ ou proton, la réaction nucléaire réalisée est la suivante :
1
+L → + )-N NO Ou bien + → + 1 , Le proton porte
une charge élémentaire > 0(+e), sa masse est égale à 1836 fois celle de l’électron.
mp=1,6724 10-27 Kg =1,0076 u.m.a.

II.1.3.2. Neutron

L’étude des réactions nucléaires a également permis la découverte de neutron. En soumettant


des atomes légers comme le béryllium à l’action d’une particule α, il apparaît un rayonnement

pénétrant neutre, comme illustré par cette réaction nucléaire: @ + → QP + 10O.


Ce rayonnement est constitué de particules électriquement neutres : les neutrons.
La masse du neutron est 1836 fois supérieure à celle de l’e- ; donc :
mn=1836 me=1,6747 10-27 Kg= 1,00866 u.m.a, on remarque que : mn ≈ mp

II.1.4. Quelques propriétés physiques

Particule Symbole Masse (Kg) Charge électrique (C)


Proton P+ 1.6724 * 10-27 1.60219* 10-19
Neutron n0 1.6747*10-27
Electron e- 9.11*10-31 - 1.60219* 10-19

On voit que le proton et le neutron ont des masses sensiblement identiques :


mp =mn =1.67 10-27 Kg.
L’électron est une particule beaucoup plus légère, sa masse est approximativement
= 1833)
R
2000 fois plus faible que celle du proton ou de neutron (
ST

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II.2. Modèle planétaire de Rutherford

II.2.1. La masse des atomes :

Normalement la masse d’un atome devrait pouvoir se calculer simplement en faisant la


somme des masses de ces divers constituants: (V = W ∗ (X + Y ∗ (Z + W ∗ ( : , la

masse des électrons est très faible par rapport à celle des neutrons ou des protons, nous
pourrons donc la négliger.

[ = \ = 1.67 ∗ 10: _* ⇒ ` = a∗ [ + ∗ \ ⇒ ` = 1.67 ∗ 10: ba + c


⇒ ` = 1.67 ∗ 10: d

Avec Z+N= A (nombre de masse).

II.2.2. Unité de masse atomique (u.m.a)

Cette unité de masse adaptée à l’étude des objets microscopiques est définie comme étant le
douzième de la masse de l’atome de carbone (12C). Une mole de carbone pesant par
convention 12g et correspondant à N atomes de carbone 12. Alors la masse d’un atome peut
être déduite de la manière suivante :

1mole → 12 g → 6.023* 1023 atomes (N)

m( atome 12C) → 1 atome ⇒ `ef g = h


*

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Donc, un atome de carbone 12 pèse * et l’unité de masse atomique vaut ∗ *= * .Il
h h h

y a donc une correspondance directe entre la masse d’un atome en u.m.a et sa masse molaire
en g. 1 u.m.a = *= *= 1.66 10-24 g = 1.66 10-27 Kg. Comme nous venons de le
h Q.A +∗ A i

voir, la masse du proton (ou celle du neutron) est justement pratiquement égale à cette masse
de 1.67 10-27 Kg.

Donc mp = mn =1 u.m.a et comme : ma=1.67 10-27 Kg (Z+N)= 1.67 10-27 Kg A= A u.m.a.

On conclu que, la masse de l’atome exprimée en u.m.a ou sa masse molaire exprimée en g


sont pratiquement égales à son nombre de masse.

Exemple : Pour un atome l’unité de masse est l’u.m.a.

Pour une mole d’atomes l’unité de masse est le g. => On donne : 16 (≈15.994)O

La masse d’un atome d’oxygène égale à 15.994 u.m.a ou bien la masse d’une mole d’atome
d’oxygène est égale à 15.994 g.

1 mole → 12 g → 6.023*1023 atomes (N)

m(atome 12C) → 1 atome ⇒ `ef g = h


*

Donc, un atome de carbone 12 pèse h


* et l’unité de masse atomique vaut ∗ h
* = h* .

Il y a donc une correspondance directe entre la masse d’un atome en u.m.a et sa masse
molaire en g. 1 u.m.a =h * = Q.A * = 1.66 10-24 g = 1.66 10-27 Kg. Comme nous venons
+∗ A i

de le voir, la masse du proton (ou celle du neutron) est justement pratiquement égale à cette
masse de 1.67 10-27 Kg.

Donc mp=mn=1 u.m.a et comme : ma=1.67 10-27 Kg (Z+N)= 1.67 10-27 Kg A= A u.m.a.

On conclu que, la masse de l’atome exprimée en u.m.a ou sa masse molaire exprimée en g


sont pratiquement égales à son nombre de masse.

Exemple : Pour un atome l’unité de masse est l’u.m.a.

Pour une mole d’atomes l’unité de masse est le g. => On donne : 16 (≈15.994)O

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La masse d’un atome d’oxygène égale à 15.994 u.m.a ou bien la masse d’une mole d’atome
d’oxygène est égale à 15.994 g.

II.3. Caractéristiques de l’atome :

L’atome est représenté comme suite : l


kj

Le numéro atomique Z est le nombre de protons. Z désigne également le nombre


d’électrons qui entourent le noyau. La charge du noyau est +Z e et la charge total d’électrons
est –Z e. A chaque numéro atomique correspond un élément.
Le nombre de masse A est le nombre de nucléons, soit la somme du nombre de
protons et du nombre de neutrons.
Les deux nombres A et Z sont des nombres entiers, ils caractérisent un atome ou son
noyau. Une espèce donnée de noyau s’appelle un nuclide ou un nucléide ; un nucléide est
donc par définition un noyau avec une masse et une charge déterminée.

Q
Exemple : déterminer le nombre de neutrons de l’atome d’oxygène : => N= A-Z => N=8.

II.4. Isotopie

Des atomes peuvent avoir un même numéro atomique Z et des nombres de masse A
différents, on dit qu’ils sont des isotopes d’un même élément.

Exp : +?Pm , + Pm , Q
, , , (hydrogène normal : A=1, Z=1, N=0) , (deutérium, Z=1,
A=2, N=1), + (tritium, Z=1, A=3, N=2).

II.4.1. Abondance relative des différents isotopes

Nous venons de voir qu’un même atome pourrait correspondre à divers isotopes qui ne
différent entre eux que par le nombre de neutrons présents dans le noyau. On pourrait donc à
priori imaginer une infinité d’isotopes différents pour chaque élément.
On désigne par Abondance naturelle le pourcentage en nombre d’atomes de chacun
des isotopes présents dans le mélange naturel.
Cette abondance naturelle a pu être mesurée et on la trouve dans des tables. On admet
que l’abondance naturelle de chacun des isotopes est toujours la même quelque soit la
provenance de l’échantillon étudié.

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II.4.2. Masse molaire de l’élément

Comme un élément est constitué d’un mélange de divers isotopes et que les
proportions de ces divers isotopes sont constantes on va pouvoir définir pour chaque élément
une masse molaire moyenne qui tiendra compte de sa composition,
Z

n(op = q rs ∗ ns
s
Avec : Xi : désignant l’abondance naturelle de l’isotope i de masse molaire Mi.
Exemple : Le magnésium possède 3 isotopes :
t* b78.60 %c, t* b10.11 %c,
?
t* b11.29 %c
Q

24 ∗ 78.60 + 25 ∗ 10.11 + 26 ∗ 11.29


t fw = = 24.32 */ Nm
100

II.5. Energie de liaison et de cohésion des noyaux

II.5.1. Energie de liaison (E) : Energie nécessaire à la formation d’un noyau quelconque à
partir de ces nucléons (P+N). La formation du noyau est décrite par la réaction suivante : W +
{
Y → Wr + b < 0c. La formation d’un noyau nécessite, en général, une énergie négative.

II.5.2. Energie de cohésion (B): Energie nécessaire à la destruction d’un noyau en ces
constituants (N+P) selon la réaction : {Wr + } → W + Y, cette énergie est positive et on peut
écrire : B= -E.

II.5.2.1. Energie de cohésion par nucléon :


Si nous divisons l’énergie de cohésion d’un noyau par le nombre de nucléons
(A=N+Z), nous obtenons l’énergie de cohésion par nucléon. En générale l’énergie de
cohésion par nucléon est inférieure à 8.9 Mev quelque soit l’élément considéré. On peut
porter sur un diagramme appelé courbe d'Aston la représentation graphique de cette énergie
moyenne de cohésion en fonction du nombre A de nucléons.

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Cette énergie de cohésion est de l'ordre du MeV/nucléon (1MeV = 106 eV = 1,6 10-13
J). La courbe obtenue présente un maximum vers A = 60, les atomes correspondant étant les
atomes les plus stables qui existent. La pente de la courbe d'Aston est très importante pour la
zone des atomes "légers" de A < 15. Du coté des atomes "lourds" de Z > 15 cette pente est
beaucoup plus douce. Les atomes dont l'énergie de liaison moyenne est faible (de E / Z < 7,5
MeV / nucléon) vont chercher a se stabiliser et a se rapprocher de la zone de stabilité
maximale vers Z = 60. Deux processus différents sont possibles : (atomes légers : fusion et
atomes lourds : fission).

II.5.2.2. Théorie de la relativité (Equation d’EINSTEIN) :


Les notions de masse et d’énergie reste toujours en adéquation : disparition de masse
2
=> ajout d’énergie et disparition d’énergie => ajout de masse. D’où : E = Δm * C ; (C :
célérité ou la vitesse de la lumière, C= 3 108 m/s).
Remarque :
La masse du noyau est toujours inférieure à la somme des masses de ces constituants, Il y a
une perte de masse ∆m qui se transforme en énergie avec : E = ∆m * C 2.
Lorsque l’on crée un noyau, ∆m est négative, ∆m = disparition de masse = défaut de
masse. ∆m =m noyau-(Z*mproton+N*mneutron) <0. ; On parle alors de l’énergie de liaison.
Lorsque l’on décompose (détruit) le noyau en ces nucléons, ∆m est positive,
∆m =(Z*mproton+N*mneutron)- mnoyau >0, On parle alors de l’énergie de cohésion.

II.5.3. Définition de l’électron volte : L’électron volt (eV) est l’énergie acquise par un
électron accéléré par une différence de potentiel (d.d.p) de 1 volt. D’où :

20
1 eV= 1.6 10-19 Coulomb (c )* 1 Volt (V) = 1.6 10-19 joule (J).

II.5.4. Energie d’un u.m.a (1 u.m.a)

E = ∆m * C 2, ∆m =1 u.m.a = 1.66 10-27 Kg => E = 1.66 10-27 Kg * (3 108) (m/s)2 =>


E=14.94 10-11J.

1Ev= 1.6 10-19J =>E= (14.94 10-11)/(1.6 10-19)= 933 106 eV => E=933 MeV,
D’ou: 1u.m.a. = 933 MeV.
Exercice :
1- Déterminer le nombre de protons, neutrons et d’électrons du noyau de deutérium.
2- 2-Déterminer l’énergie de cohésion du noyau de deutérium par MeV/noyau, par
MeV/mole d’atome et par MeV/nucléon. On donne : mn=1.008665 u.m.a,
mp=1.007277 u.m.a et mnoyau= 2.014102 u.m.a
Solution :
1- Deutérium ( : Z=1, A=2 => N=A-Z = 2-1 =1).
2- E = ∆m * C 2 => ∆m =(Z*mproton+N*mneutron)- mnoyau
E =[(Z*mproton+N*mneutron)- mnoyau]* C2

Par (MeV/atome (noyau))

E=[(1.007277+1.008665)-2.014102]*9 1016 u.m.a m2/s2


= 0.00184 *1.66 10-27 kg *9 1016 m2/s2
= 2.75 10-13 J/noyau = (2.75 10-13)/(1.6 10-19)
=1.72 106 Ev = 1.72 MeV/noyau.

Par (MeV/mole d’atome)

E=[(1.007277+1.008665)-2.014102]*9 1016 u.m.a m2/s2


= 0.00184*10-3 g/mole *9 1016 m2/s2 = 16.56 1010 J/mole
= (16.56 1010)/(1.6 10-19)= 10.35 1029 eV= 10.35 1023 MeV/mole d’atome.

Vérification E noyau

1 atome → 1.72 MeV/atome

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6.023 1023 → E ⇒ E= 6.023 1023 * 1.72 = 10.35 1023 MeV/mole

Par (MeV/nucléon)
\fw`~ 1.72
\~•€éf\ = = = 0.86 t ‚⁄Oƒ„méNO
d 2

II.5.3. Stabilité du noyau

L’atome est constitué principalement, d’après Rutherford, de vide et toute sa masse est
concentrée dans un volume infiniment petit « noyau ».
On peut expliquer simplement ce fait en considérant que les protons chargés
positivement se repoussent, l'ajout de neutrons stabilise les nucléides par un effet de
"dilution" des charges positives qui en étant plus éloignées les unes des autres auront
tendance à moins se repousser. Notons que le fait que les noyaux des atomes soient stables
implique obligatoirement l'existence de forces d'intensité plus grandes que celle de la force
électrostatique de Coulomb qui, si elle était seule, détruirait le noyau. Le rapport entre le
nombre de proton et le nombre de neutron est le facteur principal qui va fixer la stabilité ou
l'instabilité d'un nucléide donné.

22

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