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Ce rapport a été réalisé dans le cadre d’un stage technicien effectué au

centre de production de Sousse.

Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à Monsieur SOUYED


MONGI, chef du centre de production de Sousse qui nous a permis de réaliser
notre stage et à son intérêt à m’encadrer pendant toute la durée du stage et
nous répondre aux différentes questions que je me suis posées.

Il m’est aussi très agréable de remercier Monsieur CHAOUCH


ABDESSALEM, responsable de la formation et chef du service sécurité, qui
nous a été d’un grand concours par une réelle contribution et un encadrement
effectif pendant la durée de notre stage.

Je tiens également à exprimer mes sentiments de gratitude et de


reconnaissance à Monsieur SKHIRI HEDI, chef de l’unité de maintenance de
l’étape A qui a consacré tout son temps à suivre l’évolution de notr emon stage
et à palier les difficultés auxquelles j’ai fait face.

Avec beaucoup d’égard, je ne manquerai pas de remercier Monsieur BEN


CHEIKH AHMED, chef de l’unité de contrôle technique, qui n’a pas cessé de
me prodiguer ses conseils, et me fournir la documentation nécessaire dont
j’avais impérativement besoin.

Je me fais aussi un devoir de remercier tout le personnel administratif et


technique du centre de production de Sousse pour l’accueil chaleureux qu’il
m’a réservé et conditions saines de travail qu’il m’a offertes. Ainsi j’étais
profondément touché, non seulement par le climat professionnel qui règne entre
les différents secteurs et services, mais aussi par l’esprit de collaboration dans
le travail dans la centrale.

INTRODUCTION 4
GÉNÉRALE ...................................................................................
6
CHAPITRE 1 : PRÉSENTATION DU CENTRE DE PRODUCTION DE 6
SOUSSE ............. 7
1.1 Historique .................................................................................................
7
1.2 Structure fonctionnelle ............................................................................ 7
1.2.1 Division Exploitation........................................................................ 7
1.2.2 Division Maintenance A .................................................................. 7
1.2.3 Division Maintenance B .................................................................. 7
1.2.4 Division Contrôle technique ............................................................ 8
1.2.5 Division Sécurité et formation ......................................................... 8
1.3 Présentation des étapes ............................................................................ 9
1.3.1 Etape A.............................................................................................
1.3.2 Etape B............................................................................................. 11
11
CHAPITRE 2 : PRÉSENTATION DU CYCLE THERMIQUE 12
VAPEUR ......................... 13
2.1 Principe de fonctionnement .................................................................... 16
2.2 Description d'une tranche du cycle thermique ..................................... 16
2.2.1 Le générateur de vapeur (La chaudière) ........................................... 17
2.2.1.1 La chambre de combustion ........................................................ 17
2.2.1.2 Les brûleurs ............................................................................... 18
2.2.1.3 Le ballon chaudière ................................................................... 19
2.2.1.4 Les échangeurs de chaleurs ....................................................... 19
2.2.1.4.1 Les écrans ..................................................................... 19
2.2.1.4.2 Les surchauffeurs .......................................................... 20
2.2.1.4.3 Les resurchauffeurs ....................................................... 21
2.2.1.5 Préchauffeur et réchauffeur d'air ............................................... 21
2.2.2 La turbine à vapeur ........................................................................... 22
2.2.3 Le condenseur .................................................................................... 22
2.2.4 La bâche alimentaire .........................................................................
2.2.5 L'alternateur ......................................................................................
2.3 Calcul de rendement ................................................................................

24
24
CHAPITRE 3 : CALCUL DU RENDEMENT DU CORPS BP 25
DE LA TURBINE 25
............................................................................. 26
3.1 Eléments théoriques..................................................................................
3.1.1 Calcul de l’enthalpie d’entrée………………………………………. 28
3.2.2 Calcul de l’enthalpie de sortie……………………………………… 28
3.1.3 Calcul de l’enthalpie théorique de sortie …………………………… 29
3.2 Présentation du logiciel de calcul du rendement du corps BP de la 29
turbine…………………………………………………………………… 29
3.2.1 Description du logiciel…………………….………………………… 30
3.2.2 Interfaces du logiciel............................................................................
3.2.2.1 Interface du démarrage……...……….………………….…… 32
3.2.2.1 Interface des commandes……………...……………………..
3.2.3 Essai du logiciel ……………………………………………………... 33

CONCLUSION .........................................................................................................

ANNEXE ………………………………………………………………………….
D
epuis la découverte du feu, l’homme n’a cessé d’essayer tout ce qui peut brûler. Il a
commencé par utiliser le bois, en passant par les fossiles (charbon, pétrole, gaz,…), et
aujourd’hui, on est même arrivé à utiliser des combustibles radioactifs.
Cette succession bien organisée et bien agencée dans le temps, n’est pas le fruit du
hasard. Elle est plutôt liée à la prépondérance des ressources d’énergie, au degré de
développement des pays et aux contraintes environnementales.
En effet :
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la reconstruction du pays s’est largement
basée sur l’origine hydraulique de la production d’énergie.
Après la baisse des prix du pétrole et l’accroissement des besoins énergétiques,
l’énergie thermique de production d’énergie est devenue prépondérante.
A la suite du choc pétrolier de 1973, l’énergie d’origine nucléaire a pris la relève, dans
les pays développés, pour réserver la production d’énergie qui est devenue de plus en plus
développée, et pratiquement toutes les grandes puissances et les pays veulent acquérir cette
énergie.
En Tunisie, le développement du parc nucléaire n’est pas pour demain et l’origine
thermique de production d’énergie occupe jusqu’à nos jours une grande part de la production
électrique nationale.
Ainsi, pour prendre connaissance de la production d’électricité en Tunisie et de prendre
contact avec le monde professionnel de l’entreprise, j’ai effectué mon stage technicien au sein
centre de production de Sousse (C.P.S).
Le premier chapitre est consacré à la présentation du centre de production de Sousse à
une présentation du C.P.S de point de vue administration et caractéristiques techniques et
performance de la centrale.
Dans le deuxième chapitre, je me suis intéressé à détailler l’étape A de la centrale en
décrivant son fonctionnement et les caractéristiques de ses principaux composants, puisque
j’y est passé la totalité de mon stage, au sien de l’unité de maintenance de cette même étape.
J’ai essayé de calculer le rendement du corps BP de la turbine à vapeur de la centrale de
Sousse. Et pour ce, j’ai developé un logiciel dans le but d’automatiser et de faciliter cette
tâche de cette tâche. J’ai essayé, en se basant sur calcul, d’analyser le fonctionnement de ce
corps et en faisant quelques recommandations à l’équipe de maintenance. Cette partie de mon
travail fera l’objet du troisième volet de ce présent rapport
1.1 HISTORIQUE :

La production industrielle de l’électricité en Tunisie a commencé au début du vingtième


siècle. Elle a connu, depuis, une évolution très importante en ce qui concerne l’énergie et la
puissance fournie. D’ailleurs cette dernière est passée de 3 mégawatts(MW ) pour le premier
groupe thermique mis en service à la centrale de la Goulette en 1903, à 27 MW dans les
années cinquante.
Ces groupes thermiques étaient localisés essentiellement au nord du pays et avaient une
production de plus en plus limitée face à la demande accrue.
En 1962, la société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG), vient remplacer les
anciennes sociétés concessionnaires pour assurer la production, le transport et la distribution
de l’électricité et du gaz en Tunisie.
La STEG a été créée, de ce fait, le 3 avril en 1962 et naturalisée le 12 juillet 1972. Pour
répondre à la progression des besoins en énergie électrique, la STEG a réalisé dans les années
quatre-vingt une centrale thermique dans la région de Sousse près de Oued Hamdoun .
Cette centrale, qui est appelée étape A, possède une grande puissance fournie qui atteint
les 150 MW pour une seule tranche (l’étape A est constituée de deux tranches).
Puis une deuxième étape est venue s’ajouter à la première en 1995 comme premier
cycle combiné en Tunisie et qui peut fournir 350 MW, dite alors étape B.
Ainsi le centre de production de Sousse fournit de nos jours une puissance de 600 MW,
ce qui représente, à peu près, 45 % de la production nationale en électricité.
1.2 STRUCTURE FONCTIONNELLE :

Le fonctionnement dans le Centre de Production de Sousse (C.P.S) est géré par


« divisions », dont l’harmonisation est assurée par la direction de la centrale. Elle est divisée
en 4 divisions :

1.2.1 DIVISION EXPLOITATION :


Elle assure la bonne circulation de l’information entre les différents organes de la
centrale et coordonne leurs travaux mutuels. Cette division se ramifie à deux autres services
qui assure la gestion de l’exploitation pour les deux étapes A et B (on a, ainsi, deux services
exploitation A et exploitation B)

1.2.2 DIVISION DE MAINTENANCE A : 


Sa mission comme son nom l’indique, est l’entretien des différents équipements de
l’étape A (les deux tranches thermiques vapeur). Elle comporte quatre services :maintenance
électrique, maintenance mécanique, maintenance électronique et commande et
instrumentation.

1.2.3 DIVISION DE MAINTENANCE B : 


Sa mission et sa structure sont pratiquement semblables à celles de la maintenance A,
mais elle se préoccupe seulement de l’étape B (le cycle combiné).

1.2.4 DIVISION CONTRÔLE TECHNIQUE : 


Elle veille au bon déroulement des procédés techniques dans la centrale. On distingue
trois services : bureau des méthodes (BDM), bureau des statistiques, laboratoire de chimie et
traitement d’eau.

1.2.5 DIVISION SÉCURITÉ ET FORMATION : 


Ce service s’intéresse essentiellement à la sécurité du personnel et veille sur les
différentes protections électriques et mécaniques.
O rg a n ig ra m m e fo n c tio n n e l d u c e n tre d e p ro d u c tio n d e S o u s s e

C h e f d u c e n tre

U n ité U n ité
F in a n c iè re L o g is tiq u e
& c o m p ta b le

D iv is io n D iv is io n D iv is io n D iv is io n
M a in te n a n c e A M a in te n a n c e B C o n trô le te c h n iq u e E x p lo ita tio n

S e rv ic e S e rv ic e S e rc ic e S e rv ic e S e rv ic e S e rc ic e S e rv ic e B u re a u S e rv ic e E x p lo ita tio n A E x p lo ita tio n B


m é c a n iq u e E le c triq u e C o n trô le m é c a n iq u e E le c triq u e C o n trô le C h im ie d e s e a u x d e s m é th o d e s P e rfo rm a n c e s
& in s tru m e n ta tio n & in s tru m e n ta tio n (B .D .M .) & s ta tis tiq u e s

M a c h in e MT C o n trô le C h a u d ro n n e rie MT C o n trô le Labo C hef C hef


O u tils C h im ie d e s q u a rts d e s q u a rts

C h a u d ro n n e rie BT In s tru m e n ta tio n E n tre tie n BT In s tru m e n ta tio n T ra ite m e n t


E q u ip e m e n t des eaux

E n tre tie n
E q u ip e m e n t

1.3 PRÉSENTATION DES ÉTAPES :

Le C.P.S a été, jusqu’à aujourd’hui construit en deux étapes complètement


indépendantes et différentes.

1.3.1 ETAPE A :

Elle a été construite par la compagnie Allemande SGP-SIEMENS et mise en


fonctionnement depuis 1980.
Elle comporte deux tranches parfaitement identiques contenant chacune une turbine à
vapeur (T.V).
Chaque T.V produit une puissance de 160 MW avec un rendement de 40 %.

1.3.2 ETAPE B :


Cette étape a été construite par la compagnie française GEC ALSTHOM et mise en
fonctionnement à partir de 1994.
Elle comporte deux turbines à gaz (T.G ) produisant chacune 120 MW et une T.V de
puissance 130 MW.
La caractéristique de l’étape B est le cycle combiné C.C, qui permet un gain d’énergie
et une augmentation du rendement par une consommation réduite en combustible.

Le rendement du cycle combiné est donné selon le régime utilisé. Ce rendement est :
- de 32%, si l’on fonctionne en cycle ouvert (c’est à dire que les gaz
d’échappement des deux TG sont rejetés vers l’atmosphère)
- de 50%, si l’on fonctionne en cycle fermé (c’est à dire les gaz d’échappement
sont renvoyés vers les chaudières de récupération pour chauffer l’eau qui va servir
de fluide moteur pour la TV).

Le tableau qui suit regroupe les principales caractéristiques et performances concernant


chacune des deux étapes :

Etape A
Etape B
Désignation « Centrale thermique
« Cycle combiné  »
vapeur »
Date de mise en service 1980 1994 / 1995
Nombre et type d’unités 2 TV 1 TV + 2 TG
Puissance nette (MW) 308 355
TG : 118
Puissance brute unitaire (MW) 160
TV : 128
Coût d’investissement (MDT) ~ 65 ~ 270
Consommation spécifique nette
~ 2560 ~ 1700 sur PCI
(kcal/kWh)
Rendement (%) 38 50
TV : 30 ans 
Durée de vie des principaux composants 30 ans
TG : 15-20 ans
Combustible
Base Gaz naturel Gaz naturel
Secours Fuel lourd n°2 Gasoil
Conditions du site
Proximité de la mer Oui Oui
Hauteur de la cheminée 80 m 57 m
Environnement
Débit total des fumées (t/h) 2880
Débit du rejet de l’eau de mer (m3/s) 12 10

L
a réalisation du cycle thermique de Sousse rentre dans le cadre du programme d’équipement
de la STEG en moyens de production d’énergie électrique. Cette centrale comporte une
« étape A » qui comprend deux tranches d’une puissance unitaire de 160 MW.
Cette étape est destinée à produire de l’énergie électrique en utilisant le chaleur dégagée
par la combustion de deux principaux combustibles utilisées dans la centrale, à savoir le fuel
lourd N°2 et le gaz naturel.

2.1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT :

Une centrale thermique produit de l’énergie électrique à partir de l’énergie calorifique


obtenue en brûlant du combustible.
Elle travaille selon le cycle de HIRN à resurchauffe.
Température
T (K)

D F

C
B
s5
s6
P6
E s4
P5
P4 s3
P3
s2
P2
P1 s1 G
A

Entropie S (kJ.kg-1.K-1)

Diagramme (T, S)

Cette transformation de l’énergie se fait selon les étapes suivantes :


Dans la chaudière, ou générateur de vapeur, l’eau circule dans les tubes tapissant les
parois de la chaudière et se transforme en vapeur sous l’action de la chaleur dégagée par le
combustible.
L’eau chimiquement pure, qui circule à une très forte pression (140 bar) dans les tubes
du générateur de vapeur se transforme sous l’effet de la chaleur en vapeur qui atteint une très
haute température de l’ordre de 540 °C. Cette vapeur se détend progressivement en premier
lieu dans la turbine haute pression. La vapeur recueillie à l’échappement de cette turbine sera
resurchauffée dans la chaudière et renvoyée vers les turbines moyenne et basse pression pour
aller ensuite se condenser dans le condenseur où la pression descend à un vide relatif.
L’eau extraite du condenseur par des pompes, est réchauffée par des soutirages de
vapeur des différents corps de la turbine avant d’être réinjectée dans l’économiseur et le
ballon chaudière. C’est donc la même eau qui est utilisée en circuit fermé.
L’énergie mécanique produite par la turbine se transforme à l’aide de l’alternateur en
énergie électrique. Un transformateur élévateur sera placée en aval de l’alternateur pour faire
monter les 15,5 kVolts produits par l’alternateur à 125 kV ou 225 kV , et ensuite les faire
distribuer dans le réseau de transport.
2.2 DESCRIPTION D’UNE TRANCHE DU CYCLE THERMIQUE :

Le cycle thermique de la centre de production de Sousse comprend deux tranches.


Chaque tranche constitue pour elle seule une unité de production qui comprend notamment :
 Une chaudière ;
 Un groupe turbo-alternateur (turbine à vapeur couplée à un alternateur) ;
 Un condenseur ;
 Un transformateur raccordé au réseau.

L’installation comprend aussi un bon nombre d’équipements e de bâtiments annexes :


auxiliaires de tranches mécaniques, salle de commande et de contrôle, ouvrages d’eau, station
de pompage, canal de prise et de rejet d’eau, réfrigérants atmosphériques…
On va traiter, dans cette partie du rapport, les principaux éléments d’une tranche
thermique de la centrale de Sousse.
2.2.1 LE GÉNÉRATEUR DE VAPEUR (LA CHAUDIÈRE) :

La chaudière, à un ballon à circulation naturelle, est l’une des parties les plus
importantes de la tranche de production. Elle chauffe au gaz naturel et au fuel lourd N°2 avec
8 brûleurs mixtes gaz et fuel. Le foyer de la chaudière est conçu pour la marche en
surpression côté fumée et pour la combustion avec un excès d’air minimal .
Ses parois sont tapissés par des tubes écrans soudés de façon à être étanches aux gaz et
dans lesquelles circule l’eau.

La fumée résultant de la combustion à l’intérieur du foyer débouche dans un réchauffeur


d’air rotatif assurant ainsi le réchauffage de l’air comburant qui va servir par la suite pour
alimenter les brûleurs de la chaudière.
La conception du générateur de vapeur consiste à suspendre à une charpente métallique,
toutes les parties sous pression, l’isolation et le revêtement. Ceci permet une libre dilatation
parfaite et la compensation élastique des forces dynamiques.
La chaudière est constituée essentiellement des éléments suivants :
 la chambre de combustion ;
 les brûleurs ;
 le ballon chaudière ;
 les échangeurs de chaleur.

Vue générale de la
chaudière d'une tranche
de l'étape A
2.2.1.1 La chambre de combustion :
C’est la partie principale du générateur de vapeur. L’air et le combustible bien
mélangées brûlent dans cette chambre en développant une flamme transporteuse d’énergie
calorifique aux échangeurs, servant ainsi à produire de la vapeur conditionnée en température
et en pression. La forme de la chambre de combustion et le type des brûleurs dépendent de :
 la nature du combustible ;
 la longueur de la flamme à assurer pour obtenir une combustion aussi complète que
possible ;
la pression qui règne dans la chambre de combustion dite « pression foyer ». Cette
pression varie avec le débit de vapeur, et elle ne doit pas dépasser une valeur limite pour
assurer la sécurité de la chambre.

2.2.1.2 Les brûleurs :


La chaudière est équipée de huit brûleurs disposés en quatre étages (deux brûleurs par
étage) et installés sur la façade avant de la chaudière. Leur rôle est d’assurer et d’entretenir la
combustion en maintenant un mélange homogène du combustible avec l’air comburant.
Dans l’axe du brûleur se trouve la lance à fuel-oil du type « pulvérisation
mécanique assistée à la vapeur ». Le gaz naturel est brûlé au moyen de 8 lances
interchangeables, disposées sur une couronne située à l’extérieur. Avec des brûleurs de ce
type, il est possible de brûler le fuel et le gaz simultanément.

Un brûleur
2.2.1.3 Le ballon chaudière :
Le ballon chaudière est une enceinte de mélange dans laquelle se trouvent réunies la
phase liquide et la phase vapeur de l’eau. L’eau du ballon alimente les écrans vaporisateurs
par l’intermédiaire des tuyauteries non exposées aux flammes, puis revient dans le réservoir
sous forme émulsion  « eau-vapeur ». Il s’établit dans le ballon un plan d’eau dont le niveau
est contrôlé et maintenu à une valeur sensiblement constante au-dessus de laquelle se trouve
de la vapeur saturée qui sera débarrassée de toutes ses gouttelettes d’eau par l’intermédiaire
des cyclones séparateurs et des sécheurs de vapeur en tôles ondulés et perforés. Cette vapeur
sera ensuite évacuée vers les surchauffeurs.

Équipement de séparation de vapeur dans le ballon de la chaudière

2.2.1.4 Les échangeurs de chaleur :


Ce sont des équipements essentiels de la chaudière. Ils sont conçus par des faisceaux
tubulaires où circule l’eau qui subit respectivement l’échauffement et la vaporisation et
l’échauffement grâce à des gaz chauds de la combustion.
Les échangeurs de chaleur se présente sous la forme :
 les écrans ;
 l’économiseur ;
 les surchauffeurs ;
 les resurchauffeurs.
2.2.1.4.1 Les écrans :
Ce sont des tubes accrochés autour du générateur de vapeur d’une façon qui permet leur
libre dilatation par rapport à l’enveloppe et la compensation élastique des forces dynamiques.
Ils sont au nombres de quatre :
 deux écrans latéraux ;
 un écran à l’amont de la chaudière ;
 un écran à l’arrière de la chaudière.

Dans les tubes écrans se forme le mélange eau – vapeur qui atteindra par une circulation
naturelle les collecteurs les plus hauts sous l’effet de la température. Ce mélange atteindra le
ballon ou il y aura séparation eau – vapeur.
Le profil standard des tubes écrans destiné aux chaudières à circulation naturelle est
constitué par un tube à ailette filée de diamètre extérieur 57 mm et ailette de 9 mm, le tout au
pas de 75mm.
Les avantages majeurs de ce profil sont les suivants :
 absorption de hautes intensités de radiation ;
 distribution favorable de tensions thermiques ;
 absence de tensions excessives à la base de l’ailette.

L’alimentation des écrans évaporatoires s’effectue par quatre colonnes verticales situées
aux quatre coins et à l’extérieur de la chambre de combustion.

Ecoulement eau vapeur dans un tube écran


2.2.1.4.2 Les surchauffeurs :
Ce sont trois échangeurs de chaleur dont le premier et le troisième sont à contre-
courants, et le deuxième à courants parallèles. Ils sont constitués de faisceaux tubulaires
soumis aux températures les plus élevées.
Ces échangeurs permettent de transformer la vapeur saturée provenant du réservoir, en
vapeur sèche conditionnée en température et pression pour être renvoyée vers le corps HP de
la turbine.
La température finale du surchauffeur est réglée par deux désurchauffeur double-
injection. Ceci permet un bon contrôle des températures du métal ainsi qu’un bon
comportement dynamique aux variations de charges rapides.

2.2.1.4.3 Les resurchauffeurs :


Ce sont deux échangeurs de chaleur «  vapeur d’eau – gaz de combustion » dans
lesquels l’échange se fait par convection.
Dans ces échangeurs de chaleur, la vapeur ayant subi une première détente dans le corps
HP de la turbine, reçoit une quantité de chaleur provenant des gaz de combustion à pression
constante, pour être envoyée dans les corps MP et BP de la turbine ou elle subit une deuxième
détente.
Cette resurchauffe est nécessaire à cause de la diminution de la pression et de la
température de la vapeur lors de la première détente. Elle présente aussi l’avantage
d’augmenter le rendement thermique de l’installation et de diminuer les gouttelettes d’eau
dans la vapeur qui peuvent s’attaquer aux ailettes de la turbine.

Les surchauffeurs et les resurchauffeurs sont fixés à l’aide de tubes-supports verticaux,


qui servent eux aussi à apporter la vapeur d’eau contenue dans le ballon chaudière et la
renvoyer vers le surchauffeur n°1.

2.2.1.6 Préchauffeur et Réchauffeur d’air :


Avant que l’air comburant passe dans les brûleurs pour assurer la combustion, on doit
faire passer sa température à un certain seuil pour assurer un meilleur rendement. En effet,
l’air passe en premier lieu par le préchauffeur d’air sui porte sa température de 30°C à 70°C
et par un réchauffeur d’air qui porte sa température jusqu’à 330/335 °C.
Le préchauffage de l’air se fait au moyen de la vapeur qui va chauffer l’air dans
l’échangeur. Les préchauffeurs sont installés juste après le ventilateur de soufflage.
Le réchauffeur d’air rotatif est à axe vertical. Les éléments de chauffe sont des sortes de
tôles à double ondulation. Cette structure permet de recueillir quelques calories au niveau de
la fumée .qui va s’échapper à travers la cheminée et de les faire passer à l’air.
2.2.2 LA TURBINE À VAPEUR :

La turbine à vapeur est une machine qui transforme l’énergie thermique admise sous
forme de vapeur surchauffée en énergie cinétique et par la suite en énergie mécanique. La
turbine est dotée d’une seule ligne d’arbre reliant les trois corps indépendants en acier forgé :
haute pression (HP), moyenne pression (MP) et basse pression (BP).
Le corps HP est à un seul flux (c’est à dire que la vapeur est admis d’un seul côté de la
turbine), alors que les corps MP et BP sont à double flux, cette conception assure la stabilité
de la turbine. Les rotors de la turbine ainsi que celui de l’alternateur sont accouplés de façon
rigide.
L’admission de la valeur surchauffée, à 540°C et à 140 bar, se fait dans le corps HP où
elle se détend jusqu’à 35 bar. A l’échappement de ce corps, une partie de la vapeur est
soutirée pour préchauffer l’eau venant de la bâche alimentaire avant son admission à la
chaudière : c’est le soutirage S6 . L’échangeur utilisé est l’échangeur HP6. L’autre partie est
directement renvoyée à la chaudière pour y être resurchauffée.
Dans la turbine MP, la vapeur resurchauffée venant de la chaudière s’y détend dans
deux directions opposées. Au cours de cette détente, un soutirage (le soutirage S5) est réalisé
pour alimenter un autre échangeur de chaleur sur le circuit d’eau allant à la chaudière : le
réchauffeur HP5. En fin de détente, un piquage de vapeur (le soutirage S4) est réalisé pour
fournir à la bâche alimentaire de la vapeur qui va dégazer les gaz dissout dans l’eau est aussi
pour préchauffer cette eau.
La turbine BP permet la détente dans deux directions opposées la vapeur venant
directement de l’échappement la turbine MP. Trois soutirages (les soutirages S3, S2 et S1)
sont opérés pendant la détente à trois niveaux de pression et de température décroissants pour
alimenter trois postes de réchauffage de l’eau condensée allant vers la bâche alimentaire : ce
sont les réchauffeurs BP3, BP2 et BP1. A l’échappement de la turbine BP, la vapeur n’a plus
la capacité à produire du travail vu son faible niveau de température et de pression.
La turbine est équipée d’un système d’étanchéité particulier. De la vapeur dite vapeur
d’étanchéité est envoyée sur la turbine pour empêcher la sortie de la vapeur des corps HP et
MP à l’extérieur (corps sous pression élevée) et l’entrée de l’air de l’atmosphère à  l’intérieur
du corps BP (corps sous vide).
Coupe des différents corps de la turbine à vapeur

2.2.3 LE CONDENSEUR :

C’est un échangeur de chaleur à contre courant qui permet le refroidissement et la


condensation totale de la vapeur par échange thermique avec un circuit d’eau de mer. Il
communique directement avec la sortie la turbine BP. L’intérêt du condenseur est de
récupérer l’eau condensée appelée eau d’extraction qui circule aussi en circuit fermé. Cette
récupération à l’état liquide est avantageuse car elle permet, au moindre coût, de remettre de
l’eau sous pression, grâce notamment aux pompes d’extraction.
Le condenseur reçoit aussi les appoints nécessaires d’eau déminéralisée pour
compenser les purges et autres pertes d’eau.
Enfin, le condenseur, comme la chaudière et les réchauffeurs d’eau, est un échangeur de
chaleur à surface qu’il convient de protéger pour éviter des dépôts de couches isolantes et
aussi les fuites et les infiltrations d’eau de mer.

2.2.4 LA BÂCHE ALIMENTAIRE :

C’est un réservoir qui recueille l’eau condensée (après passage les réchauffeurs BP).
Elle joue le rôle d’un dégazeur thermique alimenté par un soutirage du corps MP de la turbine
permettant d’évacuer les gaz dissous et notamment l’oxygène dont la solubilité dans l’eau
diminue lorsque la température augmente.
Les pompes alimentaires aspirent l’eau dégazée, appelée aussi eau alimentaire, élèvent
sa pression et la refoulent vers les réchauffeurs haute pression installés sur le circuit menant à
la chaudière.

2.2.5 L’ALTERNATEUR :

Il a pour rôle consiste à convertir l’énergie mécanique en énergie électrique.


L’alternateur comprend :
- Le stator : qui est l’induit. Son bobinage triphasé devient le siège d’un
courant induit de 50 périodes.
- Le rotor  : qui est l’inducteur.

Le courant triphasé collecté aux bornes de sortie de l’enroulement statorique est ensuite
transporté vers le transformateur d’interconnexion.
L’alternateur comporte une excitation à diodes tournantes.

Caractéristiques techniques de l’alternateur :

Constructeur KWU (RFA) – SIEMENS


Puissance nominale 160 MW
Puissance apparente 200 MVA
Nature du courant Triphasé

2.3 CALCUL DU RENDEMENT :

Une tranche de l’étape A fonctionne selon le cycle de HIRN avec resurchauffe. Ce cycle
a pour avantages une température assez élevée de la vapeur, de même pour sa pression ,
ajoutons aussi la resurchauffe qui favorise un gain en rendement très considérable.
En effet, accroître la température est toujours bénéfique, mais se trouve limité par la
tenue des matériaux dans la chaudière, surtout le resurchauffeur et d’autre parties tuyauteries
à l’admission de la turbine.
Ensuite, l’augmentation de la pression est favorable au rendement d’une part du travail
de pompage et d’autre part, la présence d’une forte humidité en fin de détente dans le corps
BP de la turbine.
Ici, vient le rôle de la resurchauffe. En effet, son principal avantage est de limiter cette
dernière. Ainsi, la resurchauffe permet-elle de recueillir le plein effet des hautes pression

Calcul du rendement :

travail utile
  rendement global 
travail fourni

Z alternateur
 
utile
  alternateur . turbine . cycle . chaudière
Q fournie à la chaudière

Le rendement net est le rendement qu’on recueilli aux bornes de l’alternateur après le
transformateur de soutirage. Ce rendement est donné par :

Z alternateur utile Z auxiliaires


 net    alternateur . turbine . cycle . chaudière .(1  )
Q fournie à la chaudière Z alternateur

Ce rendement est à peu près égal à 33%.

Cheminée
15 %

Condenseur
47 %

TURBINE
TURBINE
CHAUDIÈRE ÀÀ
CHAUDIÈRE
VAPEUR
VAPEUR
100 %

38 %
Puissance
électrique
Bilan d'une tranche thermique vapeur
3.1 ELÉMENTS THEORIQUES

Soient
 TE : température d’entrée du corps BP ;
 PE : pression d’entrée du corps BP ;
 TS : température de sortie du corps BP ;
 PS : pression de sortie du corps BP ;

Représentons les points d’entrée et de sortie du corps BP sur le diagramme (T, S) :
T

PE

E PS
TE

F G
STH S TS

E : point d’entrée dans la zone vapeur surchauffée


S : point de sortie situé dans la zone liquide-vapeur

Théoriquement, le point de sortie du corps BP est le point STH est défini par SE (entropie
d’entrée du corps BP) et PS (pression de sortie du corps BP) car la détente est normalement
isentropique.

G : le point à l’état vapeur saturée défini par TS ET PS.


F : le point à l’état liquide saturé défini par TS ET PS.

Par définition, le rendement du corps BP est calculé à partir de la formule suivante :

HE  HS

H E  H STh
Avec
 H E : enthalpie d’entrée du corps BP (point E)
 H S   : enthalpie de sortie du corps BP (point S)
 H STh : enthalpie théorique de sortie du corps BP (Point STh)

3.1.1 CALCUL DE L’ENTHALPIE D’ENTRÉE :

L’enthalpie d’entrée du corps BP est déterminée par la formule suivante :

H E  h(TECMP, PECMP )

Avec
 h  : fonction de calcul de l’enthalpie
 TECMP  : température d’échappement du corps MP qui est la
température d’admission du corps BP.
 PECMP  : pression d’échappement du corps MP qui est la pression
d’admission du corps BP.

3.1.2 CALCUL DE L’ENTHALPIE DE SORTIE :

Comme le point de sortie du corps BP (le point S) est situé dans la zone « liquide-vapeur » du
diagramme (T, S), la température en ce point est donc la température de saturation en ce
même point.
Compte tenu d’une erreur éventuelle de l’outil de mesure de la température, il vaut mieux
considérer, dans le calcul des propriétés du point de sortie du corps BP, la température de
saturation à la pression mesurée en ce point.
L’enthalpie de sortie du corps BP est déterminée par la formule suivante :

H S  h(TECBP _ C , PECBP)

avec
 h : fonction de calcul de l’enthalpie ;
 PECBP  : pression d’échappement du corps BP ;
 TECBP _ C  : Température calculée de sortie du corps BP ;

3.1.3 CALCUL DE L’ENTHALPIE THEORIQUE DE SORTIE :

Comme le point STH se trouve, dans le diagramme (T,S), sur la droite passant par les points F
et G, alors on a :
HG  HF
H STh  .( S E  S F )  H F
SG  S F


 H F  : l’enthalpie du liquide saturé à la sortie du corps BP. Elle est déterminée

par la formule suivante :


H F  h f (TECBP _ C )

Avec h f la fonction de calcul de l’enthalpie du liquide saturé et TECBP _ C la


température calculée d’échappement du corps BP.

 H G  : enthalpie de vapeur saturée à la sortie du corps BP. Elle est déterminée

par la formule suivante :


H G  hg (TECBP _ C )

Avec h g la fonction de calcul de l’enthalpie de la vapeur saturée et TEBP _ C la


température calculée d’échappement du corps BP.
 S E  : entropie d’entrée du corps BP. Elle est déterminée par la formule

suivante :
S E  s (TECMP, PECMP)
Avec TECMP la température d’échappement du corps MP qui est la température
d’admission du corps BP et PECMP la pression d’échappement du corps MP qui est
la pression d’admission du corps BP.

 S F  : entropie du liquide saturé à la sortie du corps BP. Elle est déterminée

par la formule suivante :


S F  s f (TECBP _ C )

Avec s f la fonction de calcul de l’enthalpie du liquide saturé et TECBP _ C la


température calculée d’échappement du corps BP.

 S G  : entropie de vapeur saturée à la sortie du corps BP. Elle est déterminée

par la formule suivante :


S G  s g (TECBP _ C )

Avec s g la fonction de calcul de l’enthalpie de la vapeur saturée et TEBP _ C la


température calculée d’échappement du corps BP.

3.2 PRÉSENTATION DU LOGICIEL DE CALCUL DU RENDEMENT


DU CORPS BP DE LA TURBINE :

Afin de faciliter et d’automatiser les calculs menant à la détermination du rendement du


corps BP de la turbine à vapeur du cycle thermique tout en effectuant cette tâche en un temps
court et avec une bonne précision au niveau des calculs, on a pensé à préparer un logiciel, qui
en se basant sur des données prises dans les relevés d’exploitation, donne d’une manière claire
le rendement de ce corps.

3.2.1 DESCRIPTION DU LOGICIEL :


Le logiciel réalisé au cours de ce stage est un logiciel qui fonctionne sous le système
MICROSOFT® WINDOWS®. Il a été élaboré à l’aide du langage de programmation MICROSOFT®
VISUAL BASIC.NET®
Ce logiciel comporte plusieurs interfaces dont le rôle primordial est de faciliter la
communication avec les différentes commandes offertes.
Dans ce qui suit on décrit ses différentes interfaces.

3.2.2 LES INTERFACES DU LOGICIEL :

3.2.2.1 Interfaces de démarrage :


L’interface de démarrage est la première interface qui permet à l’utilisateur de dialoguer
avec le logiciel.

Interfaces de démarrage

Cette interface met à la disposition de l’utilisateur deux boutons de commandes


 « Démarrer » : ce bouton permet d’accéder à l’interface suivante qui est
l’interface de saisie des données et d’affichage des résultats, qu’on va appeler
l’interfaces des commandes.
 « Quitter » : ce bouton permet définitivement le logiciel.

3.2.2.1 Interfaces des commandes :


L’interface de commande est l’interface principale du logiciel, à partir de laquelle
l’utilisateur peut accéder aux diverses commandes.
La barre des menus de cette interface se compose du
 menu fichier : dans le quel on peut choisir entre créer un nouveau projet, Ouvrir
un ancien, enregistrer le présent projet, imprimer les données initiales et les
résultats des calculs,…
 menu Aide ( ?) : Il revoie sur le fichier d’aide du logiciel

Interface des commandes


Dans cette interface, il y a deux volets, l’un pour la saisie des données initiales et l’autre
pour l’affichage des résultats de calcul.
Dans le premier volet, on a à saisir les données demandées par le programme à partir
des relevés d’exploitation fournis par le service de quart.
En appuyant sur le bouton « Démarrer les calculs », le logiciel exécute le programme
de calcul et affiche dans le deuxième volet consacré à l’affichage des résultats.

3.2.3 ESSAI DU LOGICIEL :

Afin d’essayer les performances de notre logiciel, on a fait deux applications. La


première se rapporte à une analyse du fonctionnement du corps BP de la première tranche de
la centrale thermique de Sousse et la seconde pour la deuxième tranche.
Pour des valeurs d’écarts jugées très élevées et pour s’assurer que le logiciel ne contient
pas des erreurs, nous avons comparé ces écarts avec ceux obtenus manuellement en utilisant
les mêmes formules et un accord parfait a été observé
On présentera, dans cette partie du chapitre, en premier lieu, la tranche N°1, et en
second lieu, la tranche N°2.
3.2.3.1 Première application : tranche n°1 :
Au cours de cette application, nous analysons le fonctionnement du corps BP de la
turbine de la première tranche de la centrale de Sousse pour la date du 27/05/2004 entre
11h00 et 12h00.
Pour comparer l’état du corps BP entre la période du début de son fonctionnement, et
son état actuel, nous nous sommes référés à des relevés d’exploitation présents dans l’archive
de la centrale. Nous avons pris l’exemple de la journée du 12/11/1986 entre 11h00et 12h00 .
Les relevés d’exploitation et les résultats des calculs sont présentés dans l’annexe de ce
rapport.

Analyse des résultats  :


L’écart entre la valeur de référence et celle calculée du rendement du corps BP est élevé
(6,5%). Cette valeur montre bien que le corps BP présente des problèmes ou que les
transmetteurs de températures et de pressions relatifs à ce corps sont en mauvais état.
Nous remarquons, aussi, un très grand écart entre le rendement du corps BP en
Novembre 1986 (90,689%) et celui de juillet 2004 (82,401%). Ceci renforce l’hypothèse
d’un problème au niveau du corps BP.
Nous recommandons, alors, à l’équipe de maintenance, de vérifier l’état des
transmetteurs de température et la pression. Si ces transmetteurs sont en bon état, il faut
accorder un grand suivi au corps BP lors du prochain arrêt de révision.

3.2.3.2 Deuxième application : tranche n°2 :

L’analyse du corps de cette tranche fera l’objet de cette application. Nous avons pris
l’exemple de la nuit du 27/04/2004 entre 21h00 et 22h00.

Analyse des résultats  :


La valeur calculée du rendement du corps BP est meilleure que celle de référence avec
un écart de (-1,443%). Cela est étonnent compte tenu de la durée du fonctionnement de ce
corps depuis son installation. Il est forcément dû au mauvais état des transmetteurs de
température et de pression relatifs à ce corps.
Nous recommandons à l’équipe de maintenance de contrôler l’état des transmetteurs de
pression et de pression relatifs à ce corps.
D
urant mon stage au centre de Production de Sousse j’ai pu avoir une idée sur le processus de
production de l’énergie électrique dans une centrale. Plus particulièrement j’ai pu assimiler le
principe de fonctionnement de chacune des deux étapes du centre de production de Sousse et
en particulier la tranche thermique de la centrale.

Le calcul du rendement du corps BP de la turbine m’a amené à dégager plusieurs


conclusions sur l’état de ce corps et son fonctionnement.

Cette étude peut être aussi prolongée, en effectuant le calcul des performances des
différents éléments du cycle d’une part, et d’autre part, l’informatisation du contrôle et de la
gestion technico-économique des ouvrages de production, qui a pour avantages de gagner du
temps dans les calculs et l’archivage des données de calculs et des résultats correspondants
qui servira par la suite à un suivi de l’état des ouvrages de production.

Finalement, j’ai à noter que cette expérience m’a été bénéfique du moment où elle m’a
permit de côtoyer les techniciens de la centrale, observer le fonctionnement des groupes de
travail et leur comportement face à des imprévus. Le stage a été une occasion pour se situer
dans ce monde ouvrier et professionnel qui m’était jusque là méconnu et ainsi dépasser une
certaine réticence que j’avais envers le monde de l’entreprise.

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