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I.

Partie théorique :

Paliers, articulation et tourillons sont, au même titre que les organes de roulement (galet/rail), a
classer parmi les composants les plus critique des ouvrages hydrauliques mobiles, leur défaillance
souvent prématurée, est à l'origine de coût prohibitifs d'exploitions et de maintenance .

But de TP

Le but de ce TP est de:

 L'étude des régimes de fonctionnement d'un ensemble "arbre – palier " dans les différant
régimes.
 L'étude de l'influence de la température de l'huile sur le coefficient de frottement.

1. Généralités:

A) Théorie de la lubrification:
Pour réduire au minimum le frottement entre les organes en mouvements, on interpose entre les
surfaces métalliques une mince couche d'huile. On tend à remplacer ainsi le frottement direct des
métaux entre eux par un frottement qui, dans le cas du graissage parfait, se produit uniquement au sein
même de la couche d'huile interposée.

B) Les graisses:
Une graisse est un produit de consistance semi-fluide obtenue par dispersion d'un agent épaississant
ou gélifiant dans une huile minérale ou synthétique, avec éventuellement divers additifs destinée à lui
conférer des propriétés spécifiques à des applications particulières.

C) But de graissage: le graissage a pour but:


 Prolonger la durée de service des organes en mouvement en réduisant leur usure.
 augmenter le rendement des machines en diminuant le frottement des pièces soumises à des
mouvements de glissement alternatifs, à des mouvements continus ou rotatifs ou à des
mouvements oscillants.
 Eviter le danger de grippement des pièces mobiles.
 Réduire au minimum l'échauffement des pièces en contact.
 Favoriser la dissipation par rayonnement de la chaleur apportée par le frottement que l'on ne
peut pratiquement supprimer complètement. La chaleur se dissipe à travers la couche d'huile
vers les surfaces portantes métalliques.

D) types de frottement et graissage: On distingue:


 Frottement sec: en l'absence de tout graissage, il y a frottement direct des métaux l'un sur
l'autre, c'est un frottement sec. Il donne lieu à une forte usure et il y a danger de grippement au
cours duquel les deux surfaces métalliques mordent l'une sur l'autre.
 graissage hydrodynamique: lorsque le graissage est parfait, la couche d'huile, quoique très
mince, n'est à aucun endroit interrompue et sépare d'une manière permanente les surfaces
métalliques sur toute leur étendue. Il s'ensuit que l'usure de ses surfaces est extrêmes faible.
 graissage mixte: si la viscosité de l'huile est insuffisante ou si la fluidité de l'huile est
excessive, le film d'huile,
devenant trop mince, se rompt par
fig. 1
endroits ou même est
complètement expulsé et le
graissage devient incomplet. le
frottement au lieu d'être fluide, est
un frottement demi sec.

L'ensemble de ces phases est traduit par le


diagramme de Stribeck (fig. 1).

E) Tourbillons animés d'un


mouvement continu de rotation:
Rappelons-nous que les deux conditions essentielles à la réalisation d'un frottement hydrodynamique
sont:

1. film d'huile doit prendre la forme fig. 2


d'un coin qui est entrainé dans le
mouvement de glissement, le dos de
coin se présentant toujours le premier
dans le sens du mouvement (fig. 2).

2. la vitesse de glissement doit être


suffisante pour développer dans le
coin d'huile une pression permettant le
soulèvement de la pièce mobile au-dessus de la pièce fixe.

Pour satisfaire à la première condition dans le cas des


tourillons, il suffit de donner au coussinet un alésage fig. 3
supérieur au diamètre du tourillon. Effectivement,
lorsque le tourillon repose à l'arrête sur le coussinet, il existe
entre les deux pièces un espace en forme de coin courbe
(fig. 3), espace qui va en diminuant jusqu'à devenir nul au
point de contact des deux pièces.

Si la vitesse de rotation du tourillon est assez élevée pour


créer au sein du film d'huile une pression suffisante pour
soulever le tourillon de son palier, le tourillon flottera sur le fig. 4
film d'huile et le frottement sera hydrodynamique.

Pour une faible vitesse, le tourillon commence à flotter,


mais il prend une position excentrique par rapport au palier
(fig. 4), son centre vient en o'.

Il y a donc non seulement un soulèvement vertical du tourillon mais encore un


déplacement latéral dans l'espace laissé libre par le jeu. Ce déplacement latéral se produit
toujours dans la moitié de palier qui supporte la charge et dans le sens de la rotation.
La distance minimum entre le tourillon et le coussinet, c'est-
à-dire l'épaisseur e' du film d'huile sera d'autant plus faible que
la vitesse sera plus réduite (fig. 4).

Au fur et à mesure que la vitesse s'accroit (fig. 5) l'épaisseur


fig. 5
minimum e" du film d'huile augmente, le centre o" coïnciderait
avec o pour une vitesse infiniment grande, jamais réalisée.

Par suite de la forme courbe du coin d'huile, l'huile


provenant de la partie droite du palier (fig. 6) est entrainée de
force dans la section minimum et refoulée au-delà de cette section.
fig. 6
L'huile ne peut donc être amenée au palier que du coté où se
poursuit cette aspiration due au mouvement du tourillon.

2. formule utilisée:
Pour les paliers, on définira le coefficient de frottement comme indiqué ci-dessous:

𝐼𝜌̈ = − 𝑀𝑓

Où: 𝑰: le moment d'inertie des volants par rapport à l'axe de rotation.

𝝆̈ : L'accélération angulaire.

𝑴𝒇 : Le moment de frottement dans les paliers.

On intègre cette équation: ∫ 𝐼𝜌̈ = ∫ − 𝑀𝑓 ⇒ 𝐼𝜌̇ = − 𝑀𝑓 𝑡 + 𝐶1

D'après les conditions initiales à t=0 𝜌̇ = 𝜌0̇ alors 𝐶1 = 𝐼𝜌̇ 0

Donc on a 𝐼𝜌̇ = − 𝑀𝑓 𝑡 + 𝐼𝜌̇ 0


𝜋∙𝑛 𝜋 ∙ 𝑛0
Et comme 𝜌̇ = 𝜔 = 30
et 𝜌0̇ = 𝜔0 = 30

𝜔0 − 𝜔 𝜋(𝑛0 − 𝑛)
Donc on a: 𝑀𝑓 = 𝐼 =𝐼 (1)
𝑡 𝑡 ∙ 30

En autre coté on présente le moment de frottement: 𝑀𝑓 = 𝜇′ ∙ 𝑄 ∙ 𝑟 (2)

Où 𝝁′ : le coefficient de frottement réduit.

𝑸: Les poids des volants

r: le rayon du tourillon de l'arbre

des équations (1) et (2) on peut écrire:

𝐼 𝜔0 −𝜔 𝐼∙𝜋 𝑛0 − 𝑛
𝜇′ = ∙ = ∙
𝑄 ∙𝑟 𝑡 30 𝑄 ∙𝑟 𝑡

𝐼∙𝜋 𝑛0 – 𝑛
Donc 𝜇′ = ∙
30 𝑄 ∙𝑟 𝑡
3. le banc d'essai:

2 3 5 8
1 4 9
22
6
7

21 10

11
20

19 18 16 15 14 13 12
1. régulateur 11. interrupteur
2. thermomètre 12. lampe de mise en marche
3. pompe 13. voltmètre
14,16. Lampe
4. manomètre
15. commutateur
5. volent 17. coussinet en bronze
6. accouplement 18. corps de palier
7. mécanisme de mise de mise en marche des volants 19. Bâti moulé
8. poignet 20. frein
9. moteur électrique 21. tachymètre
10. tableau de commande 22. levier

II. Partie expérimentale:


A. les résultats obtenus:

1er essai:

N (tr/min) 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0
10°c
t(s) 0 5.22 8.03 10.09 11.54 12.11 15.24 18.64 21.28 26.89
N (tr/min) 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0
40°C
t(s) 0 6.43 9.22 10.78 11.83 13.6 14.86 17.5 21.04 36.5

𝒏𝟎 – 𝒏 -0.45
𝒕
-0.98
B. les courbes :

Température = 10°C

1000 N =f (t)
800

600
N ( tr/min)
400

200

0
0 5 10 15 20 25 30
t(s)

Température = 40°C

N=f(t)
1000

800

600
N(tr/min)
400

200

0
0 10 20 30 40
t(s)

4. Conclusion :

Les machines en rotation (arbre, palier) étudiées en différents régimes (sec, mixte et
hydrodynamique) se caractérisent par un coefficient de frottement qui est en fonction de la
température et la nature du lubrifiant utilisé .
Pour les deux valeurs des coefficients de frottement, nous avons des inconnus (Q(les poids des volants) et r (rayon du
tourillon de l’arbre et aussi I (le moment d’inertie des volants par rapport à l’axe de rotation.

Donc, nous n’pouvons pas calculer la valeur des coefficients se frottement et c’est pour ça nous n’ajoutons pas la partie
d’interprétation des résultats

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