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Remplissez la colonne « français » du tableau ci-dessous et dites quels sont les principales différences que

vous remarquez par rapport à l’orthographe des mots écrits dans les autres langues romanes de ce tableau.

Préfixes Portugais Espagnol Catalan Français Italien Roumain


grecs
syn- sinónimo sinónimo sinònim sinonimo sinonim
sinônimo
hypo- hipótese hipótesis hipòtesi ipotesi ipoteză

ortho- ortografía ortografía ortografia ortografia ortografie

amphi- anfiteatro anfiteatro amfiteatre anfiteatro amfiteatru


Préfixes Portugais Espagnol Catalan Français Italien Roumain
grecs
syn- sinónimo sinónimo sinònim synonyme sinonimo sinonim
sinônimo
hypo- hipótese hipótesis hipòtesi hypothèse ipotesi ipoteză

ortho- ortografía ortografía ortografia orthographie ortografia ortografie

amphi- anfiteatro anfiteatro amfiteatre amphithéâtre anfiteatro amfiteatru

L’orthographe du français est la plus archaïque de la Romania: conservation des groupes « th », « ph » et


« ch » (à chrysanthème) ainsi que du « y ».
Sur la base de l’observation des mots dans les autres langues du tableau, complétez les mots français manquants.

Suffixes grecs Portugais Espagnol Catalan Français Italien Roumain

-thérapie radioterapia radioterapia radioteràpia radioterapia radioterapie

-type estereóMpo estereotipo estereotipus stereotipo stereotip

-phile francófilo francófilo francòfil francofilo francofil

-phobe xenofóbico xenófobo xenòfob xenofobo xenofob

-phone telefone teléfono telèfon telefono telefon

-phrase parafrase parafrasis parafrasi


parafrasi parafrază
« L'histoire du français qui commence au IXe siècle avec les Serments de Strasbourg, est en somme devenue l'histoire
de son orthographe à compter du XVIe siècle, avec les premières grammaires, assorMes des premiers ouvrages sur la
façon dont il convient de 'bien' écrire. Elle se fixe au XVIIe siècle, avec la créaMon d'un 'Parlement orthographique' :
l'Académie française, dont les différentes édiMons du dicMonnaire rythment les évoluMons orthographiques.
Auparavant, les français parlés ont conMnué à s'écarter d'un laMn qui a conservé un rôle important, notamment dans
l'Église comme dans l'Université, un État-NaMon s'est consMtué autour d'un parler et au détriment des autres, le
papier et l'imprimerie sont apparus, et l'alphabéMsaMon est sorMe des monastères et des chancelleries pour s'étendre
profondément, tout d'abord dans les villes, puis dans tout le pays. Depuis quelque 200 ans enfin, en dépit de
l'émergence de l'Europe, de la francophonie ou des nouvelles technologies, le 'fixisme' l'emporte, c'est-à-dire, une
tendance au figement d'une orthographe volontairement difficile à maitriser, en grande parCe conçue comme un
ouCl de sélecCon. »

LuzzaM, D. (2010). Le français et son orthographe. Paris : Didier, 121-122.


Lisez l’extrait ci-dessous et répondez aux questions suivantes:
a) Relevez quelques changements orthographiques employés dans le texte. Pensez-vous qu’ils gênent la lecture ?

b) Dites quels sont les éléments que les auteures proposent de reformer et positionnez-vous par rapport à leur
proposition.

Focus: faut-il réformer l’ortografe du français ?

La question de l’impact d’une future réforme sur la lisibilité des textes se pose en tout premier lieu. Il est plus facile
d’écrire avec une ortografe plus rationnelle, mais qu’en est-il de la lecture? Pour répondre par la démonstration plutôt
que par des arguments, nous allons utiliser dans ce focus une ortografe rationalisée […]
Disons-le d’emblée: plus personne ne demande pour le français, de nos jours, une ortografe fonétique […], c’est-à-dire
fondée uniquement sur la prononciation. Il s’agit de réformer essentiellement en instaurant deux règles demandées par
de nombreuses et nombreux spécialistes de la langue depuis un siècle. La première rend cohérente la notation des mots
d’origine grecque avec leur prononciation, en remplaçant, pour tous ces mots, les « ph », « rh », « th », « y » par des
« f », « r », « t », « i », c’est un choix que toutes les autres langues romanes l’ont fait depuis fort longtemps. La
deuxième règle suprime les consones doubles qui n’ont aucune valeur fonétique ou distinctive. Cette règle permettrait
d’unifier des ortografes actuellement aberantes: quelle logique et quel intérêt y a-t-il en effet à écrire « donner » avec
eux « n » et « donateur » avec un « n » ? Par contre, on comprend bien pourquoi il faut doubler une lettre dans « fille »,
« passé » ou « mettre », pour ne pas lire « fil », « pazé » ou « meutre ».
[…]
Candea, M. & Véron, L. (2019). Le français est à nous. Petit manuel d'émancipation linguistique. Paris : La
découverte, pp.196-197.
Lisez l’extrait ci-dessous et répondez aux questions suivantes:
a) Relevez quelques changements orthographiques employés dans le texte. Pensez-vous qu’ils gênent la lecture ?

Focus: faut-il réformer l’ortografe du français ?

La question de l’impact d’une future réforme sur la lisibilité des textes se pose en tout premier lieu. Il est plus facile
d’écrire avec une ortografe plus rationnelle, mais qu’en est-il de la lecture? Pour répondre par la démonstration plutôt
que par des arguments, nous allons utiliser dans ce focus une ortografe rationalisée […]
Disons-le d’emblée: plus personne ne demande pour le français, de nos jours, une ortografe fonétique […], c’est-à-
dire fondée uniquement sur la prononciation. Il s’agit de réformer essentiellement en instaurant deux règles demandées
par de nombreuses et nombreux spécialistes de la langue depuis un siècle. La première rend cohérente la notation des
mots d’origine grecque avec leur prononciation, en remplaçant, pour tous ces mots, les « ph », « rh », « th », « y » par
des « f », « r », « t », « i », c’est un choix que toutes les autres langues romanes l’ont fait depuis fort longtemps. La
deuxième règle suprime les consones doubles qui n’ont aucune valeur fonétique ou distinctive. Cette règle permettrait
d’unifier des ortografes actuellement aberantes: quelle logique et quel intérêt y a-t-il en effet à écrire « donner » avec
eux « n » et « donateur » avec un « n » ? Par contre, on comprend bien pourquoi il faut doubler une lettre dans « fille »,
« passé » ou « mettre », pour ne pas lire « fil », « pazé » ou « meutre ».
[…]
Candea, M. & Véron, L. (2019). Le français est à nous. Petit manuel d'émancipation linguistique. Paris : La
découverte, pp.196-197.
Lisez l’extrait ci-dessous et répondez aux questions suivantes:

b) Dites quels sont les éléments que les auteures proposent de reformer et positionnez-vous par rapport à leur
proposition.

Focus: faut-il réformer l’ortografe du français ?

La question de l’impact d’une future réforme sur la lisibilité des textes se pose en tout premier lieu. Il est plus facile
d’écrire avec une ortografe plus rationnelle, mais qu’en est-il de la lecture? Pour répondre par la démonstration plutôt
que par des arguments, nous allons utiliser dans ce focus une ortografe rationalisée […]
Disons-le d’emblée: plus personne ne demande pour le français, de nos jours, une ortografe fonétique […], c’est-à-
dire fondée uniquement sur la prononciation. Il s’agit de réformer essentiellement en instaurant deux règles demandées
par de nombreuses et nombreux spécialistes de la langue depuis un siècle. La première rend cohérente la notation des
mots d’origine grecque avec leur prononciation, en remplaçant, pour tous ces mots, les « ph », « rh », « th », « y » par
des « f », « r », « t », « i », c’est un choix que toutes les autres langues romanes l’ont fait depuis fort longtemps. La
deuxième règle suprime les consones doubles qui n’ont aucune valeur fonétique ou distinctive. Cette règle permettrait
d’unifier des ortografes actuellement aberantes: quelle logique et quel intérêt y a-t-il en effet à écrire « donner » avec
eux « n » et « donateur » avec un « n » ? Par contre, on comprend bien pourquoi il faut doubler une lettre dans « fille »,
« passé » ou « mettre », pour ne pas lire « fil », « pazé » ou « meutre ».
[…]
Candea, M. & Véron, L. (2019). Le français est à nous. Petit manuel d'émancipation linguistique. Paris : La
découverte, pp.196-197.

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