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A.

GEOMETRIE

I. GEOMETRIE DU PLAN

1. DROITES DU PLAN

1.1. Définition

Une droite désigne un objet géométrique formé de points alignés et illimité des deux côtés.
La notation d’une droite en géométrie est (D).

NB : une droite est infinie.

Deux droites sont dites sécantes lorsqu’elles se coupent en formant un angle (elles sont dites
concourantes). Deux droites sont dites perpendiculaire lorsqu’elles se coupent en formant
un angle droit. Soient (𝐷1 ) et (𝐷2 ) deux droite du plan ,lorsqu’elles sont perpendiculaires
on écrit (𝐷1 ) ⊥ (𝐷2 ) .Deux droite sont parallèles lorsqu’elles ne peuvent avoir aucun point
de rencontre. Soient (𝐷3 ) et (𝐷4 ) deux droites du plan ,lorsqu’elles sont parallèles on écrit
(𝐷3 ) ∥ (𝐷4 ) .

1.2. Droites perpendiculaires

Les propriétés des droites perpendiculaires d’un plan sont les suivantes :

 Si deux droites sont perpendiculaires, toute droite parallèle à l’une est


perpendiculaire à l’autre.
 Si deux droites sont perpendiculaires, toute droite perpendiculaire à l’une est
parallèle à l’autre.
 Si on a (𝐷) ⊥ (𝐷1 ) et (𝐷) ⊥ (𝐷2 ) alors on aura toujours (𝐷1 ) ∥ (𝐷2 )

1.3. Droites parallèles

Les propriétés des droites parallèles d’un plan sont les suivantes :

 Deux droites seront dites parallèles si elles sont toutes les deux perpendiculaires à une
même troisième droite.
 Si deux droites sont parallèles, une droite perpendiculaire à l’une est perpendiculaire à
l’autre.
 Si deux droites sont parallèles, toute droite parallèle à l’une est parallèle à l’autre.

1.4. Exercice d’application

Soit la figure suivante

a) Quelle est la droite perpendiculaire à (HK) passant par H


b) Quelle est la droite perpendiculaire à (CE) passant par N
c) Quelle est la droite parallèle à (HP) passant par N
d) Quelle est la droite parallèle à (CF) passant par S
e) Quelle est la droite parallèle à (PN) passant par R

Correction :

a) C’est la droite (HY).


b) C’est la droite (NF).
c) C’est la droite (NS).
d) C’est la droite (SG).
e) C’est la droite (RS).
2. LES TRIANGLES

2.1. Définitions

En géométrie un triangle est une figure plane formée par trois points en général supposés non
alignés et par les trois segments qui les relient. La dénomination de « triangle » est justifiée par
la présence de trois angles dans cette figure, ceux formés par les segments entre eux. Les trois
points sont les sommets du triangle, les trois segments ses côtés et les trois angles ses angles.

On distingue quatre types de triangle :

 Le triangle rectangle : c’est un triangle qui possède un angle droit

 Le triangle isocèle : c’est un triangle possédant deux côtés égaux et deux angles égaux.

 Le triangle équilatéral : c’est un triangle ayant tous ses côtés égaux et tous ses angles
égaux à 60°.
 Le triangle quelconque ayant ses angles et ses côtés différents.

2.2. Théorème de Pythagore

Le théorème de Pythagore s’applique aux triangles rectangles. Dans un triangle rectangle le


plus long côté est appelé hypoténuse.

Enoncé du théorème :

« Si un triangle est rectangle alors le carré de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés
des longueurs des côtés adjacents à l'angle droit. »

Soit donc le triangle ABC :

Alors on peut écrire grâce au théorème de Pythagore

𝐵𝐶 2 = 𝐴𝐵 2 + 𝐴𝐶 2

2.3. Réciproque du théorème de Pythagore


Enoncé :

« Si, dans un triangle, le carré du côté le plus long est égal à la somme des carrés des deux
autres côtés alors ce triangle est rectangle. »

2.4. Généralisation sur les triangles rectangles : Théorème d’Al-Kashi

Théorème d’Al-Kashi est une généralisation du théorème de Pythagore, applicable à tous les
triangles.
Pour un triangle ABC

On a :

̂
𝐵𝐶 2 = 𝐴𝐵 2 + 𝐴𝐶 2 − 2 × 𝐴𝐵 × 𝐴𝐶 × cos(𝐴)

2.5. Exercices d’application

Soit DEF un triangle tel que [FD] = 4 cm; [FE] = 5 cm et [DE] = 3 cm. Démontrer que ce
triangle est rectangle.

Correction :

Pour résoudre ce problème, nous appliquerons la réciproque du théorème de Pythagore.

Le plus long côté est [FE] = 5 cm


𝐹𝐸 2 = 52 = 25
𝐹𝐷2 + 𝐷𝐸 2 = 42 + 32 = 16 + 9 = 25
Comme 𝐹𝐸 2 = 𝐹𝐷 2 + 𝐷𝐸 2 alors DEF un triangle rectangle.
II. CALCUL VECTORIEL

1. LES VECTEURS
1.1. Définition

Un vecteur est une entité mathématique définie par une origine, une direction, un sens et une
intensité :

 L’origine : le point d’application


 La direction : la droite qui porte le vecteur. Elle est définie par l’angle  mesuré entre
un axe de référence et le support.
 Le sens représente l’orientation origine-extrémité du vecteur et est symbolisé par une
flèche.
 L’intensité, norme ou module, représente la valeur de la grandeur mesurée par le
vecteur.

A chaque vecteur on peut associer un vecteur unitaire qui a la même direction et de norme
égale à 1. On obtient le vecteur unitaire en divisant le vecteur initial par son module :


𝐵
𝑢
⃗ = ‖𝐵⃗‖

1.2. Opérations sur les vecteurs

⃗ et 𝑉
Soit le repère 𝑅(𝑂, 𝑖, 𝑗) où O est un point du plan affine et 𝐼 = (𝑖, 𝑗) une base. Soient 𝑈 ⃗
deux vecteurs du plan définis tel que :

⃗ = 𝑥𝑈 𝑖 + 𝑦𝑈 𝑗
𝑈

⃗ = 𝑥𝑉 𝑖 + 𝑦𝑉 𝑗
𝑉

1.2.1. Somme et multiplication par un scalaire


 La somme de deux vecteurs :

⃗ et 𝑉
La somme des vecteurs 𝑈 ⃗ est le vecteur 𝑊
⃗⃗⃗ tel que

⃗⃗⃗ = 𝑈
𝑊 ⃗ +𝑉
⃗ = (𝑥𝑈 + 𝑥𝑉 )𝑖 + (𝑦𝑈 + 𝑦𝑉 )𝑗

⃗⃗⃗⃗⃗ + 𝐵𝐶
Soient les bipoints 𝐴𝐵 et 𝐵𝐶 la relation 𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝐴𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ est appelée relation de Chasles

 La multiplication par un scalaire :


⃗ = 𝛼𝑥𝑈 𝑖 + 𝛼𝑦𝑈 𝑗
∀ 𝛼 ∈ ℝ 𝛼𝑈

1.2.2. Produit scalaire

Le produit scalaire de deux vecteurs non nuls est le nombre réel 𝑈. 𝑉. 𝑐𝑜𝑠(𝜃) si l'angle 𝜃 est
l’angle entre les deux. Si l'un des vecteurs est nul alors le produit scalaire est nul. Dans le cas
où aucun des vecteurs n'est pas ⃗ .𝑉
nul, cette définition prend la forme suivante : 𝑈 ⃗ =
𝑈. 𝑉. 𝑐𝑜𝑠(𝜃) .

Propriétés du produit scalaire :

 Commutativité : Le produit scalaire est commutatif


⃗ .𝑉
𝑈 ⃗ =𝑈
⃗ .𝑉
⃗ (Justification : 𝑐𝑜𝑠(𝜃)= 𝑐𝑜𝑠(−𝜃) )

 Distributivité par rapport à l’addition : Le produit scalaire est distributif par rapport à
l’addition : ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑊. (𝑈 ⃗ +𝑉
⃗ ) = ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑊. 𝑈 ⃗ + ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑊. 𝑉 ⃗

 ⃗ ≠ ⃗0 et 𝑉
Conséquence : Si 𝑈 ⃗ ≠ ⃗0 alors 𝑈
⃗ .𝑉
⃗ =0 ⟹𝑈
⃗ ⊥𝑉
⃗ Le produit scalaire nous
permet donc de déduire la perpendicularité géométrique lorsqu’il est de valeur nulle.
 Expression analytique :
⃗ .𝑉
𝑈 ⃗ = 𝑥𝑈 𝑥𝑉 + 𝑦𝑈 𝑦𝑉

2. BASES ET COMPOSANTES

Soit deux vecteurs ⃗⃗⃗ 𝑒2 du plan qui ne sont pas colinéaires (n’ayant pas la même direction)
𝑒1 et ⃗⃗⃗
forment une base noté 𝐵(𝑒⃗⃗⃗1, ⃗⃗⃗
𝑒2 ) pour chaque vecteur du plan 𝑎 = 𝑎1 ⃗⃗⃗
𝑒1 + 𝑎2 ⃗⃗⃗
𝑒2 où le couple
(𝑎1 , 𝑎2 ) sont les coordonnées de 𝑎 dans cette base. La norme de 𝑎 étant ‖𝑎‖ =
√𝑎1 2 + 𝑎2 2 .Une base est dite orthonormée lorsque ses vecteurs de base sont orthogonaux et
ont une norme égale à 1.

3. EXERCICE D’APPLICATION

⃗ ( 14 ) , 𝑉
Soient les vecteurs 𝑈 ⃗ ( −9 ) 𝑒𝑡⃗⃗⃗⃗⃗
𝑊 (167 ⃗ et 𝑉
) montrer que 𝑈 ⃗ sont orthogonaux et 𝑈
⃗ et 𝑊
⃗⃗⃗
−6 −21

ne sont pas orthogonaux

RESOLUTION :

⃗ .𝑉
𝑈 ⃗ = 𝑥𝑈 𝑥𝑉 + 𝑦𝑈 𝑦𝑉 = 14. (−9) + (−6). (−21) = −126 + 126 = 0 donc 𝑈
⃗ et 𝑉
⃗ sont
orthogonaux.
⃗ .𝑉
𝑈 ⃗ = 𝑥𝑈 𝑥𝑊 + 𝑦𝑈 𝑦𝑊 = 14.7 + (−6). 16 = 98 − 96 = 2 ≠ 0 donc 𝑈
⃗ et 𝑊
⃗⃗⃗ ne sont pas
orthogonaux
III. GEOMETRIE ANALYTIQUE PLANE

1. REPERE CARTESIEN
1.1. Définition

Un repère du plan est un système qui permet d’indiquer la position exacte de n’importe quel
point du plan par la donnée de deux nombres appelés coordonnées de ce point. La manière la
plus simple et la plus courante de construire un tel repère, appelé repère cartésien. Soient donc
O, I, J des points non alignés , avec ⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐼 = 𝑖 et ⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐽 = 𝑗 tels que pour tout point du repère M on a
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑥𝑖 + 𝑦𝑗 où le couple (𝑥, 𝑦) sont les coordonnées du point M dans ce repère. Soient

𝐴 (𝑦𝑥𝐴 ) et 𝐵 (𝑦𝑥𝐵 ) deux points du repère le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵 = (𝑦𝑥𝐵 −𝑥
−𝑦
𝐴
).
𝐴 𝐵 𝐵 𝐴

1.2. Droites du plan


 Equation d’une droite

Soit le repère orthonormé (𝑂, 𝑖, 𝑗) l’équation cartésienne d’une droite est sous la forme :

𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 = 0

Un point A∈ (𝑑) alors 𝑎𝑥𝐴 + 𝑏𝑥𝐵 + 𝑐 = 0 .

 Equation d’une droite passant par deux point.

Soient 𝐴 (𝑦𝑥𝐴 ) et 𝐵 (𝑦𝑥𝐵 ) deux points du repère la droite (𝐷) passant par A et B est sous la forme :
𝐴 𝐵

(𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 )(𝑥 − 𝑥𝐴 ) − (𝑥𝐵 − 𝑥𝐴 )(𝑦 − 𝑦𝐴 ) = 0

 Equation d’une droite passant par un point et de direction donnée.

Soient 𝐴 (𝑦𝑥𝐴 ) un point et 𝑢


⃗ (𝑥𝑦𝑢) un vecteur du repère la droite (𝐷) passant par A et de vecteur
𝐴 𝑢

directeur 𝑢
⃗ la forme :

𝑦𝑢 (𝑥 − 𝑥𝐴 ) − 𝑥𝑢 (𝑦 − 𝑦𝐴 ) = 0

 La pente d’une droite

Soit la droite (D) du repère dont l’équation est 𝑎𝑥 + 𝑏𝑦 + 𝑐 = 0 , on peut donc mettre cette
𝑎 𝑐
équation sous la forme 𝑦 = 𝑝𝑥 + 𝑞 appelée équation réduite de (D) avec 𝑝 = − 𝑏 et 𝑞 = − 𝑏 où

𝑝 est appelée pente ou coefficient directeur et 𝑞 ordonnée à l’origine.


Soient 𝐴 (𝑦𝑥𝐴 ) et 𝐵 (𝑦𝑥𝐵 ) deux point appartenant à (D) alors
𝐴 𝐵

(𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 )
𝑝=
{ (𝑥𝐵 − 𝑥𝐴 )
𝑞 = 𝑦𝑜 (𝑙𝑎 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑦 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 = 0)

L’angle que fait la droite (D) avec l’horizontal est tel que :

∆𝑦 (𝑦𝐵 − 𝑦𝐴 )
tan 𝛼 = =
∆𝑥 (𝑥𝐵 − 𝑥𝐴 )

1.3. Relation des droites


 Parallélisme de deux droites

Soient deux droites (AB) et (DC) du repère ; elles parallèles lorsque : leurs vecteurs directeurs
sont colinéaires.

𝑥𝐴𝐵 𝑥𝐷𝐶
⃗⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
det(𝐴𝐵 𝐷𝐶 ) = |𝑦
𝐴𝐵 𝑦𝐷𝐶 | = 𝑥𝐴𝐵 . 𝑦𝐷𝐶 − 𝑦𝐴𝐵 . 𝑥𝐷𝐶 = 0

 Perpendicularité de deux droites


 Soient deux droites (AB) et (DC) du repère ; elles perpendiculaires lorsque : Leurs
vecteurs directeur sont orthogonaux.
⃗⃗⃗⃗⃗ . 𝐷𝐶
𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑥𝐴𝐵 . 𝑥𝐷𝐶 − 𝑦𝐴𝐵 . 𝑦𝐷𝐶 = 0

2. EXERCICE D’APPLICATION

2
Trouver l’équation de la droite (D) passant par 𝐴(−3 ⃗ (−1
) et de direction 𝑢 4
)

RESOLUTION :

On sait que cette droite est sous la forme :

𝑦𝑢 (𝑥 − 𝑥𝐴 ) − 𝑥𝑢 (𝑦 − 𝑦𝐴 ) = 0

→ 4(𝑥 − 2) + (𝑦 + 3) = 0

→ (𝐷): 4𝑥 + 𝑦 − 5 = 0
B. TRIGONOMETRIE
I. TRIGONOMETRIQUE ET ANGLE ORIENTES
1. ANGLES ORIENTES
1.1. Définition

L’angle au centre interceptant un arc de longueur égal au rayon est un angle de 1 radian noté 1
𝑥×𝜋
rad. Si la mesure d’un angle orienté est 𝑥 en degré , alors sa mesure en radian est .Un angle
180

orienté dans le sens des aiguilles d’une montre est positif et celui orienté dans le sens contraire
⃗⃗⃗⃗⃗ , 𝑂𝐵
est négatif. On écrit aussi 𝑚𝑒𝑠(𝐴𝑂 ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝐴𝑂𝐵
̂.

1.2. Représentations des angles


 Angles opposés

Deux angles opposés ont des cosinus égaux et des sinus, des tangentes et des
cotangentes opposées.

• 𝒄𝒐𝒔(−𝒙) = 𝒄𝒐𝒔 𝒙

• 𝒔𝒊𝒏(−𝒙) = −𝒔𝒊𝒏 𝒙

• 𝒕𝒈(−𝒙) = −𝒕𝒈 𝒙

• 𝒄𝒐𝒕𝒈(−𝒙) = −𝒄𝒐𝒕𝒈 𝒙

Remarque :

Deux angles qui ont le même cosinus sont soit égaux à2𝑘𝜋 près ,soit opposés à 2𝑘𝜋
près (𝑘 ∈ ℤ).On en déduit le principe d’équivalence suivant :

cos 𝑥 = cos 𝑎 ⟺ 𝑥 = 𝑎 + 2𝑘𝜋 𝑜𝑢 𝑥 = −𝑎 + 2𝑘𝜋 𝑘 ∈ ℤ


Exemple :
Résoudre l’équation 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 2

On a :
1 𝜋 𝜋 𝜋
𝑐𝑜𝑠 𝑥 = 2 ⟺ cos 𝑥 = cos 3 ⟺ 𝑥 = 3 + 2𝑘𝜋 𝑜𝑢 − 3 + 2𝑘𝜋
Cas particuliers :

 Angles complémentaires

Deux angles complémentaires sont tels que le sinus de l’un est égal au cosinus de
l’autre et la tangente de l’un est égale à la cotangente de l’autre.

𝜋
 sin (2 − 𝑥) = cos 𝑥
𝜋
 cos ( 2 − 𝑥) = sin 𝑥
𝜋
 tg (2 − 𝑥) = cotg 𝑥
𝜋
 cotg (2 − 𝑥) = tg 𝑥

 Angles anti-complémentaires

𝜋
 sin (2 + 𝑥) = cos 𝑥
𝜋
 cos ( 2 + 𝑥) = −sin 𝑥
𝜋
 tg (2 + 𝑥) = − cotg 𝑥
𝜋
 cotg (2 + 𝑥) = −tg 𝑥

 Angles supplémentaires
Deux angles supplémentaires ont des sinus égaux et des cosinus, des tangentes et des
cotangentes opposées.

• 𝑠𝑖𝑛(𝜋 − 𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥

• 𝑐𝑜𝑠(𝜋 − 𝑥) = −𝑐𝑜𝑠 𝑥

• 𝑡𝑔(𝜋 − 𝑥) = −𝑡𝑔 𝑥

• 𝑐𝑜𝑡𝑔(𝜋 − 𝑥) = −𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑥

Remarque :

Deux angles qui ont le même sinus sont soit égaux à 2𝒌π près, soit supplémentaires à 2𝒌π près
(𝒌𝝐ℤ). On en déduit le principe d’équivalence suivant :

sin 𝑥 = sin 𝑎 ⟺ 𝑥 = 𝑎 + 2𝑘𝜋 𝑜𝑢 𝑥 = 𝜋 − 𝑎 + 2𝑘𝜋 𝑘 ∈ ℤ


Exemple :

1
Résoudre l’équation 𝑠𝑖𝑛𝑥 = 2

1 𝜋 𝜋 𝜋
On a : sin 𝑥 = 2 ⇔ sin 𝑥 = sin 6 ⇔ 𝑥 = 6 + 2𝑘𝜋 𝑜𝑢 𝑥 = 𝜋 − 6 + 2𝑘𝜋

𝜋 5𝜋
𝑆 = { + 2𝑘𝜋, + 2𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ }
6 6

Cas particuliers :

 Angles anti-supplémentaires

Deux angles anti-supplémentaires ont des tangentes et cotangentes égales et des sinus et cosinus
opposés.
• 𝑠𝑖𝑛(𝜋 + 𝑥) = −𝑠𝑖𝑛 𝑥

• 𝑐𝑜𝑠(𝜋 + 𝑥) = −𝑐𝑜𝑠 𝑥

• 𝑡𝑔(𝜋 + 𝑥) = 𝑡𝑔 𝑥

• 𝑐𝑜𝑡𝑔(𝜋 + 𝑥) = 𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑥

Remarque :

Deux angles qui ont la même tangente (cotangente) sont soit égaux à 2𝒌π près, soit anti-
supplémentaires à 2𝒌π près (𝒌𝝐ℤ). On en déduit le principe d’équivalence suivant :

tg 𝑥 = tg 𝑎 ⟺ 𝑥 = 𝑎 + 2𝑘𝜋 𝑜𝑢 𝑥 = 𝜋 + 𝑎 + 2𝑘𝜋 𝑘 ∈ ℤ
tg 𝑥 = tg 𝑎 ⟺ 𝑥 = 𝑎 + 𝑘𝜋 ; 𝑘 ∈ ℤ
Exemple :

Résoudre l’équation 𝑡𝑔 𝑥 = 1 On a :
𝜋 𝜋
𝑡𝑔 𝑥 = 1 ⇔ 𝑡𝑔 𝑥 = 𝑡𝑔 4 ⇔ 𝑥 = 4 + 𝑘𝜋 ; 𝑘 ∈ ℤ

𝜋
𝑆 = { + 𝑘𝜋; 𝑘 ∈ ℤ }
4

2. DEFINITIONS DES NOMBRES TRIGONOMETRIQUES


2.1. Le Cercle trigonométrique

Dans le plan muni d’un repère orthonormé (𝑂, 𝑖, 𝑗) le cercle trigonométrique est le cercle de
centre O, de rayon 1.il est tel que :
2.2. Relation de la trigonométrie

Soient 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ on a :

−1 ≤ sin 𝑎 ≤ 1 ; −1 ≤ cos 𝑎 ≤ 1

 Formules d’addition et de duplication


 Formules d’addition

• 𝒄𝑜𝑠(𝑎 + 𝑏) = 𝑐𝑜𝑠 𝑎 . 𝑐𝑜𝑠 𝑏 − 𝑠𝑖𝑛 𝑎. 𝑠𝑖𝑛 𝑏

• 𝑐𝑜𝑠(𝑎 − 𝑏) = 𝑐𝑜𝑠 𝑎 . 𝑐𝑜𝑠 𝑏 + 𝑠𝑖𝑛 𝑎. 𝑠𝑖𝑛 𝑏

• 𝑠𝑖𝑛(𝑎 + 𝑏) = 𝑠𝑖𝑛𝑎 . 𝑐𝑜𝑠 𝑏 + 𝑠𝑖𝑛 𝑏. 𝑐𝑜𝑠 𝑎

• 𝑠𝑖𝑛(𝑎 − 𝑏) = 𝑠𝑖𝑛𝑎 . 𝑐𝑜𝑠 𝑏 − 𝑠𝑖𝑛 𝑏. 𝑐𝑜𝑠 𝑎

𝑡𝑔𝑎+𝑡𝑔𝑏
• 𝑡𝑔(𝑎 + 𝑏) = 1−𝑡𝑔𝑎.𝑡𝑔𝑏
𝑡𝑔𝑎+𝑡𝑔𝑏
• 𝑡𝑔(𝑎 − 𝑏) = 1−𝑡𝑔𝑎.𝑡𝑔𝑏

𝑐𝑜𝑡𝑔𝑎.𝑐𝑜𝑡𝑔𝑏−1
• 𝑐𝑜𝑡𝑔(𝑎 + 𝑏) = 𝑐𝑜𝑡𝑔𝑎+𝑐𝑜𝑡𝑔𝑏

𝑐𝑜𝑡𝑔𝑎.𝑐𝑜𝑡𝑔𝑏+1
• 𝑐𝑜𝑡𝑔(𝑎 − 𝑏) = 𝑐𝑜𝑡𝑔𝑎−𝑐𝑜𝑡𝑔𝑏
 Formules de duplication

Ces formules permettent d’exprimer le sinus, le cosinus et la tangente d’un angle et de


son double.

• 𝑠𝑖𝑛 2𝑥 = 2𝑠𝑖𝑛 𝑥. 𝑐𝑜𝑠 𝑥

• 𝑐𝑜𝑠 2𝑥 = cos2 𝑥 − sin2 𝑥


2𝑡𝑔2𝑥
• 𝑡𝑔 2𝑥 = 1−(𝑡𝑔𝑥)2

2𝑐𝑜𝑡𝑔2 𝑥−1
• 𝑐𝑜𝑡𝑔 2𝑥 = 2𝑐𝑜𝑡𝑔𝑥

 Formules de Carnot

Ces formules permettent de factoriser une expression trigonométrique.

• 1 + 𝑐𝑜𝑠 2𝑥 = 2 cos2 𝑥

• 1 − 𝑐𝑜𝑠 2𝑥 = 2 sin2 𝑥

𝑥
Remplaçons 𝑥 par 2 , on obtient les formules suivantes :
𝑥
• 1 + 𝑐𝑜𝑠 𝑥 = 2 cos2 2

𝑥
• 1 − 𝑐𝑜𝑠 𝑥 = 2 sin2 2
 Formules de Simpson (Formules de factorisation)

Les formules de Simpson permettent de factoriser une somme ou une différence de deux
sinus ou deux cosinus. A partir des formules d’addition, on obtient d’autres formules de
factorisation en posant :

𝑝+𝑞 𝑝−𝑞
𝒂= et 𝒃=
2 2
D’où on a : 𝑝 = 𝑎 + 𝑏 𝑒𝑡 𝑞 = 𝑎 − 𝑏

𝑝+𝑞 𝑝−𝑞
• 𝑐𝑜𝑠 𝑝 + 𝑐𝑜𝑠 𝑞 = 2cos( 2
). cos( 2
)

𝑝+𝑞 𝑝−𝑞
• 𝑐𝑜𝑠 𝑝 − 𝑐𝑜𝑠 𝑞 = 2sin( 2
). sin( 2
)

𝑝+𝑞 𝑝−𝑞
• 𝑠𝑖𝑛 𝑝 + 𝑠𝑖𝑛 𝑞 = 2sin( 2
). cos( 2
)

𝑝−𝑞 𝑝+𝑞
• 𝑠𝑖𝑛 𝑝 − 𝑠𝑖𝑛 𝑞 = 2sin( 2
). cos( 2
)

3.5 Formules de linéarisation

Ces formules d’obtiennent à partir des formules d’addition déjà vues. Les formules
de linéarisation transforment les produits en sommes (différences).

1
• 𝑐𝑜𝑠 𝑎 . 𝑐𝑜𝑠 𝑏 = 2 [𝑐𝑜𝑠 (𝑎 − 𝑏) + 𝑐𝑜𝑠 (𝑎 + 𝑏)]
1
• 𝑠𝑖𝑛𝑎 . 𝑠𝑖𝑛 𝑏 = 2
[𝑐𝑜𝑠 (𝑎 − 𝑏) − 𝑐𝑜𝑠 (𝑎 + 𝑏)]
1
• 𝑠𝑖𝑛𝑎 . 𝑐𝑜𝑠 𝑏 = 2 [𝑠𝑖𝑛 (𝑎 + 𝑏) + 𝑠𝑖𝑛 (𝑎 − 𝑏)]
1
• 𝑠𝑖𝑛𝑏 . 𝑐𝑜𝑠 𝑎 = 2 [𝑠𝑖𝑛 (𝑎 + 𝑏) − 𝑠𝑖𝑛 (𝑎 − 𝑏)]

Si 𝒂 = 𝒃, les formules ci-haut deviennent :


1+cos 2𝑎
 𝑐𝑜𝑠2 𝑎 = 2
1−cos 2𝑎
 sin 2𝑎 = 2
sin 2𝑎
• 𝑠𝑖𝑛𝑎 . 𝑐𝑜𝑠 𝑎 = 2

2.3. Trigonométrie dans les triangles

Soit le triangle rectangle suivant :


On a:

𝐴𝐵
cos 𝐵̂ = 𝐵𝐶

𝐴𝐶
sin 𝐵̂ = 𝐵𝐶

𝐴𝐶
tan 𝐵̂ = 𝐴𝐵

3. EXERCICE D’APPLICATION

Soient les triangles suivant le cosinus, le sinus et la tangente des angles en H et en E

a.

b.
RESOLUTION:

a. on obtient:

̂ = 𝐻𝐾 = 42 = 0,7
cos 𝐻 𝐻𝐺 60

̂ = 𝐺𝐾 = 42 = 0,7
sin 𝐻 𝐻𝐺 60

𝐺𝐾 42
tan 𝐵̂ = 𝐻𝐾 = 42 = 1

b. on obtient:
𝐸𝐹 59
cos 𝐸̂ = 𝐸𝐷 = 62 = 0,95
𝐷𝐹 19
sin 𝐸̂ = 𝐸𝐷 = 62 = 0,31
𝐷𝐹 19
tan 𝐸̂ = = 59 = 0,32
𝐸𝐹

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