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Département Techniques de Management

Filière : Techniques de
Management «ICE »

Rapport de stage
de fin d’études sous le thème

La motivation à la création
d’une entreprise

Effectuée au sien de : Fiduciaire AL MITHAQ CONSULTING


Du 1ER Avril jusqu’au 31 Mai

Réalisé par : Encadré par :


CHETTOH SAFA Mme. ALLALI Khadija

Année universitaire :2018/2019


Sommaire
Dédicace......................................................................................................2
Remerciement……………………………………………………………………………………….3
Avant-propos…………………………………………………………………………………………4
Introduction générale…………………………………………………………………………….5
1ére Partie : Présentation du fiduciaire…………………………………………………………….6
I. Fiduciaire………………………………………………………………………………...7
II. Historique………………………………………………………………………………..8
III. Fiche technique………………………………………………………………………..9
IV. Organigramme…………………………………………………………………………10
V. Les fonctions des responsables du fiduciaire………………………………..11
2éme partie : Etude des différentes fonctions des responsables de la société….14
VI. Les activistes du fiduciaire……………………………………………………....15
VII. Les tâches effectuées……………………………………………………............19
3éme partie : les motivations à la création de l’entreprise…………………………….27
Chapitre 1 : le contexte générale de la création de l’entreprise au Maroc …..28
1. L’entreprise …………………………………..………………………………………………….28
2. La société à responsabilité limité(SARL)…………………………………………….32
3. les motivations de l’entrepreneur…………..……………………………………..33
4. Les étapes primordiales à la création d’entreprise…………………………..39
Chapitre 2 : Présentation et analyse de l’enquête portée sur les motivations
de création………………………………………………………………………………………………….44
1- Méthodologie de l’enquête………………………………………………………..…44
2- Résultat d’enquête……………………………………………………………………….45
3- Appréciation critique…………………………………………………………………….53
4- Suggestion……………………………………………………………………………….……54
Conclusion………………………………………………………………………………………………………..56
Annexe…………………………………………………………………………………………………………57
Bibliographie…………………………………………………………………………………………….…60

1
Dédicaces

Je tiens à dédier le présent de rapport de stage


d’initiation :
A ma très chère mère.
A mon cher père.
A mes frères et ma sœur.
A mes amies et mes collègues et à tous ceux qui me sont
chers.
A tous mes formateurs et formatrices pour leurs efforts
et leurs amabilités.
A ceux qui m’ont tendu la main durant ma période de
stage.

2
Remerciement

Je tiens à exprimer mes sincères remerciement a Mr. EL BOUKHARI

Badr le directeur du fiduciaire ALMITHAQ CONSULTING, à Mr Abdeslam

BENADILA qui m’a bien accueilli dès mon arrivée au fiduciaire, je remercie

aussi tous le personnel de bureau (EL KADDOURI Mahjouba) qui m’ont

beaucoup aidé d’améliorer ma formation théorique et de valoriser mes

compétences. Je tiens aussi mes remerciements à tous mes formateurs de

L’Ecole Supérieure de Technologie.

Je dois aussi exprimer ma profonde gratitude envers Mr TEMRI le Directeur de

L’EST, et a tout le personnel, sans oublier tous ceux qui m’ont aidé de près ou

de loin pour réaliser ce modeste travail.

Merci à tous.

3
Avant-propos

Pour mettre en pratique la formation acquise au sein de L’école Supérieure

de Technologie, cette dernière met ses stagiaires en contact avec le monde

professionnel par le biais des stages.

Dans ce cadre, j’ai effectué un stage au sein du fiduciaire « AL MITHAQ

CONSULTING», assistance, conseil d’entreprises.

Ce stage m’a permis de concrétiser ma formation théorique et me

familiariser avec le monde de l’entreprise.

Mon choix est porté sur ce cabinet comptable, pour avoir une idée claire

sur le terme de la comptabilité des sociétés et la gestion des dossiers clients.

4
Introduction générale

Dans le cadre de notre formation, l’EST prévoit à ses étudiants un stage


d’un mois, afin qu’ils aient une idée profonde sur la vie professionnelle.

Ce stage représente donc un complément indispensable à notre formation,


il nous permet de mettre en pratique les connaissances acquises à notre
établissement durant les années d’études et de renforcer notre petite expérience
professionnelle acquise en stage d’initiation et par conséquent s’adapter au
milieu professionnel.

C’est dans cette optique, que j’ai choisi d’effectuer un stage de deux

mois au sein d’un fiduciaire nommée AL MITHAQ CONSULTING.

A cet effet mon rapport a été consacré dans la première partie à la


présentation du fiduciaire où j’ai effectué mon stage, ainsi que les différents
services de cette organisation puis je citerai les tâches que j’ai pu réaliser durant
ma période de stage.

5
Première partie :

Présentation du fiduciaire
AL MITHAQ CONSULTING

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Introduction :

Dans cette partie je vais essayer d’une part de donner une présentation
générale sur la fiduciaire, et d’autre part je vais montrer l’activité du fiduciaire.

I. Fiduciaire :
Une société fiduciaire est une entreprise spécialisée dans la garde et la
gestion à moyen ou long terme du patrimoine d'une personne ou d'une
entreprise. Certaines fiducies sont considérées comme des banques.

Ce patrimoine peut par exemple être des terrains (éventuellement


exploités pour des ressources telles que forêt, pétrole, gaz, minerais, etc.),
des immeubles loués, un portefeuille d'actions, un fonds de placement, un
fonds d'obligations pouvant générer des revenus alors reversés presque
totalement aux détenteurs de parts de la fiducie, le reste constituant le
bénéfice et les frais de la fiducie elle-même.

1- Qu’est-ce qu’une fiduciaire ?

Etymologiquement, le mot fiduciaire signifie (confiance) fiducie en latin.

Pratiquement, personne morale ou physique à qui une personne confie


ses biens pour une durée déterminée, elle prend le titre légal du bien en
fiducie et elle a l’obligation de respecter les modalités de la fiducie ; sachant
que la fiducie n’est qu’une disposition juridique selon laquelle une personne
(la disposant) transfère un légal à un fiduciaire pour gérer le bien couvert par
le titre pour le compte d’une personne ou d’une institution (les bénéficiaires).

Donc, le fiduciaire est toute personne, physique ou morale, chargée


d’administrer et gérer des biens ou de l’argent des clients.

7
2- les taches effectuées au sein du fiduciaire :
Les services qu’un fiduciaire peut fournir à ces clients se différent d’un
fiduciaire à une autre selon ce que le gérant pense important et plus demandé par
le marché alors on trouve des fiduciaires qui s’occupent de l’audit financier et
l’établissement des travaux d’inventaire et d’autre de la constitution des
entreprises, de la comptabilité, de l’analyse financière et dès la fiscalité mais
cela ne me pèche pas l’existence des fiduciaires qui s’occident de tout.

II. Historique du fiduciaire AL MITHAQ CONSULTING :

Fiduciaire AL MITHAQ CONSULTING, est une entreprise qui a pour


objet de tenir la comptabilité des entreprises quelle que soit leur nature et
effectue les travaux comptables (établissement du journal, grand livre…) Il est
géré par un expert-comptable ou un comptable agrée. Ce travail est considéré
comme une base essentielle sur laquelle comptent les sociétés. Elle a aussi pour
but d’assurer le bon marché des affaires et ceci se réalise en faisant attention aux
erreurs afin de réaliser un résultat positif. Elle a la forme juridique S.A.R.L
(société à responsabilité limité).Elle a été créée en 2014, par Mr EL
BOUKHARI Badr avec un capital de 100.000 DH.

Comme chaque société, le cabinet comptabilité et fiscal a pour rôle de


contrôler, et d’enregistrer toutes les opérations comptabilités après avoir reçu les
informations des clients.

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III. Fiche technique :

Raison Sociale : Fiduciaire AL MITHAQ CONSULTING

Forme Juridique : S.A.R.L. AU

Activités :

Capital : 100 000 DH

Siege Social :

Date de création :

N° Registre de commerce :

Patente :

Identification fiscale :

N° D’immatriculation CNSS :

Régime T.V.A :

Déclaration T.V.A :

Effectif :

N° Tél :

Fax :

E-Mail :

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IV. Organigramme

gérant

le
secrétaire
comptable

stagiaire

La structure est l’ensemble des positifs permettant de répartir,


coordonner, contrôler et d’orienter le comportement des hommes au sein de la
société ainsi, d’après le schéma ci-dessus, on constate que la société adopte
une structure simple, caractéristique des toutes petites entreprises faiblement
organisées ou le patron coordonne directement l’activité de quelques
personnes travaillant avec lui.

A/la direction :
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Elle se compose d’un directeur générale chargée d’effectuer de diverses
taches comme :

 Négocier le prix avec le client.


 Décrire les taches et définir les résistibilités.
 Guider, orienter, corriger et coordonner.
 Prendre les décisions.

B/Le service juridique


Comme son mon l’indique, ce service s’intéresse à tout ce qui concerne
les entreprises juridiquement alors il se charge du conseil juridique et fiscal,
de l’étude des projets en collaboration avec le service comptable ainsi que :

 Le choix de la forme.
 La fixation du siège social.
 L’élaboration des statuts.
 L’augmentation du capital.
C/le service comptable :
C’est le service principal sur lequel repose le travail du fiduciaire, il est
en étroite liaison avec les autres services du fiduciaire et comme son nom
l’indique, il s’occupe :

 L’enregistrement des opérations dans les journaux auxiliaires.


 La centralisation dans un journal générale.
 Le report dans le grand livre.
 L’établissement d’une balance avant inventaire.
 Passation les écritures de régularisation.
 L’établissement d’une balance après inventaire.
 Bilan final et le compte produit et charge.

D/Le service secrétariat :


Comme dans toute autre entreprise quel que soit sa forme et son taille, la
secrétaire est chargée de :

 L’accueil des appels télé phoniques.


 La réception des clients.
 La fixation des rendez-vous.
11
 Le classement des dossiers.

Pour tout enregistrement comptable, l’existence d’une pièce justificative


est indispensable, elle constitue une garantie sur la réalité des documents qui
résultent précède en premier lieu à un classement, par nature d’opération des
comptables qui lui été délivrés aux clients.

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Deuxième partie :

L’activité du fiduciaire
et
Les tâches effectuées

I. Activités du fiduciaire :

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Le fiduciaire effectue principalement les activités suivantes :

1. Tenue De La Comptabilité

Tous les travaux liés aux services comptables.


 Traitement des salaires (CNSS,…)
 Travaux Fin d’année (bilan, CPC, balance.)
 Traitement des bulletins de paix.
 Traitement des états (IR, IS, ..)
 Saisie sur l’ordinateur (logiciel comptabilité ciel compta)
 Déclaration TVA (trimestrielle + mensuel).

2. Constitution Légale Des Sociétés :


Parmi les tâches effectuées au sein du fiduciaire acte nous trouvé les
travaux concernant la constitution légale des sociétés :

a- Certitatif négatif :

C’est un document, délivre par la chambre de commerce, qui certifie


l’inexistence d’une autre société portant la même dénomination dans le pays.

b- Statut :
C’est un élément essentiel pour la constitution d’une société, ce document se
compose d’un ensemble des articles se rapportant aux :

 Dénomination.
 Siege social.
 Objet social.
 Durer.
 Capital.
 Nombre des associés.
 La gérance.
 Les apports.
 Augmentation du capital.
 Réduction du capital.
 Assembler général.
 La liquidation.

c- Certificat de patente (taxe professionnelle) :

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Pour obtenir un numéro de patente, l’entrepreneur doit s’inscrire aux
rôles des patentes, en présentant les pièces suivantes au service des impôts.
 Contrat ou un reçu du loyer.
 Photocopie de la C.I.N de l’entrepreneur.
 Attestation d’existence.
 Une demande.
Et pour les personnes morales «société », il y a aussi :
 Statut.
 Certificat négatif.
 Domiciliation.

d- L ‘immatriculation :

Les personnes physiques et morales sont obligées de se faire immatriculer


au R.C, qui est un répertoire officiel des entreprises précisant un certain
nombre des renseignements que les tiers désirent avoir à propos de
l’entreprise.
Une demande d’inscription doit être présentée auprès du secrétariat du
tribunal de première instance, mais il ne peut être accepté que si elle est
accompagnée des documents suivants :
 Certificat de patente.
 Photocopie de la C.N.I.

Pour une personne morale on joint à la demande.


 Certificat négatif.
 Statut.
 Certificat de dépôt.

e- Inscription aux rôles de TVA :

Les pièces demandées sont :


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 Certificat de patente.
 Attestation d’existence.
 Certificat négatif.
 Numéro de registre de commerce.
 Photocopie de la C.I.N. du gérant.
 Certificat de dépôt.

f- Publication :

Au bulletin officiel et au journal quotidien, pour publier la société, il faut


une demande qui comprend : Raison sociale, forme juridique et l’objet de
l’activité.

Remarque :
La démarche citée concerne les entreprises individuelles, S.A.R.L, S.N.C, mais
pour une S.A c’est le notaire qui s’en occupe ces démarches.

3. L’étude de projet :

En plus des tâches citées. Le cabinet «Actes» s’occupe d’étudier les projets.
Pour évaluer le projet proposé, il faut une étude qui se porte sur l’environnement
économique :

 l’étude sur la ville où le projet sera réalisé.


 Nombre d’habitant.
 Voir si le choix du lieu est stratégique, c’est à dire si le lieu est bien
situé.
 Nombre de clients occasionnels.
 La concurrence.

4. Programme D’investissement :

Sur la base d’une étude l’expert établit un programme d’investissement, qui est
présenté par la suite à la banque pour étudier la faisabilité du crédit.
Cette étude représente pour la banque un bilan qui évalue la situation éventuelle
de l’entreprise, sous forme de chiffres, ce programme doit comprendre :
 Demande.
 Présentation de la société.
 raison social.
 forme juridique.

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 Capital personnel ou social.
 Siege social.
 L’objet.
 Nombre d’associés.

 La valeur des éléments d’actif :


 Mobilier de bureau.
 Constitution.
 Matériel et outillage.
 Plan de financement :
 Autofinancement 10%
 Part Etat 45%
 Part Banque 45%

 Chiffre d’affaire.
 Estimation des charges d’exploitation :
 Frais de personnel.
 Impôts et taxes.
 Travaux et fournitures et service extérieurs.
 Frais de déplacement et gestion.

 Détermination de résultat net :


Il faut que le programme d’investissement fasse sur la base d’une de 5ans et
l’évolution d’une année à un autre, se fait selon des taux spécifiques.

 Les indivisions.

 Les sociétés immobilières transparentes.

II. Les tâches effectuées :


1- Le classement :
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a- Définition :

Le classement est un organisation qui prévoit un mode de conservation des


pièces suivant un plan déterminer afin de pouvoir un importe que moment
retrouver la pièce cherchée.
b- Les buts De Classement :
 Trouver sûrement et rapidement la pièce recherchée.
 Donner une atmosphère et de méthode.
 Garder sous la plus petit volume, le plus grand nombre de document.
 Protéger les documents nécessaires.
 Assembler les documents par catégories.
 Déceler l’absence d’un document.

Au sein de ce fiduciaire le classement se fait dans des classeurs, chaque classeur


porte plusieurs chemises, par ordre chronologique selon la nature de la pièce :
 Chemise des achats : ou sont classés les factures d’achats
 Chemise des banques : ou sont classé les relevés et avis bancaires et les
récépissés. qui sont réglés par la banque.
 Chemise des ventes : ou sont classés les factures des ventes
 Chemise de la C.N.S.S : ou sont classés les bordereaux de
 Chemise de la C.N.S.S.
 Chemise de la T.V.A : ou sont classés les imprimés de T.V.A : suivant le
trimestre/mois
 Chemise de caisse : ou sont classés les bonnes livraisons et de commande
et les récépissés qui sont réglés par caisse.

2- Codification et saisie :

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Avant tout travail il est important de codifier et de saisir les informations
relatives à l’entreprise comme les factures, les relevés bancaires,…
La codification est le fait d’attribuer à chaque document le numéro du compte
auquel il correspond. Cela facilite ainsi la saisie puisqu’il n’y a plus qu’à
recopier les informations relatives à la codification. L’opération peut paraître
fastidieuse mais elle permet de bien comprendre la comptabilité et d’appliquer
les connaissances acquises à l’ISTA puisque l’on présente la codification
comme un journal.
Pour codifier je me suis servi d’un document inscrit dans le logiciel duCIEL
COMPTA.
 Généralités sur logiciel CIEL COMPTA :
C’est un logiciel de comptabilité manipulé sous DOS qui offre les possibilités
suivantes :
 Tenue de comptabilité normale, avec saisie des journaux et des écritures ;
 Préparation automatique des états de synthèse ;
 Possibilité de consulter ou de créer des comptes en cours de saisie ;
 Insertion automatique des libellés et des numéros des pièces, ainsi que la
contrepartie automatique ;
 Création illimitée du nombre des dossiers, des journaux … selon la capacité
du disque dur
 Consultation en temps réel des écritures en cours de saisie et contrôle des
soldes

3- La saisie du journal :

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a- Définition :

La saisie du journal est un tableau qui permet d’enregistrer des diverses


opérations (achat, vente, caisse…) sur le logiciel CIEL COMPTA praticable par
le cabinet.

b- Procédure de saisie d’un journal :

Avant toute opération sur logiciel, plusieurs étapes sont à suivre :


 Extractions des opérations à partir de plusieurs documents :
 Statut juridique ;
 Factures de vente, d’achat… ;
 Bordereau de la CNSS ;
 Imprimé de la TVA ;
 Les relevés bancaires ;
 Autres pièces.
 Enregistrement manuel de ces opérations ;
 Vérification des montants et des libellés… ;
 Saisie sur logiciel.
On enregistre chaque pièce d’après son classement dans une saisie (achat, vente)
en lui donnant un numéro d’ordre selon sa situation dans la saisie.
Dans un journal, on enregistre chaque pièce suivant sa nature en passant par les
étapes suivantes :
 numéro de la pièce
 la date
 libellé
 numéro de compte au débit avec le montant.

c- Exemples des journaux :

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 Journal des ventes:
Ce journal contient les factures de vente et les bons... l’opération vente met en
jeu les différents comptes (soit le compte client, soit un ou plusieurs compte de
trésorerie) qui sont débités pour le montant de vente et le compte "vente de
marchandise" et celui de la TVA crédités de la même somme.
 Journal des achats :
Il présente les achats réalisés par la société durant le mois, il est rempli à partir
des pièces justificatives telles que les factures d’achat.
Chaque opération enregistrée dans ce journal doit avoir une contrepartie qui lui
correspond au journal de banque ou de caisse cela dépend du mode de
règlement.
 Journal de banque :
Il résume les encaissements et les décaissements d’argent effectués par la
société. Les écritures comptables se font dans ce journal à partir des pièces
bancaires, les factures d’achat et de vente réglées par chèque bancaire ou par
virement.
 Journal des opérations diverses :
Il comporte les opérations qui ne peuvent pas être enregistrées ni dans le journal
des ventes ni dans le journal des achats à savoir : la rémunération du personnel,
la CNSS, les amortissements, et les déclarations de la TVA.

4- La taxe sur la valeur ajoute :

La T.V.A. est une taxe sur le C.A. ; elle est en application en 1986 pour
remplacer la taxe sur les produits et la taxe sur les services.

La T.V.A. s’applique :

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Aux opérations industrielles, commerciales, artisanales ou relevant
d’exercice d’une profession libérale, accomplies au Maroc.
Aux opérations d’importations.

1. Champ D’application :
1-1 Les opérations imposables :
a- Obligatoirement operations imposable:

Les ventes et les livraisons par les entrepreneurs de manufactures de


produit extrait, fabriquer ou conditionnés par eux, directement ou à travers un
travail à façon.
Les ventes les livraisons en état des produits importés réalisées par les
commerçants importateurs…etc.

b- Opérations imposables par options :

 Les commerçants et les prestataires des services qui exportent directement


les produits, objets, marchandises ou services, en ce qui concerne leur
C.A. à l’exploitation.
 Les petits fabricants et les petits propriétaires qui réalisent un C.A. annuel
égal ou inférieur à 180 000 DH…etc.

2. Les Exonérations :

 Exonération sans droit à déduction.


 Exonération avec droit à déduction.
 Régime suspensif.

3. Les régimes de la TVA :

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Il y en a deux, le régime débit et le régime encaissement selon la première, et
lors de la déclaration de la taxe sur la valeur ajoutée, on déclare toute facture
établie alors que selon le second, on ne déclare que les factures payées.
4. types de déclarations :
Il existe 2 types de déclarations sont prévus par la loi :
a- Mensuel :

Sont obligatoirement imposées sous ce type de déclaration :


 Les redevables dont le ça taxable réalisé au cours de l’année atteint ou
dépasse 1.000.000 DH.
 Toute personne n’ayant pas d’établissement stable au marc et y effectuant ;
des opérations imposables.
Remarque :
Les redevables imposés sous le régime de la déclaration mensuelle doivent
déposer, avant l’expiration de chaque mois, auprès du bureau du récepteur
compétent, un précédent et verser, en même temps, la taxe correspondante.

b- Trimestriel :

Sont obligatoirement imposés sous type de déclaration.


 les redevables dont le ça taxable réalisé au cours de l’année écoulée est
inférieur à 1.000.000 DH
 les redevables exploitants des établissements saisonniers, ainsi que ceux
exerçant une activité périodique ou effectuant des opérations
occasionnelles ;
 les nouveaux redevables pour la période de l’année civile en cours.

Remarque :

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Les redevables ; imposés sous le régime de la déclaration trimestrielle,
doivent déposer avant l’expiration du premier mois de chaque trimestre, auprès
du bureau du précepteur compétent, une déclaration du chiffre d’affaires réalisé
au cours du trimestre écoulé et verser, en même temps, la taxe correspondante.
Les redevables susvisés peuvent, sur option avant le 19 janvier, être imposés
sous le régime de la déclaration mensuelle.
c- les taux de la TVA au Maroc :

 Taux normal 20% : il s’applique aux opérations imposables dont aucun


autre taux n’a été prévu.
 Taux réduit 14% : il s’applique aux produits services de consommation
courants, ex : travaux immobiliers, transports de voyages…
 Taux super réduit7% : il s’applique aux produits de consommation
courante, ex : eau, électricité, produit pharmaceutiques, opérations
bancaire…
 Taux particulier 10% : il s’applique aux opérations de restauration et de
fourniture de logement dans les établissements touristiques, opérations
financier…
d- les taches effectuées :

On a été chargé de faire :


 La déclaration d’existence qui se fait lors de la constitution et qui résulter le
n° de l’identification fiscale.
 Le calcul de la TVA sur machine.
 Des déclarations de la TVA.

24
5- les taches de la CNSS :

La relation de la société avec la CNSS se présente comme suit :


 L’affiliation de la société à la CNSS lors de sa création
 L’immatriculation des employés à la CNSS.
Cette dernière tache s’effectue chaque mois donc s’est occupé des dossiers et on
a pris par cœur le remplissage soit des bordereaux de la déclaration des
nouveaux salariés soit des bordereaux de paiement.

6- Photocopie :
La photocopie sert à faire une reproduction d’un document en plusieurs copies
conformes dans un minimum de temps.

Par l’intermédiaire d’une photocopieuse, j’ai pu photocopier différents documents.

Pour faire des copies il faut suivre les étapes suivantes :

 Mise en marche de l’appareil ;


 Insérer les feuilles blanches dans ses places tout en assure qu’ils sont bien
placés ;
 Placer le document sur la partie transparente de l’appareil ;
 Mentionner le format du papier, le nombre d’exemplaire ;
 Appuyer sur « Start ».

7- Impression :
Son utilisation est en parallèle à la saisie de chaque document qui doit être imprimé.

25
Troisième partie :

Les motivations
à
La création d’entreprise

26
Introduction générale :
L’entrepreneuriat occupe une place très importante dans les recherches et
les politiques économiques. Il est considéré comme un vecteur vital grâce à ses
apports à l’économie et à la société en ce qui concerne la création d’emploi et la
croissance économique. C’est grâce à la présence d’une population nombreuse
d’individus entreprenants, ainsi qu’au renouvellement du parc d’entreprise qui
permet de renouveler et reconstruire le tissu économique que cette dernière
s’accélère.

L’entrepreneuriat est un champ disciplinaire à part entière qui a connu un


essor important et un intérêt croissant avec une multiplication de travaux
académiques depuis les années 80.

La problématique de notre recherche peut donc être formulée de la façon suivante :


quels sont les facteurs qui poussent un individu à devenir entrepreneur ?

Pour mieux cerner cette question, notre travail tentera de répondre aux questions
secondaires suivantes :

 Question n°1 : Qu’est-ce qu’une entreprise ? Et quelles sont ses formes ?


 Question n°2 : Quelles sont les motivations des entrepreneurs qui sont à
l’origine de la création d’une entreprise ? et qu’est ce qui les fait agir ?
 Question n°3 : Comment crée-t-on une entreprise ?

27
Chapitre 1 :le contexte générale de la création de
l’entreprise au Maroc

1. L’entreprise :
1.1. Définition :
Le mot d’entreprise a trois sens, du point de vue juridique .il peut désigner :

 Une activité, exemple : articles 1787 et suivant du code suivants sur le


contrat d’entreprise ; article 632 du code de commerce sur les entreprises
considérées comme actes de commerce (en faisant observer qu’il ne s’agit pas
d’actes isolés) ;
 Un bien, susceptible d’appropriation, de transmission, synonyme
d’exploitation. exemple article 832 du Code civil ;
 Une organisation, conception qui dépasse les deux premières, et qui nous
retiendra en tant qu’elle constitue un agent économique. Cette entité est
reconnue par les économistes ; elle est encore largement méconnue du système
juridique1.

'L’entreprise est une unité économique et juridique qui a pour principale


fonction la production de biens et services destinés à être vendus sur un
marché.
L’activité d’une entreprise peut être décomposée en deux phases distinctes :
- l’activité productive, c’est à dire la création de biens ou services.
- l’activité de répartition des richesses en contrepartie des biens ou services

1.1.1 L’entreprise en tant qu’unité de production :

Par l’opération de production, l’entreprise transforme des flux d’entrée (Intrants


ou Inputs) en flux de sortie (Extrants ou outputs).

1
Elie A 1993 « Droit des affaires » édition litec page 165
28
Les intrants peuvent être classés en trois catégories :
 Le travail fourni par le personnel de l’entreprise
 Le capital technique : bâtiments, matériels ……..etc.
 Les consommations intermédiaires c’est à les matières premières, les
produits semi-finis, énergie…..ou les services (publicité, transport,
…etc.) incorporés au processus de production.

1.1.1. L’entreprise en tant qu’unité de réparation :

La contrepartie de l’activité de production de l’entreprise se traduit par la


vente. Le produit de cette vente doit permettre à l’entreprise de :
 Rémunérer les facteurs de production
 Payer ses charges sociales et fiscales
 Réaliser un surplus destiné à assurer son avenir.
Une fois les richesses sont créées, l’entreprise distribue les rémunérations aux
agents qui ont participé à la réalisation de la production. Ainsi :
 Les employés perçoivent des salaires.
 L’Etat, les organismes sociaux (CNSS, CIMR, CMR) reçoivent les impôts
(IGR, IS) et les cotisations sociales.
 Les prêteurs reçoivent des intérêts.
 Les apporteurs de capitaux reçoivent les dividendes.
 L’entreprise garde pour elle les revenus non distribués.

1.2. La Classification des entreprises :

Il existe plusieurs façons de classifier une entreprise. Parmi lesquelles, on cite :


 la classification des entreprises selon la nature économique ;
 la classification des entreprises selon la taille ;
 la classification juridique.

29
1.2.1. La classification des entreprises selon la nature économique :

Cette classification des entreprises peut se faire selon trois aspects :


a. Classification des entreprises par secteur.
b. Classification des entreprises par type d’opérations accomplies.
c. Classification des entreprises selon la branche d’activité.

a. La classification des entreprises par secteur :


On distingue :
Le secteur primaire qui regroupe toutes les entreprises utilisant à titre
principal le facteur naturel. Il englobe l’agriculture, l’élevage, la pêche, etc…
Le secteur secondaire qui réunit toutes les entreprises ayant comme
activité la transformation de matières premières en produits finis et englobe
donc toutes les industries.
Le secteur tertiaire qui rassemble toutes les entreprises prestataires de
services. Sa composition est très hétérogène car il regroupe tout ce qui
n’appartient pas aux deux autres secteurs, à savoir : les activités de distribution,
de transport, de loisir, de crédit, d’assurance, hôtellerie,…..

b. La classification des entreprises selon le type d’opérations


accomplies :

 Les opérations agricoles : ce sont des opérations dans lesquelles le facteur


naturel est prédominant.
 Les entreprises industrielles : effectuent des opérations de transformation
de la matière en produits finis.
 Les entreprises commerciales : réalisent les opérations de distribution des
biens et assurent la fonction de grossiste (c’est-à-dire l’achat en grande quantité
directement chez le fabricant et la vente en grande quantité au revendeur) ou de
semi-grossistes (stade intermédiaire entre le grossiste et le détaillant) ou de
détaillants qui vendent directement au consommateur.

30
 Les entreprises de prestations de service : fournissent deux types de
services :
- service de production vendue à d’autres entreprises : société d’étude, agences
de publicité …
- service de consommation : entreprises rendant des services aux
consommateurs (transport, restaurants, locations…)
 Les entreprises financières : réalisent des opérations financières à savoir :
la création, la collecte, la transformation et la distribution des ressources
monétaires et des ressources d’épargne. Elles sont constituées par les banques.

1.2.2. La classification selon la taille :

Les entreprises ont des tailles différentes. Selon sa dimension, l’entreprise va


du simple atelier jusqu’à la grande entreprise.

 Les très petites entreprises (TPE) qui emploient moins de 5 employés ;


 Les petites entreprises (PE) qui emploient un effectif compris entre 5 et
10 salariés ;
 Les moyennes entreprises (ME) employant un effectif compris entre 10 et
100 salariés (ce nombre peut aller à 500) ;
 Les grandes entreprises qui emploient plus de 500 salariés

1.2.3. La classification juridique :


Cette classification permet de distinguer entre :
a. Les entreprises du secteur public :

 Les entreprises publiques :ce sont des entreprises qui appartiennent en


totalité à l’Etat ; ce dernier détient l’intégralité du capital, le pouvoir de
gestion et de décision.
 Les entreprises semi-publiques : ce sont des entreprises contrôlées par
les pouvoirs publics : choix des investissements, niveau des prix, politique

31
de l’emploi…etc., mais où des personnes privées participent au
financement et/ou à la gestion.

 Les entreprises privées


On distingue :
1. L’entreprise individuelle qui appartient en totalité à une seule personne qui
assure la gestion et la direction.
2. La société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes conviennent
de mettre en commun leurs biens ou leur travail ou les deux à la fois en vue de
partager le bénéfice qui pourra en résulter.
3.La coopérative réunit des personnes qui désirent mettre en commun leurs
économies ainsi que leurs compétences pour l’autosatisfaction des besoins
spécifiques (logement, consommation) sans chercher le profit.

2. La Société à Responsabilité Limitée (SARL) :

2.1.Définition :

La SARL est une société commerciale qui constitue un type intermédiaire


entre les sociétés de personnes et de capitaux. L'acquisition de la personnalité
morale est subordonnée à l'immatriculation au registre de commerce.

Caractéristiques :

• Une seule personne dite - associée unique- peut constituer la SARL.


• Le nombre maximum d’associés ne peut dépasser 50.
• Le montant du capital social est librement fixé par les associés et doit être
libéré d'au moins le quart et déposé obligatoirement dans un compte bancaire
bloqué. Son retrait ne peut être effectué qu’après immatriculation au Registre de
Commerce.
• La part sociale est d’au moins 10 DH. Les parts sociales détenues qui peuvent
être transmissibles par voie de succession et cessibles entre conjoints et parents
32
successibles ne peuvent être cédées à des tiers qu’après consentement de la
majorité des associés.
• Les apports peuvent être en nature. Ils sont évalués par un commissaire aux
comptes si leur valeur dépasse la moitié du capital en numéraire.
• La gestion d’une SARL peut être assumée par une ou plusieurs personnes
physiques responsables individuellement ou solidairement vis à vis des tiers.
• Les décisions sont prises en assemblée générale sauf disposition contraire
prévue par les statuts.
• Le contrôle de la gestion d’une SARL est confié à un ou plusieurs
commissaires aux comptes si le chiffre d'affaire dépasse 50 millions de
dirhams2.
3. les motivations de l’entrepreneur :

La motivation d’une manière générale, selon le dictionnaire de l’éducation


de Legendre (1993) est définie comme : « un ensemble de désirs et de volonté
qui pousse une personne à accomplir une tâche ou à viser un objectif
correspondant à un besoin ».
Le dictionnaire de psychologie de Larousse (1989) l’a décrit comme :
« L’ensemble des facteurs dynamiques qui déterminent la conduite d’un
individu ».
Steers et Porter soutiennent que la motivation est définie comme : « ce qui
stimule le comportement humain : ce sont les forces énergétiques qui, chez les
individus, les poussent à se comporter de certaines manières et les forces
environnementales qui souvent déclenchent ces conduites »3.

2
La loi n° 5-1996 sur la société en nom collectif, la société en commandite simple, la société
en commandite par actions, la société à responsabilité limitée et la société en participation, du
page 16 au 23.
3
MAUGERI, Salvatore « Théories de la motivation au travail » Edition Dunod, 2013, p12.

33
3.1. Les facteurs motivationnels des entrepreneurs :
L’identification des motivations est d’autant plus difficile, puisque chaque
personne est unique. Cependant les chercheurs parvinrent à circonscrire une
quantité limitée de motivations influençant la création d’entreprise.
Il est intéressant d’identifier les facteurs de motivations des entrepreneurs
ainsi que la manière dont ils évoluent et dont ils orientent les choix des objectifs
assignés à l’entreprise.
Nous verrons ci-dessous les différents types de facteurs influençant
l’entrepreneur :
3.1.1. Les facteurs psychologiques :
Les entrepreneurs décident de créer leurs propres entreprises à cause d’eux
même. Un ensemble de caractéristiques se réunissent chez l’individu
entrepreneur qui l’incite à prendre la décision d’entreprendre.
 Besoin d’indépendance :
Le besoin d’indépendance ou d’autonomie, a souvent été mentionné dans la
littérature comme attributs des entrepreneurs.

Collins et Moore (1964) considèrent le désir d’autonomie comme facteur de


base dans la création d’une nouvelle entreprise. Ils suggèrent qu’en ayant un fort
besoin d’indépendance, les entrepreneurs sont prêts à sacrifier cette
indépendance dans la mesure où ils peuvent choisir comment. Et le sacrifice de
leur autonomie est acceptable tant qu’ils ne la perçoivent pas comme étant
imposée par une autre personne4.

4
CACHON Jean-Charles « Entrepreneurs : Pourquoi ? Comment ? Quoi »

34
 Besoin d’accomplissement
De nombreux auteurs font du besoin d’accomplissement ou de réalisation
une motivation entrepreneuriale dominante.5
Ce besoin d’accomplissement peut se voir associé à une volonté de créer
quelque chose de nouveau (Donckels, 1989). Selon McClelland, les personnes
ayant un fort besoin fort besoin d’accomplissement sont décrites comme ayant
cinq attributs de comportement suivant :
1) La prise de risque, basée sur la compétence plutôt que sur la croyance au
hasard ;
2) La prise de responsabilité personnelle face aux décisions ;
3) Le désir de connaitre les résultats concrets des décisions prises ;
4) Une activité énergique et innovatrice ;
5) La capacité de planifier à long terme.
 La prise de risque
Tout investissement correspond à une prise de risque. Or sans investir, on
ne peut pas entreprendre. Le risque est vu comme le risque de perdre, ce qui
n’est pas sans conséquences sur le capital et sur le moral de l’entrepreneur
(conséquences économiques et psychologiques). Quatre types de risques sont
encourus par les créateurs d’entreprises : le risque financier, le risque de
carrière, le risque familial et le risque psychique. Tous ceux qui peuvent faire
face à une prise de décision avec tous les risques que présente ont la possibilité
de devenir des entrepreneurs.6
 L’internalité de contrôle
L’internalité décrit un concept en soi où l’individu attribue sa performance
à sa propre responsabilité plutôt qu’à celle des autres et où il croit qu’il peut
modifier son environnement. L’individu pense qu’il a des bonnes chances de
pouvoir orienter sa vie.
5ALAIN Fayolle « le métier de créateur d’entreprise » Editions d’Organisation, 2003
6
BERBER.N, « L’entrepreneuriat en Algérie », Mémoire de magister en Management, 2014

35
 La créativité et l’innovation
La fonction principale des entrepreneurs est l’innovation et l’introduction,
dans un environnement donné, de nouvelles combinaisons productives,
cherchent de nouvelles idées, et introduisent de nouvelles manières de réaliser
de nouveaux produits.
Selon certains auteurs, les entrepreneurs ont un comportement
particulièrement innovateur et créatif, alors que leur recherche du gain financier
représente seulement une raison mineure pour devenir employés à leur compte.
La gestion de l’innovation est également considérée comme le principal défi
auquel les entrepreneurs font face afin de faire concurrence à leurs adversaires.7

3.1.2. Les facteurs sociologiques et culturels :


Ce sont des éléments liés aux différents milieux de l’individu, et qui joue
un rôle sur leur propension à entreprendre. Ces milieux (famille, école, société,
entreprise, territoires), exercent sur l’individu de nombreuses influences.
De façon générale, les antécédents référents aux différentes variables
sociodémographiques comme l’âge, le sexe, l’origine de domaine d’études.
 L’âge
L’âge de fondateur au moment où il est intéressé à lancer une affaire est
également un facteur motivationnel. Les plus jeunes manquent souvent
d’expérience, de contacts et de financement ; les plus âgés, eux, ont des
contraintes familiales et professionnelles. Dans une étude faite sur les
entrepreneurs naissants au Canada, ils ont observé que 57% de ceux-ci ont entre
25 et 44 ans et possèdent jusqu’à 10 ans d’expérience dans le domaine dans
lequel évoluera la nouvelle entreprise8.

7CACHON Jean-Charles, «Entrepreneurs : Pourquoi ? Comment ? Quoi », P19


8
GASSE Yvon, « l’influence de milieu dans la création d’entreprise »

36
 La famille et les proches
Pour certains économistes, la profession des parents est déterminante dans
la vie des entrepreneurs, selon GASSE Yvon, le jeune grandissant dans ce genre
de famille ou d’entourage, considère ses parents ou ses proches comme des
modèles à imiter. En Amérique du nord, les auteurs observent que près de 50% à
70% des dirigeants d’entreprises rapportent que leurs parents étaient eux-mêmes
employés à leurs comptes.
 Le territoire
Le territoire dans lequel l’entrepreneur passe sa vie personnelle et/ou
professionnelle joue un rôle non négligeable, donc un territoire peut constituer
un pôle d’attraction entrepreneuriale. C’est dans son espace de vie que
l’entrepreneur potentiel trouve le terreau indisponible au développement de
réseaux de soutien très utiles au moment de la création de l’entreprise.9
 L’éducation
L’expérience professionnelle joue un rôle très important dans le Des
recherches ont montré que l’éducation joue un rôle important dans l’éveil des
entrepreneurs. Le système éducatif permet donc de sensibiliser les étudiants, de
valoriser l’image de l’entrepreneuriat et apporte les connaissances et les
compétences qui aident les individus à prendre les bonnes décisions, à élaborer
des projets solides et à créer des entreprises dotées d’un potentiel important de
croissance.10
 L’expérience professionnelle
Cheminement qui conduit un individu à l’entrepreneuriat, elle apporte par
ailleurs, une bonne connaissance de la vie en entreprise et des relations entre les
différents acteurs internes et externes.11

9ALAIN Fayolle « le métier de créateur d’entreprise » Editions d’Organisation, 2003


10
Idem
11Idem

37
3.1.3. Les facteurs économiques :
Les facteurs économiques occupent une position clé dans la démarche
entrepreneuriale, elle constitue les ressources informationnelles, humaines,
cognitives, technologiques, financières et matérielles sans lesquelles rien n’est
possible et rien n’est faisable.
Les relations occupent une place importante dans la décision
d’entreprendre. Des contacts personnels ou professionnels déjà établis par le
créateur lui facilitent les choses. L’appartenance du créateur à un réseau lui sera
d’une grande utilité dans le cadre de l’exercice de ses fonctions d’entrepreneur.
En effet il lui sera plus facile d’obtenir des ressources dont son entreprise a
besoin pour se développer. Les personnes formées dans les meilleurs écoles et
universités peuvent utiliser de nombreux réseaux qui leur sont propres et qui
viennent compléter les réseaux spécifiques à la création d’entreprise. Certaines
ressources appartiennent à l’individu lui-même (ses connaissances, ses
compétences, …). D’autres se trouvent dans son environnement personnel et
professionnel et dans des univers spécifiques à l’entrepreneuriat. Les ressources
de l’entrepreneur en phase de création et de lancement des activités sont toujours
insuffisantes par rapport aux besoins, ce qui fait qu’une des dimensions capitales
de la personnalité de l’entrepreneur réside dans sa capacité à identifier des
ressources vitales et à les acquérir au moindre coût.12

12Op. Cit

38
4. Les étapes primordiales à la création d’entreprise 13 :

Etape 1: Certificat négatif

Tout commence par la dénomination de l’entreprise. Le certificat négatif


est indispensable pour l’identification et l’enregistrement de l’entreprise. Passé
un délai d'un mois, les certificats négatifs non retirés seront annulés. Idem pour
les certificats négatifs retirés et non déposés pour inscription au registre du
commerce. Toutes les entreprises sont concernées par le certificat négatif. Seules
les entreprises individuelles qui n'optent pas pour une enseigne échappent à la
règle. La demande de certificat négatif se fait à l’Office Marocain de la Propriété
Industrielle et Commerciale représenté au sein du Centre Régional
d'Investissement. Quant aux documents demandés ils ne sont pas trop
compliqués. Il faut présenter :
- Une demande sur imprimé à retirer auprès du CRI
- Carte d'identité nationale ou passeport,
- Photocopie de la carte d'identité nationale ou passeport si l'investisseur se
fait représenter par une autre personne Inutile de rappeler qu’il faut payer :
- 175 DH pour le certificat négatif
– 55 DH pour le timbre de quittance + TVA
Donc le montant global est de 230 DH(annexe 1)

Etape 2 : Établissement des statuts

Un investisseur ne peut créer une société sans statuts. Cet acte notarié est
indispensable pour déterminer les détails techniques de la dite entreprise. Ces
renseignements sont à définir avec le cabinet juridique chargé du dossier de la
création. Les organes concernés de l’établissement des statuts des sociétés sont
les cabinets juridiques, fiduciaires, notaires, avocats, experts comptables, les
conseillers juridiques, etc…

13
Agence marocaine pour le développement des entreprises
39
Quant aux frais, le prix de l’établissement des textes est à décider avec le cabinet
concerné. Il entre dans les honoraires du cabinet juridique. En revanche, les frais
de timbres pour la légalisation est fixé à 20 DH par feuille. Par ailleurs, le droit
d’enregistrement sont calculé comme suit ;

- Droit fixe 1000 DH si le capital est inférieur ou égal à 500 000,00 DHS.
- 1% du capital si le montant et supérieur à 500 000,00.
Etape 3 : Établissement des bulletins de souscription

L’établissement des bulletins de souscription ou des actes d’apport (le cas


échéant) concerne les sociétés commerciales, particulièrement les SA, SAS et
SCA. A l’instar des statuts, cette mission est à confier aux cabinets juridiques,
fiduciaires, notaires, avocats, experts comptables et aux conseillers juridiques,
etc. Une seule pièce justificative est fournie. Il s’agit du bulletin de souscription
signé par les souscripteurs. En revanche, les honoraires du cabinet juridique
chargé du dossier sont négociables. (annexe2)

Etape 4 : Blocage du montant du capital libéré

Une société commerciale, notamment une SA, SARL ou une SAS, c’est tout
d’abord un capital. C’est pourquoi l’étape du blocage du montant du capital
libéré est fondamentale. Elle revêt une grande importance. Ainsi, le dépôt doit
être effectué dans un délai de 8 jours à compter de la réception des fonds par la
société. Une attestation de blocage de capital libéré doit être délivrée par la
banque. Quant aux pièces justificatives, elles sont :

- Pour SA, SAS : les statuts, certificat négatif, pièces d'identité, les bulletins
de souscription

- Pour SARL : toutes les pièces sauf les bulletins de souscription.

- Pour SAS : blocage total du montant du capital libéré.

- Pour SA et SARL : blocage de 25% du montant du capital libéré.

40
Etape 5 : Établissement des déclarations Souscription/Versement

Elle concerne les SA, SAS et les SCA. Les fiduciaires, notaires, avocats,
experts comptables et les conseillers juridiques s’en chargent. Mais quelles sont
les formes juridiques de la déclaration de souscription et de versement? Le
législateur, qui a exigé le dépôt de la déclaration au greffe de tribunal du lieu du
siège social, l’a fixé ainsi :

- Un acte authentique établi par un notaire

- Un acte sous seing privé établi par le cabinet juridique Les bulletins
établis par le notaire et l'attestation de blocage du capital libéré de la banque sont
les seules pièces justificatives délivrées. Bien évidemment les honoraires sont à
discuter avec le notaire ou le fiduciaire chargé du dossier.

Etape 6 : Dépôt des actes de création et formalités d'enregistrement

Les sociétés concernées par cette procédure sont les SA, SARL, SNC, SCS
et les SCA. Le dépôt des actes se fait au niveau de la Direction Régionale des
Impôts représentée au sein du Centre Régional d'Investissement. Pour ce faire, il
faut présenter les documents cités plus haut :

-Pour les toutes les sociétés: Dans le mois de l'acte (30 jours) à compter de la
date de l’établissement

- Pour toutes les sociétés : le contrat de bail ou l'acte d'acquisition doivent être
enregistrés dans le mois de leur établissement. Les frais de dépôt varient d’une
forme de société à une autre. Ainsi, pour les SA, il faut payer 1,5% du capital,
avec un minimum de 1000 Dh. S’y ajoute également un timbre de 20 DH par
feuille pour les statuts de la société. Quant aux frais de PV de nomination du
président et de conseil d'administration, ils sont fixés à 200 DH. Idem pour les
autres formes de sociétés. Pour les SNC et les SCA, quelque soit le montant du
capital, les frais sont fixés à 1000 Dh. Sans oublier les frais de timbres estimé à
41
20 DH par feuille pour les statuts de la société. Pour toutes les sociétés,
l’enregistrement du contrat de bail coûte 200 DH (délai 30 jours).

Etape 7 : Inscription à la patente et l’identifiant fiscal

L’inscription à la patente et à l’identifiant fiscal varie d’une entreprise à une


autre. Pour les entreprises individuelles, il faut s’inscrire à la Patente, IR et à la
TVA. En revanche, à l'exception de la SNC sur option,

Les sociétés commerciales s’inscrivent à la Patente, IS et à la TVA.


L’enregistrement se fait à la Direction Régionale des Impôts représenté au sein
du Centre Régional d'Investissement.

Pour la patente, il faut délivrer les documents suivants :

- Agrément ou diplôme pour les activités réglementées

- Accord de principe pour les établissements classés

- Le contrat de bail au l'acte d'acquisition ou attestation de domiciliation par une


personne morale Il n’y a pas de frais d’inscription.

Etape 8 : Immatriculation au registre de commerce

Toutes les sociétés commerciales sauf la société en participation sont


concernées. Le dépôt de la demande d’immatriculation au registre de commerce
se fait au niveau du Tribunal de Commerce représenté au sein du Centre
Régional d'Investissement.

Cette opération coûte 350 DH pour les personnes morales (Dépôt des statuts :
200 DH ; immatriculation au RC : 150 DH) et 150 DH pour les personnes
physiques.

42
Etape 9 : Affiliation à la CNSS

Toutes les sociétés commerciales doivent s’affilier à la Caisse Nationale de


la Sécurité Sociale. Cette opération sans frais se fait au niveau de la CNSS
représentée au sein du Centre Régional d'Investissement.

Etape 10 : Publications officielles

Jadis la publication officielle se faisait uniquement sur le bulletin officiel.


Désormais, il est possible de publier lacération sur les journaux d’annonces
légales. Toutes les sociétés commerciales doivent le faire. Pour les SA, SAS et
les GIE, la publication se fait en deux étapes : la première dans un Journal
d'annonces légales avant immatriculation au RC et la seconde dans un Journal
d'annonces légales et au Bulletin officiel après immatriculation. Pour les autres
formes de sociétés commerciales, la publication dans un Journal d'annonces
légales et au Bulletin officiel se fait après l’immatriculation au RC. Les frais
d’annonces varient d’un journal à un autre selon le nombre d’espace acheté.

43
Chapitre 2 : L’étude sur les données empiriques
I. Méthodologie et organisation de la recherche :

Pour le besoin de notre travail, nous avons mené une enquête sur le territoire
de la ville de Meknès à partir d’un échantillon de créateurs d’entreprises.

II. L’échantillon étudié

L’échantillonnage aléatoire simple est une méthode qui consiste à prélever


au hasard et de façon indépendante les éléments d’une population. Alors pour
des raisons de temps et faute de budget, j’ai choisi d’enquêté les entreprises
installées dans la ville de Meknès en prenant en compte tous les secteurs
d’activité puisque mon travail de recherche est focalisé sur les motivations des
entrepreneurs.

III. Objectifs de l’enquête

Cette enquête vise à identifier les motivations des porteurs de projets à


lancer une entreprise, ainsi que les facteurs essentiels déterminants leur choix
de se lancer en affaires.

IV. Elaboration du Questionnaire :

Le Questionnaire vise à recueillir des informations pertinentes permettant


une interprétation univoque des réponses, il est nécessaire qu'il soit facile à
comprendre et simple à remplir.
Les concepts utilisés doivent satisfaire les objectifs de l'enquête et permettre
d'obtenir des réponses précises et cohérentes.
Il faut accorder une place importante à questions fermées c'est-à-dire : une liste
de réponses possibles proposées à l'interview.
Les questions doivent être enchainées selon la technique dite d'entonnoir : « des
questions générales aux questions spécifiques, des questions plus facile aux

44
questions plus difficiles ». Et ce pour faire face aux réticentes naturelles des
individus et aussi à leur manque d'informations et à leur incapacité à analyser et
à expliquer leurs propres actes.
V. Champ d’enquête :

Mon échantillon se compose de 6 entreprises situées à la ville MEKNES à


savoir :

 Fiduciaire AL MITHAQ CONSULTING


 MARESOLGRU
 HIBA TRANSMISSION
 FIDAE DRAZ
 FAMIMID ISMAILI TRAV
 TRANSPORT ISMAILIA
VI. Résultat de l’enquête :
1) Informations sur les sociétés :
Nom de la société Forme Date de Nombre Secteur
juridique création d’employés d’activités
AL MITHAQ S.A.R.L AU 08/04/2014 2 Service
CONSULTING
MAERESOLGRU S.A.R.L 24/05/2011 5 Commerce

HIBA S.A.R.L AU 03/03/2015 10 Commerce


TRANSMISSION
FIDAZ DRAZ S.AR.L AU 04/03/2016 3 Commerce

FAMIMID S.A.R.L.AU 24/09/2011 11 Commerce


ISMAILI TRAV
TRANSPORT S.A.R.L 22/06/2012 13 Service
ISMAILIA

45
D’après cette question, j’ai constaté que toutes ces entreprises sont des SARL,
nouvellement crée, ainsi que le nombre des employés se varie entre 2 et 13.
2) Quel est le plus haut niveau de scolarité que vous avez atteint
(diplôme obtenu) ?
Choix Réponses
Universitaire 6
Collégial 0

Secondaire 0

Quel est le plus haut niveau de scolarité


que vous avez atteint
0%

Universitaire
Collégial
Secondaire

100%

100% des entrepreneurs ayant un niveau universitaire.


3) Avez-vous auparavant occupé un poste de salarié dans une entreprise ?
Choix Réponses
Oui 3
Non 3

46
Avez-vous auparavant occupé un poste de
salarié dans une entreprise ?

50% 50%
Oui Non

Selon cette question, 50% des entrepreneurs étaient occupé un poste salarié.

4) Si oui, cette expérience a-t-elle joué un rôle important dans votre


volonté de créer votre propre entreprise ?

Choix Réponses
Oui 3
Non 0

Si oui, cette expérience a-t-elle joué un rôle


important dans votre volonté de créer votre
propre entreprise
0%

OUI
NON

100%

47
Sur les 6 entrepreneurs qui ont eu une expérience professionnelle comme
employé avant la création de leurs entreprises, 3 soit 100% des porteurs avec
expérience professionnelle disent que cette dernière a joué un rôle dans leur
décision de création d’entreprise pour les motifs tout aussi différents tel que
l’instabilité du poste occupé ou encore le fait de vouloir être son propre patron.

5) Quelle est la nature de création de votre entreprise ?

Choix Réponses
Nouvelle création 5

Extension d’une ancienne activité 1

Reprise d’une entreprise familiale 0

Reprise d’une entreprise publique/privée 0

0%

0% 0%

17% Nouvelle création

Extension d’une ancienne


activité
Reprise d’une entreprise
familiale
Reprise d’une entreprise
83% publique/privée

83% des entreprises sont nouvellement crée par contre 17% de ces
entreprises existe déjà.
48
6) Comment est venue l’idée de créer votre entreprise ?

Choix Réponses
Relations professionnelles 3

Connaissance d’un projet semblable 0

Relation personnelle et familiale 0

Reprise de l’affaire familiale 0

Expérience professionnelle dans le domaine 3

Innovation d’un nouveau procédé ou produit 0

0% 0% Relations professionnelles

Connaissance d’un projet


semblable

50% 50%
Relation personnelle et
familiale

Reprise de l’affaire
familiale
0% 0%

Il y a deux raison qui est à l’origine de la création des entreprises des


enquêtés, à savoir :
50% qui se manifestent par les relations professionnelles et l’autre moitié par les
relations personnelle et familiale.

49
7) Quels sont les facteurs qui ont motivé la création de votre entreprise ?

Choix Réponses
Etre indépendant et autonome 3
Expérience professionnelle 1

Imitation d’une réussite familiale 0

Réaliser un rêve 0
Améliorer votre situation financière 0

Relever un défi 1

Créer des emplois 0

L’envie d’améliorer votre environnement 0

Les avantages offerts par le statu 0

Les politiques d’aide à la création d’entreprise 0

L’innovation 0

L’envie d’être son propre patron annexe 0

L’envie et la capacité de gérer et diriger 1

Quels sont les facteurs qui ont motivé la


création de votre entreprise ?

Etre indépendant et
autonome
17%
Expérience professionnelle

17% 50%
Relever un défi

16% L’envie et la capacité de gérer


et diriger

50
En vertus de cette question, 50% des entrepreneurs ont affirmé avoir créé leur
entreprise pour être autonome et indépendant ce besoin est considéré comme
étant le facteur de base dans la création d’une nouvelle entreprise. Cependant,
17% pour raison d’expérience professionnelle, 17% pour relever un défi et le
reste grâce à leur envie et la capacité de gérer.

8) Avez-vous rencontré des difficultés lors de la création de votre


entreprise ?

Choix Réponses
Trouver de la main d’œuvre 0

Recherche de foncier 1

financiers 0

Disponibilité d’équipement et 1
matériels

L’élaboration du dossier administratif 4

0% 0%
Trouver de la main d’œuvre
16%
0% Recherche de foncier

financiers
17%
Disponibilité d’équipement
67% et matériels
L’élaboration du dossier
administratif

51
Les résultats que j’ai obtenu sur les difficultés rencontrées par les
entrepreneurs illustrent que 4 entrepreneurs soit 67% estiment que l’élaboration
du dossier administratif est l’une des difficultés majeures à laquelle l’entreprise
fait face. Disponibilité d’équipement avec une proportion de 17% et 16% ont
rencontrés des difficultés lors de la recherche de foncier.

9) Est-ce que la durée de création était ?

Choix Réponses
longue 5
Court 1

Est ce que la durée la durée de la création


etait ?

17%

longue
court

83%

Les résultats de notre enquête, présentés dans ce figure montrent que plus de
la moitié des entrepreneurs enquêtés, soit 83% affirment que la durée de création
de leurs entreprises était longue, dont 4 sont ceux ayant rencontrés des
difficultés dans l’élaboration du dossier administratif qui est causé par une
lourdeur de traitement des dossiers. Alors que 17% estiment que la durée de la
création était courte.

52
VII. Analyse des résultats et suggestions

1- Appréciation critique :
L’étude empirique que nous avons effectuée au sein du cabinet AL MITHAQ
CONSULTING nous a permis de dégager les conclusions suivantes :

- La plus part des entreprises marocaines nouvellement crées ont opté pour la
SARL comme forme juridique, puisque cette dernière leurs offrent des
avantages juridiques et économiques assez considérables, nous à titre
d’exemple :

 L’avantage majeur d’être associé dans une SARL c’est que la


responsabilité des associés à l'égard des dettes de l'entreprise est limitée
au montant de leurs apports dans le capital que l’associé soit une personne
physique ou morale.
 La possibilité d'augmenter le capital en fonction des besoins de
l'entreprise.
 Le recours à un commissaire aux apports n'est pas nécessaire si la valeur
des apports en nature n'excède pas 10.000 DH et si la valeur totale des
apports en nature ne représente pas 25% du capital social.
 Exonération total de la taxe professionnelle pendant les 5 premières ;
 L’exonération de la taxe sur les contrats d’assurance accident de travail et
maladies professionnelles ;
-Le niveau scolaire ou plutôt intellectuel des entrepreneurs ainsi que leurs
contributions dans des entreprises entant que salariées, joue un rôle très
important pour les encourager et leurs procurés la volonté de créer leurs propres
projets ou entreprises ;

53
-les expériences professionnelles encouragent les entrepreneurs pour adhérer le
domaine d’entreprenariats et les relations leurs offrent des opportunités qui
facilitant leurs travails ;

-l’autonomie et l’indépendance financière est la raison majeur qui pousse les


entrepreneurs à investir et les encouragent à avoir leurs propres projets afin de
dégager des bénéfices et atteindre leurs objectifs ;

-La plus part des problèmes rencontrés par les entrepreneurs sont des problèmes
administratifs, la raison pour laquelle l’état marocaine doit agir pour faire face à
ce genre de problème afin d’encourager plus l’entreprenariat des investisseurs
marocains et étrangers ;

-les problèmes financiers font partie des contraintes qui peuvent décourager les
personnes à l’entreprenariat.

Pour conclure, L’entreprenariat n'est pas seulement une affaire de


bon sens, d'outils et de techniques. C'est un état d'esprit, une démarche de
changement et une méthode qui impliquent tous les acteurs de l’économie. Cela
exige une prise de conscience collective et une évolution permanente de la
culture interne des personnes.

2-Suggestions :
Pour faire face aux contraintes rencontrées par les entrepreneurs et assurer un
meilleur climat social, je propose comme recommandations :

 Offrir plus d’avantages aux autres formes juridiques des sociétés afin
d’encourager les entrepreneurs à optés pour les autres formes ;
 Faire des émissions sur les médias (télévision, radio, réseaux sociaux…)
pour la sensibilisation et l’encouragement des jeunes marocains à
l’entreprenariat ;

54
 Offrir des avantages financiers ou plutôt bancaires pour les jeunes
diplômés (ex : des crédits avec un taux d’intérêts réduits ou sans intérêts) ;
 Encourager les idées innovantes des jeunes entrepreneurs et leurs
accompagnées moralement et financièrement ;
 Faciliter les procédures administratives tout en utilisant des techniques
informatiques pour éviter la perte du temps et de l’argent des nouveaux
entrepreneurs.

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Conclusion :
L’étude du phénomène entrepreneurial suppose d’intégrer deux niveaux
d’analyse, à savoir l’entrepreneur et l’organisation impulsée par celui-ci. C’est
pour cela que j’ai estimé qu’il était préférable de je intéressé à l’entrepreneur,
plus particulièrement à la vision sur laquelle cet acteur s’appuie pour agir, ainsi
que les facteurs de motivations d’un entrepreneur à démarrer une entreprise.
Cette recherche vise les facteurs de motivation qui poussent les individus à
la création de l’entreprise dans la ville de Meknès. D’abord, j’ai élaboré un
éclairage théorique sur le concept de l’entreprise et la motivation en premier
lieu, en second lieu les modèles conceptuels qui expliquent le processus
entrepreneurial et les raisons qui sont à l’origine de la création. Par la suite, nous
avons abordé le phénomène de la création des entreprises qui est le résultat de
leurs activités. Enfin une analyse des résultats d’enquête, une appréciation
critique et des suggestions.
Il ressort également de notre étude que l’entourage et le cadre relationnel de
l’entrepreneur constitue un facteur de base dans l’émergence de l’idée
d’entreprendre. En effet, les résultats de notre enquête démontrent que
l’entourage a eu une influence positive dans la décision de se lancer en affaires
par plusieurs manières à savoir psychologiquement, financièrement ou les deux
au même temps, ces entrepreneurs sont généralement motivés par la recherche
de l’autonomie et le désir d’indépendance ainsi que la volonté d’être son patron
ce qui confirme notre première hypothèse « l’entrepreneur privé cherche à être
indépendant et autonome ». Ces données et résultats trouvés sont difficilement
généralisables étant donné le contexte socioéconomique qui différencie les
régions centrales et les périphéries. Aussi l’échantillon de cette recherche visait
des propriétaires dirigeants de TPE, de par cette discrimination, il est possible
d’avoir des motivations entrepreneuriales différentes.

56
Annexe :

Questionnaire sous le thème :

Les motivations à la création d’entreprise

Dans le cadre de la préparation d’un rapport de stage de fin d’études, je mène une
recherche sur « La motivation à la création d’entreprise».
Afin de mieux cerner cette thématique, je vous prie de bien vouloir répondre au
présent questionnaire.
Merci de votre collaboration.

Questionnaire général (vous pouvez cocher plusieurs réponses)

1- Informations sur la société :

Nom de la société ..............................................


Forme juridique ..............................................
Date de création ..............................................
Nombre d’employés ..............................................
Secteur d’activités ..............................................

2- Quel est le plus haut niveau de scolarité que vous avez atteint (diplôme
obtenu) ?

 Universitaire
 Collégial
 Secondaire
 Autres, précisez ….………………………………………………………………….

3- Avez-vous auparavant occupé un poste de salarié dans une entreprise ?


 Oui
 Non

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4- Si oui, cette expérience a-t-elle joué un rôle important dans votre volonté
de créer votre propre entreprise ?

 Oui
 Non

5- Quelle est la nature de création de votre entreprise ?


 Nouvelle création
 Extension d’une ancienne activité
 Reprise d’une entreprise familiale
 Reprise d’une entreprise publique/privée

6- Comment est venue l’idée de créer votre entreprise ?


 Relations professionnelles
 Connaissance d’un projet semblable
 Relation personnelle et familiale
 Reprise de l’affaire familiale
 Expérience professionnelle dans le domaine
 Innovation d’un nouveau procédé ou produit
 Autres, précisez…………………………………………………………………….

7- Quels sont les facteurs qui ont motivé la création de votre entreprise ?
 Etre indépendant et autonome
 Expérience professionnelle
 Imitation d’une réussite familiale
 Echapper au chômage
 Réaliser un rêve
 Améliorer votre situation financière
 Relever un défi
 Créer des emplois
 L’envie d’améliorer votre environnement
 Les avantages offerts par le statut d’entrepreneur
 Les politiques d’aide à la création d’entreprise
 L’innovation
 L’envie d’être son propre patron Annexes

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 L’envie et la capacité de gérer et diriger
 Autres, précisez……………………………………………………………………..

8- Avez-vous rencontré des difficultés lors de la création de votre entreprise ?


 Trouver de la main d’œuvre
 Recherche de foncier
 financiers
 Disponibilité d’équipement et matériels
 L’élaboration du dossier administratif
 Autres, précisez…………………………………………………………………….

9- Est-ce que la durée de création était ?


 Longue
 Courte

A :............................................... Le : ..................................

NOM :.........................................

Fonction : ................................... Signature

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Bibliographie :

 Elie A 1993 « Droit des affaires » édition litec page 165


 La loi n° 5-1996 sur la société en nom collectif, la société en commandite
simple, la société en commandite par actions, la société à responsabilité
limitée et la société en participation, du page 16 au 23.
 MAUGERI, Salvatore « Théories de la motivation au travail » Edition
Dunod, 2013, p12.
 CACHON Jean-Charles « Entrepreneurs : Pourquoi ? Comment ? Quoi »
 ALAIN Fayolle « le métier de créateur d’entreprise » Editions
d’Organisation, 2003
 BERBER.N, « L’entrepreneuriat en Algérie », Mémoire de magister en
Management, 2014
 CACHON Jean-Charles, «Entrepreneurs : Pourquoi ? Comment ? Quoi »,
P19
 GASSE Yvon, « l’influence de milieu dans la création d’entreprise »ALAIN
Fayolle « le métier de créateur d’entreprise » Editions d’Organisation, 2003
 Idem
 Op. Cit.
 Agence marocaine pour le développement des entreprises.

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