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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

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POSTES, TELECOMMUNICATIONS ET AND
DES TECHNOLOGIES DE INFORMATION AND
L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION TECHNOLOGIES
COMMUNICATION **********
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EXPOSE DE SYTEME DE COMMUTATION : MPLS ET


SES EVOLUTIONS

Rédigé et présenté par :

AMBA AMBA MARIUS TRESOR



 NDUMU BERTRAND ADE
 OWOUNDI EKOE ERWIN BEDINE
 TSOMBOU KANA JORDAN

(ITT3-RT_ALT)

Sous la Supervision de : Mme. ABENA AUDE

SOMMAIRE

INTRODUCTION

I. DEFINITION
II. HISTORIQUE

III. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

IV. CAS PRATIQUE

V. EVOLUTION ET PERSPECTIVE

CONCLUSION

INTRODUCTION

Avant l'avènement du MPLS, plusieurs technologies de transports comme ATM et Frame Relay
ont longtemps été utilisés par les opérateurs réseaux dans le monde. Aujourd'hui, le
développement des services VVD (Voix, Vidéo et Données) ; le développement fulgurant
d'internet ; la convergence des réseaux (réseaux de téléphonie fixe et mobile, réseaux
informatiques, réseaux satellitaires...) vers le réseau IP et bien d'autres facteurs, font que ces
technologies historiques soient dépassées. Car, la tendance actuelle est celle impulsée par
les NGNs (Next Generation Networks ; en français réseaux de prochaine génération) qui se
veulent exigeantes en terme de débit (de l'ordre du gigabit) et de qualité de service plus évoluée.
Dès lors, il faut penser à des technologies de transport offrant du très haut débit, une très
bonne qualité de service et surtout permettre le transport des flux temps réels. Il revient alors à
se tourner vers une technologie respectant les critères qu'imposent les NGNs.

I. DEFINITION

La technologie MPLS (Multi Protocol Label Switching) a été définie par l'IETF comme étant
relativement simple, très souple, multi protocolaire et particulièrement efficace. Dans les
réseaux informatiques et les télécommunications, MultiProtocol Label Switching (MPLS) est
un mécanisme de transport de données basé sur la commutation de labels[1] (des« étiquettes »),
qui sont insérés à l'entrée du réseau MPLS et retirés à sa sortie. À l'origine, cette insertion
s'opère entre la couche de liaison de données (niveau 2) et la couche réseau (niveau 3) afin de
transporter des protocoles comme IP. C'est pourquoi MPLS est qualifié de protocole de couche «
2,5 » ou « 2 / 3 ». Ce protocole a évolué pour fournir un service unifié de transport de données
pour les clients en utilisant une technique de commutation de paquets. MPLS peut être utilisé
pour transporter pratiquement tout type de trafic, par exemple la voix ou des paquets IPv4,
IPv6 et même des trames Ethernet ou ATM.

II. HISTORIQUE

I. 1994 : Toshiba présente des idées de routeur de commutation de cellules (Cell


Switch Router) à l'IETF BOFF

II. 1996 : Ipsilon, Cisco et IBM annoncent leur plan de label switching

III. 1997 : Création du groupe de travail

IV. IETF MPLS

V. 1999 : Premiers déploiements MPLS VPN (L3VPN) et TE.

VI. 2000 : Ingénierie du trafic MPLS

VII. 2001 : Publication de la première demande de commentaires (Request for


Comments) pour MPLS.

VIII. 2002 : AToM (L2VPN)

IX. 2004 : GMPLS ; grande échelle L3VPN

X. 2006 : TE "Harsh" à grande échelle


XI. 2007 : Grande échelle L2VPN

XII. 2009 : Label Switching Multicast 2011 : Profil de transport MPLS

L'ingénieuse idée du MPLS naît en 1996 au sein d'un groupe d'ingénieurs d'Ipsilon


Network. Par la suite, plusieurs constructeurs se lanceront sur les traces du MPLS en
développant des protocoles propriétaires basés sur le même principe, il s'agit de :

 ARIS de la maison IBM ;

 IP Navigator de CASCADE, ASCENA et LUCEN ;

 IP Switching d'Ipsilon Network et NOKIA;

 Tag Switching de Cisco Systems Inc.

Mais, au tout début de l'histoire, il était prévu que MPLS ne fonctionne que sur ATM, ce qui a
poussé Ipsilon Network à mettre au point son IP Switching. Cet attachement à ATM poussera
d'ailleurs certains constructeurs comme Cisco à sortir sa version Tag Switching, qui par la
suite sera renommée en Label Switching pour standardisation par l'IETF en tant que MPLS à
proprement parler. Cisco en sortira vainqueur à cette époque parce que son Tag Switching allait
au-delà d'ATM.

III. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT


00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
TC: S:
Traffic BottomofStack
Label
Class
(QoS)

MPLS Label

Les labels de 0 à 15 sont réservés à des usages spécifiques (RFC 3032[6] et RFC 7274[7]). On
trouvera notamment :

0 : IPv4 Explicit Null Label : utilisé notamment dans le cadre de l « Ultimate Hop Popping »
(UHP) – voir plus bas

2 : IPv6 Explicit Null Label : utilisé notamment dans le cadre de l « Ultimate Hop Popping »
(UHP) – voir plus bas

3 : Implicit Null Label : utilisé dans le cadre de la signalisation du

« Penultimate Hop Popping » (PHP) – mais jamais visible dans un label (ce label correspond en
réalité à une absence de label)
PRINCIPE

MPLS fonctionne par commutation de labels. Des chemins entre PE (Provider Edge) sont établis
de façon manuelle (action d'un administrateur dans le plan d'administration) ou automatique
(via un protocole de signalisation comme LDP — Label Distribution Protocol — dans le plan de
contrôle). Ces chemins sont appelés des LSP (Label Switched Paths).

Les routeurs MPLS sont les LSR (Label Switch Router), et sont de type PE (Provider Edge) ou P
(Provider). Par extension, les routers CE (Customer Edge) sont les routeurs du client avant que
son trafic ne pénètre dans le « nuage » MPLS du fournisseur par les routeurs PE.

Un chemin MPLS étant toujours unidirectionnel, on fait la différence en MPLS entre les
routeurs d'entrée (PE ou iLSR — ingress Label Switch Router), de transit (P-router pour
Provider router), et de sortie (PE ou eLSR — egress Label Switch Router).

Routeur PE d'entrée

Le routeur PE d'entrée a pour rôle d'encapsuler le trafic reçu sur ses interfaces « clients ». Il
applique (au moins) un label au paquet reçu (« imposition » de label, ou push) et l'envoie vers
une de ses interfaces sortantes.

Pour créer le label, le routeur utilise les FEC (Forwarding Equivalence Class), qui sont des
tables de correspondances dont les clefs sont un élément du paquet (adresse MAC, adresse IP,
Class of Service, port TCP/UDP, etc.). Une FEC est donc un groupe de paquets transférés vers
la même interface de sortie et avec les mêmes critères de transmission (donc un type de flux
vers un LSP).

Routeurs P … Le paquet atteint ensuite des commutateurs de transit (P-router) ou de sortie


(PE-router). Ceux-ci possèdent une table de commutation (la Label

Information Base) comportant quatre entrées :

Deux clefs :

Label MPLS en entrée bit S (Bottom of Stack) à 0 ou 1 (pour savoir dans quel contexte la
valeur du label est applicable)

Deux valeurs :

Label MPLS : de sortie : dans ce cas le routeur remplace le label

(Swap), ou retrait du label : dans ce cas le routeur retire le label (« disposition » du label, ou
pop)

Adjacence de sortie du paquet (interface, routeur suivant...)

Routeur PE de sortie

Le dernier routeur PE reçoit (d'un Prouter, ou du premier PE-routeur, selon la topologie du


réseau MPLS) :
Un paquet IPv4 ou IPv6 non labellisé (qui est dans ce cas simplement routé), ou un paquet
labellisé, qu'il décapsule pour la dernière fois conformément à sa Label Information Base.

IV. CAS PRATIQUE


Pour appliquer le protocole MPLS, il sera question pour nous de configurer deux réseaux
situés à des zones géographiques différentes :
 Configurer les adresses IP sur nos routeurs
 Configurer le protocole de routage dynamique OSPF (entre les routeurs du réseau de
l’opérateur)
 Configurer le protocole RIP( entre les provider edge et les customer edge pour l’échange
de routes)
 Configurera le protocole MPLS entre les routeurs de l’opérateur
 Configurer le BGP pour l’échange de route entre les Provider edge

1) Configuration des adresses IP sur les routeurs

NB : L’ospf se configure uniquement sur les réseaux cotés opérateur et non coté client
Configuration du routeur 1 et routeur 2

2) Configuration de l’OSPF sur les routeurs de l’opérateur

 À l'intérieur d'une même zone, les routeurs fonctionnant sous OSPF doivent
préalablement remplir les tâches suivantes avant de pouvoir effectuer leur travail de
routage :
 Établir la liste des routeurs voisins ;

 Élire le routeur désigné et le routeur de secours ;

 découvrir les routes;

 Élire les routes à utiliser ;

 maintenir la base topologique.

 En cas de changement de topologie, de nouveaux LSA sont propagés de proche en


proche, et l'algorithme SPF est exécuté à nouveau sur chaque routeur.

3) Configuration du protocole RIP v2


 RIP(Routing Information Protocol) est un protocol intérieur (IGP). C’est un protocole de
routage à vecteur de distance. C’est-à-dire qu’il utilise un algorithme de routage qui
additionne les distances pour trouver les meilleures routes (Bellman-Ford).

 Les routeurs envoient l’entièreté de leur table de routage aux voisins.

 Ces protocoles sont sensibles aux boucles de routage.

 Dans ce type de protocole, aucun routeur ne remplit de fonction particulière. On parlera


de connaissance “plate” de l’inter-réseau ou de routage non-hiérarchique.

 Ils convergent lentement.

 Sa configuration se fait entre le customer edge et le provider edge pour l’échange de


routes.

4) Configuration du MPLS

La configuration de ce protocole se fait uniquement sur les interfaces du routeur qui


sont intérieurs au réseau de l’opérateur.
 

5) Configuration du BGP(Border Gateway Protocol)

La configuration de ce protocole se fait entre les provider edge. Dans notre cas, elle
se fera entre R2 et R5

6) REDISTRIBUTION DES ROUTES AVEC RIP

Ici il est question pour nous de configurer le protocole RIP entre les provider edge, ce qui
permetra aux customer edge de pouvoir envoyer le flux d’information vers ces routeurs et ces
informations seront ensuite acheminé vers le réseau interne puis transféré vers la destination
finale.

V. EVOLUTION ET PERSPECTIVE
GMPLS
 La commutation par étiquette multiprotocole généralisée ( GMPLS ) est une suite de
protocoles étendant MPLS pour gérer d'autres classes d'interfaces et de technologies de
commutation autres que les interfaces de paquets et la commutation, telles que le
multiplexage par répartition dans le temps , la commutation de couche 2, la
commutation de longueur d'onde et la fibre -commutation.

 Une première extension du MPLS est le Generalized MPLS. Le concept de cette dernière
technologie ètend la commutation aux réseaux optiques. Le label, en plus de pouvoir
être une valeur numérique peut alors être mappée par une fibre, une longueur d'onde et
bien d'autres paramètres. Le GMPLS met en place une hiérarchie dans les différents
supports de réseaux optiques. GMPLS permet donc de transporter les données sur un
ensemble de réseaux hétérogènes en encapsulant les paquets successivemment à
chaque entrée dans un nouveau type de réseau. Ainsi, il est possible d'avoir plusieurs
niveaux d'encapsulations selon le nombre de réseaux traversés, le label correspond à ce
réseau étant conservé jusqu'à la sortie du réseau. GMPLS reprend le plan de contrôle de
MPLS en l'étendant pour prendre en compte les contraintes liées aux réseaux optiques.
En effet, il va rajouter une brique à l'architecture : Gestion des liens. Cette brique
comprend un ensemble de procédures utilisées pour gérer les canaux et les erreurs
rencontrées sur ceux-ci.

Fonctionnement
GMPLS est basé sur des étiquettes généralisées. L'étiquette généralisée est une étiquette
qui peut représenter soit (a) une seule fibre dans un faisceau, (b) une seule bande
d'onde dans la fibre, (c) une seule longueur d'onde dans une bande d'ondes (ou fibre),
ou (d) un ensemble de intervalles de temps dans une longueur d'onde (ou fibre).
L'étiquette généralisée peut également porter une étiquette qui représente une étiquette
MPLS générique, une étiquette de relais de trame ou une étiquette ATM.
GMPLS est composé de trois protocoles principaux:
Protocole de réservation de ressources avec protocole de signalisation RSVP-TE (Traffic
Engineering extensions ).
Ouvrez d'abord le chemin le plus court avec le protocole de routage OSPF-TE (Traffic
Engineering extensions ).
Protocole de gestion de lien (LMP).
GMPLS est conceptuellement similaire à MPLS, mais au lieu d'utiliser une étiquette
explicite pour distinguer un LSP à chaque LSR, une propriété physique du flux de
données reçu est utilisée pour déduire à quel LSP il appartient. Les schémas les plus
couramment utilisés sont
 utilisation de l'intervalle de temps pour identifier le LSP, sur une liaison multiplexée par
répartition dans le temps (TDM)
 utilisation de la longueur d'onde pour identifier le LSP, sur une liaison multiplexée par
répartition en longueur d'onde (WDM)
 en utilisant la fibre ou le port sur lequel un paquet est reçu.
 Les LSP sont donc implicitement étiquetés dans un réseau GMPLS.

GMPLS peut être utilisé pour établir des LSP pour le trafic de circuit (en plus du trafic
de paquets). En utilisant les exemples TDM et WDM ci-dessus, le trafic LSP est
commuté sur la base d'une propriété continue et constante du flux de données - le flux
de données n'est pas commuté un paquet à la fois. Cela permet une implémentation très
efficace dans le plan de données avec zéro recherche par paquet, ce qui fait de GMPLS
un protocole très approprié pour fonctionner dans des réseaux à large bande passante.
 
En dehors de cela, l'opération de transmission des LSR dans un réseau GMPLS est
similaire à l'exemple MPLS décrit ci-dessus. A chaque LSR, l'étiquette implicite sur les
données reçues détermine l'interface sortante et l'étiquette implicite avec laquelle
transmettre les données en avant.

MPLS Vs GMPLS
Le MPLS généralisé diffère du MPLS traditionnel en ce qu'il étend la prise en charge à
plusieurs types de commutation tels que le TDM, la longueur d'onde et la commutation
par fibre (port). Par exemple, GMPLS est le plan de contrôle de facto du réseau optique
commuté en longueur d' onde (WSON). La prise en charge des types supplémentaires de
commutation a conduit GMPLS à étendre certaines fonctions de base du MPLS
traditionnel et, dans certains cas, à ajouter des fonctionnalités.

VPLS
Virtual Private LAN Services définit un service de VPNs au niveau de la couche 2. Le but
est ici de simuler un réseau LAN à travers l'utilisation d'un réseau MPLS classique. Là
encore la plus grande partie des traitements va s'effectuer sur les PE (on reprendra la
terminologie relative aux VPNs de niveau 3, valable ici aussi). Chaque PE maintient une
table liée aux adresses MAC. On appele cette table Virtual Forwarding Instance. A ce
niveau là, le mapping des FEC s'effectue directement par rapport aux adresses MAC. Le
principe est similaire à la commutation classique de niveau 2. Une trame arrive sur un
PE. Celui-ci consulte sa table VFI pour vérifier l'existence de l'adresse dans sa table et la
commuter s'il le trouve. Le cas échéant, le PE qui émule ce commutateur, va envoyer la
trame sur tous les ports logiques relatifs à l'instance VPLS concernée. Le principe est
exactement similaire aux VPNs de niveau 3, mise à part le fait que tout se passe au
niveau 2. Le VPLS est encore à l'état de draft à l'IETF, et la norme spécifiant le protocole
de communication et les algorithmes utilisés ne sont donc pas encore définitifs.

CONCLUSION

MPLS Est donc une technologie qui a su prendre une place prépondérante dans les
réseaux longue distance opérateurs. Son but premier, qui était d'optimiser le temps de
traitement des paquets au sein du coeur de réseau s'est peu à peu effacé pour laisser
placer aux extensions et applications du MPLS. De nos jours, les quantités de données
transportées sur les réseaux sont de plus en plus importantes, et le routage IP actuel ne
satisfait pas aux contraintes qui sont désormais de l'ordre de la bande passante et du
temps de transmission. MPLS offre indéniablement plusieurs services intéressants à
exploiter, et ne nécessite pas forcémment d'investissement conséquent lors de sa mise
en place. Le développement des technologies à contrainte temporelle telles que la VoIP
ou les applications vidéos, sont de plus en plus fréquentes, et requierent l'utilisation
d'un réseau pouvant respecter ces besoins. Le mode "best effort" de l'IP devient alors
trop limité pour l'utilisation souhaité et MPLS propose donc un systéme fiable pour le
mettre en place. A l'époque de la convergence audio / video / données, les réseaux à
très haut débit sont de plus en plus sollicités. La logique modulaire selon laquelle le
MPLS a été développé permet de l'étendre avec beaucoup de souplesse, comme en
témoigne l'apparition du GMPLS destiné à devenir un standard.

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