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République de Côte d’Ivoire

Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural


Direction Générale de la Planification, des Statistiques et des Projets

Projet de promotion du riz local en


République de Côte d’Ivoire
(PRORIL)

Rapport d’achèvement du projet

Avril 2020

Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA)


NTC Internationale Co., Ltd
Association pour la Collaboration Internationale
en matière d’Agriculture et de Forêts du Japon ED
JR
(JAICAF)
20-024
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

RÉSUMÉ
Le Projet de Promotion du Riz Local (PRORIL) a démarré en février 2014 avec pour objectif de
promouvoir le riz local dans les Districts de Yamoussoukro et d’Abidjan et dans les régions du Gbêkê et
du Bélier en Côte d’Ivoire, en augmentant les volumes des ventes de riz. Afin d’atteindre les objectifs du
projet stipulés dans le procès-verbal des Discussions (P/V), le travail visant la réalisation des résultats
attendus a été mis en œuvre. D’autre part, le District Autonome d’Abidjan est également ciblé par les
activités de promotion du riz local du projet.

L’objectif du projet est : « Le volume de riz vendu par les groupes ciblés augmente ». Afin d’atteindre
cet objectif, les homologues ivoiriens et les experts de la JICA ont organisé suivant les besoins des
séances appropriées et détaillées avec (i) le Ministère de l’Agriculture et du Développement rural
(MINADER), qui est l’organisme responsable du projet, (ii) l’Agence pour le Développement de la
filière Riz (ADERIZ) qui est l’organisme d’exécution du projet, et (iii) l’Agence Japonaise de
Coopération Internationale (JICA).

Les défis liés à la gestion de mise en œuvre de projet et le savoir-faire pour y faire face, et les leçons
tirées des activités du projet sont couverts respectivement aux chapitres 8 et 9. Les quatre (4) résultats
indiqués ci-dessous ont été réalisés grâce à ces activités, et les objectifs du projet ont pu être atteints par
l’augmentation des volumes produits et des volumes vendus.

Le Résultat 1 est défini comme « le lien entre les parties prenantes dans la chaîne de valeur du riz est
renforcé » par le biais de la création de plateformes. L’atteinte de ce résultat passe par un soutien à la
collecte / la structuration d’informations détaillées des parties prenantes impliquées dans la chaîne de
valeur du riz, et à la création / le renforcement des plateformes. En outre, le dialogue/ le lien entre les
parties prenantes à travers des rencontres d’échanges et la production contractuelle du paddy a été
renforcé. Le nombre de réunions de plateforme organisées était inférieur aux objectifs, notamment du
fait de la dispersion des saisons agricoles en raison des variations des conditions météorologiques. Mais
en ce qui concerne le partage des conditions nécessaires à la création des plateformes et le
développement de la chaîne de valeur, les objectifs ont été atteints.

Le Résultat 2 est défini comme « Les techniques et connaissances acquises à travers les formations
sont appliquées par les groupes ciblés ». L’atteinte de ce résultat passe par la préparation du matériel
didactique nécessaire à la formation, la formation des vulgarisateurs et des producteurs leaders, la
fourniture des intrants agricoles nécessaires, la formation des transformateurs / distributeurs, et le suivi
et évaluation des participants aux formations. Grâce à ces activités, parmi les participants aux
formations, 68 % des producteurs, 75 % des transformateurs, et 75 % des distributeurs appliquent les
techniques de base, et l’indicateur de performance a pu être atteint.

Le Résultat 3 est défini comme « Les facteurs de production nécessaires à l’application des résultats
de la formation sont mis à disposition des producteurs/transformateurs/distributeurs » impliqués dans la
chaîne de valeur. L’atteinte de ce résultat passe par l’identification des défis auxquels sont confrontés les
groupes cibles, l’élaboration et la mise en œuvre de mesures de soutien visant à mettre à disposition des
facteurs de production tels que la production des semences de qualité, le crédit intrants agricoles, le
crédit achat du paddy, le fonds renouvelable, etc., ainsi que leur suivi et leurs évaluations. L’indicateur
de performance a pu être atteint avec 60 % des utilisateurs du crédit intrants agricoles qui ont fini de
rembourser, une augmentation de 106 % du volume d’achat des usiniers ayant recours au crédit achat
paddy, et 68 % des participants à la formation à la production de semences qui continuent de produire
des semences.

Le Résultat 4 est défini comme « les efforts des parties prenantes pour la promotion du riz local sont
accélérés ». L’atteinte de ce résultat passe par l’élaboration d’un plan de promotion sur la base des
volumes de riz local commercialisés et des préférences des consommateurs, et la réalisation d’activités
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

de promotion des ventes auprès des consommateurs dans les zones urbaines. Dans ce contexte, des
activités visant à améliorer les produits sur la base des besoins des consommateurs, qui se trouvent en
aval de la chaîne de valeur, se sont poursuivies. En conséquence, la préférence a connu une légère
augmentation et les résultats sont remarquables malgré la faible part de marché détenue par les
distributeurs appuyés par le projet. On peut remarquer en particulier que bien qu’Abidjan soit une porte
d’entrée et qu’elle dispose de circuits de distribution pour le riz importé et que les enquêtes passées
indiquaient une préférence faible pour le riz local, la préférence pour le riz local y a augmenté de 31 %
entre le début et la fin du projet, et que l’objectif de l’indicateur a été atteint,

En ce qui concerne le traitement en interne des activités et des résultats du PRORIL dans les
institutions ivoiriennes sur la base des observations relevées dans l’évaluation lors de l’achèvement du
projet, à savoir l’activité centrale de la période d’extension (janvier 2019 à mars 2020), ce travail a été
mis en œuvre en faisant appel à l’ADERIZ pour la relève les activités de promotion du riz local dans le
pays. Dans le cadre du travail de révision de la Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture
(SNDR) mené en 2019, les défis et résultats mis en évidence par le PRORIL ont été partagés avec les
personnes concernées, et les lignes directrices d’approche du projet couvrant les informations qui
serviront de référence lors de la mise en œuvre de projets portant sur la promotion du riz local ont été
élaborées et viennent juste d’être partagées avec les personnes concernées. La proposition de la SNDR
actuellement en cours d’élaboration comprend les résultats des activités du PRORIL tels que les
plateformes, le crédit, la promotion, etc., et le traitement en interne de ces éléments dans les fonctions
premières au sein de l’ADERIZ et des autorités compétentes est en cours de planification.

Dans le but d’atteindre l’objectif global qui se poursuivra après la réalisation des objectifs du projet, il
est nécessaire de diffuser les résultats du projet à toutes les personnes concernées dans la zone cible, et
de faire preuve de ténacité pour répondre aux changements des conditions météorologiques et des
conditions sociales. Pour ce faire, il est important que l’ADERIZ, qui a été réorganisée en janvier 2018,
œuvre afin de renforcer la sensibilisation et d’améliorer les capacités nécessaires à la réalisation de la
politique de promotion du riz local. Aussi, la création d’un ministère dédié à la Riziculture, depuis
septembre 2019, constitue une force supplémentaire pour la poursuite la politique de promotion du riz
local. Il est escompté que l’objectif global du PRORIL pourra être réalisé alors que le ministère pour la
Promotion de la Riziculture concrétise le cadre de la nouvelle SNDR.

Outre ce qui précède, il est nécessaire que le gouvernement ivoirien apporte une réponse globale
incluant notamment le renforcement de sa structure de mise en œuvre, l’utilisation des ressources
humaines, et la coopération internationale, afin de parvenir à l’autosuffisance en riz et de convertir la
Côte d’Ivoire en pays exportateur à travers la promotion des ventes du riz de Côte d’Ivoire. Le Chapitre
10 propose les actions qu’il conviendrait que la partie ivoirienne mette en œuvre après l’achèvement du
projet telles que l’aménagement d’une structure de mise en œuvre des politiques de promotion du riz
local, l’utilisation des personnes concernées par le projet, la révision et la promotion de la SNDR établie
en lien avec la deuxième phase de la Coalition pour le Développement du Riz en Afrique (CARD), le
traitement en interne dans les institutions ivoiriennes des résultats obtenus dans le cadre du projet et des
activités, les collaborations avec les organismes administratifs locaux et le secteur privé, etc.

Dans le cadre du PRORIL, l’évaluation des impacts par des experts externes a été intégrée depuis le
début, et l’évaluation des impacts du projet a été mise en œuvre par le biais d’essais aléatoires
particulièrement contrôlés des activités de la deuxième phase mise en œuvre de 2015 à 2016. Une étude
a été réalisée en séparant les agriculteurs ayant suivi une formation et les agriculteurs n’ayant pas
participé à ladite formation, faisant en sorte qu’il n’y ait pas de fuites eu égard à ces effets. Puis, un an
après la formation en question, une évaluation a également été mise en œuvre, et celle-ci encourageait
pour l’avenir, la mise en œuvre d’un échange d’information actif entre les deux groupes d’agriculteurs.
Il s’est avéré que le taux de diffusion des techniques rizicoles juste après la formation était plus élevé
dans le groupe des agriculteurs ayant suivi la formation, mais, deux (2) ans après la formation, l’écart
des performances en riziculture entre les deux groupes d’agriculteurs avait disparu, et les agriculteurs
qui n’avaient pas suivi de formation profitaient également, au bout d’un certain temps, des effets de la
formation.
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Région du Gbêkê

Yamoussoukro
District Autonome de
Yamoussoukro

Région du Bélier

District Autonome
d’Abidjan

Carte de localisation de la zone du projet


Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Photos des activités du projet

Séance d’explication de la plateforme Forum de rencontre des membres de la plateforme

Formation de riziculture Formation de machine agricole

Formation de post-récolte(battage) Visite de transoformateur

Fomation de production de semences Séance d’explication de crédit fonds de roulement


Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Étude sur les activités de service mécanisé Étude sur les activités de service mécanisé

Suivi de tenu de cahier auprès de transformateur Promotion de riz local à Abidjan

Promotion de riz local à Abidjan Séance de degustation à Abidjan

Formation au Japon Séminaire de diffusion


Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Table des matières


Résumé
Carte de localisation de la zone du projet
Photos des activités du projet
Unités et monnaies
Abréviation
Page
CHAPITRE 1 GRANDES LIGNES DU PROJET ........................................................................1
1.1 Contexte et circonstances du projet ............................................................................................1
1.2 Objectif global et objectif du projet ............................................................................................1
1.2.1 Objectif global .................................................................................................................1
1.2.2 Objectif du projet .............................................................................................................1
1.3 Zones ciblées par le projet ..........................................................................................................1
1.4 Période de mise en œuvre du projet ............................................................................................2
1.5 Résultats attendus du projet ........................................................................................................2
1.6 Organisation de la mise en œuvre du projet ...............................................................................3
1.6.1 Ministères responsables pour la partie ivoirienne ............................................................3
1.6.2 Composition du Comité Conjoint de Coordination et Unité de Gestion du Projet ..........3
CHAPITRE 2 POLITIQUE DE REALISATION DU PROJET ..................................................4
2.1 Principes fondamentaux du projet ..............................................................................................4
2.1.1 Approches techniques ......................................................................................................4
2.1.2 Approche opérationnelle ..................................................................................................5
CHAPITRE 3 NIVEAU DE REALISATION DES RESULTATS ATTENDUS ET DES
OBJECTIFS DU PROJET ....................................................................................................................7
3.1 Niveau de réalisation des résultats ..............................................................................................7
3.2 Niveau de réalisation des objectifs du projet ............................................................................13
3.3 Niveau de réalisation de l’objectif global .................................................................................14
CHAPITRE 4 RESULTATS DES ACTIVITES ..........................................................................16
4.1 Calendrier de mise en œuvre et résultats ..................................................................................16
4.2 Détail des activités ....................................................................................................................16
4.2.1 Détail des activités relatives au résultat 1 ......................................................................16
4.2.2 Détail des activités relatives au résultat 2 ......................................................................18
4.2.3 Détail des activités relatives au résultat 3 ......................................................................26
4.2.4 Détail des activités relatives au résultat 4 ......................................................................38
CHAPITRE 5 PERFORMANCES DES RESSOURCES ...........................................................43
5.1 Réalisations découlant du travail des experts ...........................................................................43
5.2 Réalisations découlant de la mise en œuvre de la formation ....................................................43
5.3 Matériel et équipement fourni ..................................................................................................43
5.4 Résultats des frais généraux de fonctionnement .......................................................................44
CHAPITRE 6 ÉVOLUTION DU CADRE LOGIQUE DU PROJET (CLP) ............................48
6.1 Ver. 1 du CLP (au début du projet) ..........................................................................................48
6.2 Ver. 2 du CLP (lors de l’élaboration du plan de travail) ..........................................................48
6.3 Ver. 3 du CLP (lors de la tenue de la quatrième réunion du CCC) ..........................................48
6.4 Ver. 4 du CLP (modification après la révision à mi-parcours) .................................................48
6.5 Ver. 5 du CLP (Lors de la réorganisation en ADERIZ et de l’extension du projet).................48
CHAPITRE 7 REGISTRE DE TENUE ET ORDRE DU JOUR DU COMITE CONJOINT DE
COORDINATION ...............................................................................................................................49

i
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

CHAPITRE 8 SAVOIR-FAIRE DANS LA MISE EN ŒUVRE DU PROJET ........................51


8.1 Plateforme .................................................................................................................................51
8.1.1 Mise en place des plateformes sur la base de la motivation intrinsèque de toutes les
parties prenantes......................................................................................................................51
8.2 Formation..................................................................................................................................53
8.2.1 Formation des vulgarisateurs .........................................................................................53
8.2.2 Production de semences de riz .......................................................................................54
8.3 Crédit ........................................................................................................................................55
8.3.1 Système de crédit pour financer l’achat des intrants agricoles ......................................55
8.3.2 Système du crédit achat du paddy ..................................................................................56
8.4 Promotion .................................................................................................................................57
8.4.1 Mise en œuvre d’activités de promotion des ventes de riz local en ayant recours à la
valorisation de marque ............................................................................................................57
8.5 Autre .........................................................................................................................................58
8.5.1 Implication de l’organisme d’exécution pour la partie ivoirienne visant le traitement en
interne des activités. ................................................................................................................58
8.5.2 Obtention des budgets de la partie ivoirienne pour le projet..........................................59
CHAPITRE 9 LEÇONS TIREES DES ACTIVITES DU PROJET ..........................................60
9.1 Plateforme .................................................................................................................................60
9.1.1 Forme et système de gestion attendus à l’avenir pour l’inclusion progressive des parties
prenantes .................................................................................................................................60
9.2 Formation..................................................................................................................................62
9.2.1 Formation des vulgarisateurs .........................................................................................62
9.2.2 Production de semences de riz .......................................................................................63
9.3 Crédit ........................................................................................................................................63
9.3.1 Système de crédit pour financer l’achat des intrants agricoles ......................................63
9.3.2 Système du crédit achat du paddy ..................................................................................64
9.3.3 Système de crédit pour la chaîne de valeur du riz local .................................................66
9.4 Promotion .................................................................................................................................66
9.4.1 Approche de la chaîne de valeur en aval ........................................................................66
9.5 Autre .........................................................................................................................................67
9.5.1 Assurer la pérennité sur la base du traitement en interne des activités ..........................67
9.5.2 Mise en œuvre de l’évaluation des impacts et leçons apprises ......................................68
9.5.3 Partage des leçons tirées de l’élaboration de la ligne directrice de l’approche du projet69
CHAPITRE 10 PROPOSITION CONCERNANT LES ACTIONS A METTRE EN ŒUVRE
PAR LA COTE D’IVOIRE APRES L’ACHEVEMENT DU PROJET .........................................70
10.1 Aménagement d’une structure de mise en œuvre des politiques de promotion du riz local ...70
10.2 Utilisation des personnes concernées par le projet .................................................................70
10.3 Révision et promotion de la SNDR établie en lien avec la deuxième phase de la CARD .....71
10.4 Traitement en interne des résultats obtenus dans le cadre du projet et des activités dans les
institutions ivoiriennes ....................................................................................................................71
10.5 Collaborations avec les organismes administratifs locaux et le secteur privé ........................72

Liste des tableaux/figures

Tableau 3.1 Niveau de réalisation des indicateurs .......................................................................... 7


Tableau 3.2 Niveau de réalisation des indicateurs des objectifs du projet .................................... 13
Tableau 3.3 Niveau de réalisation des indicateurs de l’objectif global ......................................... 14
Tableau 4.1 Profil détaillé des groupes ciblés (Résultats en 2015) ............................................... 16
Tableau 4.2 Aperçu du forum de rencontre de la région du Bélier ............................................... 17
Tableau 4.3 Programme de la formation pour les transformateurs ............................................... 23

ii
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Rapport d’achèvement du projet

Tableau 4.4 Programme de la formation pour les distributeurs .................................................... 23


Tableau 4.5 Résultats des enquêtes des 1re et 2e phases ................................................................ 24
Tableau 4.6 Caractéristiques des modèles proposés de mécanisme poour la mécanisation durable
de l’agriculture ...................................................................................................................... 30
Tableau 4.7 Nombre d’agriculteurs ciblés par le fonds renouvelable et montant de l’aide
supplémentaire de la 2e phase ................................................................................................ 31
Tableau 4.8 Évolution du système de crédit intrants expérimenté pendant chaque phase
d’intervention (Crédit intrants agricoles) .............................................................................. 33
Tableau 4.9 Évolution du système de crédit testé par le PRORIL lors de chaque phase (crédit
pour l’achat de paddy) ........................................................................................................... 35
Tableau 4.10 Conditions de prêt/remboursement du crédit intrants agricoles et du fonds
renouvelable .......................................................................................................................... 37
Tableau 4.11 Liste des distributeurs ayant participé aux activités de promotion des ventes du riz
local ....................................................................................................................................... 40
Tableau 4.12 Distributeurs ciblés par l’aide à la création de marques .......................................... 40
Tableau 4.13 Aperçu des caravanes de promotion organisées ...................................................... 41
Tableau 4.14 Résultat des dégustations ......................................................................................... 41
Tableau 4.15 Aperçu des ateliers pour les activités d’amélioration des produits .......................... 42
Tableau 5.1 Liste du matériel professionnel.................................................................................. 43
Tableau 5.2 Liste des matériels (moins coûteux que cinquante milles yen) ................................. 44
Tableau 5.3 Résultats des frais généraux de fonctionnement ........................................................ 45
Tableau 5.4 Réalisations découlant du travail des experts sur le terrain et au Japon .................... 46
Tableau 7.1 Registre de tenue des réunions du CCC .................................................................... 49
Tableau 8.1 Désignation des contrats et parties contractantes pour une plateforme envisagée .... 52
Tableau 8.2 Divisions compétentes au sein de l’ADERIZ dans les domaines d’activités du projet et
nombre d’employés (au début de la période d’extension) ..................................................... 59
Tableau 8.3 Montant du budget approuvé et montant du budget exécuté par la partie ivoirienne
pour le projet (unité : millions de FCFA) .............................................................................. 59
Tableau 9.1 Grandes lignes des projets des autres PTF qui se superposent au PRORIL telles que les
zones cibles et autres. ............................................................................................................ 67

Figure 1.1 Organigramme du CCC et de l’UGP ............................................................................. 3


Figure 4.1 Résultats des formations de la 3e phase (11 sites) ........................................................ 25
Figure 4.2 Résultats des formations de la 4e phase (10 sites) ........................................................ 25
Figure 8.1 Pôle de développement de la riziculture et proposition des leaders (en 2014) ............ 51
Figure 8.2 Processus de mise en place et de consolidation d’une plateforme ............................... 52
Figure 8.3 Stratégie de formation des vulgarisateurs définitivement adoptée dans le cadre du
PRORIL ................................................................................................................................. 54
Figure 8.4 Stratégie de formation à la production de semences définitivement adoptée dans le cadre
du PRORIL ............................................................................................................................ 55
Figure 8.5 Comportement de consommation du riz local dans les 3 villes ................................... 57
Figure 9.1 Forme de la plateforme, visée par le PRORIL ............................................................. 60
Figure 9.2 Concept de plateforme multi-acteurs visée par le PRORIL ......................................... 61
Figure 9.3 Système de gestion de la plateforme expérimentée par le PRORIl et système de gestion
attendu à l’avenir ................................................................................................................... 62
Figure 9.4 Système de crédit pour la chaîne de valeur du riz local dans la proposition du PRORIL
............................................................................................................................................... 66

Documents en annexe

Annexe 1 Réalisations de la formation


Annexe 2 CLP initial et CLP révisé
Annexe 3 Comptes rendus des réunions du CCC
Annexe 4 Évaluation et enseignements tirés de l’approche adoptée pour le projet

iii
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Rapport d’achèvement du projet

Unités et monnaies

kg kilogramme
t Tonne métrique = 1 000 kg
h heure
ha hectare
% pourcent
FCFA Franc des Communautés Financières d'Afrique

iv
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Abréviation
Abréviation Français Anglais
Agence pour le Développement de filière
ADERIZ* Rice Development Agency
Riz
AFD Agence Française de Développement -
AfricaRice Centre du Riz pour l'Afrique Africa Rice Center
Alliance pour une Révolution Verte en Alliance of a Green Revolution in
AGRA
Afrique Africa
Agence Nationale d’Appui au
ANADER -
Développement Rural
BAD Banque Africaine de Développement African Development Bank
Coalition pour le Développement de la Coalition for African Rice
CARD
Riziculture en Afrique Development
CCC Comité Conjoint de Coordination Joint Coordinating Committee
Cente de Formation à la Mécanisation
CFMAG -
Agricole de Grand-Lahou
CLP Cadre logique du projet Project Design Matrix
Centre National de Recherches
CNRA -
Agronomiques
C/P Homologues Counterpart
Coopérative d'utilisation de matériel
CUMA -
agricole
Fédération Nationale des Distributeurs de
FENADRIZ-CI -
Riz de Côte d’Ivoire.
Agence allemande de coopération (Deutsche Gesellschaft für
GIZ
internationale Internationale Zusammenarbeit)
Fonds International de Développement International Fund For Agricultural
IFAD
Agricole Development
Agence Japonaise de Coopération Japan International Cooperation
JICA
Internationale Agency
MINAGRI Ministère de l’Agriculture Ministry of Agriculture
Ministère de l’Agriculture et du Ministry of Agriculture and Rural
MINADER**
Développement Rural Development
Stratégie Nationale de Développement de
SNDR National Rice Development Strategy
la Riziculture
MPR
Ministère de la Promotion de le Ministry of Rice Promotion
Riziculture
Office d’aide à la Commercialisation des
OCPV -
Produits Vivrièrs
OIA-Riz Organisation Inter Profession Agricole-Riz -
Office National de Développement de la
ONDR National Rice Development Office
Riziculture
ONG Organisation Non Gouvernementale Non-Governmental Organizations
OPA Organisations Professionnelle Agricoles -
PADFA
Programme d’Appui au -
Développement des Filières Agricoles
PO Plan d’Opération Plan of Operation
PMEA Petites et Moyennes Entreprises Agricoles -
Projet de Promotion du Riz Local en The Local Rice Promotion Project in
PRORIL
République de Côte d’Ivoire Côte d’Ivoire
PTBA Plan de Travail et Budget Annuel -
PTF Partenaires Techniques et Financiers -
P/V Procès-Verbal des Discussions Record of Discussions

v
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Abréviation Français Anglais


SCOOP Société Coopérative -
Conférence Internationale de Tokyo sur le Tokyo International Conference on
TICAD
Développement de l'Afrique African Development
UGP Unité de Gestion du Projet Project Team
URIB Union des Rizeries de Bouaké -
Projet de Pôle Agro-Industriel dans la
2PAI-Belier -
région du Bélier
* L’ONDR a été restructurée à partir de janvier 2018 et a été rebaptisée ADERIZ.
** Lors des réformes du gouvernement après l’élection présidentielle de 2015, le MINAGRI est devenu le MINADER
(ministère de l’Agriculture et de Développement rural) le 15 janvier 2016.

vi
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 1 Grandes lignes du projet


1.1 Contexte et circonstances du projet

La République de Côte d’Ivoire (ci-après « Côte d’Ivoire ») jouit d’un milieu naturel
particulièrement propice à la production agricole, secteur qui représente 27 % du PIB et occupe les
deux tiers de la population active du pays. Malgré le niveau de la consommation locale de riz, 10 fois
supérieur à ce qu’il était en 1960, la production locale peine à satisfaire les besoins nationaux. En
dehors de l’instabilité politique, les raisons suivantes peuvent être évoquées :

1. Insuffisance du système d’approvisionnement en semences de qualité, en engrais et en produits


phytosanitaires ;

2. Insuffisance des services de vulgarisation ;

3. Faible du taux d’utilisation des terres agricoles dû à une insuffisance des fonds nécessaires à la
préparation des cultures ;

4. Non-accès des acteurs aux crédits ;

5. Faible niveau de valorisation du paddy produit ;

6. Des circuit de transformation et de distribution peu performants.

Dans un tel contexte, le gouvernement de Côte d’Ivoire a formulé une demande de coopération
technique auprès du gouvernement du Japon, dans l’objectif de promouvoir la production locale de riz.
Sur la base de cette requête, l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) a envoyé une
mission d’étude pour fixer les détails d’un plan de promotion du riz local en août 2013, et élaborer le
cadre logique du « Projet de Promotion du Riz Local (PRORIL) ».

1.2 Objectif global et objectif du projet

1.2.1 Objectif global

Le volume de riz local vendu dans la zone ciblée augmente.

1.2.2 Objectif du projet

Le volume de riz vendu par les groupes ciblés augmente.

1.3 Zones ciblées par le projet

Ce projet sera mis en œuvre dans les zones suivantes :

- Le District Autonome de Yamoussoukro ;


- La région du Bélier ;
- La région du Gbêkê ;
- Le District Autonome d’Abidjan pour la promotion du riz local.

1
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

1.4 Période de mise en œuvre du projet

La mise en œuvre du projet s’étend sur une période de 6 ans et 2 mois (74 mois) entre février 2014
et mars 2020

La période de mise en œuvre initiale fixée dans le procès-verbal des discussions prévoyait une
période de 5 ans à savoir de février 2014 à janvier 2019, cependant, le procès-verbal a été modifié
pour y ajouter une période d’extension d’environ 1 an afin de prendre en compte les recommandations
de la mission d’évaluation finale t du projet effectuée en juillet 2018.

1.5 Résultats attendus du projet

< Résultat 1:Le lien entre les parties prenantes dans la chaîne de valeur du riz est renforcé. >
La réalisation du résultat 1 passe par l’identification des acteurs de la riziculture (producteurs,
transformateurs, distributeurs, etc.) du District Autonome de Yamoussoukro et des régions du Gbêkê
et du Bélier ; la mise en place de plateformes auxquelles ces acteurs participeront activement ; la
promotion à travers ces plateformes de la communication et des échanges d’informations entre les
parties prenantes ; la mise en œuvre d’activités contribuant au renforcement de la coordination des
acteurs, telles que la production contractuelle, qui aboutiront à la création et à la consolidation d’un
réseau entre les différents acteurs du secteur.

< Résultat 2:Les techniques et connaissances acquises à travers la formation sont appliquées par
les groupes ciblés >
La réalisation du résultat 2 passe par la formation et le suivi des bénéficiaires sur les situations
d’application des techniques de base, avec principalement comme programme la formation aux
techniques d’encadrement des producteurs pour les vulgarisateurs, la formation aux techniques
agricoles des producteurs, la formation à la gestion des organisations de producteurs et la formation
aux techniques commerciales des transformateurs et des distributeurs.

< Résultat 3:Les facteurs de production nécessaires à l’application des résultats de la formation
sont mis à disposition des producteurs/transformateurs/distributeurs. >
Les facteurs de production nécessaires pour que les bénéficiaires de la formation puissent appliquer
leurs acquis lors des formations sont : la mise en place expérimentale d’un crédit intrants (pour que les
producteurs puissent acquérir des semences et des engrais et augmenter leur volume de production) et
d’un crédit fonds de roulement pour l’achat du paddy (pour que les transformateurs puissent acquérir
une quantité suffisante de paddy et augmenter leur volume vendu au marché), ainsi que l’organisation
d’une formation de production de semences de riz en utilisant les semences produites par les
producteurs eux-mêmes, pour obtenir des semences de qualité, et la proposition d’un système durable
de services de labour mécanisés qui permettrait la mécanisation de la riziculture.

< Résultat 4 : Les efforts des parties prenantes pour la promotion du riz local sont accélérés. >
La réalisation du résultat 4 passe par la réalisation d’enquêtes de base sur la situation du riz local sur
le marché, les critères déterminants l’achat du riz, la mise en œuvre d’activités de promotion et
d’amélioration de la qualité du produit, pour répondre aux exigences des consommateurs. Toutes ces
activités ont un but d’augmenter le volume de riz local vendu, notamment dans les Districts
Autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro ainsi que dans les régions du Bélier et du Gbêkê.

De même, l’élaboration de lignes directrices de l’approche du projet, dans un soucis de pérenniser


les impacts sur la promotion du riz local et de garantir un financement durable par le gouvernement
ivoirien.

2
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

1.6 Organisation de la mise en œuvre du projet

1.6.1 Ministères responsables pour la partie ivoirienne

Organisme responsable : Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER), créé en


janvier 2016 à partir du Ministère de l’Agriculture (MINAGRI)

En septembre 2019 a été créé le Ministère de la Promotion de la Riziculture (MPR) afin de prendre en
charge les affaires relatives à la riziculture au sein du MINADER.

Organisme d’exécution : Agence pour le Développement de filière Riz (ADERIZ), créée en janvier
2018 à partir de l’Office National de Développement de la Riziculture (ONDR)

Organisme d’aide : Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), etc.

1.6.2 Composition du Comité Conjoint de Coordination et Unité de Gestion du Projet

La composition du Comité Conjoint de Coordination (CCC) et de l’Unité de Gestion du Projet


(UGP) qui ont été créés pour organiser la mise en œuvre du projet suite à la signature du Procès-verbal
des discussions le 14 octobre 2013 et à la promulgation d’un décret du Ministère de l’Agriculture le 12
février 2014, sont indiqués dans la figure ci-dessous.

Comité Conjoint de Coordination (CCC) (Deux fois par an) Objectifs du CCC
Président: Ministre de l'Agriculture et du Développement Rural ou son représentant • Approuver le Plan de Travail et de
Secrétariat: Direction de la Planification, de la Programmation et du Financement, MINADER Budget Annuel (PTBA) pour la mise
en œuvre des activités;
« Membres » « Observateurs » • Valider le rapport annuel des
•Représentants du Ministère de l’Agriculture (DGPSP*, DGPSA, DGDRME) •Gestionnaire du Projet activités;
•Représentant du Ministère chargé de l’Economie et des Finances •Conseiller en Chef • Emettre des avis et des
•Représentant du Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME •Représentant de l’ANADER recommandations en vue de la mise
•Représentant de la JICA, Côte d’Ivoire •Représentant de YAANOVEL en œuvre du PRORIL;
•Représentant des Riziculteurs, •Autres autorisé s par le Président • Faciliter la coordination inter-
organisationnelle entre les structures
impliquées dans la mise en œuvre du
PRORIL.

Directeur du projet (*Directeur Général de la Planification, des Statistiques et des Projets, MINADER)

Unité de Gestion du Projet (Yamoussoukro)


Gestionnaire du Projet (Représentant ADERIZ) Conseiller en Chef (Japonais)
Homologues ivoiriens Experts Japonais
Riziculture / Gestion de l’eau Conseiller en chef
Organisation des exploitants Riziculture
Chaine de valeur du Riz Organisation des exploitants / Gestion du crédit
Autres Chaine de valeur du Riz
Au moins la présence d’une personne par domaine est nécessaire au Irrigation / Gestion de l’eau
centre Finance Rurale
Chauffeur Coordonnateur (Gère les fonds de la JICA)
D’autres seront recrutés selon l’affection des Experts japonais Autres (Ex Post récolte)

Personnel de soutien (temporaire, employé par JICA)


Secrétaires
Autres si nécessaire
Directeur du projet: il est responsable de l’administration générale du projet à l’exception des compétences reconnues au CCC.
Gestionnaire du projet : en charge de l’exécution du projet: facilite les activités liées au projet, compile les rapports d’avancement du projet, et rédige le plan
de travail du projet,/Budget du Gouvernement

Figure 1.1 Organigramme du CCC et de l’UGP

3
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 2 Politique de réalisation du projet


2.1 Principes fondamentaux du projet

2.1.1 Approches techniques

Approche 1 Garantir la « Participation responsable et équitable d’un large panel d’acteurs »


et le « développement dynamique de l’autonomie » par la mise en place d’une
plateforme et de l’assistance à la gestion.
La création d’une plateforme incluant tous les acteurs de la riziculture sur les sites du projet dans le
but de promouvoir le dialogue et construire un réseau de la filière représente le résultat 1 attendu par le
PRORIL. L’organisation de la plateforme a été conçue de manière rigoureuse en prenant en compte les
points essentiels suivants :

(1) Nom
(2) Objectif, fonction
(3) Membre (membre principal/observateur)
(4) Pouvoir, obligation, statut (société/organisme privé, audit externe ou non)
(5) Structure de dialogue, échange d’informations et prise de décision (assemblée générale,
réunions, groupes de travail, règlement intérieur, réseau, site web, etc.)
(6) Secteur géographique (zone de couverture)
(7) Sources de financement, dépenses, part des coûts
(8) Système d’administration (bureau responsable de la direction, localisation, ligne de contact
privée, lieux de réunion prévus, etc.)

Approche 2 Développer une chaîne de valeur en favorisant la coopération commerciale entre


les producteurs et le secteur privé, de manière responsable et sous de multiples
aspects.
En Côte d’Ivoire, alors que le riz local bénéficie d’une forte préférence des consommateurs, par
rapport au riz importé, il est mal positionné sur le marché des grandes villes à forte consommation du
fait de sa qualité inférieure et de son coût élevé. Il appartient à l’État de dynamiser la chaîne de valeur
du riz et de créer un environnement favorable à la promotion du riz local. La résolution des problèmes
de vente et de distribution nécessite les mesures suivantes :

 Améliorer l’accès aux informations et la communication entre les producteurs (y compris les
coopératives), les vulgarisateurs, les transformateurs et les distributeurs ;

 Renforcer les capacités techniques de production et les capacités de collecte des organisations de
producteurs ;

 Améliorer les infrastructures de distribution ;

 Introduire des décortiqueuses performantes et améliorer les techniques de transformation ;

 Faire la promotion du riz local ;

 Constituer un réseau de distribution du riz ;

Le PRORIL a donc tenté de former et renforcer les capacités des producteurs, des vulgarisateurs,
des transformateurs et des distributeurs, et de constituer un système de gestion des informations de
chaque acteur.

4
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

L’Unité de Gestion du Projet (UGP) a appuyé la mise en place d’une chaîne de valeur du riz local
afin de de la rendre plus compétitive au point de vue du prix et de la qualité face au riz importé, et a
établi une plateforme servant de lieu d’échange d’informations pour les professionnels du secteur.

Approche 3 Utiliser les ressources de l’État y compris du budget de manière durable et


stratégique
L’établissement d’un système de coopération basé sur l’utilisation maximale des ressources
financières et humaines de l’État est capital afin que la partie ivoirienne s’approprie le projet avec
discernement et selon le principe qu’elle devra poursuivre les activités après l’achèvement du PRORIL
avec son propre budget. Cela nécessite d’avoir accès aux toutes dernières informations quant aux
processus de décision des politiques, aux structures d’acquisition des budgets, aux périodes de requête
et aux procédures d’obtention des budgets afin d’engager la phase de réalisation le plus rapidement
possible. Le gouvernement de Côte d’Ivoire est prêt à mettre à la disposition du projet la part du
budget qui lui incombe, comme il a coutume de le faire dans les projets mis en œuvre par d’autres
Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

Par ailleurs, outre ce que nous venons de mentionner, le PRORIL utilise les installations en place
qui ont été livrées à la partie ivoirienne lors des coopérations précédentes du Japon, ainsi que le
personnel formé. L’utilisation efficace de ces installations qui fonctionnent avec le budget de l’État et
la constitution d’un système de maintenance pérenne sont indispensables à la pérennisation des
résultats du projet.

Outre la participation matérielle, financière et humaine du secteur public ivoirien, la constitution


d’un réseau et d’une coopération entre les différents acteurs et les PTF ou le secteur privé qui œuvrent
en Côte d’Ivoire a servi à élargir l’impact et l’essor des activités du projet et à diffuser ses résultats
vers l’ensemble du secteur agricole.

Approche 4 Capitaliser les résultats et les enseignements des projets rizicoles de la JICA en
Côte d’Ivoire et en Afrique en général.
Ce projet capitalise non seulement les résultats et les enseignements des projets dans le secteur
rizicole de la JICA, ou du Japon et en général en Afrique, mais s’appuie aussi sur les exemples de
projets réalisés par les autres partenaires techniques et financiers. De plus, l’UGP a fait la synthèse des
projets rizicoles en relation avec le PRORIL pour en extraire les techniques les plus pertinentes.

2.1.2 Approche opérationnelle

Approche 1 Considérations pratiques et adoption de savoir-faire pour contribuer à une


meilleure appropriation par les homologues
Pour les services gouvernementaux de Côte d’Ivoire, à commencer par le MINADER, ou pour les
partenaires techniques et financiers, en principe ce sont les coordonnateurs du projet qui en assurent la
gestion. Or la particularité de la coopération technique telle qu’elle est conçue par la JICA réside dans
le fait de :

1. Faire venir au Japon les techniciens, chercheurs et administrateurs des pays en voie de
développement comme stagiaires pour suivre des formations spécialisées et techniques ;

2. Envoyer des experts et des ingénieurs japonais dans les pays en voie de développement et dans les
organismes internationaux ;

3. Fournir le matériel nécessaire pour faciliter et rendre plus efficace la formation, le transfert des
technologies et la vulgarisation.

5
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Nous avons donc combiné ces trois méthodes afin de structurer une coopération technique globale
systématique et à long terme qui permette de contribuer à une meilleure appropriation du projet par les
homologues.

6
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 3 Niveau de réalisation des résultats attendus et des objectifs du


projet
3.1 Niveau de réalisation des résultats

Le tableau suivant montre les indicateurs et les niveaux de réalisation par rapport aux résultats
attendus.

Tableau 3.1 Niveau de réalisation des indicateurs

Indicateur Niveau de réalisation


Résultat 1
1-1 Les groupes de Les données suivantes ont été déduites de l’élaboration d’un inventaire
producteurs/transformateurs/dist des périmètres irrigués et bas-fonds, des études sur le terrain et des
ributeurs sont identifiés. enquêtes dans les zones cibles. Selon ces données, nous pouvons conclure
que l’objectif de l’indicateur a été atteint.
Région du Région du District
Total
Belier Gbeke d’Abidjan
Sites de production 43 62 105
-
(Groups de Producteurs) (12) (17) (29)
Transformateurs
(Mini-rizeries qui font N/A N/A N/A
-
l‘achat du paddy et la (6) (9) (15)
prestation)
Distributeurs
27 118 N/A 145
(Demi-grossistes ayant
(3) (2) (4) (9)
une marque)
Le PRORIL catégorise les producteurs en 5 groupes suivants :
« coopérative », « organisation interne au sein de la coopérative »,
« association », « groupe informel », « particulier ».
Un groupe de producteurs est composé de la coopérative légalement
constitué et la coopérative informel y compris des organisations interne,
associations et groupes informels. La groupe de producteurs est une unité
géographique, en principe départementale. Elle intègre les organisations
participant à l’organisation internes aux coopératives, les associations et
les groupes informels.
Les critères de catégorisation des transformateurs sont disponibles à
l’Office d’aide à la Commercialisation des Produits Vivriers (OCPV) et à
l’ADERIZ. Le standard choisi par le PRORIL est celui adopté par
l’ADERIZ.
Il est difficile de cerner l'ensemble des micro et mini rizeries car souvent
beaucoup ont une durée de vie très courte. Les tranformateurs identifiés
par le projet sont dans la categorie de mini-rizerie et qui font l‘achat du
paddy et la prestation.
Micro Mini Industrie
Capacité d’usinage (t/h) Inférieur à 0,4 0,4 - 1,5 Plus de 1,5
Concernant les distributeurs, la catégorisation est basée sur le volume de
riz vendu par mois comme montré dans le tableau suivant. Il est difficile
de déterminer le nombre de distributeurs à Abidjan car le marché est
vaste. Les distributeurs identifiés sont des demi-grossistes qui vendent
leurs produits avec une marque.
Détaillant Demi-grossiste Grossiste
Volume de riz vendu Inférieur à 1 1 - 10 Plus de 10
(t/mois)
Les groupes de producteurs, les mini-rizeries et les demi-grossistes
identifiés sont les principaux composants de la plateforme.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi de la plateforme par le PRORIL
1-2 Au moins 75 % des groupes Sur les 29 groupes de producteurs, 15 mini-rizeries achetant du paddy et 9
identifiés participent à la distributeurs ayant une marque, 21 groupes de producteurs, 13

7
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Indicateur Niveau de réalisation


plateforme. mini-rizeries et les 9 distributeurs ayant une marque ont participé à la
plateforme, soit 81%. Nous pouvons donc en conclure que l’objectif de
l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi de la plateforme par le PRORIL
1-3 Tous les participants à la Le tableau suivant montre le nombre de réunions de la plateforme
plateforme se réunissent au organisées annuellement.
moins 4 fois/an. Nombre
d’organisations
Principaux contenus
Région du Région du
Bélier Gbêkê
2014 5 0 Explication de la plateforme,
inspection des secteurs avancés
2015 4 1 Défis des parties prenantes
2016 3 0 Organisation des parties prenantes
2017 2 2 Explication de la culture
contractuelle du paddy, échange
d’opinions
2018 2 2 Explication de la culture
contractuelle du paddy, échange
d’opinions
Initialement, les réunions devaient se tenir au début et à la fin des deux
(2) cycles, au total quatre (4) fois. Cependant, le changement des
conditions climatiques de ces dernières années et l’insuffisance des
services de labour ont entraîné un décalage du cycle cultural dans la zone
du projet, ce qui n’a pas permis d’obtenir un consensus à propos de la
date d’organisation de la réunion de la plateforme. Nous pouvons donc
en conclure que l’objectif de l’indicateur a été partiellement atteint.
En fait, outre les réunions régulières animées par des parties prenantes
principales telles que les producteurs, les transformateurs et les
distributeurs deux fois par an, des réunions sur des thèmes spécifiques
entre chaque partie prenante et les parties directement impliquées sont
organisées de manière irrégulière. En fait, le résultat était équivalent ou
mieux quatre fois par an.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi de la plateforme par le PRORIL
1-4 Des conditions communes de La réalisation de contrats étant considérée comme une condition
production et de distribution nécessaire, l’objectif est d’amener les parties prenantes à conclure des
sont partagées par les parties contrats entre elles.
prenantes. En particulier en ce qui concerne les contrats de production de paddy, la
signature de contrats entre les coopératives de riziculteurs et les
transformateurs, et entre les coopératives de riziculteurs et les
distributeurs a commencé à se généraliser.
Par conséquent, nous pouvons en conclure que l’objectif de l’indicateur
a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi de la plateforme par le PRORIL
Résultat 2
2-1 Au moins deux tiers (2/3) des Au total, 2237 personnes (1re phase : 11 personnes ; 2e phase : 97
producteurs ayant participé aux personnes ; 3e phase : 1.420 personnes ; 4e phase : 709 personnes) ont
formations utilisent les suivi une formation sur au total 33 sites entre la 1 re phase mise en œuvre
techniques de base enseignées. en 2014 et la 4e phase mise en œuvre en 2017 (1re phase : 2 sites ; 2e
phase : 8 sites ; 3e phase : 11 sites ; 4e phase : 12 sites). Par ailleurs, les
techniques de base indiquées ci-dessous ont été définies dans les
formations comme contribuant à l’amélioration de la productivité.
Technique de base 1: Sélection des semences par immersion
Technique de base 2: Quantité d’engrais de fonds (NPK) épandu :
200 kg/ha
Technique de base 3: Épandage d’engrais de fonds (NPK) lors du 2 e
labour
Technique de base 4: Réalisation du repiquage
Technique de base 5: Âge des plants au moment du repiquage (entre

8
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Indicateur Niveau de réalisation


14 et 21 jours)
Technique de base 6: Désherbage avant l’épandage supplémentaire
d’urée
Technique de base 7: Quantité d’urée : 100 kg/ha
Technique de base 8: 1er épandage de fumure supplémentaire (50
kg/ha) au début du tallage (2 à 3 semaines
après le repiquage pour le WITA9)
Technique de base 9: 2e épandage de fumure supplémentaire (50
kg/ha) au moment de la formation des
plantules (entre 60 et 65 jours après le semis
pour le WITA9)
Technique de base 10: Moisson entre 115 et 125 jours après le semis
(pour le WITA9)
Les deux phases des formations intensives et sur le terrain, destinées aux
vulgarisateurs en particulier et organisées sur les parcelles du PRORIL,
ont constitué l’unité de formation. Nous avons organisé, à chaque phase,
ladite unité relative aux techniques de base. Le tableau suivant montre le
taux d’application des techniques de base par les stagiaires des sites cibles
de chaque phase.
Taux d’application Taux d’application
Technique 82 % Technique 100 %
de base 1 de base 6
Technique 44 % Technique 45 %
de base 2 de base 7
47 % Technique 40 %
Technique
de base 8 &
de base 3
9
Technique 87 % Technique 86 %
de base 4 de base 10
Technique 80 % - -
de base 5
Moyenne 68 %
Le taux d’application des techniques de base 1 à 10 étant situé entre 40 et
100 %, soit une moyenne de 68 %, nous pouvons en conclure que
l’objectif de l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Enquête à l’aide d’un questionnaire
réalisée par le PRORIL en 2019
(Méthode de l’enquête à l’aide d’un questionnaire)
L’enquête a évalué 29 des 33 sites de la 1re à la 4e phases. 4 sites ont étés
exclus de l’évaluation, à savoir un site n’ayant pas été utilisé pour la
riziculture entre 2016 et 2018, un site dont la surface plantée était
extrêmement réduite, et 2 sites qui avaient été sélectionnés pour effectuer
des formations, mais où celles-ci n’ont pas pu être mises en œuvre.
Au début du PRORIL, les volumes de paddy produit et vendu sur chaque
site étaient comparés et l’application des techniques de base était mesurée
avant et après la mise en œuvre de chaque phase. Cependant, lors de
l’étude à mi-parcours et de l’évaluation au moment de l’achèvement du
projet, plutôt que de comparer un même site, il a été choisi de comparer
les différentes phases dans leur ensemble, ainsi les variations de chaque
site n’apparaissaient plus dans le cadre de l’évaluation.
Les différents chiffres obtenus sur chaque site entre le début (2014) et la
fin du PRORIL (2018) ont donc été déterminés grâce à une étude CAPI
(Computer Assisted Personnal Interviewing = interviews personnelles
assistées par ordinateur) en utilisant une tablette électronique pour les
questionnaires d’enquête. L’enquête réalisée par 8 enquêteurs pendant 4
jours dans la région du Bélier et 5 jours dans la région du Gbêkê a permis
d’interviewer 812 producteurs sur un total de 1 475, sur 29 sites.
2-2 Au moins deux tiers (2/3) des (Réalisation de l’indicateur chez les transformateurs)
transformateurs/distributeurs Nous avons défini les techniques de base qui pourraient contribuer à la

9
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Indicateur Niveau de réalisation


ayant participé aux formations solution des problèmes auxquels les transformateurs se confrontent :
utilisent les techniques de base Technique de base 1: Détermination du taux d’humidité du paddy
enseignées. Technique de base 2: Détermination du taux d’impureté du paddy
Technique de base 3: Stockage : séparation des secteurs (paddy,
salle machine, riz blanc)
Technique de base 4: Enregistrements des achats de paddy et ventes
de riz blanc
Technique de base 5: Conditionnement du riz blanc (utilisation
d’emballages neufs)
Technique de base 6: Calibrage du riz (séparation long grain et
brisure)
Une formation aux techniques de base a été organisée, en 2015, pour 10
transformateurs. Ensuite, un suivi a été réalisé régulièrement en visitant
les rizeries des transformateurs. Le tableau suivant indique le taux
d’application desdites techniques par les transformateurs en septembre
2019. Cependant, 2 transformateurs ont été exclus de l’évaluation, car ils
n’ont pas répondu à l’enquête ou ont fermé boutique. Par conséquent,
seuls 8 transformateurs sont ciblés par cet indicateur qui consiste à
mesurer le taux d'application des techniques de base enseignées dans la
formation des transformateurs.
Taux Taux
d’application d’application
Technique 75 % Technique 88 %
de base 1 de base 4
Technique 88 % Technique 100 %
de base 2 de base 5
Technique 75 % Technique 25 %
de base 3 de base 6
Moyenne 75 %
Le taux d’application des techniques de base 1 à 6 étant situé entre 25 et
100 %, soit une moyenne de 75 %, nous pouvons en conclure que
l’objectif de l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi des transformateurs par le
PRORIL
(Méthode du suivi)
Les homologues et les membres de la mission japonaise ont rendu visite
aux transformateurs ciblés au moins une fois tous les six mois et les ont
interviewés tout en constatant de visu les techniques appliquées.

(Réalisation de l’indicateur chez les distributeurs)


Nous avons défini les techniques de base qui pourraient contribuer à la
solution des problèmes auxquels les distributeurs se confrontent :
Technique de base 1: Conditionnement et indication (identification
de la variété)
Technique de base 2: Condition de stockage
Technique de base 3: Tenue des registres
Une formation sur les techniques de base a été organisée en 2016, pour 14
distributeurs. Ensuite, un suivi a été réalisé régulièrement en visitant les
commerces des distributeurs. Le tableau suivant indique le taux
d’application desdites techniques par les distribu
teurs en septembre 2019. Cependant, 6 distributeurs ont été exclus de
l’évaluation, car ils ont fermé leur boutique, ou étaient de très petite taille.
Par conséquent, 8 distributeurs sont par cet indicateur qui consiste à
mesurer le taux d'application des techniques de base enseignées dans
formation des distributeurs.
Taux d’application
Technique de base 1 63 %
Technique de base 2 88 %
Technique de base 3 75 %

10
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Indicateur Niveau de réalisation


Moyenne 75 %
Le taux d’application des techniques de base 1 à 3 étant situé entre 63 et
88 %, soit une moyenne de 75 %, nous pouvons en conclure que
l’objectif de l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi des distributeurs par le
PRORIL
(Méthode du suivi)Les homologues et les membres de la mission
japonaise ont rendu visite aux transformateurs ciblés au moins une fois
tous les six mois et les ont interviewés tout en constatant de visu les
techniques appliquées.
Résultat 3
3-1 Au moins 50 % des producteurs Le tableau suivant montre le taux de remboursement pour chaque phase
utilisant le système de crédit des sites cibles qui ont fait l’objet d’une coopération en vue de la création
pour les intrants (y compris les du système de crédit. Les crédits accordés dans les 1re et 2e phases ne sont
crédits renouvelables) pas passés par une institution financière ; les producteurs utilisant le crédit
remboursent 100 % du montant ont conclu des contrats avec les groupes auxquels ils appartiennent, ainsi,
emprunté. le nombre de contrats correspond au nombre de producteurs. Quant à
l’appui supplémentaire de la 2e phase ainsi que dans les 3e et 4e phases,
les contrats ont été conclus au niveau des groupes en passant par une
institution financière. Ainsi, le nombre de contrats dans les 3 e et 4e phases
est inférieur à celui des 1re et 2e phases.
Nombre Nombre de
Taux de
de remboursements
remboursement
contrats achevés
1re phase 52 6 12 %
2e phase 157 118 75 %
3e phase 7 4 57 %
4e phase 9 5 56 %
Appui
supplémentaire de
9 8 89 %
la 2e phase (1er
cycle cultural)
Appui
supplémentaire de
2 1 50 %
la 2e phase (2e
cycle cultural)
Total 236 142 60 %
Le taux de remboursement pour chaque crédit variant entre 12 et 89 %,
soit une moyenne de 60 %, nous pouvons en conclure que l’objectif de
l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi de chaque crédit par le
PRORIL
3-2 La quantité de paddy achetée Le système de crédit pour l’achat du paddy par les transformateurs a
par les transformateurs démarré en 2017. Le tableau suivant montre le taux d’augmentation du
bénéficiant d’un crédit de fonds volume du paddy acheté par les transformateurs.
de roulement augmente de 50 % Parmi les 15 mini-rizeries identifiés, un transformateur n'a pas solicité le
par rapport à 2016. crédit et 2 tranformateurs n’ont pas été retenus par l’institution financière
à Yamoussoukro, et un transformateur à Bouake n’a pas été retenu, soit
un total de 11 transformateurs ont été décrarés éligibles à cet indicateur
en tant que transformateurs ayant bénéficié d’un crédit de fonds de
roulement.
Nombre de Volume du paddy Taux
transformateu acheté (t) d’augmentation
rs 2016 2018 (en moyenne)
Yamoussoukro 3 86,91 590,5 579 %
Bouaké 8 1913,76 3558,01 85 %
Total 11 2000,67 4184,51 106 %
Le taux d’augmentation étant en moyenne de 106 %, nous pouvons en

11
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Indicateur Niveau de réalisation


conclure que l’objectif de l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi de chaque crédit par le
PRORIL
3-3 Au moins 50 % des participants Des formations sur la production de semences constituées d’une
aux formations de production de formation intensive sur les parcelles du PRORIL et d’une orientation
semences produisent des itinérante ont été organisées pour les agriculteurs émérites des sites cibles
semences de qualité et les de l’appui supplémentaire sélectionnés parmi les sites cibles de la 2 e à la
fournissent aux sites ciblés. 4e phase. Le tableau suivant indique le taux de poursuite de la production
de semences, chez les stagiaires, sur les sites cibles de l’appui
supplémentaire de chaque phase. La 1re phase n’a pas abouti à la sélection
des sites cibles de l’appui supplémentaire en raison de la faiblesse du taux
d’application des techniques de base relatives à la production et du taux
de remboursement du crédit.
Nombre de
Nombre de Nombre de producteurs Taux
Nombre sites cibles
de l’appui
Producteurs qui de
de sites
supplémentaire cibles poursuivent poursuite
la production
2e phase 8 4 8 4 50 %
3e phase 11 6 9 6 67 %
4e phase 12 6 8 7 88 %
Total 33 16 25 17 68 %
Le taux de poursuite étant situé entre 50 et 88 % pour chaque phase, soit
une moyenne de 68 %, nous pouvons en conclure que l’objectif de
l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi de chaque phase par le
PRORIL
Résultat 4
4-1 La préférence pour l’achat du Nous avons organisé des études de préférence en 2014 et en 2015 et une
riz local par les consommateurs étude d’évaluation de fin de projet en 2019 au sujet des préférences en
s’améliore de 30 %. matière de riz à Yamoussoukro, Bouaké et Abidjan. Le tableau suivant
récapitule les résultats.

Préférence
2014/ Taux
2019
2015 d’augmentation
Yamoussoukro 61% 70% 15%
Bouaké 71% 73% 3%
Abidjan 39% 51% 31%
En moyenne 57% 65% 14%
Malgré que la préférence à Yamoussoukro, Bouaké et Abidjan ait
augmentée, l’objectif de l’indicateur en moyenne n’a pas été atteint.
Cependant cet objectif a été atteint au niveau d’Abidjan. La préférence
a connu une légère augmentation et les résultats sont remarquables malgré
la faible part de marché détenue par les distributeurs appuyés par le projet.
On peut remarquer en particulier que la préférence pour le riz local à
Abidjan a pu être augmentée par rapport aux autres régions, bien qu’elle
soit une porte d’entrée et qu’elle dispose de circuits de distribution pour le
riz importé et que les enquêtes passées indiquaient une préférence faible
pour le riz local. Par ailleurs, on peut dire que l’amélioration de la
préférence pour le riz locale au cours de la mise en œuvre du projet est
également liée au fait que le riz local a commencé à être distribué dans
certains grands supermarchés. Moyen d’obtention de l’indicateur :
Questionnaires des enquêtes réalisées par le PRORIL en 2014, 2015 et
2019.
4-2 Les lignes directrices de La proposition finale ayant été présentée et approuvée lors de la 11 e
l’approche du projet élaborées réunion du CCC, nous pouvons conclure que l’objectif de l’indicateur a
sont adoptées par le MINADER été atteint.
et l’ONDR.

12
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

3.2 Niveau de réalisation des objectifs du projet

Le tableau suivant montre les indicateurs et les niveaux de réalisation des objectifs du projet.

Tableau 3.2 Niveau de réalisation des indicateurs des objectifs du projet

Indicateur Niveau de réalisation


1. Le volume de paddy produit par La superficie cultivée et le volume de paddy produit sur les 33 sites ciblés
les groupes ciblés de la 1re à la 4e phase du projet sont indiqués dans le tableau suivant pour
(producteurs) a augmenté de 2014, avant l’exécution de la 1re phase et pour 2018 après l’exécution de la
40 %. 4e phase.
Taux
2014 2018
d’augmentation
Superficie cultivée (ha) 80,95 127,78 58 %
Volume produit (t) 379,57 584,93 54 %
Le taux d’augmentation du volume produit étant de 54 %, nous pouvons
en conclure que l’objectif de l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Enquête à l’aide d’un questionnaire
réalisée par le PRORIL en 2019
(Pour la méthode de l’enquête à l’aide d’un questionnaire, voir l’indicateur
2-1 du résultat 2)
2. Le volume de paddy vendu par La superficie cultivée et le volume de paddy vendu sur les 33 sites ciblés
les groupes ciblés de la 1re à la 4e phase du projet sont indiqués dans le tableau suivant pour
(producteurs) a augmenté de 2014, avant l’exécution de la 1re phase et pour 2018 après l’exécution de la
40 %. 4e phase.
Taux
2014 2018
d’augmentation
Superficie cultivée (ha) 80,95 127,78 58 %
Volume vendu (t) 291,85 480,83 65 %
Le taux d’augmentation du volume vendu étant de 65 %, nous pouvons en
conclure que l’objectif de l’indicateur a été atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Enquête à l’aide d’un questionnaire
réalisée par le PRORIL en 2019
(Pour la méthode de l’enquête à l’aide d’un questionnaire, voir l’indicateur
2-1 du résultat 2)
3. Le volume de riz local usiné (Niveau de réalisation de l’indicateur relatif aux transformateurs)
vendu par les groupes ciblés Le crédit pour l’achat du paddy pour les transformateurs a débuté en 2017.
(transformateurs/distributeurs) Le taux d’augmentation du volume de riz usiné vendu par les
a augmenté de 50 %. transformateurs est indiqué dans le tableau suivant. Comme mentionné
ci-dessus, Parmi les 15 mini-rizeries identifiés, un transformateur n'a pas
solicité le crédit et 2 tranformateurs n’ont pas été retenus par l’institution
financière à Yamoussoukro, et un transformateur à Bouake été retenu, soit
un total de 11 transformateurs ont été décrarés éligibles à cet indicateur en
tant que transformateurs ayant bénéficié d’un crédit de fonds de roulement.
Nombre Volume de riz
de usiné vendu (t) Taux
transfor d’augmentation
2016 2018
mateurs
Yamoussoukro 3 194,14 270,82 39 %
Bouaké 9 1251,79 2312,59 85 %
Total 12 1445,93 2583,41 78 %
Le taux d’augmentation étant situé entre 39 et 85 %, soit une moyenne de
78 %, nous pouvons en conclure que l’objectif de l’indicateur a été
atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi de chaque crédit par le PRORIL
(Pour la méthode du suivi, voir l’indicateur 2-2 du résultat 2)

(Niveau de réalisation de l’indicateur relatif aux distributeurs)


Le volume de riz vendu par les 5 distributeurs ciblés par les activités liées

13
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Indicateur Niveau de réalisation


au résultat 4 est indiqué dans le tableau suivant. Parmi les demi-grossistes
identifiés, un de Yamoussoukro 3 d'Abidjan ont participé aux activités à
partir de l’année 2019 et leurs données jusqu'à l’année 2018 ont pas été
disponibles. Par conséquent, le total 5 distributeurs ont été décrarés
éligibles à cet indicateur. Les données pour l’année 2016 d’un distributeur
à Abidjan étant manquantes nous avons pris 2017 comme année de
référence.
Nombre Volume de riz
de usiné vendu (t) Taux
distribut d’augmentation
2017 2018
eurs
Yamoussoukro 2 67,749 189,456 180 %
Bouaké 2 75,072 73,348 -2 %
Abidjan 1 145,75 240,15 65 %
Total 5 288,571 502,954 74 %
Le taux d’augmentation étant situé entre -2 et 180 %, soit une moyenne de
74 %, nous pouvons en conclure que l’objectif de l’indicateur a été
atteint.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Suivi des distributeurs par le PRORIL
(Pour la méthode du suivi, voir l’indicateur 2-2 du résultat 2)

3.3 Niveau de réalisation de l’objectif global

Le tableau suivant montre les indicateurs et les niveaux de réalisation de l’objectif global

Tableau 3.3 Niveau de réalisation des indicateurs de l’objectif global

Indicateur Niveau de réalisation


1. Le volume de riz produit dans la Le tableau suivant indique le volume total (en t) du paddy produit au début
zone ciblée augmente de 30 %. du projet en 2014 et en 2018
2014 2018 Taux d’augmentation
Région du
4 394 6 520 48 %
Bélier
Région du
51 239 52 516 2%
Gbêkê
Total 55 633 59 036 6%
Le taux d’augmentation du volume produit étant de 6 %, l’objectif de
l’indicateur n’a pas été atteint, cependant, un résultat certain a été
observé dans la région du Bélier où le projet a fortement influé sur le
volume total produit, ce qui permet de dire que l’on se dirige vers une
réalisation de l’objectif.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Documentation statistique de la
Division Planification, suivi et évaluation de l’ADERIZ
(Résultats obtenus par une observation fixe par les agents de l’ADERIZ à
Yamoussoukro pour la région du Bélier ainsi qu’à Bouaké et à Sakassou
pour la région du Gbêkê)
2. Le volume de riz vendu de la Nous avons évalué ci-dessous le « Volume de riz vendu dans la zone
zone ciblée vers les zones ciblée » à partir des chiffres qu’a pu nous fournir l’Agence pour le
urbaines augmente de 30 %. Développement de la filière Riz (ADERIZ) pour le moment. Le tableau
suivant montre ainsi le volume total de paddy vendu (t) au début du projet
en 2014 et en 2018.
Taux
2014 2018
d’augmentation
Région du Bélier 2 130 2 409 13 %
Région du Gbêkê 17 100 18 013 5%
Total 19 230 20 422 6%

14
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Indicateur Niveau de réalisation


Le taux d’augmentation du volume vendu étant de 6 %, l’objectif de
l’indicateur n’a pas été atteint, cependant, un résultat certain a été
observé dans la région du Bélier où le projet a fortement influé sur le
volume total vendu, ce qui permet de dire que l’on se dirige vers une
réalisation de l’objectif.
Moyen d’obtention de l’indicateur : Documentation statistique de la
Division Planification, suivi et évaluation de l’ADERIZ (comme
précédemment)
Les objectifs du projet ayant tous été atteints et un résultat certain ayant été observé dans la région
du Bélier où le projet a fortement influé sur la production et le volume total vendu, nous pouvons
également dire que l’on se dirige vers une réalisation de l’objectif global du projet. Par ailleurs,
compte tenu de l’avancement de l’intégration des activités du PRORIL par l’ADERIZ au cours de la
période d’extension du projet (de janvier 2019 à mars 2020), de la création du nouveau ministère de la
Promotion de la riziculture au cours de la période d’extension en septembre 2019, ainsi que de la
progression de la révision de la SNDR qui a intégré les problèmes et les solutions mis en évidence par
le PRORIL, il est permit d’espérer que cet indicateur sera atteint 3 à 4 ans après l’achèvement du
projet.

15
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 4 Résultats des activités


4.1 Calendrier de mise en œuvre et résultats

Pour réaliser les résultats permettant d’atteindre l’objectif du projet, nous avons mis en œuvre les
activités du projet conformément au Plan d’Opération (PO). Ce plan est indiqué ci-dessous.
Activités 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020
Sous-Activités Ⅰ Ⅱ Ⅲ Ⅳ Ⅰ Ⅱ Ⅲ Ⅳ Ⅰ Ⅱ Ⅲ Ⅳ Ⅰ Ⅱ Ⅲ Ⅳ Ⅰ Ⅱ Ⅲ Ⅳ Ⅰ Ⅱ Ⅲ Ⅳ Ⅰ
Résultat 1: Le lien entre les entre les parties prenantes2 dans la chaine de valeur du riz est renforcé.
1.1. Identifier les détails du profil des groupes cibles

1.2. Identifier d’autres parties prenantes impliquées


dans la promotion du riz dans la zone cible.
1.3. Faciliter le dialogue entre les parties prenantes.

Résultat 2: Les techniques et connaissances acquises à travers la formation sont appliquées par les groupes
2.1. Concevoir les supports de formations.

2.2. Organiser les formations techniques pour les


vulgarisateurs.
2.3. Pourvoir les intrants pour la formation
(semences, engrais, etc.)
2.4. Organiser les formations techniques pour les
groupes de producteurs cibles.
2.5. Organiser des formations techniques pour les
transformateurs et les distributeurs cibles
2.6. Suivre et évaluer les réalisations des groupes
cibles.
Résultat 3: Les facteurs nécessaires de production pour l'application des résultats de la formation sont mis
3.1. Identifier les difficultés des groupes sélectionné
s.
3.2. Identifier des mesures de l'approvisionnement
en facteurs de production. (Exemples: crédits,
3.3. Sélectionner les bénéficiaires des facteurs pour
l'application des résultats de la formation
3.4. Fournire les facteurs pour l'application des ré
sultats de la formation
3.5. Suivi et évaluation des résultats des facteurs
pour l'application des résultats de la formation.
Résultat 4: Les efforts des parties prenantes pour la promotion du riz local sont accélérés.
4.1. Collecter les données sur le volume de
distribution du riz local
4.2. Conduire une étude sur la préférence du riz
local par les consommateurs
4.3. Elaborer un plan de promotion du riz local

4.4. Promouvoir le riz local auprès de


consommateurs urbains
4.5. Elaborer les lignes directrice de l’approche du
projet.

4.2 Détail des activités

4.2.1 Détail des activités relatives au résultat 1

1-1 Récapituler les détails du profil des groupes ciblés


En ce qui concerne les groupes ciblés qui comprennent les producteurs, les transformateurs et les
distributeurs, nous avons effectué un inventaire des sites de riziculture des zones ciblées pour identifier
les producteurs et déterminer leur situation, et avons utilisé les informations détenues par l’ADERIZ et
l’Office d’aide à l’OCPV, tout en effectuant des enquêtes et des études sur le terrain pour identifier les
transformateurs, les distributeurs et vendeurs et déterminer leur situation, et avons fait la synthèse de
ces informations en 2015. Le résultat de cette synthèse est indiqué dans le tableau ci-dessous.

Tableau 4.1 Profil détaillé des groupes ciblés (Résultats en 2015)

Région du Bélier Région du Gbêkê


Sites de  49,9 % des sites de riziculture (1442 ha sur  30,4 % des sites de riziculture (1110 ha sur 3651
riziculture 2892 ha) sont des périmètres irrigués et ha) sont des périmètres irrigués et ne
concentrent 67,6 % des groupes de concentrent que 41,4 % des groupes de
producteurs (25 groupes sur 37). producteurs (29 groupes sur 70).
 La riziculture irriguée se concentre  De nombreux agriculteurs n’ont encore jamais
principalement dans les environs de bénéficié d’aide
Yamoussoukro

16
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet
 Des coopératives de producteurs sont en
train de se structurer au niveau régional
(unions de coopératives de producteurs)
Transformateurs  Les 5 transformateurs existants sont des  Les transformateurs exercent leurs activités sous
prestataires de services de décorticage et ne diverses formes telles que la prestation de
disposent pas des fonds nécessaires pour services de décorticage, la vente de riz usiné à
acheter du paddy. partir de l’achat de paddy, la transformation du
 La clientèle ciblée (producteurs) réside paddy et sa vente sous forme de riz usiné pour le
dans les environs de Yamoussoukro compte des agriculteurs, etc.
 Les transformateurs vendant du riz usiné
achètent leur paddy auprès de groupes lointains
dont certains sont situés dans la région du
Bélier.
 Une coopérative de transformateurs, l’Union
des Rizeries de Bouaké (URIB) existe.
Distributeurs  Les commerces vendant du riz sont au  Les commerces vendant du riz sont au nombre
nombre de 101, dont 10,9 % ne vendent de 294, dont 2,4 % ne vendent que du riz local,
que du riz local, 42,6 % ne vendent que du 29,3 % ne vendent que du riz importé, et 68,4 %
riz importé, et 46,5 % vendent ces deux vendent ces deux types de riz.
types de riz.  Plusieurs grossistes vendent exclusivement du
 De nombreux distributeurs vendent de riz local en grande quantité
petites quantités de riz local  Certains distributeurs réalisent de manière
indépendante des activités pour améliorer la
qualité du riz local afin de répondre aux besoins
des consommateurs
1-2 Récapituler le profil des acteurs du secteur rizicole dans les régions ciblées
Nous avons récapitulé le profil des acteurs de la chaîne de valeurs du riz local autres que les groupes
ciblés tels que les leaders des pôles de développement rizicole mis en place en tant que modèle de mise
en œuvre de la SNDR, les vendeurs de paddy, d’intrants agricoles, de produits phytosanitaires et de
matériel, les institutions financières, les prestataires de services de labour, ou les vendeurs de machines
agricoles. Ces informations ont servi de référence pour permettre la mise en place de commerces de
matériel et machines agricoles, d’établissements financiers et d’un système de crédit destinés à fournir
de manière pérenne du matériel et des machines agricoles, et pour expérimenter la prestation durable
de services de labour. En revanche, nous avons constaté que la société YAANOVEL, le leader du pôle
ciblé dans la région du Bélier ne fonctionnait pas et n’avait pas d’existence réelle, ce qui ne nous a pas
permis de réaliser avec lui des activités conjointes.
1-3 Coordonner le dialogue entre les acteurs du secteur
En plus des activités des groupes ciblés par la plateforme, nous avons organisé des discussions
individuelles et des forums de rencontre entre les membres de la plateforme 1 à 2 fois par semaine au
bureau du PRORIL et avons mis en place les bases d’un dialogue entre les acteurs de la chaîne de
valeurs, tout en procédant à la mise en œuvre d’activités de promotion d’une riziculture contractuelle
entre les groupes de producteurs et les transformateurs, et entre les groupes de producteurs et les
distributeurs.

Tableau 4.2 Aperçu du forum de rencontre de la région du Bélier

Résultats  La totalité des participants comprend correctement la plateforme du PRORIL.


attendus  Les parties prenantes de chaque zone ciblée (dans la région du Bélier) connaissent leur existence
réciproquement.
 Le réseau du secteur rizicole est renforcé par les parties prenantes de chaque zone ciblée (dans la
région du Bélier).
 Les échanges entre les parties prenantes de chaque zone ciblée (dans la région du Bélier) sont très
fréquents.
 Les participants commencent à négocier entre eux en tenant compte de leurs avantages mutuels.
Date de mise 10 août 2016
en œuvre
Lieu de la Bureau du projet
formation
Personnes Les groupes de producteurs participant aux unions de sociétés coopératives de la région du Bélier,
ciblées usiniers de la région du Bélier, la société RINA (transformateur extérieur aux zones ciblées), les
vendeurs d’intrants agricoles (Abidjan), les vendeurs de matériel agricole (Daloa), la société NORA
(distributeur de riz local à Abidjan), etc.
MC Le directeur du projet et les homologues responsables des organisations d’agriculteurs

17
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

4.2.2 Détail des activités relatives au résultat 2

2-1 Élaborer le matériel didactique nécessaire aux formations


【Détail des activités relatives aux producteurs】

Formations pour les producteurs:

Nous avons décidé d’utiliser les vulgarisateurs de l’Agence Nationale d’Appui au Développement
Rural (ANADER) pour l’orientation technique directe des producteurs. L’ANADER est un organisme
spécial constitué en société anonyme sous la tutelle du MINADER et est responsable des activités de
vulgarisation dans le domaine agricole sur tout le territoire de la Côte d’Ivoire. Sa gestion est effectuée
avec un budget indépendant, cependant, une grande partie de ses actions étant détenues par le
MINADER, l’ANADER a pour mission de s’occuper des projets publics. Étant donné qu’il s’agit d’un
organisme partenaire du PRORIL, nous avons formé les vulgarisateurs de l’ANADER par des
formations intensives, et en 2015 nous avons élaboré conjointement avec les homologues un document
pour les formations sur le terrain (Fiche technique plastifiée) afin d’enseigner sur le terrain les
techniques apprises lors de ces formations intensives (ce document a été complètement révisé en 2016
et nous y avons ajouté des explications sur le mode d’emploi des humidimètres pour céréales pour
compléter la nouvelle version en 2017). Ce document qui traite des 10 techniques de base clées de la
riziculture a été utilisé lors des formations des vulgarisateurs de la 4e phase et a été distribué non
seulement aux vulgarisateurs, mais également aux agriculteurs clés.

Formation de renforcement des capacités des organisations :

Par l’intermédiaire de cette formation, nous avons réalisé un appui pour aider le passage des groupes
de producteurs de riz en sociétés coopératives (SCOOP) conformément à la nouvelle loi sur les
coopératives. En ce qui concerne les formateurs, ils ont été à chaque fois recrutés parmi les consultants
satisfaisant les conditions préétablies (agents du MINADER ou anciens techniciens de l’ANADER) et
ont élaboré la documentation explicative. En outre, pour garantir la transparence de la gestion et de la
planification des activités des SCOOP, une série de livres de gestion simplifiés (listes des membres,
modèles de procès-verbal, de plan annuel des activités, de plan financier, de plan de labour, de registre
des coopératives, de livre de gestion des matériels distribués, livre de collecte du paddy, livre des
ventes, livre des remboursements du crédit, etc.) ont été élaborés par le PRORIL.

L’utilisation du crédit intrants fourni par une institution financière privée et la gestion des
remboursements ayant été ajoutée aux formations à partir de 2016, le personnel du PRORIL
responsable de ce domaine et les employés de la COOPEC, qui est une institution financière privée,
ont été chargés de la formationet de l’élaboration de la documentation explicative afférente (itinéraire
du crédit, et le calendrier agricole adapté à la production du riz). Cette équipe a fait la sensibilisation
sur la disponibilité du crédit de campagne sur l’ensemble des sites de la zone. Et elle a assuré le suivi
du crédit après sa mise en place auprès des producteurs jusqu’au remboursement.

【Détail des activités relatives aux transformateurs/distributeurs】

Formations pour les transformateurs :

Nous avons préparé les 3 documents didactiques suivants pour les formations.

① Mode d’emploi et maintenance des décortiqueuses : document didactique relatif au mode d’emploi
et à la maintenance des décortiqueuses et utilisé par le Cente de Formation à la Mécanisation
Agricole de Grand-Lahou (CFMAG)
② Gestion des rizeries : Document didactique relatif à la gestion des mini rizeries utilisé par le
CFMAG
③ Amélioration de la qualité du riz : Aucun document didactique n’existant au sujet de « la gestion

18
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

de la qualité et de l’hygiène, et du conditionnement », il a été créé par le Projet

Formations pour les distributeurs :

Nous avons préparé les 2 documents didactiques suivants pour les formations :

① Caractérisation du riz local de Côte d’Ivoire : Document didactique relatif à l’identification du


paddy de haute qualité, à la qualité souhaitable du riz blanc ainsi qu’aux méthodes de gestion du
riz blanc et du paddy, élaboré par l’ADERIZ (ONDR à l’époque)
② Gestion des PME : Nous avons utilisé un document didactique utilisé dans les formations du
CFMAG. Il traite de gestion théorique, des fonctions des PME, des avantages de la gestion
comptable, de l’amélioration de la rentabilité des PME, de la commercialisation du riz, et propose
des exercices de rédaction des documents de gestion.

2-2 Mettre en œuvre dcs formations techniques pour les vulgarisateurs


【Détail des activités】
Contexte :
Au point de vue technique, la politique de mise en œuvre du PRORIL consiste à utiliser non seulement
de manière optimale les résultats et leçons tirées des projets de riziculture mis en œuvre par le Japon en
Afrique, mais également à prendre pour référence l’exemple des projets précédents réalisés par les
autres partenaires techniques et financiers. En outre, les projets en relation avec la riziculture ont été
passés en revue et les projets et techniques les plus pertinents ont été sélectionnés. En Côte d’Ivoire, le
PRORIL a été précédé entre 1992 et 1997 d’un projet de coopération technique appelé « Projet de
Formation à la mécanisation agricole appliquée à la riziculture irriguée (Projet-CFMAG) » qui a
permis d’établir des techniques rizicoles modèles. Les variétés de riz utilisées dans ce projet étant
toujours utilisées au moment du lancement du PRORIL et ce dernier n’ayant pas pour vocation de faire
de la recherche expérimentale ou de développer des techniques, il a été jugé opportun d’utiliser les
techniques rizicoles existantes résultant du Projet-CFMAG.

Nous envisagions au départ de cibler les vulgarisateurs de l’ANADER pour les formations des
vulgarisateurs, cependant, nous avons décidé d’inclure éventuellement les agriculteurs clés (paysans
leaders) pour faciliter le transfert efficace et sans problème des techniques rizicoles aux producteurs.

Par ailleurs, le CFMAG qui est situé à Grand-Lahou et géré par l’ANADER, et qui était l’organisme
homologue du Projet-CFMAG, continue à utiliser les techniques de riziculture résultant dudit projet et
le personnel homologue. Nous avons donc décidé d’utiliser les formateurs du CFMAG pour les
formations mises en œuvre par le PRORIL, y compris les formations de mécanisation agricole.
Cependant, dans la 4e phase, pour les formations de mécanisation agricole et notamment pour
l’utilisation des motoculteurs, nous avons fait appel à des formateurs de la société privée GIA de vente
et de location de motoculteurs AGRITEC, pour contribuer à la pérennité de l’aide aux producteurs et
au dynamisme du secteur privé. D’autre part, « l’amélioration de la productivité » constitue le point clé
pour parvenir à l’objectif de promotion du riz local du point de vue de la production. Nous en avons
donc discuté avec les homologues et comme nous l’avons expliqué précédemment, nous avons défini
10 techniques de base.

Formations :
[1re phase]
Sites ciblés : 2 sites (Zatta, Yabra)
Période : Du 29/07 au 05/10/2014
Personnes ciblées : Vulgarisateurs responsables, techniciens spécialisés et représentants
des producteurs (paysans leaders)
Contenu : Formation portant sur les techniques de la riziculture avec des cours
théoriques dans les salles de cours du Centre du PRORIL et des
travaux pratiques dans des rizières voisines (Ndakonankro) louées pour
l’occasion (formation sur 10 jours au total pour 47 stagiaires, dont

19
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

5 jours sur l’utilisation et les techniques d’entretien des machines


agricoles), ainsi que 5 jours sur le renforcement des capacités des
organisations (3 jours, 11 stagiaires)

[2e phase]
Sites ciblés : 8 sites (N’Gangoro-Ahitou, Bounguè, Didiévi, Anongblin, Lokakpli.
Ahalekpli, Bepo, Attienkro)
Période : Du 12/05 au 18/09/2015
Personnes ciblées : Vulgarisateurs responsables, techniciens spécialisés et représentants
des producteurs (paysans leaders)
Contenu : Formation portant sur les machines agricoles (8 jours, 33 stagiaires),
les techniques de la riziculture (4 jours, 11 stagiaires), la récolte et le
traitement post-récolte (4 jours, 16 stagiaires) et le renforcement des
capacités des organisations (3 jours, 17 stagiaires) avec des cours
théoriques dans les salles de cours du Centre du PRORIL et des
travaux pratiques dans les rizières de formation du centre.
[3e phase]
Sites ciblés : 11 sites (Nanan, Duibo-Kpato, Koriakro, N'gattadolikro, Djamalabo,
Takissalekro, Djigbê, Konanmoukro, N'drebo, Beoumi, Kaabo)
Période : Du 02/05 au 30/09/2016
Personnes ciblées : Vulgarisateurs responsables, techniciens spécialisés et représentants
des producteurs (paysans leaders)
Contenu : Formation portant sur les machines agricoles (10 jours, 33 stagiaires),
les techniques de la riziculture (8 jours, 36 stagiaires), la récolte et le
traitement post-récolte (4 jours, 16 stagiaires) et le renforcement des
capacités des organisations (8 jours, 33 stagiaires) avec des cours
théoriques dans les salles de cours du Centre du PRORIL et des
travaux pratiques dans les rizières de formation du centre.
[4e phase]
Sites ciblés : 12 sites (Kpoussoussou, Subiakro, Yaoura, Petit Bouaké 1, N’vlankro,
Affouékro/Kpandonou, Djébonoua, Kpangbambo, Groh/Pkogbossou,
Assakra, Bodokro, N'zoupri)
Période : Du 15/05 au 23/09/2017
Personnes ciblées : Représentants des producteurs (paysans leaders), etc.
Contenu : Formation portant sur les machines agricoles (5 jours, 24 stagiaires),
les techniques de la riziculture (5 jours, 24 stagiaires), la récolte et le
traitement post-récolte (4 jours, 19 stagiaires) et le renforcement des
capacités des organisations (4 jours, 20 stagiaires) avec des cours
théoriques dans les salles de cours du Centre du PRORIL et des
travaux pratiques dans les rizières de formation du centre.
2-3 Fournir les intrants (semences/engrais, etc.) nécessaires
*Voir 4.2.3 Détail des activités relatives au résultat 3.

2-4 Mettre en œuvre des formations pour les groupes de producteurs


【Détail des activités relatives aux techniques rizicoles】

Contexte :

Nous avons utilisé les vulgarisateurs de l’ANADER pour l’enseignement technique direct aux
producteurs. Les frais de commission de la formation sur le terrain à l’ANADER ont été pris en charge
avec le budget ivoirien à partir de la 3e phase, et nous avons formé les vulgarisateurs de l’ANADER
par l’intermédiaire des formations mentionnées en 2-2, afin que ces derniers enseignent sur les lieux de
production les techniques qu’ils y ont acquises.

En 2014, les formations sur le terrain pour les 2 sites ciblés par l’aide supplémentaire de la 1 re phase
n’ont pas pu être mises en œuvre après l’organisation de la réunion d’explication aux producteurs, à

20
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

part la formation sur l’utilisation et l’entretien des machines agricoles dont la mise en œuvre avait été
commanditée au CFMAG. Ceci est principalement dû au manque d’influence de la direction de
l’ANADER, au manque d’esprit coopératif chez les producteurs et à l’existence de coopératives
fantômes, et n’était malheureusement pas prévisible.

En 2015, les formations sur le terrain pour les 8 sites ciblés par l’aide supplémentaire de la 2e phase qui
devaient être organisées par l’ANADER ont pu être mises en œuvre entre juin 2015 et janvier 2016.
Une étude d’évaluation de l’impact du projet ayant été réalisée cette année-là, les stagiaires ciblés ont
été sélectionnés intentionnellement. Par ailleurs, si les participants ont été comptés pour chaque
formation, en revanche, il est difficile de dire qu’elles se sont déroulées sans problème, car la pluie
étant irrégulière, l’eau manquait au moment où elle était nécessaire, ainsi les cultures ont pris un
important retard sur certains sites (Bounguè, Ahalekpli) ou ont été abandonnées (Bepo).

Pour la 3e phase en 2016 et la 4e phase en 2017, les membres de la partie japonaise et de la partie
ivoirienne du PRORIL ont coopéré pour contrôler la planification et la mise en œuvre des formations
par l’équipe de suivi composée principalement de personnel recruté sur place, et pour s’occuper des
problèmes rencontrés au sujet de la mise en œuvre du suivi.

Formation :

Nombre
Date de mise en
Catégorie de formation de jours Modalités de mise en œuvre
œuvre prévue
(JAS*)
1. Contact avec les
producteurs/préparation -20** Réunion entre les vulgarisateurs et les producteurs Mi-juin
des plants
2. Sélection des rizières -15** Conseils aux producteurs et vérification in situ Fin juin
de démonstration
3. Essais de germination -15** Mise en pratique (en présence des vulgarisateurs de Fin juin
l’ANADER)
4. Nettoyage des rizières -10** Nettoyage par les producteurs eux-mêmes
Début juillet
de
5. Premier labour -4** Labour par les producteurs eux-mêmes Mi-juillet
6. Ajustement des -3 Mise en pratique (trempage et mise en germination Mi-juillet
semences des semences en présence des vulgarisateurs de
l’ANADER)

7. Installation des lits de 0 Mise en pratique (semis en présence des Fin juillet
semences vulgarisateurs de l’ANADER)
8. Second labour 10 Mise en pratique (application de la fumure de base Début août
en présence des vulgarisateurs de l’ANADER)
9. Repiquage du riz 14-21 Mise en pratique (en présence des vulgarisateurs de Mi-août
l’ANADER)
10. Épandage de 30-35 Mise en pratique (en présence des vulgarisateurs de Fin août
désherbant l’ANADER)
11. Premier ajout 35-42 Mise en pratique (en présence des vulgarisateurs de Début
d’engrais l’ANADER) septembre
12. Second ajout 60-65 Mise en pratique (en présence des vulgarisateurs de Début octobre
d’engrais l’ANADER)
13. Récolte/traitement 115-125 Mise en pratique (fourniture de conseils utiles en Début décembre
post-récolte présence des vulgarisateurs de l’ANADER)

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Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Formation :

[1re phase]
Sites ciblés : 2 sites
Période : De février à décembre 2014
Personnes ciblées : Membres des groupes de paysans enregistrés
Remarques particulières : Les formations sur le terrain qui devaient être organisées n’ont pas pu
être mises en œuvre après l’organisation de la réunion d’explication
aux producteurs (le 4 août), à part la formation sur l’utilisation et
l’entretien des machines agricoles (4 jours du 16 au 19 septembre, pour
2 opérateurs de motoculteurs) dont la mise en œuvre avait été
commanditée au CFMAG.
[2e phase]
Sites ciblés : 8 sites
Période : De juin 2015 à janvier 2016
Personnes ciblées : Membres des groupes de paysans enregistrés sélectionnés par la
mission de l’étude d’impact du projet
Remarques particulières : La formation sur le terrain a été mise en œuvre par les vulgarisateurs
de l’ANADER sur les parcelles de démonstration. Une étude
d’évaluation de l’impact du projet ayant été réalisée cette année-là, les
personnes ciblées et non ciblées par la formation ont été sélectionnées
dans chaque coopérative ciblée.
[3e phase]
Sites ciblés : 11 sites
Période : De juin 2016 à janvier 2017
Personnes ciblées : Membres des groupes de paysans enregistrés
Remarques particulières : À partir de la 3e phase, les formations sur le terrain ont été mises en
œuvre par l’ANADER avec le budget de la partie ivoirienne.
[4e phase]
Sites ciblés : 10 sites
Période : De juillet 2017 à janvier 2018
Personnes ciblées : Membres des groupes de paysans enregistrés (initialement 12 sites
avaient été ciblés, mais l’annulation de la participation des sites de
Subiakro et Yaoura a réduit les sites ciblés par la formation sur le terrain
à 10).
Remarques particulières : De nombreux producteurs ne pouvant pas participer aux formations sur
le terrain aux dates désignées, nous avons décidé de procéder
également à un enseignement dans les rizières des agriculteurs quand
cela était nécessaire.

【Détail des activités relatives au renforcement des capacités des organisations】

Le programme était composé à la base des 5 modules suivants :


 Module 1 : Définition et modalités de création des SCOOP
 Module 2 : Gestion des SCOOP (organisation, animation, etc.)
 Module 3 : Méthode de gestion du travail des SCOOP
 Module 4 : Commercialisation des produits
 Module 5 : Présentation du crédit intrant de la COOPEC

La formation a été organisée tous les ans entre 2014 et 2017, et a permis de former 99 agriculteurs
leaders des sites rizicoles de la région du Bélier et du Gbêkê. Après la formation, 15 des 33 groupes de
participants ont transformé leur coopérative fondée selon l’ancienne loi sur les coopératives en SCOOP
simplifiée.

22
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

2-5 Mettre en œuvre des formations pour les transformateurs/distributeurs


【Détail des activités relatives aux transformateurs/distributeurs】

Formations pour les transformateurs :

La formation pour les transformateurs a été mise en œuvre sur 4 jours entre le 13 et le 16 octobre 2015.
Nous avions demandé la participation d’un manager de mini rizerie et d’un opérateur de décortiqueuse
des régions du Bélier, du Gbêkê et du district autonome de Yamoussoukro, mais avons obtenu la
participation de 3 transformateurs de Yamoussoukro, 6 transformateurs de Bouaké, et 1 société de
Daloa non ciblée par le projet, soit un total de 18 participants. Le personnel du CFMAG a fait office de
formateur pour les cours sur l’utilisation et l’entretien des décortiqueuses et la gestion des mini
rizeries, alors que les homologues du projet et les membres de la mission japonaise se sont chargé des
ateliers sur l’amélioration de la qualité du riz et sur l’analyse des problèmes. Le contenu de la
formation est indiqué ci-dessous.

Tableau 4.3 Programme de la formation pour les transformateurs

Jours Contenu de la formation


1er jour Cérémonie d’inauguration, séchage et stockage du paddy (cours théorique), utilisation et
entretien des décortiqueuses (cours théorique)
2e jour Gestion des rizeries (cours théorique), séchage et stockage du paddy (cours pratique),
utilisation et gestion des décortiqueuses (cours pratique)
3e jour Séchage et stockage du paddy (cours pratique), utilisation et gestion des décortiqueuses
(cours pratique), gestion des rizeries (travaux pratiques)
4e jour Amélioration de la qualité du riz (cours théorique), analyse des problèmes (travaux
pratiques)
* Lieu : Cours théoriques aux bureaux du PRORIL, cours pratiques à Yamoussoukro dans la rizerie LGCI qui
participait à la formation

Formation pour les distributeurs :

La formation pour les distributeurs a été mise en œuvre sur 4 jours, du 25 au 28 octobre 2016. La
formation a accueilli 15 participants, dont des transformateurs pratiquant aussi la distribution, des
distributeurs, des commerçants au détail, et des cadres des coopératives de distributeurs de
Yamoussoukro, Toumodiet Bouaké.

L’enseignement au cours de la formation a été réalisé par le directeur du Département de la


Valorisation de l’ADERIZ (ONDR à l’époque) et par un formateur du CFMAG. Ils ont dirigé des
cours et des travaux pratiques sur la gestion de la qualité du riz, et la gestion des entreprises. Le
contenu de la formation est indiqué ci-dessous.

Tableau 4.4 Programme de la formation pour les distributeurs

Jour Contenu de la formation


1er jour Méthodes d’évaluation de la qualité du riz blanc et du paddy : Distinction de la qualité du paddy,
qualité souhaitable du riz blanc, méthodes de gestion du paddy et du riz blanc
2e jour Distribution du riz local et gestion des PME : Théorie de la gestion, fonctions des PME, avantages
3e jour de la gestion comptable, travaux pratiques de rédaction des documents de gestion, amélioration de
4e jour la rentabilité des PME, commercialisation du riz

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Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

2-6 Mettre en œuvre un suivi et une évaluation des groupes ciblés ayant participé aux formations
【Détail des activités relatives aux producteurs】

Formation pour les producteurs :

Une enquête effectuée en mars 2016 auprès des producteurs ciblés des sites ciblés par la coopération
des 1re et 2e phases a montré que si 2 sites avaient obtenu l’application de plus de 75 % des techniques
de base par 80 % des participants à la formation, sur l’ensemble des participants à la formation (108
participants), 51 % (55 participants) appliquaient plus de 75 % des techniques de base (Tableau 4.5).

Tableau 4.5 Résultats des enquêtes des 1re et 2e phases

Par ailleurs, après l’amendement du Cadre Logique du Projet (CLP) résultant de l’étude de révision à
mi-parcours effectuée en février 2017, l’indicateur a été modifié pour devenir « Deux tiers (2/3) des
producteurs ayant participé aux formations utilisent les techniques de base ». Compte tenu de la
modification des indicateurs du CLP, nous avons examiné le niveau de réalisation de la 3e phase de
2016 et de la 4e phase de 2017. Sur l’ensemble des participants aux formations de la 3e phase (1 420
participants au total), la proportion de producteurs pratiquant la riziculture était faible, soit 46 % (655
riziculteurs1), cependant, 89 % d’entre eux ont utilisé les techniques de base (1 264 utilisateurs2). Par
ailleurs, lors de la 4e phase, si la proportion de producteurs pratiquant la riziculture parmi les
participants aux formations (709 participants) a augmenté pour atteindre 58 % (411 producteurs
riziculteurs), la proportion de producteurs utilisant les techniques de base a également atteint 146 % (1
033 producteurs) ce qui mérite d’être souligné.

Dans le premier cas, les techniques de base étaient comprises, mais leur combinaison avec l’utilisation
d’intrants agricoles grâce au crédit ne s’est pas vraiment généralisée. En particulier, le nombre de
producteurs pratiquant le repiquage était inférieur au nombre de producteurs pratiquant le semis direct
(Figure 4.1). Cependant, l’importance du nombre de producteurs utilisant les techniques mérite d’être
soulignée. D’autre part, dans le 2e cas, si l’on peut deviner que le niveau de compréhension des
techniques n’a pas vraiment changé, en revanche, le fait que la combinaison des techniques avec
l’utilisation d’intrants agricoles grâce au crédit a dépassé nos prévisions démontre que les techniques
de bases se sont largement généralisées même auprès des producteurs n’ayant pas participé
directement aux formations (Figure 4.2).

1
Nous avons considéré comme riziculteurs les producteurs ayant pratiqué la riziculture.
2
Nous avons considéré comme utilisateurs les producteurs ayant appliqué dans leurs rizières les techniques de
bases apprises pendant les formations.

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Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Figure 4.1 Résultats des formations de la 3e phase (11 sites)

Figure 4.2 Résultats des formations de la 4e phase (10 sites)

【Détail des activités relatives aux formations pour les transformateurs/distributeurs】

Formation pour les transformateurs :

Nous avons réalisé en mars 2016 et en avril 2018 des études de suivi des techniques de base auprès des
10 transformateurs ayant participé à la formation organisée en octobre 2015. Certains transformateurs
n’ayant pas répondu à l’enquête ou ayant mis fin à leurs activités, nous n’avons procédé à l’enquête
qu’auprès de 8 transformateurs. Le résultat de l’enquête est tel que mentionné dans l’« Indicateur 2-2 »
du « Résultat 2 » dans le paragraphe « 3.1 Niveau de réalisation des résultats » du présent rapport.

Formation pour les distributeurs :

Nous avons réalisé en mai 2017, en janvier 2018 et en février 2019 des études de suivi des techniques
de base auprès des 14 distributeurs ayant participé à la formation organisée en octobre 2016. Sur 14
distributeurs, 3 distributeurs ayant mis fin à leurs activités et 3 distributeurs étant des microentreprises
n’ayant ni emballage particulier, ni entrepôt de stockage, ni point de vente, nous n’avons procédé à
l’enquête qu’auprès de 8 distributeurs. Le résultat de l’enquête est tel que mentionné dans
l’« Indicateur 2-2 » du « Résultat 2 » dans le paragraphe « 3.1 Niveau de réalisation des résultats » du
présent rapport.

25
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

4.2.3 Détail des activités relatives au résultat 3

3-1 Identifier les problèmes des groupes cibles


【Détail des activités relatives aux producteurs】

Les groupes de producteurs ciblés rencontrent de nombreux problèmes. Nous avons identifié
ci-dessous les problèmes rencontrés dans le cadre des activités du projet.

Problèmes relatifs à la production de semences :


En règle générale, les semences de riz sont produites à partir de semences enregistrées produites par
les centres de plants et de semences spécialisés dans la production de semences à partir des semences
de bases produites par des instituts de recherche tels que le Centre National de Recherches
Agronomiques (CNRA) à partir des semences de prébase développées par des organismes agréés
spécialisés dans les semences tels que le Centre du riz pour l'Afrique (AfricaRice). Cependant, la Côte
d’Ivoire de disposant pas de centres de plants et semences, l’ADERIZ confie à des producteurs de
semences la production de semences enregistrées ou de semences certifiées à partir des semences
directement obtenues auprès de l’AfricaRice ou du CNRA. Ces semences sont ensuite multipliées ou
vendues aux riziculteurs.
Depuis le début du projet en 2014, de nombreux riziculteurs nous ont fait part de leur mécontentement
vis-à-vis de la qualité des semences de riz circulant dans le pays (faible taux de germination, présence
de variétés différentes et de maladies des semences). Il est possible d’attribuer ceci aux problèmes
suivants :

① Des variétés différentes de riz sont probablement présentes dans les semences des organisations
de développement des semences de riz telles que l’AfricaRice, ce qui entraîne non seulement
une dégradation de la qualité des semences, mais nuit également à la crédibilité de ces
organisations.
② Les semences généralement fournies par les organisations de développement de semences de
riz ne sont pas correctement multipliées et distribuées.
③ L’absence de débouchés (demande) fait que les agriculteurs ne produisent pas de semences
④ La nécessité de procéder au renouvellement régulier des semences n’est pas suffisamment
connue.
Laxisme du système de gestion de la production :
La gestion de la production laissant à désirer, et l’ADERIZ ne disposant pas de personnel capable de
diriger la production de semences,
 La qualité des semences des organisations de développement de semences de riz est médiocre
(voir ➀ ci-dessus) ;
 Les semences fournies par les organisations de développement de semences de riz ne sont pas
correctement multipliées et distribuées (voir ② ci-dessus).

Absence de marché aux semences :

 L’un des principaux problèmes rencontrés par les producteurs de semences est l’absence de
marché aux semences :
 Si certains producteurs produisent des semences de manière continue grâce à la demande de
l’ADERIZ ou de négociants en semences privés, sans contrat de production préalable, la
plupart des producteurs ne disposent d’aucun moyen de vendre leur production, car la Côte
d’Ivoire ne dispose pas de marché aux semences. Par conséquent, ils doivent commercialiser
du riz pour la consommation plutôt que pour la production de semences.
 Les riziculteurs n’ont pas connaissance des avantages du renouvellement régulier des
semences (maintien de la qualité) et ils utilisent de manière générale les semences qu’ils ont
récoltées eux-mêmes, ce qui entraîne une dégradation de la productivité et de l’homogénéité

26
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

de leur riz.

Insuffisance des intrants de production :

 Accès aux intrants agricoles

 Le prix et la qualité des intrants agricoles (semences, engrais, produits phytosanitaires)


circulant sur le marché ne sont pas uniformes ;
 Insuffisance des connaissances et informations sur les normes relatives aux engrais et aux
pesticides résiduels ;
 Insuffisance des apports d’intrants ou utilisation d’intrants à bas prix de mauvaise qualité par
les producteurs, car ils ne disposent pas des fonds pour acheter des intrants agricoles ;
 Absence sur le marché d’un système de financement permanent permettant d’aider à l’achat
des intrants agricoles ;
 Le nombre de riziculteurs satisfaisant les conditions générales de financement des institutions
financières privées est faible ;
 Le remboursement complet d’un crédit intrants effectué auprès d’une institution financière ne
permet pas forcément la continuation du crédit et il est difficile de continuer à pratiquer la
riziculture de manière durable, même pour les agriculteurs compétents et responsables

 Accès aux machines agricoles


La mécanisation des travaux agricoles est en train de se développer à cause de la pénurie et
du coût élevé de la main-d’œuvre dus à l’exode des jeunes vers les zones urbaines et à la
concentration de la concurrence pour la main-d’œuvre au moment de la récolte du riz, mais
l’accès aux machines agricoles au niveau des producteurs reste difficile pour les raisons
suivantes :
 La circulation et le nombre de motoculteurs en état de marche et adaptés à la riziculture en
Côte d’Ivoire sont insuffisants ;
 Les techniques, connaissances et capitaux nécessaires à l’utilisation et l’entretien adéquats des
motoculteurs par les coopératives ou les agriculteurs sont insuffisants ;
 Le nombre de professionnels proposant des services de labour fiables du point de vue
technique et contractuel est insuffisant ;
 Le nombre d’opérateurs capables d’utiliser et d’entretenir les motoculteurs correctement est
insuffisant ;
 Le nombre de mécaniciens capables d’entretenir et réparer correctement les motoculteurs est
insuffisant ;
 La prestation de services après-vente et les pièces détachées permettant l’utilisation durable
des motoculteurs sont insuffisantes ;
 Les coopératives et les agriculteurs ne disposent pas des fonds permettant d’acheter ou
d’entretenir des motoculteurs ;
 Les coopératives et les agriculteurs ne disposent pas des fonds permettant d’utiliser les
services de labour.

Problèmes liés à la commercialisation :

 Les récoltes du 2e cycle cultural de la riziculture pluviale et de la riziculture irriguée ayant lieu
sur la même période, le marché connaît un approvisionnement excessif en riz qui entraîne une
chute des prix ;
 Les installations, techniques et fonds nécessaires au stockage temporaire du riz récolté sont
insuffisants ;
 En plus de ce que nous venons de mentionner, de nombreux agriculteurs cherchent à obtenir
des revenus en commercialisant leur riz immédiatement après la récolte, et les sites où les
producteurs procédent à des activités de commercialisation de manière organisée sont rares.

27
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

【Détail des activités relatives aux transformateurs】

Problèmes liés au financement de l’approvisionnement en matières premières :

 La plupart des transformateurs des régions ciblées par le projet étant des petites ou
microentreprises n’ayant pas les moyens de faire de la vente en gros ou au détail de riz blanc
usiné, elles se contentent de fournir des services de décorticage ;
 Les capacités et l’état des unités de décorticage possédées par les transformateurs sont
médiocres et ne permettent que d’obtenir un riz blanc usiné de moyenne qualité ;
 La majorité des transformateurs ne tiennent pas de livres de gestion et ne peuvent ainsi pas
obtenir d’informations sur la rentabilité de leurs activités.

3-2 Déterminer l’aide relative à la fourniture des facteurs de productions tels que le crédit ou les
semences de bonne qualité
【Détail des activités relatives aux producteurs】

Production de semences :

Pour remédier aux problèmes mentionnés en « 3-1 », nous avons examiné une option combinant de
manière progressive formations et mises en pratique en matière de production de semences.

① Formations sur la production de semences : Formations intensives au centre du PRORIL pour les
agriculteurs émérites sélectionnés et orientations itinérantes pour les participants à ces
formations ;

② Production de semences : Utilisation des semences produites dans les rizières du centre au cours
des formations sur la production semencière pour le renouvellement des semences. Ces semences
seront distribuées gratuitement aux agriculteurs ayant participé à la formation mentionnée
ci-dessus et susceptibles de créer un site de production de semences sur le terrain, tout en
sensibilisant les agriculteurs des sites ciblés par le projet à l’importance du renouvellement des
semences.

Crédit intrants agricoles :

Pour remédier aux problèmes mentionnés en « 3-1 », nous avons élaboré un système de crédit durable
pour aider à l’achat d’intrants agricoles (ci-après « système de crédit intrants »), géré par le secteur
privé (institution financière).

Pour créer ce système de crédit, nous avons tout d’abord expérimenté en 2014 et en 2015 un système
de crédit virtuel par l’intermédiaire du prêt d’intrants aux organisations de producteurs par le projet, et
avons recueilli des informations sur les facteurs limitants et les points à améliorer relatifs à la création
du système de crédit intrants. En 2016 et 2017, nous avons décidé d’expérimenter un système ciblant
les SCOOP et les petits groupes dirigés par les agriculteurs clés, géré de manière autonome par une
institution financière privée.

En ce qui concerne l’institution financière privée coopérante, nous avons sélectionné la COOPEC qui
s’est montrée la plus encline à coopérer après nos explications des activités lors d’entretiens avec ses
cadres.

Fonds renouvelable :

[2e phase]
Le contenu de l’aide qui est indiqué ci-dessous a été déterminé en tenant compte du suivi du crédit
intrants des 1re et 2e phases, ainsi que de l’opinion des producteurs des sites ciblés.
 Cibles des contrats : Individus, groupes ou SCOOP

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Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

 Taux d’intérêt : Application du taux d’intérêt ordinaire de la COOPEC (10,8 %)


 Sélection des fournisseurs d’intrants : Sélection par les bénéficiaires de l’aide supplémentaire du
fournisseur de leur choix parmi les fournisseurs d’intrants proposés pour chaque site par le
PRORIL et approuvés par la COOPEC.
 Taux de garantie nécessaire : 100 %. Un fonds de garantie équivalent au montant du crédit est
indispensable (à la charge du PRORIL).
[3e phase]
Le contenu de l’aide qui est indiqué ci-dessous a été déterminé en tenant compte du suivi du fonds
renouvelable de la 2e phase et du crédit intrants de la 3e phase.
 Cibles des contrats : Individus, groupes ou SCOOP
 Taux d’intérêt : Application du taux d’intérêt ordinaire de la COOPEC (10,8 %)
 Sélection des fournisseurs d’intrants : Sélection par les bénéficiaires de l’aide supplémentaire du
fournisseur de leur choix parmi les fournisseurs d’intrants proposés pour chaque site par le
PRORIL et approuvés par la COOPEC.
 Taux de garantie nécessaire : 100 % (part à la charge des producteurs : fonds de garantie : 10 % ;
nantissement : 30 % ; part à la charge du PRORIL : fonds de garantie : 60 %)

[4e phase]
Le fonds renouvelable ne pouvant être appliqué à temps au cycle cultural correspondant, il n’a pas pu
être fourni et nous avons donc à la place examiné l’achat et la fourniture d’intrants. Cependant, après
concertation avec le siège de la JICA, il a été conclu que la fourniture gratuite des intrants alors que
les producteurs ont pris conscience de l’importance et de l’utilité d’utiliser le crédit intrant va dans le
sens contraire de l’aide apportée jusqu’à présent. Nous avons donc abandonné la mise en œuvre d’une
aide supplémentaire à destination des agriculteurs ayant remboursé complètement leur crédit lors de la
4e phase.

【Détail des activités relatives aux transformateurs】

Système de crédit pour l’achat de paddy :

Pour remédier aux problèmes mentionnés en « 3-1 », nous avons décidé de chercher à créer un
système de crédit pour fournir les fonds nécessaires à l’achat de paddy par les transformateurs auprès
des producteurs (système de crédit pour la transformation). Nous avons décidé de financer ce crédit en
utilisant le fonds de contrepartie obtenu grâce à la coopération financière non remboursable du Japon.
Pour expérimenter ce système de crédit, nous projetions d’en confier la gestion à une institution
financière privée de petite taille. Après avoir effectué une enquête et des visites auprès de nombreuses
institutions financières, nous avons sélectionné la société ADVANS qui s’est montrée la plus encline à
coopérer.

【Détail des activités relatives à la mécanisation agricole】

Services de labour :

Nous avons examiné un système permettant à des professionnels capables de maintenir de manière
durable le cycle d’utilisation, d’entretien, de gestion, et de renouvellement de motoculteurs satisfaisant
des conditions données pour fournir aux producteurs des services de labour à un tarif accessible, et
avons élaboré un plan de mise en œuvre d’une aide pour mettre en place à titre expérimental des
services de laboura durables par une Organisation Non Gouvernementale (ONG). Cependant, après
concertation avec le siège de la JICA, nous avons abandonné cette aide expérimentale de service de
labour durable au sein du PRORIL, car les conditions permettant sa mise en œuvre n’étaient pas
réunies, notamment à cause de l’absence d’un organisme public impliqué et de l’incertitude subsistant
au sujet des capacités de mise en œuvre et de gestion de l’ONG et des possibilités de dissémination
dans d’autres régions.

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Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Etude sur la mécanisation agricole :

Au moment de l’élaboration d’une proposition de stratégie de mécanisation agricole en 2015,


l’ANADER a réalisé une étude sur la mécanisation agricole avec l’aide de la JICA, et a fait l’état des
lieux de la mécanisation agricole en Côte d’Ivoire. En 2017, le MINADER et la JICA ont mené une
étude pour l’élaboration d’un plan détaillé et ont examiné le cadre d’un projet d’amélioration de la
qualité et de l’accès aux machines agricoles. En 2019, face à l’augmentation des besoins en services
de mécanisation, nous avons réalisé une étude sur les services en mécanisation agricoles dans 4
departments de référence (Touba, Katiola, Korhogo et M’Bahiakro) pour étudier les besoins en
mécanisation futurs des régions ciblées par le PRORIL en coopération avec les responsables de la
mécanisation du MINADER, de l’ANADER et de l’ADERIZ, et avons examiné les mécanismes d’une
mécanisation durable. Les points forts, les points faibles et autres caractéristiques des trois modèles de
mécanisme que nous proposons sont indiqués dans le tableau suivant.

Tableau 4.6 Caractéristiques des modèles proposés de mécanisme poour la mécanisation


durable de l’agriculture
Nom du modèle Caractéristiques
Modèle 1 : Modèle  Proposition tenant compte des PMEA de Côte d’Ivoire
des petites et  Mise en œuvre principalement par les PME en mesure de faire l’investissement initial
moyennes  Les services fournis seraient principalement la préparation des rizières, la récolte et le transport
entreprises agricoles  Ce modèle a déjà été adopté dans le nord du Sénégal, et dans l’Office du Niger au Mali
(PMEA)  Ce modèle peut être adopté dans toutes les régions rizicoles
 Le nombre de PMEA dotées des capacités attendues du point de vue des ressources humaines et
organisationnelles est limité
 Insuffisance des réparateurs de matériel agricole bien équipés
 Ce modèle permettra d’empêcher la fuite de la main d’œuvre vers les régions extérieures grâce
à la création de nouveaux emplois dans les zones rurales
Modèle 2 : Modèle  Proposition permettant de limiter au minimum l’impact dû à l’achat et à l’utilisation de matériel
des coopératives agricole couteux
d’utilisation de  Mise en œuvre principalement par les groupes
matériel agricole  Le concept de CUMA a une origine française
(CUMA)  Ce modèle peut être adopté dans toutes les régions rizicoles
 Réduction des risques financiers dus à la mécanisation grâce à une répartition des coûts
 Amélioration des conditions de vie et de travail grâce à l’adoption de nouvelles techniques
 Manque de compréhension vis-à-vis des CUMA
Modèle 3 : Modèle  Mise en œuvre principalement par les agriculteurs individuels
des agriculteurs  Modèle déjà vulgarisé en Afrique de l’Est
leaders  Modèle pouvant être adopté dans les plaines inondables et les zones de riziculture pluviale
 Une forte implication du secteur privé est nécessaire
 Le succès de ce modèle repose sur l’aide des autorités administratives vis-à-vis des services
agricoles
 Le nombre d’agriculteurs dotés des capacités attendues est limité
 Insuffisance des réparateurs de matériel agricole

Parmi ces propositions, l’adoption parallèle du modèle 1 dont la mise en œuvre repose principalement
sur les entreprises du secteur privé avec le modèle 3 dont la mise en œuvre repose principalement sur
les agriculteurs individuels est souhaitable. Par ailleurs, l’adoption du modèle 2 qui nécessite une
structure organisationnelle à l’échelle nationale risque d’entraîner une augmentation des coûts.
Tous ces modèles ayant déjà été adoptés dans d’autres pays, leur adoption en Côte d’Ivoire nécessitera
de déterminer des méthodes et procédures adaptées à la situation sur le terrain de manière à tirer partie
de leurs points forts et d’éliminer leurs points faibles.

3-3 Sélectionner les bénéficiaires de l’approvisionnement en facteurs de production


【Détail des activités relatives aux producteurs】

Production de semences :
Nous avons sélectionné les agriculteurs émérites des sites ciblés par l’aide fournie entre la 2 e et la 4e
phase. Lors de la 2e phase, 8 agriculteurs recommandés par les leaders des groupes de paysans des
sites ciblés ont appris les techniques de la production de semences lors d’une formation organisée en

30
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

janvier 2016. Ils sont ensuite retournés sur leurs sites respectifs, mais d’après le suivi effectué en
octobre de la même année, seuls 2 d’entre eux ont effectivement procédé à la production de semences.
Comme nous l’avons mentionné en « 3-1 », ce suivi a montré que : ① Sans débouchés (demande) les
agriculteurs producteurs de semences n’en produisent pas ; ② Le fait que les agriculteurs ordinaires
n’ont pas conscience de l’importance du renouvellement régulier des semences (ils se contentent des
semences qu’ils ont récoltées eux-mêmes) . Devant cet état de fait, les candidats aux formations des 3e
et 4e phases ont été sélectionnés par le PRORIL en tenant compte des points ① et ② expliqués
ci-dessus, après la réalisation d’une évaluation préliminaire. D’après le suivi réalisé, sur les 9
agriculteurs de la 3e phase ayant suivi la formation de septembre 2017, 6 ont effectivement procédé à
la production de semences, ce qui démontre le bien fondé de la réalisation d’une étude préliminaire.

Crédit intrants agricole :

Lors des 1re et 2e phases, nous avons sélectionné des groupes cibles (2 sites pour la 1re phase et 8 sites
pour la 2e phase) à partir de l’étude de terrain exécutée par le PRORIL, l’inventaire des sites rizicoles
des régions ciblées, ainsi que les différentes conditions définies pour la fourniture des crédits. Pour les
3e et 4e phases, les sites candidats (11 sites pour la 3e phase et 12 sites pour la 4e phase) ont été
sélectionnés après concertation avec les représentants des producteurs et en tenant compte des données
mentionnées ci-dessus. Cependant, les bénéficiaires finaux des 3e et 4e phases étaient des organisations
de producteurs (ou des agriculteurs clés) sélectionnées parmi les producteurs des sites ciblés et ayant
approuvé le système de crédit après avoir assisté aux réunions d’explication du crédit organisées par le
PRORIL et la COOPEC, et ayant signé un contrat avec la COOPEC (7 groupes de 6 sites pour la 3 e
phase et 9 groupes de 7 sites pour la 4e phase).

Fonds renouvelable :

[2e phase]
Nous avons décidé que le fonds renouvelable ciblerait les producteurs ayant complètement remboursé
le crédit intrants fourni par le projet lors de la 2e phase. Par l’intermédiaire des homologues, nous
avons donc vérifié auprès des présidents des coopératives le nombre d’agriculteurs qui avaient
remboursé complètement leur crédit. 119 agriculteurs avaient remboursé complètement leur crédit
(voir

Tableau 4.7), et nous avons pu confirmer l’exactitude de ce chiffre en contrôlant les montants
remboursés sur les comptes du PRORIL dans chaque agence de la COOPEC.

Tableau 4.7 Nombre d’agriculteurs ciblés par le fonds renouvelable et montant de l’aide
supplémentaire de la 2e phase

Nombre d’agriculteurs
Montant de l’aide
Nom du site ciblés par l’aide
supplémentaire (FCFA)
supplémentaire
Bounguè 0 0
Région du Didiévi 25 3 206 100
Bélier N’Gangoro-Ahitou 11 789 420
Anongblin 4 233 000
Lokakpli 64 5 388 500
Région du Attienkro 15 1 271 900
Gbêkê Bepo 0 0
Ahalékpli 0 0
Total 119 10 888 920

[3e phase]
3 groupes sur 7 ont été ciblés par l’aide supplémentaire (groupes ayant remboursé complètement le
montant du crédit de la 3e phase et ses intérêts). Cependant, l’ensemble de ces 3 groupes ayant décidé
de ne pas participer à l’aide supplémentaire pour pouvoir participer au programme de production de

31
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

semences de l’ADERIZ (ONDR à l’époque) organisé au même moment, n’a pas pu être sélectionnés.
Il se trouve que l’ADERIZ, dans le but de multiplier les semences, a déjà confié la production de
semences à des riziculteurs dans les régions pratiquant la riziculture irriguée, et ce sans rapport avec le
présent projet. Il est donc capital de procéder à un partage étroit d’informations entre les responsables
du projet au sein de l’organisation de mise en œuvre afin d’éviter toute concurrence avec le projet
dans ces mêmes régions.

D’après l’enquête que nous avons réalisée auprès des groupes de producteurs pour connaître la raison
de leur non-participation au fonds renouvelable du PRORIL pour participer au programme de
production de semences de l’ADERIZ, ceux-ci ont préféré ce dernier par rapport au fonds
renouvelable du PRORIL car il leur permettait d’emprunter des intrants sans intérêt et leur garantissait
l’achat de la totalité de leur production de semences.

【Détail des activités relatives aux transformateurs】

Crédit pour l’achat de paddy :

Lors de la 1re phase du crédit pour l’achat du paddy qui a débuté au moment de la récolte du 2 e cycle
cultural en 2017, nous avions initialement prévu de recommander auprès d’ADVANS 10
transformateurs de la région du Gbêkê adhérant à l’URIB pour leur fournir un crédit en nous basant
sur les résultats de l’étude préliminaire réalisée par le PRORIL. Cependant, suite à un nouvel examen
effectué au sein de l’Unité de Gestion du Projet, 3 transformateurs de la région du Bélier ont été
ajoutés, et en définitive, un total de 11 transformateurs ont signé un contrat de crédit avec ADVANS.

Lors de la 2e phase dont les activités ont débuté à partir d’octobre 2018, 4 transformateurs ayant
remboursé complètement le crédit de la 1re phase avant son échéance ont été ciblés. Lors de la 3e phase
qui a été lancée en juillet 2019 pour faciliter l’achat de paddy par les transformateurs, nous avons
recruté des candidats au crédit parmi les transformateurs ayant remboursé complètement leur crédit
lors des 1re et 2e phases, ce qui a abouti à la signature d’un contrat par 3 transformateurs.

En définitive, pour chaque phase, les bénéficiaires du crédit sont des transformateurs qui ont signé un
contrat de crédit avec ADVANS après avoir passé avec succès l’examen de leur crédit et avoir accepté
le plafond de crédit proposé.

3-4 Mettre en œuvre l’approvisionnement en facteurs de production


【Détail des activités relatives aux producteurs】

Production de semences :
Nous avons commencé par organiser un atelier de production de semences, puis avons mis en œuvre
des formations de production des semences lors de chaque phase, et avons sensibilisé les producteurs
à l’importance de la production des semences, et avons procédé à la production de semences tout en
enseignant les points clés sur le terrain.

① Atelier :
Cibles : Direction de l’agriculture de la région du Bélier, ADERIZ, ANADER, 18
producteurs de semences de riz (2 personnes pour chacune des 7 coopératives)
Date : Le 05/02/2015
Contenu : La riziculture en Afrique, l’écologie du riz, la multiplication des semences, la
panachure jaune du riz3, Striga (plante parasite)

3 Virus de la panachure jaune du riz (maladie due à un vius spécifique au riz africain)

32
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

② Formations :
[2e phase]
Cibles : 8 agriculteurs émérites, 1 inspecteur semencier, 4 contrôleurs semenciers, soit un
total de 13 stagiaires sélectionnés sur 4 des 8 sites ciblés par l’aide (Didiévi,
N'Gangoro-Ahitou, Boungué. Lokakpli)
Période : Du 26 au 28 janvier 2016
Contenu : Cours, travaux pratiques en rizière, exercice d’élaboration d’un plan de production
semencier et discussion générale
[3e phase]
Cibles : 9 agriculteurs émérites + 1 inspecteur semencier au titre d’assistant formateur
sélectionnés sur 6 des 11 sites ciblés par l’aide (Koriakro, Duibo-kpato, Nanan,
Djamalabo, N'gattadolikro, Béoumi)
Période : Du 24 au 26 janvier 2017
Contenu : Cours, travaux pratiques en rizière, exercice d’élaboration d’un plan de production
semencier et discussion générale
[4e phase]
Cibles : 8 agriculteurs émérites + 1 inspecteur semencier au titre d’assistant formateur
sélectionnés sur 6 des 10 sites ciblés par l’aide (Kpangbambo, Kpoussoussou,
N’vlankro, Bodokro, Djébonoua, Ballakro)
Période : Du 18 au 20 décembre 2017
Contenu : Cours, travaux pratiques en rizière, exercice d’élaboration d’un plan de production
semencier et discussion générale

③ Production de semences :
[Exercice 2016-2017]
Période : D’octobre 2016 à mai 2017
Lieu : Rizières de formation du centre du PRORIL
Contenu : Culture du riz pour la production de semence et pour servir de matériel pour les
formations selon 3 étapes dans les rizières de production de semences. Ceci permet
aux stagiaires de la formation sur la production de semences de voir 3 étapes
différentes de la croissance du riz au cours de la même formation.
[Exercice 2017-2018]
Période : D’octobre 2017 à mai 2018
Lieu : Rizières de formation du centre du PRORIL
Contenu : Compte tenu des résultats de l’évaluation des participants à la formation sur la
production de semences de la 3e phase, nous avons élaboré avec les homologues un
plan de culture permettant d’observer et de comparer plusieurs variétés de riz et
avons sélectionné et cultivé du riz WITA9, Bouaké-AM, JT11 (CY2) et ORILUX6 4
qui sont des variétés populaires auprès des agriculteurs des environs et dont les
semences sont faciles à se procurer.

Crédit intrants agricoles :

Entre 2014 et 2017, nous avons poursuivi le développement du système de crédit intrants en
améliorant chaque année son mécanisme et son processus en fonction de l’avancement des activités
sur le terrain.

Tableau 4.8 Évolution du système de crédit intrants expérimenté pendant chaque phase
d’intervention (Crédit intrants agricoles)

Phase 1 et 2 Phase 3 Phase 4


(2e cycle en 2014 et 2015) (2e cycle en 2016) (2e cycle en 2017)
Gestionnaire PRORIL COOPEC (fonds de garantie avancé par le PRORIL)
- COOPEC – PRORIL
Convention - AFCHEM SOFACO – COOPEC – PRORIL

33
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

PRORIL et Groupement de COOPEC et SCOOP (société agricole) ou producteurs


Contrat
producteurs (GP) individuels
1) PRORIL→GP:0 % 7%(+ 3% de frais du dossier de crédit tel que la commission
Taux d’intérêt
2) GP→Producteur : 3% d’engagement, l’assurance, etc.)
Avant la signature du contrat ; - Contrat tripartite entre - PRORIL présent les intrants
- PRORIL désigne les PRORIL – COOPEC – recommandés et quelques
intrants à utiliser ; AFCHEM/SOFACO sur fournisseurs ;
- ils sont achetés et livrés par le prix unitaire des intrants - Fixation du plafond du crédit
le PRORIL selon la désignés ; (150 000 FCFA/ha) ;
superficie à mettre en - La quantité nécessaire et le - Les producteurs choisissent
valeur déclarée par les montant des intrants sont la marque et la quantité
producteurs ; calculés par le producteur ; achetée des intrants et ainsi
- PRORIL confie la - Commande par le choisissent un fournisseur en
Achat des intrants distribution et la gestion de producteur après la termes de prix, frais de
stock aux producteurs signature sur le contrat du transport, livraison, etc.
crédit et livraison par le - Les producteurs
fournisseur ; commandent les intrants
- Virement du montant sur le après signature sur le contrat
compte du fournisseur par du crédit.
la COOPEC. virement du montant dans le
compte du fournisseur par la
COOPEC.
- Les producteurs apportent - Durée du crédit est 6 mois au maximum ;
le paddy au groupement - Le producteur rembourse le crédit à la COOPEC
(paiement en nature) (prélèvement sur son compte bancaire par la COOPEC)
- Le paddy est vendu par le
Remboursement
groupement ;
- Le gérant verse le montant
du crédit dans le compte de
PRORIL
- Aucune garantie n’est - Producteurs : Aucune (3% - Producteur : 3% de frais de
établie. de frais de crédit); crédit + 10% de caution +
Garantie ou
- Fonds de garantie (100%) 30% d’hypothèque ;
hypothèque
par PRORIL - Fonds de garantie (60%) par
PRORIL
- Un système viable devait - Démarrage de la - Intervention réduite du
être testé avant la collaboration avec un PRORIL pour un système
collaboration avec une institut de finance selon plus semblable avec le
Contexte institution de finance ; le plan de base ; système ordinaire ;
d’introduction et - Achat des intrants devait - viser un système - Respect de choix d’intrants
modification du être avancé conformément semblable crédit et fournisseur par les
système au règlement financier de la ordinaire producteurs ;
JICA - Désignation des intrants ・ Bénéficiaires sélectionnés
en vue d’un coût réduit sur la base de la caution et de
l’hypothèque

Fonds renouvelable :

[2e phase (1er cycle cultural de 2017)]


En ce qui concerne le fonds renouvelable pour les sites ciblés par la 2 e phase (1er cycle cultural de
2017, de janvier à juin 2017), 5 équipes de Lokakpli, dans la région du Gbêkê et 4 agriculteurs
individuels ont signé un contrat de crédit avec la COOPEC. Par ailleurs, le montant total des contrats
était de 3001190 FCFA (intérêts compris) et un total de 33 producteurs a utilisé le fonds renouvelable.

[2e phase (2e cycle cultural de 2017)]


En ce qui concerne le fonds renouvelable pour les sites ciblés par la 2e phase (2e cycle cultural de
2017, de juin à décembre 2017), 2 groupes des 2 sites de N’gangoro-Ahitou et Didiévi, dans la région
du Bélier (1 groupe par site) ont signé un contrat avec la COOPEC, et le montant total des contrats
était de 4 125 499 FCFA (intérêts compris).

34
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

【Détail des activités relatives aux transformateurs】

Crédit pour l’achat de paddy :

Après le versement du fonds de contrepartie KR qui constitue le capital financier du projet sur le
compte du projet, les activités de crédit pour financer l’achat du paddy ont été lancées en septembre
2017. La gestion du crédit a été confiée à la société ADVANS. Le montant du crédit a été fixé par
ADVANS après avoir examiné les souhaits des transformateurs et évalué leur solvabilité. Des crédits
ont été fournis à 8 transformateurs dans la région du Gbêkê et 3 dans la région du Bélier pour un
montant total de 92500000 FCFA lors de la 1re phase (2017), à 2 transformateurs dans la région de
Gbêkê et 2 dans la région du Bélier pour un montant total de 16 800 000 FCFA lors de la 2e phase
(2018), et à 3 transformateurs dans la région du Gbêkê pour un montant total de 25500000 FCFA lors
de la 3e phase (2019).

Tableau 4.9 Évolution du système de crédit testé par le PRORIL lors de chaque phase (crédit
pour l’achat de paddy)

1re pahse (2017) 2e phase (2018) 3e phase (2019)

Gestion ADVANS
Accord ADVANS – PRORIL
Contrats de crédit ADVANS et les transformateurs
Intérêts Taux uniforme de 5% Taux uniforme de 8%
Remboursement ・ Durée du crédit : 8 mois
Remboursement en liquide par les transformateurs à ADVANS
Garantie ・ Transformateurs : nantissement à 100%

3-5 Réaliser un suivi et une évaluation de l’approvisionnement en facteurs de production


【Détail des activités relatives aux producteurs】

Production de semences :

Nous avons réalisé en octobre 2016 une évaluation et un suivi de la formation sur la production de
semences de la 2e phase. 4 agriculteurs (50%) ont effectivement produit des semences. Le suivi a
permis de mettre en évidence les problèmes suivants :

① Sans débouchés (demande), les agriculteurs semenciers ne produisent pas de semences


② Les agriculteurs ordinaires n’ont pas conscience de la nécessité de procéder au renouvellement
régulier des semences (ils se contentent des semences qu’ils ont récoltées eux-mêmes)

Nous avons réalisé en septembre 2017 une évaluation et un suivi de la formation sur la production de
semences de la 3e phase. 6 agriculteurs avaient effectivement produit des semences, 2 avaient manqué
d’eau et 1 avait abandonné la production de semence à cause de l’absence de marché aux semences. 6
agriculteurs sur les 9 ayant participé à la formation sur la production de semences (67 %) ayant
appliqué les résultats de la formation, l’objectif a été atteint.

D’autre part, si l’évaluation et le suivi de la formation de la 4e phase réalisés en septembre 2018 n’ont
permis d’interroger que 7 agriculteurs sur les 9 ayant participé à la formation sur la production de
semences (1 agriculteur était absent), ils ont cependant permis de montrer que ces 7 agriculteurs
continuaient à produire des semences et que l’objectif avait donc été atteint. Cependant, lors de toutes
les évaluations et tous les suivis de la formation passés effectués après les formations, de nombreux
agriculteurs nous ayant fait part de l’importance de disposer d’un marché aux semences (pour
assurer les débouchés) et de leur désir de voir les formations sur la production de semences se
poursuivre, ces questions restent à résoudre.

35
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Crédit intrants agricoles :

En ce qui concerne le résultat des remboursements du crédit intrants, veuillez vous référer au
paragraphe « 3-1 Niveau de réalisation des résultats » du présent rapport. Le taux global de
remboursement complet du crédit étant de 60 %, le critère de l’indicateur du CLP (plus de 50 %) a été
atteint.

En ce qui concerne la 3e phase, la récolte n’ayant pu avoir lieu à cause du manque d’eau et des dégâts
causés par des bœufs, 1 groupe par site n’a pas pu rembourser le crédit. Quant à la 4e phase, 3 groupes
n’ont pu faire de récolte à cause du manque d’eau.

Enquête relative aux facteurs de remboursement complet et de non-remboursement du crédit


intrants :

Nous avons réalisé des interviews avec des questionnaires sur les facteurs de remboursement
complet et de non-remboursement auprès des producteurs ayant participé au 2e cycle cultural du
fonds renouvelable de la 2e phase, ainsi qu’au crédit intrants des 3e et 4e phases. Le résultat de
l’enquête et son analyse sont indiqués ci-dessous.

1) Facteurs de remboursement complet


< Résultat de l’enquête >
Les 3 points ci-dessous ont été mentionnés comme facteur de remboursement :
a. L’augmentation de la production grâce à l’achat d’intrants de qualité avec l’argent du crédit
b. L’augmentation de la production grâce à l’application des techniques apprises lors des
formations du PRORIL
c. L’absence de manque d’eau qui a permis au riz de ne pas se dessécher
En ce qui concerne la réponse a, l’ensemble des agriculteurs ayant répondu au questionnaire ont
mentionné les engrais, le désherbant et les semences comme les principaux intrants agricoles
achetés avec l’argent du crédit leur ayant permis d’augmenter leur production. En ce qui concerne
la réponse b, l’ensemble des agriculteurs ayant répondu au questionnaire ont mentionné le
repiquage du riz en ligne comme la principale technique apprise lors des formations du PRORIL
leur ayant permis d’augmenter leur production.
< Observations >
La réponse a montre que les producteurs qui jusqu’à présent n’avaient pas assez d’argent pour
acheter des intrants agricoles de qualité ont pu en acheter grâce au crédit intrants, ce qui leur a
permis de faire augmenter leur production de paddy. Ceci démontre donc l’utilité du crédit intrants
pour faire augmenter la production de paddy. La réponse b montre que les formations mises en
œuvre par le PRORIL (en particulier sur le repiquage du riz en ligne) ont contribué à
l’augmentation de la production de paddy et qu’elles ont donc eu un effet. La réponse c a confirmé
l’importance de l’eau pour la croissance du riz en plus de l’adéquation des méthodes de riziculture
et de la qualité des intrants agricole mentionnée précédemment pour faire augmenter la production
du paddy.

2) Facteurs de non-remboursement
< Résultat de l’enquête >
Les 2 points ci-dessous ont été mentionnés comme facteur de non-remboursement :
a. Le manque d’eau qui n’a pas permis au riz de pousser
b. Le non-paiement du paddy par les vendeurs
En ce qui concerne la réponse a, l’ensemble des personnes ayant répondu au questionnaire ont
mentionné l’insuffisance des précipitations comme cause du manque d’eau. En ce qui concerne la
réponse b, les personnes ayant répondu au questionnaire ont mentionné un volume de paddy non
payé de 0.9 tonne en moyenne, et de 2.5 tonnes au maximum.
< Observations >
À l’instar de ce que nous venons d’expliquer dans nos observations relatives aux facteurs de
remboursement, la réponse a montre que l’eau est importante pour assurer le volume de la

36
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

production de paddy, et que ceci est particulièrement vrai pour les zones agricoles dépendant des
eaux de pluie. La réponse b quant à elle montre que les agriculteurs n’ont pas pu rembourser leur
crédit à la COOPEC, car les transformateurs-distributeurs qui revendent leur paddy étaient en retard
sur leur paiement. Parmi les transformateurs-distributeurs, certains ne disposent pas des capacités
financières pour payer comptant le paddy, ce qui affecte la production et la distribution du paddy.

Fonds renouvelable :

[2e phase]
Le taux de remboursement était de 96 % pour le 1er cycle cultural et de 34 % pour le 2e cycle cultural.
Par ailleurs, le taux de remboursement complet était de 89 % pour le 1er cycle et de 50 % pour le 2e
cycle. La principale raison pour laquelle le taux de remboursement était de 24 % pour le 2e cycle
cultural est un retard de paiement par les acheteurs de paddy qui n’a pas permis le remboursement à la
COOPEC jusqu’à l’échéance du crédit.

Conditions de prêt/remboursement du crédit intrants agricoles et du fonds renouvelable pour chaque


phase:

Les conditions de prêt/remboursement du crédit intrants agricoles et du fonds renouvelable pour


chaque phase sont indiquées ci-dessous. En ce qui concerne la 3e phase, si le taux de remboursement
de l’ensemble des 7 groupes auxquels a été accordé un prêt n’est que de 53 %, il s’élève néanmoins à
98 % si l’on exclut les 2 groupes qui n’ont pu effectuer de récolte à cause du manque d’eau ou des
dégâts provoqués par la mise en pâturage de bœufs dans les rizières. De même pour 4e phase, si le taux
de remboursement de l’ensemble des 9 groupes auxquels a été accordé un prêt n’est que de 68 %, il
s’élève néanmoins à 82 % si l’on exclut les 2 groupes qui n’ont pu effectuer de récolte à cause du
manque d’eau dans les rizières.

Tableau 4.10 Conditions de prêt/remboursement du crédit intrants agricoles et du fonds


renouvelable

Conditions d’utilisation du crédit Conditions de prêt/remboursement


Nombre
Nombre Montant Taux de
Phase concernée de Nombre Montant des Montant
de groupes Intérêts devant être rembour
personnes d’utilisat prêts remboursé
utilisant le (FCFA) remboursé sement
ciblées par eurs (FCFA) (FCFA)
crédit (FCFA) (%)
le crédit
Crédit intrants
agricoles de la 105 52 2 9748000 ― 9 748 000 1 722 000 18
phase 1
Crédit intrants
14 122 12 289
agricoles de la 524 157 8 14 122 235 ― 87
235 500
phase 2
Crédit intrants
agricoles de la 787 56 7 5 442 850 362 361 5 805 211 3 077184 53
phase 3
Hormis les
2 groupes
qui n’ont pu
effectuer de
récolte à
cause du
manque 692 36 5 2 904 700 203 330 3 108 030 3 047 184 98
d’eau ou des
dégâts
provoqués
par la mise
en pâturage
de bœufs

37
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet
Crédit intrants
335
agricoles de la 86 9 4 465 775 312 604 4 778 379 3 234 595 68
phase 4
Hormis les
2 groupes
qui n’ont pu
effectuer de
205 71 7 3 274 527 229 217 3 503 744 2 874 595 82
récolte à
cause du
manque
d’eau
Crédit de l’aide
supplémentaire
de la phase 2
33 9 2 948 650 294 865 3 243 515 3 115 144 96
(1er cycle
cultural de
2017) 118
Crédit de l’aide
supplémentaire
de la phase 2 (2e 33 2 3 776 200 349 299 4 125 499 1 403 461 34
cycle cultural de
2017)
*1 : Le « Nombre de personnes ciblées » par le crédit intrants agricoles de la 1e et 2e phases est le nombre de personnes
souhaitant bénéficier d’un crédit et indiquées dans les listes fournies préalablement par les coopératives de producteurs
(nombre de personnes concernées par la fourniture et la distribution à l’avance d’intrants par le projet). Le « nombre
d’utilisateurs » est le nombre de producteurs ayant reçu des intrants conformément à leur contrat avec une coopérative.
*2 : Le montant des prêts de la 1re phase et de la 2e phase correspond au montant des intrants effectivement utilisés sur
l’ensemble des intrants livrés par le PRORIL aux coopératives de chaque site.

【Détail des activités relatives aux transformateurs】

Crédit pour l’achat du paddy :

Lors de la 1re phase du crédit pour l’achat du paddy, 4 transformateurs sur 11 n’ayant pas pu
rembourser complètement le crédit, la précision de l’enquête préliminaire et de l’examen du crédit
restent à améliorer. Par ailleurs, la prestation du crédit ayant eu lieu après la période de mise en
circulation du paddy, de nombreux transformateurs n’ont pas pu acheter suffisamment de paddy,
même lorsqu’ils avaient les fonds nécessaires. Lors de la 2e phase, nous avons sélectionné les
transformateurs parmi ceux ayant remboursé complètement le crédit lors de la 1 re phase et l’adaptation
de la période de prestation du crédit a permis à la plupart des transformateurs de rembourser le
montant du crédit. En ce qui concerne la 3e phase où l’échéance finale du crédit a été fixée à mars
2020, les 3 transformateurs débiteurs ont remboursé complètement le crédit.

4.2.4 Détail des activités relatives au résultat 4

4-1 Collecter des données sur la circulation du riz local


Entre juillet 2014 et mars 2016, nous avons réalisé une enquête auprès des principaux commerces de
riz à Yamoussoukro et Bouaké sur le volume, le prix et les régions d’achat du riz local (par variété) et
du riz importé (par marque) pour chaque mois. Cette enquête a été confiée à un organisme extérieur
réalisant ce type de travail. D’après les données obtenues, de nombreux distributeurs sont des
microentreprises traitant moins d’une tonne de riz par mois dont la plupart ne tiennent pas de livres de
compte, ce qui met en doute la fiabilité de ces données.

D’autre part, nous avons réalisé une enquête auprès des distributeurs de Yamoussoukro, Bouaké et
Abidjan traitant plus d’une tonne par mois entre 2018 et 2019, non pour récolter des données relatives
à la plateforme, mais parce qu’aucune enquête n’avait été réalisée au sujet des distributeurs d’Abidjan.

38
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

4-2 Mettre en œuvre une étude sur les préférences des consommateurs vis-à-vis du riz local
Nous avons réalisé des études d’échantillonnage sur les préférences et les tendances de la
consommation, la qualité et les quantités emballées vis-à-vis du riz importé et du riz local à
Yamoussoukro en juillet 2014, à Bouaké en octobre suivant, puis à Abidjan en décembre 2015. Les
résultats de ces études ont montré que la proportion de consommateurs préférant le riz local était
respectivement de 61 %, 71 % et 39 % pour Yamoussoukro, Bouaké et Abidjan. En revanche, la
proportion de consommateurs consommant principalement du riz local était respectivement de 20 %,
23 % et 14 %. L’étude d’évaluation de fin de projet réalisée en novembre 2019 a montré que les
préférences pour le riz local respectives pour les consommateurs de Yamoussoukro, Bouaké et
Abidjan étaient de 70%, 73% et 51%, et que la proportion respective de consommateurs consommant
principalement du riz local était respectivement de 19%, 16% et 10%. La taille des échantillons dans
chaque ville était de 1276 personnes en 2014 et 1200 personnes en 2019 à Yamoussoukro, de
1550 personnes en 2014 et 1200 personnes en 2019 à Bouaké, et de 2538 personnes en 2015 et 2550
personnes en 2019 à Abidjan.

Si la préférence pour le riz local augmente dans toutes les villes, la proportion de personnes
consommant principalement du riz local diminue cependant au profit de la consommation du riz
importé dans toutes les villes. La qualité et le réseau de distribution du riz local s’améliorent peu à peu
et celui-ci a commencé à être commercialisé dans les supermarchés, mais l’existence d’une
morte-saison au cours de l’année ne permet pas de pouvoir à coup sûr s’en procurer tout au long de
l’année, ainsi, malgré la préférence pour le riz local, la proportion de riz importé consommée reste très
élevée, car celui-ci est disponible tout au long de l’année. D’après les données statistiques de
l’ADERIZ en 2018, alors que la consommation de riz augmente au niveau national, la croissance de la
production stagne depuis 2015 et le nombre de marques de riz importé est en augmentation. Les
différentes couches de consommateurs ont donc à leur disposition de plus en plus de produits ce qui
constitue probablement un facteur de diminution de la consommation du riz local.

4-3 Récapituler le plan de promotion du riz local


Nous avons élaboré une proposition de Plan de promotion du riz local conjointement avec l’ADERIZ,
et avons organisé en juillet 2017 un atelier pour l’approuver avec la participation du MINADER et des
acteurs de la chaîne de valeurs, où il a été finalisé. Une partie de la stratégie à court terme de ce plan
divisé en une stratégie à court terme (2017-2018), à moyen terme (2018-2020) et à long terme (après
2020) a été mise en œuvre au cours du PRORIL dans le cadre des activités de promotion du riz local.

4-4 Mettre en œuvre des activités de promotion des ventes du riz local auprès des consommateurs
des zones urbaines
Les activités de la stratégie à court terme du Plan de promotion du riz local ont été mises en œuvre à
partir de septembre 2017. En ce qui concerne le comportement de consommation ou les préférences
des consommateurs mises en évidence dans l’activité 4-2, nous avons utilisé le modèle AMTUL (pour
Awareness=connaissance, Memory=mémorisation, Trial=essai, Usage=utilisation, Loyalty=fidélité)
qui est un modèle décrivant le processus de décision d’achat des consommateurs afin de les réanalyser
et en tenir compte dans le plan des différentes activités lors de la planification du détail de chacune des
activités de promotion des ventes. Le tableau ci-dessous indique la liste de tous les distributeurs ayant
participé aux activités ainsi que leurs différentes périodes de participation.

39
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Tableau 4.11 Liste des distributeurs ayant participé aux activités de promotion des ventes du riz
local

Période de participation
Activités commerciales Nom Marque Ville aux activités de
promotion des ventes
Bouaké, une partie Septembre 2017
LA
SION Services d’Abidjan et
PAYSANNE
Yamoussoukro
EBURNY RICE FEE RIZ Bouaké Septembre 2017
Distributeurs UNAVRI-CI IVORIZ Abidjan Avril 2018
(exclusivement) Abidjan, une partie Avril 2019
SIM MAKISSI
de Yamoussoukro
TREE CONSULTING TRUE RICE Abidjan Avril 2019
LA Juin 2019
ATRACOM Yamoussoukro
CUISINIERE
BON RIZ Septembre 2017
LGCI Yamoussoukro
LOCAL
Transformateurs
RINA, MSA (entreprise Septembre 2017
-distributeurs
vendant du riz sous la RIZ IVOIRE Abidjan (RINA)
marque RINA) Mars 2019 (MSA)

Le détail des activités mises en œuvre est indiqué ci-dessous. De nombreuses activités ont été mises en
œuvre conjointement avec l’ADERIZ et la Fédération Nationale des Distributeurs de Riz de Côte
d’Ivoire (FENADRIZ-CI).

 Aide à la création de marques

Nous avons sélectionné parmi les participants à la formation lds distributeurs, certainsdistributeurs
(distributeurs et transformateurs-distributeurs) de Yamoussoukro, Bouaké et Abidjan
commercialisant exclusivement du riz local pour leur apporter une aide à la création de marques.
Chaque distributeur a décidé du nom de marque utilisé pour vendre son riz local afin de se faire
mieux connaître sur le marché, et le projet a imprimé les emballages comportant la marque, le nom
et les coordonnées de la société, ainsi que la quantité de riz contenue. Par ailleurs, des étiquettes
comportant le nom de variété du riz ont été imprimées et mis à disposition des distributeurs
bénéficiaires pour les coller sur les emballages. La liste des marques est indiquée ci-dessous.
D’autre part, certains distributeurs non ciblés par cette aide à la création de marques, qui avaient
participé aux activités de promotion des ventes du riz local avaient déjà créé leur propre marque
avant le début de leur coopération avec le projet.

Tableau 4.12 Distributeurs ciblés par l’aide à la création de marques

Nom de la société Marque Lieu de vente


RINA RIZ IVOIRE Abidjan
LGCI BON RIZ LOCAL Yamoussoukro
SION Services LA PAYSANNE Bouaké, une partie
d’Abidjan, Yamoussoukro
EBURNY RICE FEE RIZ Bouaké
 Caravanes de promotion

Une des méthodes de promotion les plus utilisées en Côte d’Ivoire par les entreprises privées est
la caravane de promotion qui consiste en des tournées de publicité et de vente dans les zones
urbaines avec des camions branding. Nous avons ainsi organisé 6 caravanes de promotion
conjointement avec des distributeurs. En 2017 et 2018, les tournées de publicité et de vente avec
un camion habillé n’ayant pas suffi à promouvoir les ventes, nous les avons améliorées en les
complétant avec l’installation de stands de vente dans les lieux fréquentés. L’aperçu des
différentes caravanes organisées est indiqué dans le tableau ci-dessous.

40
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Tableau 4.13 Aperçu des caravanes de promotion organisées

Nombre de
distributeurs
Lieu Période Activités
ayant
participé
Octobre 2017 Tournée en zone urbaine avec un camion 2
Yamoussoukro Octobre 2019 Tournée en zone urbaine avec un camion +
4
installation de stands de vente
Octobre 2017 Tournée en zone urbaine avec un camion 2
Bouaké Octobre 2019 Tournée en zone urbaine avec un camion +
2
installation de stands de vente
Juin 2018 Tournée en zone urbaine avec un camion 2
Abidjan Juillet 2019 Tournée en zone urbaine avec un camion +
6
installation de stands de vente

 Dégustations

Comme pour les caravanes de promotion, nous avons organisé 2 dégustations dans les 3 villes de
Yamoussoukro, Bouaké et Abidjan. Nous avons choisi 1 ou 2 variétés de riz importé et de riz
local dont le nom était caché, et les avons fait déguster aux participants à qui nous avons demandé
de les évaluer selon 6 critères (goût, apparence, dureté/mollesse, texture, parfum et préférence).
De plus, pour ne pas se contenter d’une simple évaluation de la saveur, les participants ont été
sélectionnés à la base par les distributeurs parmi des personnes ou groupes susceptibles de devenir
de bons clients afin de profiter de cette occasion pour les amener à s’intéresser au riz local et
contribuer ainsi à la promotion des ventes. L’aperçu des dégustations est indiqué dans le tableau
ci-dessous.

Tableau 4.14 Résultat des dégustations

Nombre de
Lieu Période Résultat en matière de « préférence »
participants
Yamoussoukro Octobre 2017 1er : Rizière ; 2e : JT11 ; 3e : WITA9 ; 4e : Papillon 22
Novembre 1er :JT11; 2e : Riz Dinor ; 3e : WITA9 ; 4e : Orylux6 10
2019
Bouaké Octobre 2017 1er : JT11 ; 2e : Rizière ; 3e : WITA9 ; 4e : Papillon 15
Novembre 1er :Riz Dinor; 2e :Bouaké AM ; 3e : JT11  ; 4e : Orylux6 19
2019 * Le JT 11 apporté par les distributeurs n’était pas
de bonne qualité.
Abidjan Août 2018 1er : Akadi ; 2e : JT11 ; 3e : Rizière ; 4e : WITA9 52
Octobre 2019 1er : JT11; Riz Dinor ; 3e : Orylux6 ; 4e : Bouaké AM 20
Remarque : JT11 (CY2) Akadi et Orylux6 sont des variétés de riz local de luxe ; WITA9 et Bouaké AM sont
des variétés de riz local pour la grande consommation ; Rizière et Riz Dinor sont des riz importé de luxe ;
Papillon est un riz importé pour la grande consommation.

 Atelier pour les activités d’amélioration des produits

Nous avons réalisé des activités d’amélioration des produits (riz local) avec les 4 distributeurs
ciblés par les activités de création de marques pour le riz local, auxquels nous avons ajouté les
distributeurs participant aux activités de promotion des ventes du riz local. Au cours de ces
séances les approches 4P et 4C du marketing prenant en compte l’amélioration du produit en
tenant compte des avis des consommateurs ont été enseignées aux distributeurs. La mise en œuvre
de ces approches a l’avantage de favoriser la fidélisation des consommateurs en amenant les
distributeurs à recueillir par eux-mêmes l’avis des consommateurs afin d’améliorer leurs produits
conformément à leurs préférences. Nous avons organisé un 1er puis un 2e atelier que nous avons
ensuite amélioré pour organiser un 3e puis un 4e atelier. En plus de ces 4 ateliers, nous avons
réalisé un suivi et donné des conseils quand cela s’avérait nécessaire pendant le déroulement des

41
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

activités de promotion des ventes du riz local. L’aperçu des ateliers est indiqué ci-dessous.

Tableau 4.15 Aperçu des ateliers pour les activités d’amélioration des produits

Période Participants Détail des activités


Cours sur le marketing mix (4P, 4C), explication de la
Janvier 2018 4 sociétés
fiche de recueil de l’avis des consommateurs
Analyse des avis des consommateurs, élaboration d’un
Avril 2018 4 sociétés
plan d’action
Partage des résultats d’étude sur les préférences des
consommateurs (Yamoussoukro, Bouaké), révision sur
Novembre
5 sociétés le marketing mix (4P, 4C), explication de la fiche de
2018
recueil des avis des consommateurs (version
améliorée)
Partage des résultats d’étude sur les préférences des
5 sociétés + 2
consommateurs (Abidjan), révision sur le
Mars 2019 sociétés
marketing mix (4P, 4C), analyse des avis des
observatrices
consommateurs, élaboration d’un plan d’action

 Aide à la participation aux autres manifestations de promotion des produits agricoles

Nous avons aidé les distributeurs à participer à des manifestations agricoles ou relatives à la
riziculture organisées sur tout le territoire telles que le SARA (Salon International de
l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan) 2017 et 2019, le Jour de l’agriculture ou les
manifestations de promotion du riz local en leur enseignant les méthodes de présentation et de
vente et en apportant un appui à la conception et l’impression de brochures, flyers et affiches.

4-5 Faire la synthèse des lignes directrices de l’approche du projet


Nous avons élaboré les lignes directrices récapitulant l’approche du projet au sujet des principales
activités mises en œuvre prioritairement depuis le lancement du PRORIL en février 2014, afin d’avoir
des indicateurs pour les projets futurs de promotion des ventes du riz local. Ces lignes directrices qui
sont composées des éléments indiqués ci-dessous ont été présentées lors du séminaire de présentation
des résultats et du 11e CCC organisé en décembre 2019.

 Objectifs et effets attendus par les différentes activités mises en œuvre


 Approche adoptée pour le PRORIL et son évaluation
 Leçons à tirer du projet et conseils relatifs à l’application des lignes directrices

Ceci a pour but de mettre en évidence le processus de mise en œuvre par tâtonnement du PRORIL, de
tirer des leçons à partir de l’évaluation des différentes activités réalisées, et de découvrir de nouvelles
méthodes de résolution des problèmes à appliquer dans de nouvelles activités pour tous les
fonctionnaires, économistes et techniciens impliqués dans ces activités dans toutes les étapes du cycle
du projet depuis les études et la planification jusqu’à l’évaluation relative à la promotion du riz local.
Nous espérons que retracer l’expérience de ce processus de résolution et d’amélioration permettra aux
différents acteurs du secteur d’acquérir les capacités de base et les capacités d’adaptation pour trouver
des solutions aux problèmes auxquels ils seront confrontés dans les différentes situations rencontrées.

42
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 5 Performances des ressources


5.1 Réalisations découlant du travail des experts

Au cours de la période des activités de six (6) années, de février 2014 à avril 2020, 15 experts dans 16
domaines, soit un total de 185,263 mois-personnes (172,83 mois-personnes sur le terrain, 13,08
mois-personnes au Japon) se sont impliqués dans les services fournis. Les réalisations découlant du
travail des experts et les services substantiels mis en œuvre par les experts dans chaque domaine, année
après année, sont indiqués auTableau 5.4.

5.2 Réalisations découlant de la mise en œuvre de la formation

Conformément à l’Annexe 1.

5.3 Matériel et équipement fourni

Du matériel professionnel (véhicules, matériel de bureau, machines agricoles, etc.), etc.) équivalents à
292 000 USD a été fourni pendant la période de mise en œuvre du projet (Tableau 5.1). La liste des
matériels moins coûteux que cinquante mille yens est présentée au Tableau 5.2. Le matériel et
l’équipement ont été tous utilisés de manière appropriée pendant le projet. Pour ce qui est des articles
cédés après l’achèvement du projet, il est escompté que ceux-ci seront entretenus par la structure
homologue afin que leur utilisation dans les activités relatives à la promotion du riz local se poursuive.

Tableau 5.1 Liste du matériel professionnel

Date
Désignation Série Qté Etat Structure bénéficiaire
d'acquisition

PC TOSHIBA C855 8 2014/3/28 B ou C Gouvernement ivoirien


Imprimante à laser CANON 2530 1 2014/3/29 A Gouvernement ivoirien
Video camera Sony HDR-CX220 1 2014/3/31 B JICA
Video Projecteur EPSON EB-X18 1 2014/3/31 A JICA
Group électrogène Yamaha EF5200 FW 2 2014/3/31 A JICA
Téléphone satelitaire Thuraya XT 1 2014/2/20 A JICA
2 2015/9/30 B ou C Gouvernement ivoirien
Motoculteur Agritech TC14
8 2016/2/27 B ou C Gouvernement ivoirien
8 2015/10/12 A ou B Gouvernement ivoirien
Bascule BR10 BAR. 5 2017/3/25 A ou B JICA
12 2017/11/4 Aou B Gouvernement ivoirien
Outillage KTC SK3650E 1 2015/10/16 A JICA
Téléphone satelitaire Thuraya XT-LITE 1 2019/3/19 A JICA
Véhicule NISSAN HARD BODY 1 2014/3/11 B Gouvernement ivoirien
Véhicule PRADO 2 2014/3/11 A Gouvernement ivoirien
* État A : bon, B : moyen, C : dommages partiels et matériel difficile à utiliser

43
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Tableau 5.2 Liste des matériels (moins coûteux que cinquante milles yen)

Année Structure
Désignation Série Qté Etat
d'acquisition bénéficiaire
6 2015 B JICA
Garmin eTrex10 3 2015
GPS 9 2016
C Annulé
Garmin Oregon600 4 2014
Garmin Oregon550 1 2014
9 2017 A
JICA
2 2017 B
1 2014
Mètre à ruban -
6 2015
C Annulé
2 2015
1 2017
4 2014
B JICA
8 2016
Humidimètre Riceter f501
9 2015
C Annulé
1 2016
6 2015 B JICA
Peson -
4 2016 C Annulé
Bascule électronique 1 2014 B JICA
Kubota KL-100NX
grande 1 2014 C Annulé
CANON PowerShot
Appareil Camera
A3400IS
2 2014 C Annulé
HP7110 2 2014
C Annulé
HP100 Mobile 411 2 2014
Imprimante à jet d'encre
1 2018 A JICA
HP2630
1 2018 C Annulé
Stabilisateur Back UPS 650 5 2014 C Annulé
Balance électronique 1 2014 A JICA
ELB
petite 1 2014 C Annulé
Écran pour vidéo 1 2014 A JICA
-
projecteur 1 2014 C Annulé
1 2014 B JICA
Mètre EC HANNNA
1 2014 C Annulé
Mètre pH OAKION 2 2014 B JICA
SAMSUNG Galaxy Tab A 6 2019 B JICA
Tablet
SAMSUNG Galaxy Tab A 4 2019 C Annulé
* État A : bon, B : moyen, C : dommages partiels et matériel difficile à utiliser

5.4 Résultats des frais généraux de fonctionnement

La situation de la mise en œuvre des frais généraux de fonctionnement pour chaque année du projet
est indiquée au Tableau 5.3.

44
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Tableau 5.3 Résultats des frais généraux de fonctionnement

Première Deuxième Troisième Quatrième


No Détail année année année année Total
12/2018-5/2020
2/2014-5/2014 5/2014-5/2016 5/2016-12/2018
(En avril 2020)
Frais généraux de
1 0 1 606 868 11 002 842 5 407 622 18 017 332
personnel
Frais spéciaux de
2 3 025 065 10 936 003 25 151 331 7 917 502 47 029 901
personnel
Dépenses
3 afférentes aux 2 949 018 18 958 134 56 723 927 13 795 438 92 426 517
véhicules
4 Frais de location 64 393 63 810 84 853 139 014 352 070
Frais d’entretien des
5 installations et du 472 150 7 502 570 7 106 733 903 740 15 985 193
matériel
Coût des
6 413 941 16 822 278 4 067 241 1 408 713 22 712 173
consommables
Frais de voyage et
7 0 4 475 281 9 785 262 2 569 732 16 830 275
de déplacement
Frais de
8 communication et 417 303 1 535 783 2 014 577 456 188 4 423 851
de transport
Coût de préparation
9 0 86 331 4 704 560 1 270 142 6 061 033
des documents
10 Frais divers 0 1 129 168 3 156 003 1 356 369 5 641 540

Total 7 341 870 63 116 226 123 797 329 35 224 460 229 479 885

45
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Tableau 5.4 Réalisations découlant du travail des experts sur le terrain et au Japon
Première année Deuxième année
Responsabilité Nom 2014 2015 2016
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3
MENJO
Conseiller en Chef / Chaîne de Valeur Riz
Michimasa (51) (15) (19) (9)

Conseiller en Chef / Chaîne de Valeur Riz KUNIYASU Norio


(15) (23) (42)
Chef Adjoint / Gestion de Crédit / Organisation
CHUJO Jun
des exploitants (51) (135) (60) (108) (52)

Riziculture KOBAYASHI Yuzo


(51) (60) (60) (60) (48)

Techniques de multiplication de semences de riz IKEDA Ryoichi


(30) (25)
Utilisation correcte et gestion de l’équipement
NANYA Takashi
mécanique de la riziculture (45) (60)

Irrigation / Gestion de l’eau / Plateforme TAKIGAWA Eiichi


(51) (60) (57) (63) (51)
Finance rurale HOSHI Makoto
(45) (30) (60) (30)
KURONUMA
Coordinateur / Chaîne de Valeur Riz
Hiroyuki (51) (60) (60) (60) (69)
Coordinateur / Chaîne de Valeur Riz ARAI Naoto
(51)
Appui à l’évaluation des impacts ARAI Naoto
(45) (51)
11/14
Appui à l’évaluation des impacts SHIBASAKI Mariko
(45) (30) (45)

Travail au Japon
Première année Deuxième année
Responsabilité Nom 2014 2015 2016
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3
MENJO
Conseiller en Chef / Chaîne de Valeur Riz
Michimasa (10) (4) (4)
Conseiller en Chef / Chaîne de Valeur Riz KUNIYASU Norio
(4)
Chef Adjoint / Gestion de Crédit / Organisation
CHUJO Jun
des exploitants (10) (4) (4) (4) (4.2)

Riziculture KOBAYASHI Yuzo


(10) (4) (4) (4) (4)

Gestion de la formation EGAMI Tomohito


(5) (16)

Appui à l’évaluation des impacts ARAI Naoto


(34)
11/1
Appui à l’évaluation des impacts SHIBASAKI Mariko
(10)

Travail sur le terrain


Troisième année
Responsabilité Nom 2016 2017 2018
4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Conseiller en Chef / Chaîne de Valeur Riz KUNIYASU Norio
(28) (45) (55) (71) (36) (45)
Gestion de Crédit / Organisation des
CHUJO Jun
exploitants (86) (58) (28) (49) (44) (62) (42) (4)
Riziculture / Développement Organisationnel
KOBAYASHI Yuzo
/Appui à la formation sur le terrain / Suivi (18) (60) (21) (27) (60) (36)
Techniques de multiplication de semences de
IKEDA Ryoichi
riz (15) (24) (15) (15) (15)
Utilisation correcte et gestion de l’équipement
mécanique de la riziculture / Développement
NANYA Takashi
organisationnel / (69) (60) (45) (75)
Appui à la formation sur le terrain / Suivi
Chef Adjoint / Plateforme / Irrigation / Gestion
TAKIGAWA Eiichi
de l’eau (43) (27) (41) (18) (10) (29) (29) (45)
Finance rurale / Développement
HOSHI Makoto
organisationnel (63) (48) (60) (31) (73)

Coordinateur / Chaîne de Valeur Riz ARAI Naoto


(91) (67) (81) (57) (61)
Coordinateur / Chaîne de Valeur Riz MORISHIMA Ayako
(22) (69) (66) (43) (47)
Appui à l’évaluation des impacts KATO Shimpei
(63) (60) (57)
Travail au Japon
Troisième année
Responsabilité Nom 2016 2017 2018
4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Conseiller en Chef / Chaîne de Valeur Riz KUNIYASU Norio
(6) (4) (5) (8)
Gestion de Crédit / Organisation des exploitants CHUJO Jun
(4) (2) (2) (5.4)
Riziculture / Développement Organisationnel /Appui à
KOBAYASHI Yuzo
la formation sur le terrain / Suivi (4) (2) (2) (4)
Chef Adjoint / Plateforme / Irrigation / Gestion de l’
TAKIGAWA Eiichi
eau (1.4)

Gestion de la formation EGAMI Tomohito


(15)

Travail sur le terrain


Quatrième année
Responsabilité Nom 2019 2020
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4
Chef d’équipe / Conseiller en Chef / Chaîne de
KUNIYASU Norio
Valeur Riz (20) (30) (23) (25) (12)
Chef Adjoint / Plateforme TAKIGAWA Eiichi
(19) (27) (35) (23) (31) (32) (28)
Gestion de Crédit CHUJO Jun
(24) (21)
Gestion de Crédit HOSHI Makoto
(19) (26)
Chaîne de Valeur Riz ARAI Naoto
(45)
Coordinateur / Chaîne de Valeur Riz MORISHIMA Ayako
(39) (27) (43) (34) (31) (10)
Travail au Japon
Quatrième année
Responsabilité Nom 2019 2020
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4
Chef d’équipe / Conseiller en Chef / Chaîne de
KUNIYASU Norio
Valeur Riz (6.6)

Chef Adjoint / Plateforme TAKIGAWA Eiichi


(6.6)

Coordinateur / Chaîne de Valeur Riz MORISHIMA Ayako


(12) (7.4)
Planification et évaluation de la formation
KATO Hoshie
/Chaîne de Valeur Riz (20) (5)

46
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet
Chef d’équipe / Conseiller en Chef / Chaîne de Valeur Riz Utilisation correcte et gestion de l’équipement mécanique de
 Direction, supervision et coordination de l’ensemble du la riziculture / Développement organisationnel /Appui à la
travail formation sur le terrain / Suivi
 Conduite des discussions entre les organismes concernés de
la partie japonaise et de la partie ivoirienne  Élaboration du plan de travail / consultations
 Planification / mise en œuvre de l’enquête de l’état des lieux  Planification, mise en œuvre, et suivi de la formation de
et de l’enquête d’évaluation de fin de projet l’itinéraire technique de la production de riz (partie portant
 Élaboration du plan de travail / consultations sur les machines agricoles)
 Préparation de la feuille de suivi, des rapports d’avancement  Préparation du plan de soutien à des services de labour
du projet et du rapport d’achèvement du projet durables
 Préparation des lignes directrices d’approche du projet  Préparation des rapports d’avancement du projet
 Préparation et présentation des recommandations politiques
 Organisation des séminaires de restitution des résultats Techniques de multiplication de semences de riz
 Tenue des réunions du CCC  Élaboration du plan de travail / consultations
 Mise en œuvre de la formation au Japon  Mise en œuvre et suivi de la formation à la production de
 Réponses à la mission d’étude de révision à mi-parcours et à semences de riz
la mission d’étude d’évaluation finale du projet  Préparation des rapports d’avancement du projet et du
 Activités de relations publiques rapport d’achèvement du projet
 Préparation des lignes directrices d’approche du projet
Chef Adjoint / Plateforme / Irrigation / Gestion de l’eau
Finance rurale / Développement organisationnel / Gestion de
 Planification / mise en œuvre de l’enquête de l’état des lieux
crédit
et de l’enquête d’évaluation de fin de projet
 Élaboration du plan de travail / consultations  Élaboration du plan de travail / consultations
 Mise en œuvre de l’étude d’états des lieux des sites cibles  Mise en œuvre et suivi des activités de crédit
 Mise en œuvre et suivi des activités des plateformes  Préparation des rapports d’avancement du projet et du
 Préparation de la feuille de suivi, des rapports d’avancement rapport d’achèvement du projet
du projet et du rapport d’achèvement du projet  Préparation des lignes directrices d’approche du projet
 Préparation des lignes directrices d’approche du projet  Préparation des recommandations politiques
 Préparation des recommandations politiques
 Organisation des séminaires de restitution des résultats
 Tenue des réunions du CCC Coordinateur / Chaîne de Valeur Riz
 Réponses à la mission d’étude de révision à mi-parcours et à  Planification / mise en œuvre de l’enquête de l’état des lieux
la mission d’étude d’évaluation finale du projet et de l’enquête d’évaluation de fin de projet
 Activités de relations publiques  Élaboration du plan de travail / consultations
 Planification et mise en œuvre des activités de promotion du
Gestion de crédit / Organisation des exploitants riz local
 Mise en œuvre des enquêtes sur les volumes de riz local
 Élaboration du plan de travail / consultations
commercialisés et les préférences des consommateurs
 Mise en œuvre et suivi des activités de crédit
 Préparation de la feuille de suivi, des rapports d’avancement
 Planification et mise en œuvre de la formation à
du projet et du rapport d’achèvement du projet
l’organisation des exploitants
 Préparation des lignes directrices d’approche du projet
 Préparation des rapports d’avancement du projet et du
 Préparation des recommandations politiques
rapport d’achèvement du projet
 Organisation des séminaires de restitution des résultats
 Préparation des lignes directrices d’approche du projet
 Tenue des réunions du CCC
 Préparation des recommandations politiques
 Mise en œuvre de la formation au Japon
 Réponses à la mission d’étude de révision à mi-parcours et à
Riziculture / Développement organisationnel /Appui à la
la mission d’étude d’évaluation finale du projet
formation sur le terrain / Suivi
 Activités de relations publiques
 Élaboration du plan de travail / consultations
 Planification / mise en œuvre de l’enquête de l’état des lieux
et de l’enquête d’évaluation de fin de projet Appui à l’évaluation des impacts
 Mise en œuvre et suivi de la formation de l’itinéraire  Appui relatif à l’évaluation des impacts (tenue des réunions
technique de la production de riz d’explication préalable, suivi de la formation, analyse des
 Suivi de la formation à la production de semences de riz résultats des enquêtes / études, etc.)
 Gestion de l’équipe de suivi de la formation
 Préparation des rapports d’avancement du projet et du
rapport d’achèvement du projet Gestion de la formation
 Préparation des lignes directrices d’approche du projet
 Préparation des recommandations politiques  Préparation, mise en œuvre et évaluation des « Politiques de
promotion du riz local » des première et deuxième
formations au Japon

Planification et évaluation de la formation / Chaîne de


Valeur Riz
 Préparation, mise en œuvre et évaluation des « Politiques de
promotion du riz local » de la troisième formation au Japon

47
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 6 Évolution du cadre logique du projet (CLP)


Le CLP a été révisé quatre (4) fois au total au cours de la mise en œuvre de ce projet. L’historique des
révisions est expliqué ci-dessous. Le CLP initial et les versions révisées du CLP sont indiqués dans
l’Annexe 2.

6.1 Ver. 1 du CLP (au début du projet)

La Ver. 1 du CLP jointe au P/V du présent projet a été adoptée.

6.2 Ver. 2 du CLP (lors de l’élaboration du plan de travail)

Le libellé a fait l’objet de corrections mineures dans le plan de travail, et les explications ont été
fournies lors de la tenue de la première du CCC en avril 2014, ce qui a conduit à la Ver. 2.

6.3 Ver. 3 du CLP (lors de la tenue de la quatrième réunion du CCC)

Malgré des propositions visant à modifier les indicateurs et confirmer une partie des valeurs
numériques des indicateurs lors de la tenue de la troisième réunion du CCC en juillet 2015, les
participants au CCC ont exigé des explications supplémentaires. Les explications supplémentaires ont
été fournies lors de la tenue de la quatrième réunion du CCC en février 2016, et la modification des
indicateurs ainsi que la confirmation partielle des valeurs numériques des indicateurs proposées par le
PRORIL ont été confirmées, ce qui a conduit à la ver. 3.

6.4 Ver. 4 du CLP (modification après la révision à mi-parcours)

À la réception des recommandations de la révision à mi-parcours mise en œuvre en février 2017,


celles-ci ont fait l’objet de discussions et ont été approuvées dans le cadre du groupe de travail composé
de quatre (4) entités, à savoir le MINADER, l’ADERIZ (alors ONDR), la JICA et l’Unité de Gestion du
Projet, ce qui a conduit à la ver. 4. Les principales révisions consistaient en la révision de la formulation
des objectifs du projet, des indicateurs des activités, des activités pour chaque résultat, etc. (le contenu
du Résultat 3 « Aide supplémentaire » ayant été fixé, le crédit et les semences de qualité ont par
exemple été mentionnés en tant qu’activités concrètes), afin de faire correspondre plus concrètement
leur formulation aux progrès des activités, ainsi qu’en l’ajout d’une activité qui était déjà en cours de
mise en œuvre (activité 4-3 Récapituler le plan de promotion du riz local).

6.5 Ver. 5 du CLP (Lors de la réorganisation en ADERIZ et de l’extension du projet)

En réponse à la réorganisation de l’ONDR en ADERIZ, depuis janvier 2018, toutes les mentions de
l’ONDR ont été remplacées par l’ADERIZ. En outre, conformément à la décision de prolonger la
période du projet sur la base des recommandations de l’évaluation menée en juillet 2018 lors de
l’achèvement du projet, la durée du projet a été modifiée de 5 ans à 6 ans, ce qui a conduit à la ver. 5.

48
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 7 Registre de tenue et ordre du jour du comité conjoint de


coordination
Onze (11) réunions du CCC ont eu lieu au cours de la mise en œuvre du présent projet (Tableau 7.1).
Le Plan de travail et budget annuel (PTBA) a fait l’objet d’explications et a été approuvé à l’occasion de
la première réunion de l’année du CCC, et l’état d’avancement et les prévisions des activités ont été
expliqués lors de la deuxième réunion annuelle. En outre, le but du CCC était de demander aux
participants de présenter des solutions aux défis auxquels le projet est confronté. Par ailleurs, la huitième
réunion du CCC a été organisée à Yamoussoukro en réponse aux suggestions des participants, et la
veille de cette réunion a été consacrée à une visite sur le terrain. Les comptes rendus des réunions du
CCC figurent à l’Annexe 3.

Tableau 7.1 Registre de tenue des réunions du CCC

No. Date Lieu Ordre du jour


Première 8 avril Siège du Explication et approbation du plan de travail et du PTBA de
réunion 2014 MINADER 2014
(Abidjan) En outre, les explications suivantes ont été données.
1. Définition du riz local
2. Relation entre le PRORIL et la SNDR
Deuxième 17 février Siège du Explication et approbation du PTBA de 2015,
réunion 2015 MINADER avec, en particulier, mention des défis suivants.
(Abidjan) 1. Réponse inadéquate de l’ANADER
2. Difficultés concernant l’approvisionnement et
l’entretien des motoculteurs
3. Réponse insatisfaisante de YAANOVEL
Face aux problèmes avec l’ANADER, il a été proposé de
réduire les contrats de sous-traitance, d’annuler les contrats
ou d’envisager un sous-traitant pour remplacer l’ANADER,
et concernant le problème de motoculteur, un prêt de
matériel a été accordé par l’ONDR.
Troisième 24 juillet Siège du Les propositions suivantes ont été faites concernant
réunion 2015 MINADER l’explication de l’état d’avancement des activités, les
(Abidjan) propositions visant à fixer les valeurs numériques des
indicateurs dans le CLP, et les divers problèmes rencontrés.

1. Pour les indicateurs du CLP, il est nécessaire d’établir


les niveaux d’atteinte progressifs des objectifs ;
2. Quant à la faible utilisation des intrants matériels, la
méthode de sélection des groupes de producteurs cibles
et les modalités de fourniture des intrants seront
réexaminées ;
3. Concernant la difficulté d’utilisation des machines
agricoles, un examen approfondi est nécessaire ;
4. L’autorisation d’utilisation par les villages locaux des
parcelles de démonstration se trouvant dans le
voisinage du bureau du projet devra se faire par écrit.
Quatrième 19 février Siège du Explication de l’avancement de la réponse des propositions
réunion 2016 MINADER de la troisième réunion du CCC, et explication et
(Abidjan) approbation du PTBA de 2016,
La nécessité de la mécanisation de la riziculture comprenant
non seulement la production, mais également le traitement
post-récolte a été soulevée en tant qu’enjeu, et bien que les
participants n’aient pas présenté de mesures concrètes, il a

49
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

No. Date Lieu Ordre du jour


été convenu qu’ils continueraient à réfléchir à des mesures.
Cinquième 27 juillet Siège du Explication de l’état d’avancement des activités,
réunion 2016 MINADER Les propositions suivantes ont été faites visant les différents
(Abidjan) défis qui se posent.
1. Introduire une plateforme qui inclut les nombreuses
parties prenantes dans le système de crédit,
2. Établir des liens avec le fonds destiné aux
transformateurs afin de soutenir le remboursement du
crédit pour les producteurs,
3. Renforcer les capacités et le rôle des groupes de
producteurs dans le crédit pour les producteurs.
Diverses propositions relatives au crédit ont été émises,
mais le système proprement dit n’a pas fait l’objet d’avis
négatifs.
En outre, le Secrétaire général du MINADER, qui a assisté à
la réunion, a annoncé une coopération financière aux
ministères et agences concernés membres du CCC, ainsi
que les attentes de la deuxième phase du PRORIL aux
ministères et agences concernés.
Sixième 1er mars Siège du Explication et approbation du PTBA de 2017, vérification et
réunion 2017 MINADER accord du rapport de la révision à mi-parcours, et
(Abidjan) compte-rendu de la feuille de suivi (première et deuxième
révisions) nouvellement mise en œuvre
Septième 13 juillet Siège du Explication et approbation de l’avancement de la réponse
réunion 2017 MINADER aux recommandations de la révision à mi-parcours et de la
(Abidjan) feuille de suivi (troisième révision), compte-rendu de l’état
d’avancement des activités, et explication relative aux
principes de préparation des lignes directrices d’approche
du projet
Huitième 9 mars Bureau du Explication et approbation du PTBA de 2018, explication et
réunion 2018 PRORIL approbation de la feuille de suivi (quatrième révision), et
(Yamoussoukro) explication et approbation des lignes directrices d’approche
du projet
Neuvième 25 Siège du Explication et approbation de l’avancement de la réponse
réunion octobre MINADER aux recommandations de l’évaluation finale de projet et de
2018 (Abidjan) la feuille de suivi (cinquième révision), compte-rendu de
l’état d’avancement des activités, et explication relative à la
deuxième version des lignes directrices d’approche du
projet.
Dixième 18 juillet Siège du Explication et approbation de la feuille de suivi (sixième
réunion 2019 MINADER révision), et compte-rendu de l’état d’avancement des
(Abidjan) activités et du plan
Onzième 10 Siège du Explication et approbation de l’avant-projet du rapport
réunion décembre MINADER d’achèvement du projet, explication et approbation de la
2019 (Abidjan) version finale des lignes directrices d’approche du projet, et
présentation du plan d’action préparé dans le cadre de la
formation par pays

50
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 8 Savoir-faire dans la mise en œuvre du projet


8.1 Plateforme

8.1.1 Mise en place des plateformes sur la base de la motivation intrinsèque de toutes les parties
prenantes

Dans le cadre de la mise en place des plateformes, l’ADERIZ (alors l’ONDR), à savoir l’organisme
d’exécution du PRORIL, soutient sous une forme liée au modèle de mise en œuvre de la Stratégie
nationale de développement du riz (SNDR) la mise en place des plateformes à l’échelle nationale depuis
2014 qui marque le démarrage du PRORIL.

Dans le modèle de mise en œuvre de la SNDR, des pôles de développement rizicole ont été définis, et
la Côte d’Ivoire a été divisée en 10 zones de production. Il est supposé que chaque pôle est sous la
responsabilité d’un opérateur privé eu égard à la mise en œuvre, et 9 pôles sur 10 sont dotés d’une
organisation en partenariat public-privé ayant un rôle majeur baptisée « leader de pôle » (voir la Figure
8.1). En outre, les dix (10) pôles dans la SNDR sont subdivisés en 48 pools de développement rizicole
dans le but de rassembler le paddy dans les pôles par l’intermédiaire des pools en provenance des
mini-transformateurs. Le leader de pôle de la zone cible lors du démarrage du PRORIL était
YAANOVEL, mais le dysfonctionnement de la société s’est manifesté à partir de 2015, et il n’a pas été
possible de construire une relation de coopération avec cet acteur comme initialement supposé.

Note : 9 pôles sur 10 seront dotés d’un leader de pôle. La zone blanche représente la zone dépourvue d’un leader de pôle.

Figure 8.1 Pôle de développement de la riziculture et proposition des leaders (en 2014)

51
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Renforcement de
la chaîne de valeur du riz dans la plateforme de PRORIL

Prestataire de service Groupements des Institution financière


transformateurs
Fournisseur d’intrants
Distributeur
Sensibilisation et Producteurs/SCOOP
Union des acteurs Connaître
lancement
dans la plateforme de PRORIL la valeur du riz local !
de la plate-forme Consommateur urbain

Plateforme
Producteur/SCOOP Groupement des
transformateurs
Mise en activité de la
plateforme et

Connexion à la plateforme
Distributeur
Les acteurs de la filière riz sont contractualisation
des particuliers. Prestataire de service

Plateforme Fournisseur d’intrants


Transformateur
Institution financière
Producteur
Producteur Consommateur urbain
Transformateur
Activités pour l'animation et au bon fonctionnement de
Distributeur la plateforme
Autres
Groupes cibles  Forum de rencontres ;
Consommateur urbain  Séminaires sur des thèmes spécifiques destinés aux
groupes cibles ;
 Assistance technique aux négociations contractuelles
des membres ;
Figure 8.2 Processus de mise en place et de consolidation d’une plateforme

Dans le cadre de ce processus, le PRORIL a, tout en échangeant des avis avec l’ADERIZ, proposé et
soutenu la mise en place des plateformes à travers des activités mises en œuvre par les parties prenantes
dans la zone cible dépourvue d’un leader de pôle, ce qui contribue à la motivation intrinsèque. Cette
procédure a permis d’identifier les producteurs, les transformateurs, et les distributeurs, qui sont les
principales parties prenantes dans la zone cible, et d’assimiler leurs particularités. Par ailleurs, outre ces
parties prenantes clés, cette procédure a également permis d’identifier les fournisseurs d’intrants
agricoles, les institutions financières, les prestataires de services de mécanisation de la riziculture, etc.,
qui sont jugés indispensables à l’établissement de la chaîne de valeur, et de confirmer le degré
d’implication. Ensuite, des activités permettant à toutes les parties prenantes identifiées de participer
activement à une plateforme et permettant de reconnaître les avantages et l’intérêt de ladite plateforme
ont été planifiées. Les activités proposées pour contribuer au processus d’établissement et d’intégration
de la plateforme ainsi qu’à sa dynamisation et sa gestion sans problème sont indiquées sur la Figure 8.2.

À l’heure actuelle, alors que le PRORIL s’achève, les activités des deuxième et troisième étapes sont
mises en œuvre, mais des initiatives sont prises concernant les activités visant la conclusion de contrats
entre les parties prenantes, afin de matérialiser la plateforme qui contribue au renforcement de la chaîne
de valeur. Les réalisations sont indiquées de 1 à 4 au tableau suivant.

Tableau 8.1 Désignation des contrats et parties contractantes pour une plateforme envisagée

No. Désignation contrat Partie contractante


1 Contrat de prestation de services OPA de riziculteurs et entreprise de prestation de
mécanisés (Ex labour, Fauchage …) service.
2 Contrat de production de paddy OPA de riziculteurs et Transformateur ;
Un groupe de riziculteurs et Transformateur ;
Riziculteur individuel et Transformateur.
3 Contrat de fourniture d’intrants agricoles Institution financière et OPA de riziculteurs ;
Transformateur et OPA de riziculteurs ;
Transformateur et riziculteur individuel ;
Fournisseur d’intrant et OPA de producteurs ;
Fournisseur d’intrant et Transformateur.

52
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

No. Désignation contrat Partie contractante


4 Contrat de financement en fonds de Institution financière et Transformateur.
roulement
5 Contrat d’achat de riz blanchi Distributeur de riz blanchi et Transformateur

8.2 Formation

8.2.1 Formation des vulgarisateurs

Dans le cadre du projet, une formation composée des trois (3) modules suivants a été proposée aux
vulgarisateurs de la filière agricole, aux producteurs et aux opérateurs de machines agricoles, à chaque
étape de la deuxième à la quatrième phase.

① Mécanisation de la riziculture
②Techniques culturales
③Techniques de récolte et de traitement post-récolte

La formation pour ① Mécanisation de la riziculture, destinée aux agents chargés de la mécanisation


agricole sur les sites cibles de l’appui, aux opérateurs de machines agricoles, aux mécaniciens, et aux
vulgarisateurs de la filière agricole de l’ANADER, a été mise en œuvre au cours des première et
deuxième phases. Les formations pour ② Techniques culturales et ③ Techniques de récolte et de
traitement post-récolte étaient destinées uniquement aux vulgarisateurs de la filière agricole de
l’ANADER, mais le fait d’ajouter des producteurs clés sur les sites cibles de l’appui aux formations pour
① Mécanisation de la riziculture, ② Techniques culturales et ③ Techniques de récolte et de traitement
post-récolte, en plus des vulgarisateurs de la filière agricole, dans le cadre du projet a été utile pour
partager les résultats des formations avec les autres producteurs. En outre, il a été souligné que la
participation du secteur privé était une condition nécessaire pour assurer le développement durable et
approprié de la filière rizicole.

Des formations portant sur les trois (3) thèmes susmentionnés, ① Mécanisation de la riziculture, ②
Techniques culturales et ③ Techniques de récolte et de traitement post-récolte, ont été mises en œuvre
également au cours des troisième et quatrième phases, mais, dans le cadre de ces formations, les
producteurs clés ont été impliqués dans les formations sur le terrain portant sur les techniques culturales
ayant été suggérées après l’évaluation des première et deuxième phases. En ce qui concerne la formation
pratique portant sur la récolte et le traitement post-récolte, l’enseignement de la méthode d’utilisation
d’un humidimètre aux bénéficiaires a été utile. En outre, Garage Ivoire Agri (GIA), une société privée
impliquée dans la vente et l’entretien des machines agricoles ainsi que dans la formation, a participé à la
formation de la quatrième phase portant sur la mécanisation de la riziculture. Cette initiative avait pour
but de promouvoir la participation du secteur privé dans la filière rizicole. Ainsi, la stratégie de
développement des homologues et des bénéficiaires a été formulée conjointement avec l’amélioration
du contenu de la formation à chaque étape (étapes par phase) conformément au schéma suivant (Figure
8.3).

53
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Figure 8.3 Stratégie de formation des vulgarisateurs définitivement adoptée dans le cadre du
PRORIL

8.2.2 Production de semences de riz

La formation de la deuxième phase portant sur la production de semences de riz a été mise en œuvre
pour les producteurs, inspecteurs des semences et contrôleurs des semences sélectionnés dans la zone
cible du projet. La formation portant sur les techniques de production des semences de riz a été
dispensée par le biais de cours pratiques dans les parcelles de démonstration et des cours magistraux en
salle. En outre, trois (3) différentes étapes du stade de la production ont été préparées tous les mois dans
les parcelles de démonstration. Les défis et les points d’évaluation révélés à cette occasion sont les
suivants.

① La formation consistant en l’apprentissage intensif de la théorie et de la pratique portant sur la


production des semences de riz est de première importance, mais le fait d’avoir laissé à chaque site
le soin de sélectionner les stagiaires qui participeraient à cette formation a constitué un point
d’introspection dans la sélection. Il est nécessaire d’évaluer et de sélectionner à l’avance les
stagiaires.
② L’évaluation post-formation est extrêmement efficace, car elle permet de réfléchir à des méthodes
d’amélioration concrète avec les agriculteurs eu égard aux problèmes qui se produisent sur le terrain
tout en observant l’état réel des cultures.
③ En outre, les séances de questions-réponses sur le terrain approfondissent les connaissances en
riziculture des producteurs tout en renforçant leur motivation à produire, et s’avèrent efficaces
également pour la poursuite de la multiplication des semences.

Sur la base de ces points de vue, les participants à la formation à partir de la troisième phase ont été
sélectionnés sur la base des critères suivants.

① Motivation
②Techniques de production
③ Environnement de production

Étant donné qu’il est escompté que les inspecteurs des semences qui ont participé à la deuxième phase
appuieront les producteurs en tant qu’instructeurs des techniques de production de semences même
après l’achèvement du projet, ils se sont également impliqués dans la formation à partir de la troisième
phase. Ensuite, sur la base du suivi et de l’étude d’évaluation après la formation de la troisième phase,
une observation comparative des variétés dans les champs de semences lors de la quatrième phase a été

54
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

proposée, et des expériences culturales de quatre (4) variétés - WITA 9, Bouaké-AM, JT-11 (CY-2) et
ORILUX 6 - ont été effectuées dans les mêmes champs de semences pour comparaison dans le cadre de
la quatrième phase.

Les défis et les points d’évaluation révélés par ces activités sont les suivants, et l’amélioration
graduelle des techniques de production de semences et la stratégie de développement ont été formulées
conformément à la figure suivante (Figure 8.4).

① Avec l’évaluation à l’avance des stagiaires de la troisième phase, la continuité de la production des
semences de riz après la participation à la formation est même plus élevée que lors de la deuxième
phase (50 % --> 67 %) --> pertinence des critères d’évaluation
② Cependant, des semences de qualité homogène et quantités satisfaisantes ne sont toujours pas
remises aux riziculteurs, et de nombreux agriculteurs ne reconnaissent pas l’importance du
renouvellement des semences --> les semences sont insatisfaisantes ainsi bien d’un point de vue
qualitatif que quantitatif
③ Le manque de ressources humaines impliquées dans les essais des semences pose un problème -->
perte de substance du système de certification des semences
④ La production des semences ne peut pas se poursuivre sans endroits de vente --> nécessité de
développer le marché des semences

Figure 8.4 Stratégie de formation à la production de semences définitivement adoptée dans le


cadre du PRORIL

8.3 Crédit

8.3.1 Système de crédit pour financer l’achat des intrants agricoles

Dans le cadre du PRORIL, afin d’assurer la pérennité du système de crédit pour financer l’achat des
intrants agricoles après l’achèvement du projet, le développement d’un système de crédit qui peut être
géré uniquement par le secteur privé est un prérequis. Eu égard aux prêts pour la production de riz en
Côte d’Ivoire avant le démarrage du PRORIL, il s’agissait dans la plupart des cas d’un dispositif de
fourniture de matériel et d’équipement sous le contrôle direct d’agences gouvernementales et
d’allocation de crédits par le biais d’institutions financières avec un capital initial garanti à 100 % par un
projet ou autres, et il n’y avait pas de précédents de financements mis à disposition par le secteur privé.
Dans ces circonstances, avec le PRORIL, le projet, à proprement parler, gère les crédits comme source
de prêt pour développer progressivement le système du crédit intrants en apportant chaque année des
améliorations aux mécanisme et processus de celui-ci, y compris les première et deuxième phases au

55
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

cours desquelles les informations nécessaires à la construction d’un système réaliste en fonction des
conditions réelles des sites rizicoles ont été collectées. En outre, la prise des mesures suivantes, pendant
la mise en œuvre d’essais relatifs aux crédits, a encouragé les débiteurs et les institutions financières à
mieux comprendre les mécanismes de crédit.
・ Un registre a été préparé par les coopératives pour renforcer la gestion du système, de la production,
de la vente et du remboursement du crédit, et son mode d’emploi a été expliqué aux cadres des
coopératives pendant la formation intensive. Après l’achèvement de la formation, les membres de
l’Unité de Gestion du Projet se sont rendus sur le terrain de manière aléatoire pour surveiller
l’utilisation de ces registres et s’assurer qu’ils sont dûment remplis.
・ Dans le cadre de la gestion des crédits (troisième et quatrième phases) en coopération avec les
COOPEC, qui sont des institutions financières privées, les groupes de producteurs ont obtenu des
crédits pour le montant des achats de matériel et d’équipement correspondant à la surface sur laquelle
les travaux de labour sont terminés, et non pas à la surface sur laquelle des travaux de labour sont
prévus, ce qui a permis d’éviter des achats superflus de matériel et d’équipement et une hausse du
montant des crédits.
・ Afin d’éliminer les producteurs dépourvus de tout sens de gestion et s’attendant à des « cadeaux »,
une avance du dépôt de garantie équivalente à 10 % du montant du prêt a été imposée à tous les
candidats à l’emprunt. Dans la quatrième phase, en outre, il a été décidé que les candidats à l’emprunt
devaient déclarer les biens constitués en garantie équivalents à 30 %.
・ Le fait de créer un petit groupe, composé de personnes bénéficiant d’un crédit, réorganisé à
l’intérieur des sites (appelé « équipe ») a permis de clarifier à qui les responsabilités incombaient et
de simplifier la gestion de la production et le processus de remboursement. Le projet a préparé un
registre de gestion pour ces équipes et leur a montré comment le remplir.
・ Dans le cadre de la quatrième phase, des orientations itinérantes ont été mises en œuvre par l’équipe
de suivi de l’Unité de Gestion du Projet pour surveiller les activités des débiteurs jusqu’au
remboursement du crédit et donner des conseils.

8.3.2 Système du crédit achat du paddy

Étant donné que la situation réelle du domaine de transformation n’avait pas été élucidée lors de la
mise en place du crédit achat du paddy, une enquête factuelle portant sur le domaine de la transformation
a été mise en œuvre en tant que première étape des activités. Ainsi, les défis figurant au paragraphe « 3.1
Identification des défis auxquels sont confrontés les groupes cibles » ont été clarifiés, et il a été décidé
d’essayer de fournir un crédit en fonds de roulement en tant que mesure de soutien afin que les
mini-transformateurs améliorent l’exploitation de leur rizerie. Par ailleurs, outre la fourniture d’un fonds
de roulement, une formation pour le renforcement des compétences techniques de transformation
destinée aux transformateurs a été mise en œuvre en 2015. La formation comportait deux (2) modules :
① Utilisation et entretien du matériel de transformation et ② Bases de gestion et gestion comptable des
mini-transformateurs. En outre, la prise des mesures suivantes, pendant la mise en œuvre d’essais
relatifs aux crédits, a encouragé les débiteurs et les institutions financières à mieux comprendre les
mécanismes des crédits.

・ Contrairement au crédit intrants agricoles, ce système de crédit reposant sur une méthode de
répartition par le biais de laquelle le remboursement est effectué mensuellement après un délai de
grâce de deux (2) mois à compter de la fourniture du crédit, des efforts ont été faits pour réduire les
problèmes tels que les paiements en souffrance, etc. avec la réception des comptes-rendus provenant
des institutions financières concernant la situation des remboursements mensuels, et le suivi de la
situation des paiements des transformateurs, qui sont les débiteurs.
・ Les données du volume d’achat de paddy de chaque transformateur et du volume de vente de riz
blanchi ont été recueillies, et l’utilisation du crédit est également sous surveillance pour évaluer son
efficacité.
・ Étant donné que pendant la première phase la période de commercialisation du paddy était
concentrée, la rigueur du calendrier de fourniture du crédit a été jugée extrêmement importante pour
l’achat du paddy, et des ajustements ont été effectués concernant le moment et la période du prêt à

56
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

partir de la deuxième phase.


・ L’intérêt a été fixé à 5,0 % par an, ce qui est inférieur aux taux d’intérêt habituels et a permis aux
transformateurs d’accroître leurs profits.

8.4 Promotion

8.4.1 Mise en œuvre d’activités de promotion des ventes de riz local en ayant recours à la
valorisation de marque

Bien que les résultats de l’étude sur les préférences des consommateurs menée dans le cadre du projet
aient révélé que les consommateurs appréciaient le riz local, elle mettait également en lumière que cette
préférence n’était en rien liée à l’achat fidèle ou à la consommation de riz local. En ce qui concerne le
comportement de consommation dans les trois villes d’Abidjan, Yamoussoukro et Bouaké, l’application
du modèle AMTUL (5 étapes pour Awareness=connaissance, Memory=mémorisation, Trial=essai,
Usage=utilisation, Loyalty=fidélité) qui sert à analyser le processus de décision d’achat des
consommateurs a permis de montrer que bien que les consommateurs connaissaient le riz local (A) et
qu’une grande partie d’entre eux y avait goûté au moins une fois (T), la majorité ne se rappelait pas la
variété ou la marque du riz qu’ils avaient mangé (M). En ce qui concerne la préférence pour le riz local
par rapport au riz importé, bien que plus de la moitié des consommateurs, soit 60 %, préfèrent le riz local,
seuls 14 % le consomment de manière fidèle (Figure 8.5).

Source : Réalisé par le Projet à partir des résultats de l’étude de préférence (2019)

Figure 8.5 Comportement de consommation du riz local dans les 3 villes

Par contre, les consommateurs achètent du riz importé en connaissance du nom du produit, du prix et
de ses caractéristiques, et ont une bonne compréhension des marques de riz importé qu’ils affectionnent.
Par ailleurs, en ce qui concerne les prix, le riz local et le riz importé disponibles en Côte d’Ivoire étant
commercialisés dans les mêmes fourchettes de prix, et étant donné que comparé au prix moyen du riz
de luxe importé (600 FCFA/kg) les variétés de luxe du riz local sont parfois moins chères (550 à
600 FCFA/kg), il est possible de dire que le riz local présente un avantage certain.

Des activités de promotion de vente de riz local ont été effectuées à travers la valorisation de
marque des produits rizicoles en ciblant uniquement les distributeurs demi-grossistes afin de ne pas se
focaliser sur la promotion du riz local ordinaire dans le cadre du projet. Si certains leaders de pôle ou
distributeurs demi-grossistes en dehors des zones ciblées ont déjà leurs propres marques de riz, ils
disposent cependant déjà de leur propre réseau de la production à la distribution et n’ont pas souhaité
coopérer au projet, y compris en ce qui concerne l’amélioration de la conception des produits et de la
notoriété de leurs marques, et n’ont donc pas été ciblés.

57
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

La valorisation de marque permet de différencier aux yeux des consommateurs une marque des autres
riz locaux, ce qui stimule leur intérêt et les motive à en acheter. En outre, le fait d’identifier un produit
par sa marque permet de réaliser un retour d’informations concernant ledit produit aux distributeurs qui
l’ont vendu, puis, en se reportant aux avis et réactions des consommateurs, il leur est possible de
contribuer à l’amélioration du produit et de la méthode de vente. Les distributeurs qui vendent du riz
faisant l’objet d’une valorisation de marque sont encore peu nombreux à l’échelle nationale, mais leur
riz est apprécié et recherché par les consommateurs. Par conséquent, cette approche devrait conduire à
l’amélioration de la qualité du riz de la majorité des distributeurs généraux qui à l’heure actuelle vendent
du riz sans valorisation de marque et sans se préoccuper de la qualité.

En revanche, les enquêtes sur les préférences des consommateurs réalisées par le projet ont montré
qu’il existait un problème de dénomination des variétés de riz local. En effet, le manque
d’informations relatives aux variétés de riz fait que les consommateurs ne s’en souviennent que sous
des appellations courantes qui peuvent désigner une variété différente de riz en fonction du lieu où
elles sont utilisées. Il est donc non seulement indispensable que les distributeurs commercialisent le riz
local en indiquant correctement la variété, mais également d’informer les consommateurs à ce sujet.

En ce qui concerne les activités de promotion des ventes par la valorisation des marques, les
mini-rizeries achetant du paddy y ont été intégrés, cependant, le nombre de transformateurs disposant
de leur propre marque de riz et poursuivant des activités de commerce avec les consommateurs est
limité, et de nombreux transformateurs exercent des activités de commerce avec des entreprises. La
présence de transformateurs appropriés constitue un facteur important pour la promotion du riz local,
cependant, les transformateurs capables d’améliorer de manière autonome leurs produits en fonction
des préférences des consommateurs ou conscients de ces préférences sont en nombre limité, et il serait
donc nécessaire de les impliquer conjointement aux distributeurs ciblés par le projet dans les activités
de promotion des ventes de riz local.

8.5 Autre

8.5.1 Implication de l’organisme d’exécution pour la partie ivoirienne visant le traitement en


interne des activités.

À la suite de l’évaluation finale mise en œuvre en juillet 2018, il avait été recommandé de prolonger la
durée du projet, et il avait été convenu, pendant cette période d’extension, de 1) poursuivre la promotion
du riz local, 2) améliorer le système de crédit, 3) renforcer les plateformes, et 4) mettre en œuvre une
enquête de base sur la mécanisation de la riziculture. En outre, il a été pointé du doigt dans le cadre de
l’évaluation finale que le transfert de technologies dans les activités du PRORIL restait jusqu’à présent
au niveau individuel et n’avait pas mené au renforcement des capacités de l’ensemble de l’organisme
d’exécution, et il a été vivement recommandé de traiter les activités en interne au sein de l’ADERIZ, qui
est l’organisme d’exécution, afin d’assurer la pérennité des activités du projet après l’achèvement du
PRORIL. En réponse à cette recommandation, les directions compétentes au sein de l’ADERIZ (voir le
Tableau 8.2 , en fait deux (2) directions sur les six (6) que l’agence compte), axées sur les quatre (4)
activités susmentionnées, ont été identifiées, et la structure de répartition du travail (SRT) qui clarifie les
responsabilités a été préparée avec les responsables de l’ADERIZ. En outre, étant donné que les
bénéficiaires du crédit sont divisés en deux groupes, les producteurs et les transformateurs, les divisions
en charge diffèrent suivant qu’il s’agit du crédit intrants ou du crédit achat du paddy.

58
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Tableau 8.2 Divisions compétentes au sein de l’ADERIZ dans les domaines d’activités du projet et
nombre d’employés (au début de la période d’extension)

Crédits Mécanisation de Crédit


Plateforme Promotion
intrants agricoles la riziculture achat du paddy
Direction appui à la
Division Direction appui à la production
valorisation
Nombre
8 personnes 4 personnes
d’employés
En outre, des mesures ont été prises afin d’encourager une meilleure synergie des actions, en
organisant régulièrement (Une fois par trimestre) des groupes de travail technique comprenant
l’ADERIZ, le MINADER et le bureau de la JICA qui se tenaient de manière irrégulière, et en mettant en
œuvre activement des réunions sur l’état d’avancement des activités rassemblant les responsables à
Yamoussoukro et Abidjan.

8.5.2 Obtention des budgets de la partie ivoirienne pour le projet

En ce qui concerne les budgets de la partie ivoirienne pour le projet, en octobre 2013, avant le
démarrage du PRORIL, il avait été convenu avec l’organisme d’exécution d’alors que 500 millions de
FCFA seraient mis à disposition sur cinq (5) ans. Cependant, les efforts de l’Unité de Gestion du Projet
composée de la partie ivoirienne et de la partie japonaise et les considérations du gouvernement ivoirien,
dans lequel le MINADER, qui est l’organisme responsable du projet qui joue un rôle central, ont permis
une augmentation importante du budget. Bien que la période du projet ait été prolongée d’environ un (1)
an, eu égard au coût du présent projet, un total d’environ 800 millions de FCFA, ce qui est bien supérieur
au budget convenu initialement, a été approuvé par le gouvernement ivoirien sur une période de six (6)
ans, de février 2014 à décembre 2019, et environ 760 millions de FCFA auront été mis en œuvre d’ici le
mois de décembre 2019.

Le budget réservé par le gouvernement ivoirien a été utilisé pour couvrir l’organisation des CCC,
les frais de gestion du projet tels que les frais de gestion et de maintenance du bureau, ainsi que pour
confier l’organisation des formations à l’ANADER, mettre en œuvre les activités de promotion du riz
local et réaliser l’étude de marché relative à la compétitivité du riz local en coopération avec
l’ADERIZ.

Le ministère pour la Promotion de la Riziculture, créé en septembre 2019, et l’ADERIZ, qui est
l’organisme d’exécution, joueront un rôle central dans l’obtention d’un budget permettant d’assurer de
façon pérenne les activités après l’achèvement du projet,et la même diligence et la même attention dont
ont respectivement fait preuve l’UGP et le MINADER au cours de la mise en œuvre du PRORIL sont
attendues d’eux.

Tableau 8.3 Montant du budget approuvé et montant du budget exécuté par la partie ivoirienne
pour le projet (unité : millions de FCFA)

Années 2014 2015 2016 2017 2018 2019 Total


Montant du budget 50 50 200 200 200 100 800
approuvé
Montant du budget 50 50 170 199 193 97 759
exécuté

59
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 9 Leçons tirées des activités du projet


9.1 Plateforme

9.1.1 Forme et système de gestion attendus à l’avenir pour l’inclusion progressive des parties
prenantes

Comme indiqué au chapitre précédent,


le PRORIL a proposé et soutenu la
création d’une plateforme par le biais
d’activités mises en œuvre par les parties
prenantes dans la zone cible contribuant à
la motivation intrinsèque. D’autre part,
les activités parmi les parties prenantes
dans la zone cible se sont poursuivies en
tenant compte de l’absence d’un leader de
pôle, de la dispersion des producteurs à
l’intérieur de la zone et de la disparité de
la motivation à produire et des
compétences, de la concentration des
transformateurs et des distributeurs dans
les villes comme Yamoussoukro, Bouaké,
etc., et du nombre limité dans la zone des
entrepreneurs du privé en mesure de
fournir des services de labour. En ce qui
concerne la conclusion des contrats entre
les parties prenantes, il est jugé
souhaitable d’accorder de l’importance
aux contrats « aval-amont », même au
Figure 9.1 Forme de la plateforme, visée par le niveau local, et de les inclure
PRORIL progressivement tout en visant une
expansion lente. La plateforme que vise le
PRORIL est présentée à la Figure 9.1.

En outre, prenant en considération l’évolution des besoins liés à la consommation de riz local en
zones urbaines, confirmée par les activités du Résultat 4, et l’émergence de distributeurs de riz local
orientés sur le marché concerné, il est devenu évident que la création d’un réseau avec des zones
métropolitaines même en dehors la zone cible du PRORIL serait efficace pour promouvoir la conclusion
de contrats entre parties prenantes.

D’autre part, en ce qui concerne le nombre de réunions de la plateforme, le calendrier des cycles de
culture dans les périmètres irrigués et les périmètres non irrigués différant grandement, il arrive, suivant
la zone de production, que des décalages se produisent dans les deux (2) cycles culturaux annuels en
raison de l’instabilité climatique avec la sécheresse, des pluies diluviennes, etc. pendant la période de
mise en œuvre. Il est difficile de fixer le calendrier de réunion des membres de la plateforme alors que
tous les producteurs sont extrêmement occupés toute l’année sans interruption en raison du décalage des
cycles de culture. Outre les deux (2) réunions de la plateforme dans la première moitié et la deuxième
moitié du deuxième cycle de culture entre juin et décembre, il a pu être confirmé qu’en fait les groupes
de producteurs et les transformateurs membres de la plateforme se rencontraient à plusieurs reprises
dans les locaux et en dehors du PRORIL. Il y a également des visites directes des représentants de
producteurs auprès des usiniers ou des des demandes de renseignements fréquentes de la part des
transformateurs au bureau PRORIL.

60
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Si la situation permet la mise en plant de chaque cycle cultural dans le périmètre irrigué permettant
deux cycles de cultures, la tenue de 4 réunions de plateforme par an qui correspond à l’indicateur
pourra être considérée comme assurée. Le crédit commercialisé par la COOPEC pourra ainsi être géré
de manière suffisante par l’intermédiaire de la plateforme.

En ce qui concerne le modèle de mise en œuvre de la SNDR en dehors de la zone cible du PRORIL,
selon les dires, la majorité des leaders de pôle ne rempliraient pas les fonctions prévues au moment
donné, et ne poursuivraient pas les activités après la création de nombreuses plateformes.
Ceci est probablement dû au fait que les activités des plateformes dans le modèle de mise en œuvre
sous-entendaient l’existence et les initiatives des leaders de pôle. Les leaders de pôle étant en
définitive inexistants au sein du PRORIL, les plateformes ont été constituées en donnant la priorité à
l’égalité et à l’initiative de plusieurs parties prenantes, et en apportant un soutien à la promotion des
cultures contractuelles tout en tenant compte des initiatives de chaque partie prenante, afin de
permettre l’établissement de liens entre eux et l’élargissement de leur réseau (Figure 9.2).

Services de
Crédit
mécanisation
・・・ (résultat 3) Contrats de ・・・
(résultat 3)
(Autres production de (Autres
éléments) paddy éléments)

Les conditions communes pour l‘indicateur 1-4 du résultat 1


Planification et sont partagées par les acteurs
évaluation
Mini-rizeries qui
Groupes de Demi-grossistes
font l‘achat du
Leçons apprises et producteurs ayant une
paddy et la
réponses futures participants marque
prestation

Plateforme du PRORIL
Figure 9.2 Concept de plateforme multi-acteurs visée par le PRORIL

En outre, la création et l’élargissement du réseau des parties prenantes impliquant un risque


financier pour eux et le risque de perdre la confiance des autres acteurs, des activités pour réduire ou
prévenir ces risques, telles que la mise en place d’un système de crédit que nous expliquerons
ultérieurement, ou le renforcement du système de multiplication des semences, ont été testées et mises
en œuvre de manière simultanée. Ces activités adaptées à la situation réelle de chaque partie prenante
permettent de garantir la pérennité des plateformes.
Un mécanisme qui permettrait à la plateforme de continuer à fonctionner dans les faits en tant que
centre névralgique plutôt que de se réunir dans une salle, sans attacher d’importance à la dépendance de
parties prenantes spécifiques ou au cadre en tant qu’organisation, a été expérimenté par le PRORIL, et a
donné certains résultats. Toutefois, il est essentiel que la division compétente au sein de l’ADERIZ qui
met en place le modèle de mise en œuvre de la SNDR hérite des fonctions de ce centre névralgique après
l’achèvement du PRORIL (voir Figure 9.3). Par ailleurs, pour réduire et prévenir les risques encourus
par les parties prenantes au moment du lancement de la plateforme et pour garantir sa pérennité, il est
indispensable que le gouvernement ivoirien procède à une aide afin d’assumer les risques encourus par
les institutions financières au cours de la phase d’expérimentation pour mettre en place le système de
crédit, telle que la prise en charge du fonds de garantie de manière temporaire, comme l’a fait le
PRORIL, puis de se retirer progressivement pour laisser les parties prenantes s’en charger.

61
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

PRORIL Un système attendu à l'avenir

 Division en charge au sein de l’ADERIZ


Membres du PRORIL
 Personnel MPR
Demande / consultation
Le soutien de soutien à l'initiative Le soutien
des dirigeants de la PF
Préparation, fonctionnement et Préparation, fonctionnement et
progrès des réunions progrès des réunions
Envoyer des invitations Préparation Préparation du Envoyer des invitations Préparation Préparation du
aux parties prenantes du lieu procès-verbal aux parties prenantes du lieu procès-verbal

Mini-rizeries qui Demi-


Groups de
Mini-rizeries qui Demi- font l‘achat du grossistes
Groups de producteurs
font l‘achat du grossistes paddy et la ayant une
producteurs participants
paddy et la ayant une prestation marque
participants = propriétaire de
prestation marque = propriétaire de = propriétaire
la PF
la PF de la PF

Plateforme du PRORIL Plateforme


Non-respect des engagements /
Participation volontaire
perte d'intérêt

Groups de Transfomateurs Groups de Transfomateurs


producteurs non non participants producteurs non non participants
participants Groupes de participants Groupes de
producteurs Distributeurs producteurs Distributeurs
retirés non participants retirés non participants

Figure 9.3 Système de gestion de la plateforme expérimentée par le PRORIl et système de


gestion attendu à l’avenir

9.2 Formation

9.2.1 Formation des vulgarisateurs

Les vulgarisateurs de l’ANADER n’étant pas toujours fiables malgré leur proximité des producteurs,
plutôt que de dépendre entièrement de leurs capacités, il est plus efficace d’impliquer des producteurs
clés dans le domaine de la dissémination sur chaque site où est intervenu le PRORIL et d’utiliser
activement la dissémination des techniques d’acteurs privés tels que les commerçants de machines et
d’équipements agricoles, etc. Le modèle de formation sur le terrain ayant recours aux parcelles de
démonstration par le biais des vulgarisateurs de l’ANADER n’ayant pas suffi à éveiller une motivation
réelle chez tous les producteurs, il fallait apporter de manière satisfaisante les conditions nécessaires afin
que les connaissances des producteurs clés sélectionnés comme participants à la formation du Centre du
PRORIL soient partagées avec les producteurs appartenant aux autres groupes. La formation sur le
terrain (Champ d’école) peut par exemple être mise en œuvre non pas par les vulgarisateurs, mais par
les stagiaires du centre, les vulgarisateurs les suppléant en cas de besoin.

En ce qui concerne les opérateurs de machines agricoles sur les sites cibles, même à la fin de la
formation, la fonction de diffusion n’est pas assurée, et les considérations vis-àvis de l’environnement
de production, tel que l’ordre des mises en culture, ou les périodes de labour (en fonction de la
disponibilité en eau, etc.) ont été négligées. Cependant, ceci n’est pas un problème spécifique aux
activités du PRORIL. Il existe en effet de nombreux cas dans lesquels les effets des formations sur le
terrain ne sont pas mis en pratique faute de disposer de motoculteurs et de décortiqueuses, et ceci
également dans d’autres projets. Étant donné que les machines agricoles telles que les machines à
repiquer le riz et les engins de récolte ne sont pas adaptées au nivellement des rizières irriguées en Côte
d’Ivoire, il est essentiel d’aménager les infrastructures de base, y compris les conditions des parcelles et
les conditions d’utilisation de l’eau, indispensables à la mécanisation. Bien que l’intervention du secteur
privé concernant l’approvisionnement en intrants agricoles, la formation pratique, et la vente de
motoculteurs soient observées, une amélioration des capacités de labour et une expansion quantitative

62
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

principalement pour le travail de la terre sont essentielles pour le développement de la riziculture.

L’utilisation et la gestion des machines ainsi que les techniques de traitement post-récolte n’ont pas
été prises en compte dans les formations sur le terrain. Outre le fait que les machines agricoles pouvant
être utilisées sont insuffisantes, les activités des vulgarisateurs de l’ANADER se limitent aux techniques
rizicoles, et il est nécessaire de mettre en place un système dans lequel l’ADERIZ joue un rôle central en
tant qu’organisme d’exécution. Cependant, l’ADERIZ n’étant qu’un organisme gouvernemental
fournissant des services publics, il serait préférable de lui donner le rôle de facilitateur entre les
entreprises privées et les producteurs sur le terrain (encouragement du pouvoir économique privé), car
c’est le secteur privé qui produit, commercialise et possède le matériel agricole.

La fiche technique plastifiée pour la formation sur le terrain est simple, légère et solide, mais, avec
l’inclusion d’instructions, son efficacité et potentiel d’utilisation augmenteront davantage.

9.2.2 Production de semences de riz

Il est difficile d’affirmer que le système actuel de production de semences en Côte d’Ivoire à l’heure
actuelle fonctionne suffisamment bien. La zone sous la responsabilité des inspecteurs et contrôleurs des
semences ayant été affectés est non seulement trop vaste, mais les cultures cibles sont multiples, pas
exclusivement rizicoles. En outre, en raison des insuffisances budgétaires, les activités sont restreintes.
Par conséquent, la mise en œuvre dans le cadre du présent projet de la formation technique consacrée à
la production de semences, en sélectionnant des producteurs motivés dans la zone cible et de
l’évaluation post-formation parallèle a permis de mettre en lumière les problèmes rencontrés dans les
activités de production des producteurs (détermination du résultat de la formation et de leur pérennité) et
dans la production de semences (le taux de germination des semences de base achetées est faible, elles
comportent des variétés différentes et il n’y a pas de débouché pour les vendre, etc.) après la fin de la
formation, ce qui constitue un résultat particulièrement significatif et utile en ce qui concerne l’étude des
problèmes. Un total de 26 producteurs ont participé à l’ensemble des trois formations proposées et se
sont montrés très actifs dans la production de semences.

Le défi qui reste à relever concerne le marché des semences. Même si des semences de qualité sont
produites pour les riziculteurs, s’ils n’achètent pas et n’utilisent pas ces semences pour la culture à
proprement parler, la production de ces semences ne peut pas se poursuivre. Les évaluations
post-formation réalisées jusqu’à présent ont montré que l’ADERIZ et les grands exploitants achetaient
ces semences aux riziculteurs par le biais de contrats de production de semences, mais que ces semences
n’étaient pas encore disponibles sur le marché des semences à l’échelle nationale. Elles ont également
révélé qu’un grand nombre de producteurs ne savaient pas où ils pouvaient apporter les semences qu’ils
avaient produites pour les vendre. L’emplacement et l’achalandage du marché aux semences sont des
enjeux importants pour la promotion de la riziculture dans le pays à l’avenir.
Certains producteurs nous ont informés qu’une partie des distributeurs de semences disposent de
débouchés pour vendre dans les pays voisins tels que le Burkina Faso les semences qu’ils ont achetées
aux producteurs, mais ceci reste très limité. Étant donné que les semences de riz se dégradent
facilement lorsqu’elles sont conservées dans un environnement chaud et humide, il est préférable que
le lieu de production et le lieu de consommation des semences soient proches. Par conséquent, la
solution à mettre en œuvre jusqu’à la création d’un vrai marché aux semences serait de former des
producteurs de semence capables de créer des centres de production au niveau communal pour
multiplier les semences de qualité, tout en les distribuant à un prix adéquat.

9.3 Crédit

9.3.1 Système de crédit pour financer l’achat des intrants agricoles

Le remboursement du crédit est influencé par l’intérêt que portent les producteurs (débiteurs) à la

63
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

bonne gestion agricole, et l’installation ou l’absence d’un système d’irrigation fonctionnel. La question
de savoir si l’eau pour l’irrigation sur les sites bénéficie d’un contrôle et d’une bonne gestion est le
critère le plus important pour la sélection des utilisateurs du crédit intrants. Dans les rizières où le
système d’irrigation ne fonctionne pas ou dans les rizières pluviales, l’immersion du riz n’est pas
possible en temps opportun, ce qui nuit au développement des plants, entraîne le flétrissement du riz et
une réduction des revenus.

En plus, étant donné que le système de crédit intrants est également un outil d’identification des
producteurs professionnels à travers l’avance du dépôt de garantie au moment de la demande, et
l’examen réalisé par l’institution financière sur la crédibilité,et sur la performance de remboursement
d’un crédit dans le passé,il servira également à évaluer leur honnêteté en exploitation agricole lorsque
les transformateurs et les commerçants envisagent un contrat de production avec des producteurs.

La coexistence d’aides du secteur public telles que les mécanismes de crédit et les programmes de
subvention de matériel agricole, etc. dans une même zone représentant une menace au développement
durable du système de crédit, il est nécessaire de limiter les bénéficiaires des aides du secteur public aux
agriculteurs les plus vulnérables économiquement. Eu égard à l’établissement de biens constitués en
garantie, étant donné que des évaluations ne peuvent pas être effectuées en milieu rural, il serait
souhaitable de recourir à un système de garantie solidaire. En outre, de nombreux producteurs ayant
exprimé le souhait que le crédit soit appliqué au paiement des services de labour, il sera nécessaire à
l’avenir d’examiner un élargissement de l’application du crédit. Le crédit intrants n’est pas un outil à
mesure, à lui seul, de contribuer directement à la promotion du riz local. Il est nécessaire d’améliorer les
techniques culturales et la gestion des producteurs, d’organiser les producteurs sains, et d’avoir un
marché stable établi par le fait du bon fonctionnement d’autres secteurs de la chaîne de valeur
(transformateurs et commerçants).

La durée de culture (4 à 6 mois) et la faiblesse de la rentabilité de la riziculture pour la consommation


par rapport au cacao ou à la noix de cajou ne permettront pas de garantir la rentabilité et la pérennité d’un
crédit pour un type de culture unique. Il serait donc plus utile de développer des produits de crédit
adaptés à des cultures combinant des plantes permettant d’obtenir des bénéfices constants pendant
plusieurs années, telles que le cacao ou les noix de cajou, ou des plantes dont la durée de culture est
courte et permet de faire des bénéfices rapidement tels que les légumes, ce qui permettra également de
contribuer à la réduction des risques pour l’institution financière.

9.3.2 Système du crédit achat du paddy

Étant donné qu’il existe des différences individuelles dans la capacité des transformateurs à collecter
le paddy et dans la capacité d’achat en gros de riz blanchi, il est essentiel d’utiliser des approches de
création d’un système d’approvisionnement stable en paddy, en mettant en place un lieu de dialogue
entre industries par le biais des plateformes, tout en ayant recours au crédit. Par ailleurs, tout comme le
crédit intrant, la pérennité du système risque d’être problématique si son financement dépend de l’aide
du gouvernement ou des bailleurs de fonds.

Il est important de pouvoir fournir des crédits en fonction de la période d’approvisionnement en


paddy (du début août au mois de janvier), afin que les transformateurs puissent utiliser efficacement les
fonds provenant du crédit. De décembre à juin, la distribution de paddy est à un niveau faible, et il y a un
risque que le crédit soit détourné pour l’achat d’autres cultures (par ex. noix de cajou, etc.). Cependant,
dans le mécanisme expérimenté avec le PRORIL, les autres activités ne pouvant pas être supprimées, il
sera nécessaire de prendre des mesures.

Une mesure dont l’étude est envisageable serait par exemple de ne pas verser l’argent du crédit aux
transformateurs pour les empêcher de l’utiliser dans un autre but que l’achat de paddy. La procédure
de financement envisagée pour le système de crédit est indiquée ci-dessous.

64
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

1. Fourniture d’un financement direct aux transformateurs d’un montant correspondant à 10% du
montant du crédit pour couvrir les frais de transport du paddy et autres frais divers.
2. Livraison du paddy aux transformateurs par les producteurs.
3. Paiement du paddy aux producteurs par l’institution financière.
4. Remboursement du prix du paddy et des intérêts à l’institution fiancière par les transformateurs
après la commercialisation du riz transformé.

Institution
financière
1. 10% du 4. Prix du paddy 3. Paiement
montant du + intérêts du paddy
crédit

2. Livraison
Transformateurs du paddy Producteurs

Si le système de crédit indiqué ci-dessus fonctionne, le montant du crédit directement fourni aux
transformateurs sera limité à 10 %, ce qui empêchera l’utilisation du crédit dans un autre but.

Le remboursement mensuel du crédit qui commence pendant la période d’activité des transformateurs
étant un facteur qui réduit les fonds disponibles pour l’achat du paddy et freine l’activité des
transformateurs, des mesures pour la gestion du système de crédit à l’avenir seront nécessaires. Nous
avons indiqué ci-dessous des propositons de mesure pouvant être mises à l’étude.
1. Remboursement en une fois après la fin de l’usinage du riz.
2. Passer d’un remboursement mensuel du crédit à un remboursement tout les 2 mois ou tous les 3
mois.
3. Remboursement mensuel du crédit, mais adoption d’un tarif progressif de façon à ce que les
échaéances soient moins élevées après le début de la période de transformation du riz et plus
élevées au moment pic de la transformation du riz.

En ce qui concerne les propositions 1 et 2, elles induisent un risque plus important pour l’institution
financière en matière de remboursement, ainsi qu’une faible liquidité des fonds, ce qui les rend
difficiles à adopter. À ce sujet, la proposition 3, dont la progressivité à appliquer devra être étudiée,
permettrait d’une part aux transformateurs de rembourser leur crédit en fonction de leur chiffre
d’affaires, et d’autre part à l’institution financière de réduire les risques liés au remboursement en lui
permettant de récupérer chaque mois une petite partie du montant du crédit pendant la période de
remboursement, ce qui permet de penser qu’elle constituerait un système de crédit plus facile à
adopter,

65
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

9.3.3 Système de crédit pour la chaîne de valeur du riz local

La proposition finale du « système de crédit de la chaîne de valeur du riz local » que de nombreuses
institutions financières privées peuvent appliquer dans le cadre du PRORIL a été formulée sur la base
des résultats des essais des deux (2) systèmes de crédit susmentionnés.

Figure 9.4 Système de crédit pour la chaîne de valeur du riz local dans la proposition du PRORIL

Lors de la préparation de la proposition finale, les principes suivants ont été énoncés :
・ Gestion par le secteur privé
・ Système reposant sur des contrats entre les acteurs
・ Système de crédit pour les professionnels
・ Système sûr évitant des prêts en espèces aux utilisateurs de crédits
・ Système de crédit pour les producteurs de riz irrigué
・ Clarification des responsabilités des bénéficiaires des prêts
・ Système de crédit intégré à une plateforme

Outre le fait que le crédit pour les producteurs et le crédit destiné aux transformateurs sont
organiquement liés, l’introduction d’un crédit permettant aux commerçants d’acheter du riz blanchi est
également envisagée. Le système de crédit de la chaîne de valeur du riz local est exécuté par la COOPEC
depuis 2019, mais étant donné que le bilan de ces crédits complets est encore faible, il est jugé nécessaire
d’examiner une coopération, après avoir recueilli de nombreux avis en accumulant les performances des
activités de crédits de chaque division.

9.4 Promotion

9.4.1 Approche de la chaîne de valeur en aval

Afin de s’adapter aux besoins d’un marché en pleine évolution et d’augmenter le volume de ventes, il
est nécessaire de refléter continuellement dans les produits le retour d’information offert par le
consommateur. Pour ce faire, il est important que les distributeurs, c’est-à-dire le maillon le plus proche
des consommateurs, exigent des producteurs et transformateurs, qui sont des acteurs de la chaîne de
valeur en amont, des améliorations de la qualité, et fournissent des produits rizicoles de qualité qui
répondent aux besoins. Dans le cadre du projet, le fait d’identifier les variétés préférées et de fournir

66
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

l’information les concernant par le biais de dégustations, et d’encourager les distributeurs à écouter les
avis et le retour d’information des consommateurs en proposant une formation sur l’amélioration des
produits est une manière d’inciter les distributeurs à exiger petit à petit des producteurs et
transformateurs des améliorations des produits.

En outre, les effets apparaissent également dans les résultats de la sélection des variétés faisant l’objet
d’un contrat lors des cultures contractuelles, et le marché du riz local gagne peu à peu en maturité. Cette
approche en aval est essentielle au développement de la chaîne de valeur, et il est nécessaire également à
l’avenir de promouvoir l’établissement de l’environnement requis, y compris le crédit, les machines
agricoles, les semences de qualité, etc., tout en continuant à agir sur les acteurs en amont, à commencer
par les distributeurs.

9.5 Autre

9.5.1 Assurer la pérennité sur la base du traitement en interne des activités

Les activités du PRORIL ont été traitées en interne au sein de l’ADERIZ, qui est l’organisme
d’exécution, par le biais d’activités et de consultations menées au cours de la période d’extension, et
certains résultats ont été obtenus. Toutefois, avec la réorganisation de l’ONDR en ADERIZ en janvier
2018, et compte tenu de la mise en place d’un nouveau système, tel que la dotation en personnel,
effectuée au cours de la période d’extension du PRORIL, il a été supposé qu’il faudrait un certain temps
pour atteindre une situation de maturité tout en renforçant la structure organisationnelle
gouvernementale pour la promotion de la riziculture. Dans de telles circonstances, le partage des
connaissances avec les autres Partenaires Techniques et Financiers (PTF), en tant que mesure pour le
développement des activités du PRORIL traitées en interne au sein de ladite organisation, dans la
structure organisationnelle limitée, est utile.

Les projets des autres PTF consacrés également à la riziculture et qui interviennent dans la zone
couverte par le PRORIL sont le Projet de Pôle Agro-Industriel dans la région du Bélier:2PAI-Bélier, et
le Programme d’appui au développement des filiales agricoles : PADFA, qui cible une partie de la
région du Gbêkê. Les grandes lignes sont indiquées au tableau suivant.

Tableau 9.1 Grandes lignes des projets des autres PTF qui se superposent au PRORIL telles que
les zones cibles et autres.

2PAI-Bélier PADFA
Zones cibles Région du Bélier Cinq (5) régions de la partie nord : les régions
de la Bagoué, du Poro, du Tchologo, du
Hambol, et du Gbêkê
Récoltes et Riz, maïs, manioc, légumes, porc, poisson Riz, légumes et mangues
produits cibles
Sources de La Banque africaine de développement Le Fonds international de développement
financement (BAD), le Fonds international de agricole (FIDA), le gouvernement ivoirien
développement agricole (FIDA), le
gouvernement ivoirien
Budget Total 80 milliards de FCFA Total 43,8 milliards de FCFA
Durée 5 ans de 2017 à 2021 7 ans de 2018 à 2024
Siège Yamoussoukro Korhogo
Objectifs Contribuer à la sécurité alimentaire et à Améliorer durablement la sécurité alimentaire
l’amélioration nutritionnelle des Ivoiriens et les revenus par le développement agricole
dans la zone cible
Composantes Rénovation des périmètres irrigués, Plateforme multi-acteurs, diffusion des
pouvant tirer renforcement des coopératives agricoles normes de qualité, agriculture contractuelle,
parti des (SCOOP), développement de produits crédit, promotion, techniques de traitement

67
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

2PAI-Bélier PADFA
résultats du financiers, mécanisation de la riziculture, post-récolte / de transformation,
PRORIL agriculture contractuelle aménagement de l’irrigation, multiplication
des semences, stages de formation des
producteurs, renforcement des associations
d’agriculteurs, suivi et évaluation

En particulier, en ce qui concerne le 2PAI-Bélier, qui à l’instar du PRORIL dispose d’un bureau de
projet à Yamoussoukro, les informations sur les périmètres irrigués et les producteurs en possession du
PRORIL, les informations sur le crédit expérimenté / développé par le PRORIL, les exemples de
contrats liés à l’agriculture contractuelle, etc. ont été dans toute la mesure du possible fournis
directement au fur et à mesure de l’état d’avancement des activités afin de contribuer à la mise en
œuvre efficace du projet. Les activités de crédit, les activités de cultures contractuelles, etc. utilisant le
PRORIL comme référence sont également promues dans le cadre de 2PAI-Bélier. Pour ce qui est du
PADFA également, il est nécessaire de fournir les informations recueillies en temps opportun en
tenant compte de l’état d’avancement des activités telles que la participation indirecte par
l’intermédiaire de l’ADERIZ dans un souci d’assurer la pérennité des activités et la diffusion des effets
du PRORIL.

9.5.2 Mise en œuvre de l’évaluation des impacts et leçons apprises

L’institut de recherche de la JICA a mis en œuvre l’étude d’évaluation des impacts de la « deuxième
phase de l’analyse empirique de l’augmentation de la production rizicole en Afrique subsaharienne »
visant les agriculteurs sur huit (8) sites ayant mis en œuvre une formation portant sur les techniques
rizicoles au cours de la deuxième phase (de juin 2015 à janvier 2016) et sur onze (11) sites au cours de la
troisième phase (de juin 2016 à janvier 2017). Pour cette étude, le PRORIL a fourni un soutien à
l’enquête sur le terrain de la mission d’étude des impacts.

En ce qui concerne l’étude des sites de la deuxième phase, la mission d’étude des impacts a divisé de
façon aléatoire les agriculteurs en deux (2) groupes, un groupe dit d’intervention et un groupe dit de
non-intervention, en veillant à ce que le groupe de non-intervention n’obtienne pas d’informations sur le
contenu de la formation de la part du groupe d’intervention, afin de mesurer le plus fidèlement possible
les effets de la formation. Dans la pratique, il était vérifié en notant la présence des agriculteurs par
thème de formation que les agriculteurs du groupe de non-intervention ne participaient pas à la
formation, et que le contenu de la formation n’était pas divulgué aux agriculteurs du groupe de
non-intervention, par le biais d’une enquête supplémentaire remise aux agriculteurs du groupe de
non-intervention.

Le problème posé par la division des agriculteurs en groupes d’intervention et de non-intervention


peut être cité en tant que leçon tirée de l’évaluation d’impact de la deuxième phase. Bien qu’il soit
nécessaire de comparer les deux (2) groupes afin d’évaluer rigoureusement les impacts de la formation,
il a été nécessaire de considérer une atténuation du sentiment d’injustice ressenti par les agriculteurs qui
faisaient partie du groupe de non-intervention en raison du fait que les agriculteurs d’un même site ont
été divisés en groupe d’intervention et groupe de non-intervention. En outre, étant donné que les
agriculteurs répartis entre les deux (2) groupes vivent sur le même site, l’enquête susmentionnée a été
mise en œuvre auprès du groupe de non-intervention afin de s’assurer qu’il n’y avait pas de fuites
d’informations, mais bien que les membres de ce groupe n’aient pas pu suivre la formation, il leur a été
demandé de répondre au questionnaire.

Afin d’éviter une telle situation, en ce qui concerne la classification intervention / non-intervention, il
convient au moins d’examiner la mise en œuvre au niveau d’un même site. Dans ce cas, le sentiment
d’injustice se manifesterait moins à l’intérieur d’un même site, et l’enquête supplémentaire auprès du
groupe de non-intervention n’aurait pas raison d’être. Pour ce faire, il semble envisageable d’adopter des
méthodes consistant par exemple à choisir au hasard des sites à l’étape de la sélection des sites.

68
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

D’autre part, dans le cadre de la troisième phase, l’enquête a été réalisée en ayant recours à la méthode
consistant à accepter la participation des agriculteurs qui souhaitent suivre la formation, sans distinction
stricte entre groupe d’intervention et groupe de non-intervention. Bien qu’il soit considéré que la rigueur
de l’évaluation des impacts ait dans une certaine mesure diminuée, il est jugé que le sentiment
d’injustice entre agriculteurs a pu être atténué. Cependant, les agriculteurs locaux ont tendance à émigrer
relativement fréquemment, et en acceptant la participation des agriculteurs qui le désirent à la formation,
il a été observé que des agriculteurs qui n’avaient pas été confirmés initialement ont commencé à
participer à la formation en cours de route. À l’avenir, il est considéré qu’il faudra examiner également
l’adoption d’une méthode d’enquête qui prend en considération la mobilité des agriculteurs locaux.

Par ailleurs, dans le rapport des résultats de l’étude initiale de la mission d’étude des impacts, il était
indiqué qu’il n’avait pas été possible de confirmer une différence significative dans la participation à la
formation, mais après une analyse menée ultérieurement en augmentant l’échantillonnage et en
modifiant la méthode de vérification, il a été signalé que des manifestations de l’effet de la formation
avaient été confirmées.

9.5.3 Partage des leçons tirées de l’élaboration de la ligne directrice de l’approche du projet

Nous avons élaboré au titre de résultat du projet la ligne directrice de l’approche du projet afin de
faire la synthèse des conseils relatifs à la présentation, à l’évaluation, aux enseignements et à
l’application des approches des activités adoptées par le PRORIL lors du 7e CCC, nous avons discuté
des personnes ciblées par cette ligne directrice, de son contenu, de ses modalités de rédaction et de sa
présentation. Nous nous sommes basés sur ces discussions pour élaborer un avant-projet que nous
avons soumis à des discussions lors des 8e et 9e CCC et en avons réglé les derniers détails. Nous
espérons ainsi que cette ligne directrice pourra servir de référence à l’avenir lors de la mise en œuvre
de projets similaires au PRORIL, que ce soit en Côte d’Ivoire ou ailleurs.
Cet avant-projet de ligne directrice de l’approche du projet a été soumis au 11e CCC et présenté et
distribué lors du séminaire de présentation des résultats organisé par le MPR le 12 décembre 2019, en
présence du MPR, du MINADER, de l’ADERIZ, de l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, de la
JICA, de la BAD, de l’ Agence Française de Développement (AFD), de l’Agence allemande de
coopération internationale (GIZ), du secrétariat de la CARD, de l’AfricaRice, de l’Organisation Inter
Profession Agricole-Riz (OIA-Riz) et des institutions financières privées.
Le résultat et l’évaluation de chaque approche, ainsi que les enseignements tirés et les conseils relatifs
à la gestion du projet qui sont mentionnés dans la ligne directrice ont été résumés dans le document
annexe 4.

69
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

Chapitre 10 Proposition concernant les actions à mettre en œuvre par la


Côte d’Ivoire après l’achèvement du projet
Il est jugé que l’indicateur « Le volume de riz vendu par les groupes ciblés augmente », qui est
l’objectif du projet, a été atteint, comme indiqué au Chapitre 3. Sur la base de cette réalisation, l’objectif
global défini comme étant « Le volume de riz produit dans la zone cible augmente » est atteint. En outre,
afin de parvenir à l’autosuffisance en riz et de convertir la Côte d’Ivoire en pays exportateur de riz par le
biais de la promotion du riz local, les propositions suivantes ont été faites concernant l’aménagement
d’une structure de mise en œuvre des politiques de promotion du riz local, l’utilisation des personnes
concernées par le projet, la révision et la promotion de la SNDR établie en lien avec la deuxième phase
de la CARD, le traitement en interne des effets et des activités obtenus par le biais du projet dans les
institutions ivoiriennes, et les collaborations avec les organismes administratifs locaux et le secteur
privé.

10.1 Aménagement d’une structure de mise en œuvre des politiques de promotion du riz local

La Direction générale de la Planification, du Contrôle des Projets et des Statistiques du MINAGRI a


vu le jour en tant qu’organisme responsable et l’ONDR en tant qu’organisme d’exécution, en février
2014, eu égard au PRORIL. Puis, suite à la réforme organisationnelle, le MINAGRI, initialement
l’organisme responsable du projet, a été réorganisé en MINADER en janvier 2016, et le ministère pour
la Promotion de la Riziculture a été créé en septembre 2019. En outre, l’ONDR, l’organisme
d’exécution, a été réorganisé en ADERIZ en janvier 2018, afin de renforcer ses fonctions de mise en
œuvre de projet.

Le MINAGRI / le MINADER avait/a compétence sur l’agriculture et le développement en général, et


la riziculture faisait simplement partie de leurs responsabilités. Bien que les détails ne soient pas connus,
il est escompté que la promotion du riz local soit au centre des responsabilités du nouveau ministère pour
la Promotion de la Riziculture. En outre, la réorganisation en ADERIZ avait pour but de renforcer les
fonctions requises en tant qu’organisme d’exécution et d’améliorer l’efficacité afin que le pays devienne
autosuffisant en riz et assure sa conversion en pays exportateur de riz, deux objectifs de la SNDR.

Après l’achèvement du projet en 2020, le ministère pour la Promotion de la Riziculture et l’ADERIZ,


qui sont respectivement l’organisme responsable de la réalisation des politiques pour la promotion du riz
local et l’organisme d’exécution, sont les deux roues du même attelage et devraient former un système
de mise en œuvre bien équilibré et fort de son pouvoir d’élaboration des politiques et de leur mise en
œuvre.

10.2 Utilisation des personnes concernées par le projet

Outre le PRORIL, en tant que projets liés à la promotion du riz local, les projets 2PAI-Bélier et
PADFA sont mis en œuvre respectivement par la Banque africaine de développement (BAD) et l’IFAD.
Lors de leur mise en œuvre, comme c’est toujours le cas, une équipe d’experts a été mise en place pour
chacun d’eux, et du personnel du MINADER, etc. y a été affecté. À titre d’exemple, l’Unité de Gestion
du Projet du PRORIL comptait quatre (4) personnes détachées du MINADER, et une (1) personne
détachée de l’ADERIZ, et plusieurs experts de la JICA étaient en poste au bureau du projet à
Yamoussoukro pour mener à bien le transfert technologique et mettre en œuvre conjointement les
activités pendant six (6) années.

Les experts ivoiriens affectés au projet ont par le biais de la mise en œuvre du projet acquis des
connaissances, techniques et expériences diverses et variées, mais une fois le projet terminé il est
supposé qu’ils retrouveront leur poste d’origine et des risques qu’ils soient impliqués dans des tâches
bien éloignées de la promotion du riz local sont réels. Le fait de ne pas utiliser efficacement les atouts
constitués pendant le projet pourrait s’avérer être un gâchis non seulement pour la personne concernée,

70
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

mais également pour le pays. Afin de tirer le meilleur parti des capacités des personnes concernées par le
projet, il serait souhaitable de considérer l’envoi sur un projet dans le cadre de la gestion des ressources
humaines au sein du MINADER et du ministère pour la Promotion de la Riziculture, et de l’utiliser
comme une ressource pour renforcer les capacités et façonner la carrière du personnel.

10.3 Révision et promotion de la SNDR établie en lien avec la deuxième phase de la CARD

Les mesures de promotion du riz local en Côte d’Ivoire sont mises en œuvre sur la base de la SNDR
décidée par le gouvernement le 15 février 2012, et dont l’année cible a été fixée à 2020. Toutefois, avec
en arrière-plan le fait que l’autosuffisance en riz dont l’année cible était 2016 n’a pas pu être atteinte et
que l’ADERIZ a été créée pour renforcer les fonctions de mise en œuvre des politiques, le travail de
révision de la nouvelle SNDR visant des objectifs fixés à 2030 est en cours depuis 2019. Prenant
également en considération le fait que le ministère pour la Promotion de la Riziculture qui supervise les
politiques rizicoles a été nouvellement créé en septembre 2019, la révision de la SNDR est devenue une
question urgente.

D’autre part, lors de la quatrième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de


l'Afrique (TICAD 4) qui s’est tenue en mai 2008, la Coalition pour le développement du Riz en Afrique
(CARD) présentée conjointement par la JICA et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique
(AGRA) a atteint l’objectif qui était le sien en doublant en dix (10) ans le volume du riz produit en
Afrique subsaharienne. En réponse à cette réalisation, le lancement de deuxième phase de la CARD,
dont l’objectif est de doubler le volume de la production d’ici 2030, a été annoncé à l’occasion de la
TICAD 7 qui s’est tenue en août 2019. La Côte d’Ivoire est devenue l’un des pays prioritaires de la
CARD, et en lien avec les efforts de la deuxième phase, il est nécessaire d’achever rapidement le travail
de révision de la SNDR ayant comme année cible 2030, visant une promotion efficace.

10.4 Traitement en interne des résultats obtenus dans le cadre du projet et des activités dans les
institutions ivoiriennes

Diverses activités ont été mises en œuvre dans le cadre du PRORIL en tirant parti du savoir-faire et
des réseaux des acteurs du secteur privé et l’efficacité de ces activités a été démontrée. Parmi ces
activités on peut citer :

 La mise en place d’une plateforme grâce à la motivation des parties prenantes ;

 La production de semences de qualité par les agriculteurs eux-mêmes, afin de remédier à


l’absence d’un circuit de production et de distribution de semences :

 La mise en place d’un système de crédit pour permettre aux acteurs de la chaîne de valeurs du riz
local d’acheter des intrants agricoles ou du paddy ;

 Le développement et la promotion des produits par les producteurs, les transformateurs et les
distributeurs de manière à répondre aux besoins des consommateurs en aval de la chaîne de
valeur.

Cependant, l’efficacité des activités n’a été démontrée que dans les régions du Bélier et du Gbêkê, les
régions cibles du travail du PRORIL. Afin de développer les activités de promotion du riz local dans
toute la Côte d’Ivoire, plutôt que de promouvoir des activités ciblant une zone spécifique par le biais de
projets individuels tels que le PRORIL, le 2PAI-Bélier, et le PADFA, il est nécessaire que le nouveau
ministère pour la Promotion de la Riziculture et l’ADERIZ, qui est l’organisme d’exécution de la SNDR,
traitent en interne et développent activement les résultats obtenus et les activités comme étant leur

71
Projet de promotion du riz local en République de Côte d’Ivoire (PRORIL)
Rapport d’achèvement du projet

fonction première. À cette occasion, le ministère pour la Promotion de la Riziculture et l’ADERIZ sont
non seulement tenus de mettre en œuvre leurs propres projets, mais également de coordonner les zones
cibles, le contenu des activités, etc. des projets de divers organismes d’exécution, y compris les
donateurs et bailleurs de fonds, et de réaliser les fonctions d’ajustement afin de maximiser / d’optimiser
les effets.

10.5 Collaborations avec les organismes administratifs locaux et le secteur privé

Il est essentiel d’utiliser les ressources locales pour la promotion des opérations journalières dans tout
les pays dans le cadre du développement des activités de promotion du riz local et de la réalisation des
fonctions d’ajustement des différents projets par le ministère pour la Promotion de la Riziculture et
l’ADERIZ, en tant que fonction première. Les agences administratives locales de l’ADERIZ sont
limitées aux zones qui concentrent une partie de ses activités, et il y a des limites à leurs fonctions en
matière de mise en œuvre et de coordination du travail à l’échelle nationale. Les agences administratives
locales du ministère pour la Promotion de la Riziculture pour compléter les activités de l’ADERIZ à
l’échelle nationale n’ont pas encore été confirmées, mais le fait de coopérer avec les Directions
Régionales de l’agriculture, qui sont les antennes du MINADER, les agences administratives locales de
l’ANADER, de l’OCPV, etc., et les organismes administratifs locaux au niveau régional et
départemental, de réunir et d’utiliser leurs organisations et ressources humaines seraient considérer
comme efficace.

En outre, en ce qui concerne les activités liées à la promotion du riz local, le gouvernement central et
les organismes administratifs qui mettent en œuvre les activités ont jusqu’à présent joué un rôle central
en ayant recours à leurs propres ressources, mais, suivant le domaine des activités, le savoir-faire des
parties prenantes à l’intérieur de la Côte d’Ivoire n’a pas toujours été déployé. En particulier, en ce qui
concerne le développement de produits financiers dans le secteur rizicole, l’utilisation efficace des
intrants agricoles, la vente et l’entretien des machines agricoles, etc., étant donné que le secteur privé
concentre davantage d’informations et ressources humaines que les organismes gouvernementaux, lors
de la promotion des services, il est nécessaire de coopérer avec le secteur privé et d’utiliser les
ressources qu’il détient. Étant donné qu’il y a des résultats qui mettent en évidence des coopérations
avec des organismes privés principalement au cours de la deuxième moitié de la période de mise en
œuvre du PRORIL, après l’achèvement du projet, il sera urgent que l’ADERIZ joue un rôle central et
accélère les coopérations et les initiatives dans ce sens.

72
ANNEXE
Réalisations de la formation

Formation
Date Nombre de
Année Thème de la formation Participants cibles Remarques
De À participants
(Riziculture/ session1) 29 JUL 2014 01 AOÛT 16 Agents de vulgarisation
(Riziculture/ session2) 19 AOÜT 2014 16 (ANADER), Producteurs,
(Riziculture/ session3) 2014 22 AOÛT 15 direction régionale de
04 DEC 2014 2014 l'agriculture-Bélier, ONDR
05 DEC 2014
(Machines agricoles / session1) 30 JUL 2014 31 JUL 2014 16 Agents de vulgarisation
(Machines agricoles / session2) 20 AOÛT 21 AOÛT 16 (ANADER), Producteurs,
(Machines agricoles / session3) 2014 2014 15 direction régionale de
2014 05 DEC 2014 05 DEC 2014 l'agriculture-Bélier, ONDR
(Organisation) 11 AOÛT 13 AOÛT 11 Agents de vulgarisation
2014 2014 (ANADER), Producteurs,
direction régionale de
l'agriculture-Bélier, ONDR
(Formation in situ par ANADER) 04 AOÛT 31 DEC 2014 15 Producteurs (Zatta et Yabra) Réunion uniquement, pas
2014 de formation pratique
(Machines agricoles) 16 SEP 2014 19 SEP 2014 2 Opérateurs (Zatta & Yabra) Suivi inclus

Annexe1-1
(Production de semences) 05 FEV 2015 05 FEV 2015 18 Direction de l'Agriculture-Bélier, Appui supplémentaire
ONDR, vulgarisateurs
(ANADER) , Producteurs
(Machines agricoles / session1) 12 MAI 2015 15 MAI 2015 17 Producteurs de la région de
Bélier, Agents de vulgarisation
(ANADER) , Opérateurs de
machines
18 MAI 2015 21 MAI 2015 16 Producteurs de la région de
2015 Gbêkê, Agents de vulgarisation
(ANADER), Opérateurs de
machines
(Riziculture/ session2) 26 MAI 2015 29 MAI 2015 11 Agents de vulgarisation
(ANADER)
(Récolte et post-récolte / session3) 15 SEP 2015 18 SEP 2015 16 Producteurs, vulgarisateurs
(ANADER)
(Organisation / session4) 19 MAI 2015 21 MAI 2015 17 Producteurs, vulgarisateurs
(ANADER)
ANNEXE 1
Date Nombre de
Année Thème de la formation Participants cibles Remarques
De À participants
(Formation in situ par ANADER) JUIN 2015 JANV 2016 634 8 sites d'Producteurs Une moyenne de 90
Producteurs par site
excepté Bepo
(Usiniers) 13 OCT 2015 16 OCT 2015 18 Usiniers
(Production de semences) 26 JANV 2016 28 JANV 2016 13 Producteurs, inspecteur et Appui supplémentaire
contrôleurs semenciers
(Machines agricoles / session1) 02 MAI 2016 06 MAI 2016 18 Agents de vulgarisation
(ANADER), Producteurs de la
région de Bélier
09 MAI 2016 13 MAI 2016 15 Agents de vulgarisation
(ANADER), Producteurs de la
région de Gbêkê
(Riziculture/ session2) 31 MAI 2016 03 JUIN 2016 17 Agents de vulgarisation
(ANADER), Producteurs de la
région de Gbêkê
07 JUIN 2016 10 JUIN 2016 19 Agents de vulgarisation
(ANADER), Producteurs de la
région de Bélier

Annexe1-2
(Récolte et post-récolte / session3) 27 SEP 2016 30 SEP 2016 16 Agents de vulgarisation
2016
(ANADER), Producteurs des
régions de Bélier et de Gbêkê
(Organisation / session4) 17 MAI 2016 20 MAI 2016 18 Producteurs de la région de
Bélier
23 MAI 2016 26 MAI 2016 15 Producteurs de la région de
Gbêkê
(Formation in situ par ANADER) JUIN 2016 - - 11 sites d'Producteurs
Séminaire 12 JUL 2016 - 28 MINADER, ONDR, ANADER,
(Prestataires de service mécanisé) Revendeur de machines
agricoles / réparateurs,
asso ,
usiniers, prestataires de
service de labour,
coopératives, investisseurs
individuels
ANNEXE 1
Date Nombre de
Année Thème de la formation Participants cibles Remarques
De À participants
(Distributeurs) 25 OCT 2016 28 OCT 2016 14 Usiniers, distributeurs,
détaillants, association des
distributeurs
(Production de semences) 24 JANV 2017 26 JANV 2017 9 Producteurs de 6 sites de la 3me Un inspecteur semencier
phase de la DRA a participé en
tant qu'assistant du
formateur.
(Organisation / session4) 14 FEV 2017 17 FEV 2017 20 Représentants de groupements 2 administrateurs et 1
Renforcement des capacités des de producteurs (1) gestionnaire par groupe (7
groupements des producteurs groupes)
(Ahines agricoles / session1) 15 MAI 2017 19 MAI 2017 24 Opérateurs et gestionnaires de Le module 1 a été conduit
-Module 1: utilisation et entretien des machines de 12 sites de la par GIA (fournisseur privé
machines agricoles 4ème phase de machines agricoles) et
- Module 2: Gestion technique et le module 2 par CFMAG.
financière du matériel agricole
(Riziculture/ session2) 22 MAI 2017 26 MAI 2017 24 Producteurs de 12 sites de la Tous les modules ont été
- Module 3: Généralités sur la 4ème phase conduits par CFMAG, mais
technologie de la riziculture le module 6 a servi à deux
- Module 4: Préparation et réalisation de de

Annexe1-3
2017
pépinière présenter certains de leurs
- Module 5: Aménagement de la rizière produits (CALLIVOIRE et
- Module 6: Entretien et protection de la AF-CHEM).
production rizicole
- Module 7: Opérations de récolte et
post-récolte
(Formation in situ par ANADER) JUIL 2017 JANV 2018 232 10 sites de producteurs de la Nombre de participants
4ème phase motivés pour les activités
de groupe.
(Récolte et post-récolte / session3) 20 SEP 2017 23 SEP 2017 19 Agents de vulgarisation
- Module 7: Opérations de récolte et (ANADER) et Producteurs de
post-récolte 11 sites de la 4ème phase
- Module 8: Utilisation et entretien des
équipements de récolte et post-récolte
(batteuse)
ANNEXE 1
Date Nombre de
Année Thème de la formation Participants cibles Remarques
De À participants
(Production de semences) 18 DEC 2017 20 DEC 2017 Producteurs de 6 sites de la L'inspecteur semencier de
8 4ème phase la DRA a participé en tant
qu'assistant du formateur.

Formation au Japon
Date Nombre de
Année Nom du cours Participants cibles Remarques
De À participants
2015 Politique de développement du riz 24 AOÛT 04 SEP 2015 2 Homologues ivoiriens de
2015 PRORIL
2016 Politique de développement du riz 19 APR 2016 27 APR 2016 3 Conseiller technique et
Directeur du MINADER, et
Directeur Général d'ADERIZ
2019 Politique de développement du riz 21 AOÛT 01 SEP 2019 5
2019 homologues ivoiriens de
PRORIL

Atelier

Annexe1-4
Date Nombre de
Année Nom du cours Participants cibles Remarques
De À participants
Atelier de lancement des activités de 30 MAI 2017 21 Agents de vulgarisation Revue des activités,
renforcement des capacités des (ANADER) qui travaillent dans principalement celles de
bénéficiaires de PRORIL en 2017 les régions du Bélier et du 2016
Gbêkê.
(Promotion) 20 JUL 2017 17 Producteurs, usiniers et
Élaboration du plan de promotion du riz distributeurs de la région du
local Bélier et du Gbêkê, ONDR,
2017
MINADER
(Promotion) 29 SEP 2017 6 Distributeurs de la région du
Préparation de l'activité de promotion Bélier et du Gbêkê.
(Caravane et dégustation)
(Promotion) 26 OCT 2017 4 Distributeurs de la région du
Réflexion de l'activité de promotion Bélier et du Gbêkê.
(Caravane et dégustation)
ANNEXE 1
Date Nombre de
Année Nom du cours Participants cibles Remarques
De À participants
(Promotion) 31 JANV 2018 8 Distributeurs de la région du
Orientation pour l'activité d'amélioration Bélier et du Gbêkê.
de produit
(Promotion) 24 APR 2018 8 Distributeurs de la région du
2018 Partage du plan d Bélier et du Gbêkê.
d'amélioration de produit
(Promotion) 12 NOV 2018 10 Distributeurs de la région du
Examen de l'activité d'amélioration de Bélier, du Gbêkê et Abidjan.
produit
(Promotion) 26 MAR 2019 12 Distributeurs de la région du
Analyser les commentaires des Abidjan.
consommateurs et élaborer un plan
d'action pour l'activité
produit
(Promotion) 03 MAI 2019 12 ADERIZ et Distributeurs de la
Préparation d'une caravane à Abidjan région du Bélier, du Gbêkê et
Abidjan.
2019
(Promotion) 18 JUIN 2019 8 ADERIZ et Distributeurs de la
Préparation d'une caravane à Abidjan région du Bélier, du Gbêkê et

Annexe1-5
Abidjan.
(Promotion) 02 OCT 2019 8 Distributeurs de la région du
Évaluation de la Caravane à Abidjan Abidjan.
(Promotion) 03 OCT 2019 10 Distributeurs de la région du
Préparation de caravane à Bélier et du Gbêkê
Yamoussoukro et Bouaké

Conférence
Date Nombre de
Année Nom du cours Participants cibles Remarques
De À participants
(Plate-forme) 25 JUL 2014 19 Parties prenantes de la chaîne
de valeur du riz
21 AOÛT 2014 11 Parties prenantes de la chaîne
2014 de valeur du riz

28 AOÛT 2014 7 Parties prenantes de la chaîne


de valeur du riz
ANNEXE 1
Date Nombre de
Année Nom du cours Participants cibles Remarques
De À participants
2 OCT 2014 7 Parties prenantes de la chaîne
de valeur du riz

23 OCT 2014 11 Membre de la Plateforme de Échanges avec la


Gagnoa plateforme de Gagnoa
(Plate-forme) 6 MAR 2015 6 Membre de la Plateforme du Présentation de la PF de
Gbêkê Bouaké
17 MAR 2015 11 Producteurs de riz Sensibilisation des
2015 producteurs sur la PF
25 MAR 2015 5 Usiniers
26 MAR 2015 2 Distributeurs
7 JUL 2015 7 Usiniers
(Plate-forme) 22 MAR 2016 15 Producteurs
10 OCT 2016 33 Producteurs
2016 Fournisseurs
Usiniers, Distributeurs
3 NOV 2016 14 Producteurs
(Plate-forme) 05 JUIN 2017 16 Membres de la Plateforme du
Planification du 2nd cycle de production Bélier

Annexe1-6
en 2017, Bélier
(Plate-forme) 06 JUIN 2017 21 Membres de la Plateforme du
Planification du 2nd cycle de production Gbêkê
en 2017, Gbêkê
2017
(Plate-forme) 13 DÉC 2017 11 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat de 2nd cycle de Bélier
production en 2017, Bélier
(Plate-forme) 14 DÉC 2017 24 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat de 2nd cycle de Gbêkê
production en 2017, Gbêkê
(Plate-forme) 30 MAI 2018 8 Membres de la Plateforme du
Planification du 2nd cycle de production Bélier
en 2018, Bélier
2018
(Plate-forme) 31 MAI 2018 6 Membres de la Plateforme du
Planification du 2nd cycle de production Gbêkê
en 2018, Gbêkê
ANNEXE 1
Date Nombre de
Année Nom du cours Participants cibles Remarques
De À participants
(Plate-forme) 06 JUIN 2018 18 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat du 2nd cycle de Gbêkê
production, Bélier
(Plate-forme) 12 JUIN 2018 9 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat du 2nd cycle de Gbêkê
production, Gbêkê
(Plate-forme) 12 JUIN 2019 45 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat du 2nd cycle de Bélier
production en 2018 et préparation du 2nd
cycle de production en 2019, Bélier
(Plate-forme) 13 JUIN 2019 40 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat du 2nd cycle de Gbêkê
production en 2018 et préparation du 2nd
2019
cycle de production en 2019, Gbêkê
(Plate-forme) 28 AOÛT 2019 23 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat du 2nd cycle de Bélier
production en 2019, Bélier
(Plate-forme) 26 JUIL 2019 15 PADFA, membres de la
Échange sur le contrat du 2nd cycle de plateforme du Gbêkê

Annexe1-7
production en 2019, Gbêkê
(Plate-forme) 11 MAR 2020 23 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat du 2nd cycle de Bélier
production en 2019 et préparation du 2nd
cycle de production en 2020, Bélier
2020
(Plate-forme) 12 MAR 2020 22 Membres de la Plateforme du
Échange sur le contrat du 2nd cycle de Gbêkê
production en 2019 et préparation du 2nd
cycle de production en 2020, Gbêkê
ANNEXE 1
CLP initial et CLP révisé

Annexe2-1
ANNEXE 2
ANNEXE 2

Annexe2-2
ANNEXE 2

Annexe2-3
Titre: Projet de Promotion du Riz Local en République de Côte d'Ivoire (PRORIL) Version: No. 4 Octobre 2017
Période : Février 2014 Février 2019 5 ans)
, Agence Japonaise de Coopération
Internationale (JICA)
Zone ciblée: Abidjan, Yamoussoukro, Région du Bélier, Région du Gbêkê Bénéficiaires: Groupes de Producteurs, Transformateurs et Distributeurs de la zone

Hypothèses
R sum du Projet Indicateurs Objectifs de Mesure Moyens de V rification
Importantes
Objectif G n ral 1. Le volume de riz produit dans la zone ciblée augmente 1. Système statistique et informatique du
Le volume de riz1 local vendu dans la de 30%. R
zone ciblée augmente 2. Le volume de riz vendu de la zone ciblée vers les zones
urbaines augmente de 30%.
Objectif du Projet 1. Le volume de riz paddy produit par les groupes ciblés 1. Rapport de suivi des activités auprès des Le prix du riz sur le
Le volume de riz vendu par les groupes (Producteurs) augmente de 40 % producteurs sur la production de paddy marché international ne
fluctue pas
ciblés augmente 2. Le volume de riz paddy vendu par les groupes ciblés 2. Rapport de suivi des activités auprès des
significativement.
(Producteurs) augmente de 40% producteurs sur la vente de paddy
3. Le volume de riz local blanchi vendu par les groupes 3. Rapport de suivi des activités auprès des
ciblés (Transformateurs / Distributeurs) augmente de Transformateurs / Distributeurs sur la
50% vente du riz blanchi
4. Données statistiques sur le riz collecté par

Annexe2-4
R sultats
1. Le lien entre les entre les parties 1-1 Les groupes cibles (producteurs/ Transformateur / 1-1 Le prix du riz sur le
2 marché intérieur ne fluctue
prenantes dans la chaine de distributeurs) sont identifiés. ivité
pas significativement.
valeur du riz est renforcé
1-2 Au moins 75 % des groupes identifiés participent à la 1-2 Les semences certifiées ne
plateforme3 sont pas fournies (don ou
prêt).
1-3 L'ensemble des participants à la plateforme se réuni au 1-3
moins 4 fois /An

1-4 Les conditions nécessaires pour le développement de la 1-4


chaine de valeur du riz local sont partagées entre les vité, Rapport de suivi des
acteurs. activités auprès des membres de la
plateforme.

1. Le Cadre Logique du Projet CLP correspond au riz localement produit (Variété Indica)
2. Les parties prenantes sont toutes les institutions impliquées dans la filière riz dans la zone ciblée, celles étatiques, les coopératives les bailleurs et le secteur privé.
3. Plateforme multi-acteurs riz
ANNEXE 2
Hypothèses
R sum du Projet Indicateurs Objectifs de Mesure Moyens de V rification
Importantes
2. Les techniques et connaissances 2-1 Au moins deux tiers (2/3) des producteurs ayant 2-1 Le prix du riz sur le
acquises à travers la formation participé aux séances de formation appliquent les marché intérieur ne fluctue
pas significativement.
sont appliquées par les groupes techniques de base enseignées. Rapport de suivi des activités auprès des
ciblés participants de la formation producteurs. Les semences certifiées ne
2-2 Au moins deux tiers (2/3) Transformateurs/distributeurs 2-2 sont pas fournies (don ou
ayant participé aux séances de formation appliquent les prêt).
techniques de base enseignées. Rapport de suivi des activités auprès des
participants de la formation
transformateurs/distributeurs.

3. Les facteurs nécessaires de 3-1 Au moins 50 % de producteurs utilisant le système du 3-1


production pour l'application des crédit intrants (y compris le crédit « revolving »)
résultats de la formation sont mis remboursent 100 % des montants du crédit. remboursement du crédit intrant.
à disposition. (Exemples: crédits, 3-2 La quantité de paddy achetée par les transformateurs 3-2
semences qualifié etc.) bénéficiant du crédit en fonds de roulement est
augmentée de 5 2016. remboursement du crédit en fonds de
roulement pour transformateurs.
3-3 Au moins 50 % des participants ayant participé à la 3-3

Annexe2-5
formation sur la production des semences produisent des
semences de qualité et les fournissent dans la zone
ciblée. développés.

4. Les efforts des parties prenantes 4-1 local par les 4-1 Etude de préférence du riz (Local et
pour la promotion du riz local . importé) dans les zones urbaines
sont accélérés. (Abidjan, Yamoussoukro et Bouaké)
4-2 4-2 Les lignes directrices rédigées sur

décideurs politiques du MINADER, de


ANNEXE 2
Apports du Hypothèses
Activités
Japon Importantes
(1) Experts (1) Homologues
1.1. Identifier les détails du profil des groupes cibles. Conseiller en chef, - Directeur du Projet
1.2. Riziculture, - Gestionnaire du Projet
promotion du riz dans la zone cible. Organisation des exploitants, Gestion du -
1.3. Faciliter le dialogue entre les parties prenantes. crédit, - Organisation des exploitants
Chaîne des valeurs du riz, - Chaine de valeur du riz
2.1. Concevoir les supports de formations. Irrigatio Autres
2.2. Organiser les formations techniques pour les vulgarisateurs. Coordonnateur,
2.3. Pourvoir les intrants pour la formation (semences, engrais, etc.) - Des conditions climatiques
2.4. Organiser les formations techniques pour les groupes de défavorables (Par exemple
Autres (Exemple : Installations pour la
la pluviométrie)
producteurs cibles. post-récolte) - Bureau convenable et équipé
2.5. Organiser des formations techniques pour les transformateurs (Electricité, eau, climatisation, etc.) production de riz de façon
et les distributeurs cibles. sérieuse
2.6. Suivre et évaluer les réalisations des groupes ciblés. et/ou en Pays Tiers (3) Dispositions
- Accès aux informations nécessaires,
- Les prix locaux des
(3) Mise à dispositions de machines et autorisation à entreprendre les activités
3.1. Identifier les difficultés des groupes sélectionnés. intrants agricoles tels que
équipement du projet, avec garantie de sécurité les engrais, les produits
3.2. Identifier des mesures de l'approvisionnement en facteurs de
- Information et accès aux services phytosanitaires, ne
production. (Exemples: crédits, semences qualifié etc.)

Annexe2-6
(4) Dépenses locales relatives aux activités médicaux fluctuerons pas de façon
3.3 Sélectionner les bénéficiaires de l'approvisionnement en significative.
du projet - Laisser passer ou carte
facteurs de production.
- Dépenses relatives à la formation, atelier,
l'approvisionnement en facteurs de production.
séminaires, etc.
3.5 Suivre et évaluer l'approvisionnement en facteurs de Préalable
- Supports de formation (4) Allocation Budgétaire
production.
- Autres si nécessaire - Allocation du Budget des homologues La condition sécuritaire dans
- Frais de fonctionnement et de les zones cibles est maintenue.
4.1. Collecter les données sur le volume de distribution du riz local maintenance des équipements mis à
4.2. Conduire une étude sur la préférence du riz local par les disposition, ainsi que des installations du
consommateurs Projet
4.3. Elaborer un plan de promotion du riz local - Appui financier pour le personnel
4.4. Promouvoir le riz local auprès de consommateurs urbains assigné au projet
4.5.
(5) Autres si nécessaire
ANNEXE 2
Titre: Projet de Promotion du Riz Local en République de Côte d'Ivoire (PRORIL) Version: No. 5 Octobre 2018
Période : Février 2014 Mars 2020 6 ans)
Agence pour le Développement de la Filière Riz (ADERIZ), Agence Japonaise de Coopération
Internationale (JICA)
Zone ciblée: Abidjan, Yamoussoukro, Région du Bélier, Région du Gbêkê Bénéficiaires: Groupes de Producteurs, Transformateurs et Distributeurs de la zone

Hypothèses
R sum du Projet Indicateurs Objectifs de Mesure Moyens de V rification
Importantes
Objectif G n ral 1. Le volume de riz produit dans la zone ciblée augmente 1. Système statistique et informatique du
Le volume de riz1 local vendu dans la de 30%. ADERIZ
zone ciblée augmente 2. Le volume de riz vendu de la zone ciblée vers les zones
urbaines augmente de 30%.
Objectif du Projet 1. Le volume de riz paddy produit par les groupes ciblés 1. Rapport de suivi des activités auprès des Le prix du riz sur le
Le volume de riz vendu par les groupes (Producteurs) augmente de 40 % producteurs sur la production de paddy marché international ne
fluctue pas
ciblés augmente 2. Le volume de riz paddy vendu par les groupes ciblés 2. Rapport de suivi des activités auprès des
significativement.
(Producteurs) augmente de 40% producteurs sur la vente de paddy
3. Le volume de riz local blanchi vendu par les groupes 3. Rapport de suivi des activités auprès des
ciblés (Transformateurs / Distributeurs) augmente de Transformateurs / Distributeurs sur la
50% vente du riz blanchi
4. Données statistiques sur le riz collecté par

Annexe2-7
ADERIZ
R sultats
1. Le lien entre les entre les parties 1-1 Les groupes cibles (producteurs/ Transformateur / 1-1 Le prix du riz sur le
marché intérieur ne fluctue
prenantes2 dans la chaine de distributeurs) sont identifiés.
pas significativement.
valeur du riz est renforcé
1-2 Au moins 75 % des groupes identifiés participent à la 1-2 Les semences certifiées ne
plateforme3 sont pas fournies (don ou
prêt).
1-3 L'ensemble des participants à la plateforme se réuni au 1-3
moins 4 fois /An

1-4 Les conditions nécessaires pour le développement de la 1-4


chaine de valeur du riz local sont partagées entre les annuel vité, Rapport de suivi des
acteurs. activités auprès des membres de la
plateforme.

1. Le Cadre Logique du Projet CLP correspond au riz localement produit (Variété Indica)
2. Les parties prenantes sont toutes les institutions impliquées dans la filière riz dans la zone ciblée, celles étatiques, les coopératives les bailleurs et le secteur privé.
3. Plateforme multi-acteurs riz
ANNEXE 2
Hypothèses
R sum du Projet Indicateurs Objectifs de Mesure Moyens de V rification
Importantes
2. Les techniques et connaissances 2-1 Au moins deux tiers (2/3) des producteurs ayant 2-1 Le prix du riz sur le
acquises à travers la formation participé aux séances de formation appliquent les marché intérieur ne fluctue
pas significativement.
sont appliquées par les groupes techniques de base enseignées. Rapport de suivi des activités auprès des
ciblés participants de la formation producteurs. Les semences certifiées ne
2-2 Au moins deux tiers (2/3) Transformateurs/distributeurs 2-2 sont pas fournies (don ou
ayant participé aux séances de formation appliquent les prêt).
techniques de base enseignées. Rapport de suivi des activités auprès des
participants de la formation
transformateurs/distributeurs.

3. Les facteurs nécessaires de 3-1 Au moins 50 % de producteurs utilisant le système du 3-1


production pour l'application des crédit intrants (y compris le crédit « revolving »)
résultats de la formation sont mis remboursent 100 % des montants du crédit. remboursement du crédit intrant.
à disposition. (Exemples: crédits, 3-2 La quantité de paddy achetée par les transformateurs 3-2
semences qualifié etc.) bénéficiant du crédit en fonds de roulement est e
augmentée de 5 2016. remboursement du crédit en fonds de
roulement pour transformateurs.
3-3 Au moins 50 % des participants ayant participé à la 3-3

Annexe2-8
formation sur la production des semences produisent des
semences de qualité et les fournissent dans la zone
ciblée. développés.

4. Les efforts des parties prenantes 4-1 4-1 Etude de préférence du riz (Local et
pour la promotion du riz local . importé) dans les zones urbaines
sont accélérés. (Abidjan, Yamoussoukro et Bouaké)
4-2 4-2 Les lignes directrices rédigées sur
ADERIZ.
décideurs politiques du MINADER, de
ADERIZ à adopter les lignes directrices
ANNEXE 2
Apports du Hypothèses
Activités
Japon Importantes
(1) Experts (1) Homologues
1.1. Identifier les détails du profil des groupes cibles. Conseiller en chef, - Directeur du Projet
1.2. Riziculture, - Gestionnaire du Projet
promotion du riz dans la zone cible. Organisation des exploitants, Gestion du -
1.3. Faciliter le dialogue entre les parties prenantes. crédit, - Organisation des exploitants
Chaîne des valeurs du riz, - Chaine de valeur du riz
2.1. Concevoir les supports de formations. Autres
2.2. Organiser les formations techniques pour les vulgarisateurs. Coordonnateur,
2.3. Pourvoir les intrants pour la formation (semences, engrais, etc.) - Des conditions climatiques
2.4. Organiser les formations techniques pour les groupes de défavorables (Par exemple
Autres (Exemple : Installations pour la
la pluviométrie)
producteurs cibles. post-récolte) - Bureau convenable et équipé
2.5. Organiser des formations techniques pour les transformateurs (Electricité, eau, climatisation, etc.) production de riz de façon
et les distributeurs cibles. sérieuse
2.6. Suivre et évaluer les réalisations des groupes ciblés. et/ou en Pays Tiers (3) Dispositions
- Accès aux informations nécessaires,
- Les prix locaux des
(3) Mise à dispositions de machines et autorisation à entreprendre les activités
3.1. Identifier les difficultés des groupes sélectionnés. intrants agricoles tels que
équipement du projet, avec garantie de sécurité les engrais, les produits
3.2. Identifier des mesures de l'approvisionnement en facteurs de
- Information et accès aux services phytosanitaires, ne

Annexe2-9
production. (Exemples: crédits, semences qualifié etc.)
(4) Dépenses locales relatives aux activités médicaux fluctuerons pas de façon
3.3 Sélectionner les bénéficiaires de l'approvisionnement en significative.
du projet - Laisser passer ou carte
facteurs de production.
- Dépenses relatives à la formation, atelier,
l'approvisionnement en facteurs de production.
séminaires, etc.
3.5 Suivre et évaluer l'approvisionnement en facteurs de Préalable
- Supports de formation (4) Allocation Budgétaire
production.
- Autres si nécessaire - Allocation du Budget des homologues La condition sécuritaire dans
- Frais de fonctionnement et de les zones cibles est maintenue.
4.1. Collecter les données sur le volume de distribution du riz local maintenance des équipements mis à
4.2. Conduire une étude sur la préférence du riz local par les disposition, ainsi que des installations du
consommateurs Projet
4.3. Elaborer un plan de promotion du riz local - Appui financier pour le personnel
4.4. Promouvoir le riz local auprès de consommateurs urbains assigné au projet
4.5. Elaborer les lignes direc
(5) Autres si nécessaire
ANNEXE 2
ANNEXE3

Comptes rendus des réunions du CCC

--------------- Union-Discipline-Travail

COMPTE RENDU DE LA 1ère REUNION DU COMITE CONJOINT DE COORDINATION DU


PROJET DE PROMOTION DU RIZ LOCAL (CCC-PRORIL)

Mardi 08 mars 2014 de 14h30 à 16h30 à la salle de réunion du 23e


Durée
étage de
M. COULIBALY Minayah Siaka Directeur de Cabinet du Ministre
président
M. TOURE Dramane Conseiller Technique du Ministre de
Modérateur
Ministè MINAGRI)
Ministère Auprès du Premier Ministre, chargé
finances
Ministère du commerce
Ambassade du Japon
Membre du CCC
Présent
Agence Japonaise de Coopération International (JICA)
Unité de gestion du PRORIL (UGP-PRORIL)
Féd FENARIZ-CI)
ANADER)
Office Nationale de Développement de la Riziculture (ONDR)
(voir la liste de présence)
- Allocutions
Ordre du jour - Présentation du plan de travail
- Discussions
Pour le démarrage effectif des activités du PRORIL -PRORIL a
effectué une mission de prise de contact avec les acteurs concernés
Contexte
conformément au cadre logique signé par les deux états. Il est donc

gestion du projet, le comité conjoint de coordination.


Point Résume
Les allocutions ont respectivement été faites par adeur du
japon et le directeur de Cabinet du MINAGRI. Dans leurs
1. Allocutions
plusieurs projets de développement au profit des populations
ivoiriennes.
M. MENJO, conseiller en chef du projet a présenté les membres
et fait un résumé des résultats visés par la mise en
Il a également relevé le grand potentiel rizicole de
la zone du projet visité au cours de 3 semaines de missions. Il a
indiqué à cet effet que les unités de production de cette zone sont
2. Présentation du plan
vétustes et le rôle important joué par les femmes commerçantes
de travail
(étuveuses) dans le circuit de la commercialisation à
Yamoussoukro. Il a souhaité que le cadre logique du projet soit

Il a ensuite laissé la parole à M. OUATTARA Zanga Fousséni,


gestionnaire du projet qui a présenté le projet dans ses grandes

Annexe3-1
ANNEXE3

lignes le chronogramme de réalisation des activités pour les


années 2014 et 2015. Il a indiqué quelques résultats de la mission
e dans la zone du projet à savoir la
sélection de 2 sites pilotes.

Les points majeurs du projet qui ont att


du CCC sont :
La clarification de la notion de riz local qui ramène au riz
;
de la
politique rizicole (SNDR) ;
préférence du riz local en
début de projet ;
Les données de productions évaluées à environ 1 218 000
tonnes de paddy et de consommation du riz estimées à
environ 1 600 000 tonnes . Les importations
sont estimées 800 000 tonnes de riz blanchi ;
3. Discussions La contribution du projet (la plus value) du projet par
rapport à la SNDR ;

promotion (souhaite les inclure à titre consultatif) ;


;
Inclure dans le cadre lo
(volume de production visé par le projet) ;

2152 unités ont été répertoriées dans la zone de production


du riz. Les monoblocs sont en plus grand nombre suivis
des unités .

Il faut retenir que le projet vise à améliorer toute la chaine des


Conclusion valeurs du riz. Les observations faites seront prises en compte dans
la version finale des documents.

Fait à Abidjan le 08 /04 / 2014

Secrétaire de séance

Annexe3-2
ANNEXE3

Union Discipline Travail

AGENCE JAPONAISE DE COOPERATION


(MINAGRI) INTERNATIONALE
(JICA)

PROJET DE PROMOTION DU RIZ LOCAL

RAPPORT DE LA DEUXIEME REUNION DU COMITE


CONJOINT DE COORDINATION (CCC)

17 février 2015

Février 2015

Annexe3-3
ANNEXE3

INTRODUCTION
ème
étage de

Etaient présents à cette réunion trente (30) participants (voir liste de présence en
annexe) issus des structures suivantes :

L -PRORIL) ;
;
Le Ministère du Commerce ;

Finances ;
Le Ministère auprès du Premier Ministre, chargé du Budget ;
;
Rural (ANADER) ;
-CI).

principales étapes

1.

M. TOURE Dramane
Président du Comité Conjoint de Coordination (CCC) du PRORIL,

présence est la marque accordée au PRORIL. Il a poursuivi


ses remerciements à tous les participants pour avoir répondus à
L avant de souhaiter des débats fructueux à tous.

S.E.M. KAWAMURA Hiroshi , a


exprimé sa joie de participer au deuxième CCC du PRORIL avant de préciser

partager sa grande expérience en matière de riziculture avec le peuple ivoirien.


au-delà du PRORIL, tous les projets soutenus par
de vie
des populations ivoiriennes.

Annexe3-4
ANNEXE3

M. COULIBALY Nouhoun, Directeur Général de la Planification, du contrôle


des Projets et des Statistiques, représentant Monsieur le Ministre de

mention spéciale au gouvernement japonais et à la JICA pour la reprise de la


coopération avec la Côte après des année nterruption due à la
crise militaro-politique. Après avoir rappelé les contraintes de la riziculture
ivoirienne qui sont entre autres la mauvaise qualité des semences, la faiblesse
de la mécanisation et la faiblesse des services de vulgarisation, il s
pour sa contribution au renforcement de
capacité des acteurs de toute la chaine des valeurs de la filière riz.

ambassadeur du Japon de faire en sorte que le PRORIL


connaisse un franc succès. Il a terminé ses propos en souhaitant un très bon

2. Les travaux

Les travaux se sont déroulés en 2 principales étapes :

;
discussions .

2.1. Le bilan 2014

La présentation détaillée du bilan 2014 a été précédée par une intervention de M.


MENJO Michimasa, expert japonais, Conseiller en chef du projet PRORIL. Dans son
allocution il a rappelé que beaucoup de travail a été effectué avec les homologues
-t-il dit, les activités du PRORIL ont été
confrontées à de nombreuses difficultés sur les deux sites pilotes (ZATTA et YABRA).
Parmi ces difficultés on note :

Pour la mise en place des plateformes : la faiblesse organisationnelle des


acteurs de la filière riz surtout à Yamoussoukro
effective des vrais acteurs.
Pour la mise en valeur des périmètres : le manque de machines pour le
labour et la fragilité des
Les motoculteurs livrés aux producteurs semblent inadaptés aux conditions de
travail. Selon M.MENJO, la livraison de machines sans accompagnement en
termes
durable au problème de la mécanisation dans la riziculture.
Pour la formation des producteurs

Annexe3-5
ANNEXE3

er la résiliation du contrat avec le PRORIL.


Pour la collaboration avec YAANOVEL : Le PRORIL a envisagé une
collaboration avec YAANOVEL en tant que leader de pool de filière riz dans la
Région du Bélier,
n du projet. Mais à la pratique YAANOVEL
présente beaucoup de défaillances dues certainement à des difficultés
financières. La collaboration avec YAANOVEL ne pourrait donc plus se
poursuivre pour les phases à venir.

A la suite de M. MENJO Michimasa, M. OUATTARA Zanga Fousséini, gestionnaire


du PRORIL, a présenté le bilan détaillé de l comme suit :

2.1.1. Mise en place des plateformes :

(Bélier et Gbêkê). Ainsi on a :

Région du Bélier : 10 Organisations Professionnelles Agricoles


(OPA) de producteurs, 6 usiniers et 2 grossistes de riz local. Le
comité de la plateforme a été mis en place en juillet 2014.
Région du Gbêkê : 5 OPA de producteurs, 12 usiniers, 5 grossistes
de riz local me
constituée en décembre 2014.

Aussi des intervenants dans la filière ont-ils été identifiés, à savoir : 3 fournisseurs

note par ailleurs une meilleure organisation des acteurs du Gbêkê, comparativement
à ceux du Bélier.

2.1.2. Renforcement des capacités

acteurs. Ces formations ont été préc


périmètres rizicoles de la zone du projet. Les détails de ces activités se présentent
comme suit :

Identification des périmètres : un ensemble de 121 périmètres a été


identifié pour une superficie totale de 7281 ha avec une superficie
exploitée de 3427 ha.
Identification des périmètres de la phase pilote : Les 2 périmètres
identifiés pour la phase pilote sont : YABRA (80 ha) et ZATTA (40 ha).
Soit un total de 120 ha en phase pilote.

Annexe3-6
ANNEXE3

Formation des vulgarisateurs : 4 sessions de formations ont été


des vulgarisateurs et des leaders de producteurs.
Chacune des sessions a été suivie par 15 participants. Les modules
couverts par les sessions de formations sont :
La phytotechnie du riz ;
Le machinisme agricole ;
La récolte et les techniques post-récolte ;

Formation in-situ des producteurs : Ce volet de formation a fait

Crédit-intrants aux producteurs : Un total de dix-neuf millions cinq


cent soixante mille francs (19.560.000 FCFA) de crédit-intrants a été
accordé aux deux sites pilotes. Ce crédit-intrants comprenait des
engrais (NPK et urée), des semences sélectionnées, des herbicides
(prélevée et post-levée).
Formation des usiniers :
organisé a été organisé à Gagnoa. 10 participants venant
Yamoussoukro, Bouaké et Toumodi, ont pris part à ce voyage (6
usiniers et 4 distributeurs de riz local).

2.1.3. Promotion du riz local

Sous le chapitre « promotion du riz local », les activités réalisées sont :

Collecte de données sur les volumes de distribution de riz local : La


collecte de données est toujours en cours.
Etude sur la préférence du riz local par les consommateurs urbains :
Cette étude réalisée à Yamoussoukro et à Bouaké a révélé les résultats
suivants :
Le goût, le prix, le parfum et le gonflement à la cuisson sont par ordre

57 % des ménages consomment uniquement le riz importé, 23 % les


deux type de riz et 20 % uniquement le riz local ;
65 % des enquêtées ont une plus grande préférence pour le riz local
contre 35 % pour le riz importé ;
73 % consomment le riz long grain, 16 % le riz cassé une fois et 11 %
la brisure 100%.

Les difficultés rencontrées pendant la phase pilote ont été portées à la connaissance
des membres du CCC. Les difficultés majeures ont été :

centre PRORIL : cette indisponibilité due à des revendications du village de


Nanan, a entrainé la délocalisation de parcelles de démonstration sur un

Annexe3-7
ANNEXE3

périmètre plus éloigné , occasionnant des contraintes liées au


déplacement des stagiaires.
Le déficit de matériel agricole sur les : Cela a
occasionné
crédit-intrants mis à la disposition des 2 sites pilotes.

pool : les services mécanisés et de rachat de paddy promis sur les sites

impacté négativement.
La défaillance des OPA :
les OPA jouent un rôle capi
défaillance est un frein à la bonne marche du projet.

2.1.4.

comme indiqué dans le tableau ci-dessous :

Résultats Activités
début fin
Identifier le profil des groupes ciblés - -
Identifier d'autres parties prenantes (PP) janvier mars
impliquées dans la promotion du riz dans la zone
cible
Résultat 1 : Appuyer les activités du comité ad hoc
Mise en place
Sensibilisation février mai
des plateformes
Rédaction des statuts et règlement Intérieur mai juin
juin juin
avril décembre
d'action des PF du Bélier et du Gbêkê
Concevoir les supports de formations avril juin
Résultat 2 : Organiser les formations pour les vulgarisateurs juin octobre
Renforcement Fournir les intrants aux producteurs ciblés juin juillet
de capacités Organiser les formations pour les producteurs juin octobre
Organiser des formations pour les usiniers et les septembre novembre
distributeurs
mai mai
Résultat 3 :
Sélectionner les bénéficiaires de Octobre Novembre
Appui
Valider le Cont août août
Supplémentaire
Novembre décembre
Faire une étude sur la préférence du riz local
Elaborer le plan de promotion Mai juin
Résultat 4 :
Organiser un atelier de validation du plan de juillet juillet
Promotion du
Promotion
Riz Local
Confectionner les supports de communication août octobre
Octobre décembre

Annexe3-8
ANNEXE3

Les présentations ont été suivies de discussions très fructueuses ayant abouti à
plusieurs recommandations .

3. Recommandations

Concernant la forme de la présentation


revoir la forme de la présentation pour les sessions futures. Il
particulier de faire ressortir le lien entre les réalisations et les objectifs du
projet ;
Concernant la parcelle de démonstration :
prendre les dispositions nécessaires en vue de récupérer la parcelle de
démonstration de Nanan ;
Pour la réussite des plateformes

soulevée comme une contrainte à leur bonne marche. Il convient donc de


les
plateformes par eux-mêmes ;
: le CCC demande
se conformer au contrat la liant au PRORIL. :

activités du projet ;
Etablir un chronogramme détaillé de travail des agents affectés aux
activités ;
Effectuer le suivi des activités du PRORIL tel que stipulé dans le contrat,
à savoir 3 niveau de suivi (national, régional et zonal) ;

contrat et dans les formes requises ;

conformément aux clauses du contrat de prestation de services.

satisfaction aux manquements relevés.

Concernant les problèmes liés à la mécanisation : les problèmes liés à


été reconnu par CCC comme une
préoccupation cruciale pour le bon déroulement du PRORIL et pour la

concertation pour y trouver une solution durable. Toutefois, pour faire face aux
ur
à prendre des mesures nécessaires pour faciliter la mise en

Annexe3-9
ANNEXE3

budget du PRORIL : La
contribution ivoirienne au budget du PRORIL devrait être de 100 millions par
an selon les documents du projet signé entre le Gouvernement ivoirien et la

disposition du projet. Ces 50 millions ont été encore reconduits pour 2015.
Cette situation contribuant à entraver la bonne marche du projet, il a été
convenu une rencontre entre le gestionnaire du PRORIL et les représentants
des Ministères en charge du budget et

ivoirien.

4. La clôture

Le discours de clôture a été prononcé par M. COULIBALY Nouhoun, au nom de


allocution, remercier tous les
participants pour les échanges fructueux qui contribueront sans doute à la réussite
du PRORIL.

son temps pour assister aux travaux techniques du CCC.

et constamment informés du
PRORIL, en vue de faciliter la recherche de solution aux éventuelles contraintes.

CONCLUSION

PRORIL et de partager avec toutes les p du projet sur le


terrain. Malgré les difficultés rencontrées, cette phase pilote a le mérite de mettre au
grand jour les défis à relever afin de réussir les phases à venir. Les travaux

réalisés durant la phase pilote constituent une base satisfaisante pour envisager
des activités à une échelle pl 2015.

Fait à Abidjan le 18 février 2015

KOUAME Ambroise Koffi


(Responsable riziculture du PRORIL)

Annexe3-10
ANNEXE3

Annexe3-11
ANNEXE3

Annexe3-12
ANNEXE3

Annexe3-13
ANNEXE3

Annexe3-14
ANNEXE3

Annexe3-15
ANNEXE3

Annexe3-16
ANNEXE3

Annexe3-17
ANNEXE3

Annexe3-18
ANNEXE3

Annexe3-19
ANNEXE3

Annexe3-20
Résumé du Projet Indicateurs Objectifs de Mesure Moyens de Vérification
Objectif Supérieur
1. Le volume de riz produit dans la zone ciblée augmente 1. Système statistique et informatique du secteur riz
Le volume de riz1 local vendu dans la zone ciblée de 30 %. piloté par l'ONDR
augmente. 2. Le volume de riz vendu dans la zone ciblée augmente 2. Système statistique et informatique du secteur riz
de 30 %. piloté par l'ONDR
3. Le volume de riz vendu de la zone ciblée vers les 2. Système statistique et informatique du secteur riz
villes augmente de XX%. piloté par l'ONDR

Objectif du Projet
1. Le volume de riz paddy produit par les groupes ciblés 1. Documents du suivi des groupes ciblés.
Le volume de riz vendu par les groupes ciblés augmente. (Producteurs) augmente de 40 %
2. Le volume de riz paddy vendu par les groupes ciblés
(Producteurs) augmente de 50%. 1. Documents du suivi des groupes ciblés.
3. Le volume de riz local blanchi vendu par les groupes
ciblés (Usiniers) augmente de 30 %
4. Le volume de riz local blanchi vendu par les groupes
ciblés (Commerçants) augmente de 30 % 2. Documents du suivi des parties prenantes.
Résultats
1-1 Les groupes de producteurs / usiniers / distributeurs 1-1 Documents du projet
1. Le dialogue entre les parties prenantes2 est effectif. sont identifiés.

Annexe3-21
1-2 Une condition commune de production et de 1-2 Documents du projet
distribution est partagée entre les parties prenantes.

2. Les techniques et connaissances acquises à travers la 2-1 80 % de producteurs ayant participé aux formations 2-1 Données du projet
formation sont appliquées par les groupes ciblés. appliquent 75 % techniques de base.
2-2 80 % des transformateurs/distributeurs ayant 2-2 Données du projet
participé aux formations appliquent 75 % techniques de
base.
3. La capacité de production, transformation et de vente de 3-1 50% des bénéficiaires des appuis supplémentaire 3-1 Données du projet
riz de groupes sélectionnés3 est renforcée d'un appui atteignent le niveau de performance requis.
supplémentaire.
4-1 Une ligne directrice (Document) d'approche du 4-1 Données du projet
4. Les efforts des parties prenantes pour la promotion du riz projet est conçue.
local sont accélérés. 4-2 La préférence pour l'achat du riz local par les 4-2 Données du projet
consommateurs s'améliore.
ANNEXE3
ANNEXE3

Annexe3-22
ANNEXE3

LE RAPPORTEUR

M. OUATTARA Zanga Fousséni

Gestionnaire PRORIL

Annexe3-23
ANNEXE3

Annexe3-24
ANNEXE3

Annexe3-25
ANNEXE3

Annexe3-26
ANNEXE3

Annexe3-27
ANNEXE3

Annexe3-28
ANNEXE3

Annexe3-29
ANNEXE3

Annexe3-30
ANNEXE3

Annexe3-31
ANNEXE3

Annexe3-32
ANNEXE3

Annexe3-33
ANNEXE3

Annexe3-34
ANNEXE3

Annexe3-35
ANNEXE3

Annexe3-36
ANNEXE3

-
-
-

-
-
-

-
-

Annexe3-37
ANNEXE3

Annexe3-38
ANNEXE3

Annexe3-39
ANNEXE3

Annexe3-40
ANNEXE3

Annexe3-41
ANNEXE3

Annexe3-42
ANNEXE3

-
-

Annexe3-43
ANNEXE3

LE RAPPORTEUR
M. OUATTARA Zanga Fousséni

Gestionnaire PRORIL

Annexe3-44
ANNEXE3

Annexe3-45
ANNEXE3

Annexe3-46
ANNEXE3

Annexe3-47
ANNEXE3

Annexe3-48
ANNEXE3

Annexe3-49
ANNEXE3

Annexe3-50
ANNEXE3

Annexe3-51
ANNEXE3

Annexe3-52
ANNEXE3

Annexe3-53
ANNEXE3

Annexe3-54
ANNEXE3

Annexe3-55
ANNEXE3

Annexe3-56
ANNEXE3

Annexe3-57
ANNEXE3

Annexe3-58
ANNEXE3

-
-

Annexe3-59
ANNEXE3

LE RAPPORTEUR

M. OUATTARA Zanga Fousséni

Gestionnaire PRORIL

Annexe3-60
ANNEXE3

Annexe3-61
ANNEXE3

Annexe3-62
ANNEXE3

Annexe3-63
ANNEXE3

Annexe3-64
ANNEXE3

Annexe3-65
ANNEXE3

Annexe3-66
ANNEXE3

Annexe3-67
ANNEXE3

Annexe3-68
ANNEXE3

Annexe3-69
ANNEXE3

Annexe3-70
ANNEXE3

Annexe3-71
ANNEXE3

Annexe3-72
ANNEXE3

Annexe3-73
ANNEXE3

Annexe3-74
ANNEXE3

Annexe3-75
ANNEXE3

Annexe3-76
ANNEXE3

Annexe3-77
ANNEXE3

Annexe3-78
ANNEXE3

-
-

-
-

Annexe3-79
ANNEXE3

LE RAPPORTEUR
M. OUATTARA Zanga Fousséni

Gestionnaire PRORIL

Annexe3-80
ANNEXE3

Annexe3-81
ANNEXE3

Annexe3-82
ANNEXE3

Annexe3-83
ANNEXE3

Annexe3-84
ANNEXE3

Annexe3-85
ANNEXE3

Annexe3-86
ANNEXE3

Annexe3-87
ANNEXE3

Annexe3-88
ANNEXE3

Annexe3-89
ANNEXE3

Annexe3-90
ANNEXE3

Annexe3-91
ANNEXE3

Annexe3-92
ANNEXE3

Annexe3-93
ANNEXE3

Annexe3-94
ANNEXE3

-
-

-
-

LE RAPPORTEUR

M. OUATTARA Zanga Fousséni

Gestionnaire PRORIL

Annexe3-95
ANNEXE3

Annexe3-96
ANNEXE3

Annexe3-97
ANNEXE3

Annexe3-98
ANNEXE3

Annexe3-99
ANNEXE3

INTRODUCTION

1. OUVERTURE DE LA SESSION

2. TRAVAUX

2 .1. Visites de terrain

2.1.1. Parcelle de démonstration du PRORIL

2.1.2. Mini-rizerie LGCI

2.

2.2. Réunion du comité conjoint de coordination

2.2.1. Présentation des informations

2.2.2. Présentation de la fiche de suivi du projet

et programme de travail 2018

2.2.4. Présentation du premier draft des lignes directrices du


projet

4. CLOTURE

ANNEXES

Annexe3-100
ANNEXE3

INTRODUCTION

-huit et les jeudi 08 mars et vendredi 09 mars, le Comité Conjoint de

convocation et sous la présidence de Monsieur le Conseiller Technique du Ministre de

de la fin du financement du gouvernement japonais, et des activités prévues pour cette


même année. . Le secrétariat est assuré par Monsieur le Directeur de la Planification,

Développement Rural, Monsieur BERNARD COMOE.

Etaient présent à cette session (voir liste de présence en annexe)

1. OUVERTURE DE LA SESSION

Pour la première journée de cette huitième session du Comité, aux environs de onze
heures, au siège du projet, Le Conseiller en Chef du PRORIL, Monsieur KUNIYASU
Norio a souhaité la bienvenue à tous avant de passer la parole au Président du comité

Le Président du comité prenant la parole a remercié tous les membres pour le


-ci accordent au projet.

DEMBELE YACOUBA, pour sa présence à cette rencontre.

Le Président a enfin déclaré ouvert les travaux de la huitième session du comité.

2. TRAVAUX
2 .1. Visites de terrain

La première étape de la 8ième session du comité a été marquée par une visite des
activités du projet. Il convient de souligner que cette visite de terrain a été organisée à

Annexe3-101
ANNEXE3

la demande des membres du comité


du projet sur les sites de production.

Ainsi, trois visites ont été effectuées à savoir :

- La parcelle de démonstration du projet ;


- Une mini-rizerie appartenant à un opérateur privé et ;
-

2.1.1. Parcelle de démonstration du PRORIL

La visite de la parcelle de démonstration du PRORIL a été guidée par le Gestionnaire


par intérim du proj
à 12h 35 mn.

Les participants ont été conduits sur la parcelle de démonstration située sur le site
rizicole de Nana à 500 mètres des bureaux du projet

lle sert à réaliser la phase pratique des


formations sur la riziculture.

Il a expliqué aux membres du comité que Le champ rizicole visité et présenté aux

déroulées.

Pour ce qui co
des formations sur :

-
motoculteur, entretiens avant labour, démarrage de la machine, labour, planage,
entretiens après labour, etc.) ;
-
de la pépinière, entretien de la pépinière, préparation du sol, arrachage et
repiquage, fertilisation, entretien du champ, récolte et battage, etc. ;)

Il a aussi fait savoir que dans le cadre des activités des stagiaires que le projet reçoit,
Des tests sur certaines variétés hybrides sont en cours de réalisation.

Annexe3-102
ANNEXE3

Des échanges ont eu lieu après les explications du gestionnaire par intérim et ont porté
sur :

- les caractéristiques des différentes variétés mises en place et la différence entre


celles-ci;
- ;
-

pe a partagé un déjeuner avant de poursuivre la visite des


autres sites.

2.1.2. Mini-rizerie LGCI


Après une pause observée après le déjeuner, La mini-rizerie LGCI (Le Grenier de Côte
voire) située au quartier Dioulabougou a été visitée par les membres du comité de
15h05 n à 15h45mn.

La visite de cette unité qui transforme le paddy en riz blanchi et distribue le riz local
sous la marque « BonRiz Local » a été guidée par Monsieur OUATTARA, Gestionnaire
de la structure.

environ 500 kg/h puis le


magasin de vente du riz blanchi.

les activités de cette mini-rizerie.

Annexe3-103
ANNEXE3

Les échanges ont porté sur :

- L ;
- Le fonctionnement de la rizerie ;
- ;
- Les prix pratiqués et les relations ainsi que la qualité des clients ;
- Le crédit en fonds de roulement et son utilisation.

2.1.2. Unité de 5T/H

Le dernier site inscrit au titre des visites a été de transformation du paddy de

Annexe3-104
ANNEXE3

La visite de cette unité a été guidée par

conditionnement du riz.

Des échanges ont aussi eu lieu et ont porté essentiellement sur le mécanisme prévu
pour la gestion de cette unité. A ce sujet le Directeur Général a précisé que sur les
unités à installer au nombre de 30 dans toutes les grandes zones de production de riz,
18 sont achevées dont celle
elles doivent toutes être mises en marche. Il a donc répondu pour ce qui concerne le

que toutefois, la gestion s

2.2. Réunion du comité conjoint de coordination

La réunion de la 8ième
façon pratique tenue le vendredi 09 mars 2018 de 09h13 à 12h09 mn à Yamoussoukro,
dans la salle de réunion du PRORIL.

La rencontre a démarré par le mot de bienvenu du Président du Comité qui a remercié

Annexe3-105
ANNEXE3

monsieur le Ministre du MINADER concernant les activités du PRORIL. Il a ensuite


souhaité de bons travaux pour cette réunion du comité.

Il a été procédé à la présentation des participants juste après le mot de bienvenu du


président du comité.

Trois allocutions ont ensuite été prononcées respectivement par le Directeur Général

(JICA) et le Président du comité.

en compte de tous les aspects de la riziculture et des efforts entrepris pour la bonne
exécution de ses activités. Il a ensuite précisé que le PRORIL est comme un

les acquis du projet seront recueillis par sa structure pour


une capitalisation. Il a donc terminé son propos en se réjouissant de ce que le PRORIL
est un très bon projet qui apportera le succès.

Allocution du Représentant de la JICA

Le Représentant de la JICA a son tour


Président du comité pour avoir invité la JICA à participer à cette importante rencontre,
et

Il a ensuite remercié le gouverne

efforts consentis jusque-

cacement les ressources humaines


du projet en vue de pérenniser les acquis.

principalement la coopération japonaise. Puis, il a tenu à encourager équipe de


gestion du projet pour les résultats obtenus à mi-parcours.

Annexe3-106
ANNEXE3

Il a ensuite précisé que le ministère attend beaucoup de ce projet qui constitue une

La parole a ensuite été donnée au secrétariat technique pour la présentation du

Le secrétariat technique a présenté le programme


rencontre en ces points :

Ordre du jour

1. Informations ;
2. Fiche de suivi des activités du projet ;
3. ;
4.
5. Divers.
adopté par
les membres du comité avant le démarrage des différentes présentations.

2.2.1. Présentation des informations

du projet. Il a informé que Monsieur OUATTARA ZANGA, Gestionnaire du PRORIL


est en formation hors du pays et son intérim est assuré par sa personne, déjà
Responsable Chaine des Valeurs dans le projet.

Il a ajouté que Monsieur GUEI MAHE Franck Marcel a pris fonction en tant que
Responsable Riziculture depuis le mois de décembre 2017 en remplacement de

Annexe3-107
ANNEXE3

2.2.2. Présentation de la fiche de suivi du projet

La fiche de suivi du projet a ensuite été présenté par Monsieur KUNIYASU Norio,

Sa présentation a été faite en cinq (5) principaux points à savoir :

- L
activités ;
- ;
- La révision du cadre logique ;
- Les actions entreprises par la JICA et le gouvernement ivoirien et
- èvement du projet.

Le résumé de sa communication se présente comme suit :

- Au titre du personnel, 14 Experts japonais et 5 ivoiriens ont participé jusque-là

- Le cadre de communication entre acteurs de la chaine des valeurs a été mise


en place et le projet poursuit ses actions pour renforcer les liens entre acteurs
à travers la contractualisation ;
- 017 ont été toutes réalisées ; le
crédit en fond de roulement et les activités de promotion ont aussi démarré.
- -parcours du projet a été réalisée et le cadre logique du projet
a été révisé.
-
intérimaire a été nommé.
- Pour ce qui est de la fin du projet, le financement japonais prend fin en
décembre 2018 et le ministère prévoit allouer un budget en 2019 aux cadres
ivoiriens pour la clôture des activités.

Annexe3-108
ANNEXE3

de travail 2018

Il a fait le résumé des activités réalisées au titre des 4 résultats attendus du projet.

- De la
opérationnaliser les plateformes du Bélier te du Gbêkê ;
-
mécanisation ;
- Du suivi des activités des producteurs, des transformateurs et des
distributeurs ;
- De la formation sur la production de semences ;
- ;
- De la mise en place et suivi du crédit fonds de roulement paddy ;
- Du suivi des activités de mécanisation et ;
- Des activités de promotion du riz local.

Le programme de travail 2018 pour la continuité des activités des résultats du projet a
ensuite été présenté.

du isation de
certaines activités afin de formuler des recommandations:

Les points clés de ces échanges ont été :

- La période de modification du cadre logique ; Le fonctionnement des


plateforme ;
- Les difficultés rencontrées au niveau du renforcements des capacités en terme
de statistiques (sites aménagés, superficies mises en place, suivi, abandon)
- Le bilan spécifique du système de crédit intrant et crédit usinier et la définition
du lien entre les deux systèmes ;
- ;
- Le programme de travail 2018 pour ce qui concerne la promotion ;

Annexe3-109
ANNEXE3

- L amélioration des principes de la contractualisation entre les acteurs ;


- Le Suivi des mises en place et du crédit intrants ;
- Le crédit matériel et la question de la mécanisation ; La Prise en compte des
distributeurs dans la contractualisation ;
-
consommateurs ;
- Le Système de production de semences ;
- ;
- Le retrait de certains sites du projet ;
- ;
- ;
- -BELIER dans la question de durabilité ;

projet et le Directeur Général de la Planification, des Statistiques et de la


Programmation, Directeur du projet, Monsieur Nouhoun Coulibaly.

Pour la période de modification, Monsieur KUNIYASU a dit attendre un retour du


quartier général de la JICA.

précisions sur la contractualisation, la

Monsieur Nouhoun Coulibaly a pour sa part, fait savoir que le PRORIL permettra
un retour par rapport au système de crédit et

il a fait savoir que des discussions sont en cours avec les institutions financières pour
trouver un mécanisme adapté, les institutions financières ne connaissant pas

tests. Aussi, Monsieur NOUHOUN COULIBALY a affirmé que le projet réalise au profit
des producteurs des prestations de labour et que les résultats de cette action seront

cours de formulation avec la JICA

2.2.4. Présentation du premier draft des lignes directrices du projet

Annexe3-110
ANNEXE3

présentées par le Conseiller en Chef du PRORIL, Monsieur Norio KUNIYASU.

Il a indiqué que ce manuel constitue un document de référence sur les différentes

pourrait être utili çant des activités similaires.

enseignements tirés sont énumérés pour une capitalisation.


Il a fait ressortir que le document est structuré autour des principaux résultats du projet.
Après cette présentation, il a promis envoyer, en plus de la copie physique qui avait
été distribuée, la version électronique du document aux membres du comité pour leur
contribution sur le fonds du document.

Le Président du comité et Le Directeur du projet ont salué cette initiative du projet et


demandé aux membres de contribuer efficacement à la finalisation du document en
observant la logique.
Après avoir épuisé les points inscrit à ordre du jour, il a été procédé à la clôture de la
session.

4. CLOTURE

Le discours de clôture du Président du comité a marqué la fin de la rencontre. Il a donc


-
participants pour la bonne tenue de la réunion et des échanges fructueux ;
- salué la participation à ce comité du Directeur Général de la Planification, des
Statistiques et des Projets ;
-
activités sur le terrain ;
- enfin clos la réunion tout en invitant les participants à prendre part au déjeuner
;

Fait à Abidjan le 16 mars 2018

LE RAPPORTEUR

Gestionnaire par intérim

Annexe3-111
ANNEXE3

ANNEXES

ANNEXE 1 : ORDRE DU JOUR ET CHRONOGRAMME


1. Informations ;
2. Fiche de suivi des activités du projet ;
3. ;
4.
5. Divers.

Annexe3-112
ANNEXE3

Annexe3-113
ANNEXE3

Annexe3-114
ANNEXE3

-
-

-
-

-
-

Annexe3-115
ANNEXE3

Annexe3-116
ANNEXE3

Annexe3-117
ANNEXE3

-
-

Annexe3-118
ANNEXE3

Annexe3-119
ANNEXE3

Annexe3-120
ANNEXE3

Annexe3-121
ANNEXE3

Annexe3-122
ANNEXE3

-
-

-
-

Annexe3-123
ANNEXE3

Annexe3-124
ANNEXE3

Annexe3-125
ANNEXE3

Annexe3-126
ANNEXE3

Annexe3-127
ANNEXE3

Annexe3-128
ANNEXE3

-
-
-

Annexe3-129
ANNEXE3

Annexe3-130
ANNEXE3

Annexe3-131
ANNEXE3

-
-

-
-

Annexe3-132
ANNEXE3

Annexe3-133
ANNEXE3

Annexe3-134
ANNEXE3

Annexe3-135
ANNEXE3

Annexe3-136
ANNEXE3

Annexe3-137
ANNEXE3

-
-
-
-

Annexe3-138
ANNEXE3

Annexe3-139
ANNEXE3

Annexe3-140
ANNEXE3

-
-

Annexe3-141
ANNEXE3

Annexe3-142
ANNEXE 4

Leçons apprises et
Approches Résultats et évaluation
1.1 Identification et sensibilisation des parties prenantes
Les caractéristiques de La détermination et le listage des
des sites de production chaque site de production ont caractéristiques des sites de
de la zone ainsi que été déterminées par production des principales parties
leurs caractéristiques prenantes préalablement aux
est établie. activités de la plateforme

idée génér
questionnaires, etc. zone
Le nom de chaque site de les plus efficaces pour chaque
site
production, les informations
relatives aux organisations et
aux conditions des activités
ont été récapitulés dans une
liste.

Les responsables ainsi Le contexte et le motif des s


que les statuts activités ont été déterminés ayant effectivement procédé à la
juridiques de mise en culture permet de
l déterminer les capacités des
organisations coopératives de producteurs au
professionnelles statut juridique des sein du marché
agricoles (OPA) de la organisations de producteurs
zone, sont identifiés. dans chaque zone de besoins de chaque membre en
production. rapport avec les OPA tout en
déterminant les caractéristiques
des conditions de gestion des
OPA, par exemple une répartition

pouvoir examiner quelles seront


les activités les plus efficaces.
Lors de la première étape de la
plateforme, il est capital de
déterminer et de connaître les
représentants des coopératives
de producteurs, des
transformateurs de riz et des

sites de production.
Déterminer les Les caractéristiques de Le problème des transformateurs
transformateurs de la chaque zone de production constituant probablement un
zone ciblée et leurs ont été déterminées par problème structurel et fondamental
caractéristiques. à la bonne marche de
de la chaîne de valeur, la
détermination de leur rôle global
sera utile pour examiner les
questionnaires, etc. activités de la plateforme.
Le nom, les informations

les conditions des activités de


chaque transformateur ont
été récapitulés dans une liste.

Annexe4-1
ANNEXE 4

Leçons apprises et
Approches Résultats et évaluation
Identifier les grossistes, Les caractéristiques de
les détaillants et autres chaque zone de production
distributeurs de la zone ont été déterminées par
ciblée. probablement le principal facteur
de perte de confiance des
consommateurs envers les
distributeurs. Il serait donc utile de
questionnaires, etc. faire la lumière sur cette situation.
Le nom, les informations

conditions des activités pour


chaque type de distributeur
ont été récapitulés dans une
liste.
1.2 Lancement de la plateforme
Des réunions sont Il a été constaté que la viter de prélever
régulièrement une cotisation pour couvrir les
organisées (2 fois/an) information et frais de participation ou les frais
entre les principaux idées constituait un cadre , car ceci pourrait
acteurs de la filière efficace pour résoudre les décourager certains acteurs de
(producteurs, problèmes rencontrés sur la prendre part à la plateforme.
transformateurs et chaîne de valeur.
distributeurs) de leur Au départ, les réunions des frais de participation
propre initiative. e obligatoires pour certaines parties
des acteurs n pas prenantes afin de ne pas entraver
la bonne marche de la gestion de
acteurs eux-mêmes, mais cette la plateforme.
e Plutôt que de se focaliser sur
progressivement. deux réunions

deux réunions par an est de réunions sous


souvent difficile à cause des diverses formes telles que des
aléas météorologiques qui réunions thématiques, afin de
perturbent le calendrier rizicole.
membres.
1.3 Continuer les discussions sur la plateforme
Impliquer Les intervenants autres que les Les activités de sensibilisation
progressivement acteurs directs ont du mal à des acteurs d une
autres acteurs percevoir leur intérêt à plateforme (explication de la
indirects dans les participer à une plateforme signification de la plateforme,
discussions. Des discussions animées et forums de rencontres, etc.)
constructives ont pu être doivent être réalisées selon un
menées en élargissant processus continu pour être
efficaces.
des réunions spécialisées se
focalisant sur les parties aux discussions les parties
prenantes ayant résolu les
certains thèmes tels que la problèmes abordés, tels que
préparation des cultures, etc.
services de mécanisation dans
les activités de production, permet
de rendre les discussions
concrètes.

Annexe4-2
ANNEXE 4

Leçons apprises et
Approches Résultats et évaluation
1.4 Délibération au sujet de la contractualisation
Délibérer au sujet des Délibérer au sujet des contrats
contrats d de transformateurs les empêchant
paddy entre les OPA de et les transformateurs comme parfois de pouvoir acheter tout le
producteurs et les problème commun aux parties paddy produit, il est indispensable
transformateurs. prenantes a permis de suivi de l
dynamiser les discussions. du processus de production
es depuis la mise en culture
engagements contractuels la récolte pour que les contrats
n respectés soient respectés.
Au-delà de la signature des
malgré les
contrats, le suivi de leur respect
conventions de la plateforme
effectif est une fonction
indispensable de la plateforme.
Cependant, la réalisation du point
précédent implique le
renforcement des capacités des
parties prenantes elles-mêmes, et
nécessite
de renforcement des
capacités pendant une période
donnée.
Délibérer au sujet des Délibérer au sujet des Il est utile de discuter et de
contrats de vente de riz contrats de vente de riz procéder à des améliorations au
blanchi entre blanchi entre les sujet de la gestion de la qualité
transformateurs et transformateurs et les
distributeurs. distributeurs comme problème producteurs et des
commun aux parties transformateurs en fonction des
prenantes a permis de besoins des distributeurs.
dynamiser les discussions.
Les capacités techniques et collaboration entre les acteurs
les capacités de gestion des
transformateurs étaient par
souvent trop faibles pour leur
permettre de respecter les sein de la plateforme.
normes de qualité exigées par
les distributeurs.
1.5 Totalité de la plateforme
La plateforme a été Au début des activités, il était Au-delà de la facilitation de la
gérée en appliquant les difficile de déterminer les signature des contrats entre les
principes suivants afin thèmes intéressant
: des contrats demeure un défi
Les activités sont prenantes, mais mettre à majeur qui doit être en ce sens
rigoureusement suivi. Il est
des acteurs de la essentiel de mettre en place un
plateforme et non de riz blanchi dans les système de suivi de toutes les
pas sous la délibérations a permis activités de la plateforme.
direction des La fixation appropriée et au
producteurs, des
autorités
transformateurs et des
administratives. délibérations en fonction du niveau
distributeurs.
Aucune cotisation Le changement des technique et commercial des
participants selon que le sujet parties prenantes ainsi que de leurs
participants. des délibérations concerne besoins est utile pour dynamiser la
Les délibérations s plateforme.
sont basées sur les prenantes ou seulement une
besoins de tous les
acteurs. de dynamiser les discussions

Annexe4-3
ANNEXE 4

Leçons apprises et
Approches Résultats et évaluation
Les réunions ont et de parvenir à des
lieu avec les conclusions.
acteurs pouvant se
rassembler, sans
convoquer

générales.

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
2.1 Formations de la 1re et 2e phases
Des formations de Dans la formation in situ menée
mécanisation agricole par les vulgarisateurs de était due au manque d
pour les opérateurs de ANADER, seuls 2 sites sur 10 des agents vulgarisateurs de
machines agricoles des ont obtenu 80 % de participants l ANADER, et au fait que peu de
sites ciblés, des ayant un taux d application des producteurs comprenaient les
formations sur les technologies de base d technologies de base.
techniques de 75 %. Pour augmenter le taux
riziculture par les
vulgarisateurs de base, il faudrait examiner la
possibilité
formations sur la technologique des producteurs
récolte et le traitement leaders vers tous les autres
post-récolte ont été producteurs en faisant participer à
mises en la formation du centre les
initialement. producteurs leaders en plus des

2.2 Formations des 3e et 4e phases


Les techniques et informations Il est nécessaire de définir
producteurs leaders enseignées dans les formations clairement le rôle des producteurs
dans les formations aux du centre ont été transmises aux leaders ayant participé aux
techniques rizicoles sur autres producteurs par les
le terrain a été producteurs leaders ayant partagent leurs connaissances
renforcée. participé. avec les autres producteurs.
Un suivi des activités rizicoles des
producteurs dans leurs rizières en
plus des formations sur le terrain
au centre du PRORIL est utile.
Des cours sur Les entreprises privées L
dans les formations se montrant
machines par des commercialisation ou de la efficace en fonction des domaines,
entreprises privées lors maintenance des machines il faut examiner toutes les
des formations à la agricoles au quotidien sur les possibilités en fonction des
mécanisation agricole sites de production connaissant problèmes rencontrés sur les sites
ont été adoptés. parfaitement les problèmes ciblés et de la disponibilité des
rencontrés sur le terrain et la formateurs. Il est utile de faire la
façon de les résoudre, la liste des informations relatives aux
fourniture de techniques prestataires de services de
pratiques convenait parfaitement machines agricoles et établir une
aux besoins des stagiaires, ce bonne communication avec les
qui a permis de renforcer leur acteurs sur le terrain afin que les
compréhension. résultats des formations puissent
contribuer à la promotion de la

Annexe4-4
ANNEXE 4

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
mécanisation.
secteur privé dans les
formations nous a conduits à
cibler la fourniture de produits

motoculteurs après avoir évalué


les problèmes des sites ciblés et
la situation des formateurs.

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
3.1 Élaboration de matériel pédagogique
Des documents Étant donné la faiblesse des Les responsables des SCOOP
simplifiés ont été capacités de gestion sont devenus capables de prendre
élaborés pour assurer organisationnelle des conscience de la situation et des
la planification et la responsables des coopératives problèmes de chaque coopérative
gestion transparente
des activités des en place, ce qui va permettre
sociétés coopératives : été choisies après avoir identifié
Registre des les éléments nécessaires pour coopératives.
membres renforcer ces capacités.
Modèle de PV de Des documents simplifiés ont
réunion été préparés pour mettre en
Programme annuel lumière la situation et les
problèmes de chaque
Plan de trésorerie coopérative afin de servir pour
Programme de mettre en pratique et vulgariser
labour
Livret du
coopérateur
Livre de gestion
des intrants
distribués
Cahier de gestion
du crédit intrants
Livre de collecte
de paddy
Livre des ventes
Livre des
remboursements
3.2
Des formations
relatives documents simplifiés ont permis
et à la gestion de aux SCOOP de réaliser des
sociétés coopératives excédents sur leurs activités
SCOOP ont été mises
re. commercialisation de la
production).

Annexe4-5
ANNEXE 4

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
Des formations Les formations ont permis une La sélection du riz complet et
relatives aux amélioration du niveau de étant pas
gestion des transformateurs de correctement reflétée dans le
du riz, de gestion et de riz, mais le problème de ,
contrôle de la qualité des techniques ne permet pas
ont été mises en « sélection du riz blanchi » de ressentir un effet sur la
subsiste pour certains gestion, ou que le taux
transformateurs.
« sélection du riz blanchi » est

subsiste.

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
Des formations Les techniques relatives à la
relatives aux gestion (tenue des documents)
caractéristiques du riz et aux conditions de stockage
local, à la gestion et au ont été adoptées de manière à
contrôle de la qualité peu près permanente et se sont
ont été mises en améliorées.
L
étiquetés avec marque reste gestion et de contrôle de la
encore faible. qualité par les distributeurs est
nécessaire, mais en plus des
formations en salle, un suivi sur
le terrain est utile pour

leur activité.

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
6.1 Système du crédit intrants dans la 1re et 2e Phases
Le PRORIL prête les Sur les sites de la 1re phase, Le fait de cibler des personnes
intrants aux les groupements ne ou des groupements capables de
groupements de fonctionnaient quasiment pas rembourser les crédits, plutôt que
producteurs et leur et chaque producteur gérait de les limiter aux groupements doit
confie la distribution individuellement sa production, être examiné.
des intrants. Les la vente de son paddy et le Il est nécessaire de sélectionner
groupements se remboursement de son crédit, des acheteurs de paddy capables
chargent de la gestion, et les contrats avec les de payer comptant le paddy au
de la production, de la groupement moment de sa vente.
collecte, de la vente et respectés.
du remboursement du Par ailleurs, certains acheteurs
crédit auprès du de avaient pas la
PRORIL. capacité de payer au moment
de la récolte. En conséquence,
les producteurs ne pouvaient
pas obtenir de revenus en
liquide et le taux de
remboursement du crédit était
très faible.

Annexe4-6
ANNEXE 4

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
Lors de la 2e phase, les
mauvaises conditions
climatiques ont empêché les
mises en culture sur certains
sites, ce qui a entraîné une
faible utilisation des intrants
mis à disposition (toutefois,
pour les groupements ayant pu
faire les mises en place, le taux
de remboursement est de
85 %).
6.2 Système du crédit intrants dans la 3e et 4e phase
Identifier les Il faut sélectionner les cibles du
producteurs capables crédit non pas à partir de simples
de rembourser le crédit conditions nécessaires, mais à
et motivés comme
cibles du crédit. basée sur la motivation, les
capacités techniques, les
capacités de gestions, etc. des
producteurs.

a part
des charges du crédit intrants

étant
importante, une attention
particulière doit être accordée
lors de la sélection.

des
critères importants dans la
sélection des utilisateurs.
Mettre en place un Des problèmes pouvant survenir
système de crédit dans pu faire de récolte lors de la
lequel les 3e phase à cause du manque agricole même après un prêt, il
remboursements sont dus à la est utile de mettre en place un
effectués sans retard. suivi au niveau technique et au
les cultures et trois groupes qui niveau de la gestion par
e surveillance
la 4e phase à cause du par les institutions financières

remboursements ont été remboursement.


terminés. La mise en place de garanties
matérielles étant difficilement
applicable en milieu rural, il est
de recourir
à des garants solidaires.
6.3 Crédit supplémentaire pour les agriculteurs demeurant dans le système
Fournir aux Les producteurs ayant
producteurs ayant remboursé complètement le
remboursé montant du prêt étant ciblés, la
complètement leur technologie et l environnement
de production étaient déjà en
place. Par conséquent, le taux

Annexe4-7
ANNEXE 4

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
signer un nouveau de remboursement était élevé.
contrat de crédit.
6.4 Leçons apprises en collaboration avec des institutions financières privées
Fournir des crédits en
coopération avec des
institutions financières
privées.

Il est souhaitable de concevoir


un système de crédit réduisant
au départ les risques encourus
par les institutions financières
privées, qui en supportent
progressivement les risques afin
de permettre la vulgarisation du
système.

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
Diagnostic du secteur On a constaté que l Le capital, le niveau technique et
de la transformation du transformateurs est constituée les capacités de gestion des
riz dans les zones à 80 % de prestation de transformateurs ciblés par le
ciblées par le projet. service et à 20 de crédit affectent fortement
transformation du paddy.
La plupart des transformateurs remboursement.
ne disposent pas des fonds
nécessaires pour acheter du

avaient généralement une


gestion déplorable et
manquaient de conscience
professionnelle.
De nombreux transformateurs
ne disposent pas de
débouchés pour vendre leur riz
et la demande en prestation de
services notamment par les
détaillants reste importante.
Le prêt de fonds pour acheter Il est utile de faire correspondre
petites institutions du paddy ne permet pas
financières au sujet de période de la récolte lorsque la
la gestion du crédit. disponibilité du paddy est
transformateurs, mais importante.
également de contribuer à

Annexe4-8
ANNEXE 4

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
Il faut des mesures pour éviter
que les transformateurs affectent
stabilisation de la fourniture de les fonds à un autre usage.,
riz blanchi aux distributeurs, ce notamment en ne leur
qui a permis de renforcer la fournissant pas directement
chaîne de valeurs. :
Le mécanisme mis en place ne
permet pas de contrôler le différé (actuellement 2 mois)
Le remboursement progressif

activités parce que le crédit a Un crédit à long terme


été octroyé en liquide et le suivi
de l cultural entier
été bien structuré.
Le paiement mensuel du crédit du remboursement
par les transformateurs La sélection des bénéficiaires du
entraîne une réduction du crédit pourra reposer sur le
montant leur permettant respect des conditions
du paddy, ou en suivantes :
Unité de transformation
performante
paddy à son usinage, et crée Portefeuille client pour le riz
une pression difficile à gérer blanchi
pour eux, car ils ne disposent Contrat de partenariat avec
pas de fonds. des sites de production
Gestion intérieure saine de la
structure
Possibilité de fournir des
garanties et un apport
personnel
Il faut renforcer les capacités des
agents de crédit en ce qui
concerne la spécificité des
activités de la chaîne de valeur
de la filière riz pour faciliter la
définition du plan de gestion du
crédit et le suivi des activités.
Le taux de remboursement Il est nécessaire de déterminer
1re phase du crédit. global au cours de la première les capacités de remboursement
phase est de 67,3 %, et sur des personnes ciblées par le
11 bénéficiaires seulement 4 crédit avant de procéder à leur
remboursé financement.
correctement les échéances. 8
bénéficiaires ont remboursé
100 % du crédit qui leur a été
octroyé en capital et intérêts.
La quantité de paddy usinée en La sélection des bénéficiaires
2e phase du crédit. 2018 par les transformateurs ciblés par le crédit lors de la
de la zone du projet a connu 2e phase était basée
une hausse de 49 % par principalement sur les conditions
rapport à 2016 et de 21 % par effectives de remboursement
rapport à 2017.
La quantité de paddy achetée phase et
re

en 2018 par les des capacités de gestion, ce qui


transformateurs a connu une a permis le remboursement total
augmentation de 106 % par du crédit.

Annexe4-9
ANNEXE 4

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
rapport à celle de 2016 et de Dans le cas de personnes
70 % par rapport à 2017. nouvellement ciblées par le
La quantité de riz blanchi crédit, il est nécessaire de les
vendue en 2018 a connu une sélectionner soigneusement en
hausse de 78 % par rapport à fonction de leurs capacités de
celle de 2016 et de 61 % par remboursement et de la garantie
rapport à celle de 2017. matérielle elles peuvent
fournir.

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
8.1 e phase

Une formation sur la La responsabilité de En ce qui concerne la sélection


production de sélectionner les producteurs des participants à la formation, la
semences pour les participants à la formation a été
producteurs, les laissée à chaque site, mais ceci préliminaire permet de
inspecteurs et les a posé certains problèmes en ce sélectionner des producteurs
contrôleurs semenciers qui concerne la pérennisation excellents contribuant à
. des résultats de la formation. s de la
formation.
8.2 eet 4e phases
Des formations sur la La pérennité de la production de Effectuer une évaluation après la
production de semences de riz après la formation est efficace, car elle
semences ont été formation était plus élevée que permet d identifier les problèmes
lors de la 2e phase grâce à la réels sur les sites et d apprendre
sélectionnant à sélection des stagiaires parmi à les gérer.
les producteurs méritants à Il est nécessaire de ne pas se
producteurs
participants selon des préliminaire. techniques aux producteurs de
critères objectifs, et en Il a été possible de contribuer à riz qui sont du côté de la
utilisant les inspecteurs la mise en place de liens entre demande, mais de continuer
semenciers en tant que les contrôleurs semenciers et les également à les sensibiliser à
conseillers. producteurs de semences de
qualité pour assurer la pérennité des semences afin de créer un
de la production après la fin du marché aux semences de
projet. qualité.

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
9.1 riz local et de préférences
Des études des Les informations relatives au Une analyse plus poussée en
volumes distribués, des circuit de distribution du riz utilisant le modèle AMTUL indiqué
préférences de local ont pu être obtenues. ci-dessous est nécessaire pour
consommation et des parvenir à faire la synthèse des
méthodes informations permettant de
contribuer à la consommation
fidèle du riz local.

organisme externe et
de questionnaires

Annexe4-10
ANNEXE 4

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
9.2 Réa résultats
Une nouvelle analyse Les résultats de réanalyse avec Une analyse ciblant chaque stade
le modèle AMTUL ont permis de de consommation telle que le
a été réalisée à partir modèle AMTUL est plus utile pour
du modèle AMTUL qui important entre les étapes chercher ce qui motive les
utilisation quotidienne » et consommateurs dans leur achat
étapes du utilisation fidèle ».
comportement de L sur un traitement statistique.
consommation des partir des
consommateurs résultats mentionnés ci-dessus a
vis-à-vis des produits. montré que la plupart des
consommateurs ne connaissent
quasiment pas de marques de
riz local, ce qui est probablement
une des causes qui expliquent le
taux encore faible de
consommateurs fidèles de riz
local.
On a constaté que le principal
problème du riz local
une qualité
incitant son achat réside dans le
traitement post-récolte inadapté

impuretés.

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
10.1 Considérer les activités de promotion du riz local
Le projet a élaboré La participation aux caravanes de
individuelles a permis de donner promotion et aux manifestations
de promotion validé par une présence au riz local sur le l
les acteurs de la marché. est plus facile pour un
chaîne de valeur et consommateur qui ne connaît pas
ADERIZ et mis en publicitaires et de supports de suffisamment le riz local de
les activités de promotion ainsi que acheter dans de petits
promotion suivantes : emballages (1 kg) plutôt que dans
Adoption de des emballages plus grands (5 kg
marques quotidienne du ), ce qui doit être pris en compte
individuelles modèle AMTUL, cependant la dans les activités quotidiennes de
Confection poursuite des activités de vente.
promotion est nécessaire pour Il est souhaitable pour les
publicitaires et de distributeurs
support de fidèle. eux-mêmes le coût-performance
promotion Les tests de dégustation ont de
Organisation de permis de savoir que les variétés PRORIL et de réaliser des actions
caravanes de de riz local présentent des de promotion adaptées à leurs
présentation et de caractéristiques plus appréciées capacités de distribution du riz.
promotion par les consommateurs par
Réalisation de rapport au riz importé.
tests de
dégustation
Participation aux

Annexe4-11
ANNEXE 4

Leçons apprises et conseils


Approches Résultats et évaluation
événements liés
au secteur
agricole
10.2
Les distributeurs ont Les distributeurs ont compris
-mêmes
activités des produits en fonction des avis
de leurs produits à des consommateurs peut
contribuer à élever le
des souhaits des pourcentage de consommateurs
consommateurs avec fidèles.
les méthodes de
marketing 4P et 4C.

Annexe4-12

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