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« 

J’aurais voulu premièrement expliquer ce que c’est la philosophie… ce mot de philosophie


signifie l’étude de la sagesse. Et par la sagesse, on n’entend pas seulement la prudence dans les
affaires, mais une parfaite connaissance de toutes les choses que l’homme peut savoir, tant
pour la conduite de sa vie que pour la conservation de sa santé et l’invention de tous les arts…
J’aurais ensuite fait considérer l’utilité de cette philosophie et montré que, puis qu’elle s’étend
à tout ce que l’esprit humain peut savoir, on doit croire que c’est elle seule qui nous distingue
des plus sauvages et barbares, et que chaque nation est d’autant plus civilisée que les hommes
y philosophent mieux… C’est proprement avoir les yeux fermés sans tacher de les ouvrir que de
vivre sans philosopher : et enfin cette étude plus nécessaire pour régler nos mœurs et nous
conduire en cette vie, que n’est des yeux pour guider nos pas ».

Descartes, Les Principes de la philosophie (1644), Bibliothèque de la Pléiade, Ed. Gallimard, 1970, pp. 558-559
Questions

1- Relevez la thèse du texte.


2- Identifiez les étapes de l’argumentation du texte.
3- Quelle est l’utilité de la philosophie?
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.

« La philosophie ne peut être rapprochée de la science, en ce sens qu’elle en formerait, soit le


premier, soit le dernier échelon. C’est le produit d’une autre faculté de l’intelligence, qui, dans
la sphère de son activité, s’exerce et se perfectionne suivant un mode qui lui est propre. C’est
aussi quelque chose de moins impersonnel que la science. La science se transforme
identiquement par l’enseignement oral et dans les livres ; elle devient le patrimoine commun
de tous les esprits, et dépouille bientôt le cachet du génie qui l’a créée ou agrandie. Dans
l’ordre des spéculations philosophiques, les développements de la pensée sont seulement
suscités par la pensée d’autrui; ils conservent toujours un caractère de personnalité qui fait que
chacun est obligé de se faire sa philosophie. La pensée philosophique est bien moins que la
pensée poétique sous l’influence des formes du langage, mais elle en dépend encore, tandis
que la science se transmet sans modifications aucune d’un idiome à l’autre. »

Antoine Augustin Cournot

Questions

1- Relevez la thèse du texte.


2- Identifiez les étapes de l’argumentation du texte.
3- Pourquoi la philosophie ne peut être considérée comme une science?
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.
« Le meilleur État (...) est celui où les hommes vivent dans la concorde et où la législation
nationale est protégée contre toute atteinte. En effet, il est certain que les séditions, les
guerres, l‘indifférence systématique ou les infractions effectives aux lois sont bien plus
imputables aux défauts d’un État donné qu‘à la méchanceté des hommes. Car les hommes ne
naissent point membres de la société, mais s’éduquent à ce rôle ; d'autre part, les sentiments
humains naturels sont toujours les mêmes. Au cas donc où la méchanceté règnerait davantage
et ou le nombre de fautes commises serait plus considérable dans une certaine nation que dans
une autre, une conclusion évidente ressortirait d’une telle suite d‘événements : cette nation
n‘aurait pas pris de dispositions suffisantes en vue de la concorde, et sa législation n'aurait pas
été instituée dans un esprit suffisant de sagesse ».

Baruch Spinoza, Traité de I'autorité politique, chap. V, s 2, 167. trad. M. Francès, in


Œuvres complètes, Éd Gallimard.

Questions

1- Relevez l’idée centrale du texte.


2- Identifiez les étapes de l’argumentation du texte.
3- A quoi sert l’État ?
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.

« L’Etat n’a jamais eu qu’un but : borner, lier, subordonner l’individu, l’assujettir à une quelconque
généralité. Il ne dure qu’aussi longtemps que l’individu n’est pas tout dans tout, il n’est que la marque
évidente de l’l’étroitesse de mon moi, ma limitation et ma servitude. Jamais un Etat n’a pour but de
permettre l’activité libre de chaque individu, mais toujours une activité liée à ses buts. Aucune œuvre
commune ne peut naître de lui : de même qu’un tissu n’est pas le travail commun des différentes pièces
d’une machine, mais plutôt le travail de la machine entière en tant qu’unité, un travail de machine, c’est
de la même manière la machine de I’Etat qui fait tout, puisqu’elle met en mouvement les rouages des
esprits individuels, dont aucun n’obéit à sa propre impulsion. L’État cherche à entraver toute activité
libre par sa censure, sa surveillance, sa police et il tient pour son devoir cette répression, qui est en
vérité ce que lui dicte l’instinct de conservation. L’Etat veut faire quelque chose des hommes, aussi n’y
a-t-il en son sein que des hommes fabriqués ; quiconque veut être lui-même est son ennemi et « n’est
rien », ce qui signifie qu’il ne l’emploie pas, ne lui confie aucune position, aucun poste, aucun métier,
etc. ».

Max STIRNER, L’Unique et sa propriété, 1844, Ed. L’Age d’Homme, trad. P.


Gallissaire et A. Sauge, 1972

Questions

1- Relevez l’idée centrale du texte.


2- Identifiez les étapes de l’argumentation du texte.
3- Quelle est la fonction de l’État?
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.
« L’homme doit de bonne heure être habitué à se soumettre aux prescriptions de la
raison. Si en jeunesse on laisse l’homme n’en faire qu’à sa volonté et que rien ne lui est opposé,
il conserve durant sa vie entière une certaine sauvagerie. Et il ne sert rien à certains d’être en
leur jeunesse protégés par une excessive tendresse naturelle, car plus tard ils n’en
rencontreront que plus de résistances et ils subiront des échecs dès qu’ils s’engageront dans les
affaires du monde. C’est une faute habituelle dans l’éducation des princes que de ne jamais leur
opposer dans leur jeunesse une véritable résistance, parce qu’ils sont destinés à régner. Chez
l’homme, en raison de son penchant pour la liberté, il est nécessaire de polir sa rudesse ; en
revanche, chez l’animal cela n’est pas nécessaire en raison de l’instinct ».
Emmanuel KANT

Questions

1- Relevez l’idée générale du texte.


2- Identifiez les articulations logiques du texte.
3- Quelle est la fonction de l’éducation ? 
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.

« La philosophie ne peut être rapprochée de la science, en ce sens qu’elle en formerait, soit le


premier, soit le dernier échelon. C’est le produit d’une autre faculté de l’intelligence, qui, dans
la sphère de son activité, s’exerce et se perfectionne suivant un mode qui lui est propre. C’est
aussi quelque chose de moins impersonnel que la science. La science se transforme
identiquement par l’enseignement oral et dans les livres ; elle devient le patrimoine commun
de tous les esprits, et dépouille bientôt le cachet du génie qui l’a créée ou agrandie. Dans
l’ordre des spéculations philosophiques, les développements de la pensée sont seulement
suscités par la pensée d’autrui; ils conservent toujours un caractère de personnalité qui fait que
chacun est obligé de se faire sa philosophie. La pensée philosophique est bien moins que la
pensée poétique sous l’influence des formes du langage, mais elle en dépend encore, tandis
que la science se transmet sans modifications aucune d’un idiome à l’autre. »

Antoine Augustin Cournot

Questions

1- Relevez la thèse du texte.


2- Identifiez les étapes de l’argumentation du texte.
3- Pourquoi la philosophie ne peut être considérée comme une science?
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.
« La liberté politique ne consiste point à faire ce que l’on veut. Dans un État, c’est-à-dire dans
une société où il y a des lois, la liberté ne peut considérer qu’à pouvoir faire ce que l’on doit
vouloir et à n’ être point contraint de faire ce que l’on doit pas vouloir. Il faut se mettre dans
l’esprit ce que c’est que l’indépendance, et ce que c’est la liberté. La liberté est le droit de faire
tout ce que les lois permettent: et, si un Citoyen pouvait faire ce qu’elles défendent, il n’aurait
plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir ».

Montesquieu, De l’esprit des lois

Questions

1- Relevez l’idée centrale du texte.


2- Identifiez les étapes de l’argumentation du texte.
3- Comment comprendre les rapports qu’entretiennent les citoyens avec les lois ?
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.

« L’état sauvage est l’indépendance envers les lois. La discipline soumet l’homme aux lois de
l’humanité et commence à lui faire sentir la contrainte des lois. Mais cela doit avoir lieu de
bonne heure. C’est par exemple que l’on envoie tout d’abord les enfants à l’école non dans
l’intention qu’ils y apprennent quelque chose, mais afin qu’ils s’habituent à demeurer
tranquillement assis et à observer ponctuellement ce qu’on leur ordonne, en sorte que par la
suite ils puissent ne pas mettre réellement et sur-le-champ leurs idées à exécution ».

Emmanuel KANT

Questions

1- Relevez l’idée générale du texte.


2- Identifiez les articulations logiques du texte.
3- Pourquoi l’homme doit se soumettre aux lois de l’humanité ? 
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.
« L’homme est un animal qui, lorsqu’il vit parmi d’autres membres de son espèce, a
besoin d’un maître. Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l’égard de ses semblables, et qui
qu’en tant que créature raisonnable, il souhaite une loi qui pose les limites de la liberté de tous,
son inclination animale à l’égoïsme l’entraine cependant à faire exception pour lui-même quand
il peut.
Il lui faut donc un maître pour briser sa volonté particulière et le forcer à obéir à une volonté
universellement valable, par-là, chacun peut être libre. Mais où prendra-t-il ce maître ?
Nulle part ailleurs que dans l’espèce humaine. Or, ce sera lui aussi un animal qui a besoin d’un
maître ».
Emmanuel KANT (1724 – 1804),
Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique

Questions

1- Relevez la thèse de l’auteur.


2- Identifiez les étapes de l’argumentation du texte.
3- En quoi consiste la liberté selon Kant ?
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.

« La science, dans son besoin d’achèvement comme dans son principe s’oppose
absolument à l’opinion. S’il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l’opinion, c’est pour
d’autres raisons que celles qui fondent l’opinion, de sorte que l’opinion a, en droit toujours tort.
L’opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissance. En désignant
les objets par leur utilité, elle s’interdit de les connaitre. On ne peut rien fonder sur l’opinion: il
faut d’abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter. Il ne suffirait pas, par
exemple, de la rectifier sur des points particuliers, en maintenant une sorte de morale
provisoire, une connaissance vulgaire provisoire. « L’esprit scientifique nous interdit d’avoir une
opinion sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir
poser des problèmes. Et quoi qu’on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent
pas d’eux-mêmes. C’est précisément le sens du problème qui donne la marque du véritable
esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une
question. S’il n’y a pas eu de question, il ne peut y avoir de connaissance scientifique. Rien ne va
de soi. Rien n’est donné. Tout est construit ».

Gaston Bachelard, La formation de l’esprit scientifique

Questions

1- Relevez la thèse défendue par l’auteur.


2- Identifiez les articulations logiques du texte.
3- Peut-on confondre la philosophie avec la science ?
4- Déterminez l’intérêt philosophique de ce texte.
Sujets de dissertation

1- L’Etat est-il l’ennemi de la liberté?


2- Le role de l’État est-il de faire régner la justice?
3- La philosophie se réduit-elle à une réflexion sur l’homme ?
4- Suffit-il de respecter les règles sociales pour être moral?
5- La culture dénature-t-elle l’homme ?
6- La religion conduit-elle l’homme au delà de lui-même ?
7- L’opinion peut-elle fonder la science ?
8- Quel serait le devenir de l’homme sans l’éducation ?
9- Expliquez : « La philosophie n’est pas seulement une théorie, mais aussi un mode de vie,
un art de vivre ».
10- La technique peut-elle tenir lieu de la science ?
11- Les hommes peuvent-ils avoir des droits sans avoir des devoirs ?
12- Aujourd’hui, avec la globalisation, peut-on toujours considérer la philosophie comme une
activité désintéressée ?
13- Le philosophe est-il nécessairement un homme de son époque ?
14- La conscience morale ne parvient-elle que de l’épreuve de la faute ?
15- La connaissance commune est-elle un point d’appui pour la connaissance scientifique ?
16- Le développement technique est-il capable de faire le bonheur de l'homme?
17- A quoi sert la philosophie ?
18- Suffit-il de calculer son intérêt pour être dans la morale ?
19- Expliquez la part de la nature et de celle de la culture dans l’explication du comportement
de l’homme.
20- La science peut-elle se substituer à la philosophie ?

QUESTIONS DE COURS A REPONSES COURTES

Énoncé I

« J’aurais voulu expliquer ce que c’est la philosophie… ce mot de philosophie signifie l’étude de
la sagesse. Cette dernière traduit non seulement la prudence dans les affaires, mais une parfaite
connaissance de toutes les choses que l’homme peut savoir, tant pour la conduite de sa vie que
pour la conservation de sa santé et l’invention de tous les arts… »
Descartes, Les Principes de la philosophie (1644),
Bibliothèque de la Pléiade, Ed. Gallimard, 1970, pp. 558-559
Questions
1- Identifiez suivant le texte la définition étymologique de la philosophie.
2- Résumez l’utilité de la philosophie suivant l’esprit du texte.
3- Citez le concept grec qui traduit la sagesse.
4- Distinguez de manière succincte la philosophie de la science.

Énoncé II
« Qu’elle soit analyse, synthèse ou sagesse, la réflexion philosophique peut s’exercer sur
plusieurs objets, lesquels constituent les domaines de la philosophie. Le raisonnement, la
connaissance, l’être humain, les valeurs, la réalité ou encore toute discipline du savoir
humain sont autant d’objets de réflexion pour le philosophe ».
Sources combinées

Questions

1- Indiquez les principaux domaines sur lesquels s’exerce la réflexion philosophique dans le texte.
2- Proposez une définition de la philosophie suivant l’esprit du texte.
3- Enumérfez les objets de réflexion relevant de la compétence du philosophe.
4- Identifiez la branche de la philosophie s’intéressant à l’étude du raisonnement.

Énoncé III

« Platon lie la vérité et idée. Dans l’allégorie de la caverne, l’itinéraire vers la vérité se dessine
comme la sortie hors de la caverne. Désormais, il faut comprendre la vérité en tant que
participation à l’idée... chez Platon, l’idée prend le dessus et dessine le visage de la vérité ».
Nietzsche, Le Gai Savoir

Questions

1- Identifiez l’auteur du mythe de la caverne.


2- Relevez la conception de Platon de la vérité.
3- Donnez un synonyme du “mythe de la caverne”.
4- Expliquez le sens de la caverne.

Énoncé IV

«Apprendre à penser et à philosopher, c’est non seulement faire preuve d’audace et ne point
déléguer à un autre cette fonction de penser, mais c’est aussi apprendre à conceptualiser. Pour
penser par soimême, il faut des concepts, c’est-à-dire des représentations permettant de
construire le réel, de mettre en forme la diversité des choses, de manière à mieux les
comprendre».

Sources combinées

Questions

1- Relevez la définition de l’acte de philosopher suivant le texte.


2- Que faire pour penser par soi-même ?
3- Identifiez la définition attribuée à la notion de concept suivant le texte.
4- Qui peut être, suivant l’esprit du texte, considéré comme philosophe?

Enoncé V

« Avoir l’esprit philosophique, c’est être capable de s’étonner des événements habituels et des
choses de tous les jours, de se poser comme sujet d’étude ce qu’il y a de plus général et de plus
ordinaire ; tandis que l’étonnement du savant ne se produit qu’à propos de phénomènes rares et
choisis, et que tout son problème se réduit à ramener ce phénomène à un autre plus connu ».

Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation

Questions

1- Relevez la définition de l’esprit philosophique suivant le texte.


2- Identifiez la distinction entre l’esprit philosophique et l’étonnement du savant.
3- Qui peut être qualifié de philosophe suivant l’esprit du texte ?
Énoncé I

« Ce qu’on pourrait appeler la culture haïtienne actuelle, c’est un ensemble de perceptions et de


modes d’agir qui ont leurs sources dans des systèmes d’organisation institutionnelle, telles la
famille, la religion, les cadres éducatifs, politiques, sociaux et administratifs inspirés finalement
de valeurs, croyances et attitudes fournies à la fois par des modèles africains et européens ».

Extrait de la présentation du Dr. C. Douyon au cours d’été du CHISS


Questions
1- Relevez une définition explicitée de la notion de culture.
2- Identifiez dans le texte, les trois des principales institutions qui participent à la
socialisation de l’individu.
3- Enumérez deux grandes fonctions de la culture.
4- Citez les différentes manifestations de la culture.
Énoncé II

« On oppose souvent les notions de « nature » et de « culture » sur la base de la distinction entre
l’inné et l’acquis parce que la culture est entièrement acquise. L’inné est tout ce qui existe dès la
naissance de l’être vivant comme l'un de ses traits propres ; acquis, tout ce que son existence lui
confère. Ce sont des antonymes, c'est-à-dire des termes contraires : la relation de contrariété est à
la fois logique (l’inné n’est pas acquis, l'acquis, pas inné) et inscrite dans la chronologie (l’inné
vient avant l'acquis, l’acquis, après l’inné) ».

Sources combinées

Questions

1- Relevez la distinction entre l’inné et l’acquis.


2- Identifiez entre l’inné et l’acquis lequel vient avant chronologiquement.
3- Donnez trois exemples de traits innés chez les êtres vivants.
4- Proposez une définition aux notions de « nature » et de « culture ».

Énoncé III

La « nature » d’un être se transmet par hérédité, la « culture » se communique par héritage. Le
terme de culture ne désigne que des attitudes, des croyances, des mœurs, des « valeurs » acquises
et transmises par l’éducation. La culture c’est qui s’ajoute à la nature. L’organisation raffinée de
la ruche, par exemple, n’est aucunement une culture. Le comportement complexe des abeilles
semble jaillir immédiatement, en effet, de leur structure biologique.

Sources combinées

Questions

1- Identifiez la distinction entre la nature et la culture.


2- Relevez la définition de la culture suivant le texte.
3- Énumérez les trois principales caractéristiques de la notion de culture.
4- Expliquez le rôle de la famille dans la formation des enfants.

Enoncé I

«Il n’est pas douteux que toutes nos connaissances commencent qu’avec l’expérience, car par
quoi la faculté de connaître serait-elle appelée à s’exercer si elle ne l’était pas par des objets qui
frappent nos sens […] Mais, si toutes connaissances commencent avec l’expérience, il n’en
résulte pas qu’elles dérivent toutes de l’expérience. En effet, il se pourrait bien que notre
connaissance expérimentale elle-même fût un assemblage composé de ce que nous recevons des
impressions, et de ce que notre propre faculté de connaître tirerait d’elle-même».

Kant, Critique de la raison pure, quadrige-puf

Questions

1- Identifiez la conception philosophique qui fait de l’expérience la source de nos


connaissances.
2- Distinguez la connaissance empirique de la connaissance scientifique.
3- Énumérez les principales caractéristiques de la connaissance scientifique.
4- Citez les différents types de la connaissance.

Énoncé II

« La science, dans son besoin d’achèvement comme dans son principe s’oppose absolument à
l’opinion. S’il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l’opinion, c’est pour d’autres
raisons que celles qui fondent l’opinion, de sorte que l’opinion a, en droit toujours tort. L’opinion
pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissance. En désignant les objets
par leur utilité, elle s’interdit de les connaitre. On ne peut rien fonder sur l’opinion: il faut
d’abord la détruire ».

Bachelard, La formation de l’esprit scientifique

Questions

1- Relevez trois arguments justifiant la nécessité de détruire l’opinion selon Bachelard.


2- Identifiez à quelle notion s’oppose l’opinion dans le texte.
3- Trouvez deux synonymes à la notion d’opinion.
4- Distinguez la connaissance empirique et la connaissance scientifique.

Énoncé III
La théorie de la connaissance (aussi appelée épistémologie ou gnoséologie) est une réflexion
critique sur la connaissance, le savoir. Cherchant à déterminer comment l’être humain peut
connaître, elle se distingue des sciences particulières qui visent toujours un savoir particulier; son
importance réside dans l’examen des sources et des moyens permettant l’acquisition de
connaissances.

Sources combinées

Questions

1- Relevez la définition de la théorie de la connaissance.


2- Identifiez le but de la théorie de la connaissance suivant l’esprit du texte.
3- Repérez deux synonymes à la théorie de la connaissance.
4- Expliquez l’origine de la connaissance suivant la conception empiriste.

Énoncé I

« La pensée subjective, en tant que subjective, ne fait qu’assister à ce développement de l’idée
comme de l’activité propre de sa raison, et ne lui ajoute aucun complément de sa part. Considérer
quelque chose rationnellement, ce n’est pas apporter du dehors à l’objet une raison et le
transformer par là, car l’objet est pour lui-même rationnel. Ici c’est l’esprit dans sa liberté, le plus
haut sommet de la raison consciente de soi, qui se donne la réalité et se produit comme monde
existant. La science a seulement à porter à la conscience ce travail propre de la raison ».

Hegel, Principes de la Philosophie du Droit, p.78, Gallimard

Questions

1- Identifiez l’aspect de la logique que traite le texte.


2- Définissez ce que Hegel appelle dans le texte « l’esprit dans sa liberté ».
3- Précisez l’autre manière d’appeler la logique formelle.
4- Énumérez les différentes formes de logique.

Énoncé I

« Dans la formation d’un esprit scientifique, le premier obstacle, c’est l’expérience première,
c’est l’expérience placée avant et au-dessus de la critique, qui, elle, est nécessairement un
élément intégrant de l’esprit scientifique ».

Bachelard, La formation de l’esprit scientifique

Questions

1- Relevez suivant le texte le premier obstacle à surmonter dans la formation de l’esprit


scientifique.
2- Identifiez la doctrine philosophique selon laquelle toutes nos connaissances dérivent de
l’expérience.
3- Proposez une définition à la notion de l’esprit scientifique.
4- Citez les deux principales qualités de l’esprit scientifique.
Énoncé II

« La science et la puissance humaine se correspondent dans tous les points et vont au même but;
c'est l'ignorance où nous sommes de la cause qui nous prive de l'effet; car on ne peut vaincre la
nature qu'en lui obéissant et ce qui était principe, effet ou cause dans la théorie, devient règle, but
ou moyen dans la pratique ». 

Francis BACON, Novum Organum, p.101, PUF, 1986

Questions

1- Montrerz la maèiere de vaincre la nature suivant le texte.


2- Identifiez ce qui nous empêche d'atteindre notre but.
3- Proposez une définition de la science.
4- Énumérez les principales théories liées à l’origine de la science.

Énoncé III

« Distinguer la science de la technique, c’est aussi distinguer la théorie de la pratique. La science


et la technique se distinguent par leur finalité: la première vise la connaissance tandis que la
seconde est au service des besoins de l’existence. Même si l’idée d’une science désintéressée
peut paraître illusoire, il n’en reste pas moins vrai que la démonstration du théorème de
Goldbach, la recherche de la masse du neutrino ou l’étude du comportement des kangourous ne
sont pas de nature à bouleverser nos vies. Une science gratuite est possible, une technique
gratuite serait un non-sens».

Sources combinées

Questions

1- Distinguez la science et la technique par rapport à leur finalité.


2- Entre la science et la technique, laquelle est perçue comme une connaissance
désintéressée ?
3- Identifiez à quel thème appartient le concept de « théorie ».
4- Proposez de manière succincte une définition de la technique.

Énoncé IV

« L’homme, ministre et interprète de la nature, n’étend ses actions et ses connaissances qu’à
mesure de ses observations, par les choses ou par l’esprit, sur l’ordre de la nature ; il ne sait ni ne
peut rien de plus [...]. Science et puissance humaine aboutissent au même, car l’ignorance de la
cause prive de l’effet. On ne triomphe de la nature qu’en lui obéissant ; et ce qui dans la
spéculation vaut comme cause, vaut comme règle dans l’opération ».

Francis Bacon, Novum Organum


Questions

1- Identifiez ce qui nous permet de triompher sur la nature.


2- Relevez dans le texte ce qui nous nous empêche d’atteindre notre but.
3- Proposez une définition de la notion d’ignorance.
4- Citez les principales théories liées à l’origine de la science.

Énoncé V

« Seules toutes les choses où l’on étude l’ordre et la mesure se rattachent à la mathématique, sans
qu’il importe que cette mesure soit cherchée dans des nombres, des figures, des astres, des sons,
ou quelque autre objet; on remarque ainsi qu’il doit y avoir quelque science générale expliquant
tout ce qu’on peut chercher touchant l’ordre et la mesure, sans application à une matière
particulière ».

Descartes, Règles pour la direction de l’esprit

Questions

1- Relevez suivant l’esprit du texte la définition accordée à la mathématique.


2- Identifiez à quelles branches des mathématiques correspondent les nombres et les figures.
3- Indiquez l’objet des mathématiques selon Descartes.
4- Citez les principales théories expliquant l’origine des mathématiques.

Énoncé I

« L'État de droit, État où il y a de la loi et du Droit, subordonnés tous deux, au respect de la


personne; c'est une forme juridique garantissant les libertés individuelles, s'attachant à la dignité
humaine et ce, contre les violences, forces ou intimidations. Par contre, l'État démocratique, dont
l'origine lointaine se situe en Grèce, à Athènes, où le pouvoir émane du peuple, est fondé, à
l'époque moderne, par Rousseau, avec du Contrat social. Cet État démocratique exprime la
volonté générale et trouve sa légitimité en elle ».

Sources combinées

Questions
1- Relevez la définition attribuée à la notion de l’État de droit dans le texte.
2- Distinguez l’État de droit de l’État démocratique.
3- Identifiez l’auteur du « Contrat social » dans le texte.
4- Proposez de manière succincte une définition à la notion de l’État.

Énoncé II

« Le plaisir est le but de la vie, il ne s’agit pas des plaisirs déréglés ni des jouissances luxurieuses
ainsi que le prétendent ceux qui ne nous connaissent pas, nous comprennent mal ou s’opposent à
nous. Par plaisir, c’est bien l’absence de douleur dans le corps et de trouble dans l‘âme qu’il faut
entendre».

Épicure, Lettre à Ménécée

Questions

1- Identifiez le but de la vie suivant le texte.


2- Relevez la définition accordée à la notion de Plaisir.
3- Précisez les différents types de plaisirs chez Épicure.
4- Distinguez l’hédonisme de l’eudémonisme.

Énoncé III

« Utilité et bonheur sont les premiers principes du devoir. Le bonheur, c’est la plus grande
somme de plaisirs diminuée de la plus grande somme de douleurs. Ainsi, une action est utile
quand la somme de ses conséquences agréables l’emporte sur celles des conséquences pénibles.
La vertu consiste donc à maximiser les plaisirs et à minimiser les peines. Autrement dit, la
moralité d’un acte est calculée en fonction de ses effets, non des motifs qui le sous-tendent ».

Sources combinées

Questions

1- Distinguez l’action utile de la vertu.


2- Identifiez suivant l’esprit du texte le but de la morale utilitariste.
3- Relevez la définition de la notion du bonheur dans le texte.
4- Citez les représentants des morales de l’intérêt.

Énoncé IV

Le « tu dois » représente une des expériences fondamentales de la conscience morale. Nous nous
sentons - parfois - tenus de faire notre devoir. Qu’y a-t-il donc dans ce mot de devoir ? Nous le
définirons provisoirement comme l’obligation morale considérée en elle-même. Cette obligation
est distincte de la stricte nécessité, car ce qui est obligatoire peut être fait ou ne pas l’être, alors
que je ne puis en aucun cas me soustraire à ce qui est nécessaire.

Sources combinées

Questions

1- Identifiez à quel type d’impératif, correspond le “Tu dois” de Kant.


2- Relevez la définition du devoir suivant l’esprit du texte.
3- Distinguez l’obligation de la nécessité.
4- Dites à quel type d’acte correspond “l’imperatif hypothétique”.

Énoncé V

« Dans le domaine de la morale, les mœurs, les règles, les normes, explicites ou non,
l’emportent sur les valeurs ou même sur les fins, imposent, de tout le poids du passé, des
conduits d’obéissance. Dans l‘éthique, au contraire, les valeurs, les fins l’emportent sur les
normes et appellent à des conduites de responsabilité, ouvertes sur l’avenir. La morale se
situe immédiatement au niveau de l’existence vécue, l’éthique, immédiatement au niveau de la
pratique réfléchie de la liberté ».

Raymond Polin, Éthique et politique, chap. III, 1968. Ed. Sirey

Questions

1- Distinguez la morale de l’éthique suivant le texte.


2- Relevez la définiton accordée à la notion de morale selon l’auteur.
3- Précisez le but de l’éthique.
4- Identifiez les deux thèses expliquant l’origine la conscience morale.

Énoncé VI

« L'État ne se confond pas avec la Nation : il désigne une structure juridique et se définit comme
un pouvoir doté d'organes politiques et administratifs ainsi que d'un appareil répressif, comme
une autorité souveraine détenue par la société et s'exerçant sur l'ensemble d'un peuple et d'un
territoire déterminé. Au contraire, la Nation représente une communauté naturelle ou historique,
mais non point juridique. Néanmoins, ces deux structures sont liées : la Nation est le milieu où
s'engendre l'État. C'est un principe spirituel et un être collectif, c’est l'unité spirituelle d'une
communauté, fondée sur des mœurs et une histoire commune qui appelle et requiert le pouvoir
étatique pour mieux se former et s'unifier ».

Sources combinées
Questions

1- Relevez la définition attribuée à la notion de l’Etat.


2- Distinguez l’État de la Nation.
3- Précisez la finalité de l’État.
4- Indiquez les principales caractéristiques de l’État.

Enoncé VII

L’État est fondé sur la force. Pour Hobbes, c’est la force qui fonde l’État comme elle fonde le
droit. De même que la crainte était la cause du désordre dans l’état de nature, elle devient la
cause de l’ordre dans l’état politique. Ce qui caractérise l’Etat, c’est la crainte qu’il inspire et la
force de contrainte qui l’exerce, ce qui le justifie, c’est sa mission répressive à l’intérieur et sa
mission défensive à l’extérieur (d’où la nécessité d’une armée forte et permanente).

Thomas Hobbes, Le Léviathan

Questions

1- Relevez dans le texte les deux principales caractéristiques de l’État selon Hobbes.
(Connaissance)
2- Identifiez ls missions de l’État suivant l’esprit du texte.
3- Montrez la cause du désordre selon l’auteur.
4- Expliquez l’importance d’une armée dans la construction d’une société.

Énoncé VIII

« L'État est l'organisation rationnelle et raisonnable (morale) de la communauté ; il ne peut lui


être assigné à autre but à celui de durer, en tant qu'organisation consciente de la communauté
historique dont il est l'organisation et qui est ce qu'elle est dans cette forme d'organisation. Il n'est
pas évident que la forme de l'État de notre époque soit la seule dans laquelle une communauté
puisse durer ; mais il est évident que l'État moderne vise essentiellement ce but »

É. Weil, Philosophie politique, Vrin

Questions

1- Relevez la fonction de l’État suivant l’esprit du texte.


2- Proposez une définition de la notion l’État.
3- Indiquez les principales caractéristiques de l’État.
4- Vous référant à la réponse donnée à la troisième question, dites pourquoi Haiti est un
État.

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