Vous êtes sur la page 1sur 29

Analyse des coûts

UFAR 2021
Péalables
• Arriver au cours à l’heure (ponctualité)
• Venir en cours avec une calculatrice
• Ne pas utiliser son smartphone durant le cours (téléphone, SMS, web...)
• Comprendre que les applications sont essentielles (autant que le « cours »)
• Réfléchir à « l’organisation » du traitement des situations analysées et des
calculs mis en œuvre (logique « feuille de calcul », détail, possibilité de
« corriger », etc.)
• Evaluation (analyse et réflexion.... et non reformulation du cours)
Bibliographie
Alazard C., Sépari S., (2013), Contrôle de gestion – Manuel et applications, 3ème édition, 766 p.
Alazard C., Sépari S., (2013), Contrôle de gestion – Corrigés du manuel, 3ème édition, 294 p.
Augé B., Naro G., (2014), Contrôle de gestion – Annales 2015, Dunod, 193 p.
Berland N., De Rongé Y. (dir), 2010, Contrôle de gestion. Perspectives stratégiques et managériales, Pearson, 534 p.
Boisselier P., (2005), Contrôle de gestion. Cours et applications, Vuibert, 620 p.
Bouquin H., Kuszla C., (2014), Le contrôle de gestion, PUF, 598 p.
De Rongé Y., (2008), Comptabilité de gestion, De Boeck, 468 p.
Dumas G., Larue D., (2005), Contrôle de gestion, Litec, 627 p.
Gervais M., (2003), Contrôle de gestion, Economica, 254 p.
Giraud F., Saulpic O., Delmond M.-H., Bonnier C., De Geuser F., Laulusa L., Mendoza C., Naulleau G., Zrihen R., (2009), L’art du contrôle de gestion :
enjeux et pratiques, Gualino, 471 p.
Goujet C., Raulet C., Raulet C., (2007), Comptabilité de gestion, Dunod, 7ème édition, 490 p.
Grandguillot F., Grandguillot B., (2005), Les coûts dans l’entreprise, Foucher, 45 p.
Hilton R.-W., Maher M.-W., Selto F.-H., (2010), Comptabilité de gestion et contrôle des coûts, De Boeck, 1171 p.
Horngren C., Bhimani A., Datar S., Foster G., (2009), Comptabilité de gestion, Pearson, 462 p.
Jacquot T., Milkoff, (2007), Comptabilité de gestion. Analyse et maîtrise des coûts, Pearson Education
Leclère D., (2004), L’essentiel de la comptabilité analytique – Analyser les coûts pour bien décider, Editions d’organisation, 199 p.
Mendoza C., Cauvin E., Delmond M.-H., Dobler P., Malleret V., Zilberberg E., (2014), Coûts et decisions, Gualino, 410 p.
Mévellec P., (2005), Les systèmes de coûts, Dunod, 314 p.
Oger B., (2001), La gestion par l’analyse des coûts, 2ème édition, 182 p.
Piget P., (2008), Comptabilité analytique et contrôle de gestion, Economica, 324 p
Pottier F., (2004), L’analyse des coûts, EMS, 146 p.
Introduction : les coûts selon le
plan comptable
• Un coût est « une somme de charges relatives à un
élément défini au sein du réseau comptable ».
• Un coût se caractérise par trois éléments :
>Le moment du calcul (coût préétabli vs coût réel)
>Le contenu (coût partiel (« variable », « direct », …) vs complet)
>Le champ d’application
• Fonction économique (achat, production, distribution …)
• Moyen d’exploitation (magasin Z, atelier « soudure », machine X22…)
• Activité d’exploitation (marchandise vendue, en-cours de production …)
• Responsabilité (équipe de M. Durand …)
• Autres champs d’application (circuit de distribution, famille de clients, zone
géographique…)
Introduction
• Pourquoi calculer et analyser des coûts ?
> Faire ou sous-traiter ?
> Abandonner / développer une ligne de produits ?
Une activité (DAS) ? [ouDomaine d’Activité Stratégique
(Strategic) Business Units]

> Fixer un prix de vente, répondre à une demande


(appels d’offres, devis)
>…
Le calcul et l’analyse des coûts se font toujours en lien avec les autres fonctions -
marketing, production, R.-H, etc. - de l’entreprise (approche transversale).
La réduction des coûts n’est pas une finalité ; la réflexion doit se faire en lien avec d’autres
approches (analyse de la valeur, etc.). L’objectif (à discuter d’ailleurs) est d’augmenter le
résultat plutôt que de réduire les coûts
Un « bon » coût n’est pas le plus qualitatif mais celui qui répond aux attentes (en termes
de délai d’obtention, de contenu – degré de précision…-) du « bon » utilisateur.
Introduction
• Qu’est-ce qu’un coût ? Et la TVA ?

> Un coût est une somme de charges relatives à … (?)


• Les charges se constatent (elles résultent de l’exploitation de l’organisation)
• Les coûts se construisent (se calculent) pour les besoins de la gestion et de
son contrôle
> Ne pas confondre « coût » et « prix ».... 5 façons de « voir »
les choses
• 1. Coût = moyen de déterminer le prix de vente
• 2. Prix de vente = donnée (souvent) imposée par le marché
• 3. Prix de vente (confronté à un type de coût) = « limitateur » de la production
(analyse marginaliste)
• 4. Coût « critique » (prix de vente minimum, seuil de rentabilité)
• 5. Coût comme conséquence - et non donnée de départ - (coût cible)

Le calcul et l’analyse des coûts se font toujours en lien avec les autres fonctions -
marketing, production, R.-H, etc - de l’entreprise (approche transversale).
Introduction
• Comment caractériser un coût ? (cf. supra)
> Par son champ d’application (i.e son objet)
» Fonction économique
» Moyen d’exploitation mis en œuvre
» Activité d’exploitation (marchandise, produit, en-
cours…)
» Responsabilité, etc.
> Par son moment de calcul
» Préétabli (budget, prévision, norme, standard…) i.e a
priori (ex ante)
» Constaté, i.e a posteriori (ex post)
> Par son contenu
» Complet (méthode « classique » des sections
homogènes, méthode ABC)
» Partiel (direct, variable, spécifique)
Ch. 0 Les charges analytiques
• Définition
« charges retenues en comptabilité analytique pour
être analysées, affectées aux activités de
l’entreprise et constituer les coûts pertinents »
• Partir de la comptabilité générale
> Compte de résultat (en « T » ou en liste, dans une
logique soustractive) Comptes jeux de lumière.pdf
> Partir des charges (de la comptabilité) générale
• Procéder à des « ajustements »
> Charges non incorporables (non « reprises »)
> Charges supplétives (viennent « en plus »)
Ch. 0 Les charges analytiques
• 1. Charges analytiques (vs charges de la
comptabilité générale)
> Ne retenir que les charges considérées
comme pertinentes au regard de l’analyse
(des coûts) à mettre en œuvre
> Partir des charges « générales » pour obtenir
les charges analytiques

Charges analytiques =
charges générales + charges supplétives – charges non incorporables
Ch. 0 Les charges analytiques

• 1. Charges non incorporables


Charges non incorporables : celles dont
l’incorporation aux coûts est jugée non
pertinente par le décideur (exemple : IS, pertes sur créances
irrécouvrables, frais d’émission d’emprunt, amortissement des frais de constitution et
d’augmentation de capital, dotation aux provisions pour litige, amende pour excès de vitesse,
etc.)
• Soit caractère hors exploitation
• Soit caractère d’exploitation, mais avec des faits
générateurs sans rapport avec l’activité de l’entreprise…
• Pour simplifier… les charges exceptionnelles et l’IS

9
Ch. 0 Les charges analytiques
2. Charges supplétives
> Charges non prises en compte par la comptabilité
générale mais dont le responsable juge la prise en
compte utile en compta analytique
> Exemple :
• Rémunération correspondant au travail du conjoint de
l’exploitant dans une entreprise individuelle
• Rémunération correspondant à l’activité mise en
œuvre par un stagiaire, un apprenti…
• Rémunération théorique des capitaux propres
• Ressources obtenues « gratuitement »
• Etc.

10
Ch. 0 Les charges analytiques
• Schéma de synthèse : des charges de la
comptabilité générale aux charges analytiques
Charges supplétives

Charges
Charges analytiques
comptables

Charges non incorporables

• Comment passer d’un résultat à l’autre ?


Résultat analytique = résultat général + charges non incorporables – charges supplétives
Chap.1 Rappels
• 2. Typologie des charges
> 2.1 Charges fixes vs charges variables
• Charges fixes : montant constant quel que soit le
volume d’activité (attention aux « paliers » de CF)
• Charges variables : montant proportionnel au
volume d’activité
Attention :
- cette analyse n’est pas toujours possible (impossibilité de « reclasser » la totalité
des charges, soit en charges fixes - CF - , soit en charges variables - CV -)
- les coûts sont souvent calculés sous hypothèse d’un volume de production
donné (se souvenir que les coûts fixes unitaires sont … variables !)
Chap.1 Rappels
• 2. Typologie des charges
> 2.2 Charges directes vs charges indirectes
• Charges directes : montant affecté directement à un
coût (à préciser … comme un produit, un rayon, un dossier …)
• Charges indirectes : montant imputé à un coût
indirectement, après mise en œuvre d’un calcul (du
type « clé de répartition »)
Attention :
- la distinction (charges directes vs charges indirectes) dépend du cadre d’analyse retenu.
(En effet, plus l’analyse se veut détaillée… plus la part des charges indirectes augmente)
- la méthode des centres d’analyse (ou méthode des sections homogènes) présente de
nombreuses lacunes (répartition des charges indirectes par des clés de répartition
inadaptées…)
Chap.1 Rappels
• 3. Synthèse
> 3.1 Une typologie des charges analytiques
Au regard du « découpage analytique » choisi

Charges directes Charges indirectes


En considérant « l’évolution » de la charge
en fonction du volume de production

Charges fixes

Charges variables
Chap.1 Rappels
• 3. Synthèse
> 3.2 Méthodes de calcul des coûts et typologie des
charges
• 3.2.1 Méthodes dites de « coût partiel »
– Reposent sur la typologie charges fixes vs charges variables
– Exemples :
» Méthode du coût variable (seuil de rentabilité)
» Méthode du coût marginal
• 3.2.2 Méthodes dites de « coût complet »
– Reposent sur la typologie charges directes vs charges indirectes
– Exemples :
» Méthode des centres d’analyse (ou sections homogènes)
» Méthode ABC (Activity Based Costing)
Attention : ces deux dernières méthodes sont dans la même logique, à savoir la logique des
« coûts complets »
Plus le volume de production augmente....
plus les coûts fixes unitaires diminuent...

Chap.2 Le seuil de rentabilité


• Introduction
> Préalable : distinction charges variables vs charges
fixes (CV vs CF)
> Souci relatif à l’arbitraire lié aux charges fixes (Coût fixe
unitaire tributaire des volumes)

> Existence d’activités occasionnelles au regard de


l’activité habituelle (sans incidence sur les charges de structure)
> Démarche s’inscrivant en réaction aux approches de
type « coût complet » [méthodes dites de « direct
costing » (coût partiel) ]
1

Chap.2 Le seuil de rentabilité


7

1. Le seuil de rentabilité (SR)


• 1.1 Définition
Le seuil de rentabilité est le niveau minimum
d’activité requis pour « équilibrer » le compte de
résultat de l’entreprise :
- en dessous du SR, R<0 (perte)
- au SR, R=0
- Au delà du SR, R>0 (gain ou bénéfice)
1
8

Chap.2 Le seuil de rentabilité

• 1.2 Conditions de détermination


Le SR ne peut pas se calculer dans toutes les situations
rencontrées. Il faut pouvoir reprendre l’ensemble des charges
et les classer (charges variables / charges fixes) sans
ambiguïté. Les cas les plus adaptés sont :
> les situations « mono-produit », « mono-activité »
> les situations avec existence d’un « taux de marge sur
coût variable » unique (TMCV)
> exemple illustratif (le TMCV) Le taux de marge sur coût variable.xlsx
1
9

Chap.2 Le seuil de rentabilité

• 1.3 Unité d’expression


Le SR peut s’exprimer en différentes unités :
- en CA (chiffre d’affaires)
- en unités (nombre de produits, ml, kg,
tonnes…).... uniquement en situation « mono-produit » ou « mono-
activité »
2

Chap.2 Le seuil de rentabilité


0

2. Détermination du seuil
•2.1 Charges variables et charges fixes
> Une charge est réputée variable si elle croit
proportionnellement au chiffre d’affaires (autrement dit,
proportionnellement au volume de production)
> Une charge est dite fixe (constante) si elle n’est pas
sensible au développement du niveau d’activité
(autrement dit, du volume de production ou du CA)

Attention : tout n’est pas simple. De nombreuses charges ne sont ni


fixes ni variables, mais … les deux à la fois. Si ce préalable ne peut
être mis en œuvre, il n’est pas envisageable de déterminer un SR.
2
1
Chap.2 Le seuil de rentabilité
• 2.2 Les indicateurs mobilisés
Rappel : distinction préalable charges variables / charges fixes
MCV (marge sur coût variable) = CA-CV
La MCV peut se calculer pour une unité (on parle de MCV unitaire)…. Ou pour le CA total
Le taux de marge
TMCV (taux de marge sur coût variable) = MCV/CA sur coût variable.xlsx
Le TMCV est constant quel que soit le volume pris en compte (unitaire ou global)

Marge nette (résultat) = MCV – CF


Ces calculs peuvent déboucher sur la mise en place d’un compte de résultat différentiel
(exprimé en valeur absolue et en valeur relative)
en valeur en %
CA chiffre d'affaires
- CV charges variables (à détailler)
= MCV marge sur coût variable
- CF charges fixes (à détailler)
=R marge nette (ou résultat)
2
2
Chap.2 Le seuil de rentabilité
• 2.3 Détermination du seuil de rentabilité
> Démarche de calcul... théorique
> SRCA = CF / TMCV
• Attention à l’expression en unités entières de … CA
> SRQ = SRCA/PVU = CF/MCVU
• Même remarque sur l’unité d’expression entière
• Arrondi systématiquement « vers le haut »
• Le plus simple est de … comprendre et d’adapter à
chacune des situations rencontrées
> Lien entre SRCA et SRQ
• SRCA = SRQ * Pvu
• SRQ = SRCA / PVu
Pizza des Plans Seuil de renta.doc
2
3
Chap.2 Le seuil de rentabilité

• 2.3 Détermination du seuil de rentabilité


> Approche graphique en fonction du chiffre
d’affaires
• MCV vs CF
• R vs 0 (axe des abscisses ou axe des « x »)
• CA vs ∑charges
> Approche graphique en fonction des quantités
• MCV vs CF
• R vs 0 (axe des abscisses ou axe des « x »)
• CA vs ∑charges pizza des plans - résolutions graphiques x6 .PDF
Chap.2 Le seuil de rentabilité

• 2.4 Synthèse chargus- analyse des coûts 2021.pdf

> Condition préalable = distinction possible pour


l’intégralité des charges
• Souci des charges variables non proportionnelles 
• Souci des charges fixes… évolutives  (paliers)
> CA-CV=MCV (PVu-CVu=MCVu pour une « unité »)
> TMCV = MCV/CA (en %)
> Le seuil de rentabilité (ou point mort)
• SRq = CF / MCVu
• SRca = SRq x PVu (ou SRca = CF / TMCV)
2
5

Chap.2 Le seuil de rentabilité

• 2.4 Synthèse
Les graphiques possibles (cf. cas « Pizza des plans »)

Fonction du chiffre Fonction des


Comparer
d’affaires (CA) quantités (Q)
MCV / CF 1 2

CA / Charges 3 4

R/0 5 6
Chap.2 Le seuil de rentabilité
• 2. Quelques compléments (1/4)
Photocopius.pdf

> La quantité de sécurité mesure le risque pour l’entreprise


de réaliser une perte
• QS = (Q) réelle – SR(Q) en valeur absolue
• QS = [(Q) réelle – SR(Q)] / (Q) réel en valeur relative (ou en %)
> A coût total constant, une diminution du poids (relatif, i.e en %)
des charges fixes accroît la quantité de sécurité et réduit
donc le risque
> A volume constant, un remplacement de charges fixes par
des charges variables ne conduit pas nécessairement à
une amélioration du résultat de l’entreprise (tout dépend
du coût variable unitaire de remplacement).
Chap.2 Le seuil de rentabilité

• 2. Quelques compléments (2/4)


> Coût variable d'indifférence = C fixes à remplacer /
Volume envisagé
> A volume constant (Q), si le remplacement des
charges fixes par des charges variables conduit à une
baisse en pourcentage des coûts fixes plus importante
que celle de la marge sur coût variable, alors le seuil
de rentabilité diminue.
> Une diminution du poids relatif des coûts fixes de
l’entreprise atténue la volatilité du résultat et permet
une meilleure maîtrise du risque.

La volatilité mesure l’amplitude des variations (d’une action, d’un résultat comptable, etc.).
Chap.2 Le seuil de rentabilité
photocopius L3 202111.xls

• 2. Quelques compléments (3/4)


> Au seuil d’indifférence (en termes de volume),
deux solutions sont équivalentes
• Au dessous du seuil d’indifférence, il faut privilégier la
solution qui offre les coûts fixes les plus faibles
• Au dessus du seuil d’indifférence, il faut préférer la
solution avec le coût variable unitaire (Cvu) le plus bas
• Exemples d’applications possibles :
– Acheter ou louer des biens ?
– Produire ou sous-traiter ?
– Prendre un abonnement forfaitaire ou payer les unités consommées ?
– Acheter moins cher (avec des coûts de fonctionnement plus élevés) ou le
contraire ? Véhicule diesel ou essence ?
Chap.2 Le seuil de rentabilité

• 2. Quelques compléments (4/4)


Calcul du seuil d’indifférence
Solution 1 Solution 2

CF1 CF2

CVu1 CVu2

n, niveau d’activité tel que CF1+n(CVu1) = CF2 + n(CVu2)


Soit : n = (CF1-CF2) / (CVu2-CVu1)

Remarque : le seuil d’indifférence se


trouve à l’intersection des droites « coût
total » de chacune des solutions
possibles
Seuil d’indifférence

Vous aimerez peut-être aussi