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EXPLORATION MINIERE : QUELQUES METHODES.

1. La Cartographie géologique
2. La Cartographie par photo aérienne et télédétection
3. La Géochimie
4. Les Investigations géophysiques
5. Les Travaux miniers
6. Les Travaux de Forage et la géophysique au trou.
7. Les Tests miniers (Exploitation et Préfaisabilité)

mohamedimmeloui@gmail.com
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1. La Cartographie géologique.
La carte géologique est un document de synthèse hautement interprétatif. La part de
l'interprétation est passée sous silence dans nos enseignements. La réalité pratique de la
construction de la carte étant souvent ignorée, les dimensions spatiales et temporelles
sont alors très mal perçues par les élèves. Le raisonnement est sous-estimé au profit de
l'observation. Pour les élèves, lire une carte géologique, c'est acquérir des connaissances
pratiques mais sans pratique. Comment faire ?... (http://planet-terre.ens-
lyon.fr/article/carte-geologique.xml)

La carte géologique est construite à partir de levers de terrains peu denses. Elle est
obtenue par mise en relation de points, par extrapolation raisonnée du non-vu. Le passage
de la minute de terrain (portion de carte topographique sur laquelle des points numérotés
indiquent les affleurements étudiés) à la carte géologique est une reconstruction
intellectuelle à partir d'informations incomplètes. Transformer une minute en une carte,
c'est donc transformer quelques nuages de points de répartition hétérogène, en une
surface continue. Lever une carte forme à l'observation.

Lever une carte forme à l'observation

Depuis quelques années, beaucoup de levés aériens et satellitaires sont réalisés et


disponibles. Ces informations et données sont indispensables à la production de la carte
géologique, là par exemple où l'accès au terrain est impossible.

Le géologue cartographe va compléter ses levers et les organiser en s'appuyant sur les
connaissances géologiques admises par la communauté. Sans lui, il n'y a pas de carte, il
n'y a que des informations éparses, partielles et partiales.

La carte géologique dans les manuels scolaires est souvent présentée achevée et ses
conditions d'obtention sont passées sous silence. Les limites de l'observation et le recours
à l'extrapolation sont rarement signalés. En général, le manuel n'avertit pas l'élève et celui-
ci est alors amené à travailler sur un document dont, la réalisation lui restant cachée, la
signification peut souvent lui échapper.

En général, les enseignants n'abordent guère plus la construction de la carte, et utilise


celle-ci comme illustration ou document témoignant d'un terrain qu'il ne peut faire
observer directement.

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Comment apprendre à réaliser une carte géologique?

Cartographier un terrain, établir des levés, c'est savoir lire une carte topographique, c'est-
à-dire savoir y situer un point et savoir trouver sur le terrain, un point à partir de celle-ci.

Cartographier un terrain c'est savoir poser sur la nature un regard descriptif, analytique.
C'est aussi faire la part de l'imaginaire, de la sensation, des émotions. C'est se construire
une grille d'observation à partir de règles, de principes, de caractéristiques clairement
identifiées.

Lire une carte passe par construire une carte

La détermination des roches consiste à reconnaître d'après leurs propriétés physiques ou


chimiques les minéraux qui les constituent et non à porter un regard global sur l'allure de
l'échantillon.

Le géologue doit savoir chercher l'affleurement, chercher la roche et distinguer une pierre
pas en place, d'une pierre témoin en place. Il doit savoir casser un échantillon, ne pas se
contenter de l'aspect extérieur des roches, que bien des facteurs du milieu ont pu modifier.
La nature-même des objets peut être voilée, il faut pénétrer dans ces roches, les forcer à
livrer leur véritable nature. La démarche est commune aux sciences du vivant ou de la
matière.

Pour déterminer la nature pétrographique d'un affleurement, il faut savoir déterminer la


composition minérale des roches, c'est-à-dire avoir recours à des techniques spécifiques
d'observations microscopiques, mettant en jeu des propriétés physiques. La détermination
peut dépendre également de réactions chimiques. Elle fait appel en amont à des
connaissances pétrographiques, sédimentologiques, stratigraphiques, paléontologiques,
et renvoie vers des techniques plus sophistiquées.

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La détermination de la position spatiale d'un affleurement c'est mesurer son pendage, sa
direction, c'est chercher à se représenter l'observation dans un référentiel plus abstrait ou
un plan, c'est chercher également à prolonger le vu par le non vu, en d'autres termes
chercher le prolongement du faciès en profondeur.

En résumé, Une carte géologique montre la répartition, le mode de gisement (direction,


pendage, …), la nature (sédimentaire, magmatique, …) et l'âge des roches et des
sédiments dans une zone géographique spécifique. Elle comporte aussi les indications sur
les aspects structuraux de la région (failles, synclinaux, anticlinaux chevauchements, …).

« Les cartes géologiques sont l'outil le plus important et le plus précieux que nous
avons pour comprendre et vivre avec la Terre ».

Que devons nous inclure dans les travaux de cartographie géologique?

 La cartographie géologique détaillée de la minéralisation elle-même et des roches


environnantes,
 Études pétrographiques de tous les grands types de roches et les types d'altération,
à l'aide de lames minces et sections polies,
 Pétrographie détaillée sur les zones minéralisées pour déterminer la minéralogie du
minerai, paragenèse et les relations entre les différents minerais et entre les
minerais et les minéraux de la gangue

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 L'identification des minéraux argileux à l'intérieur de la zone d'altération par
l'utilisation de la diffraction par rayons X.
 Echantillonnage litho-géochimique complet de la minéralisation, les roches
encaissantes et les roches environnantes, avec une analyse des principaux
éléments et des oligo-éléments,
 Etudes des inclusions fluides, afin de déterminer la salinité des fluides
minéralisateurs et la température d'homogénéisation des inclusions.
 Analyse isotopique U-Pb des minerais afin de déterminer l'âge de la minéralisation
 Analyse isotopique des minéraux de la gangue et d'autres roches (par exemple K-
Ar, Rb-Sr, Nd-Sm etc) pour déterminer l'âge des roches hôtes et les associations
d'altération.
 Analyse des isotopes stables (ie. utilisant les isotopes stables de l'hydrogène, du
carbone, de l'oxygène et du soufre) afin de déterminer l'histoire géologique des
fluides qui ont été responsables de la minéralisation
 Etudes des terres rares afin d'aider à la détermination de la nature des fluides
minéralisateurs et du type de complexation dans ces fluides.

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 L'identification des minéraux argileux à l'intérieur de la zone d'altération par
l'utilisation de la diffraction par rayons X.
 Echantillonnage litho-géochimique complet de la minéralisation, les roches
encaissantes et les roches environnantes, avec une analyse des principaux
éléments et des oligo-éléments,
 Etudes des inclusions fluides, afin de déterminer la salinité des fluides
minéralisateurs et la température d'homogénéisation des inclusions.
 Analyse isotopique U-Pb des minerais afin de déterminer l'âge de la minéralisation
 Analyse isotopique des minéraux de la gangue et d'autres roches (par exemple K-
Ar, Rb-Sr, Nd-Sm etc) pour déterminer l'âge des roches hôtes et les associations
d'altération.
 Analyse des isotopes stables (ie. utilisant les isotopes stables de l'hydrogène, du
carbone, de l'oxygène et du soufre) afin de déterminer l'histoire géologique des
fluides qui ont été responsables de la minéralisation
 Etudes des terres rares afin d'aider à la détermination de la nature des fluides
minéralisateurs et du type de complexation dans ces fluides.

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IV.2. Télédétection.

Les géologues ont utilisé des photographies aériennes depuis des décennies.

La photographie aérienne et l’imagerie satellitaire sont particulièrement intéressantes pour


des investigations géologiques lorsque les scènes qu'elles présentent sont très peu
couvertes de végétation. Les premières images du printemps sont généralement
optimales (avant la feuillaison). Aussi, les meilleurs résultats sont obtenus lorsque les
roches sont exposées (affleurements), sont couvertes de peu de terre ou sont nues, et ne
sont pas enterrés par les alluvions.

Les Photographies aériennes servent de bases de données pour :

 Dégager les unités de roches (Stratigraphie).

 Étudier l'expression et les modes de l'origine des reliefs (Géomorphologie).

 Déterminer les dispositions structurales des formations perturbées (Plis et failles)

 Évaluer les changements dynamiques de phénomènes naturels (par exemple, les


inondations, éruptions volcaniques)

 Cherchez des indices de surface (tels que l'altération et d'autres signes de


minéralisation): dépôts de minerais de sub-surface, de pétrole et de gaz et des
eaux souterraines.

 Support de base visuel sur lequel une carte géologique est tirée sur papier, sur un
transparent ou directement sur support numérique.

Avec l’imagerie satellitaire (Landsat, Spot, ...), les géologues peuvent maintenant étendre
cette utilisation de trois façons importantes:

 L'avantage de grande surface ou une couverture synoptique leur permet d'examiner


des scènes simples (ou mosaïques) la représentation géologique d'une région sur
une base régionale

 La capacité d’analyser des bandes multi spectrales leur permet d'appliquer


quantitativement par routines spéciales de traitement informatique pour discerner et
d'améliorer certaines propriétés des compositions des matériaux terrestres.

 La capacité de fusion de différents types de produits de télédétection (par exemple,


des images de réflectance avec radar ou avec imagerie thermique) ou en
combinant ceux-ci avec les données d'élévation topographiques (MNT) et d'autres
types de bases d'information (par exemple, cartes thématiques;

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IV.2. Télédétection.

Les géologues ont utilisé des photographies aériennes depuis des décennies.

La photographie aérienne et l’imagerie satellitaire sont particulièrement intéressantes pour


des investigations géologiques lorsque les scènes qu'elles présentent sont très peu
couvertes de végétation. Les premières images du printemps sont généralement
optimales (avant la feuillaison). Aussi, les meilleurs résultats sont obtenus lorsque les
roches sont exposées (affleurements), sont couvertes de peu de terre ou sont nues, et ne
sont pas enterrés par les alluvions.

Les Photographies aériennes servent de bases de données pour :

 Dégager les unités de roches (Stratigraphie).

 Étudier l'expression et les modes de l'origine des reliefs (Géomorphologie).

 Déterminer les dispositions structurales des formations perturbées (Plis et failles)

 Évaluer les changements dynamiques de phénomènes naturels (par exemple, les


inondations, éruptions volcaniques)

 Cherchez des indices de surface (tels que l'altération et d'autres signes de


minéralisation): dépôts de minerais de sub-surface, de pétrole et de gaz et des
eaux souterraines.

 Support de base visuel sur lequel une carte géologique est tirée sur papier, sur un
transparent ou directement sur support numérique.

Avec l’imagerie satellitaire (Landsat, Spot, ...), les géologues peuvent maintenant étendre
cette utilisation de trois façons importantes:

 L'avantage de grande surface ou une couverture synoptique leur permet d'examiner


des scènes simples (ou mosaïques) la représentation géologique d'une région sur
une base régionale

 La capacité d’analyser des bandes multi spectrales leur permet d'appliquer


quantitativement par routines spéciales de traitement informatique pour discerner et
d'améliorer certaines propriétés des compositions des matériaux terrestres.

 La capacité de fusion de différents types de produits de télédétection (par exemple,


des images de réflectance avec radar ou avec imagerie thermique) ou en
combinant ceux-ci avec les données d'élévation topographiques (MNT) et d'autres
types de bases d'information (par exemple, cartes thématiques;

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IV.3. Géochimie.

La géochimie peut être utilisée pour l'exploration de l'uranium à la fois :

Directement : À la détection d'uranium lui-même,

et ou indirectement : Dans la définition des caractéristiques géologiques qui peuvent être


associée à la minéralisation d'uranium.

L’utilisation indirecte de la géochimie peut nous amener à dégager les formations


géologiques encaissantes appropriées, ou des caractéristiques des phénomènes
d'altération en relation avec les processus de minéralisation.

Certains des procédés géochimiques les plus couramment utilisés comprennent :

 Echantillonnage des sédiments ou streams sediments (cours d'eau ou lacs),


 Prélèvement d'eau (ruisseaux, lacs ou les puits),
 Echantillonnage du sol (sol ou sédiments glaciaires),
 Échantillonnage de la végétation ou biogéochimie
 Echantillonnage de roches.

Le succès de l’exploration sera favorisé, si on obtient des anomalies coïncidentes relatives


à d'autres éléments (par exemple, Se, V, Mo, Pb et Cu), qui sont généralement de bons
indicateurs de dépôts enrichis en U.

Le Molybdène et le Sélénium peuvent être particulièrement utiles dans les eaux pauvres
en sulfures dans un milieu réducteur.

Presque tous les types de dépôts d'uranium sont caractérisés par un enrichissement d'un
ou plusieurs métaux en traces, en plus de l'uranium. Par exemples :

 L’Or dans les dépôts de conglomérat de galets de quartz;


 Le Nickel dans les dépôts de type discordance de la Saskatchewan (Canada);
 Le Cuivre dans les dépôts de type veine de la province uranifère de Singhbhum
(Inde);
 Le Vanadium dans les dépôts de type grès (Sandstones) du Colorado (USA),
 Le Cuivre dans certains des dépôts de type grès (Sandstones) du Niger;
 Le Cuivre et l‘Or dans le gisement d'Olympic Dam en Australie.

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IV.3. Géochimie.

La géochimie peut être utilisée pour l'exploration de l'uranium à la fois :

Directement : À la détection d'uranium lui-même,

et ou indirectement : Dans la définition des caractéristiques géologiques qui peuvent être


associée à la minéralisation d'uranium.

L’utilisation indirecte de la géochimie peut nous amener à dégager les formations


géologiques encaissantes appropriées, ou des caractéristiques des phénomènes
d'altération en relation avec les processus de minéralisation.

Certains des procédés géochimiques les plus couramment utilisés comprennent :

 Echantillonnage des sédiments ou streams sediments (cours d'eau ou lacs),


 Prélèvement d'eau (ruisseaux, lacs ou les puits),
 Echantillonnage du sol (sol ou sédiments glaciaires),
 Échantillonnage de la végétation ou biogéochimie
 Echantillonnage de roches.

Le succès de l’exploration sera favorisé, si on obtient des anomalies coïncidentes relatives


à d'autres éléments (par exemple, Se, V, Mo, Pb et Cu), qui sont généralement de bons
indicateurs de dépôts enrichis en U.

Le Molybdène et le Sélénium peuvent être particulièrement utiles dans les eaux pauvres
en sulfures dans un milieu réducteur.

Presque tous les types de dépôts d'uranium sont caractérisés par un enrichissement d'un
ou plusieurs métaux en traces, en plus de l'uranium. Par exemples :

 L’Or dans les dépôts de conglomérat de galets de quartz;


 Le Nickel dans les dépôts de type discordance de la Saskatchewan (Canada);
 Le Cuivre dans les dépôts de type veine de la province uranifère de Singhbhum
(Inde);
 Le Vanadium dans les dépôts de type grès (Sandstones) du Colorado (USA),
 Le Cuivre dans certains des dépôts de type grès (Sandstones) du Niger;
 Le Cuivre et l‘Or dans le gisement d'Olympic Dam en Australie.

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Type de dépôt d'uranium Éléments chimiques indicateurs possibles

Granitique, syénitique, migmatitique


Cu, B, Pb, Y, La, Ce et autres REE, Th, V, Ti, Zr, P, S, Mo et F
Pegmatitiques et corps aplitiques

Syénites hyperalcalines, Roches Li, Na, K, Rb, Cu, Be, Sr, Ba, Ga, Sc, Y, La, et autres terres rares, Ti, Zr, Hf, Nb, Ta, Th,
volcaniques et carbonatites Zn, Sn, Pb, Mo, B, P, S, F et Cl.

Simple: Cu, Pb, Ca, Sr, Mg, S, Mo et Fe.


Veines, filons, batholites, Stockworks
et disséminations
Complexe: Cu, Zn, Au, Ca, Mg, Hg, V, Pb, As, Sb, Bi, S, Mo, Mn, Fe, Co, Ni et platinoïdes.

Dépôts de type grès (Sanstones) Cu, Ag, Be, Ba, Sr, Zn, Cd, C, Pb, As, Sb, V, S, Se, Cr, Mo, Mn, Re, Fe, Co et Ni,

Dépôt type Galets de Quartz et


Th, Sc, Y, REE, Ti, Fe, As, Pb, P, Au et Ag.
conglomérat

Gîtes de type discordance Pb, B, Cu, Ni, V, K, Mg, Y, REE, As, Zn, S, Mo

Éléments chimiques : Indicateurs possibles de dépôts d'uranium

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L'utilisation de La géochimie des éléments majeurs dans l'exploration de l'uranium pour
est utilisée pour caractériser les différences dans la minéralogie de la roche.

Les éléments majeurs sont définis ici comme les éléments qui composent la majeure
partie des minéraux communs des roches.

Ils sont généralement exprimées sous forme d'oxydes, et comprennent: Al2O3, Fe2O3,
CaO, MgO, K2O, Na2O, TiO2, P2O5, MnO, CO2 ...

Elle permet la mise en évidence des schémas d'altération, qui peuvent être liées à la
minéralisation, et qui peuvent ne pas être visibles sur la base d'une étude classique des
échantillons.

La géochimie a été largement appliquée dans l'exploration du bassin de l’Athabasca


(Saskatchewan), où les modèles d'altération hydrothermale ont été facilement détectables
dans les grès recouvrant la minéralisation.

Dans la formation grès-quartz de Manitou Falls, des processus d'altération se traduisent


par des variations dans la minéralogie des minéraux argileux.

(L'argile minérale prédominante produite durant la diagenèse était kaolinite, et les


données litho-géochimiques montrent que la kaolinite est dominante dans la plupart de la
partie orientale du bassin).

Autour de dépôts tels que Midwest Lake et de Cigar Lake, le grès est caractérisé par une
forte illitisation.

Dans une vaste région dans la partie sud de la zone, qui s'étend au nord-est du gisement
de Key Lake, l l'illite est dominante sur la kaolinite.

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Au Midwest Lake, se trouve au sein de la région de kaolinitique, un halo large de 200 m
d’illite.

Au Key Lake, se trouve à l'intérieur de la zone illitique, un halo d'altération kaolinitique qui
est au moins de 300 m de largeur, et un enrichissement étendu de bore dans les grès et le
dans le substratum.

Dans les deux cas, l'altération s'étend à travers le grès à la surface. C'est le cas d'ailleurs,
même dans les zones à 400 m de la couverture gréseuse, comme à Mc Arthur River et
Cigar Lake.

Regional Illite distribution Clay distribution)


(Earle & Sopuck, 1989) (Earle & Sopuck, 1989)

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IV.4. Géophysique.

Définition : C’est quoi géophysique? Geo (signifie Terre) et de physique = Physique de


la Terre. C’est l'étude de l'ensemble de la Terre par l'observation quantitative de ses
propriétés physiques.

L'objectif principal dans l'application de toute technique géophysique est de cartographier


un contraste d’une propriété physique.

Exemples :

 Un grès fortement chloritisé dans les carottes de forage par rapport à un grès
frais quelles sont les principales différences dans leurs propriétés physiques?

 Une roche fortement graphitique. Quelles sont les propriétés du graphite qui font
que cette roche soit une cible d'exploration exceptionnelle pour la géophysique?

Les propriétés physiques comprennent, mais à titre non limitatif :

 La susceptibilité magnétique (magnétisme),


 L'activité gamma (radiométrie),
 Densité (gravimétrie),
 Electrique (polarisation provoquée)
 Conductivité (électro-magnétisme)
 Résistivité (l'inverse de la conductivité)
 Sonic (sismique)

Géophysique et géologie travaillent ensemble. Les deux disciplines sont complémentaires


et non exclusives.

Les techniques géophysiques devraient faire partie de tout programme


d'exploration de l’uranium, en particulier lorsque les cibles sont enfouies.

1. La Radiométrie

La radiométrie est la méthode géophysique utilisée spécifiquement pour la détection de


l'uranium car elle est basée sur la radioactivité.

Le levé radiométrique peut être effectué à pied, ou à partir d'un véhicule terrestre ou
aéronef pour les grandes surfaces et les régions où l'accès est difficile.

Bien que les mesures radiométriques correctement interprétées, puissent êtres utiliser
pour détecter des gisements de minerai d'uranium, Elles donnent peu d'informations quant
à la quantité ou de la concentration du minerai.

Un levé radiométrique mesure la distribution des trois éléments radioactifs (potassium -K,
le thorium -Th et l'uranium -U) dans les 30-45 premiers centimètres de la croûte de la
terre.

Les abondances du K, Th et U sont mesurées en détectant les rayons gamma produits


pendant la désintégration radioactive naturelle de ces éléments.

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IV.4. Géophysique.

Définition : C’est quoi géophysique? Geo (signifie Terre) et de physique = Physique de


la Terre. C’est l'étude de l'ensemble de la Terre par l'observation quantitative de ses
propriétés physiques.

L'objectif principal dans l'application de toute technique géophysique est de cartographier


un contraste d’une propriété physique.

Exemples :

 Un grès fortement chloritisé dans les carottes de forage par rapport à un grès
frais quelles sont les principales différences dans leurs propriétés physiques?

 Une roche fortement graphitique. Quelles sont les propriétés du graphite qui font
que cette roche soit une cible d'exploration exceptionnelle pour la géophysique?

Les propriétés physiques comprennent, mais à titre non limitatif :

 La susceptibilité magnétique (magnétisme),


 L'activité gamma (radiométrie),
 Densité (gravimétrie),
 Electrique (polarisation provoquée)
 Conductivité (électro-magnétisme)
 Résistivité (l'inverse de la conductivité)
 Sonic (sismique)

Géophysique et géologie travaillent ensemble. Les deux disciplines sont complémentaires


et non exclusives.

Les techniques géophysiques devraient faire partie de tout programme


d'exploration de l’uranium, en particulier lorsque les cibles sont enfouies.

1. La Radiométrie

La radiométrie est la méthode géophysique utilisée spécifiquement pour la détection de


l'uranium car elle est basée sur la radioactivité.

Le levé radiométrique peut être effectué à pied, ou à partir d'un véhicule terrestre ou
aéronef pour les grandes surfaces et les régions où l'accès est difficile.

Bien que les mesures radiométriques correctement interprétées, puissent êtres utiliser
pour détecter des gisements de minerai d'uranium, Elles donnent peu d'informations quant
à la quantité ou de la concentration du minerai.

Un levé radiométrique mesure la distribution des trois éléments radioactifs (potassium -K,
le thorium -Th et l'uranium -U) dans les 30-45 premiers centimètres de la croûte de la
terre.

Les abondances du K, Th et U sont mesurées en détectant les rayons gamma produits


pendant la désintégration radioactive naturelle de ces éléments.

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Radiometric survey (Laverton Project, Western Australia. Victory Mines Ltd)

Le levé aérogéophysique a été effectué à une altitude de 25 m et 50 m entre les profils.

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2. Le Magnétisme

L'étude du champ magnétique de la terre et ses variations causées par la présence de


minéraux magnétiquement sensibles, est la forme la plus ancienne de la géophysique.

Les levés magnétiques ont été utilisés au 19e siècle pour la recherche de minerais de fer.
Ils sont maintenant le type le plus commun de levé géophysique et sont utilisés dans la
recherche pour pratiquement tous les types de gisement connu.

Les variations des propriétés magnétiques des roches sont en grande partie à cause de
leur teneur en minéraux magnétiques : la magnétite est le principal contributeur, bien que
l'ilménite et de la pyrrhotite sont d'une certaine importance).

Parmi les types de roches communes, les roches ignées ultramafiques et mafiques ont
les susceptibilités magnétiques les plus élevées, suivies par les roches ignées felsiques,
les roches sédimentaires clastiques et enfin les roches carbonatées et les silex.

Les roches ultramafiques peuvent avoir 10.000 fois la susceptibilité magnétique des
roches carbonatées et le minerai de fer est le plus magnétique de tous.

La susceptibilité magnétique est également fortement influencée par des processus


d'altération qui conduisent à la formation ou à la destruction de minéraux magnétiques.

Les caractéristiques géologiques telles que les failles qui sont des chemins pour des
solutions d'altération ou les intrusions qui engendrent des halos d'altération
hydrothermale, peuvent avoir des signatures magnétiques importantes.

Les levés magnétiques aéroportés sont une méthode très rapide et peu coûteuse pour
déterminer les relations géologiques sur une grande surface.

Les levés magnétiques au sol, à l'aide de magnétomètres portables légers, sont utiles
pour obtenir des informations détaillées sur l'emplacement d'éléments géodynamiques
tels que les dykes, les failles ou les contacts géologiques.

Les signatures magnétiques ne sont pas masquées par les plans d'eau, d'où des levés
magnétiques sont utiles dans les zones où la cartographie géologique est incomplète en
raison de la couverture d'eau (lacs, …).

En termes de prospection de l'uranium, des levés magnétiques sont très utiles pour
l'exploration de gisements de type veines et de type discordance où la minéralisation peut
être contrôlée par des caractéristiques lithologiques qui ont des signatures magnétiques
distinctifs.

Les levés magnétiques ne sont pas particulièrement utiles pour l'exploration des
gisements de type conglomérat-galets de quartz ou de grès (sandstones), où les facteurs
de contrôle lithologiques ne sont pas susceptibles d'être distinctif magnétique.

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2. Le Magnétisme

L'étude du champ magnétique de la terre et ses variations causées par la présence de


minéraux magnétiquement sensibles, est la forme la plus ancienne de la géophysique.

Les levés magnétiques ont été utilisés au 19e siècle pour la recherche de minerais de fer.
Ils sont maintenant le type le plus commun de levé géophysique et sont utilisés dans la
recherche pour pratiquement tous les types de gisement connu.

Les variations des propriétés magnétiques des roches sont en grande partie à cause de
leur teneur en minéraux magnétiques : la magnétite est le principal contributeur, bien que
l'ilménite et de la pyrrhotite sont d'une certaine importance).

Parmi les types de roches communes, les roches ignées ultramafiques et mafiques ont
les susceptibilités magnétiques les plus élevées, suivies par les roches ignées felsiques,
les roches sédimentaires clastiques et enfin les roches carbonatées et les silex.

Les roches ultramafiques peuvent avoir 10.000 fois la susceptibilité magnétique des
roches carbonatées et le minerai de fer est le plus magnétique de tous.

La susceptibilité magnétique est également fortement influencée par des processus


d'altération qui conduisent à la formation ou à la destruction de minéraux magnétiques.

Les caractéristiques géologiques telles que les failles qui sont des chemins pour des
solutions d'altération ou les intrusions qui engendrent des halos d'altération
hydrothermale, peuvent avoir des signatures magnétiques importantes.

Les levés magnétiques aéroportés sont une méthode très rapide et peu coûteuse pour
déterminer les relations géologiques sur une grande surface.

Les levés magnétiques au sol, à l'aide de magnétomètres portables légers, sont utiles
pour obtenir des informations détaillées sur l'emplacement d'éléments géodynamiques
tels que les dykes, les failles ou les contacts géologiques.

Les signatures magnétiques ne sont pas masquées par les plans d'eau, d'où des levés
magnétiques sont utiles dans les zones où la cartographie géologique est incomplète en
raison de la couverture d'eau (lacs, …).

En termes de prospection de l'uranium, des levés magnétiques sont très utiles pour
l'exploration de gisements de type veines et de type discordance où la minéralisation peut
être contrôlée par des caractéristiques lithologiques qui ont des signatures magnétiques
distinctifs.

Les levés magnétiques ne sont pas particulièrement utiles pour l'exploration des
gisements de type conglomérat-galets de quartz ou de grès (sandstones), où les facteurs
de contrôle lithologiques ne sont pas susceptibles d'être distinctif magnétique.

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3. La Gravimétrie

Les levés gravimétriques impliquent des mesures de la force gravitationnelle de la terre à


différents endroits, afin d'évaluer les densités relatives des roches sous-jacentes. Cette
technique est utilisée en plus de la cartographie géologique de surface, en offrant des
informations utiles sur les caractéristiques géologiques en sub-surface.

La densité d'une roche dépendra de plusieurs facteurs. Le principal facteur est le type et
les proportions des minéraux dans la roche. La porosité et le degré de saturation en eau
sont également importants. Certaines densités moyennes typiques (en g/cm 3) sont les
suivantes:

 -<2.0 pour les alluvions, sol glacial,


 2.4 pour les roches volcaniques felsiques,
 2.4 pour le grès et le schiste,
 2.6 pour les roches intrusives felsiques,
 2.6 pour le calcaire et 2.7 pour la dolomite,
 2.8 pour les roches intrusives mafiques,
 -> 3.0 pour les roches ignées ultramafiques.

Dans l'exploration de l'uranium, les levés gravimétriques peuvent être utilisés pour vérifier
la présence d'éléments géologiques non apparents tels que:

 Ces corps intrusifs, (par exemple un corps granitique intrusif dans le grès montre
une anomalie gravimétrique positive)
 Les failles susceptibles d'engendrer de vastes zones à porosité accrue et des
zones d'altérations (Argiles) génèrent des anomalies gravimétriques négatives.

Anomalie de Bouguer

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4. L'Electromagnétisme

Les techniques électromagnétiques sont utilisées pour mesurer la conductivité d'un corps
de roche.

Un champ électromagnétique est généré, et un courant électrique est ainsi induit dans la
roche conductrice. Ce courant crée un champ électromagnétique secondaire qui peut être
mesurée.

Les levés EM sont couramment utilisés pour délimiter les zones de minéralisations de
sulfures massifs, ou niveaux graphitiques, qui sont tous deux fortement conductrices.

Les sols saturés en eau, ou les zones riches en argiles, comme les failles, peuvent êtres
également détectées en utilisant des techniques de EM.

Les levés EM ne peuvent pas détecter généralement les minéralisations de sulfures


disséminés, vu que les différents minéraux de sulfures ne sont pas reliés entre eux pour
créer un corps conducteur.

En exploration de l'uranium les levés EM devraient avoir leur plus grande application dans
des situations où la minéralisation pourrait être associée à un corps conducteur, tel qu'une
zone de failles fortement argileuse et sol saturé en eau, une zone de sulfures massifs, ou
un niveau graphitiques.

Les levés EM ont été très largement utilisés dans l'exploration du bassin de l'Athabasca,
où la minéralisation est associée à des sédiments pélitiques riches en graphite (niveaux
conducteurs à des profondeurs de plus de 500 m).

5. La Résistivité

Les méthodes électriques nécessitent un contact électrique direct entre le sol et


l'équipement de mesure. Elles peuvent êtres divisé en trois types principaux, à savoir: les
méthodes de résistivité, méthodes de polarisation provoquée (PP) et les méthodes de
polarisation spontanée (PS).

La résistivité consiste à mesurer la résistivité d'une masse de roche par l'application d'un
courant continu à la terre à travers une paire d'électrodes, puis en mesurant la tension
résultante à divers endroits.

Cela permet de mesurer les variations de résistivité du sol, des variations qui peuvent être
liées à la présence de minéraux ou de zones conductrices saturées d'eau.

La Polarisation Provoquée consiste à mesurer la chargeabilité électrique d'une masse de


roche, ou en d'autres termes, sa capacité à se comporter comme une batterie ou un
condensateur.

Les levés PP répondent bien aux zones conductrices diffuses avec des minéralisations
disséminées (tels que des sulfures), et ils peuvent être utilisés pour distinguer la
conductivité électrolytique de la conductivité minérale.

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4. L'Electromagnétisme

Les techniques électromagnétiques sont utilisées pour mesurer la conductivité d'un corps
de roche.

Un champ électromagnétique est généré, et un courant électrique est ainsi induit dans la
roche conductrice. Ce courant crée un champ électromagnétique secondaire qui peut être
mesurée.

Les levés EM sont couramment utilisés pour délimiter les zones de minéralisations de
sulfures massifs, ou niveaux graphitiques, qui sont tous deux fortement conductrices.

Les sols saturés en eau, ou les zones riches en argiles, comme les failles, peuvent êtres
également détectées en utilisant des techniques de EM.

Les levés EM ne peuvent pas détecter généralement les minéralisations de sulfures


disséminés, vu que les différents minéraux de sulfures ne sont pas reliés entre eux pour
créer un corps conducteur.

En exploration de l'uranium les levés EM devraient avoir leur plus grande application dans
des situations où la minéralisation pourrait être associée à un corps conducteur, tel qu'une
zone de failles fortement argileuse et sol saturé en eau, une zone de sulfures massifs, ou
un niveau graphitiques.

Les levés EM ont été très largement utilisés dans l'exploration du bassin de l'Athabasca,
où la minéralisation est associée à des sédiments pélitiques riches en graphite (niveaux
conducteurs à des profondeurs de plus de 500 m).

5. La Résistivité

Les méthodes électriques nécessitent un contact électrique direct entre le sol et


l'équipement de mesure. Elles peuvent êtres divisé en trois types principaux, à savoir: les
méthodes de résistivité, méthodes de polarisation provoquée (PP) et les méthodes de
polarisation spontanée (PS).

La résistivité consiste à mesurer la résistivité d'une masse de roche par l'application d'un
courant continu à la terre à travers une paire d'électrodes, puis en mesurant la tension
résultante à divers endroits.

Cela permet de mesurer les variations de résistivité du sol, des variations qui peuvent être
liées à la présence de minéraux ou de zones conductrices saturées d'eau.

La Polarisation Provoquée consiste à mesurer la chargeabilité électrique d'une masse de


roche, ou en d'autres termes, sa capacité à se comporter comme une batterie ou un
condensateur.

Les levés PP répondent bien aux zones conductrices diffuses avec des minéralisations
disséminées (tels que des sulfures), et ils peuvent être utilisés pour distinguer la
conductivité électrolytique de la conductivité minérale.

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6. La Sismique

En sismique, on mesure la vitesse à laquelle une onde de vibrations traverse un corps de


roche.

La technique implique la génération d'une onde de choc, à l'aide d'un marteau ou d'un
dispositif explosif, puis la mesure du mouvement résultant dans la terre en plusieurs points
à l'aide de géophones.

Cette méthode est très largement utilisée dans l'exploration pétrolière où il est important
de mesurer des profils à grande échelle dans les couches sédimentaires, comme les plis,
failles, diapirs de sel et autres.

Dans l'exploration de l'uranium, les méthodes sismiques ont été utilisées dans des
situations où la connaissance des grandes variations géologiques peut avoir des
implications pour les stratégies d'exploration.

Les techniques sismiques ont été appliquées dans le bassin de Witwatersrand (Canada)
pour évaluer l'évolution structural de l'or et de dégager les formations renfermant
l'uranium.

Elles ont également été utilisées dans le bassin de l'Athabasca afin de déterminer les
variations d'épaisseur des grès du Groupe d'Athabasca. Elles pourraient être utilisées
pour localiser et délimiter les chenaux fluviaux dans les zones d'enrichissement connue ou
soupçonnée de l'uranium dans les grès.

7. L'Emanométrie

Cette technique d'exploration consiste en la surveillance du radon dans les sols en surface
et dans les roches et utilisée comme guide pour les gisements d'uranium en sub-surface.
Elle s'intéresse à la concentration 222Rn dans les gaz du sol (à une profondeur de 50 et
150 cm).

Le radon est adsorbé par du charbon actif (mesure du rayonnement gamma résultant des
produits de désintégration du radon adsorbé, 214Bi et 214Pb). Pour les opérations
d'échantillonnage, une coupelle est enterrée dans un trou peu profond (40 à 50 cm).
L'emplacement est enregistré avec un récepteur GPS et marqué avec un drapeau pour
faciliter de récupération ultérieure.

Les coupelles sont laissées en place pour une période déterminée (10 jours), permettant
une adsorption optimale du radon.

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Exemples de campagne d'Emanométrie en Namibie :

 Tumas deposit : Paléo chenaux minéralisés (calcrêtes) à faible profondeur (0-10 m)

Echantillonnage par émanométrie (200x 500m)

Concentration - Epaisseur dans les sondages

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 Rössing South: La minéralisation uranifère est associée à un leucogranites, à une
profondeur variant de 10 à 80m.

Echantillonnage par émanométrie (100x 250m)

Concentration - Epaisseur dans les sondages

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IV.5. Les Travaux miniers.

Les tranchées: de longues et étroite excavation creusée dans le sol, ou dans la roche
même, pour mettre à jour une structure minéralisée (veine ou minerai).

Elles Fournissent une évaluation détaillée sur la largeur et la teneur de la minéralisation et


finalement utilisées pour aider à la conception du programme de forage.

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IV.6. Les Travaux de forage et la géophysique au trou.

1. Les types de Forages

- Forage par Tarière

Le forage par tarière est effectué avec une vis hélicoïdale, qui est entraîné dans le sol par
rotation. La tarière est utilisée pour le forage de l'environnement, le forage géotechnique,
l'ingénierie des sols et les travaux de géochimie de reconnaissance dans l'exploration de
gisements de minéraux. Le forage par tarière est limité aux matériaux non consolidés
généralement tendres ou faiblement altérée. Il est rapide et pas cher.

- Forage par Percussion ou destructif

Le Rotary Air Blast Drilling (RAB) est principalement utilisé pour l'exploration minière. Il
produit des échantillons de faible qualité car les débris (cuttings) sautent l'extérieur des
tiges et peuvent être contaminés par contact avec d'autres roches. Il atteint rarement plus
de 150 mètres de profondeur.

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- Forage à circulation inverse (RC)

Les débris de forage sont retournés à la surface à l'intérieur des tiges. Ce forage utilise
beaucoup plus de plates-formes et de machines et atteint une profondeur de 500 mètres.
Il produit idéalement éclats de roches sèches. Il est moins cher que le carottage à diamant
est donc préférable pour la plupart des travaux d'exploration minérale.

- Forage Rotary (rotatif)

Le forage rotatif (rotary) utilise une tête tri - cônes, à carbure intégré, à tête fixe diamantée,
ou des forets en diamant imprégnés qui s'usent à la coupe.

Des machines importantes sont utilisées, permettant d'atteindre des profondeurs de


plusieurs centaines de mètres.

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- Forage Carottant (Core drilling)

Le carottage diamant utilise un trépan diamanté annulaire fixé à l'extrémité de tiges


creuses ce qui permet couper et de remonter à la surface un noyau solide cylindrique de
la roche traversée. Il peut atteindre facilement les 1000 et 2000 mètres de profondeurs.

Lors de l'exécution d'un forage, il faut tenir compte de plusieurs paramètres, qui doivent
impérativement être reportés et enregistrés:

 Diamètre (d) du trou de forage.


 Epaisseur de l'enveloppe ou des tiges
 Présence ou absence de fluide (type de fluide: la boue, de l'eau)

Les forages réalisés pendant l'exploration et/ou l'exploitation minière, doivent être définis
et localisés en 03 dimensions dans l'espace (Longitude, latitude et altitude). Les têtes de
forage peuvent êtres localisés topographiquement ou tout simplement par GPS.

Une question valable sur un trou de forage est "Où est-ce qu'il se dirige?", Ou si le
forage a traversé une roche particulière (échantillon de carotte), la question pourrait être:
«Où était exactement l'emplacement de cet échantillon dans le sondage?"

La direction ou le cheminement du trou de forage peut s'écarter suffisamment de la ligne


projetée pour pouvoir répondre à ces questions d'une importance cruciale.

Les mesures de déviation (DIP) et d'azimut doivent être effectuées pour tous les trous de
forage (au plus 20 m par palier).

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Eléments de sondage (Direction et Azimuth)

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La colonne géologique est essentielle pour la construction d'un modèle géologique du
gisement.

Les descriptions géologiques doivent s'intégrer en profondeur avec les données de


sondage.

Tous les détails doivent être enregistré à partir du sondage (observations, descriptions;
etc, …………..

Pour les carottes de forage, le taux de récupération est calculé normalement pour chaque
3m forés

Les carottes de forage peuvent être photographiées avec les marqueurs clairement
visibles (crayons, étiquettes, …….).

Caisses à carottes et documentation

Lors de la documentation d'une carotte, il faut noter autant de détails que possible:

 la pétrographie,
 les fractures,
 la schistosité,
 la couleur,
 l'oxydation,
 les altérations,
 la minéralisation en U,
 les minéraux importants, ……..

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Dans le sondages destructifs, la documentation et/ou description se fait mètre par mètre :

 la minéralogie
 la taille des grains
 la texture
 la couleur
 le degré de l'oxydation
 le degré et le type d'altération
 la minéralisation en U
 les sulfures.

Documentation des cuttings

2. La géophysique dans les trous de sondages

Les trous de forages quelques que soit leur type, sont utilisés pour des diagraphies
géophysiques ou radio-carottage :

 Les mesures radiométriques (Gamma, neutrons de fission)


 Les Paramètres "géologiques (PS, Résistivité, scintillométrie, neutrons).

Toutes les mesures doivent avoir le même «point zéro» (tête du trou). Le contrôle et les
mesures par sondes doivent être effectués à intervalles réguliers.

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Chaque trou de forage est accompagné d'un dossier forage qui contient :

 Les caractéristiques de la sonde


 Les conditions d'exploitation (vitesse, conditions d'exploitation, l'intervalle de
mesure, ...)
 Les caractéristiques du trou
 La date de sondage.

Les diagraphies Gamma ou mesures de la radioactivité dans les trous de forage sont
effectués pour estimer la teneur en uranium. Les mesures gamma seront corrélées aux
résultats des analyses chimiques.

Deux types de détecteurs sont utilisés pour la mesure de la radioactivité :

Geiger-Muller (GM): Le taux de réponse reste linéaire avec l'augmentation de la


radioactivité.

Recommandé pour les concentrations supérieures à 0,1% U

Scintillomètre (PM): La qualité des mesures diminue avec l'augmentation de la


radioactivité.

Les conditions de mesure sont :

 Le trou du sondage doit être rincé (lavé et/ou soufflé)


 La vitesse d'enregistrement influe sur la qualité de la mesure.
 L'intervalle de mesure est de 10 cm
 Les résultats mesurés sont enregistrés sans corrections (données brutes).

Il faut aussi s'assurer de l'inexistence de contaminations autour du trou de sondage pour


une homogénéisation des mesures :

 La pollution radiométrique
 Pollution mécanique
 La pollution radon.

Le Gamma ray est l'outil traditionnel pour mesurer les concentrations en uranium (mesure
de gamma émanant principalement du 214Bi), Mais dans certains jeunes dépôts d'uranium
(dépôts ISL), l'Uranium n'est pas en équilibre avec ses fils (214Bi, 214Pb).

Dans ce cas, on utilise la PFN (Prompt Fission Neutron) qui est la mesure des teneurs en
uranium directement par comptage des neutrons issus de la fission de l'uranium 235
contenu dans le minerai. Cette mesure n'est pas affectée par le déséquilibre.

Cette technique offres les avantages suivants :

Elle est cruciale pour la plupart des dépôts tertiaires uranifères.


Elle n'est pas affectée par le déséquilibre de l'uranium
Elle offre des mesures en U directes et précises.

Ses inconvénients sont le coût élevé et la disponibilité de l'outil limité.

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La scintillométrie au trou : La scintillation émise par l'outil gamma mesure le rayonnement
gamma naturel des formations travers lesquelles il passe. Cette méthode peut être utilisée
pour définir la lithologie des formations dans les sondages.

Tous les matériaux sont radioactifs. Certains sont plus radioactifs que d'autres. Les
schistes et les argiles sont plus radioactifs que le grès ou le calcaire.

La scintillation gamma est applicable dans forages aussi bien ouverts que tubés.

L'application de la polarisation spontanée (PS) dans les trous de forage permet de définir
les cibles sulfures/contacts minéralisés et interfaces de roches non minérales. Elle permit
également la définition de séquences de grès / schiste.

La méthode nécessite de l'eau ou de la boue de forage afin d'établir un contact électrique


avec les formations environnantes.

La précision de la résistivité dans les trous de forage peut être influencé par la résistivité
de la boue et de l'eau de forage et de son diamètre. La résistivité à un point unique est
basée sur la résistivité électrique de la terre.

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Diagraphies géophysiques

3. Echantillonnage et Analyses

L'échantillonnage d'une carotte de sondage nécessite un ajustement entre les


profondeurs de base du sondage (mesurées sur carotte) et les Profondeurs notées sur le
journal de board (longueurs des tiges) qui sont beaucoup plus précises. Cet ajustement
est nécessaire pour tout calcul ultérieur.

L'échantillonnage de la carotte pour analyse se fait en coupe dans le sens de la longueur :

 Perpendiculaire à l'axe du noyau


 Si possible, l'ensemble du noyau
 Si possible pas de coupe à l'intérieur de la zone minéralisée
 Echelle: 1/10-1/50

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Le formulaire ou l'étiquette de l'échantillon doit comporter les éléments d'informations
suivants :

 Numéro du forage
 Numéro de l'échantillon
 Profondeur supérieure et inférieure de l'échantillon
 Analyses demandées
 Estimation de la minéralisation

La procédure pour la préparation de l'échantillon pour analyses doit être établie entre le
géologue et le laboratoire, en tenant compte:

 des caractéristiques de la minéralisation


 des teneurs attendues
 de la nature du matériel.

La mesure de densité permet de transformer un volume donné en tonnes de minerai. Elle


est mesurée par des méthodes volumétriques, par une première pesée de l'échantillon
dans l'air, puis une fois immergé dans l'eau.

Cette densité devrait être généralisée pour tout le gisement (dépôt) et pour tous les types
de minerai.

La densité de minerai (U - dessus de 5%) varie en fonction de la teneur. Les métaux


d'accompagnement, tels que les sulfures, peuvent être pris en compte.

Quelques mesures de densité avec d exprimée en tonnes par m3

 Argile 2.2 - 2.6


 Gneiss 2.7 - 2.8
 Granite 2.7
 Grès 2.3

Facteur de Tonnage : TF = 2000 / (d * 62,4) (ft3/sht)

Pour le calcul du tonnage la densité sèche est utilisée.

4. Les logs de sondages

Le log de forage est la synthèse de toutes les données sur un trou de forage. Il doit
comprendre:

 Une légende avec les coordonnées du forage.


 Des données de sondage
 Descriptions géologiques détaillées
 Échantillonnage et résultats analytiques

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IV.7. Les tests miniers et essais de traitement

Des tests miniers à ciel ouvert nécessite des besoins en matériels d'exploitation minière
(forage, pelles, camions, ...), un personnel spécifiques et une estimation financière.
Coût?

Les tests d'exploitation souterraine impliquent une investigation et modélisation 3D du


gisement, des forages souterrains et de grandes quantités d'échantillons pour les essais
de traitement. Des tests de sélectivité d'exploitation sont indispensables.

Les tests souterrains sont limités à la minéralisation de sub-surface ou des dépôts très
profonds où le forage de surface est trop cher.

Ces tests ont besoins de matériel d'exploitation minière (forage, LHD, ...), de personnel
spécifiques et une estimation financière.

L'objectif des essais de traitement est de tester les propriétés métallurgiques de la


minéralisation et de définir le processus optimal de son extraction. Ces essais se font en
deux étapes :

 Première étape: Essai en laboratoire sur un échantillon de base.


 Deuxième étape: Pilote.

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Quelques références bibliographiques

CUNEY (M.) - LEROY (J.) - PAGEL (M.) - L’uranium. - 123 p. 1992 Que Sais-je ? Presses
Universitaires de France. Paris.

DAHLKAMP (F. J.) - Uranium ore deposits (les gisements d’uranium). - 460 p. 1993
Springer-Verlag Berlin.

CHAPOT (G.) - COUPRIE (R.) - DUMAS (J.) - LEBLANC (P.) - KEROUANTON (J. L.) -
L’uranium vendéen. - 221 p. 1996 Cahiers du Patrimoine. Nantes.

VALSARDIEU (C.) - Regards sur l’uranium. - Tome 1, De l’uranium en terre à l’électricité.


280 p. 1995, Tome 2, Exploration-Production. 304 p. 1997 Éditions ESKA Paris.

PAUCARD (A.) - La mine et les mineurs de l’uranium français. - Tome 1, Les temps
légendaires (1946-1950) 102 p. 1992. Tome II, Le temps des conquêtes (1951-1958) 351
p. 1994. Tome III, Le temps des grandes aventures (1959-1973) 431 p. 1996. Éditions
Thierry Paquet, 19100 Brive.

Uranium 1995, Ressources, production et demande. - 392 p. 1996 OCDE Paris.

La radioprotection. - 84 p. 1996. Revue Générale Nucléaire. Paris. Informations utiles. - 70


p. 1995 Direction de la Communication, CEA Paris.

MICHEL (P.) - Production de concentrés d’uranium naturel. - Techniques de l’ingénieur,


traité Génie nucléaire BE 3580, 1997.

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