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PROF MATHEMATIQUES GENERALES COURS DE VACANCES 2019

ALGEBRE

M. KOUYATE 1
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MATHEMATIQUES GENERALES

CHAPITRE I : LIMITES ET CONTINUITE


I. Limites
1. Limites de référence
a. Limite des fonctions élémentaires
1) lim 𝑘 = 𝑘
𝑥→𝑎
2) lim 𝑥 = 𝑎 ; lim 𝑥 = −∞ ; lim 𝑥
𝑥→𝑎 𝑥→−∞ 𝑥→+∞
= +∞
3) lim 𝑥 𝑛 = 0
𝑥→0
4) lim 𝑥 𝑛 = +∞ ; lim 𝑥 𝑛 =
𝑥→+∞ 𝑥→−∞
−∞ 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟
{
+∞ 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟
5) lim √𝑥 = 0 ; lim √𝑥 = +∞
𝑥→0 𝑥→+∞
1 −∞ 𝑠𝑖 𝑥 < 0 1 1
6) lim = { ; lim = +∞ ; lim
𝑥→0 𝑥 +∞ 𝑠𝑖 𝑥 > 0 𝑥→0 𝑥
>
𝑛
𝑥→0 𝑥 𝑛
<
−∞ 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟
={
+∞ 𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟
sin 𝑥 cos 𝑥 −1
7) lim = 1 ; lim =0
𝑥→0 𝑥 𝑥→0 𝑥

b. Fonctions polynômes
La limite à l’infini d’une fonction polynôme est la limite à l’infini de son monôme
le plus haut degré.
lim (an𝒙n + an-1𝒙n-1 + an-2𝒙n-2 +…+a0) = lim an𝒙n
𝑥→ +
−∞
+ 𝑥→ −∞

Application
f(𝒙) = 7𝒙3 - 4𝒙 + 200𝒙 – 12

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c. Fonctions rationnelles
La limite à l’infini d’une fonction rationnelle est égale à la limite à l’infini du
quotient des monômes le plus haut degré du numérateur et du dénominateur.
Application
4𝑥 3 + 5𝑥 2 − 7𝑥 + 50
lim
𝑥→+∞ 5𝑥 7 + 3𝑥 + 1

2. Opération sur les limites


Propriétés
 Limites d’une somme
f et g sont des fonctions ; Ɩ et Ɩ’ des nombres réels ; ɑ un nombre réel, −∞ ou +∞
Si f a pour limite en ɑ Ɩ Ɩ Ɩ +∞ −∞ +∞
et g a pour limite en ɑ Ɩ’ +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
alors f + g a pour limite en ɑ Ɩ + Ɩ’ +∞ −∞ +∞ −∞ On ne peut
pas conclure

 Limites d’un produit


f et g sont des fonctions ; Ɩ et Ɩ’ des nombres réels ; ɑ un nombre réel, −∞ ou +∞
Si f a pour limite Ɩ Ɩ, Ɩ>0 Ɩ, Ɩ<0 Ɩ, Ɩ>0 Ɩ, Ɩ<0 +∞ +∞ −∞ 0
en ɑ
et g a pour limite Ɩ’ +∞ +∞ −∞ −∞ +∞ −∞ −∞ +∞ 𝑜𝑢
en ɑ −∞
alors fg a pour Ɩ Ɩ’ +∞ −∞ −∞ +∞ +∞ −∞ +∞ On ne peut pas
conclure
limite en ɑ

 Limites d’un inverse


f est une fonction ; Ɩ un nombre réel ; ɑ un nombre réel, −∞ ou +∞
Si f a pour limite en ɑ Ɩ, Ɩ≠0 0 0 +∞ 𝑜𝑢 − ∞
(à gauche de 0) (à droite de 0)
alors f + g a pour limite en ɑ 1 −∞ +∞ 0
Ɩ

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 Limites d’un quotient


f et g sont des fonctions ; Ɩ et Ɩ’ des nombres réels ; ɑ un nombre réel, −∞ ou +∞
Si f a pour limite Ɩ Ɩ Ɩ +∞ +∞ −∞ −∞ 0 +∞ 𝑜𝑢
en ɑ −∞
et g a pour limite Ɩ’, Ɩ′ ≠0 +∞ −∞ Ɩ’, Ɩ’>0 Ɩ’, Ɩ′ <0 Ɩ’, Ɩ’>0 Ɩ’, Ɩ′ <0 0 +∞ 𝑜𝑢
en ɑ −∞
alors fg a pour Ɩ 0 0 +∞ −∞ −∞ +∞ On ne peut pas
conclure
limite en ɑ Ɩ′

Application
Soient les fonctions suivantes :
1
f(𝒙) = 𝒙3 + 2𝒙² + 3 +
𝑥−5

g(𝒙) = (2𝒙4 + 5𝒙² - 7)(-𝒙5 + 3𝒙 + 4)


1
h(𝒙) =
1−𝑥

Calculer : lim 𝑓(𝑥), lim 𝑓(𝑥), lim g(𝑥), lim g(𝑥), lim h(𝑥), lim h(𝑥),
𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→−∞ 𝑥→+∞ 𝑥→−∞ 𝑥→+∞
lim h(𝑥) et lim h(𝑥).
𝑥→1 𝑥 →1
< >

3. Les formes indéterminées


Ce sont les cas où on ne peut pas conclure. On distingue 4 types de formes
0 ∞
indéterminées : ∞ - ∞ ; 0×( +
−∞) ; ;
0 ∞

4. Limite d’une composée de fonctions


Propriété : soit f et 𝑔 des fonctions ; ɑ, Ɩ et Ɩ’ des nombres réels ou infinis
Si lim 𝑓(𝑥) = Ɩ et lim𝑔(𝑥) = Ɩ’
𝑥→𝑎 𝑥→Ɩ

alors 𝐥𝐢𝐦𝒈° 𝒇(𝒙) = Ɩ’


𝒙→Ɩ
Cas particuliers
 Limite de la valeur absolue
lim 𝑓(𝑥) Ɩ +∞ −∞
𝑥→𝑎
lim |𝑓(𝑥)| Ɩ +∞ +∞
𝑥→𝑎

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 Limite de la racine carrée d’une fonction


lim 𝑓(𝑥) Ɩ +∞
𝑥→𝑎
lim √𝑓(𝑥) √Ɩ +∞
𝑥→𝑎

Application

Calculons lim √𝑥 3 − 8𝑥 2 + 16𝑥 + 57 et lim√𝑥 3 − 8𝑥 2 + 16𝑥 + 57


𝑥→−∞ 𝑥→0

5. Techniques de calcul de limite


𝑥 2 +2𝑥−8 𝑥−4
On donne f(𝒙) = ; g(𝒙) = √2𝑥 2 + 3 - 5𝒙 ; h(𝒙) =
𝑥 2 −4 √𝑥−2

Calculer lim 𝑓(𝑥) ; lim g(𝑥) et lim h(𝑥)


𝑥→2 𝑥→+∞ 𝑥→4

6. Asymptotes te branches infinies


a. Asymptotes
*Lorsque lim 𝑓(𝑥) = +
−∞ (𝑎 est réel), alors son interpretation graphique est : la
𝑥→𝑎
courbe (C𝑓) de la fonction admet une asymptote verticale d’équation 𝑥 = 𝑎 ou la
droite d’équation 𝑥 = 𝑎 est une asymptote verticale à (C𝑓).

*Lorsque lim
+
𝑓(𝑥) = b (b est réel), alors son interprétation graphique est : la
𝑥→ −∞
droite d’équation y = b est une asymptote horizontale à (C𝑓) en +
−∞.

*Lorsque lim
+
[ 𝑓(𝑥) − (𝑎𝑥 + 𝑏)] = 0, alors on dira que la droite d’équation
𝑥→ −∞
y = a𝒙 + b est une asymptote oblique en +
−∞ à (C𝑓)

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b. Branches infinies
𝑓(𝑥) La courbe à (C𝑓) admet une branche parabolique de
lim =0
𝑥→ −∞ 𝑥
+
direction l’axe des abscisses (OI)
𝑓(𝑥) La courbe à (C𝑓) admet une branche parabolique de
lim =+
−∞
𝑥→ −∞ 𝑥
+
direction l’axe des ordonnées (OJ)

Exemples
1
Soient 𝑓(𝑥) = 𝒙2 ; g(𝑥) = et h(𝒙) = √𝑥
𝑥

1. Donner l’ensemble de définition de ces différentes fonctions


2. Justifier que ces fonctions admettent des branches paraboliques

II. La continuité
1. Continuité en 𝑎
Définition
f est définie en 𝑎
f est continue à gauche en 𝑎 ⟺ lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎)
𝑥→𝑎
<

f est continue à droite en 𝑎 ⟺ lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎)


𝑥→𝑎
>

Conséquence
f est continue en 𝑎 ⟺ f est continue à gauche et f est continue à droite en 𝑎
⟺ lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎)
𝑥 →𝑎 𝑥 →𝑎
< >

Application
Etudier la continuité en 2 de la fonction f définie
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ∈ ] − ∞; 2[, 𝑓(𝑥) = 2𝑥 2 − 4𝑥 − 4
par :{ 2𝑥+3
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑥 ∈ [2; +∞[, 𝑓(𝑥) =
𝑥−1

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2. Continuité sur un intervalle


a. Définition
Une fonction 𝑓 est dite continue sur un intervalle K lorsque la fonction 𝑓 est
continue en chaque élément de l’intervalle K.
𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑟 ]ɑ; 𝑏[
𝑓 est continue sur [ɑ, b] ⟺ { 𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒 à 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑎
𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒 à 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒 𝑒𝑛 𝑏

*Toute fonction polynôme est continue sur son ensemble de définition.


*Toute fonction rationnelle est continue sur chaque intervalle de son ensemble de
définition.

III. Fonctions continues strictement monotones


1. Image d’un intervalle par une fonction continue
Activité

Titre du graphique
5

0
-1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5
-1

-2

Déterminer 𝑓([-1 ; 3]) et 𝑓(]-1 :3])

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Propriété1
Par une fonction continue
*L’image d’un intervalle ouvert est un intervalle ouvert ou un singleton
*L’image d’un intervalle fermé est un intervalle fermé ou un singleton.

Propriété 2 (Image d’un intervalle par une fonction continue et strictement


monotone)
ɑ et b sont des nombres réels ou infinis. 𝑓 est une fonction admettant une limite à
droite en ɑ et à gauche en b.

- Si 𝑓 est continue et strictement croissante sur [ɑ ; b], alors 𝑓([ɑ ; b]) =


[𝑓(ɑ) ; 𝑓(𝑏)]
- Si 𝑓 est continue et strictement décroissante sur [ɑ ; b], alors 𝑓([ɑ ; b]) =
[𝑓(𝑏) ; 𝑓(ɑ)]
- Si 𝑓 est continue et strictement croissante sur]ɑ ; b [, alors 𝑓(]ɑ ; b [)
=]lim 𝑓(𝑥) ; lim 𝑓(𝑥)[
𝑥→𝑎 𝑥 →𝑏
> <

- Si 𝑓 est continue et strictement décroissante sur]ɑ ; b [, alors 𝑓(]ɑ ; b [)


=] lim 𝑓(𝑥) ; lim 𝑓(𝑥) [
𝑥→𝑏 𝑥→𝑎
< >

Application
On donne le tableau de variation suivant
𝑥 -∞ -5 -2
+∞

5 2
𝑓(𝑥)

3 -∞ -∞

Déterminer les images de chacun des intervalles suivants : ] -∞ ; -5] ; [-5 ;-2] et
]-2 ; +∞[.

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2. Notion de bijection
A et B sont deux ensembles non vides.
𝑓 est une application de A vers B
𝑓 est une application bijective ou bijection, lorsque tout élément de B a un unique
antécédent dans A.
Propriété
Si 𝑓 est une fonction continue et strictement monotone sur K alors elle réalise une
bijection de K vers 𝑓(K).

Exercice d’application
On donne la fonction 𝑓 définies sur ℝ par 𝑓(𝒙) = 𝒙² -2𝒙 + 3
Démontrer que 𝑓 réalise une bijection de ]-∞ ; 1[ vers un ensemble J que l’on
déterminera.

3. Théorème des valeurs intermédiaires


Propriété
ɑ et b sont des nombres réels tels que a < b, 𝑓 une fonction continue sur [ɑ ;b] ;
(E) l’équation 𝑓(𝑥) = 0.
 Si 𝑓(ɑ) et 𝑓(𝑏) sont de signes contraires alors l’équation (E) admet au
moins une solution dans [ɑ ;b].
 Si de plus 𝑓 est strictement monotone sur [ɑ ;b] alors l’équation (E) admet
une unique solution dans [ɑ ;b].

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Exemple

0 2 4 6 8 10 12 14

L’équation (E) admet trois solutions.

Application
Montrer que l’équation 𝒙3 -3𝒙 +1 = 0 admet une unique solution dans [-1 ;1]

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CHAPITRE II : DERIVATION
I. Dérivabilité
1. Dérivabilité en ɑ
𝑓 est une fonction definie en ɑ
𝑓(𝑥)−𝑓(ɑ)
𝑓 est derivable en ɑ ⟺ lim est un réel. Dans ce cas, cette limite est notée
𝑥→ɑ 𝑥−ɑ
𝑓(𝑥)−𝑓(ɑ)
𝑓′(ɑ) : le nombre derivé de 𝑓 en ɑ. On note 𝑓′(ɑ) = lim
𝑥→ɑ 𝑥−ɑ

𝑓(𝑥)−𝑓(ɑ)
Le fonction est appelée le taux de variation de la fonction 𝑓 en ɑ.
𝑥−ɑ

Propriété
Toute fonction qui est dérivable en ɑ est continue en ɑ.

2. Dérivabilité à gauche en ɑ, dérivabilité à droite en ɑ


𝑓 définie sur un intervalle qui contient ɑ
𝑓(𝑥)−𝑓(ɑ)
 𝑓 est derivable à gauche en ɑ ⟺ lim existe et est finie.
𝑥 →ɑ 𝑥−ɑ
<
𝑓(𝑥)−𝑓(ɑ)
 𝑓 est derivable à droite en ɑ ⟺ lim existe et est finie.
𝑥 →ɑ 𝑥−ɑ
>

Propriété
𝑓 est definie sur un intervalle qui contientɑ.
𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 à 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒 𝑒𝑛 ɑ
𝑓 est derivable en ɑ ⟺{ 𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑟𝑖𝑏𝑎𝑙𝑒 à 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑛 ɑ
𝑓(𝑥)−𝑓(ɑ)
lim = 𝑓(ɑ)
𝑥→ɑ 𝑥−ɑ

Application
On donne 𝑓(𝑥) = |𝒙|
Etudier la dérivabilité de 𝑓 en 0.

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3. Interprétation graphique
𝑓 est une fonction de representation graphique (C) et A un point de (C) d’abscisse
ɑ.
Si 𝑓 est derivable en ɑ alors (C) admet une tangente (T) au pont d’abscisse ɑ
d’équation
y = 𝑓′(ɑ)(𝒙 - ɑ) + 𝑓(ɑ).

Remarque
𝑓′(ɑ) est le coefficient directeur de la tangente (T).
Si 𝑓 est derivable à gauche ou à droite en ɑ, (C) admet une demi-tangente en A
d’équation
y = 𝑓𝑔′(ɑ)(𝒙 - ɑ) + 𝑓(ɑ) ou y = 𝑓𝑑′(ɑ)(𝒙 - ɑ) + 𝑓(ɑ).

Cas particulier
𝑓(𝑥)−𝑓(ɑ)
Si lim =+
−∞ alors (C) admet une tangente verticale en A.
𝑥→ɑ 𝑥−ɑ

Exemple
𝑓(𝑥)−𝑓(0)
On donne 𝑓(𝑥) =√𝑥, calculer lim et interpréter graphiquement le
𝑥→0 𝑥−0
résultat.

4. Dérivabilité sur un intervalle


Définition
Si 𝑓 est definie sur ]ɑ ;b[, alors 𝑓 est derivable sur ]ɑ ;b[ ⟺ 𝑓 est derivable en
tout element de ]ɑ ;b[.
Exemple
 Toute fonction polynôme définie sur ℝ est dérivable sur ℝ.
 Toute fonction rationnelle est dérivable sur chaque intervalle de son
ensemble de définition.

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Si 𝑓 est definie sur [ɑ ;b]


𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑠𝑢𝑟 ]ɑ ; 𝑏[
𝑓 est derivable sur [ɑ ; b] ⟺{ 𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 à 𝑑𝑟𝑜𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑛 ɑ
𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 à 𝑔𝑎𝑢𝑐ℎ𝑒 𝑒𝑛 𝑏

II. Fonctions dérivées


1. Fonction dérivée
Définition
Soit 𝑓 une fonction.
 L’ensemble sur lequel 𝑓 est dérivable est l’ensemble de dérivabilité de 𝑓
 La fonction 𝑓′(𝑥) est appelée la dérivée de la fonction 𝑓

2. Dérivées de fonctions élémentaires


Fonction 𝑓 Dérivée 𝑓′ Ensemble de dérivabilité
k 0 ℝ
ɑ𝒙 ɑ ℝ
1 1 ]-∞ ; 0[∪] 0 ; +∞ [
-
𝑥2
𝑥
√𝑥 1 ] 0 ; +∞ [
2√ 𝑥
𝑟
𝑥 (r∈ ℚ) r𝑥 𝑟−1 ℝ

3. Opérations et compositions sur les dérivées


fonctions dérivées
𝑓+g 𝑓′ + g’
𝑓×g 𝑓′g + g’ 𝑓
𝑓 𝑓 ′ g − g’ 𝑓
g g²
k× 𝑓 (k∈ℝ) k× 𝑓′
1 -
𝑓′
𝑓²
𝑓
𝑓 𝑟 (r∈ℚ) r× 𝑓′ × 𝑓 𝑟−1

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√𝑓 𝑓′
2√𝑓

Application
2𝑥 √𝑥
On donne : 𝑓(𝑥) = (2𝒙+1)3 ; g(𝒙) = √(5𝑥 2 + 3) et h(𝒙) =
𝑥+1

Calculer 𝑓′(𝑥) ; g’(𝒙) et h’(𝒙)

III. Les applications de la dérivée.


1. Les variations d’une fonction
𝑓 est une fonction dérivable sur un intervalle K
 Si 𝑓′ est strictement positive (sauf en des elements isolés où elle s’annule),
alors 𝑓 est strictement croissante.
 Si 𝑓′ est strictement negative (sauf en des elements isolés où elle s’annule),
alors 𝑓 est strictement decroissante.
 Si 𝑓′ est nulle, alors 𝑓 est constante.

2. Extremums d’une fonction


𝑓 est une fonction derivable sur un intervalle contenant 𝒙0.
𝑓(𝑥0 ) 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑒𝑚𝑢𝑚 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑓 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑓
{𝑠𝑖 𝑒𝑡 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑖 𝑓 ′ 𝑠 ′ 𝑎𝑛𝑛𝑢𝑙𝑒 𝑒𝑛 𝑥0 𝑒𝑛 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑠𝑖𝑔𝑛𝑒
𝑠𝑖 𝑓 𝑎𝑑𝑚𝑒𝑡 𝑢𝑛 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑒𝑚𝑢𝑚 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑓 𝑒𝑛 𝑥0 , 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓 ′ (𝑥0 ) = 0

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Application
7

0
0 2 4 6 8 10 12 14

Donner :
- Les extremums relatifs de 𝑓
- Les maximums relatifs de 𝑓
- Un minimum relatif de 𝑓
- Le minimum de 𝑓
- Le maximum de 𝑓

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CHAPITRE III : ETUDE DE FONCTIONS


I. Réduction de l’intervalle d’étude

1. Fonction paire – fonction impaire


Définition 1
Ɐ𝑥 ∈ 𝐷𝑓; −𝑥 ∈ 𝐷𝑓
f est une fonction. f est paire si : {
𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥)
Propriété
f est paire ⟺ (cf) est symétrique par rapport à (OJ) ou la droit (OJ) est axe de
symétrie de (Cf).

Définition 2
Ɐ𝑥 ∈ 𝐷𝑓; −𝑥 ∈ 𝐷𝑓
f est une fonction. f est impaire si : {
𝑓(−𝑥) = −𝑓(𝑥)
Propriété
f est impaire ⟺ (cf) est symétrique par rapport à l’origine O du repère ou l’origine
du repère est un centre de symétrie de (Cf).

Remarque
Si la fonction f est paire ou impaire, on peut étudier f seulement sur Df∩[0 ; +∞[
puis on déduit par symétrie.
II. Eléments de symétrie de la courbe d’une fonction
Soit f une fonction de représentation graphique (C) dans le plan muni d’un repère.

1. Axe de symétrie
Pour montrer que la droite (D) d’équation 𝑥 = a est un axe de symétrie de (Cf), on
peut procéder comme suit :
Méthode 1
On montre que la fonction g : 𝑥 →f(x+a) est paire.
Méthode 2
On montre que
- Ɐ 𝑥 ∈ ℝ, a – 𝑥 ∈ Df ⟺ a + 𝑥 ∈ Df
- Ɐ 𝑥 ∈ ℝ, f(a – 𝑥) = f(a + 𝑥)

2. Centre de symétrie
Pour montrer que le point A(a ;b) est centre de symétrie de (Cf), en peut procéder
comme suit :
Méthode 1

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On montre que la fonction g : 𝑥 →f(x+a) - b est impaire.


Méthode 2
On montre que
- Ɐ 𝑥 ∈ ℝ, a – 𝑥 ∈ Df ⟺ a + 𝑥 ∈ Df
𝑓(a – 𝑥)+ 𝑓(a + 𝑥)
- Ɐ 𝑥 ∈ ℝ, =b
2

III. Exemples d’études de fonctions


Exercice 1
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, I, J).
𝑥²
𝑓(𝑥) = , Ɐ𝑥 ∈ ℝ
On considère la fonction f dérivable sur ℝ et définie par : { 𝑥²+1
𝑓(0) = 0
(C) sa courbe représentative.
1. Etudier la continuité de f en 0
2. Déterminer la limite de f en -∞ et en +∞ puis interpréter graphiquement les
résultats obtenus.
𝑓(𝑥)
3. Déterminer la limite de en -∞ et en +∞ et interpréter les résultats.
𝑥
4. a. Calculer la dérivée f’ (𝑥).
b. Etudier le signe de f ‘(𝑥) et en déduire le sens de variation de f sur son
ensemble de définition.
c. Dresser le tableau de variation de f.
d. En déduire le signe de f (𝑥) surℝ.
5. Déterminer une équation de la tangente (T) à (C) au point d’abscisse 1.
6. Etudier la parité de f (𝑥).
7. Justifier que la droite d’équation 𝑥 = 0 est un axe de symétrie de (C).
8. Construire la courbe représentative (c) et la tangente (T) de f dans un
repère orthonormé
(O, I, J). Unité graphique : OI = 2 cm ; OJ = 2 cm

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Exercice 2
Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, I, J).
𝑥²
On considère la fonction f définie par : 𝑓(𝑥) =
𝑥²−1

(C f) sa courbe représentative.
5. Déterminer l’ensemble de définition D f de f(𝑥)
6. Calculer les limites aux bornes de son ensemble de définition
7. Interpréter graphiquement les résultats obtenus
8. Etudier la dérivabilité de 𝑓 en 0
9. a. Calculer la dérivée f’ (𝑥).
b. Etudier le signe de f ‘(𝑥) et en déduire le sens de variation de f sur son
ensemble de définition.
c. Dresser le tableau de variation de f.
d. En déduire le signe de f (𝑥) sur son ensemble de définition
6. Etudier la parité de f (𝑥).
7. Justifier que la droite d’équation 𝑥 = 0 est un axe de symétrie de (C 𝑓).
8. Construire la courbe représentative (C f) et les asymptotes de f dans un
repère orthonormé (O, I, J). Unité graphique : OI = 2 cm ; OJ = 2 cm

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CHAPITRE IV : PRIMITIVES
1. Définition
Soit f une fonction continue sur un intervalle K.
𝐹 𝑒𝑠𝑡 𝑑é𝑟𝑖𝑣𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝐾
Une fonction F est une primitive de f sur K ⟺ {
Ɐ𝑥 ∈ 𝐾, 𝐹 ′ (𝑥) = 𝑓(𝑥)
Exemple
F (𝒙) = 𝒙² + 5𝒙 est une primitive de f sur ℝ définie par f(x) = 2𝒙 + 5.

2. Propriétés
- Toute fonction continue sur un intervalle admet au moins une primitive sur
K.
- Soit F une primitive de f sur K. alors :
1) Ɐ𝒙∈ℝ, F(𝒙) + k est une primitive de f sur K
2) Réciproquement, toute primitive de f sur K est une fonction de la forme
F(𝒙) + k (k∈ℝ)
Exemple

F (x) = x 2 + 5x + 10
Les fonctions F (x) = x 2 + 5x − 50 ⟩ sont des primitives de 𝑓(𝑥) = 2𝒙 + 5 sur
F (x) = x 2 + 5x − √2
ℝ.
- Parmi toutes les primitives d’une fonction 𝑓 sur K, il existe une et une seule
primitive qui prend une valeur y0 pour une valeur 𝒙0 de la variable.
Exemple
On donne 𝑓(𝑥) = 2𝒙 – 5
Déterminer la primitive de 𝑓 qui prend la valeur 2 en 3.

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3. Tableau des primitives de fonctions


a. Primitive des fonctions usuelles
Fonctions 𝑓 Fonctions primitives F
0 k (k∈ℝ)
1 𝒙 + k (k∈ℝ)
ɑ ɑ𝒙 + k (k∈ℝ)
𝒙 𝑥2
+ k (k∈ℝ)
2
𝑥 𝑟 (r∈ℚ*\{−1}) 𝑥 𝑟+1
+ k (k∈ℝ)
𝑟+1
1 −1
+ k (k∈ℝ)
𝑥
𝑥2
1 −1
(𝑛−1)𝑥 𝑛−1
+ k (k∈ℝ)
𝑥𝑛
1 2√𝑥 + k (k∈ℝ)
√𝑥
1 ln |x| + k (k∈ℝ)
𝑥
𝑒𝑥 𝑒 𝑥 + k (k∈ℝ)
𝑒 ɑ𝑥 1
𝑒 ɑ𝑥 + k (k∈ℝ)
ɑ

b. Opérations et compositions
F est une primitive de 𝑓 sur K. G est une primitive de g sur K.
fonctions primitives
𝑓+g F + G + k (k∈ℝ)
ɑ 𝑓 (ɑ∈ℝ) ɑF + k (k∈ℝ)
1
𝑓(𝑎𝑥 + 𝑏) F(𝑎𝑥 + 𝑏) + k (k∈ℝ)
𝑎
𝑓′ −1
+ k (k∈ℝ)
𝑓
𝑓²
𝑓′ 2√𝑓 + k (k∈ℝ)
√𝑓
f‘×fn 𝑓𝑛+1
+ k (k∈ℝ)
𝑛+1
𝑓′ ln|f | + k (k∈ℝ)
𝑓

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f ‘𝑒 𝑓 𝑒 𝑓 + k (k∈ℝ)

Exercices d’application
Déterminer une primitive de 𝑓 dans chacun des cas suivants :
1) 𝑓(𝑥) = 𝒙5 -7𝒙² +3
2) 𝑓(𝑥) = (3𝒙 + 1)7
𝑥
3) 𝑓(𝑥) = 2
√𝑥 +5

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CHAPITRE V : FONCTIONS LOGARITHMES NEPERIENNE


I. Propriétés – limites – dérivées – équations
1. Définition
On appelle fonction logarithme népérienne, la fonction notée ln d’ensemble de
1
définition Dln = ]0 ;+∞[ = ℝ∗+ telle que (ln)’(𝒙) = et ln1 = 0.
𝑥

2. Propriétés
Pour tous nombres réels ɑ et b strictement positifs (ɑ>0 et b>0)
1) ln(ɑ×b) = lnɑ + lnb
2) ln(ɑ²) = lnɑ + lnɑ = 2lnɑ ⟺ ln(ɑr) = rlnɑ
𝑎
3) ln( ) = lnɑ - lnb
𝑏
1
4) ln( ) = -lnb
𝑏
1
5) ln(√𝑎) = lnɑ
2

Applications
a) Exprimer en fonction de ln2 et ln3
2
A = ln32 C = 2ln( )
3
1
B = ln( ) D = ln(3√2)
4

b) Ecrire sous forme de lnA les nombres suivants :


E = 3ln2 – ln7 + ln4
1
F = ln4 + ln9 – 2ln5
2

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3. Limites – dérivées et sens de variation de ln


a. Limites de référence
1) lim 𝑙𝑛𝑥 = +∞
𝑥→+∞
2) lim 𝑙𝑛𝑥 = -∞
𝑥→0
>
𝑙𝑛𝑥
3) lim =0
𝑥→+∞ 𝑥
4) lim 𝑥𝑙𝑛𝑥 = 0
𝑥→0
ln(1+𝑥)
5) lim =1
𝑥→0 𝑥
𝑙𝑛𝑥
6) lim =1
𝑥→1 𝑥−1

Application
Calculer les limites suivantes :
1+𝑙𝑛𝑥
1) lim 5) lim ln(1 + 𝑥)
𝑥→+∞ 1−𝑙𝑛𝑥 𝑥→−1
>
2) lim (𝑙𝑛𝑥 - 𝑥)
𝑥→+∞
𝑥𝑙𝑛𝑥
3) lim (1 - 𝑙𝑛𝑥) 6) lim
𝑥→0 𝑥→1 𝑥−1
>
𝑙𝑛𝑥 𝑥+1
4) lim 7) lim 𝑥𝑙𝑛( )
𝑥→+∞ 𝑥−2 𝑥→+∞ 𝑥

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b. Dérivée et sens de variation


 Dérivée
1
Ɐ𝒙∈] 0 ; +∞ [, (ln𝒙)’ =
𝑥

 Variation
1
Ɐ𝒙∈] 0 ; +∞ [, >0 alors Ɐ𝒙∈] 0 ; +∞ [, (ln𝒙)’ > 0. On dit que la fonction
𝑥
ln𝒙 est strictement croissante sur]0 ; +∞ [.
Tableau de variation
𝒙 0 +∞
1 +
𝑥
+∞

ln𝒙

-∞

La fonction ln est une bijection de ℝ∗+ vers ℝ


Définition du nombre ⅇ
ⅇ est la constante d’Euler, c’est l’unique réel appartenant à ]2 ;3[ tel que ⅇ ≈ 2.718
Tableau de valeurs
𝒙 0.1 0.2 0.3 0.5 1 2 ⅇ 3 4 5 6 7 8
ln𝒙

4. Conséquence des variations de la fonction ln


1) Pour tous réels ɑ > 0 et b > 0
lnɑ = lnb ⟺ ɑ = b
2) Pour tous réels ɑ > 0 et b > 0
lnɑ < lnb ⟺ ɑ <b (croissance de ln)

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Cas particuliers
Pour ɑ > 0
lnɑ = 0 ⟺ ɑ = 1
lnɑ < 0 ⟺ 0 < ɑ < 1
lnɑ > 0 ⟺ ɑ > 1
lnɑ = 1 ⟺ ɑ = ⅇ
lnɑ < 1 ⟺ ɑ < ⅇ

II. Fonctions du type g(𝒙) = ln(𝑓(𝑥)) ou g(𝒙) = ln(|𝑓(𝑥)|)


1. Ensemble de définition de g
𝒙∈Dln(f ) ⟺ 𝒙∈ D 𝑓 et 𝑓(𝑥) > 0
𝒙∈Dln(|f |) ⟺ 𝒙∈ D 𝑓 et 𝑓(𝑥) ≠ 0
Exemple
𝑥−1
Soit g(𝒙) = ln(-3𝒙 – 6), h(𝒙) = ln|(𝒙+1)(𝒙-2)| et k(𝒙) = ln( ).
𝑥+2

Déterminer Dg, Dh et Dk.

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2. Dérivée de g(𝒙) = ln(𝑓(𝑥)) ou g(𝒙) = ln(|𝑓(𝑥)|)


a. Propriété
 Si 𝑓 est strictement positive et derivable sur un intervalle K, alors ln° 𝑓 est
𝑓′
derivable sur K et pour tout élément de K, (ln(𝑓))’ =
𝑓
 Si 𝑓 est derivable sur un intervalle K sur lequel 𝑓 ne s’annule pas. Alors
𝑓′
ln(|𝑓|) est dérivable sur K et pour tout élément de K, ln(|𝑓|)’ =
𝑓

Exemples
Dans chacun des cas suivants, déterminer l’ensemble sur lequel 𝑓 est derivable
puis calculer 𝑓′(𝑥)
1) 𝑓(𝑥) = ln(3𝒙 + 7)
2) 𝑓(𝑥) = ln(-𝒙 + 8)
𝑥+3
3) 𝑓(𝑥) = ln( )
𝑥−2
4) 𝑓(𝑥) = ln(|𝒙² + 2𝒙 + 5|)

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b. Résolution d’équations
Rappels
lnɑ = lnb ⟺ ɑ = b
lnɑ = 0 ⟺ ɑ = 1
lnɑ = 1 ⟺ ɑ = ⅇ
Exemple
Résoudre dans ℝ, ln(𝒙+2) = ln(𝒙-5)
ln(𝒙-5) = 2
ln(-2𝒙²+1) = ln(3𝒙²-𝒙-7)

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CHAPITRE VI : FONCTION EXPONENTIELLE NEPERIENNE ET


FONCTIONS PUISSANCES
A. FONCTION EXPONENTIELLE NEPERIENNE
I. Propriétés, limites, dérivées, équations
1. Définition
On appelle fonction exponentielle népérienne notée exp(𝒙), la fonction réciproque
de la fonction ln.
La fonction exponentielle népérienne se note exp(𝒙) ou ⅇ𝒙

2. Conséquences de la définition
1) Dexp(𝒙) = ℝ
2) Pour tout 𝒙∈ℝ, 𝑒 𝑥 > 0
3) Pour tout réel ɑ et pour tout réel b > 0
𝑒 ɑ = b ⟺ ɑ = lnb
ln(𝑒 ɑ ) = ɑ et ln(𝑒 𝑏 ) = b
4) Pour tous réels ɑ et b
𝑒 ɑ+𝑏 = 𝑒 ɑ × 𝑒 𝑏
1
𝑒 −ɑ =
𝑒ɑ
𝑒ɑ
𝑒 ɑ−𝑏 = 𝑏
𝑒
2ɑ ɑ+𝑎
𝑒 =𝑒 = (𝑒 ɑ )² ⇒ pour tout 𝑛 ∈ℕ, 𝑒 𝑛ɑ = (𝑒 𝑎 )𝑛
1
𝑒 0 = 1 ; 𝑒 1 = 𝒆 ; 𝑒 −1 =
𝑒

3. Limites, dérivées et sens de variation


a. Limites
Limites de références
lim 𝑒 𝑥 = 0
𝑥→−∞

lim 𝑒 𝑥 = +∞
𝑥→+∞

𝑒𝑥
lim = +∞
𝑥→+∞ 𝑥

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lim 𝑥𝑒 𝑥 = 0
𝑥→−∞

𝑒 𝑥−1
lim =1
𝑥→0 𝑥

Exercice d’application
Calculer les limites suivantes :
1) lim (𝑥 - 𝑒 𝑥 )
𝑥→+∞
𝑒𝑥
2) lim
𝑥→+∞ 𝑥−1
𝑒 𝑥 −1
3) lim
𝑥→+∞ 3𝑒 𝑥 +2

b. Dérivées et sens de variation


La fonction 𝑒 𝑥 est continue et dérivable sur ℝ. Ɐ𝒙∈ℝ, (𝑒 𝑥 )’ = 𝑒 𝑥
La fonction exponentielle est strictement croissante sur ℝ.
Tableau de variation
𝒙 -∞ +∞
(𝑒 𝑥 ) +
+∞

𝑒𝑥
0

II. Fonctions du type 𝑒 𝑈(𝑥) où U est une fonction


Soit g(𝒙) = 𝑒 𝑈(𝑥)
1. Ensemble de définition et dérivée
𝒙∈Dg ⟺ 𝒙∈Du
Dg = Du
Si U est une fonction dérivable sur un intervalle K, alors 𝑒 𝑈(𝑥) est derivable sur
K et on a : pour tout 𝒙 élément de K, (𝑒 𝑈 )’ = U’𝑒 𝑈

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Exemple
1
g(𝒙) = 𝑒 𝑥−1

Déterminer Dg

2. Résolution d’équations
Rappels : ɑ et b sont des réels.
𝑒𝑎 = 𝑒𝑏 ⟺ ɑ = b
𝑒𝑎 = 1 ⟺ ɑ = 0
ln(𝑒 𝑎 ) = ɑ

3. Résolution d’inéquations
Rappels
Pour tous nombres réels ɑ et b
1) 𝑒 𝑎 < 𝑒 𝑏 ⟺ ɑ < b
2) 𝑒 𝑎 < 1 ⟺ ɑ < 0
3) 𝑒 𝑎 < b ⟺ ɑ < lnb avec b un réel positif non nul.

Application
Résoudre les inéquations suivantes :
1) 𝑒 7𝑥+8 > 2
2) 𝑒 4𝑥 - 1 < - 8
3) 𝑒 5𝑥+2 > - 2
4) (ln𝒙)3 – ln𝒙 ≤ 0

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III. Croissance comparée


1. Comparaison des fonctions 𝑒 𝑥 , 𝒙α (α > 0) et ln𝒙.

2. Limites de référence
𝑙𝑛𝑥
1) lim =0
𝑥→+∞ 𝑥
𝑥𝛼
2) lim =0
𝑥→+∞ 𝑒 𝑥
𝑙𝑛𝑥
3) lim =0
𝑥→+∞ 𝑒 𝑥
4) lim 𝑥 𝛼 ln𝒙 =0
𝑥→0
5) lim |𝒙|α𝑒 𝑥 = 0
𝑥→−∞

B. FONCTION PUISSANCE
1. Définition et premières propriétés
a. Définition
Soit ɑ un réel strictement positif (ɑ > 0). On appelle fonction puissance la fonction
notée ɑ𝒙. On pose ɑ𝒙 = 𝑒 𝑥𝑙𝑛𝑎 (ɑ > 0, ɑ ≠ 1)

b. Propriétés
c. Pour tout réel ɑ > 0 et pour tous réels 𝒙 et y, on a :
1) ɑ𝒙 > 0
2) ɑ𝒙× ɑy = ɑ𝒙+y
3) (ɑ𝒙)y = ɑ𝒙y
1
4) ɑ-𝒙 =
𝑎𝑥
𝑎𝑥
5) = ɑ𝒙-y
𝑎𝑦
6) ɑ𝒙×b𝒙 = (a×b) ou b > 0

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2. variation et dérivée
Propriété 1
La fonction ɑ𝒙 est continue et dérivable sur ℝ et Ɐ𝒙∈ℝ, (ɑ𝒙)’ = (lnɑ) ɑ𝒙.
Le signe de (ɑ𝒙)’ dépend de lnɑ.
Propriété 2

La fonction ɑ𝒙 est une bijection continue et strictement monotone de ℝ vers ℝ∗+ ;


- si 0 < ɑ < 1, ɑ𝒙 est strictement décroissante.
- Si ɑ > 1, ɑ𝒙 est strictement croissante.
Conséquences
1) ɑ𝒙 = ɑy ⟺ 𝒙 = y
2) si 0 < ɑ < 1, ɑ𝒙 < ɑy ⟺ 𝒙 > y
3) si ɑ > 1, ɑ𝒙 < ɑy ⟺ 𝒙 < y

3. limites
 si 0 < ɑ < 1, lim 𝑎 𝑥 = +∞ ; lim 𝑎 𝑥 = 0
𝑥→−∞ 𝑥→+∞
 si ɑ > 1, lim 𝑎 𝑥 =0; lim 𝑎 𝑥 = +∞
𝑥→−∞ 𝑥→+∞

TRAVAUX DIRIGES
EXERCICE 1
Résoudre dans ℝ, les équations suivantes :

(E1) : 9 𝒙 + 3 𝒙 – 12 = 0 et (E2) : 𝑥 √𝑥 = (√𝑥)

EXERCICE 2
x+𝑦 =1
Résoudre dans ℝ, le système suivant : {
2x = 3 𝑦

EXERCICE 3
1
Soit la fonction f(𝒙) = 3𝑥
1. Déterminer l’ensemble de définition Df de la fonction f(𝒙).
2. Calculer les limites aux bornes de Df et interpréter les limites, si possible.

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3. Calculer f’(𝒙).
4. Etudier les variations de f et dresser son tableau de variation.
5. Tracer la courbe (cf), la représentation graphique de la fonction f(𝒙) dans
un repère orthonormé (O, I, J) d’unité graphique 1cm.

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CHAPITRE VII : CALCUL INTEGRAL


1. Notion d’intégrale
a. Définition
Soit 𝑓 une fonction continue sur K.
Soit ɑ et b des éléments de K
𝑓 est une primitive quelconque
On appelle intégrale de 𝑓 de ɑ à b (où intégrale de ɑ à b de 𝑓) le nombre réel noté
𝑏
∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 définie par :
𝒃
∫ɑ 𝒇(𝒙)d𝒙 = F(b) – F(ɑ)

Remarque
𝑏 𝑏
- ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 = ∫ɑ 𝑓(𝑡)dt
𝑏
- ∫ɑ 𝑓(𝑡)dt = F(b) – F(ɑ) = [𝐹(𝑥)]𝑏𝑎

b. Propriété
𝑏 𝑎
1) ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 = - ∫𝑏 𝑓(𝑥)d𝒙
𝑎
2) ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 = 0
𝑑 𝑐 𝑑
3) ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 = ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 + ∫𝑐 𝑓(𝑥)d𝒙
4) Linéarité. 𝑓 et g sont des fonctions continues
𝑏 𝑏
∫ɑ 𝛼𝑓(𝑥)d𝒙 = α∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙
𝑏 𝑏 𝑏
∫ɑ (𝑓(𝑥) + g(x))d𝒙 = ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 + ∫ɑ g(𝑥)d𝒙
α et β sont des réels.
𝑏 𝑏 𝑏
∫ɑ (𝛼𝑓(𝑥) + 𝛽g(x))d𝒙 = 𝛼 ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 + β∫ɑ g(𝑥)d𝒙

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Exercices d’application
1. Calculer les intégrales suivantes :
2𝑥
1) ∫1 𝑑𝑥
2
2 𝑑𝑥
2) ∫1 − 2
𝑥
2 𝑥3
3) ∫−1 𝑑𝑥
4
2 1
4) ∫1 2 𝑥 𝑑𝑥

1 𝑥
5) ∫0 𝑒
3 −2𝑥+5
6) ∫1 −𝑥 2+5𝑥+3 𝑑𝑥

2. L’égalité suivante est vraie ou fausse ?


21
∫1 𝑥 𝑑𝑥 = [𝑙𝑛𝑥 + 2]12
3. On donne les fonctions 𝑓 et g de ℝ vers ℝ définie par :
𝑥3 2𝑥 2 +3𝑥+4
𝑓(𝑥) = ; g(𝑥) =
𝑥 2 −4 𝑥 2 −1
𝑏 𝑐
Vérifier que 𝑓 est de la forme : ɑ𝒙 + +
𝑥−2 𝑥+2
𝑏 𝑐
et que g est de la forme ɑ + + .
𝑥−1 𝑥+1
1
1
Calculer les intégrales ∫−1 𝑓(𝑥)d𝒙 et ∫0 g(𝑥)d𝒙.
2

2. Autres propriétés
a. Intégrales et inégalités
𝑓 et g sont continues sur [ɑ ;b] (ɑ< b)
𝑏
i. Si Ɐ∈[ɑ ;b], 𝑓(𝑥) ≥ 0 alors ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 ≥ 0
𝑏 𝑏
ii. Si Ɐ∈[ɑ ;b], 𝑓(𝑥) ≤ g(𝒙), alors ∫ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 ≤ ∫ɑ g(𝑥)d𝒙

b. Intégrale d’une fonction paire, impaire.


0 ɑ
i. Si 𝑓 est paire, alors ∫−ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 = ∫0 𝑓(𝑥)d𝒙 et
ɑ ɑ
et ∫−ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 = 2∫0 𝑓(𝑥)d𝒙
0 ɑ
ii. Si 𝑓 est impaire alors ∫−ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 = − ∫0 𝑓(𝑥)d𝒙 et
ɑ
et ∫−ɑ 𝑓(𝑥)d𝒙 = 0

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Application
Calculer les intégrales suivantes :
2
A = ∫1 (5𝑥 + 2)𝑑𝑥
2
B = ∫1 (2𝑥 − 5)(𝑥 2 − 5𝑥 + 1)𝑑𝑥
2
C = ∫−2 𝑥 3 𝑑𝑥

4. Intégration par partie


Propriété
𝑓 et g sont deux fonctions dérivables sur un intervalle [ɑ ;b].
Si les fonctions dérivées 𝑓’ et g’ sont continues sur [ɑ ;b] alors
𝑏 𝑏
∫ɑ 𝑓′(𝑥)g(𝑥)d𝒙 = [𝑓(𝑥)g(𝑥)]𝑏𝑎 - ∫ɑ g′(𝑥)𝑓(𝑥)d𝒙

Application
Déterminer à l’aide d’une intégration par partie les intégrales suivantes :
2
A = ∫1 𝑥𝑙𝑛𝑥𝑑𝑥
1
B = ∫0 (𝑥 + 1)²𝑒 𝑥 𝑑𝑥

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ANALYSE

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CHAPITRE I : STATISTIQUE A DEUX VARIABLES


Le problème qui se pose dans les séries statiques à deux variables est
principalement celui du lien qui existe ou non entre chacune des variables.
I. Position du problème.
Par souci de clarté, ce cours est élaboré à partir de l’exemple suivant :
Exemple
Le tableau suivant donne l’évolution du nombre d’adhérents d’un club d’anglais
de 2001 à 2006.
Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Rang xi 1 2 3 4 5 6
Nombre d’adhérents yi 70 90 115 140 170 220

Le but est d’étudier cette série statistique à deux variables (le rang et ne nombre
d’adhérents) afin de prévoir l’évolution du nombre d’adhérents pour les années
suivantes.
1. Nuage de points
La première étape consiste à réaliser un graphique qui traduise les deux séries
statistiques ci-dessus.
Définitions 1
Soit X et Y deux variables statistiques observées sur n individus.

Dans un repère orthogonal (O ; 𝑖⃗ ;𝑗⃗), l’ensemble des n points de coordonnées (xi,


yi) forme le nuage de points associé à cette série statistique.
Dans notre exemple, si on place le rang en abscisses, et le nombre d’adhérents en
ordonnées, on peut représenter par un point chaque valeur. On obtient ainsi une
succession de points, dont les coordonnées sont (1 ; 70), (2 ; 90), … (6 ; 220),
forment un nuage de points.
Question 1
Dans le plan muni d’un repère orthogonal d’unités graphiques : 2 cm pour une
année sur l’axe des abscisses et 1 cm pour 20 adhérents sur l’axe des ordonnées,
représenter le nuage de points associé à la série (xi ;yi).

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2. Point moyen d’un nuage de points.


Définition 2
Soit une série statistique à deux variables, X et Y, dont les valeurs sont des couples
(xi ; yi). On appelle point moyen de la série le point G de coordonnées
𝑥1+ 𝑥2+⋯+ 𝑥
𝑋̅ = 𝑛
𝑛
𝑦1+ 𝑦2+⋯+ 𝑦
𝑌̅ = 𝑛
𝑛

Question 2
Calculer les coordonnées du point moyen de la série statistique ci-dessus.
II. Ajustements
1. Notion d’ajustement
Quand deux variables sont en présence, on peut intuitivement se demander s’il
existe ou non une relation entre elles :
 S’il n’existe aucun lien entre elles, le deux variables sont dites
indépendantes ;
 Au contraire elles peuvent être en relation de dépendance, c’est-à-dire il
existe une relation entre elles.

2. Ajustement à la règle
On se propose, à partir des résultats obtenus, de faire des prévisions pour les
années à venir. Un moyen d’y parvenir est de tracer une droite D passant le plus
près possible des points du nuage et d’en trouver l’équation du type y = ɑ𝒙
+ b.
3. Méthode de Mayer
Cet ajustement consiste à déterminer l’équation de la droite passant par deux
points moyens du nuage de point.
Etape 1: On commence par « découper » la série statistique double en deux sous-
séries bien distinctes, c’est-à-dire que l’on découpe le nuage de points Mi (xi, yi)
en deux sous-nuages distincts et de même effectif (ou presque : si le nombre de
points est pair, pas de souci. S’il est impair, on peut mettre le point surnuméraire
dans n’importe lequel des deux sous-nuages)

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Etape 2 : On calcule les coordonnées des deux points moyens G1(𝑥̅ 1 ;𝑦̅1) et
G2(𝑥̅ 2 ;𝑦̅2) associés à ces deux sous nuages.
̅𝑦̅̅̅− ̅𝑦̅̅̅
Etape 3 : On détermine le coefficient directeur (ɑ =̅̅̅2̅− ̅̅̅1̅ ) de la droite d’équation
𝑥2 𝑥1
y = ɑ𝒙 + b.
Etape 4 : On détermine l’ordonnée à l’origine b comme suit :
b = 𝑦̅1 - ɑ𝑥̅ 1 ou b = 𝑦̅2 - ɑ𝑥̅ 2

Application
Question 3
Déterminer une équation de la droite de régression de la série statistique de
l’exemple par la méthode de MAYER.

4. Méthode des moindres carrés


Il s’agit d’une approche plus fine que la précédente. L’objectif est d’obtenir la
meilleure droite d’ajustement, c’elle qui est telle que les écarts entre cette droite
et les points représentatifs de la série soient les plus faibles.

a. Variance en statistique double


La variance de la série statistique simple d’effectif total n de caractère X est notée
V(X) et celle d’effectif total n de caractère Y est notée V(Y). On a :

 Avec pondération
1 1
V(X) = ∑𝑛𝑖=1 𝑛𝑖 (𝑥𝑖 − ̅̅̅
𝑥)2 de formule développée V(X) = ∑𝑛𝑖=1 𝑛𝑖 𝑥𝑖2 − 𝑥̅ 2
𝑛 𝑛
1 1
V(Y) = ∑𝑛 𝑛 (𝑦 ̅̅̅2
− 𝑦) de formule développée V(Y) = ∑𝑛𝑖=1 𝑛𝑖 𝑦𝑖2 − 𝑦̅ 2
𝑛 𝑖=1 𝑖 𝑖 𝑛

 Sans pondération
1 1
V(X) = ∑𝑛𝑖=1(𝑥𝑖 − ̅̅̅
𝑥)2 de formule développée V(X) = ∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖2 − 𝑥̅ 2
𝑛 𝑛
1 1
V(Y) = ∑𝑛𝑖=1(𝑦𝑖 ̅̅̅2 de formule développée V(Y) = ∑𝑛𝑖=1 𝑦𝑖2 − 𝑦̅ 2
− 𝑦)
𝑛 𝑛

b. Ecart – type
L’écart type de X est noté 𝜎𝑋 et celui de Y est noté 𝜎𝑌 et on a :
𝜎𝑋 = √𝑉(𝑋) et 𝜎𝑌 = √𝑉(𝑌)

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c. Covariance d’une série statistique double


Soit(xi ; yi)1≤𝑖≤𝑛 , une serie statistique à deux variables X et Y d’effectif total n.
La covariance de cette série est le nombre réel, noté Cov(X,Y) tel que :

1 1
̅̅̅(𝑦𝑖 − 𝑦)
Cov(X ;Y) = ∑𝑛𝑖=1(𝑥𝑖 − 𝑥) ̅̅̅ ou Cov(X ;Y) = ∑𝑛𝑖=1 𝑥𝑖 𝑦𝑖 − 𝑥̅ 𝑦̅
𝑛 𝑛

d. Coefficient de corrélation
𝑐𝑜𝑣(𝑋,𝑌)
 C’est le nombre réel r défini par : r =
√𝑉 (𝑋)𝑉(𝑌)
 Le coefficient de corrélation linéaire nous permet de savoir si un ajustement
linéaire est possible.
 Propriété
- On a toujours – 1 ≤ r ≤ 1
- Si r² = 1, la corrélation est parfaite.
- Si 0.87 ≤ |r| ≤ 1, il y a une forte corrélation entre X et Y dans ce cas un
ajustement affine est possible.

e. Equation des droites de régression


 Droite de régression de Y en X
L’équation de la droite des moindres carrés est de la forme y = ɑ𝒙 + b avec ɑ et b
des nombres réels.
Déterminer une équation de la droite de régression de Y en X revient à calculer
les nombres réels ɑ et b. on a :

𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌) ∑𝑛 ̅̅̅ ̅̅̅


𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥)(𝑦𝑖 −𝑦) ∑𝑛 ̅
𝑖=1 𝑥𝑖 𝑦𝑖 −𝑛𝑥̅ 𝑦
ɑ= autre formule ɑ = 𝑛
∑ (𝑥𝑖 −𝑥) ̅̅̅2 ou en ɑ = ∑𝑛 2 2
𝑉(𝑋) 𝑖=1 𝑖=1 𝑥𝑖 −𝑛𝑥̅

Cette droite passe par le point moyen G de coordonnées (𝑥̅ ; 𝑦̅) alors on peut écrire
𝑦̅ = ɑ𝑥̅ + b donc b = 𝑦̅ - ɑ𝑥̅ .

 Droite de régression de X en Y
L’équation de la droite de régression de X en Y est de la forme 𝒙 = ɑ′y + b′ avec
ɑ′ et b′ des nombres réels.
Déterminer une équation de la droite de régression de X en Y revient à calculer
les nombres réels ɑ′ et b′. On a :

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𝐶𝑜𝑣(𝑋,𝑌) ∑𝑛 ̅̅̅ ̅̅̅


𝑖=1(𝑥𝑖 −𝑥)(𝑦𝑖 −𝑦) ∑𝑛 ̅
𝑖=1 𝑥𝑖 𝑦𝑖 −𝑛𝑥̅ 𝑦
ɑ′ = autre formule ɑ′ = ∑𝑛 (𝑦𝑖 −𝑦)̅̅̅2 ou en ɑ′ = ∑𝑛 2 ̅2
𝑉(𝑌) 𝑖=1 𝑖=1 𝑦𝑖 −𝑛𝑦

Cette droite passe par le point moyen G de coordonnées (𝑥̅ ; 𝑦̅) alors on peut écrire
𝑥̅ = ɑ′𝑦̅ + b′ donc b′ = 𝑥̅ - ɑ′𝑦̅ .

Application

Question 4
1) En utilisant la série statistique de l’exemple, déterminer : V(X) ;
V(Y) ;𝜎(𝑋) ;𝜎(𝑌) ; Cov(X,Y) ; r.
2) Déterminer les équations des droites de régression de Y en X et de X en Y
par la méthode des moindre carrés.

III. Prévision
Il s’agit de prévoir ou d’estimer à partir des droites d’ajustement l’évolution de Y
en fonction de X ou celle de X en fonction de Y par deux méthodes : la méthode
algébrique et la méthode graphique.

TRAVAUX DIRIGES
Exercice 1
Le ministère de l’agriculture a accordé des subventions annuelles à une
coopérative agricole pour la culture de l’hévéa. Le tableau ci-dessous donne pour
dix années les subventions annuelles 𝒙i (en dizaines de milliers de francs CFA) et
les productions annuelles yi (en tonnes).
Subventions annuelles 𝒙i en dizaines de 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13
milliers de FCFA
Productions annuelles yi en tonnes 3 3.3 5 4 5 7 6 7.5 9 8

1) Calculer :
a. Les coordonnées du point moyen G
b. Les variances V(X) et V(Y)
c. La covariance Cov(X,Y)
d. Le coefficient de corrélation r entre X et Y. Un ajustement linéaire est-
il justifié ?
2)

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a. Déterminer une équation de la droite de régression (∆) de X en Y par la


méthode des moindres carrés (les résultats seront arrondis à l’ordre 2).
b. Selon l’ajustement précédent, à combien peut-on estimer la production
annuelle pour une subvention annuelle de 150 000 F CFA ?

Exercice 2
Dans une commune d’Abidjan, chaque année, un dépistage systématique du VIH
est effectué après une campagne de sensibilisation. Le résultat est consigné dans
le tableau ci-dessous. Mais, le nombre de contamination de l’année 2017 a été
effacé par inadvertance.
Année 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Numéro de l’année 0 1 2 3 4 5
Nombre de personnes 122 105 90 67 31
contaminées dans l’année

Un élève de terminale, qui a obtenu tous les chiffres a construit la droite (D) de
régression de y en 𝒙 ci-dessous : (𝒙 désigne le numéro de l’année et y le nombre
de personnes contaminées.).

130

120

110

100

90

80

70

60

50

40

30

20

10

0
-2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8
-10

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1. A partir de quelle année, il n’y aura plus de nouveaux cas de


contamination ?
2. Déterminer une équation de (D).
3. Calculer la variance de X.
4. Démontrer que Cov(X,Y) = -53.03
5. En utilisant la covariance de 𝒙 et y, calculer le nombre de personnes
contaminées en 2017.

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CHAPITRE II : PROBABILITE
I. Dénombrement
1. Ensemble fini
a. Définition
A est un ensemble fini, le nombre d’éléments que contient A est appelé cardinal
de A. On le note Card (A).
b. Propriété
Soit A un ensemble fini, E et F deux sous-ensembles de A. Card (E∪F) = card (E)
+ card (F) – Card (E∩F).
Si E∩F = ∅ alors Card (E∪F) = card (E) + card (F).
𝐸̅ désignant le complémentaire de E dans A, on a card (𝐸̅ ) = card (A) – card (E)
2. Produit cartésien
a. Propriété
Soit E et F deux ensembles finis, on a card (E × F) = card (E) × card (F)
Card (En) = [card (E)]n

Modèles de dénombrement
conditions Le nombre de tirage Exemple usuel (mots
possible clés)
Les P éléments ne sont p-liste d’éléments non Tirages successifs avec
pas nécessairement tous tous distincts remise de p objets pris
distincts (P≥1) mais sont soit np parmi n
ordonnés
Les p éléments sont tous Arrangement des Tirages successifs sans
distincts (P ≤ n) et sont éléments pris parmi n : remise de p objets pris
ordonnés soit parmi n
𝑛!
An = (𝑛−𝑝)!
Les p éléments sont tous Permutation de n Tirages successifs sans
distincts (p = n) et sont éléments de E. remise de n objets d’un
ordonnés 𝐴𝑛𝑛 = n ! ensemble contenant n

Les éléments sont tous Combinaison de P Tirages simultanés de p


distincts et (p≤ n) sont éléments et pris parmi les objets pris parmi n
non ordonnés

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n éléments de E. 𝐶𝑛𝑃 =
𝑛!
𝑃!(𝑛−𝑃)!

TRAVAUX DIRIGES
EXERCICE 1
Nouhra a dans sa garde-robe 4 Jupes, 2 Chemisiers et 3 Vestes.
Pour une sortie, elle choisit 1 jupe, 1 chemisier et 1 veste dans cet ordre.
De combien de façon différentes peut-elle s’habiller ?

EXERCICE 2
Un chef service propose 3 entrées (Crudité, avocat, quiche), 2 plats chauds
(poulet, lapin) et 4 desserts (flan, yahourt, fruit, glace). Un menu se compose
d’une entrée, d’un plat chaud et d’un dessert. Quel est le nombre de menus
différents proposés ?

EXERCICE 3
On dispose de 5 cartons portant respectivement les chiffres 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5.
Combien peut-on former de nombre de 5 chiffres à l’aide de ces cartons ?

EXERCICE 4
Un atelier comprend 6 hommes et 4 femmes. On veut former des équipes de 3
personnes.
a. Combien d’équipes différentes peut-on former ?
b. Combien d’équipes comportant que des hommes peut-on former ?
c. Combien d’équipes comportant que des femmes peut-on former ?
d. Combien d’équipes comportant deux hommes peut-on former ?

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EXERCICE 5
Une urne contient 7 boules numérotées 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 indiscernables au
toucher. On tire au hasard 3 boules de cette urne.
Déterminer le nombre de tirages possibles si :
a. Le tirage est successif sans remise
b. Le tirage est simultané
c. Le tirage est successif avec remise

EXERCICE 6
Un jeu consiste à tirer trois billets d’une urne contenant 3 billets blancs, 4 billets
jaunes et 3 billets verts.
Partie A
Le tirage se fait successivement sans remise.
1. Quel est le nombre de tirage possible ?
2. De combien de façon peut-on tirer :
a. Des billets de même couleur ?
b. Exactement deux billets jaunes ?
c. Des billets tricolores ?
Partie B
Le tirage se fait simultanément.
1. Quel est le nombre de tirages possibles ?
2. De combien de manières peut-on tirer :
a. Des billets de même couleur ?
b. Des billets tricolores ?
c. Aucun billet jaune ?
d. Au moins un billet vert ?

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II. Probabilité
1. Vocabulaire des événements
a. Expérience aléatoire
– Lorsqu’on lance un dé, six résultats sont possibles : 1, 2, 3, 4, 5, 6.
On dit qu’on a réalisé une expérience aléatoire (ou épreuve) comportant 6
éventualités ou issues et que l’univers associé à cette expérience aléatoire est : Ω
= {1;2;3;4;5; 6}.
– Le lancer de deux pièces de monnaies distinctes est une expérience aléatoire
comportant 4 éventualités. L’univers associé à cette épreuve est : Ω = {(P,P) ; (P,
F) ; (F,P) ; (F,F)}.
Dans la première moitié de ce chapitre, les univers considérés sont des ensembles
finis non vides.

b. Événements liés à une expérience aléatoire


Définition
Soit Ω, l’univers associé à une expérience aléatoire.
(1) On appelle événement toute partie de Ω.
(2) On appelle événement élémentaire tout singleton de Ω.

Exemples , Dans le lancer d’un dé :


1) « obtenir un nombre pair » est l’événement {2;4;6} ;
2) « obtenir un nombre premier pair » est l’événement élémentaire {2}.
Dans une épreuve, un événement est réalisé s’il contient le résultat de
l’expérience. Par exemple, si on obtient « 4 » lors d’un lancer de dé, l’événement
« obtenir un nombre pair » est réalisé.

Le tableau suivant indique la signification des diverses expressions utilisées dans


le langage des événements.

Vocabulaire des événements Signification ensembliste Notation


Univers Ensemble Ω
Éventualité ou issue Élément de Ω ω (ω∈Ω)
Événement Partie de Ω A (A⊂Ω)
Événement élémentaire Singleton {ω} (ω∈Ω)
Événement certain Partie pleine Ω
Événement impossible Partie vide ∅
Événement « A ou B » Réunion des parties A et B (A∪B)

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Événement « A et B » Intersection des parties A et B (A∩B)


Événements A et B incompatibles Parties A et B disjointes (A∩B=∅)
Événement contraire de A Complémentaire de A dans Ω (𝐴̅)

Exemples , Dans le lancer d’un dé, on considère les événements A : « obtenir un


nombre pair » ; B : « obtenir un nombre premier » ; C : « obtenir 6 ».
1) On a : A∪B= {2;3;4;5;6} ; A∪B est l’événement « obtenir un nombre pair
ou premier ».
2) On a : A∩B= {2} ; A∩B est l’événement « obtenir un nombre pair et
premier ».
3) Les événements B et C sont incompatibles.
4) On a : 𝐴̅ = {1;3;5} ; 𝐴̅ est l’événement : « obtenir un nombre impair ».

2. Probabilité d’un événement


Introduction
On lance un dé bien équilibré ; l’univers associé à cette épreuve est : Ω =
{1;2;3;4;5;6}.
La chance d’apparition est la même pour chaque face.
– L’événement {2} a une chance sur six d’être réalisé ; on dit que la probabilité
1
de cet événement est .
6
– L’événement {1;5} a deux chances sur six d’être réalisé, on dit que la probabilité
1
de cet événement est .
3
1
– « obtenir un nombre pair » est l’événement {2;4;6}, dont la probabilité est .
2
– L’événement certain a six chances sur six d’être réalisé ; sa probabilité est 1.
– L’événement impossible n’a aucune chance d’être réalisé ; sa probabilité est 0.

a. Définition
Soit Ω l’univers associé à une expérience aléatoire.
Une probabilité sur l’univers Ω est une application P de P(Ω) vers [0;1], qui à
toute partie A de Ω associe le nombre réel P(A) appelé probabilité de l’événement
A et qui vérifie les conditions suivantes :
– la probabilité d’un événement est la somme des probabilités des événements
élémentaires qui le constituent ;
– la probabilité de l’événement certain est 1 ;
– la probabilité de l’événement impossible est 0.

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Remarques
1) La probabilité de l’événement élémentaire {ω} est notée P(ω).
2) Une probabilité P est parfaitement déterminée par la donnée des probabilités
des événements élémentaires.

Exemples : On lance un dé pipé dont les faces sont numérotées de 1 à 6.


La probabilité d’apparition d’un nombre pair est le double de la probabilité
d’apparition d’un nombre impair et les probabilités d’apparition de deux nombres
de même parité sont égales.

1. Déterminer la probabilité d’apparition de chaque face du dé.


L’univers est : Ω = {1;2;3;4;5; 6}. Soit p la probabilité d’apparition d’un nombre
pair et q celle d’un nombre impair.
On a : p = 2q.
Or : P(Ω) = 1; donc : 3p +3q = 1.
1 2
On en déduit que : q = et p = .
9 9

Le tableau ci-contre donne la probabilité d’apparition de chaque face


du dé.

ω 1 2 3 4 5 6
P(ω) 1 2 1 2 1 2
9 9 9 9 9 9

2. Quelle est la probabilité d’apparition d’un nombre inférieur ou égal à 4 ?


La probabilité cherchée est celle de l’événement : A= {1;2;3;4}.
2
On a : P(A)= P(1)+P(2)+P(3)+P(4) = .
3

b. Équiprobabilité
Lorsque les événements élémentaires d’une expérience ont la même probabilité,
on dit qu’il y a équiprobabilité.
Les situations d’équiprobabilité sont généralement suggérées par des expressions
comme : « dé parfait », « dé non pipé », « pièce parfaite » « boules indiscernables
au toucher », « cartes bien battues », « on tire au hasard » etc.

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Théorème
Soit P une probabilité définie sur un univers Ω.
𝐶𝑎𝑟𝑑 (𝐴)
Dans l’hypothèse d’équiprobabilité, pour tout événement A, on a : P(A) =
𝐶𝑎𝑟𝑑 (𝛺)
.

Remarque Les éventualités de A sont appelés cas favorables et celles de Ω, cas


possibles.
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑓𝑎𝑣𝑜𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑠
On écrit souvent : P(A) =
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒𝑠

.Exercice 1
On lance deux dés parfaits et on note la somme des nombres obtenus.
Quelle est la probabilité d’obtenir 10?

Solution
L’univers Ω est l’ensemble des couples d’éléments de : {1;2;3;4;5;6}.
On a : card(Ω) = 36. « Obtenir 10 » est l’événement : {(4;6), (5;5), (6;4)}.
On est dans une situation d’équiprobabilité (dés parfaits), donc la probabilité
1
cherchée est :
12

Exercice 2
On tire simultanément et au hasard 5 cartes dans un jeu de 32 cartes.
Quelle est la probabilité de tirer le roi de coeur ?

Solution
L’univers Ω est l’ensemble des combinaisons de 5 cartes d’un jeu de 32, donc :
5
card(Ω) = 𝐶32 = 201 376.
Les cartes sont tirées au hasard, on est donc dans une situation d’équiprobabilité.
Soit A l’événement : « tirer le roi de coeur ». Réaliser A c’est choisir le roi de
coeur puis tirer 4 cartes parmi les 31 cartes restantes ; donc : card(A) = 𝐶11 × 𝐶31
4

= 31 465
𝐶𝑎𝑟𝑑 (𝐴) 31 465
La probabilité cherchée est donc : = = 0.156 25
𝐶𝑎𝑟𝑑 (𝛺) 201 376

c. Propriétés
Théorème
Soit P une probabilité définie sur un univers Ω, A et B deux événements. On a :

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(1) si A∩B = ∅ alors : P(A∪B)= P(A) + P(B) ;


(2) P(A) + P(𝐴̅)= 1.

Démonstration
(1) Si l’un (au moins) des événements A ou B est impossible, alors la propriété
est évidente. En effet si A = ∅ alors : P(A∪B) = P(∅∪B) = P(B) et P(A) + P(B) =
P(∅) + P(B) = 0 + P(B) = P(B).
(2) Pour B = 𝐴̅, on obtient : P(A)+P(𝐴̅)= P(A∪𝐴̅) = P(Ω) = 1.

THÉORÈME FAIBLE DES PROBABILITÉS TOTALES


Si A1, . . . ,An est une partition d’un événement A, alors :
P(A)= P(A1)+···+P(An).

Théorème
Soit P une probabilité définie sur un univers Ω et A, B deux événements.
On a : P(A∪B)= P(A) + P(B)−P(A∩B).

Remarque
Tout élément de A∪B est soit élément de A mais pas de B, soit élément de B mais
pas de A soit élément des deux.

Exercice
Une urne contient 15 boules, numérotées de 1 à 15. On tire au hasard une boule
et on désigne par N son numéro. On désigne respectivement par A et B les
événements « N est pair » et « N est multiple de trois ».
1. Déterminer la probabilité des événements A, B et A∩B.
2. Calculer la probabilité des événements𝐴̅, 𝐵̅et A∪B.

Solution
1.L’univers est : Ω = {1;2;3;4;5;6;7;8;9;10;11;12;13;14;15} ;
La boule est tirée au hasard on a donc équiprobabilité.
1
Pour tout événement élémentaire {ω}, on a donc : P(ω) = ;
15
7 5 1
d’où : P(A) = P({2;4;6;8;10;12;14}) = ; P(B) = P({3;6;9;12;15}) = =
15 15 3
2
et P(A∩B) = P({6;12}) = .
15

8 2
2. On a : P(𝐴̅) = 1−P(A) = ; P(𝐵̅) = 1−P(B) = ;
15 3

M. KOUYATE 62
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7 1 2 2
et P(A∪B) = P(A)+P(B)−P(A∩B)= + - =
15 3 15 3

3. Probabilités conditionnelles
a. Définition
Soit A un évènement de l’univers 𝛺 de probabilité non nulle. Pour tout évènement
B de 𝛺, la probabilité de B sachant A est le nombre positif noté PA(B) et défini
𝑃(𝐴∩𝐵)
par PA(B) =
𝑃(𝐴)

b. Schématisation d’une probabilité conditionnelle (arbre pondéré)

B A ∩B
PA(B)
A
PA(𝐵̅) 𝐵̅ A ∩ 𝐵̅

(𝛺) B 𝐴̅ ∩ B
𝑃𝐴̅ (B)
𝐴̅
𝑃𝐴̅ (𝐵̅) 𝐵̅ 𝐴̅ ∩ 𝐵̅

c. Probabilité
Soit A et B des événements de probabilités non nulles.
On a : P(A∩B) = P(A) × PA(B)
= P(B) × PB(A)

4. Variable aléatoire
1) Introduction
On lance deux dés bien équilibrés (un vert et un rouge) et on s’intéresse à la
somme, X, obtenue.

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L’univers est l’ensemble des couples d’éléments de {1;2;3;4;5;6} donc : card(Ω)


= 36 ; les dés étant bien équilibrés, chaque événement élémentaire a la même
1
probabilité :
36

L’ensemble des valeurs possible de X est : {2;3;4;5;6;7;8;9;10;11;12}. On


désigne par : X = 2 ; l’événement : « la somme obtenue est 2 ». Afin de mieux
connaître la « loi de probabilité de X », on dresse le tableau ci-contre.
L’événement : X = 8 ; est réalisé 5 fois, donc :
5
P(X = 8) = .
36
En procédant de même pour toutes les valeurs possibles de X, on obtient le tableau
ci-dessous.

1 2 3 4 5 6
1 2 3 4 5 6 7
2 3 4 5 6 7 8
3 4 5 6 7 8 9
4 5 6 7 8 9 10
5 6 7 8 9 10 11
6 7 8 9 10 11 12

n 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
P(X = n) 1 2 3 4 5 6 5 4 3 2 1
36 36 36 36 36 36 36 36 36 36 36

Définition 1
On appelle variable aléatoire X sur un univers Ω toute application de Ω vers ℝ.

Notations et vocabulaire
1. X(Ω) est appelé univers image de Ω par X.
2. (X= xi ) désigne l’événement « X prend la valeur xi ».
3. (X≤ɑ) désigne l’événement « X prend une valeur inférieure ou égal à ɑ ».

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Définition 2
Soit P une probabilité définie sur un univers Ω.
La loi de probabilité d’une variable aléatoire X sur Ω est l’application qui à toute
valeur xi prise par X associe P(X = xi ).
Il est d’usage de représenter une loi de probabilité par un tableau et il recommandé
de vérifier que :Xni =1 pi = 1.

xi x1 x2 ··· xn
P(X= xi ) p1 p2 ··· pn

2) Fonction de répartition d’une variable aléatoire


Définition
Soit une variable aléatoire X définie sur un univers ­muni d’une probabilité P.
La fonction de répartition de X est l’application F de ℝ vers [0,1] définie par :
F(x) = P(X≤ x).

Exemple : Reprenons l’exemple introductif ; F est définie par :


F(x) = 0, si x < 2;
1
F(x) = , si 2 ≤ x < 3;
36
3
F(x) = , si 3 ≤ x < 4;
36
6
F(x) = , si 4 ≤ x < 5;
36
10
F(x) = , si 5 ≤ x < 6;
36
15
F(x) = , si 6 ≤ x < 7;
36
21
F(x) = , si 7 ≤ x < 8;
36
26
F(x) = , si 8 ≤ x < 9;
36
30
F(x) = , si 9 ≤ x < 10;
36
33
F(x) = , si 10 ≤ x < 11;
36
35
F(x) = , si 11 ≤ x < 12;
36
F(x) = 1 , si 12≤ x.

Remarques
1. F est une fonction en escalier, définie et croissante sur ℝ.

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2. La représentation graphique de F est l’équivalent, en probabilité, de la courbe


des fréquences cumulées croissantes en statistique.

3) Caractéristiques d’une variable aléatoire


a. Espérance mathématique
Un casino propose le jeu suivant : le joueur mise 16 francs, lance un dé bien
équilibré et la banque lui rembourse le carré du nombre obtenu. Ce jeu est-il
avantageux pour le joueur ?

Désignons par X le gain, en francs, du joueur pour une partie. S’il obtient 6 on lui
rembourse 36, il a donc gagné 20 francs.
L’univers est : Ω = {1;2;3;4;5, 6} ; les valeurs possibles de X sont donc :X(Ω) =
{−15;−12;−7;0;9;20}.
Le dé étant bien équilibré, on a équiprobabilité sur l’univers et donc, ici, on en
déduit la loi de probabilité de X.

Définition
Soit X une variable aléatoire prenant les valeurs x1, . . . ,xn avec les probabilités
respectives p1, . . . ,pn.
On appelle espérance mathématique de X le nombre réel, noté E(X), défini par :
E(X) = x1p1 +···+xnpn = ∑𝑛𝑖=1 𝑋𝑖 𝑃𝑖

Remarques
1. L’espérance mathématique est l’équivalent, en probabilité, de la moyenne en
statistique.
2. L’espérance est donc une caractéristique de position.
3. Pour une variable aléatoire constante ω → λ, (x1 = ··· = xn = λ) on a : E(λ) = λ.
4. Pour calculer l’espérance d’une variable aléatoire, il peut être commode de
reprendre la tableau de la loi de probabilité de la façon suivante.
xi x1 x2 ··· xn Total
P(X = xi ) p1 p2 ··· pn 1
xi p i x1 p1 x2 p2 … xnpn E(X)

5. interprétation de l’espérance mathématique de jeux.

M. KOUYATE 66
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Soit E(x), l’espérance mathématique d’une variable aléatoire mesurant le gain


algébrique (différence entre la somme perçue et la mise).
- Lorsque E(x) > 0, le jeu est avantageux pour le joueur ;
- Lorsque E(x) < 0, le jeu est désavantageux pour le joueur ;
- Lorsque E(x) = 0, le jeu est équitable.

Exercice
Calculer l’espérance de la variable aléatoire de l’exemple.

n 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Total
1 2 3 4 5 6 5 4 3 2 1
P(X = n) 36 36 36 36 36 36 36 36 36 36 36 1

b. Variance, écart type


La variance et l’écart type sont des nombres réels positifs qui traduisent la façon
dont sont dispersées les valeurs d’une variable aléatoire autour de son espérance
; plus la variance et l’écart type seront grands plus les valeurs seront dispersées.
Ce sont des caractéristiques de dispersions.

Définitions
Soit X une variable aléatoire.
(1) On appelle variance de X le nombre réel, noté V(X), défini par : V(X) = 𝒙𝟐𝟏 P1
+ 𝒙𝟐𝟐 P2 + 𝒙𝟐𝟑 P3 +… + 𝒙𝟐𝒏 Pn – [E(x)]² = ∑𝒏𝒊=𝟏 𝒙𝟐𝒊 𝑷𝒊 – [E(x)]²

(2) On appelle écart type de X le nombre réel, noté σ(X), défini par : 𝜎(x) = √𝑉(𝑥)

Remarques
1. La variance est donc la moyenne des carrés des écarts à la moyenne.
2. La variance étant une moyenne de carrés, on a introduit sa racine carrée pour
mieux rendre compte de la dispersion.
3. La définition de la variance n’est pas très pratique pour les calculs.

c. Propriétés de l’espérance et de la variance

Théorème
Soit X et Y deux variables aléatoires définies sur un même univers Ω et λ un réel.

M. KOUYATE 67
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(1) E(X+Y) = E(X) + E(Y) ;


(2) E(X+λ) = E(X) + λ;
(3) E(λX) = λE(X) ;
(4) E(X−E(X)) = 0 ;
(5) V(X+λ) = V(X) ;
(6) V(λX) = λ2V(X).

Remarques
1. En pratique toutes ces propriétés sont naturelles, afin de les illustrer prenons
pour univers une classe où un devoir a été donné ; la moyenne de la classe est 5
et la variance 3. On considère l’expérience aléatoire suivante : on choisit au hasard
un élève et désigne par X sa note. X est une variable aléatoire et on a : E(X)= 5 et
V(X)= 3. Si on décide d’ajouter 1 point à chaque élève, alors la moyenne
augmentera de 1 point : E(X+1) = E(X)+1 = 6. En revanche le fait d’ajouter 1
point à chaque élève ne changera pas la façon dont les notes sont réparties autour
de la moyenne, c’est-à-dire : V(X+1) = V(X). Si on décide de multiplier par 2 la
note de chaque élève, alors la moyenne sera multipliée par 2 elle aussi : E(2X) =
2E(X) = 10.
De plus en multipliant par 2 les notes, on multiplie également par 2 les écarts à la
moyenne et donc par 4 leur carré ; par conséquent : V(2X) = 4V(X).

2. Pour donner un sens intuitif à la propriété (1) gardons l’exemple de la classe.


Un devoir constitué d’un exercice sur 7 points et d’un problème sur 13 points a
été donné. Cette fois-ci X désigne la note obtenue à l’exercice et Y la note obtenue
au problème. La note obtenue au devoir est alors X+Y. La moyenne de la classe
au devoir est la somme des moyennes de l’exercice et du problème : E(X+Y) =
E(X) + E(Y).
3. On déduit des deux dernières propriétés que : σ(X+λ)= σ(X) et σ(λX)= |λ|σ(X).
4. On déduit des propriétés (1) et (3) que pour tous réels α, β; on a :
E(αX+βY) = αE(X)+βE(Y). On dit que l’espérance est linéaire.
D’après le théorème, l’espérance de la somme de deux variables aléatoires est la
somme des espérances. Il est donc naturel de se demander s’il n’en est pas de
même pour le produit.

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Exercice
Calculer la variance et l’écart type de la variable aléatoire de l’exemple

n 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Total
P(X = n) 1 2 3 4 5 6 5 4 3 2 1
36 36 36 36 36 36 36 36 36 36 36 1

5. Epreuve de Bernoulli – schéma de Bernoulli – loi binomiale


a. Epreuve de Bernoulli
Définition
On appelle épreuve de Bernoulli toute épreuve aléatoire ne conduisant qu’à deux
éventualités. L’une de ces deux éventualités est appelée succès avec la probabilité
P et l’autre échec avec pour probabilité q.
Exemple : pile ou face.

b. Schéma de Bernoulli
Une épreuve de Bernoulli répétée de manière identique et indépendante plus de n
fois (n≥ 2) devient un schéma de Bernoulli.

c. Loi Binomiale

1) Définition
Soit un schéma de Bernoulli à n épreuves identiques, P la probabilité de succès et
x la variable aléatoire désignant le nombre k de succès au cours des n épreuves
(0≤ k ≤ n).
La loi de probabilité de x est définie par : P(x=k) = 𝐶𝑛𝑘 pkqn-k avec p + q = 1 et k ∈
{0 ; 1 ; 2 ; …; n}
Cette loi de probabilité est appelée loi Binomiale de paramètres n et p.

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2) Propriété
Si X suit la loi binomiale on a E(x) = np et V(x) = npq = np(1-p)

Exercice d’application
Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher. 5 boules orange, 2 boules
blanches et 3 boules vertes. Un jeu consiste à tirer au hasard et simultanément
deux boules de l’urne. Un joueur est gagnant s’il obtient dans son tirage au moins
une boule blanche.
1. Un joueur une fois. Calculer la probabilité des évènements suivants : E « le
joueur perd » ; F « le joueur gagne ».
2. Le joueur joue trois fois de suite de manière indépendante. On considère la
variable aléatoire X égale au nombre de fois que gagne le joueur.
a. Déterminer (𝛺)
b. Montrer que X suit une loi binomiale dont on précisera les paramètres.
c. Déterminer E(x) et V(x).
Solution
1. Calculons la probabilité des évènements E et F
𝑐𝑎𝑟𝑑 (𝐸)
P(E) =
𝑐𝑎𝑟𝑑 (𝛺)

Card (E) = 𝐶82 = 28 et Card (Ω) = 𝐶10


2
= 45
𝟐𝟖
P(E) =
𝟒𝟓

P(F) = 1- P(E)
28
= 1-
45
𝟏𝟕
P(F) =
𝟒𝟓

2.b) montrons que X suit une loi binomiale.


A un tirage on a soit une boule blanche (succès) ou on ne l’a pas (échec). On a
donc une épreuve de Bernoulli. L’épreuve se répète 3 fois de manière
indépendante, d’où l’épreuve devient un schéma de Bernoulli. Comme X = {0 ;
17
1 ; 2}, alors X suit une loi binomiale de paramètres n = 3 et P = .
45

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2.c) Déterminons E(x) et V(x)


17
X suit une loi binomiale de paramètres n = 3 et P = P(F) =
45

 E(x) = np
17
=3×
45
𝟏𝟕
E(x) =
𝟏𝟓

 V(x) = npq
17 28
=3× ×
45 45
𝟒𝟕𝟔
V(x) =
𝟔𝟕𝟓

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CHAPITRE III : SUITES NUMERIQUES


I. Généralités
1. Définition
Une suite numérique est une application de ℕ vers ℝ. Elle est notée U, V ou W…
L’image de l’entier naturel n est notée U(n) ou Un.
Un désigne le terme d’indice n de la suite U
U0 est le premier terme de la suite U lorsque U est définie sur ℕ
U1 est le premier terme de la suite U lorsque U est définie sur ℕ*
Ainsi la suite U est aussi notée suite (Un )𝑛∈𝐼
Exemples.
1
Un = définie sur ℕ \ {0}
n

Vn = √𝑛 − 3 définie pour tout entier naturel n ≥ 3


1
Wn = 400 ( )n définie sur ℕ
2

2. Détermination d’une suite numérique


a. Suite définie par une formule explicite
Soit f une fonction définie sur ℝ+ . On peut définir pour tout n∈ℕ, la suite U de
terme général Un = f (n).
Exemple
Un = 2n + 5
Vn = 3n² - 7n + 6
n
Wn =
n+3

b. Suite définie par une formule de récurrence


Une suite peut être donnée par :
- La donnée de l’un des termes de la suite (en général le premier terme)
- La donnée d’une relation liant Un+1 et Un appelée relation de récurrence.

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Exemple
U0 = 3
{ 1 Calculons U1 et U2
Un+1 = Un + 6
2

3. Représentation graphique d’une suite numérique


a. Suite du type Un = f (n)
Méthode
- Représenter la courbe de la fonction
- Déterminer graphiquement f (0), f (1), f (2) …
Exemple
Représenter graphiquement la suite U définie par Un = 2n + 1

b. Suite définie par une formule de récurrence


Méthode
- Représenter la courbe de la fonction f
- Représenter la droite (∆) d’équation y = 𝒙 la première bissectrice des axes.
- Placer U0 sur l’axe (OI)
- Projeter verticalement U0 sur (Cf), puis projeter le point obtenu
horizontalement sur (∆) et enfin projeter ce nouveau point verticalement
sur (OI) : on obtient ainsi U1 . Pour U2 , on refait le même processus avec
U1 .
Exemple
U0 = 2
Soit {
Un+1 = 2Un − 1
Représenter les termes de cette suite.

4. Sens de variation d’une suite


a. Définition
Soit (Un ) une suite numérique. On dit que :

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- La suite (Un ) est croissante à partir du rang n0 lorsque Un+1 ≥ Un pour tout
entier naturel n ≥ n0
Un+1 - Un ≥ 0 pour tout entier naturel n ≥ n0, (Un ) est strictement croissante à
partir du rang n0 lorsque Un+1 > Un Ɐn∈ℕ tel que n ≥ 0.
- La suite est décroissante à partir du rang n0 lorsque Un+1 ≤ Un pour tout
entier naturel n ≤ n0
- La suite (Un ) est monotone à partir du rang n0 si elle est croissante ou
décroissante à partir du rang n0.
- La suite (Un ) est dite stationnaire s’il existe un entier naturel n 0 tel que
Un+1 = Un pour tout entier naturel n ≥ n0.
- La suite (Un ) est constante lorsque Un+1 = Un pour tout entier n élément du
domaine de définition.

b. Techniques d’étude du sens de variation d’une suite


 Suites du type Un = f (n)
Le sens de variation de la suite Un est exactement le même que le sens de variation
de la fonction f définie sur ℝ+ .
 Suites du type Un+1 = f (Un)
Le sens de variation de la fonction f sur ℝ+ n’est pas forcément le sens de variation
de la suite (Un).

Dans les deux cas de figure, on peut utiliser la définition ou une variante de la
définition ou le raisonnement par récurrence.
 Variante de la définition
Soit (Un) est une suite à termes positifs.
Un+1
1) Si pour tout entier n, ≥ 1, on dit que la suite (Un) est croissante.
Un
Un+1
2) Si pour tout entier n, 0 < ≤ 1, alors la suite (Un) est décroissante.
Un
Un+1
3) Si pour tout entier n, = 1, on dit que (Un) est constante.
Un

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Principe du raisonnement par récurrence


Pour démontrer qu’une proposition qui dépend de ℕ est vraie pour tout nombre
entier naturel n, on procède de la manière suivante :
- On vérifie la proposition pour une ou deux première valeurs de n ;
- On suppose que la proposition est vraie pour n = k ;
- Puis on vérifie que cette proposition est encore vraie pour n = k+1 et on
conclut.
Applications
1) Etudier le sens de variation des suites U et V tel que
2𝑛2 +1 5𝑛
Un = et Vn =
𝑛2 +5 3𝑛+1

W0 = 2
2) La suite (W) définie par { 9
Wn+1 =
6−Wn
a. Démontrer par récurrence que Ɐn∈ℕ, Wn < 3
b. Démontrer que W est une suite croissante.

5. Limite, convergence d’une suite


a. Limite d’une suite
Propriété
Soit (Un ) une suite définie par Un = f (n) où f est une fonction numérique. Si f
admet une limite en +∞, on a : lim Un = lim 𝑓(n)
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

Exemple
n+15
Calculer la limite en +∞ de Un = -8n + 3 et Wn =
2n+3

Remarque
1) Si la fonction f n’admet pas de limite en +∞, on ne peut rien conclure sur
l’éventuelle limite de la suite (Un ).
2) Il existe des suites qui n’admettent pas de limite.
Exemple
Posons Un = (-1)n Vn = n(-1)n

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𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟, lim Un = 1


𝑛→+∞
(Un ) n’admet pas de limite {
𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟, lim Un = −1
𝑛→+∞

𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑖𝑟, lim Vn = +∞


𝑛→+∞
(Vn ) n’admet pas de limite {
𝑠𝑖 𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑝𝑎𝑖𝑟, lim Vn = −∞
𝑛→+∞

3) Les propriétés sur les calculs de limite des suites sont les mêmes que celles
des fonctions.
b. Convergence d’une suite
Definition1
- Une suite est dite convergente lorsqu’elle admet une limite finie ;
- Une suite est dite divergente lorsqu’elle n’est pas convergente.
Définition 2
Suites majorées, suites minorées et suites bornées.
- Une suite est minorée lorsqu’il existe un nombre réel m telque pour tout n
entier naturel, Un ≥ m
- Une suite (Un ) est majorée lorsqu’il existe M∈ℝ tel que Ɐn∈ℕ, Un ≤ M
- (Un ) est bornée lorsqu’elle est à la fois majorée et minorée. Il existe deux
réels m et M tels que Ɐn∈ℕ, m ≤ Un ≤ M

Propriété 1 : convergence d’une suite monotone.


- Toute suite croissante et majorée est convergente
- Toute suite décroissante et minorée est convergente
Propriété 2 : convergence d’une suite définie par une formule de récurrence
ɑ et Ɩ sont éléments de ℝ.
f est une fonction définie sur K
(Un ) est une suite à valeurs dans K
Si lim Un = ɑ et lim 𝑓(𝑛) = Ɩ alors lim 𝑓(Un ) = Ɩ
𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 𝑛→+∞

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Exemple
𝑛2 +6𝑛+1 3
Un = et Vn = Un +
𝑛2 +5 Un

Calculer lim Un et en déduire la convergence de (Vn )


𝑛→+∞

II. Les suites usuelles


1. Les suites arithmétiques
a. Définition
Soit (Un ) une suite.
(Un ) est une suite arithmétique s’il existe un réel unique r tel que Un+1 = Un + r
r est indépendant de n
r est appelée la raison de la suite arithmétique.

Exemple
U0 = 1
1) {
Un+1 = Un + 5
(Un ) est une suite arithmétique de raison 5 et de premier terme 1.
2) Vn = - 2 + 3n
Démontrer que (Vn ) est une suite arithmétique et préciser son premier terme.

b. Expression du terme général


Si (Un ) est une suite arithmétique de raison r, alors pour tous nombres entiers
naturels n et p Un = Up + (n – p)r

En particulier, si (Un ) est définie sur ℕ, Un = U0 + nr

c. Sens de variation
Soit (Un ) une suite arithmétique de raison r.
- Si r > 0, (Un ) est une suite croissante

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- Si r < 0, (Un ) est une suite décroissante


- Si r = 0, (Un ) est une suite constante

d. Limite d’une suite arithmétique


Soit (Un ) une suite arithmétique de raison r et de premier terme U0 .
- Si r > 0, alors lim Un = +∞
𝑛→+∞
- Si r < 0, alors lim Un = - ∞
𝑛→+∞
- Si r = 0, alors lim Un = U0
𝑛→+∞

e. Somme des termes consécutifs d’une suite arithmétique


Soit (Un ) une suite arithmétique de raison r, on pose Sk,l = Uk + Uk+1 + Uk+2 +…+
UƖ avec Ɩ > k
(𝑙−𝑘+1)(𝑈𝑘 + 𝑈𝑙 )
Sk,l =
2

Avec :
- 𝑙 − 𝑘 + 1 : nombre de termes
- 𝑈𝑘 : le premier terme de la somme Sk,l
- UƖ : le dernier terme de la somme.

Exercice
Soit la suite (Vn ) définie par Vn = -2 + 3n
1) Démontrer que (Vn ) est une suite arithmétique et préciser le premier terme
V0 et la raison r.
2) Déterminer la formule de récurrence liant Vn+1 et Vn
3) Etudier sa limite et ses variations
4) Calculer S la somme de ses 10 premiers termes.

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2. Suites géométriques
a. Définition
Soit U une suite numérique.
U est une suite géométrique de raison q lors que Un+1 = qUn
q est un nombre réel qui ne dépend pas de n.

Exemple
U0 = 2
{
Un+1 = 3Un
U est une suite géométrique de raison 3 et de premier terme U0 = 2

b. Expression du terme général en fonction de la raison et de n


Soit U une suite géométrique de raison q alors :
Ɐn∈ℕ, k∈ℕ ; Un = Uk qn-k

Remarque
Un+1
U est une suite géométrique de raison q ≠ 0 si et seulement si est un nombre
Un
réel q indépendant de n.

c. Sens de variation d’une suite géométrique.


Soit (Un ) une suite géométrique à termes positifs de raison q ≠ 1. Alors :
- Si 0 < q < 1, alors (Un ) est une suite décroissante
- Si q > 1, alors (Un ) est une suite croissante.

d. Limite d’une suite géométrique


Propriétés
Soit (Un ) une suite géométrique de raison q ≠ 1 et de premier terme U0

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- Si q < -1, alors (Un ) est une suite qui n’a pas de limite
- Si – 1 < q < 1 où |q| < 1, alors lim Un = 0
𝑛→+∞
- Si q = 1, alors lim Un = U0
𝑛→+∞
𝑈0 < 0, lim 𝑈𝑛 = −∞
𝑛→+∞
- Si q > 0 {
𝑈0 > 0, lim 𝑈𝑛 = +∞
𝑛→+∞

Règle
|q| < 1, lim qn = 0
𝑛→+∞

q > 1, lim qn = + ∞
𝑛→+∞

alors
|q| < 1 ⇒ lim U0 qn = 0
𝑛→+∞

−∞ 𝑠𝑖 U0 < 0
q > 1, ⇒ lim U0 qn = {
𝑛→+∞ +∞ 𝑠𝑖 U0 > 0

e. Somme des termes consécutifs d’une suite géométrique


Soit Sk,l = Uk + Uk+1 + Uk+2 +…+ UƖ
1−𝑞 𝑙−𝑘+1
*Si q ≠ 1, Sk,l = Uk
1−𝑞

- 𝑙 − 𝑘 + 1 : nombre de termes
- 𝑈𝑘 : le premier terme de la somme Sk,l
*Si q = 1, Sk,l = (Ɩ – k +1)Uk

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Application
Exercice 1
On suppose que la longueur d’un serpent Boa augmente de 40% chaque année et
ceci pendant ses 12 premières années.
Sa longueur à la naissance est de 10 cm. On désigne par In , sa longueur en cm
au bout de n années avec 0 ≤ n ≤ 12.
1. Calculer I1 et I2
2. a. Exprimer In+1 en fonction de In
b. En déduire que (In) est une suite géométrique dont on précisera la
raison
c. Donner l’expression de In en fonction de n
3. Calculer en m sa longueur au bout de 10 années
4. A partir de quel âge aura-t-il dépassé 1 m ?

Exercice 2
En cinématique, l’abscisse d’un corps en chute libre est donnée en fonction de
1
l’instant t sur un axe vertical par une équation de la forme f(t) = gt2.
2

La vitesse moyenne entre les instants n et n+1 notée Wn est telle que Wn = f(n+1)
– f(n)
1
1. Justifier que Wn = g(2n+1)
2
2. En déduire que Wn est une suite arithmétique de raison r et de premier
terme W1 que l’on déterminera.
3. Déterminer Wn en fonction de n
4. Calculer S50

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CHAPITRE IV : EQUATION DIFFERENTIELLES

I. Définition – vocabulaire – notation


1. Définition
1) Une équation différentielle est une relation entre une fonction inconnue et
ses dérivées successives. La fonction inconnue est souvent notée y et ses
dérivées successives y’, y’’, y’’’
2) Une équation différentielle est dite d’ordre n lorsque le plus grand ordre des
dérivées intervenant dans cette équation est n (n∈ℕ)
Exemples
y’ – 2y = 0 est une équation différentielle d’ordre 1
2y’’ – y’ – y = 0 est une équation différentielle d’ordre 2
3) Toute fonction qui vérifie une équation différentielle sur un intervalle k est
appelée solution sur k de cette équation différentielle. Ainsi la fonction
g(𝒙) = 𝑒 𝑥 est une solution sur ℝ de l’équation différentielle
2y’’ – y’ – y = 0 car g(𝒙) = 𝑒 𝑥 ⇒ g’(𝒙) = 𝑒 𝑥 ⇒ g’’(𝒙) = 𝑒 𝑥 et
2g’’(𝒙) – g’(𝒙) – g(𝒙) = 2𝑒 𝑥 - 𝑒 𝑥 - 𝑒 𝑥 = 2𝑒 𝑥 - 2𝑒 𝑥 = 0
4) Résoudre ou intégrer une équation différentielle sur un intervalle k, c’est
déterminer l’ensemble des solutions sur k de cette équation différentielle.

II. Résolution d’équations différentielles


1. Equation du type y’ = f (𝒙) et y’’ = g(𝒙)
a. Type y’ = f (𝒙)
Il s’agit de déterminer les primitives de la fonction.
Exemples : résoudre dans ℝ, l’équation (E) : y’ = -8𝒙3
b. Type y’’ = g(𝒙)
Exemple
1) Résoudre l’équation (E) : y’’ = 𝑒 −1.5𝑥
5
2) Déterminer la solution de (E) vérifiant y’(0) = 0 et y(0) =
9

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2. Equation du type y’ - ɑy = 0 (ɑ∈ℝ)


Une telle équation différentielle est dite linéaire d’ordre 1 à coefficients constants
sans second membre.
Propriété
Les solutions sur ℝ de l’équation différentielle y’ - ɑy = 0 (ɑ∈ℝ) sont les fonctions
f (𝒙) = k𝑒 ɑ𝑥 (k∈ℝ)
Solutions vérifiant une condition initiale
Pour tout couple (𝒙0 ;y0) de nombres réels, l’équation différentielle y’ - ɑy = 0
admet une solution unique sur ℝ qui prend la valeur y0 en 𝒙0
Exemple
Déterminer la solution sur ℝ de l’équation 3y + 5y’ = 0

3. Equations du type y’’ – ω²y = 0


a. Cas particulier : équation du type y’’ = 0
Les fonctions f (𝒙) = ɑ𝒙 + c (ɑ∈ℝ et c∈ℝ) sont solutions de ce type d’équation.
b. Solution générale
Propriétés
Les solutions sur ℝ de l’équation différentielle y’’ – ω²y = 0 (ω∈ ℝ∗ ) sont les
fonctions f (𝒙) = A𝑒 𝜔𝑥 + B𝑒 −𝜔𝑥 (A, B∈ℝ)

4. Equations du type y’’ + ω²y = 0


Propriété
Les solutions sur ℝ de l’équation différentielle y’’ + ω²y = 0 (ω∈ ℝ∗ ) sont les
fonctions f (𝒙) = Acos 𝜔𝑥 + Bsin 𝜔𝑥 où A,B∈ℝ.
Exemple
Résoudre l’équation suivante : 9y’’ + 4y = 0 tel que y(0) = y’(0) = 1

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