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SIBO : solutions et

traitement
naturel
! 26 décembre 2020
! ACCUEIL, CANDIDOSE, FLORE INTESTINALE

On estime à 4 millions le nombre de


personnes en France qui pourraient être
atteints par le SIBO, pathologie pourtant
encore méconnue. Et pour cause, il est
injustement associé à d’autres
pathologies. Ses symptômes ? Une
digestion douloureuse ou désagréable,
des ballonnements, un gonflement du
ventre, une sensation de fatigue intense,
voire des douleurs articulaires. Mais
alors, comment identifier le SIBO et
comment traiter cette maladie ?

Si vous vous posez les questions


suivantes :

Comment soigner ou guérir le SIBO ?

Quels sont les symptômes du SIBO ?

Comment traiter le SIBO ?

Comment diagnostiquer ou détecter le


SIBO ?

Comment soigner le SIBO


naturellement ?

Quoi manger et quelle alimentation


quand on a un SIBO ?

Alors, vous trouverez un maximum de


réponses dans cet article pour recouvrer
la santé.

Le SIBO,
quésako ?
Le SIBO ou Small Intestinal Bacterial
Overgrowth se définit comme une
prolifération excessive de bactéries au
niveau de l’intestin grêle. Cette
colonisation bactérienne cause des
troubles digestifs plus ou moins
douloureux et incommodants car
contrairement au côlon, l’intestin grêle
héberge très peu de bactéries. La
mission principale de cet organe étant
d’absorber les nutriments issus de la
dégradation des aliments, les bactéries
qui y prolifèrent en cas de SIBO créent
une fermentation des aliments non
digérés, laquelle est à l’origine de gaz an
quantité trop importante par rapport à la
normale.

Quels sont les


symptômes
liés au SIBO ?
Même si le SIBO peut parfois être
asymptomatique, les principaux
symptômes possibles que l’on va
retrouver dans le SIBO sont :

des reflux gastro-œsophagiens,


des flatulences,
des douleurs abdominales,
des douleurs articulaires,
des spasmes digestifs,
des nausées, des vomissements,
des gaz et éructations,
des glaires dans les selles,
des diarrhées et/ou de la constipation.

Dans certains cas, le SIBO peut


s’accompagner de :

dépression,
sensation d’angoisse,
di!cultés de concentration, brouillard ou
flou mental,
de stress
ou souvent d’une perte de poids.

Causes et
conséquences
du SIBO
Cette pathologie digestive est, par
ailleurs, fréquente en cas de carences
nutritionnelles du fait que la prolifération
des bactéries enflamment et
endommagent la muqueuse intestinale,
réduisant ainsi l’absorption des
nutriments (fonction principale de
l’intestin grêle), dont les acides gras et
les vitamines.

En e!et, le SIBO conduit à une activité


non-optimale de la fonction biliaire du
fait que les bactéries en excès se
mettent en compétition avec les
oméga-3 et les acides gras aux
propriétés anti-inflammatoires. En
parallèle, un déficit en vitamine B12 et
en fer peut être constaté, conduisant à
une anémie mégaloblastique ou
microcytaire, à des troubles cognitifs, à
une sensation de fatigue, voire à une
dépression.

En cas de SIBO, la muqueuse de


l’intestin grêle est envahie par certaines
bactéries qui ne devraient s’y trouver
qu’en une certaine quantité. Créant ainsi
une dysbiose, ces dernières
déséquilibrent le microbiote,
endommagent le mucus protecteur et
génèrent une inflammation intestinale
par cette production excessive de gaz
pouvant être irritant et par la
fermentation et putréfaction qu’elle
entraîne dans les intestins.

Cela provoque une augmentation de la


perméabilité intestinale, laquelle
favorise, entre autres, le passage des
fragments bactériens et des peptides
alimentaires vers le sang. En
déclenchant une réaction du système
immunitaire, le SIBO à travers une
hyperperméabilité intestinale peut alors
être associé à des migraines, à un
syndrome métabolique, à des maladies
cardiovasculaires, à une intolérance à
l’histamine, ou à l’obésité mais
également des manifestations
allergiques et des intolérances
alimentaires.

La corrélation entre le SIBO et le


diabète, se traduit, quant à elle par une
perturbation du complexe migrant
moteur (CMM). Si un organisme sain
e!ectue une vidange régulière de
l’intestin grêle vers le côlon, toutes les
90 à 120 minutes, une altération du
CMM conduit à une perturbation de la
motricité intestinale, qu’elle soit générée
par une infection bactérienne comme le
SIBO ou par une neuropathie diabétique
a!ectant le nerf vague.

Le SIBO peut également être expliqué


par une hypochlorhydrie, soit une
diminution de l’acidité de l’estomac. Et
pour cause, l’acidité normale de
l’estomac tue la majorité des bactéries
des aliments et empêche toute
pullulation intensive bactérienne.

En cas d’hypochlorhydrie suite à la prise


de médicaments de type IPP (inhibiteurs
de la pompe à protons) et autres
traitements de reflux gastro-
œsophagiens, l’estomac peine à pré-
digérer les aliments compte tenu de la
baisse d’acidité. Les bactéries ont alors
tout le loisir de proliférer au niveau de
l’intestin grêle. L’insu"sance de
production d’enzymes pancréatiques,
ainsi que l’insu"sance biliaire peuvent
aussi être à l’origine du SIBO. Dans ces
cas, soit les aliments dont ceux de type
glucidiques ne sont pas su"samment
découpés (qui vont alors fermentés et
provoqués des gaz), soit le déficit en bile
tend à ralentir le transit intestinal
provoquant de la constipation puis de la
fermentation associée à de la
putréfaction (ce qui induit des gaz
malodorants). Ces inflammations et la
dysbiose conséquente au niveau du
côlon peuvent ainsi également
provoquer des diarrhées.

On peut également retrouver des glaires


dans les selles, dues à une
hypersécrétion de mucus dans le côlon
qui témoigne aussi d’une inflammation
intestinale.

Entre autres causes du SIBO, nous


trouverons aussi des opérations
chirurgicales de l’appareil digestif, MICI,
dyspepsie, diabète, pancréatite, …

Le stress et la fatigue figurent parmi les


symptômes du SIBO. Mais ils peuvent
aussi en être l’origine. En e!et, le stress
réduit l’a#ux sanguin au niveau de
l’intestin. Etant moins oxygéné que
nécessaire, l’intestin a alors du mal à
fonctionner correctement et à se réparer
en cas de lésion. Bien au contraire, les
lésions déjà existantes peuvent s’élargir
suite à une hyper contraction cellulaire.
Sous stress, l’hypochlorhydrie est aussi
fréquente, réduisant au passage l’acidité
de l’estomac et une élimination
bactérienne su"sante.

En altérant la motilité intestinale, le


stress agit sur le nerf vague et favorise
la pullulation bactérienne causée par un
processus de digestion inachevé. En
diminuant la production de mucus
protecteur, le stress peut aussi favoriser
la prolifération de bactéries au
détriment de bactéries plus bénéfiques
comme les Lactobacilles et
Bifidobactéries. Enfin, un état de stress
diminue le taux d’immunoglobulines
comme l’igA, responsables de
l’immunité intestinale. Cette baisse
immunitaire rend alors plus vulnérables
aux infections qu’elles soient virales ou
bactériennes mais également à la
prolifération du Candida Albicans (voir
mon article sur la Candidose).

Le SIBO est généralement associé à une


hygiène de vie (gestion du stress,
sommeil et alimentation) inadaptée.
C’est notamment le cas chez les
personnes qui favorisent une
alimentation beaucoup trop riche en
glucides fermentescibles. Cela
concernent notamment les sucres
simples ou monosaccharides, dont le
fructose du sucre de table, le sirop de
glucose-fructose, le miel et les fruits.
Les disaccharides sont également des
aliments fermentescibles et sont
présentes principalement dans le
lactose ou sucre du lait, comme le lait,
le yaourt, ou les fromages peu
fermentés. Les oligosaccharides sont
également favorables à la prolifération
bactérienne compte tenu de leur qualité
fermentescible. En cas de sensibilité
gastrique, trop de légumineuses
comme les petits pois ou les pois
chiches ; de légumes dont les poireaux,
la betterave ou l’ail ; de céréales de blé…
peuvent favoriser le développement du
SIBO. Enfin la plupart des aliments
transformés sont très fermentescibles et
peuvent favoriser l’augmentation
bactérienne.

D’autres causes directes ou indirectes


peuvent être énumérées parmi les
origines du SIBO. On notera, entre
autres, une mastication insu"sante
laquelle favorise l’arrivée d’aliments peu
découpés au niveau de l’intestin grêle et
donc inaccessibles à l’action des
enzymes digestives. Insu"samment
dégradés durant le processus de
digestion, ces aliments sont di"cilement
assimilables par l’intestin et se
transforment en substrat pour les
bactéries déjà présentes. Des opérations
chirurgicales – notamment gastro-
intestinales ou gynécologiques –
peuvent également modifier la motricité
intestinale et favoriser le SIBO. Une
toxicité dans l’alimentation associée à la
présence de pesticides ou d’additifs
alimentaires, l’âge, une consommation
excessive d’alcool et de café peuvent,
enfin, irriter les parois intestinales et
favoriser la pullulation microbienne au
niveau du grêle.

Quelles sont
les causes du
SIBO ?
Pour résumer les causes possibles d’un
SIBO :

Stress chronique et répété qui entraîne


hypothyroïdie et/ou altération du complexe
migrant moteur
Mauvaise mastication
Alimentation inadaptée trop riche en café,
alcool, épices et entraînant une
hypochlorhydrie
Utilisation de médicaments comme les
antibiotiques et les IPP
Manque de sucs gastriques et d’enzymes
digestives
Manque d’activités physiques
Maladies inflammatoires chroniques de
l’intestin
Intoxication alimentaire

Quelles sont
les
conséquences
du SIBO ?
Et les conséquences du SIBO

Carences nutritionnelles
Baisse du système immunitaire
Candidose
Perte de poids
Troubles du métabolisme et de la thyroïde
Prise de poids
Grande fatigue
Perméabilité intestinale
Allergies et intolérances
Douleurs articulaires
Toux chronique persistante

Les facteurs causaux ou aggravants du


SIBO sont très diversifiés. Les
symptômes, quant à eux, peuvent être
associés à d’autres pathologies rendant
souvent le SIBO di"cilement
identifiables. Tout comme le SIFO (Small
Intestinal Fungal Overgrowth) qui est
une prolifération excessive de
champignons dans l’intestin grêle,
souvent à Candida, à l’instar de la
candidose que l’on peut retrouver
ailleurs dans l’organisme, et souvent
dans l’intestin et le côlon. Qu’elle soit
Fongique (SIFO) ou Bactérienne (SIBO),
ces a!ections de l’intestin grêle
a!aiblissent le système immunitaire.

Comment
diagnostiquer
un SIBO ?
Etant encore très peu connu en France,
le SIBO est très mal diagnostiqué par le
milieu médical de ville. Depuis quelques
années toutefois, et grâce à des
ouvrages best-seller comme « Le
charme discret de l’intestin » de Giulia
Enders ou « A fleur de pets » de Dora
Moutot, les français découvrent cette
pathologie handicapante et finalement
plus répandue qu’on ne le pensait. Il est
maintenant possible de trouver de plus
en plus d’informations en français alors
que jusqu’à il y a peu, elles étaient
uniquement en anglais. En e!et, aux
USA, le SIBO est déjà beaucoup plus
connu et soigné par de nombreux
médecins ou naturopathes formés et
spécialisés dans cette pathologie.

La di"culté du diagnostic du SIBO


réside aussi dans le fait que les
symptômes sont la plupart du temps
confondus par encore un trop grand
nombre de médecins avec les troubles
du Syndrome du Côlon irritable (SCI) ou
de l’intestin irritable (SII) et les
colopathies mais aussi la maladie
coeliaque ou l’intolérance au lactose.
Malheureusement, cette
méconnaissance du sujet amène de
trop nombreux patients avec cette
maladie chronique dans « l’errance
médicale avec autant de sou!rance
physique que psychologique »[i], quand
ceux-ci ne sont pas tout simplement
renvoyés chez eux avec le tristement
trop entendu « c’est dans votre tête, ma
p’tite dame » et une ordonnance pour
des anti-dépresseurs…

Malgré tout, il existe en France de


nombreux services d’hépato-gastro-
entérologie en hôpital qui connaissent
bien cette pathologie et sont également
équipés d’une machine permettant
d’identifier les espèces bactériennes en
présence par l’analyse des gaz
respiratoires grâce à des tests poussés.
Cette machine est fabriquée par la
compagnie Quintron et est la seule à
véritablement détecter de manière
fiable avec une grande sensibilité les
gaz en présence.

Dans le doute, vous pouvez estimer la


possibilité d’un SIBO grâce au
questionnaire à télécharger ici.
Toutefois, il ne su"ra évidemment pas à
diagnostiquer un SIBO mais pourra
permettre d’évaluer la probabilité d’un
SIBO puis d’aller consulter un médecin
pour pratiquer le test des gaz
respiratoires qui posera un réel
diagnostic.

Pour pouvoir bénéficier de ce test, il y a


2 possibilités :

Solution la moins onéreuse : demander une


prescription à votre médecin traitant et
prendre rdv avec un CHU qui pratique ce test
avec la machine Quintron. Inconvénient de
cette solution : le temps d’attente pour cette
solution peut être très long en fonction du
CHU et il n’est pas rare d’avoir un rdv sous
plus d’un mois. Avantage : vous n’aurez rien à
débourser car le test est entièrement pris en
charge par la Sécurité Sociale avec votre
ordonnance.
Solution la plus rapide : pratiquer le test à
la maison. Vous pouvez pour cela vous
orientez vers un laboratoire privé équipé
également de la machine Quintron. Il vous en
coûtera entre 100 et 150€ et vous devrez
procéder vous-même au recueil de vos gaz
expirés dans des tubes pour les envoyer
ensuite par la poste au laboratoire choisi. Sur
internet vous avez SiboLab , Sibocheck ou
Drgut en Allemagne mais également d’autres
labo en Europe qui proposent des kits de
prélèvements à domicile.

Dans les deux cas, il sera très important


de respecter une préparation
alimentaire et digestive pendant
quelques semaines pour faire en sorte
que les résultats du test soit le plus
fiable et le plus précis que possible.
Pour cela, je vous invite fortement à
vous rapprocher de votre naturopathe
formé.e au SIBO pour vous aider à bien
appliquer cette préparation.

Le lactulose est le plus souvent utilisé


lors de ces tests mais à la demande il
sera possible de faire un test au glucose
ou au lactose, en fonction de la
demande du patient et du médecin
prescripteur.

Ensuite, une autre possibilité de


diagnostiquer un SIBO c’est en faisant un
prélèvement pour analyser le microbiote
de l’intestin grêle en procédant à une
endoscopie ou une analyse des selles
(coproculture). Par exemple, aux
laboratoires Réunis au Luxembourg, le
Floriscan est assez complet et permet
de détecter certaines bactéries en excès
comme E.Coli ou des entérobactéries
mais également les AGCC (acides gras à
chaînes courtes).

Quels sont les


résultats
permettant
d’objectiver
un SIBO ?
En fonction des résultats des di!érents
tests et analyses, si ceux-ci confirment
un SIBO, vous pourrez vous trouvez
dans une des situations suivantes :

A dominante Hydrogène (H)


A dominante Méthane (CH4)
A dominante Méthylacétate (C3H6O2) non
testé par les machines des CHU mais
uniquement chez certains naturopathes
A dominante Sulfure d’hydrogène (H2S) par
absence ou bas niveau de gaz H et CH4 dans
les résultats

Les 2 premières sont les situations les


plus souvent rencontrées et la toute
dernière est rarement rencontrée.
Cependant, il faudra noter que la 3ème
est la plus agressive pour les
muqueuses et tout le système digestif,
et peut également entraîner une
candidose qu’il faudra donc aussi traiter.

Les SIBO à dominante méthane sont


souvent liés à de la constipation et des
gaz odorants.

Suite aux résultats, votre praticien.ne


spécialisé.e et formé.e au SIBO pourra
vous proposer le protocole le plus
adapté à votre situation que ce soit d’un
point de vue des principes actifs
antibactériens ou antifongiques et des
solutions de réparation de la fonction
gastrique que du point de vue de
l’alimentation spécifique qu’il/elle vous
proposera.

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