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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental

et social dans le cadre du projet de renforcement de la route


Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

DEDICACE

Je dédie ce rapport

A DIEU
A mon père, DJEGNAN PIERRE
A ma mère, AMICHIA ELISABETH
Ainsi qu’à tous ceux qui m’ont soutenu, encouragé dans toutes mes entreprises et en
particulier pour ce stage.

I
Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

REMERCIEMENTS
Nous ne saurions entamer ce travail sans remercier Dieu pour la santé qu’il nous a permis
d’avoir durant tout le déroulement de ce stage et toutes les personnes qui de près ou de loin
ont contribué à la réalisation de ce stage dans de bonnes conditions.
Nous tenons à remercier dans un premier temps M. KONAN DENIS, Directeur de l’Ecole
Supérieure des Travaux Publics (ESTP) ainsi que l’administration et le personnel enseignant
pour les efforts consentis dans la formation des élèves Ingénieurs.
Nous adressons de façon particulière de sincères remerciements à M. GNAN ROMEO pour
l’assistance et l’aide dans la recherche de stage.
Nous remercions également :
- M. KONE BAKARY, Directeur Général de CIRMA pour nous avoir permis d’effectuer ce
stage au sein de son entreprise.
- M. KONAN JOSIAS pour sa disponibilité.
- MONSIEUR BAMBA notre maitre de stage.
- M. FOFANA MOUSSA notre encadreur lors du stage pour ses conseils et son encadrement.
Nous ne saurions oublier tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la réussite de ce stage
d’immersion et dont les noms n’ont pas été cités ci-dessus.
A tous, nous leurs disons amplement merci.

II
Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

AVANT-PROPOS
L’Institut National Polytechnique Felix HOUPHOUET-BOIGNY (INP-HB) de
Yamoussoukro est une grande école de formation dans le supérieur technique et sa
compétence est reconnue au-delà de nos frontières. Il forme chaque année, dans des domaines
variés, des cadres ivoiriens et étrangers hautement qualifiés et indispensables à la poursuite
des actions de développement de leurs pays d’origine. L’INP-HB a été créé en 1996 sous le
décret N °96-678 par la fusion de quatre (04) grandes écoles d’enseignement supérieur
technique d’alors basées à Yamoussoukro qu’étaient :
- L’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP) ;
- L’Institut National Supérieur de l’Enseignement Technique (INSET) ;
- L’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie (ENSA) ;
- L’Institut Agricole de Bouake (IAB).
Les formations qui y sont dispensées couvrent tous les secteurs de la vie économique d’un
pays. C’est ainsi que les secteurs agricoles, minier, tertiaire, industriel et le génie civil sont
représentés à travers les huit (08) écoles qui composent aujourd’hui l’INP-HB à savoir :
- L’Ecole Supérieure des Travaux Publics (ESTP) ;
- L’Ecole Supérieure des Mines et Géologie (ESMG) ;
- L’Ecole Supérieure de Commerce et d’Administration des Entreprises (ESCAE) ;
- L’Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) ;
- L’Ecole Supérieure d’Industrie (ESI) ;
- Les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) ;
- L’Ecole Doctorale Polytechnique (EDP) ;
- L’Ecole de Formation Continue et de Perfectionnement des Cadres (EFCPC) ;
La première citée, dans le cadre de sa politique pédagogique et dans le souci de former des
cadres compétents et compétitifs, organise pour ses étudiants des cours de qualité complétés
par des stages pratiques chaque fin d’année académique. C’est dans cette optique que nous
avons eu à effectuer un stage de production dans la période du 12 Juillet au 11 Août 2021 à
CIRMA sur le thème : MISE EN PLACE D’UN PLAN DE GESTION
ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DANS LE CADRE DU PROJET DE
RENFORCEMENT DE LA ROUTE KORHOGO – SINEMATIALI –
FERKESSEDOUGOU.

III
Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

RESUME
Le présent rapport se situe dans le cadre du stage de production effectué en fin de la 2e année
de formation du cycle ingénieur de conception de l’ESTP.
Nous avons effectué notre stage de production au sein de la structure CIRMA du 12 Juillet au
11 Août 2021. Pendant ce stage, nous avons travaillé sur le thème suivant : « MISE EN
PLACE D’UN PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL DANS LE
CADRE DU PROJET DE RENFORCEMENT DE LA ROUTE KORHOGO –
SINEMATIALI – FERKESSEDOUGOU. ». Ainsi à travers une étude d’impact
environnementale et sociale mise à notre disposition nous avons proposé des mesures
d’atténuation des impacts négatifs et d’amélioration des impacts positifs que pourrait causer le
projet pendant des différentes phases à savoir, les phases de chantier, les phases préparatoires
et de construction ainsi que les phases de repli et d’exploitation. Les activités sources
d’impacts endommageant l’environnement physique, biologique, humain et socio-
économiques de la zone du projet.
Pour mener à bien notre étude, nous avons organisé notre travail en trois (03) parties.
Nous avons d’abord fait une généralité dans laquelle nous avons présenté la structure
d’accueil CIRMA, définie le PGES et ses objectifs, fait la description du projet et présenté le
cadre législatif et réglementaire.
Ensuite, nous avons élaboré le Plan de Gestion Environnementale et Sociale dans lequel nous
avons proposé un programme d’atténuation et de bonification des impacts et proposé un plan
de surveillance et de suivi de celui-ci.
Pour terminer notre étude, nous avons analysé le stage en présentant son apport dans notre
formation et fait des critiques et suggestions. Ce stage de production nous a été très bénéfique.
Il nous a permis de comprendre l’importance des études environnementales sur des projets
d’envergure.

IV
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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

ABSTRACT
This report is part of the production internship carried out at the end of the 2nd year of
training in the design engineer cycle of the ESTP.
We did our production internship within the CIRMA structure from July 12 to August 11,
2021. During this internship, we worked on the following theme: "IMPLEMENTATION OF
AN ENVIRONMENTAL AND SOCIAL MANAGEMENT PLAN WITHIN THE
FRAMEWORK OF KORHOGO - SINEMATIALI - FERKESSEDOUGOU ROAD
REINFORCEMENT PROJECT. ". Thus, through an environmental and social impact study
made available to us, we have proposed measures to mitigate the negative impacts and
improve the positive impacts that the project could cause during the different phases, namely,
the construction phases, the preparatory and construction phases as well as the withdrawal and
operational phases. Activities causing impacts damaging the physical, biological, human and
socio-economic environment of the project area.
To carry out our study, we organized our work into three (03) parts.
We first made a generality in which we presented the CIRMA reception structure, defined the
ESMP and its objectives, described the project and presented the legislative and regulatory
framework.
Then, we developed the Environmental and Social Management Plan in which we proposed
an impact mitigation and enhancement program and proposed a monitoring and follow-up
plan.
To end our study, we analyzed the course by presenting its contribution to our training and
made criticisms and suggestions. This production internship was very beneficial to us. It
allowed us to understand the importance of environmental studies on large projects.

V
Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

SOMMAIRE
DEDICACE .............................................................................................................................................. I
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................... II
AVANT-PROPOS................................................................................................................................. III
RESUME ............................................................................................................................................... IV
ABSTRACT ........................................................................................................................................... V
LISTE DES TABLEAUX ..................................................................................................................... IX
LISTE DES FIGURES .......................................................................................................................... IX
SIGLES ET ABBREVIATIONS ........................................................................................................... X
INTRODUCTION ................................................................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE : GENERALITES ............................................................................................... 2
I. PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL ........................................................... 3
I.1. Missions ................................................................................................................................... 3
I.2. Secteurs d’Activités.................................................................................................................. 3
I.3. Nature des interventions ........................................................................................................... 3
I.3. Organisation et organigramme ................................................................................................. 4
I.3.1. Organisation structurelle ................................................................................................... 4
I.3.1. Organigramme .................................................................................................................. 5
II. PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ............................................................................ 6
II.1. Localisation ............................................................................................................................. 6
II.2. Description de la zone d’influence du projet .......................................................................... 7
II.2.1. Environnement biophysique ............................................................................................ 7
II.2.2. Environnement humain .................................................................................................. 12
II.3. Description du projet ............................................................................................................. 13
II.3.1. Description des travaux ................................................................................................. 13
II.3.2. Description des étapes ................................................................................................... 16
III. DEFINITION ET OBJECTIFS DU PGES .......................................................................... 18
IV. CADRE LÉGISLATIF ET RÉGLEMENTAIRE ................................................................ 19
DEUXIEME PARTIE : ELABORATION DU PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET
SOCIAL ................................................................................................................................................ 31
I. IDENTIFICATION DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX DU PROJET ..................... 32
I.1. Impacts généraux du projet en phase de chantier ................................................................... 32
I.1.1. Impacts positifs du projet ................................................................................................ 32
I.1.2. Impacts négatifs du projet ............................................................................................... 34
I.2. Impacts négatifs spécifiques en phase préparatoire et de construction .................................. 36
I.3. Impacts en phase de fin de chantier........................................................................................ 38
I.3.1. Impacts positifs ............................................................................................................... 38
I.3.2. Impacts négatifs .............................................................................................................. 38

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I.4. Impacts au niveau du site en phase d’exploitation et d’entretien ........................................... 39


I.4.1. Impacts positifs ............................................................................................................... 39
I.4.2. Impacts négatifs .............................................................................................................. 39
II. MESURES D’ATTENUATION ET DE SUPPRESSION DES IMPACTS DES TRAVAUX 40
II.1. Mesures d’évitement et de prévention des impacts en phase d’installation .......................... 40
II.1.1. Dispositions générales pour la gestion environnementale et sociale du chantier .......... 40
II.1.2. Organisation du bureau de chantier ............................................................................... 41
II.2. Mesures de prévention des impacts en phase de construction .............................................. 42
II.2.1. Gestion de l’environnement biophysique ...................................................................... 42
II.2.2. Gestion de l’environnement humain .............................................................................. 45
II.2.3. Gestion de l’environnement social ................................................................................ 49
II.3. Mesures d’atténuation des impacts en phase de fin de chantier ............................................ 50
II.3.1. Mesures pour l’atténuation des impacts sur le milieu biophysique ............................... 50
II.3.2. Mesures d’atténuation des impacts négatifs sur l’environnement socioéconomique .... 51
II.4. Mesures d’atténuation des impacts négatifs lies à la phase d’exploitation et d’entretien des
ouvrages ........................................................................................................................................ 51
II.4.1. Mesures d’atténuation sur l’environnement physique et biologique ............................. 51
II.4.2. Mesures d’atténuation des impacts négatifs sur l’environnement humain .................... 51
III. RESPONSABILITES DANS LA MISE EN ŒUVRE DU PGES CHANTIER ................. 52
III.1. L’entreprise des travaux ...................................................................................................... 52
III.1.1. Rôle et responsabilités .................................................................................................. 52
III.1.2. Pénalités en cas d’inobservance des dispositions du PGES ......................................... 53
III.2. Maitre d’ouvrage délégué (AGEROUTE) .......................................................................... 54
III.3. Bureau de contrôle ............................................................................................................... 54
III.4. Agence Nationale de l’Environnement (ANDE) ................................................................. 55
IV. PROGRAMME DE BONIFICATION ET D’ATTENUATION ......................................... 55
IV.1. Mesures générales d’installation de la base de chantier et d’ouvertures des zones d’emprunt
et carrière ...................................................................................................................................... 55
IV.1.1. Mesures générales d’installation de la base ................................................................. 55
IV.1.2. Mesures générales pour l’ouverture et exploitation des zones d’emprunt ................... 55
IV.2. Mesures spécifiques d’atténuation des impacts sur le milieu biophysique en phase de
chantier ......................................................................................................................................... 56
IV.2.1. Mesures relatives aux impacts sur le sol ...................................................................... 56
IV.2.2. Mesures relatives aux impacts sur les cours d’eau ....................................................... 57
IV.2.3. Mesures relatives à la protection de l’air ..................................................................... 57
IV.2.4. Mesures de réduction des impacts sur la faune ............................................................ 57
IV.3. Mesures spécifiques d’atténuation des impacts sur le milieu humain et socio-économique
en phase de chantier ...................................................................................................................... 57

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IV.3.1. Mesures relatives à la réduction des nuisances sonores ............................................... 58


IV.3.2. Mesures relatives à la préservation de la qualité du cadre de vie................................. 58
IV.3.3. Mesures relatives au maintien du trafic sur le long des itinéraires à réhabiliter .......... 58
IV.3.4. Mesures relatives à la sécurité routière sur le chantier ................................................. 59
IV.3.5. Mesures relatives aux risques d'accident de circulation pendant les travaux ............... 59
IV.3.6. Mesures de prévention des risques de propagation du VIH/SIDA .............................. 59
V. PROGRAMME DE SUIVI ET SURVEILLANCE ENVIRONNMENTALE ........................ 59
V.1. La surveillance environnementale ........................................................................................ 60
V.1.1. Définition....................................................................................................................... 60
V.1.2. Les objectifs et étapes de la surveillance environnementale ......................................... 60
V.2. Le suivi/contrôle environnemental ....................................................................................... 62
V.2.1 Définition........................................................................................................................ 62
V.2.2 Contenu et objectifs du suivi environnemental .............................................................. 63
VI. CONSULTATIONS PUBLIQUES...................................................................................... 65
VII. ESTIMATION DES COÛTS............................................................................................... 66
VIII. ECHEANCIER DE MISE EN ŒUVRE ET PRODUCTION DE RAPPORT .................... 66
VIII.1. Echéancier de mise en œuvre des mesures ....................................................................... 66
VIII.2. Contenu du rapport de suivi du chantier ........................................................................... 67
IX. MATRICE DU PGES .......................................................................................................... 68
TROISIEME PARTIE : BILAN DU STAGE ....................................................................................... 74
I. APPORT................................................................................................................................... 75
II. CRITIQUES ............................................................................................................................. 75
III. SUGGESTIONS .................................................................................................................. 75
CONCLUSION ..................................................................................................................................... 76
BIBLIOGRAGPHIE ............................................................................................................................. XI
WEBOGRAPHIE ................................................................................................................................. XII

VIII
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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1:Textes législatifs et réglementaires applicables dans le cadre de ce projet ............ 20
Tableau 2: Plan de surveillance............................................................................................... 62
Tableau 3: Elément de suivi environnemental ........................................................................ 64
Tableau 4: Echéancier de mise en œuvre du PGES chantier de l’entreprise .......................... 67
Tableau 5:Matrice du Plan de Gestion Environnementale et Sociale des travaux .................. 69

LISTE DES FIGURES


Figure 1: Organigramme de CIRMA. ....................................................................................... 5
Figure 2 : Carte synoptique de la route nationale Korhogo-Ferkssédougou.Source : Mémoire
master Marema FOFANA MOUSSA. ....................................................................................... 6
Figure 3:Relief du district des savanes (source : MDP, 2015) .................................................. 8
Figure 4: Carte du réseau hydrographique de la zone du projet .............................................. 12

IX
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SIGLES ET ABBREVIATIONS
AGEROUTE Agenre de Gestion des Routes de Côte d’Ivoire
ANDE Agence Nationale de l’Environnement
BC Bureau de Contrôle
CSES Cellule de suivi Environnemental et Social
CIAPOL Centre ivoirien antipollution
CIRMA Conseil Ingénierie Recherches Management des Affaires
COVID-19 Coronavirus disease 2019
EIES Etude d’Impact Environnemental et Social
EPI Equipement de Protection Individuelle
ESTP Ecole Supérieur des Travaux Publics
IST Infection Sexuellement Transmissible
MDC Mission de contrôle
MES Matières en suspension
MST Maladie sexuellement transmissible
PGES Plan de Gestion Environnementale et Sociale
PHSS Plan Hygiène de Sécurité et Santé
REIES Rapport d’Etude d’Impact Environnemental et Social
SIDA Syndrome d’immunodéficience acquise
VBG Violence basée sur le genre
VIH Virus de l’immunodéficience humaine.

X
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INTRODUCTION
Les infrastructures routières sont d’une importance capitale pour le développement
économique d’un pays. La Côte d’ivoire pâtit d’un réseau routier dégradé voire impraticable.
Le réseau routier ivoirien, autrefois fierté du pays, est aujourd’hui parmi les plus dégradé
d’Afrique. Près de 90% du linéaire a dépassé sa durée de vie théorique. Cette dégradation a
des conséquences majeures aussi bien au niveau économique que social parmi lesquelles, une
augmentation du coût du transport, une dégradation des échanges entre les différentes régions
du pays et l’appauvrissement des population rurales.
Pour tenter de remédier à cette situation, l’Etat ivoirien accroit ses investissements dans le
développement routier à travers des projets tels que les travaux d’aménagement et de
réhabilitation des voies notamment celles de l’axe routier Korhogo – Sinématiali –
Ferkessédougou. Ces travaux contribueront à l’amélioration des conditions de transport,
directement lié à l’économie du pays. De plus, ce projet permettra également de maintenir le
réseau routier dans un bon état afin de diminuer les coûts d’exploitation des véhicules,
d’accroître la sécurité des usagers, de faciliter la circulation des personnes et des biens, de
désenclaver les régions qui ont des potentialités importantes et de contribuer ainsi à la lutte
contre la pauvreté.
La mise en œuvre du projet, entraînera des impacts aussi bien positifs que négatifs sur les
composantes de l’environnement biophysique, social et humain de la zone d’influence de
celui-ci. Afin de faire respecter les engagements environnementaux et sociaux de celui-ci au
regard du code de l’environnement ivoirien et des exigences environnementales, il nous a été
soumis au sein de la structure CIRMA le thème suivant : « Mise en place d’un plan de
gestion environnemental et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou ». Dès lors, quels sont les impacts du projet ?
Quelles sont les actions à mener afin de prévenir, atténuer ou compenser les impacts
environnementaux et sociaux négatifs et accroître les impacts positifs ?
Afin d’apporter des éléments de réponses à ces différentes interrogations, notre travail
s’articulera en trois parties :
▪ La première partie sera consacrée aux généralités.
▪ La deuxième partie présentera le plan de gestion environnemental et social du projet.
▪ La troisième partie présentera le bilan de notre stage de production.

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PREMIERE PARTIE :
GENERALITES

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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I. PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL

Créé en 2010, CIRMA forme un pôle de compétences multiples intervenant dans les
domaines de l'ingénierie et de la gestion de projets. Il offre une gamme diverse de services en
Génie Civil, en Bâtiment, en Environnement ainsi qu'en Voiries et Réseaux Divers. Il fait
partie des plus importantes sociétés de services-conseils en ingénierie en Côte d’Ivoire, grâce
d’une part à la qualité de ses services et réalisations. D’autre part grâce à ses partenariats
stratégiques aussi bien au plan local qu’à l’international.

I.1. Missions

La mission principale de CIRMA est de fournir à ses clients des services uniques en
ingénierie en leur proposant des solutions originales et efficaces, en misant sur un esprit
d'excellence et sur la responsabilisation de ses ressources, le tout dans une dynamique de
partenariat.

I.2. Secteurs d’Activités

• Routes
• Voiries et réseaux divers
• Transport
• Bâtiment
• Environnement
• Formation

I.3. Nature des interventions

• Etudes

- Etudes générales ;
- Etude de faisabilité
- Etudes technique
- Etudes d’impact environnemental
- Etude de DAO
- Etc

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• Expertises et conseils
CIRMA intervient pour les expertises et conseils en matière de conception et de construction.
Les secteurs spécifiques d’expertises sont les voiries et divers réseaux.

• Maitrise d’œuvre et contrôle d’exécution des travaux


CIRMA assure des missions de maîtrise d’œuvre. Il dispose de toutes les compétences
techniques nécessaires à l’accomplissement des missions de maîtrise d’œuvre et de
contrôle d’exécution des travaux.

• Réalisation des travaux

CIRMA assure la réalisation des travaux de génie civil, bâtiment et VRD. Nous disposons
d’équipes d’ouvriers spécialisés à l’accomplissement de ces travaux.

• Formation qualifiante

En vue de l’amélioration de la capacité technique des agents des PME du BTP ou des
techniciens des Directions Techniques des collectivités territoriales

• Encadrement - opc

CIRMA assiste ses clients dans la mise en œuvre de leurs projets. CIRMA assure
également l’Ordonnancement, le Pilotage et la Coordination dans le cadre de la gestion
de projets.

I.3. Organisation et organigramme

I.3.1. Organisation structurelle

CIRMA est dirigé par M. KONE Bakary, Ingénieur des travaux publics. La formation, les
études et la réalisation des travaux est assuré par des ingénieurs de grandes expériences dans
le domaine des études et de l’expertise, du suivi et contrôle étude et de réalisation. Ces experts
sont assistés par une équipe de techniciens dans le domaine de l’environnement, du BTP.

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I.3.1. Organigramme

Figure 1: Organigramme de CIRMA.

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II. PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE

II.1. Localisation

Le projet d’aménagement et de renforcement de l’axe routier Korhogo – Sinématiali -


Ferkessédougou concerne à la fois trois départements situés au nord de la Côte d’Ivoire. Il
s’agit en occurrence des départements de Korhogo, Sinématiali et Ferkessédougou.
L’ensemble de ces trois départements, formant la zone du projet, est limité :
- Au nord par les départements de Tengrela, Ouangolodougou et les pays tels que le
Mali et le Burkina Faso ;
- Au sud par les départements de Mankono, Dikodougou, Niakaramandougou et
Dabakala ;
- A l’est par le département de Bouna
- A l’ouest par les départements de Kouto et Boundiali.

Figure 2 : Carte synoptique de la route nationale KORHOGO – FERKESSEDOUGOU. Source :


Mémoire master Marema FOFANA MOUSSA.

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II.2. Description de la zone d’influence du projet

• Zone d’influence indirect ou diffuse du projet


Le projet d’aménagement et de renforcement de l’axe routier Korhogo – Sinématiali –
Ferkessédougou concerne les départements de Korhogo, Sinématiali et Ferkessédougou,
particulièrement les sous-préfectures de Korhogo, Karakoro, Sédiégo, Bahouakaha,
Sinématiali et Ferkessédougou. Par contre, les impacts liés aux enjeux du projet et ses effets
structurants sur l’espace vont au-delà des limites des départements suscités. En effet, dans le
cadre des travaux connexes, des zones plus éloignées du site du projet feront l’objet
d’exploitation comme les sites d’emprunt de matériaux, les sites de dépôts ou les carrières. Ils
seront donc tous concernés.

• Zone d’influence direct du projet


La zone du projet couvre la largeur actuelle de la route Korhogo – Sinématiali –
Ferkessédougou longue d’environ 53 km. Toutefois, pour le besoin des travaux, la zone
d’influence directe s’étend en général sur un espace restreint allant 5 à 10m de part et d’autre
de la route actuelle. Ainsi, la zone d’influence directe du projet couvre la largeur actuelle de
la route et l’emprise de 5 à 10m partir de la route actuelle. Sont compris dans la zone
d’influence directe de ce projet, les différents terroirs villageois traversés par le projet et
toutes les activités humaines qui y sont développées. Par conséquent, c’est dans cette emprise
de 5 à 10m que le milieu biophysique et socio-économique pourraient être perturbé :
débroussement du couvert ligneux et herbacé, servitudes des engins de terrassement,
déviation éventuelle de la route, destruction de point de commerce et déplacement de
commerçants.

II.2.1. Environnement biophysique

II.2.1.1. Relief

Dans son ensemble, le relief de la Côte d'Ivoire est peu contrasté et surtout caractérisé par une
sorte de monotonie, même s'il convient de noter que l'altitude croît presque insensiblement du
Sud-Est vers le Nord-Ouest. Dans la réalité, à travers cette uniformité apparente, on peut
distinguer trois grands types de reliefs, eux-mêmes caractérisés par de petites hétérogénéités
que l'on rencontre. Les trois formes de relief sont les plaines, les plateaux et les massifs
montagneux.
De façon spécifique, Le relief du département de Korhogo est caractérisé par un vaste
ensemble de plateaux de 500 à 700m d’altitude. Cet ensemble est interrompu par la présence
de reliefs isolés, les inselbergs, prenant la forme d’alignement de collines, de buttes tabulaires
ou de dômes granitiques comme le Mont Korhogo, un inselberg de 561 mètres d’altitude dans
la ville de Korhogo (MPD, 2015).

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Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Au niveau du département de Sinématiali, le relief composé de plaines et de bas plateaux.


Dans le département de Ferkessédougou appartient à la région géophysique des « plateaux du
nord », vaste pénéplaine d’une altitude moyenne de 300 mètres. Cet ensemble de plateaux
aplanis et mollement ondulés est localement dominé par quelques collines et barres de roches
granitiques d’orientation nord-sud dont l’altitude est comprise entre 500 et 600 m. Le
département de Ferkessédougou est caractérisé par la présence de plaines dont les altitudes
s’élèvent imperceptiblement dans un paysage sans ligne directrice (Coulibaly et al, 2016). Les
principaux accidents de terrain proviennent des reliefs qui surmontent par endroits ces
plateformes avec une succession de petites collines mal formées et de faible hauteur se
raccordant à des bas-fonds en angle net, des plateaux (comme le mont Gnangbabka) qui sont
des prolongements des plaines et qui s’en détachent progressivement avec des altitudes
variant de 200 à 500 m, et avec une chaîne montagneuse à savoir la montagne de
Ouamelhoro.

Figure 3:Relief du district des savanes (source : MDP, 2015)

II.2.1.2. Pédologie

Les sols qui recouvrent le territoire ivoirien peuvent être regroupés en quatre principales
entités d'importance inégale : les sols ferralitiques désaturés ; les sols ferrugineux tropicaux ;
les sols sur roches basiques avec des zones de cuirassement ; les sols hydromorphes ou sols
littoraux.
La quasi-totalité du District des Savanes auquel appartient la zone du projet est constituée de
sols ferralitiques moyennement, voire faiblement désaturés. Aussi, cette zone comporte-t-elle

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

localement des complexes de sols ferralitiques faiblement désaturés et des sols bruns
tropicaux : principalement au centre de la région du Poro, au nord des régions de la Bagoué et
du Tchologo. Ces sols fournissent de bonnes terres agricoles. Cependant, quand ils sont
fragilisés (manque d'amendement humifère ou calcique), ces sols deviennent plus sensibles
au lessivage, s'acidifient et deviennent battantes.
Cet appauvrissement est accéléré quand les agriculteurs ne pratiquent pas de rotations dans
les cultures.
Toutefois, il y a des particularités au niveau de chaque département du projet. C’est le cas à
Sinématiali où les sols sont généralement granitiques et profonds. Ils ont de bonnes propriétés
physiques et sont propices à l’agriculture.
Dans le département de Ferkéssédougoun, en particulier, se retrouvent des sols ferrugineux
sur matériaux ferralitiques, notamment dans sa zone est. Ce sont des sols très riches, mais
extrêmement fragiles. Dès l'instant où le couvert forestier qui les protège de l'érosion est
détruit, ces sols se transforment rapidement en cuirasses par suite d'une latéritisation. Les
oxydes de fer et d'alumine colloïdale précipitent pour former des nodules qui, s'ils se soudent,
forment des cuirasses définitivement stériles.

II.2.1.3. Climat

Le climat de la Côte d'Ivoire comporte deux zones bioclimatiques distinctes. Le sud est très
humide et connaît quatre saisons (d'avril à la mi-juillet : grande saison des pluies ; de la mi-
juillet à septembre : petite saison sèche ; de septembre à novembre : petite saison des pluies ;
de décembre à mars : grande saison sèche). Le nord est plus sec et connaît deux saisons
principales (juin à septembre : grande saison des pluies ; octobre à mai : grande saison sèche).
Les températures varient peu allant de 21 à 35°.En effet le climat de la région Nord est de
type Aw selon la Classification de Köppen : Il est très chaud et très sec (du type du climat
soudanais), avec, en décembre et janvier, le harmattan, un vent puissant venu du Sahara, qui
fait baisser considérablement la température. La grande saison sèche (octobre - mai) précède
la saison des pluies marquée par deux pics pluviométriques, l'un en juin et l'autre en
septembre.

II.2.1.4. Faune et Flore

• Faune
➢ La faune terrestre
Les formations végétales rencontrées sont les zones de répartition potentielles des animaux
tels que l’Aulacode (Genre Tryonomis), la Civette (Viverra civetta), l’hyène, l’éléphant, le
bubale, le céphalophe, le Cob de Buffon, les singes, l’avifaune comme les aigrettes, les
tourterelles, les éperviers et les hérons garde-bœufs.

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Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Il faut noter que les prédations humaines et la destruction des habitats de la faune ont abouti à
une extrême raréfaction des animaux de la zone d’étude. Mais en raison des pressions
énoncées plus haut, il ne reste plus que les pintades sauvages, les rats, les agoutis, les biches,
les singes et les serpents.

➢ La faune aquatique

Les poissons communément rencontrés dans les milieux aquatiques sont le Tilapia, le
Machoiron et le Silure.

• Flore
Dans la division phytogéographique ivoirienne, ADJANHOUIN (1964) et AUBREVILLE
(1957), classent la zone du projet dans le secteur soudano-guinéen. La végétation de la zone
du projet dépend à la fois de la nature des biotopes, des facteurs humains qui concourent à sa
dynamique (transformation, dégradation). Ainsi, cette zone est constituée essentiellement de
formations savanicoles dont les composantes sont les suivantes :
- Végétation climacique du secteur subsoudanais : savane boisée, arbustive ou
arbustive et/ou forêt claire et forêt dense claire.
- Végétation du secteur soudanais : savane arborée ou arbustive et/ou forêt claire.

Les composantes ligneuses (boisées, arborées ou arbustives) peuvent être plus ou moins
hautes suivant les conditions écologiques particulières très localisées (fertilité des sols et
cours d’eau).
La zone du projet se caractérise par des réserves forestières riches en bois : le bois de Vêne,
le bois de Karité, le Tamarin, le Néré et l’Acajou de savane.
Les espèces rencontrées sont fonctions des formations végétales. Ainsi dans le département
de Korhogo on peut citer (Kouakou, 1995) :
- Savanes herbeuses : imperata, cylindrica, pennisetum
- Savanes arbustives : Lophira lanceolata et Daniellia Oliveri,
- Savanes arborées : Terminalia macroptera, Terminalia laxiflora
- Savanes boisées et forêts claires : Isoberlinia doka
- Les champs et les jachères : Vitéllania paradoxa (karité) et le Parkia biglobosa (néré)
- Bois sacrés : Blighia, sapida, Cola cordifolia, Antiaris africana, Ceiba pentadra,
Andansonia digitata ,tetc
A Ferkéssédogou, les espèces les plus rares sont Tamarindus indica, Erythrina senegalensis,
Diospyros mespiliformis, Faidherbia albida. Et celles qui sont les plus communes sont :
- Ficus sur de son nom usuel Ficus de la famille de Moraceae
- Vitellaria paradoxa de son nom usuel Karité de la famille de Sapotaceae

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

- Pterocarpus erinaceus de son nom usuel Vène de la famile de Caesalpiniaceae


- Eucalyptus camaldulensis de son nom usuel Eucalyptus de la famille de Myrtaceae

II.2.1.5. Hydrographie

Le réseau hydrographique de la zone du projet constitué des départements de Korhogo,


Sinématiali et Ferkéssédougou est assez dense.
Dans le département de Ferkéssédougou, en termes de bassins versants, 11 unités ont été
identifiées : 4 bassins principaux (Cavally, Sassandra, Bandama, Comoé), 4 ensembles de
bassin côtier correspondant aux interfluves entre les précédents (désignés par les noms des
principaux fleuves côtiers qui les drainent : Néro- San-Pedro, Niouniourou- Boubo, Agnéby-
Mé, Bia –Tanoé) et 3 bassins dont l’exutoire est extérieur au pays (Kouroukelé –Baoulé-
Bagoé tributaire du Niger au nord –ouest, bassin de la volta noire au nord- Est et bassin du
Nuon drainé vers le Libéria).

A l’exception du Bandama, seul grand fleuve dont le bassin est entièrement situé en Côte
d’Ivoire, et de 3 bassins côtiers, les bassins sont tous partagés avec les pays voisins. Il existe
aussi de nombreuses zones humides comme les mares et marécages qui ne subsistent qu’en
période pluvieuse et qui disparaissent en saison sèche.
Le département de Sinématiali est arrosé par le fleuve Bandama Blanc dans ses parties
orientale et septentrionale et à l’intérieur par de nombreux cours d’eau tels que le Losséligué,
le Tiné, le Ziélogo, le Loviguelogo, le Lokpoho qui sont pour la plupart des affluents du
Bandama. Ils sont tous tarissables par endroits pendant la saison sèche. Ces rivières et fleuve
auxquels il faut ajouter des retenues d’eau, sont utilisés pour la pêche et l’irrigation des
parcelles agricoles.
Dans le département de Korhogo est arrosé par trois grands fleuves : la Comoé, le Sassandra
et le Bandama qui constitue le principal cours d'eau qui arrose la région de Korhogo. Le
Bandama décrit une courbe ; fermée ; ses principaux affluents sont : Badenou, Solomou,
Gou, Lofigué.... Ces différents affluents ont un fonctionnement permanent et, sont alimentés
par de nombreuses petites rivières intermittentes.
Ces fleuves et ces affluents sont marqués par une période de hautes eaux ou crue qui s'étalent
de mi-Juillet à Août, correspondant au maximum des pluviométries, puis une période d'étiage
ou de basses eaux située de Décembre à Mai. Pendant la saison sèche, la majorité des
affluents sont à sec, le problème de ravitaillement en eau se pose aussi bien pour les hommes
les plantes et les animaux (Kouakou, 1995).

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Figure 4: Carte du réseau hydrographique de la zone du projet

II.2.2. Environnement humain

II.2.2.1. La situation démographique

Selon les estimations de l’Institut National de la Statistique (INS), conformément au nouveau


découpage administratif, la population du département de la région du PORO est estimée à
702 086 habitants en 2013 et sur une superficie de 13 400 km2. Soit une densité 52,4
habitants/km2. Singulièrement, la population de la commune de KIEMOU est estimée 22 422
habitants selon l’INS en 2014. La région du PORO est peuplée majoritairement de Sénoufos
qui constituent les autochtones. A côté de ce peuple, il y’a les Malinkés, communément
appelés les Dioulas. On note également la présence d’autres populations venues des autres
régions de la Côte d’Ivoire, des pays d’Afrique et du reste du monde.

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

II.2.2.2. Les activités économiques

L’économie est essentiellement dominée par l’agriculture, l’élevage, le commerce, le tourisme


et l’exploitation minière. Etant donné que les zones du projet se situent dans les milieux
ruraux, la majorité de la population dans la zone tire essentiellement son revenu des
principales cultures agricoles, pérennes et vivrières. Au niveau de l’agriculture, la terre est
propice à la culture du coton, du maïs, du riz, de l’arachide, de l’igname, du tabac, du karité,
de la patate douce, du fonio, du haricot, de la mangue et aux cultures vivrières.
La région du PORO est riche en potentialités touristiques. Ces sites sont très variés, on peut
citer :
- Les tisserands de Warainéné ;
- Les toiles de Fapaha ; - Les vanniers de Torgokaha ;
- Les forges traditionnelles de Koni ;
- Les fabricants de perle de Kapélé ;
- La case sacrée de Niofoin ou la case protectrice ;
- Le Mont Korhogo qui a donné une vue panoramique de la ville de Khorogo ;
- Le musée du patriache SORO PALEFORO GBON qui retrace l’histoire et le règne du
peuple Sénoufo à travers ce chef charismatique ;
- Les danses panthère ou BOLOYE, Natio, les WAMBELE de Sinématiali.
Au plan culturel, terre d’accueil et hospitalier, la région du PORO a un patrimoine culturel et
traditionnel très riche. Elle se caractérise par la pratique du Poro qui se présente comme
l’école de formation traditionnelle par excellence du Sénoufo. Tout Sénoufo est appelé à faire
le Poro qui joue un rôle déterminant dans la vie sociale et religieuse du Sénoufo.

II.3. Description du projet

II.3.1. Description des travaux

Les travaux se composent principalement des tâches suivantes :


II.3.1.1. Installation de la base de chantier

Les installations générales de chantier et les services généraux de l’entreprise comprennent :


- L’acquisition des terrains, s’ils ne sont pas mis à sa disposition par l’Administration ;
- La construction des locaux de l’Entreprise : locaux du personnel, bureaux pour la
mission de contrôle, ateliers, magasins de stockage, toilettes et vestiaires ;

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Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

- L’aménagement des surfaces pour l’implantation des aires de stationnement et


d’entretien des engins et véhicules, des aires de stockage du carburant et autre produit
d’hydrocarbures ;
- La fourniture de l’eau et de l’électricité, ainsi que le gardiennage ;
- L’amenée et le repliement de tout matériel nécessaire au chantier ;
- Le démontage et le repliement des installations à la fin du chantier ;
- La remise en état du site d’implantation ;
- Et toutes autres dispositions nécessaires au bon fonctionnement du chantier.

Ces aménagements sont définis par le Plan d’Installation chantier (PIC) présenté ci-dessous :

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Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

II.3.1.2. Dégagement des emprises

Ces travaux comprennent :


- Le débroussaillage des emprises si nécessaire ;
- Le dégagement des dépôts d’ordures et de débris de toute nature nécessaire à la
réalisation des travaux ;
- La démolition et l’évacuation d’ouvrages divers ;
- Le décapage de la terre dans les zones prescrites par l’Ingénieur.

II.3.1.3. Terrassements généraux

Les terrassements qui seront exécutés sur toute la longueur du projet sont les suivants :
- L’implantation de la route, conformément aux indications données sur les plans du
présent marché ;
- Le décapage de la terre végétale conformément au marché ;
- Les terrassements nécessaires à la réalisation du projet, conformément aux plans du
présent marché ;
- Le réglage de l’arase des terrassements ;
- Le drainage de la plateforme ;
- La fourniture et la mise en place dans les zones prescrites par l’Ingénieur de terre
végétale sur les talus de remblai ;
- L’engazonnement de ces derniers.

II.3.1.4. Mise en place de la couche de roulement

Il s’agit de la fourniture, la mise en œuvre de matériaux naturels pour la couche de roulement


et la mise en forme de la couche de roulement existante.

II.3.1.5. Assainissement – Drainage

Il s’agira de maintenir les ouvrages existants et en bons états, d’en rallonger certains et d’en
construire de nouveau. Dans l’ensemble trente-et-un (31) ouvrages seront maintenus, dix (10)
nouveaux ouvrages seront construits et cinq (5) ouvrages seront maintenus et rallongés.

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Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

II.3.1.6. Signalisation

La mise en place de panneaux de signalisation « STOP » de type 4 devra être effective.

II.3.1.7. Protection de l’environnement

La régénérescence des zones d'emprunt par piquage des plants sauvages sur support de terre
végétale (réhabilitation des sites d'emprunts de matériaux).

II.3.2. Description des étapes

Ces travaux seront exécutés en trois phases en conformité avec le respect des règlements en
matière de protection de l’environnement lors des travaux routiers.

II.3.2.1. Etape préparatoire des travaux

La phase préparatoire des travaux est composée de l’acquisition de terrains, du transport et de


la manutention des engins et équipements divers, du recrutement du personnel, de
l’installation du chantier et du dégagement de l’emprise.

• Acquisition des terrains


La réalisation du projet nécessite l’acquisition des terrains supplémentaires en plus de
l’emprise des voies actuelles. Cette acquisition fera l’objet d’occupation temporaire de
terrains pour l’installation de la base de chantier, pour les zones de dépôts de matériaux
d’excavation et pour le gîte de graveleux.

• Transport et manutention des engins, machinerie et équipements


L’exécution des travaux va nécessiter l’utilisation et la manutention d’un certain nombre
d’engins et d’équipements divers comme par exemple : Bulldozers, Chargeurs, Niveleuses,
Compacteurs, Pulvimixeurs, Camions benne, Camions citernes, Motopompes, Pelles
mécaniques, Bétonnières, etc. L’utilisation et la manutention de toute cette logistique
nécessaire à la réalisation des travaux, si elles ne sont pas rationnelles, peuvent engendrer des
effets éventuels sur l’environnement.

• Recrutement du personnel
Les travaux du projet nécessiteront le recrutement d’un certain nombre de cadres supérieurs,
de techniciens, d’ouvriers et manœuvres. En dehors de la main d’œuvre qualifiée, lors du
recrutement des manœuvres, une priorité sera accordée à la main d’œuvre locale.

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Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

• Installation du chantier et dégagement de l’emprise


L’installation de la base de chantier et le dégagement de l’emprise nécessitent des travaux de
débroussaillage et de terrassement sur un terrain situé à l’entrée du chantier, comme indiqué
plus haut. Ce terrain abritera l’ensemble des installations du chantier (bureaux, magasins de
stockage, vestiaire, atelier mécanique, aires de stockage, aire de stationnement des véhicules
et engins, toilettes et WC, une aire de lavage des engins).
Pour ce qui concerne les bureaux et magasins, l’entreprise utilisera des containers dotés de
toutes les commodités modernes.
L’occupation temporaire de cette zone pour abriter l’ensemble des installations du chantier
(bureaux, magasins de stockage, et aire de stationnement des véhicules et engins) pourrait
engendrer quelques impacts significatifs sur l’environnement physique (sol et sous-sol) et
l’environnement socioéconomique (commerçants présents sur le site).

• Zones d’emprunt et carrières


Le chantier nécessitera l’ouverture de nombreuses zones d’emprunt de graveleux pour la
réalisation de la couche de roulement. Des zones devront être identifiées sur chaque itinéraire
du projet et devront être approuvés par le Maître d’œuvre. Par ailleurs, la Direction Générale
de l’entreprise IMG devra prendre contact avec les chefs des communautés locales pour
connaitre les modalités d’une éventuelle exploitation de ces sites. Et un accord de principe
devra être signé entre la Direction de l’entreprise et la notabilité ou les responsables des sites
concernés.

II.3.2.2. Etape de construction et méthodologie d’exécution des travaux

L’exécution du projet nécessitera des travaux de terrassement (déblais et remblais), des


travaux de démolition et d’assainissement, des travaux de construction de la chaussée
(réglage, préparation et mise en place du graveleux, etc). Ces travaux auront inévitablement
des impacts sur l’environnement.
Pour tenir compte de la nécessité d’exécuter les travaux en considération de l’environnement,
des contraintes du projet et du maintien de la circulation pendant le déroulement des travaux,
l’entreprise CMBTP se propose d’adopter la méthodologie suivante :

• Mise en place des panneaux de signalisation indispensables pendant les travaux ;


• Terrassement pour l’ouverture totale de l’emprise ;
• Rechargement des voies ;
• Fouilles pour la réalisation des tranchées destinées à la pose des dalots et buses ;
• Mise en place des ouvrages de drainage-assainissement : dalots et buses de traversée ;
• Mise en place de la couche de roulement.
Il est important d’indiquer que toutes ces activités devront se dérouler sous circulation car,
l’entreprise a l’obligation de maintenir la circulation pendant les travaux. Aussi, se propose t –

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

elle d’exécuter les travaux en demie chaussée de sorte à ne pas interrompre les déplacements
des usagers de la route.

II.3.3.3. Etape de fin de chantier

A la fin du chantier, les travaux suivants devront être exécutés avant sa fermeture totale : le
démantèlement de toutes les installations présentes sur la base de chantier, le nettoyage
complet du site des travaux et la remise en état de tous les sites endommagés notamment les
zones d’emprunt et les zones de dépôt définitif des matériaux non réutilisables.

II.3.3.4. Délai de réalisation des travaux

Le délai contractuel liant l’entreprise IMG au promoteur du projet est de six (6) mois à
compter de la date de réception de l’ordre de service

III. DEFINITION ET OBJECTIFS DU PGES

Le PGES est une synthèse et une planification de la mise en œuvre des mesures
environnementales et sociales préconisées en vue d’apporter des réponses durables aux
impacts répertoriés dans l’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du projet. Il
précise pour chacune des actions environnementales proposées, les objectifs visés, les
différentes tâches à exécuter, l'acteur ou les acteurs chargés de la mise en œuvre, le lieu où
l'action sera menée, la période appropriée pour la mise en œuvre, les indicateurs
objectivement vérifiables de suivi de l'action ainsi que les acteurs de suivi de l'efficacité et de
l’effectivité de la mesure.
Il est segmenté en huit (8) parties :
- Une brève description du projet ;
- La synthèse des enjeux environnementaux et sociaux de la zone du projet ;
- Le récapitulatif des impacts et leurs mesures ;
- Le plan de mise en œuvre des mesures (modalités, responsables, périodes…) ;
- Le plan de surveillance ;
- Le plan de suivi (indicateurs de suivi) ;
- Le programme de participation du public ;
- Le tableau synoptique.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Les principaux enjeux de la mise en œuvre du PGES sont d’assurer :


- La prévention des risques sur l’environnement ;
- Le respect des normes, de la réglementation, du savoir-faire et des bonnes pratiques ;
- La réalisation des activités selon les principes de saine gestion ;
- La mise en œuvre des mesures et leur suivi en cours d’exécution et au-delà, afin
d’éviter toute dérive préjudiciable, d’en identifier les causes et de remédier aux
dysfonctionnements du système.

IV. CADRE LÉGISLATIF ET RÉGLEMENTAIRE


Les textes législatifs et réglementaire applicable dans le cadre de ce projet sont consignés
dans le tableau suivant.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental et social dans le cadre du
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Tableau 1:Textes législatifs et réglementaires applicables dans le cadre de ce projet

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Article 27 : Le droit à un environnement sain est reconnu à tous. Cette loi rappelle aux acteurs du sous-projet, leur
Loi n°2016-886 du 8 novembre 2016 portant
Article 40 : La protection de l'environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un obligation de préserver l’environnement et le cadre
Constitution ivoirienne
devoir pour la communauté et pour chaque personne physique ou morale. de vie des populations bénéficiaires.
La Loi dispose à son Article 1 « Les dispositions du présent titre ont pour objet la lutte
Loi n° 64-1245 du 16 décembre 1964 modifiée contre la pollution des eaux et leur régénération dans le but de satisfaire ou de concilier les
Elle rappelle aux acteurs du projet, leur obligation de
relative au régime et à la répartition des eaux et à exigences :
préserver les ressources en eau contre toute pollution.
la lutte contre leur pollution - de l'alimentation en eau potable des populations et de la santé publique ; de l'agriculture, de
l'industrie des transports et de toutes autres activités humaines d'intérêt général ».
Article 1 : « Sont interdits sur toute l’étendue du territoire, tous actes relatifs à l’achat, à la
Loi n° 88-651 du 07 juillet 1988 portant Protection
vente, à l’importation, au transit, au transport, au dépôt et au stockage des déchets Elle rappelle les acteurs à la protection de la santé
de la Santé Publique et de l’Environnement contre
industriels toxiques et nucléaires et des substances nocives ». publique et de l’environnement.
les effets des déchets
Articles 2 et 3 : Prévoient les sanctions encourues en cas d’infraction.
Article 2 : Le présent code vise à : Cette loi réglemente la préservation de
- Protéger les sols, sous-sols, sites, paysages et monuments nationaux, les l’environnement de la zone d’insertion du sous-
formations végétales, la faune et la flore et particulièrement les domaines classés, projet, à travers l’EIES.
les parcs nationaux et réserves existantes ;
- Établir les principes fondamentaux destinées à gérer, à protéger l’environnement
contre toutes les formes de dégradation afin de valoriser les ressources naturelles,
de lutter contre toutes sortes de pollutions et nuisances ;
- Améliorer les conditions de vie des différents types de population dans le respect
Loi n° 96-766 du 03 octobre 1996 portant Code de de l’équilibre avec le milieu ambiant ;
l'Environnement - Créer les conditions d’une utilisation rationnelle et durable des ressources
naturelles pour les générations présentes et futures ;
- Garantir à tous les citoyens, un cadre de vie écologiquement sain et équilibré
- Veiller à la restauration des milieux endommagés.
Article 22 : « L'autorité compétente, au terme des règlements en vigueur, peut refuser le
permis de construire si les constructions sont de nature à porter atteinte au caractère ou à
l'intégrité des lieux avoisinants ».
Article 29 : « Tous les engins doivent être munis d’un avertisseur sonore conforme à un
type homologué par les services compétents et ne doivent pas émettre de bruit

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental et social dans le cadre du
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Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Susceptible de causer une gêne aux usagers de la route et aux riverains ».
Article 35 : "Lors de la planification et de l’exécution d’actes pouvant avoir un impact
important sur l’environnement, les autorités publiques et les particuliers se conforment aux
principes suivants :
- Principe de précaution ;
- Substitution ;
- Préservation de la diversité biologique ;
- Non-dégradation des ressources naturelles ;
- Principe pollueur-payeur ;
- Information et participation ;
- Coopération.
Article 39 : tout projet important susceptible d'avoir un impact sur l'environnement doit faire
l'objet d'une étude d'impact environnemental préalable. Tout projet fait l'objet d'un contrôle et
d'un suivi pour vérifier la pertinence des prévisions et adopter les mesures correctives
nécessaires ».
Article 41 : « L'examen des Études d'Impact Environnemental par le Bureau d'Étude d'Impact
Environnemental, donnera lieu au versement d'une taxe au Fonds National de l'Environnement
dont l'assiette sera précisée par décret. ».
Article 75 : « Sont interdits : les déversements, les rejets de tous corps solides, de toutes
substances liquides, gazeuses, dans les cours et plans d'eaux et leurs abords ; toute activité
susceptible de nuire à la qualité de l'air et des eaux tant de surface que souterraines ».
Article 5 : La présente loi portant Code de l’Eau a pour objet une gestion intégrée des Cette loi rappelle aux acteurs du projet, leur
ressources en eau, des aménagements et ouvrages hydrauliques. obligation de préserver les ressources en eau.
Cette gestion vise à assurer :
- La préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et des zones humides ;
- La protection contre toute forme de pollution, la restauration des eaux de surface, des
eaux souterraines et des eaux de la mer dans la limite des eaux territoriales ;
Loi n° 98-755 du 23 décembre 1998 portant Code de
l’Eau - La protection, la mobilisation et la gestion des ressources en eau ;
- Le développement et la protection des aménagements et ouvrages hydrauliques ;
- La valorisation de l’eau comme ressource économique et sa répartition de manière à
satisfaire ou à concilier, lors des différents usages, activités ou travaux, les exigences
;
- La planification cohérente de l’utilisation des ressources en eau tant à l’échelle du
bassin versant hydrologique qu’à l’échelle nationale ;

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projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
- L’amélioration des conditions de vie des différents types de populations, dans
le respect de l’équilibre avec le milieu ambiant ;
- Les conditions d’une utilisation rationnelle et durable des ressources en eau
pour les générations présentes et futures ;
- La mise en place d’un cadre institutionnel caractérisé par la redéfinition du rôle
des intervenants.
Article 12 : " Les prélèvements dans les eaux du domaine public hydraulique et la
réalisation d’aménagements ou d’ouvrages hydrauliques sont soumis, selon les cas, à
autorisation ou à déclaration préalable".
Article 17 : "Le droit d’usage de l’eau et l’utilisation des aménagements et ouvrages
hydrauliques sont limités par l’obligation de ne pas porter atteinte aux droits des
riverains et de restituer l’eau de façon qu’elle soit réutilisable".
Article 25 : "Nul ne doit empêcher le libre écoulement des eaux de surface et des eaux
souterraines".
Article 49 : "Tout rejet d’eaux usées dans le milieu récepteur doit respecter les normes
en vigueur".
Article 75 : « Sont interdits : les déversements, les rejets de tous corps solides, de toutes
substances liquides, gazeuses, dans les cours et plans d'eaux et leurs abords ; toute
activité susceptible de nuire à la qualité de l'air et des eaux tant de surface que
souterraines ».
Article 2 : Est obligatoirement affilié à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale tout Cette loi réglementera les conditions de travail et la
employeur occupant des travailleurs salariés. Cette affiliation prend effet à compter du protection sociale des travailleurs pendant la mise en
premier embauchage d'un travailleur salarié. œuvre du projet.
La CNPS a pour mission :
La gestion du régime obligatoire de prévoyance sociale des travailleurs du secteur privé
Loi n°99-477 du 2 août 1999 Portant Code de et assimilés qui comprend : - la branche des Prestations Familiales ;
Prévoyance Sociale modifiée par l'Ordonnance N° - La branche des Accidents du Travail et Maladies Professionnelles ;
2012-03 du 11 janvier 2012, modifiée par
- L’assurance vieillesse (Retraite) ;
l’ordonnance n° 17-107 du 15 février
- L’assurance maternité ;
- La gestion des régimes complémentaires ou spéciaux, obligatoires ou
volontaires ;
- - le recouvrement des cotisations sociales et le service des prestations
afférentes à ces différents régimes.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental et social dans le cadre du
projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Loi n° 2003-208 du 7 juillet 2003 portant transfert Article 1 « Les Collectivités territoriales concourent avec l'État au développement Cette loi traite du niveau d’intervention des collectivités
et répartition de compétences de l'État aux économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et scientifique des populations et, de territoriales pendant la réalisation du projet
Collectivités Territoriales (En matière de protection manière générale, à l'amélioration constante de leur cadre de vie.
de l'environnement et de gestion des ressources A cet effet, elles jouissent d'une compétence générale et de compétences spéciales
naturelles) attribuées par les lois et règlements »
Article 2 : « Des compétences autres que celles prévues par les dispositions de la
présente loi peuvent être transférées, en cas de besoin, de l’Etat aux Collectivités
territoriales par la loi ».
Article 7 : « La réalisation d’un équipement sur le territoire d’une collectivité
territoriale ne peut être entreprise par l’Etat ou par une autre collectivité territoriale
sans consultation préalable de la collectivité concernée ».
L’article 140 : du chapitre VI relatif à la protection de l’environnement vise à assurer Cette loi traite de la gestion et l’exploitation des zones
la protection de la qualité de l’environnement, la réhabilitation des sites exploités et la d’emprunt.
conservation du patrimoine forestier selon les conditions et modalités établies par la
Loi n° 2014 - 138 du 24 mars 2014 portant Code
règlementation en vigueur.
Minier
Quant à l’article 141 du présent chapitre VI conditionne toute activité d’exploitation
d’un permis et la présentation d’un programme de gestion de l’environnement
comprenant un plan de réhabilitation des sites et leurs coûts prévisionnels.
Article 37 : Le secteur privé applique les principes et objectif du développement Cette loi permettra la mise en œuvre du sous projet dans un
durable prévus par la présente loi dans son fonctionnement et dans la mise en œuvre cadre de développement durable.
de ses actions notamment par :
- L’adoption des modes et méthodes d'approvisionnement, d'exploitation, de
production et de gestion responsable, répondant aux exigences du
développement durable ; des évaluations environnementales et sociales en
vue de vérifier l'impact de leurs activités sur l'environnement ;
Loi n° 2014-390 du 20 juin 2014 d'orientation sur le
- La contribution à la diffusion des valeurs de développement durable et
développement durable
l'exigence de leurs partenaires, notamment de leurs fournisseurs, le respect
de l'environnement et desdites valeurs ;
- L’adoption d'une communication transparente de leur gestion
environnement ;
- Le respect des exigences de la responsabilité sociétale des organisations
pour la promotion du développement durable. Ce texte juridique permettra
la mise en œuvre du projet dans un cadre de développement durable.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental et social dans le cadre du
projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
L’article 5 de la présente Loi définit les axes stratégiques de la politique agricole. Cette loi rappelle les acteurs du projet à préserver
L’article 60 du titre IV du chapitre I de la présente Loi vise à la sécurisation des droits l’environnement.
des détenteurs coutumiers, des concessionnaires des terres et des occupants, le
maintien. L’article 66 du titre IV du chapitre I de la présente Loi stipule que l’Etat
Loi n° 2015-537 du 20 juillet 2015 d’orientation
évalue des jeunes et des femmes à la terre sur un bien foncier identifié, la valorisation
agricole
de la ressource foncière, l’accès équitable des hommes à ladite ressource et sa gestion
durable.
L’article 68 précise que tout aménagement et toute installation de valorisation du
potentiel énergétique doivent faire l’objet d’évaluation environnementale.
Selon l’Article 1, le Code du travail « régit les relations entre employeurs et Cette loi réglementera les conditions de travail et la
travailleurs résultant de contrats de travail conclus pour être exécutés sur le territoire protection sociale des travailleurs pendant la mise en
de la République de Côte d'Ivoire. Il s'applique en certaines de ses dispositions aux œuvre du projet.
apprentis et à toute autre personne liée à l'entreprise en vue d'acquérir une
qualification ou une expérience professionnelle ».
Titre IV : chapitres premier (Hygiène, Sécurité et Santé au Travail)
Article 41.2 : "Pour protéger la vie et la santé des salariés, l'employeur est tenu de
Loi n°2015-532 du 20 juillet 2015 portant Code du
prendre toutes les mesures utiles qui sont adaptées aux conditions d'exploitation de
Travail
l'entreprise.
Il doit notamment aménager les installations et régler la marche du travail de manière à
préserver le mieux possible les salariés des accidents et maladies".
Article 41.3. ‘’Tout employeur est tenu d'organiser une formation en matière d'hygiène
et de sécurité au bénéfice des salariés nouvellement embauchés, de ceux qui changent
de poste de travail ou de technique. Cette formation doit être actualisée au profit du
personnel en cas de changement de la législation ou de la règlementation’.
Article 8 : La protection et la reconstitution des ressources forestières incombent à Cette loi rappelle aux acteurs du sous-projet, leur
l’Etat, aux collectivités territoriales, aux communautés rurales et aux populations obligation de préserver la forêt.
riveraines des forêts de l’Etat, aux personnes morales de droit privé, notamment les
concessionnaires et exploitants des ressources forestières ainsi qu’aux personnes
physiques.
Article 9 : L’Etat prend toutes les mesures nécessaires à l’effet de préserver l’ordre
Loi n°2019-675 du 23 juillet 2019 portant Code
public écologique.
Forestier
Article 10 : L’Etat prend toutes les mesures en vue de fixer les sols, de protéger les
terres, les berges, et ouvrages contre les risques d’érosion et d’inondation, et de
conserver les espèces menacées d’extinction.
Article 26 : Les forêts sacrées font l’objet de protection par l’administration forestière
dans le respect des droits, us et coutumes des communautés rurales, dans les
conditions déterminées par décret pris en Conseil des Ministres.

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projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Article 27 : La propriété d’une forêt naturelle ou d’un arbre naturel revient au
propriétaire de la terre sur laquelle ils sont situés.
La propriété d’une forêt créée ou d’un arbre planté, revient au propriétaire foncier ou à
la personne qui l’a créée ou plantée en vertu d’une convention avec ledit propriétaire.
Article 2 nouveau : Le Domaine Foncier Rural est à la fois : Cette loi permettra aux acteurs du projet de mieux gérer le
- Hors du domaine public ; foncier en phase d’exécution.
- Hors des périmètres urbains ;
Loi n° 2019-868 du 14 octobre 2019 modifiant la loi - Hors des zones d’aménagement différé dûment constituées ;
n°98750 du 23 décembre 1998 relative au domaine - Hors du domaine forestier classé et des aires protégées ;
foncier rural, telle que modifiée par les lois n°2004- - Hors des zones touristiques dûment constituées.
412 du 14 août Article 4 nouveau : La propriété d’une terre du Domaine Foncier Rural est établie à
2004 et n°2013-655 du 13 septembre 2013 partir de l’immatriculation de cette terre au Registre Foncier ouvert à cet effet par
l’Administration.
Dans le domaine foncier rural coutumier, les droits coutumiers sont constatés par le
Certificat Foncier.
L’article 2 du présent décret indique que « l’indemnité doit être juste, c’est-à-dire
permettre la réparation intégrale du préjudice causé par la perte de bien. Elle ne doit en Ce décret rappelle les acteurs du projet à dédommager les
Décret n ° 95 - 817 du 29 septembre 1995 fixant les aucun cas constituer une spéculation pour la victime ». pertes de cultures occasionnées par les travaux.
règles d’indemnisation pour destruction des cultures L’article 3 stipule que lorsqu’il y a expropriation pour cause d’utilité publique déclarée,
l’indemnisation doit être juste et au besoin préalable à l’occupation des terrains, sauf s’il
y a urgence appréciée par l’administration.
Article 1 : « Conformément aux dispositions prévues à l'Article 42.1 du Code du Ce décret réglementera les conditions de travail et la
Travail, dans tous les Etablissements ou entreprises occupant habituellement plus de protection sociale des travailleurs pendant la mise en œuvre
Décret n°96-206 du 07 mars 1996 relatif au Comité
cinquante salariés, l'employeur doit créer un comité d'hygiène, de sécurité et des du projet. Les acteurs de mise en œuvre du projet veilleront
d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail
conditions de travail ». au respect des conditions d’hygiène, de sécurité et de travail
de la main-d’œuvre.
Article 1 : - Est considéré comme période de travail de nuit, tout travail effectué dans la Ce décret réglementera les conditions de travail et la
période de huit heures consécutives comprises entre 21 heures et 5 heures. Interdiction protection sociale des travailleurs pendant la mise en œuvre
du travail de nuit des enfants et dérogation concernant les jeunes du projet, notamment les travaux de nuit.
Décret n°96-204 du 7 mars 1996 relatif au travail de
nuit Article 3.- Les enfants de moins de quatorze ans admis en apprentissage ou en formation
préprofessionnelle, ne peuvent en aucun cas, être occupés à un travail, quel qu’il soit,
pendant la période de délimitation du travail de nuit ; et de manière générale pendant
l’intervalle de quinze heures consécutives, allant de 17 heures à huit heures.

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projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Article 4 : Les jeunes de plus de quatorze ans et de moins de dix-huit ans ne peuvent
être occupés à un travail, pendant une période minimale de douze heures consécutives,
dans l’intervalle allant de 18 heures à six heures. Toutefois, lorsqu’ils sont en
apprentissage, en formation préprofessionnelle, professionnelle, ou en emploi et de
manière générale, dans tous les cas où cela s’avère nécessaire, profitable et sans danger
pour la santé des intéressés, l’Inspecteur du Travail et des Lois Sociales pourra
accorder des dérogations pour permettre l’occupation des jeunes visés au précédent
alinéa, dans la limite d’une heure, avant le début ou la fin de l’intervalle prescrit.
Article 5 : La durée du travail de nuit ne peut excéder huit heures consécutives de
travail effectif, entrecoupé d’une ou deux pauses de quinze minutes. Au-delà, toute
heure effectuée sera considérée comme heure supplémentaire et rémunérée comme
telle.
Article 3 : Les termes ci-après sont définis comme suit : Ce décret donne la définition de l’étude à réaliser et la
2) Constat d’impact : inventaire des effets du projet ou programme, sans suggérer catégorisation du projet.
nécessairement l’étude des variantes et les moyens permettant de corriger les effets
Décret n° 96-894 du 08 novembre 1996 déterminant
négatifs.
les règles et procédures applicables aux études
Article 5 : Pour tout projet ayant un lien avec les domaines prévus à l’annexe II du
relatives à l’impact environnemental des projets de
présent décret, l’autorité habilitée à délivrer l’autorisation doit exiger du maitre
développement
d’ouvrage ou du pétitionnaire un constat d’impact aux fins d’en évaluer le risque
d’impact sérieux sur l’environnement et d’exiger ou non une étude d’impact
environnemental.
Article 1 : « Conformément aux dispositions prévues à l'Article 42.1 du Code du Le projet prendra les meilleures dispositions pour s’assurer
Décret n°98-40 du 28 janvier 1998 relatif au Comité
Travail, dans tous les Etablissements ou entreprises occupant habituellement plus de des conditions de travail et la protection sociale des
Technique Consultatif pour l’étude des questions
cinquante salariés, l'employeur doit créer un comité d'hygiène, de sécurité et des travailleurs pendant la mise en œuvre des travaux, en
intéressant l’hygiène et la sécurité des travailleurs
conditions de travail ». conformité avec les dispositions du décret.
Article 2 : Les locaux affectés au travail seront tenus en état constant de propreté. Le projet prendra les meilleures dispositions pour s’assurer
Article 7 : Des mesures seront prises par le chef d'établissement pour que les que les travailleurs sont dans de meilleures conditions et
travailleurs disposent d'eau potable pour la boisson, à raison d'un minimum de six dans un milieu hygiénique, en conformité avec les
Décret n° 98-38 du 28 janvier 1998 relatif aux litres par travailleur et par jour. dispositions du décret.
mesures générales d’hygiène en milieu du travail Si cette eau ne provient pas d'une distribution publique qui la garantit potable, le
médecin-inspecteur du Travail ou l'inspecteur du Travail et des Lois sociales du ressort
pourra mettre l'employeur en demeure de faire effectuer à ses frais l'analyse de cette
eau.

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projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Article 17 : Le Plan de Gestion Environnementale-Audit (PGE-A) est conçu par Ce décret permet au promoteur du projet de commanditer
l’ANDE pour accompagner les entreprises dans la prise en compte de un audit environnemental, en cas de nécessité.
l’Environnement dans leurs activités.
Décret n° 2005-03 du 06 Janvier 2005 portant Audit La mise en place du PGE-A est obligatoire au sein des entreprises ne disposant pas
Environnemental d’un Système de Management Environnemental.
L’Agence Nationale De l’Environnement est chargée de la mise en place du PGE-A,
les frais y afférant sont à la charge de l’entreprise.
Tout outil de gestion environnementale, mis en œuvre au sein d’une entreprise à
l’initiative du promoteur, doit être validé par l’Agence Nationale De l’Environnement.
Article 3 : « Le principe pollueur-payeur a pour effet de mettre à la charge du Le projet veillera à l’intégration des clauses
Décret n° 2012-1047 du 24 octobre 2012 fixant les pollueur, les dépenses relatives à la prévention, à la réduction, à la lutte contre les environnementales et sociales ainsi que les coûts des
modalités d'application du principe pollueur-payeur pollutions, les nuisances et toutes les autres formes de dégradation ainsi que celles mesures de protection de l’environnement dans le DAO et
tel que défini par la loi n° 96-766 du 3 octobre 1996 relatives à la remise en état de l'Environnement. contrats des entreprises contractantes en vue de la
portant Code de l'Environnement Il permet de fixer les règles d'imputation du coût des mesures en faveur de réalisation des travaux.
l'Environnement. ».
Article 5 : Pour l’occupation du domaine public de l’Etat, l’autorisation est délivrée Ce décret réglementera les conditions d’occupation du
Décret n°2016-788 du 12 octobre 2016 relatif aux par le Ministre chargé de la gestion du domaine public de l’Etat sous réserve des domaine public pendant la mise en œuvre du projet.
modalités d’application de l’ordonnance n°2016-588 dispositions particulières qui attribuent compétence à d’autres autorités
du 03 août 2016 portant titres d’occupation du
administratives. Dans les départements, l’autorisation peut être délivrée par le préfet
domaine public
sur délégation.
Article 149 : Cette mesure vise à faire face à la recrudescence de l’insécurité routière Ce décret réglementera les conditions d’utilisation de la
dans nos pays caractérisés par les accidents de la circulation entrainant des dégâts voie routière.
matériels importants et des pertes en vie humaine notamment :
- Suspension d’un permis de conduire, pour une période de 20 ans avec
obligation de reprendre la formation et les épreuves théoriques dans un
établissement de formation agrée et interdiction formelle de conduire sur
l’ensemble du territoire national ;
Décret n°2016-864 du 03 novembre 2016 - Suspension de 04 permis de conduire pour une période de 05 ans avec
portant obligation de reprendre la formation et les épreuves théoriques dans un
règlementation de l’usage de la voie routière ouverte établissement de formation agrée et interdiction formelle de conduire sur
à la circulation publique l’ensemble du territoire national ;
- Suspension de 05 permis de conduire pour une période allant de 2 à 6 mois
avec pour obligation de recyclage en matière de code de la route dans un
établissement de formation agrée et interdiction formelle de conduire sur
l’ensemble du territoire national ;
- Restitution d’un permis de conduire pour faire non imputable ;
- Suspension d’un permis de conduire pour trois mois avec sursis

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental et social dans le cadre du
projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Article 2 : « Le présent décret a pour objet de fixer les normes de qualité de l'air Le projet veillera à la mise en œuvre par l’entreprise
ambiant et celles des gaz et particules émis par les véhicules automobiles et chargée des travaux, des mesures de gestion de la qualité
motocyclettes ». de l’air prévues dans la présente EIES en vue de se
Article 3 : « Le présent décret s'applique : conformer aux exigences du décret.
- Aux installations classées visées à l'article premier du décret n°98-43 du 28
janvier 1998 relatif aux installations classées pour la protection de
Décret n° 2017-125 du 22 février 2017 relatif à la
l’environnement ;
qualité de l'air
- Aux installations, autres que les installations classées, exploitées ou
détenues par toute personne physique ou morale, publique ou privée qui
sont à l'origine d'émission de fumées, de particules ou de substances
polluantes dans l’air ;
- À tout engin et moyen de transport équipés de moteurs à combustion ;
- À tout acte susceptible d'altérer la qualité de l'air ».
Article 1 : sont exécutés en régie ou en régie partielle, les entretiens routiers ci-après : Ce décret vise à préserver le réseau routier.
- La surveillance du réseau routier ; - les enquêtes de trafic ;
- L’inspection sommaire des routes ; - le recueil de données routières ;
- Le nettoyage des abords des routes ;
Décret n°2018-484 du 16 mai 2018 portant
réaménagement de la gestion de l’entretien routier - Le reprofilage améliorant et la répartition des ouvrages hydrauliques ;
- Le suivi et le contrôle d’entretien routier ;
- L’entretien des ouvrages de drainage ; - le traitement d’urgence de points
critiques ;
- Le traitement de points à temps.
Article 1er : « La présente ordonnance s’applique aux biens du domaine public Le projet veillera au respect des conditions d’occupation du
appartenant à : L’Etat ; - aux collectivités territoriales ; – aux établissements publics.» domaine public pendant la mise en œuvre des travaux.
Article 3 : « Les biens du domaine public sont utilisés, conformément à leur
affectation, à l’utilité publique. Aucun droit d’aucune nature ne peut être consenti s’il
Ordonnance N° 2016-588 du 3 août 2016 portant fait obstacle au respect de cette affectation ».
titre d’occupation du domaine public en Côte Article 5 : « Nul ne peut sans titre l’autorisant, occuper une dépendance du domaine
d’Ivoire public de l’une des personnes morales de droit public mentionnées à l’article 1er de la
présente ordonnance ou l’utiliser dans des limites dépassant le droit d’usage qui
appartient à tous. »
Article 32 : « A l’expiration du titre d’occupation, les lieux doivent être remis dans leur
état primitif par l’occupant, sous peine de se rendre coupable d’une contravention de
voirie. ».

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental et social dans le cadre du
projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Article premier : En attendant l'adoption de normes ivoiriennes spécifiques, les Cet arrêté définit les caractéristiques, en termes de qualité,
nonnes internationales, européennes ou françaises suivantes s'appliquent en Côte des équipements de protection humaine. Pendant la
d'Ivoire à compter de la mise en vigueur de cet arrêté. réalisation des travaux, le projet s’assurera lors de la mise
en œuvre du PGES, du port effectif des EPI par les
1) EXTINCTEURS ET AGENTS EXTINCTEURS travailleurs ainsi que la présence d’extincteurs dans les
ISO 7203-3. — Agents extincteurs — Emulseurs — Partie3 : spécifications pour véhicules de chantier et la base-vie. Ces équipements
les émulseurs bas foisonnements destinés à une application par le haut sur les liquides peuvent être utilisés pendant les travaux, en cas d’incidents.
miscibles à l'eau ; EN 3-5/AC. — Extincteurs d'incendie portatifs — Partie 5 :
spécifications et essais complémentaires — Amendement AC ;
NF EN 615. — Protection contre l'incendie — Agents extincteurs— Prescriptions pour
les poudres (autres que les poudres pour classe D).
2) GANTS DE PROTECTION INDUSTRIELLE
NF EN 388. —Gants de protection contre les risques mécaniques ;
NF EN 50237. — Gants et moufles avec protection mécanique pour travaux
électriques ;
NF EN 60903. — Spécifications pour gants et moufles en matériaux isolants pour
travaux électriques ;
Arrêté interministériel n°02 NF EN CEI 60903/A11. - Spécifications pour gants et moufles en matériaux isolants
MIPSP/MDPC/MEMEF/MCI du 10 février 2003
pour travaux électriques ; amendement Al l ;
portant règlementation de la qualité des produits de
protection humaine 3) CASQUES DE PROTECTION
ISO 3873. - Casques de protection pour l'industrie ;
NF EN 1080. - Casques de protection contre les chocs pour jeunes enfants ;
NF EN 397. - Casques de protection pour l'industrie ;
Article 2 : Les produits ne répondant pas aux spécifications définies dans les
normes appropriées citées à l'article premier sont interdits pour la fabrication en vue
du marché intérieur, l'importation, la vente, ou la distribution à titre gratuit.
Article 3 : Le producteur sur le territoire ivoirien doit mettre en place et
documenter un plan qualité afin de démontrer son aptitude à réaliser en permanence
des produits conformes aux prescriptions des normes citées à l'article premier.
Ce plan qualité doit présenter les dispositions de maîtrise :
- Des équipements de production ;
- Des équipements de contrôle de la qualité du produit ;
- Des matières premières, consommables et emballages ;
- Des méthodes de travail ;
- Du personnel technique ;
- Et l'environnement de travail en conformité avec les règles de bonnes
pratiques de fabrication.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental et social dans le cadre du
projet de renforcement de la route Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

Intitulé de la législation ou de la règlementation Articles ou dispositions liés aux activités du projet Lien avec les activités du projet
Dans l’Article 3, les valeurs limites d'émission sont fixées dans l'arrêté d'autorisation Cet arrêté définit les valeurs limites d'émission autorisées
sur la base de l'emploi des meilleures technologies disponibles à un coût économique lors des travaux.
Arrêté n°01164 MINEEF/CIAPOL/SIIC du 04
acceptable, et des caractères particuliers de l'Environnement. Ces valeurs limites sont
novembre 2008 portant Réglementation des Rejets et
fixées pour le débit des effluents, pour les flux et pour les concentrations des
Emissions des Installations Classées pour la
Protection de l’Environnement principaux polluants conformément aux dispositions du présent arrêté.
Les Sections I, II et III du présent Arrêté traitent respectivement de la pollution des
eaux, de l’air et de bruit et vibration.
Arrêté Cet arrêté actualise les taux d’indemnisation dans le cadre des destructions de cultures
Interministériel Le projet veillera conformément aux dispositions prévues
n°453/MINADER/MIS/MIRAH/MEF/MCLU/MMG/ occasionnées par l’exécution de travaux d’utilité publique. Le paiement de l’indemnité par l’arrêté à la prise en compte des conditions
MEER/MPEER/SEPMBPE du 01 Août 2018 portant est à la charge de la personne physique ou morale civilement responsable de la d’indemnisation en cas de destruction de cultures.
fixation du barème d'indemnisation pour destruction destruction. Les agents assermentés du Ministère en charge de l’Agriculture, en
ou projet de destruction des cultures et autres présence des victimes et de la personne civilement responsable de la destruction ou
investissements en milieu rural et abatage d’animaux son représentant établissent les calculs d’indemnité basés sur des critères contenus
d’élevage dans l’article 6 du présent arrêté.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

DEUXIEME PARTIE :
ELABORATION DU PLAN DE
GESTION ENVIRONNEMENTAL ET
SOCIAL

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

I. IDENTIFICATION DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX DU PROJET

Les travaux de renforcement de la route occasionneront des modifications de


l’environnement.

I.1. Impacts généraux du projet en phase de chantier

Par phase de chantier, on entend la phase préparatoire (installation générale de chantier


comportant les activités principales suivantes : Acquisition des terrains, aménagement des
bureaux de chantier, recrutement du personnel de chantier, dégagement de l’emprise,
ouverture des zones d’emprunt et ouverture des zones de dépôt) et la phase de construction
proprement dite de la chaussée ( fonctionnement de la base de chantier, mise en place des
ouvrages de drainage – assainissement, terrassements généraux pour la construction des
routes et pour l’exploitation des zones d’emprunt et de dépôt).
La mise en œuvre de ces activités engendrera les impacts significatifs.

I.1.1. Impacts positifs du projet

I.1.1.1. Impact positif sur le milieu biophysique

Aucun impact positif n’est à signaler sur le milieu biophysique en phase de chantier

I.1.1.2. Impact positif sur le milieu humain et socio-économique

Les travaux de réhabilitation de la route généreront des impacts positifs en phase de


chantier. Ils offriront des opportunités d’emplois temporaires aux populations locales
notamment les emplois non qualifiés.

• Création d’emplois temporaires :


La réhabilitation de la route contribuera à la création d’emplois directs et indirects dans les
localités concernées par le projet. Ceci permettra de réduire temporairement le chômage,
surtout les jeunes déscolarisés ; et ainsi de contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu
rural. Cet impact sera majeur.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

• Développement circonstanciel d’activités économiques :


L’exécution des travaux favorisera un développement circonstanciel d’activités économiques
avec la présence du personnel de chantier qui s’approvisionnera pendant les heures de travail
ou de pause dans les petits commerces et restaurants environnants. Ce qui contribuera à la
dynamique économique durant la période des travaux.

• Opportunités d’affaires
Le développement des activités génératrices de revenus constitue l’un des principaux
impacts positifs de cette phase. En effet, en plus de ce qui existe, on assistera à
l’installation de petits commerces (restauration, ventes de biens de consommations et
d’articles divers) à cause des travaux. Toutes ces opportunités entraîneront l’amélioration
des chiffres d’affaires des gérants d’activités.

• Amélioration des conditions de vie des riverains


Les revenus tirés des activités économiques et des travaux de chantier permettront aux
populations de se prendre en charge.

• Autonomisation des femmes


Les petits commerces et la restauration seront majoritairement tenus par les femmes. Cette
opportunité leur permettra d’être autonome et de participer aux charges familiales.

• Animation de la vie sociale


L’arrivée du personnel de l’entreprise contribuera à l’animation de la vie sociale dans les
localités. En effet, de par leur présence, des relations interpersonnelles, allant de simples
relations amicales à des liens plus profonds pourront naître du brassage entre le personnel
et les riverains. La construction du pont va susciter un sentiment de fierté chez les
bénéficiaires du projet.

• Amélioration du paysage rural


Pendant la phase des travaux, l’emprises de la route sera aménagée et libérée des
broussailles qui les assaillent. Ceci contribuera à l’amélioration de l’esthétique paysagère
et de l’amélioration de la visibilité des usagers.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

I.1.2. Impacts négatifs du projet

I.1.2.1. Impacts négatifs généraux sur l’environnement biophysique

Les principaux impacts négatifs sur l’environnement biophysique sont les suivants :

• Impacts sur la topographie et le paysage :


L’ouverture de l’emprise des travaux et l’exploitation des zones d’emprunt pourraient
modifier et altérer le paysage de la zone du projet. On assistera à :
- La modification du profil topographique du milieu ;
- Ravinement et à l’instabilité des talus dans les zones mises à nu notamment en
période pluvieuse ;

• Impacts sur les sols :


Du fait des travaux de terrassement, on assistera à la déstabilisation des sols, des travaux
d’exploitation des zones d’emprunt et des travaux de construction de la plateforme de la
route. Cet impact, dû au décapage et à la mise à nu du sol dans la zone des travaux, se
manifestera par la contamination et la pollution des sols par les déversements accidentels
de produits pétroliers, par les déchets solides de chantiers et par les matières en suspension
drainées sur les sols dénudés par les eaux pluviales.

• Impact sur l’air ambiant :


Les travaux auront une incidence sur la qualité de l’air par une augmentation de la teneur
en poussière et particules diverses de l’air liée aux circulations des engins et camions de
chantier en saison sèche. Aussi la pollution de l’air pourrait provenir des fumées
d’échappement des véhicules, engins et machines.

• Impacts sur les eaux :


Le projet peut engendrer des risques de pollution et de perturbation des eaux de surface qui
sont traversées par le projet, par déversement accidentel des produits pétroliers. Les
nuisances majeures sur les eaux de surface se posent en termes de contamination des plans
d’eau par les charges polluantes significatives (boues, traces d’hydrocarbures et dérivés,
eaux usées pouvant contenir certains produits pétroliers).

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

• Impacts sur la végétation et la faune :


Durant la phase de dégagement et de débroussaillage de l’emprise des travaux, on assistera
à la destruction du couvert végétal. Cet impact sera observé au niveau de l’exploitation des
zones d’emprunt. Cette destruction se traduira par l’abattage d’arbustes et de désherbage
dans l’emprise du projet. Toutefois, cet impact sera limité dans la zone du projet.

Concernant la faune sauvage, l’environnement immédiat de la zone du projet n’abrite pas


d’espèces fauniques significatives, à cause des exploitations anthropiques. Toutefois, la
petite faune locale terrestre va migrer vers d’autres sites durant la période des travaux, du
fait de la destruction ou de la modification du paysage et des bruits émanant des engins
lourds et des camions.

I.1.2.2. Impacts négatifs sur le milieu humain et socio-économiques

• Destruction d’activités agricoles


Quelques activités agricoles situées à proximité de l’emprise des travaux sur l’itinéraire
pourraient être détruites. Toutefois, en cas d’imprudence des conducteurs d’engins, on
pourra assister à des cas de destruction de pieds cultures notamment d’anacarde située à la
limite de l’emprise.

• Impacts sur les bâtis :


Aucun bâti ne sera détruit sur l’itinéraire du projet durant la phase des travaux.

• Nuisances sonores :
Les travaux de chantier vont engendrer des bruits lors des mouvements des engins lourds.
Mais ces bruits seront localisés dans la zone des travaux. Les populations des localités
riveraines de la zone des travaux ne seront donc pas perturbées par ces nuisances sonores,
parce que les sites sont éloignés des villages. Cet impact sera mineur.

• Dégradation de la qualité du cadre de vie :


Les travaux de réhabilitation de la voie vont engendrer la production de déchets de chantier
notamment, des matériaux d’excavation, de déblais, des débris végétaux issus des travaux
de débroussement. Ces déchets, s’ils ne sont pas bien gérés, pourront se retrouver dans la
nature. Ces différents facteurs porteront inévitablement atteinte à la qualité du cadre de vie
des populations des localités traversées par le projet. Cet impact sera moyen.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

• Perturbation du trafic routier :


Les travaux de réhabilitation de la route vont perturber le trafic routier et le déplacement
des populations. A cet effet, les travaux se dérouleront en demi causée pour maintenir le
trafic durant les travaux.

• Risques d’accident de circulation pendant les travaux :


Lors des travaux, l’itinéraire du projet sera ouvert à la circulation. Ce qui pourrait
constituer un risque d’accident pour les usagers de la route, à cause des mouvements des
engins sur la voie.

• Atteinte à la santé et à la sécurité des travailleurs :


Pendant la réhabilitation de la route, les travailleurs de chantiers seront exposés à
différentes nuisances (sonores ou sensorielles et atmosphériques) qui, lorsqu’elles sont
amplifiées peuvent causer des atteintes à leur santé. A cela s’ajoutent les risques de
blessures liés à l’imprudence et à l’absence d’Equipement de Protection Individuelle (EPI)
adaptés à chaque tâche.

• Risques de transmission des IST-MST/VIH-SIDA


Avec la présence du personnel de chantier de l’entreprise chargée d’exécuter les travaux,
l’on assistera au brassage et l’accroissement des échanges entre les travailleurs venus
d’horizons divers et les différentes communautés présentes dans la zone du projet,
notamment les jeunes filles. Cette situation peut constituer une source de contamination,
notamment avec la possibilité de transmission des IST-MST/SIDA.

• Risque de contamination et de propagation de la pandémie du Coronavirus


(COVID-19)
Les échanges sociaux entre la population riveraine et les travailleurs du chantier pendant la
réalisation des travaux pourraient constituer des facteurs de risques de contamination et de
propagation de la pandémie de la COVID-19.

I.2. Impacts négatifs spécifiques en phase préparatoire et de construction

• Risque de destruction d’activités agricoles et pertes de revenus des exploitants :


Sur certains sites, se trouve de l’anacarde, du coton ; etc. Une partie de cette culture pourrait
être détruit durant la phase de dégagement de l’emprise des travaux. Cet impact sera majeur
car on assistera à une perte de cultures et de revenu pour les exploitants.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

• Us et coutumes
On peut observer des risques de profanation ou d’empiètement du patrimoine culturel des
populations riveraines du projet, du fait de la méconnaissance des us et coutumes de
certaines localités bénéficiaires du projet. Cet impact concerne le risque perturbation de
lieu d’adoration. Cet aspect doit être pris en compte pour éviter des cas de plainte ou de
non-respect des coutumes des villages, afin d’éviter le blocage du projet. Cet impact sera
majeur.

• Risque de violences basées sur le genre


Dans le cadre du recrutement du personnel, des candidatures féminines pourraient être
victimes d’abus sexuel ou d’harcèlement sexuel de la part des responsables de l’entreprise
en charge des travaux sur le lieu de travail. Par ailleurs, lors des travaux de construction,
des risques de violences basées sur le genre sont susceptibles de se produire. En effet, des
restrictions d’accès aux sites des travaux peuvent être imposées aux femmes par les
hommes des différentes localités traversées. Aussi, des activités économiques pouvant
permettre aux femmes d’être autonomes financièrement peuvent leur être interdites par
leurs époux.

• Risque de travail des enfants


Les travaux nécessitent une main-d’œuvre plus ou moins abondante, due à l’importance
des activités ne nécessitant pas une technicité spécifique. Cette opportunité de recrutement
de la main-d’œuvre locale pourrait occasionner le recrutement d’enfants mineurs par
l’entreprise en charge des travaux. Il pourrait donc avoir des cas de travail des enfants liés
à la méconnaissance de l’âge de ceux-ci par les responsables des entreprises.

• Risque d’incendie dû au stockage du carburant


En phase d’exécution des travaux, le mauvais stockage du carburant et l’absence de mesures
de sécurité sur le chantier pourraient provoquer des incendies.

• Risque de conflits sociaux entre les entreprises et la population


L’exécution du projet pourrait entrainer des conflits sociaux liés au non-respect des us et
coutumes, aux mauvaises conditions de travail de la main-d’œuvre et à la destruction des
biens d’autrui sans contrepartie par les entreprises.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

I.3. Impacts en phase de fin de chantier

I.3.1. Impacts positifs

I.3.1.1. Impacts positifs sur le milieu biophysique

Aucun impact positif significatif sur le milieu biophysique n’est attendu durant cette phase.

I.3.1.2. Impacts positifs sur le milieu humain et socio-économique

• Amélioration de la qualité du cadre de vie

La base opérationnelle de l’entreprise de travaux sera dépourvue de déchets de


démantèlement qui amélioreraient le cadre de vie des communautés locales.

I.3.2. Impacts négatifs

I.3.2.1. Impacts négatifs sur le milieu biophysique

• Erosion des sols :


La non-réhabilitation des zones d’emprunt et base de chantier va dégrader les sols ainsi que
créer de nombreux ravinements.

• Dégradation de la végétation présente


La non-réhabilitation des zones des travaux va accélérer la dégradation de la végétation locale

I.3.2.2. Impacts négatifs sur le milieu humain et socio-économique

• Perte définitive de terres agricoles


L’exploitation des zones d’emprunt et des zones de dépôts constituent une perte
temporaire de terres agricoles pour les propriétaires. Cette perte sera définitive si ces sites
ne sont pas réhabilités.

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

• Détérioration du cadre de vie aux alentours des bases opérationnelles des


entreprises
A la fin des travaux, les bases opérationnelles des entreprises peuvent être sujettes à la
détérioration de leur cadre si les déchets de démantèlement sont abandonnés pêle-mêle sur les
sites.

I.4. Impacts au niveau du site en phase d’exploitation et d’entretien

I.4.1. Impacts positifs

• Amélioration du trafic routier dans les localités du projet :

La réhabilitation de la route contribuera à l’amélioration du trafic et facilitera la mobilité


ainsi que les échanges entre les différentes populations des localités desservies. Le projet
contribuera au développement du transport dans la région concernée.

• Amélioration des conditions d'évacuation de malades et d’accès aux


infrastructures sociaux de base :

La construction des ouvrages va améliorer les conditions d’évacuation des malades ou des
cas d'accouchement d’urgence vers les centres de santé les plus proches. Ainsi, le calvaire
des populations sera résolu.

• Développement et amélioration des conditions de vie des populations riveraines

Toutes les transactions qui s’effectueront à la faveur de l’exploitation de la route vont


contribuer au développement des localités et à l’amélioration des conditions de vie des
populations.

I.4.2. Impacts négatifs

I.4.2.1. Impacts négatifs sur l’environnement physique et biologique

Aucun impact négatif significatif n’est à signaler sur le milieu biophysique en phase
d’exploitation et d’entretien.

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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I.4.2.2. Impacts négatifs sur le milieu humain et socio-économique

• Risques d’accident de circulation pendant les travaux :

En phase d’exploitation, il peut avoir des risques d’accident de la circulation au niveau de la


route liée à la vitesse des conducteurs.

II. MESURES D’ATTENUATION ET DE SUPPRESSION DES IMPACTS DES


TRAVAUX

II.1. Mesures d’évitement et de prévention des impacts en phase d’installation

II.1.1. Dispositions générales pour la gestion environnementale et sociale du chantier

Dans l’organisation journalière de son chantier, l’entreprise respectera et appliquera les lois et
règlements environnementaux en vigueur en Côte d’Ivoire et les politiques de sauvegarde de
la Banque Mondiale. A cet effet, elle s’attèlera à :
- Sensibiliser et former le personnel de chantier sur le PGES et sur le règlement
intérieur élaborés qui résument l’ensemble des dispositions traitant du respect de
l’environnement ; et à diffuser les points importants partout où cela est possible sur le
chantier et auprès des populations riveraines, à travers un plan de communication.
Former le personnel cadre de chantier sur les dispositifs du PGES chantier.
- Définir clairement et respecter les limites de l’emprise des travaux.
- Prendre en compte les préoccupations environnementales dans le journal de chantier
qui tiendra obligatoirement compte des données relevées pendant les travaux,
indiquera les contraintes environnementales et sociales rencontrées et les actions
menées ou à mener. Le journal servira de base de données pour les missions de
surveillance et de contrôle effectuées par le maître d’œuvre.
- Définir et appliquer le plan de circulation générale autour du chantier.
- Définir et appliquer les dispositifs de sécurité applicables sur le chantier.

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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II.1.2. Organisation du bureau de chantier

II.1.2.1. Site du bureau de chantier et ses principales installations

L’entreprise louera un local qui fera office de bureau de chantier. Ce bureau comprendra :
- Un local à usage de bureau pour l’entreprise ;
- Une salle de réunion ;
- Des magasins ;
- Une toilette pour le personnel de chantier.

II.1.2.2. Gestion de l’aire de stockage de matériaux et matériels de chantier

L’entreprise disposera de magasins sur le site des travaux pour le stockage des matériaux et
outillages. La gestion des produits d’hydrocarbures (fûts d’huiles neuves notamment) et de
sacs de ciment se fera à partir de fiche de suivi (entrée/sortie) pour contrôler le mouvement et
la manipulation de ces produits potentiellement dangereux.
Le gravier et le sable stockés le long de la zone des travaux en plein air seront protégés par
des bâches pour éviter leur envol et conserver leur qualité.

II.1.2.3. Gestion des matières dangereuses et inflammables

L’entreprise devra disposer d’un camion pour le ravitaillement des engins et autres véhicules.
L’approvisionnement des engins en carburant se fera dans des fûts qui seront transportés par
un camion sur le site des travaux pour l’alimentation des engins et véhicules de chantier.

II.1.2.4. Gestion des aires de stationnement des engins

L’entreprise se conformera aux dispositions suivantes : tous les véhicules et camions seront
stationnés en dehors des périodes de travail sur une aire spécialement aménagée. En cas de
fuite de carburants ou d’huile, les terrains souillés pourront ainsi être récupérés et évacués en
dépôt pour éviter tout risque de pollution des sols et du sous-sol. Toutefois, certains engins
seront maintenus sur les sites des travaux car ne pouvant être transportés quotidiennement au
bureau de chantier. Leur parcage sur les lieux des travaux obéira aux exigences de protection
du voisinage.

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

II.1.2.5. Gestion des zones d’emprunt et zone de dépôt

Aucun site d’emprunt n’a encore été identifié car cela exige préalablement des prélèvements,
des analyses aux laboratoires de l’entreprise et de la mission de contrôle (MDC) pour
l’exploitation des matériaux. Les choix se feront lorsque l’entreprise et la MDC seront sur
place.
Toutefois, il importe de rappeler que compte tenu de la morphologie des sites des travaux, de
la nature des sols et surtout de leur occupation par de nombreuses et vastes plantations
pérennes, et par des terres cultivables mises en jachère, il est important d’éviter l’ouverture de
zones d’emprunt au sein des plantations.
Aussi, pour éviter toute destruction de biens et tout conflit avec les populations locales,
l’entreprise s’emploiera-t-elle en collaboration avec la MDC, à négocier avec les propriétaires
terriens la mise à disposition des sites identifiés.
Par ailleurs, l’ouverture et l’exploitation des zones d’emprunt et de dépôt se feront dans les
limites prescrites des négociations, de sorte à ne pas déborder sur les terrains d’autrui et à ne
pas trop décaper le sol pour éviter de l’exposer profondément aux effets de l’érosion.

II.2. Mesures de prévention des impacts en phase de construction

II.2.1. Gestion de l’environnement biophysique

II.2.1.1. Protection de la topographie et de l’esthétique du paysage

Les travaux de déblai pour l’ouverture des emprises, les opérations d’ouverture des voies
d’accès aux gîtes d’emprunt identifiés et de leur exploitation, et les dépôts provisoires de
matériaux d’excavation constituent les activités potentiellement nuisibles à la topographie et à
l’esthétique du paysage de la zone des travaux. Afin de minimiser ces nuisances, nous
mettrons tout en œuvre pour respecter la topographie générale du site des travaux en limitant
le décapage des sols au strict minimum. En outre, nous veillerons au strict respect de la
topographie actuelle des routes de sorte à éviter tout décapage profond des plateformes. De
plus, nous nous engageons à respecter la qualité de l’esthétique paysagère locale en évitant de
créer pêle-mêle sur le chantier ou aux abords des localités traversées de nombreuses zones de
dépôts provisoires de matériaux. Les matériaux non réutilisables seront régulièrement mis en
dépôt définitif pour ne pas encombrer les zones des travaux.

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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II.2.1.2. Protection des sols

Les mesures relatives à la protection des sols contre les rejets anarchiques de produits
pétroliers et autres polluants sont présentés comme suit. Au cours des travaux, il s’agira de
veiller à la mise en œuvre des mesures suivantes :
- Les opérations de vidange d’engins seront menées in situ en utilisant des fûts posés sur
une bâche pour collecter les huiles usagées qui seront recueillies et stockées en évitant
de les répandre sur le sol et/ou de les mélanger avec l’eau ou les déchets solides. Elles
seront conservées dans des récipients étanches jusqu’à leur enlèvement du chantier.
Les fûts d’huiles usagées seront ensuite acheminés vers des entreprises spécialisées
dans le reconditionnement.
- Le matériel de coffrage classique et la bétonnière seront nettoyés sur des aires
aménagées. Les eaux de lavage seront utilisées pour l’arrosage des plateformes
routières.

II.2.1.3. Gestion de la qualité de l’air

Pendant la phase des travaux, deux types d’émissions vont impacter la qualité de l’air : les
émissions de particules de poussières et les émissions gazeuses. Les activités sources de ces
impacts sont : la circulation des engins, le mauvais état des engins motorisés, les travaux de
terrassement, les opérations de chargement et de déchargement des matériaux de construction,
etc. Ces nuisances atmosphériques, si elles sont critiques, porteront atteinte à la santé et au
confort du personnel de chantier et aux riverains.
Pour réduire les nuisances dues aux émissions de gaz, nous utiliserons des engins et des
véhicules en bon état de fonctionnement conformément aux normes techniques exigées par la
Société Ivoirienne de Contrôle Technique Automobile (SICTA) et ferons régulièrement leur
entretien.
Quant aux émissions des poussières, les dispositions suivantes seront prises :
- L’arrosage régulier des aires de circulation en terre par temps sec, au moins 2 fois par
jour, étant donné que la zone des travaux est régulièrement arrosée par les pluies ;
- La réalisation des travaux dans des conditions météorologiques favorables.
- La limitation des dépôts de gravats sur le chantier ;
- Le transport des matériaux volatiles sous bâche.

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II.2.1.3. Protection des eaux dans la zone

Pour réduire ou minimiser les risques de contamination des eaux de surface et souterraines par
les produits chimiques et les risques d’interruption de l’écoulement normal des eaux lors des
travaux de construction des ouvrages hydrauliques, nous prendrons les dispositions suivantes :
- Aucun déversement de laitance de ciment ne sera fait directement dans les cours
d’eau ;
- Aucune vidange d’engins ne sera effectuée à proximité des cours d’eau.
- La récupération et le recyclage de ces produits pétroliers doit être assuré par une
structure spécialisée agréé par le CIAPOL
- L’entreprise doit réhabiliter toutes les zones d’emprunt exploitées à la fin des
travaux pour faciliter la reconstitution du couvert végétal. Aussi, devra-t-elle éviter
l’abattage des espèces rares et des gros arbres durant l’exploitation des matériaux
sélectionnés.

II.2.1.4. Préservation de la végétation locale

Compte tenu du fait que les travaux vont engendrer des conséquences sur la végétation située
aux alentours immédiats des routes et dans les zones d’emprunt de matériaux, les mesures
suivantes seront mises en œuvre pour protéger la végétation : -
- Définir clairement les aires de coupures et d’abattage des arbres afin d’y restreindre le
déboisement ;
- Protéger les arbres des machines et engins en bordure de l’emprise ;
- Aménager des aires d’empilement du bois à l’extérieur des zones humides lors des
opérations de coupe ;
- Se conformer strictement à l’emprise des zones des travaux comme défini par
l’Ingénieur ;
- Restaurer la végétation à la fin des travaux sur les sites déboisés par la mise en place
des terres végétales pour favoriser la régénération rapide des surfaces déboisées
notamment dans les zones d’emprunt.

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II.2.2. Gestion de l’environnement humain

II.2.2.1. Gestion du foncier local

L’acquisition de terrains pour l’installation pour l’ouverture des zones d’emprunt et de dépôt
entrainera une spéculation temporaire du foncier. Pour faire face à cette situation, l’entreprise
négociera les coûts d’occupation temporaire sous forme de location avec les propriétaires
terriens.

II.2.2.2. Gestion de la circulation routière et de la sécurité des usagers dans la


zone des travaux

Les travaux de réhabilitation de la route vont perturber le trafic routier et le déplacement des
populations. Cette perturbation pourrait se traduire en risques importants de sécurité routière
pour les usagers de la route du fait de la présence des machines sur les voies et du fait que lors
de ces réhabilitations, les différents tronçons seront ouverts à la circulation. Aussi, pour éviter
tout risque d’accident, les dispositions suivantes seront-elles prises par l’entreprise :
- Large information des usagers sur les modifications des conditions de circulation par
les moyens habituels de communication (leaders locaux, prospectus, etc.) ;
- Localisation et aménagement des sorties de véhicules et d’engins de manière à ne
présenter aucun risque pour la sécurité des piétons et des automobilistes, notamment
du point de vue de la signalisation qui doit être visible dans l’environnement immédiat
des sites des travaux et du point de vue du règlement de la circulation ;
- Mise en place de divers panneaux de signalisation routière tout le long des itinéraires à
construire ;
- Mise en place de balises (rubans fluorescents par exemple) pour isoler la zone des
travaux des déplacements des populations et pour signaler les endroits dangereux afin
de limiter les accidents ;
- Mobilisation d’ouvriers chargés de réguler la circulation aux endroits jugés dangereux.
Ces dispositions seront renforcées par l’organisation de campagnes de sensibilisation sur la
sécurité routière et sur la sécurité sur les chantiers.

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II.2.2.3. Gestion de la quiétude des populations contre les nuisances

En général, les nuisances sonores sur un chantier portent atteinte à la quiétude des populations
riveraines. Elles dépendent des techniques de construction et de l’environnement de la zone
des travaux. De même, l’importance de l’impact des nuisances sonores sur les personnes
dépend de la proximité avec la source d’émission, du temps d’exposition et de la période.
Dans le présent projet, les nuisances sonores ou acoustiques sont générées par les
mouvements des engins, par le fonctionnement des machines et appareils de chantier ou par
les travaux bruyants. Elles concernent à la fois les riverains et le personnel de chantier, et
peuvent nuire à leur confort, leur quiétude et à leur santé.
Le projet étant situé dans une zone rurale où le climat sonore est d’excellente qualité,
l’entreprise s’efforcera de limiter et à titre préventif, les émissions sonores à la source autant
que cela est possible. Pour cela, les dispositions suivantes seront prises :

• Sur le plan organisationnel du chantier


- Avant le démarrage de travaux bruyants, le voisinage susceptible d’être touché
sera informé par le Responsable Environnement.
- Celui-ci identifiera dès le début du chantier, les zones d’émergence et les sources
d’émissions nuisibles et incommodantes.
- Les horaires de travail seront planifiés de sorte à tenir compte de la période (heure
de la journée et jour de la semaine), de la sensibilité du milieu aux bruits et des
périodes de repos des riverains.
- En cas de plaintes du voisinage pour émissions sonores très gênantes, le
Responsable Environnement pourra réceptionner les plaintes jusqu’à ce que les
mesures correctives soient effectives.

• Sur le plan technique


Il s’agira pour l’entreprise de respecter les dispositions suivantes :
- Le recours aux procédés et modes de construction générant peu de bruits ;
- L’utilisation de machines et appareils respectant un niveau de puissance selon
l’état reconnu de la technique, respectant ou émettant des bruits supportables pour
les utilisateurs et le voisinage ;
- Le maintien des véhicules et machines dans un état irréprochable.

II.2.2.4. Gestion de la qualité de l’esthétique paysagère et du cadre de vie


Afin d’éviter une mauvaise gestion et une élimination des déchets de chantier qui pourrait
porter atteinte à la qualité de l’esthétique paysagère et du cadre de vie, l’entreprise se
conformera au respect des mesures environnementales suivantes :

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- La limitation au maximum de dépôt des matériaux qui ne font pas l’objet d’un usage
immédiat ;
- La collecte et l’évacuation des déchets ordinaires de chantier hors des sites des travaux
et leur mise en dépôts définitifs choisis en accord avec les autorités locales et la
MDC ;
- La collecte et l’acheminement des déchets industriels, pollués ou toxiques (huiles,
filtres, récipients…) vers des installations de retraitement agréées par le CIAPOL ;
- Le tronçonnage en planches des débris ligneux qui peuvent être réutilisées par
l’entreprise pour les opérations de coffrage ; ou être mises à la disposition des femmes
des localités dont beaucoup sont vendeuses de bois de chauffe.

II.2.2.4. Gestion des risques d’accidents et de maladies

Pour prévenir et mieux gérer les accidents et incidents sur la santé et l’hygiène durant les
travaux, l’entreprise se conformera à un Plan d’Hygiène, de Sécurité et de Santé (PHSS) dont
la consistance se présente comme suit :

• Equipements de Protection Individuelle (EPI)


Des équipements de protection individuelle (EPI) seront mis à la disposition du personnel. Il
s’agit entre autres :
- Des gilets fluorescents ;
- Des équipements de protection de la tête ;
- Des équipements de protection des yeux et du visage : lunettes de sécurité,
masques de protection ;
- Des équipements de protection auditive : bouchons de protection auditive
nécessaires sur et aux alentours des zones de travaux jugés très bruyants ;
- Des chaussures de sécurité ;
- Des bottes ;
- Des équipements de protection des mains tels que les gants qui sont nécessaires en
cas de manipulation de produits ou matériels qui peuvent bruler, couper, déchirer
ou blesser la peau.
Le port de ces équipements sera rendu obligatoire sur le chantier et durant les travaux pour
tout employé. En cas de non-respect, le fautif sera sanctionné par ses responsables.

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• Hygiène sur le chantier


Pour une meilleure gestion des déchets, l’entreprise se conformera aux exigences suivantes :
- Enlèvement systématique du chantier de tous les gravats issus de la démolition et
la mise en dépôts définitifs indiqués par le maître d’œuvre.
- Enlèvement systématique du chantier de tous les matériaux issus des travaux de
déblais et leur mise en dépôts définitifs. En aucun cas, ils ne seront stockés dans le
voisinage des sites des travaux.
- Stockage au fur et à mesure des sacs de ciment vides. Ceux-ci seront brûlés dans le
voisinage des zones de dépôt définitif. En aucun cas, ils ne seront mis à la
disposition des ouvriers ou des populations locales car on les retrouve le plus
souvent comme papier d’emballage d’aliments. Or, il est notoirement reconnu que
le ciment est très nocif pour la santé humaine.
- Stockage dans des fûts étanches des déchets spéciaux ou dangereux, déchets
chimiques notamment (huiles usées diverses, résidus d'adjuvants ou produits pour
béton, produits absorbants) avant leur acheminement vers les centres de collecte
agréés.
- Dotation de la base de chantier d’un nombre suffisant de poubelles destinées à
recevoir les déchets ordinaires de chantier qui seront progressivement acheminés
en un lieu d’élimination indiqué par la mission de contrôle.

• Prévention des risques de propagation du VIH/SIDA


L’entreprise mettra un accent particulier sur la sensibilisation de son personnel et des
populations locales aux risques d’exposition au VIH/SIDA, en intégrant dans son plan de
communication une campagne de sensibilisation sur la lutte contre le VIH/SIDA. Il s’agira de
développer une intervention ciblée afin de distribuer des paquets de préservatifs aux groupes à
hauts risques (tels que les professionnelles du sexe et les populations mobiles que sont ces
travailleurs, les femmes et les jeunes vivant dans les localités traversées). Cette intervention se
déroulera durant les travaux, au démarrage du chantier.
Les activités seront menées dans les gros campements et villages traversés.

• Prévention des risques contre la COVID19


Pour la prévention contre la pandémie de la COVID-19, les mesures suivantes sont
proposées :
- Mener des campagnes de sensibilisation et d’information sur la COVID-19, afin
d’éviter la propagation de cette pandémie ;
- Sensibiliser le personnel sur les mesures d’hygiène (se laver les mains
fréquemment et correctement avec du savon et de l'eau) ;

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- Distribuer du gel hydroalcoolique au personnel et les sensibiliser à l’appliquer


dans la mesure où il n'est pas toujours possible de trouver un point d'eau et du
savon ;
- Distribuer des masques et des gants au personnel et sensibiliser la population
riveraine en s’en acquérir pour se protéger ;
- Informer le personnel sur certaines pratiques à observer à savoir :
(i) maintenir une distance "sociale" : « une distance de sécurité d'un mètre
entre personne » ;
(ii) éviter de se serrer la main ou de faire des embrassades pour se saluer ;
(iii) éviter de se toucher la bouche, le nez et les yeux en période d'épidémie ;
- Pratiquer une bonne hygiène respiratoire : tousser et éternuer dans le pli de son
coude ou dans un mouchoir qui sera immédiatement jeté dans une poubelle/bac à
ordure.

• Renforcement des capacités du personnel dans le respect du PGES

Compte tenu du fait que les risques d’accidents ou de maladies de travail sont amplifiés par
l’ignorance du personnel de chantier et particulièrement des conducteurs de travaux et des
chefs d’équipes sur les exigences du PGES chantier, il est important de renforcer leurs
capacités en la matière. Aussi, l’entreprise entend-elle organiser dès le démarrage des travaux
des petites sessions de formation/sensibilisation à leur attention.

II.2.3. Gestion de l’environnement social

II.2.3.1. Mesures contre les Violences Basées sur le Genre (VBG)

Afin de gérer les problèmes liés au genre sur le chantier, les l’entreprise mènera les actions
suivantes :
- Mener des campagnes de sensibilisation pour la prévention des VBG au bénéfice
des populations riveraines, des entreprises chargées des travaux et leurs éventuels
sous-traitants et de la Mission de Contrôle (MdC).
- Former et sensibiliser les travailleurs intervenant sur les chantiers (Entreprises,
MdC, sous-traitant) sur le règlement Intérieur et le code de bonne conduite de
l’entreprise.
- Engager individuellement les travailleurs (entreprise, sous-traitant, MdC), à
travers la signature d’un code de bonne conduite de l’entreprise comprenant,
notamment, des obligations du respect du règlement intérieur.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

II.2.3.2. Mesures de prévention contre le travail des enfants

Pour éviter le travail des enfants, les entreprises doivent contrôler l’âge des demandeurs
d’emploi avant leur recrutement, notamment au niveau du recrutement local.

II.2.3.3. Mesures de prévention contre les conflits sociaux

Les mesures suivantes seront prises par les entreprises chargées des travaux pour éviter les
conflits avec les populations riveraines :
- Réaliser une campagne d’information sur les activités du projet et de délai
d’exécution des travaux ;
- Respecter les us et coutumes des localités bénéficiaires du projet ;
- Éviter la profanation des sites sacrés et culturels dans la zone du projet ;
- Prévoir des mesures de compensation en cas de destruction de biens des populations
riveraines.

II.3. Mesures d’atténuation des impacts en phase de fin de chantier

II.3.1. Mesures pour l’atténuation des impacts sur le milieu biophysique

II.3.1.1. Mesures pour la restauration des sols

Les entreprises adjudicataires devront restaurer les zones d’emprunt à la fin des travaux pour
éviter l’érosion des sols.
La remise en état des fosses d’emprunts après extraction se fera par remise en place de la
terre végétale décapée et mise de côté lors de travaux.

II.3.1.2. Mesures pour la restauration de la végétation

Il s’agira d’organiser, si nécessaire, des opérations de reboisement sur les sites déboisés en
vue de contribuer à protéger les ressources végétales.
Aucun impact négatif significatif n’est à signaler sur le milieu biophysique, en phase de repli.
Par conséquent aucune mesure particulière n’est à envisager.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

II.3.2. Mesures d’atténuation des impacts négatifs sur l’environnement socioéconomique

À la fin de chaque chantier et avant le repli définitif, chaque entreprise des travaux devra se
conformer aux mesures suivantes :
- Démanteler et enlever tous les matériaux et équipements de chantier ;
- Réhabiliter ou remettre en état tous les sites dégradés par les travaux : base de
chantier, zones de dépôts de terres végétales, zones de dépôts de matériaux de
déconstruction (gravats), zone d’emprunt ;
- Dresser un état des lieux contradictoire avec le maître d’œuvre des travaux ;
- Transmettre au maître d’œuvre à l’issue de la réhabilitation et/ou du réaménagement
des sites un dossier de libération de ceux-ci « portant constat de libération » pour
approbation avant réception partielle provisoire des travaux de la zone concernée, ou,
en tout état de cause, avant la réception provisoire générale des travaux, objet du
marché.
Pour ce qui concerne le milieu socio-économique, il importe d’installer des panneaux de
signalisation routière verticaux, au niveau des zones dangereuses (limitation de vitesse,
virage à gauche, virage à droite, etc.), pour réduire les risques d’accidents de circulation.
Par ailleurs, le maître d’ouvrage devra veiller à ce que les ouvrages soient entretenus, pour
éviter la dégradation accélérée ce ceux-ci.

II.4. Mesures d’atténuation des impacts négatifs lies à la phase d’exploitation et


d’entretien des ouvrages

II.4.1. Mesures d’atténuation sur l’environnement physique et biologique

Aucun impact négatif significatif n’est à signaler sur le milieu physique et biologique en
phase d’exploitation et d’entretien. Par conséquent aucune mesure particulière n’est à
adopter.
II.4.2. Mesures d’atténuation des impacts négatifs sur l’environnement humain

Pour ce qui concerne le milieu humain, il importe pour des raisons de sécurité routière
d’installer des panneaux de signalisation et de disposer des garde-corps au niveau des
ouvrages pour réduire les risques d’accidents de circulation.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

III. RESPONSABILITES DANS LA MISE EN ŒUVRE DU PGES CHANTIER

La mise en œuvre des mesures de bonification, d’atténuation ainsi que leur surveillance et
leur suivi exigent de définir clairement les responsabilités des différents organismes
impliqués. Dans le cadre des travaux envisagés, l’intervention des structures ci-après
indiquées sera attendue lors de la mise en œuvre des activités du présent PGES Chantier. Les
responsabilités et rôles incombent principalement à l’entreprise chargée des travaux, au
Maître d’ouvrage délégué (l’AGEROUTE), le Maître d’œuvre (la Mission de Contrôle), et
l’Agence Nationale de l’Environnement (ANDE). Outre ces principales entités, il faut prévoir
un Comité de suivi et de Médiation pour le règlement des conflits. Toutes ces entités seront
directement impliquées dans la mise en œuvre des mesures environnementales et sociale
durant les différentes phases des travaux.

III.1. L’entreprise des travaux

III.1.1. Rôle et responsabilités

L’entreprise des travaux a la responsabilité pleine et entière d’appliquer effectivement et


efficacement le PGES dont la mise en œuvre impliquera l’intervention sur le terrain de toutes
les équipes du chantier. Les rôles et responsabilités sont partagés de la façon suivante :
• Le Directeur des travaux : En sa qualité de Chef du chantier, il est le premier
responsable de la mise en œuvre du PGES. A ce titre, il assure, en collaboration avec
l’Environnementaliste de l’entreprise, la prévention des dommages, dégâts ou risques
pour les individus et leur milieu. II veille à ce que le personnel des travaux soit
imprégné de son contenu et fait respecter le PGES par tous les employés sur le
chantier.
• Environnementaliste : Sur tout le chantier, il est responsable de l’application
effective des recommandations du PGES qu’il doit répercuter auprès de l'ensemble du
personnel. Il est le « Responsable environnemental » de la MDC qui a la responsabilité
de veiller au respect des clauses techniques environnementales et sociales lors des
travaux, d’encadrer les conducteurs des travaux et autres chefs d’équipes relativement
à la mise en œuvre du contenu du PGES, de veiller à l’intégration de la surveillance
environnementale dans le journal de chantier et de servir d’interlocuteur au Bureau de
Contrôle sur les questions environnementales. Il sera évalué régulièrement par le
spécialiste en environnement de la Mission De Contrôle (MDC).
• Les Conducteurs des travaux : Ils supervisent au quotidien l’application des
recommandations contenues dans le PGES, encadrent les chefs d’équipes, et appuient
l’Environnementaliste dans la mise en œuvre du PGES.
• Les chefs d’équipes : Ils exécutent leurs différents travaux dans le strict respect des
procédures environnementales établies dans le présent PGES. Ils organisent des
échanges avec les ouvriers de leurs équipes de façon à leur rappeler les règles, les

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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méthodes de travail et les conseils sur toutes les précautions à prendre pour préserver
le milieu humain et biophysique.

III.1.2. Pénalités en cas d’inobservance des dispositions du PGES

En cas d’inobservation par l’entreprise des travaux des prescriptions décrites dans le présent
document et sans préjudice des pouvoirs des autorités compétentes, des sanctions applicables
peuvent lui être fixées en référence à la législation nationale en vigueur et en particulier à la
loi cadre portant Code de l’Environnement.
L’entreprise des travaux ne pouvant elle-même déterminer les pénalités auxquelles elle
s’expose en cas d’atteinte grave à l’intégrité du milieu naturel (érosion et pollution des sols,
pollution de l’air et destruction de végétation, profanation de lieux sacrés notamment) ou du
milieu humain (démolition de biens sociaux ou économiques situés hors de l’emprise des
travaux, abandon de déchets dangereux de chantier dans le voisinage des villages et
campements traversés, pollution du milieu par les eaux usées de chantier, etc.), elle
s’assujettira aux pénalités que voudront bien prendre et lui appliquer le Maître d’œuvre et
particulièrement l’AGEROUTE. Ces pénalités peuvent être prises après mise en demeure
restée sans suite ; ou en cas d’urgence ou de danger, elles peuvent être prises sans mise en
demeure préalable.
En référence à l’Article 35 Alinéa 5 « Principe Pollueur-Payeur » du Code de
l’Environnement de Côte d’Ivoire qui stipule que « Toute personne physique ou morale dont
les agissements et/ou les activités causent ou sont susceptibles de causer des dommages à
l'environnement est soumise à une taxe et/ou à une redevance. Elle assume en outre toutes les
mesures de remise en état », en référence au Code de l’Environnement, au Décret 25
Novembre 1930 et à la Directive 4.12 de la Banque Mondiale.
Les pénalités applicables auxquelles l’entreprise IMG s’expose sont les suivantes :
Article 1 : La réparation à ses frais de tout type de dommage de nature à porter atteinte à
l’intégrité du milieu naturel.
Article 2 : La restauration à ses frais de la qualité du milieu, en cas de dégradation de celle-ci,
dans un délai ne pouvant excéder une semaine.
Article 3 : L’indemnisation à ses frais de toute personne victime de destruction de biens
socio-économiques ou culturels situés hors de l’emprise des travaux.
Article 4 : L’application de retenues sur ses factures au cas où elle ne répare pas les
dommages subis par l’environnement jusqu’à ce qu’elle procède entièrement à la
réhabilitation du milieu ou au dédommagement de personnes affectées par les travaux. Ces
retenues pourront correspondre au montant nécessaire pour les réparations nécessaires.
Article 5 : L’arrêt systématique du chantier et même la résiliation du contrat au cas où des
incidents environnementaux majeurs surviennent sur le chantier par la faute de l’entreprise,
où, malgré l’existence du présent PGES, l’entreprise IMG reste réfractaire à l’application des

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dispositions qui y sont contenues. En cas d’arrêt, le chantier restera fermé jusqu’à ce que
l’entreprise procède à toutes les réparations.
Article 6 : Au cas où la survenue d’incidents environnementaux majeurs est liée à
l’indiscipline d’un employé du chantier, quel que soit son niveau de responsabilité, celui-ci
recevra une mise à pied pouvant aller jusqu’à son renvoi selon la gravité de son indiscipline.

III.2. Maitre d’ouvrage délégué (AGEROUTE)

L’AGEROUTE sera responsable du suivi et de l’assistance nécessaire pour la mise en œuvre,


dans les normes requises, des mesures environnementales et sociales définies dans le présent
rapport. A ce titre, ses tâches consisteront essentiellement à :
- Contribuer aux divers processus de préparation et de réalisation des travaux ;
- S’assurer que les clauses environnementales requises sont insérées dans les dossiers
d’appels d’offres et autres marchés de travaux ;
- Maintenir les relations institutionnelles requises avec l’ANDE, dans le but de la
délivrance des certificats de conformité et autres avis requis sur les rapports d’études
et la mise en œuvre des différents plans d’action ;
- Effectuer des revues trimestrielles de la prise en compte des questions
environnementales et sociales dans la mise en œuvre du projet, et produire des
rapports de suivi trimestriels et annuels ;
- Travailler en étroite collaboration avec le maître d’œuvre.
Pour la réalisation de ces activités, l’AGEROUTE recrutera, à temps partiel, un expert chargé
des questions environnementales et sociale.

III.3. Bureau de contrôle

Le Maitre d’œuvre en tant que Responsable de la Mission De Contrôle des travaux (MDC), a
la responsabilité technique de la surveillance de la mise en œuvre des mesures contenues dans
le présent PGES et de rapporter les résultats atteints.
En plus du contrôle traditionnel des travaux, le Bureau de contrôle veillera au respect des
mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux. Il est responsable au même
titre que l’entreprise de la qualité de l’environnement dans les zones d’influence du projet.
Les dégâts ou dommages environnementaux de quelle que nature qu’ils soient, engagent la
responsabilité commune de l’entrepreneur et du Bureau de Contrôle. Parmi le personnel clé,
figurera donc obligatoirement un spécialiste des questions environnementales et sociales.
L’environnementaliste pourra être mobilisé à temps partiel, étant donné qu’une bonne partie
des mesures environnementales relèvent des travaux proprement dits ; toutefois, sa présence

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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sera cruciale en début (pour la validation des documents préparés ainsi que les installations de
chantier de l’Entreprise) et en fin des travaux, pour la vérification de la remise en état des
sites.

III.4. Agence Nationale de l’Environnement (ANDE)

L’ANDE assurera la coordination technique entre les différentes entités étatiques et vérifiera
les activités menées par le bureau de contrôle et l’entreprise en conformité aux dispositions
applicables en Côte d’Ivoire. A cet effet, elle effectuera des missions de suivi périodiques au
cours des différentes phases du chantier : une au démarrage des travaux (entre autres pour
s’assurer de la conformité du plan de protection de l’environnement proposé par l’entreprise
et validé par le Maître d’Ouvrage Délégué), une à mi-parcours et une autre à la fin des
travaux.

IV. PROGRAMME DE BONIFICATION ET D’ATTENUATION

IV.1. Mesures générales d’installation de la base de chantier et d’ouvertures des zones


d’emprunt et carrière

IV.1.1. Mesures générales d’installation de la base

En ce qui concerne l’installation de la base du chantier, l’entreprise prendra certains nombres


de dispositions :
- L’entreprise a pris toutes les dispositions pour drainer les eaux sur l’ensemble de la
superficie pour éviter les points de stagnation ;
- Les engins et machines à moteur à explosion sont stationnés en dehors des périodes de
travail sur une aire spécialement aménagée. Cette aire est en terre-plein avec en
fondation des graves ;
- La zone réservée au stationnement de tous les véhicules et engins est matérialisée et
signalée.

IV.1.2. Mesures générales pour l’ouverture et exploitation des zones d’emprunt

Dans le cadre de la protection de l’environnement, des précautions seront prises :


- Avant le démarrage des travaux, l’entreprise a identifié des zones tout en évitant
autant que possible les zones d’intérêt économique comme les plantations.

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- L’entreprise prendra les dispositions appropriées pour éviter ou limiter tout


déboisement dû à l’abattage excessif des arbres ; et surtout pour éviter la destruction
de vastes superficies agricoles ou la dégradation des terres agricoles en friches ou en
jachère ;
- Procéder à la remise en état ou à la réhabilitation du site après son exploitation par la
remise en place de la terre végétale (Article 76 du Code minier). Les aires de
reboisement pourront être définies avec l’accord des populations locales ; et
l’implication des structures administratives gestionnaires des Forêts et Ressources
Naturelles, dans la définition des normes de reboisement afin d’évaluer la bonne
conduite des travaux de reboisement sur les zones d’emprunt ou surfaces de zones
d’emprunt en fin d’exploitation.

IV.2. Mesures spécifiques d’atténuation des impacts sur le milieu biophysique en phase
de chantier

IV.2.1. Mesures relatives aux impacts sur le sol

Afin d’atténuer les impacts sur le sol, les mesures suivantes seront prises :
- Eviter au maximum les déversements accidentels des polluants chimiques qui sont
essentiellement des produits d’hydrocarbures (carburant, huiles usées de vidange) ; et
en cas de fuite de carburants, d’huile ou de déversement accidentel de carburant, huile,
les terrains souillés pourront être récupérés et évacués en décharge agréée à la fin des
travaux ;
- Conserver dans les mêmes conditions que la terre végétale, les matériaux superficiels
issus des purges d’éventuelles zones compressibles, sols hydromorphes fortement
humifères potentiellement fertiles. Dans les secteurs d’emprise nouvelle des travaux,
toutes les mesures visant à la conservation de la terre végétale et à sa réutilisation pour
la phase de végétalisation seront prises, comme par exemple :

• Le décapage de la terre végétale et son stockage en périphérie des travaux, afin de


ne pas compromettre sa fertilité ;

• Le stockage sans mélange avec tout déchet de chantier (produit de débroussaillage,


de purge, matières polluantes, etc.) ;

• Le régalage de la terre végétale conservée sur les aires végétalisées.

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IV.2.2. Mesures relatives aux impacts sur les cours d’eau

Les sols dénudés sont généralement propices à l’infiltration des eaux contenant des charges
polluantes à savoir les hydrocarbures et dérivés, les eaux usées pouvant contenir certains
produits dangereux, les boues, etc. Cette situation pourra occasionner la contamination de la
nappe phréatique mais aussi des cours d’eau du fait de l’entraînement par les eaux pluviales
des polluants déversés sur les sols vers ces eaux de surface. Au cas où cette situation se
présente, l’entreprise pourra décaper les sols souillés par les déversements de produits
polluants et les mettre dans une zone de dépôts contrôlés en accord avec le bureau de contrôle.
Les opérations de vidange d’engins menées en dehors des aires bétonnées de l’atelier du
chantier, devront se faire in situ en utilisant des fûts posés sur une bâche pour collecter les
huiles usagées Concernant l’entraînement des boues et matières en suspension (MES) dans les
plans d’eau, cette éventualité sera atténuée au moment où les grands travaux de terrassement
se feront en saison sèche. Mais en saison pluvieuse, compte tenu de la violence des
précipitations, la pollution des eaux par les MES pourrait être significative.

IV.2.3. Mesures relatives à la protection de l’air

Pour limiter la pollution de l’air par la poussière et fumée émise par déplacement des
véhicules et engins, l’entreprise va arroser au moins deux fois par jour la plate-forme servant
d’aire de circulation aux véhicules et machines. Mais en saison pluvieuse, cette mesure ne
sera pas prise en compte. Quant aux fumées émises par la machinerie et les véhicules,
l’entreprise respectera les normes d’entretien en vigueur, c'est-à-dire qu’elle justifiera du
contrôle technique des véhicules utilisés afin de garantir, entre autres, le respect des normes
d’émissions gazeuses en vigueur.

IV.2.4. Mesures de réduction des impacts sur la faune

En ce qui concerne la faune terrestre et aquatique, aucune mesure particulière n’est à


envisager. En effet, la faune pourra migrer vers des milieux avoisinants plus propices. 37 En
cas d’approvisionnement d’eau dans les rivières, la faune aquatique migrera également vers
d’autres milieux convenables. Par ailleurs, les espèces aquatiques retrouveront leur milieu de
vie au terme des travaux quand la turbidité cessera.

IV.3. Mesures spécifiques d’atténuation des impacts sur le milieu humain et socio-
économique en phase de chantier

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IV.3.1. Mesures relatives à la réduction des nuisances sonores

Les grands bruits générés par les engins lourds de chantier sont sources de nuisances sonores
pour les riverains. Pour maintenir la quiétude des populations, l’entreprise prendra les
dispositions suivantes :
- Utiliser des engins et équipements de bonne qualité et émettant peu de bruits ;
- Limiter autant que possible et à titre préventif les émissions sonores dans la mesure où
cela est réalisable sur le plan technique ;
- Identifier les zones d’émergence des pollutions sonores et prendre toutes les
dispositions qui s’imposent aussi bien au niveau de l’organisation du chantier qu’au
niveau des équipements utilisés.

IV.3.2. Mesures relatives à la préservation de la qualité du cadre de vie

Les travaux de construction de la route vont engendrer la production de nombreux déchets de


chantier notamment, les matériaux d’excavation, de déblais, les débris végétaux issus des
travaux de débroussement. Pour préserver le cadre de vie des populations, aucun dépôt ne sera
effectué dans les environs des localités traversées par les différents tronçons. En effet,
l’entreprise procédera à leur enlèvement systématique et à leur évacuation vers des zones
autorisées dans la région du PORO.

IV.3.3. Mesures relatives au maintien du trafic sur le long des itinéraires à réhabiliter

Les travaux de réhabilitation vont perturber significativement le trafic routier entre les
différentes localités traversées. Pour pallier à cette situation et maintenir le trafic sur les
tronçons, l'entreprise prendra les dispositions suivantes :
- Travail en demie chaussée sur tout le long des itinéraires pour éviter la création de
multiple voie de déviation à travers les plantations ;
- Aménager en cas de nécessité lors de la traversée des villages et campements dont les
marchés hebdomadaires se font pratiquement sur la voie principale à réhabiliter, des
voies de déviation pour maintenir la circulation des véhicules de transport et des
populations ; ou créer, si possible, le long du tronçon en cours de réhabilitation des
passages latéraux afin de maintenir le trafic routier et les activités des populations
pendant les travaux.

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IV.3.4. Mesures relatives à la sécurité routière sur le chantier

En vue de prévenir les accidents sur les voies, l’entreprise a prévu des panneaux de
signalisation à l’entrée des villages et aux carrefours importants des différents itinéraires. En
outre, les travailleurs de chantier seront dotés de tous les équipements de sécurité nécessaires
aux travaux de génie civil (gants, gilets casques, cache nez etc.). Cette mesure sera renforcée
par l’organisation de campagnes de sensibilisation sur la sécurité routière et sur la sécurité sur
les chantiers.

IV.3.5. Mesures relatives aux risques d'accident de circulation pendant les travaux

Lors des travaux de réhabilitation, les différents tronçons seront ouverts à la circulation. Ce
qui constitue un risque important pour les usagers de la route du fait de la présence des
machines sur les voies. Pour remédier à cette situation, l'entreprise installera des panneaux de
signalisation, des bandes fluorescentes et sensibilisera les populations et les conducteurs en
vue de prévenir les cas d'accident.

IV.3.6. Mesures de prévention des risques de propagation du VIH/SIDA

Il convient de mettre un accent particulier sur la sensibilisation des populations riveraines et


des employés de chantier, en intégrant dans le plan d’intervention une campagne de
sensibilisation sur la lutte contre le VIH/SIDA. Il s’agira de développer une intervention
ciblée afin de dispenser des paquets de service de prévention en direction de groupes à hauts
risques (tels que les populations mobiles que sont les travailleurs, les femmes et les jeunes
vivant dans les localités traversées) à travers le financement des campagnes de masse. Cette
intervention se déroulera durant les travaux. Les activités seront menées dans les gros
campements et villages traversés.

V. PROGRAMME DE SUIVI ET SURVEILLANCE ENVIRONNMENTALE

C’est l’étape la plus importante du processus de gestion de l’environnement, car il s’agit de


vérifier l’exactitude des prévisions et de veiller à la bonne tenue des travaux et du personnel
sur le terrain. Il s’agit de planifier une amélioration de la qualité de l’environnement en
proposant différents plans de gestion rationnels dans l’objectif de favoriser une gestion
durable de l’environnement pour la satisfaction des besoins des populations à long terme.
Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) constitue un programme d’actions
qui tend à la fois à la surveillance et au suivi/contrôle de l’environnement durant toutes les
phases de réalisation du projet.

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V.1. La surveillance environnementale

V.1.1. Définition

C’est une opération visant à assurer :


- L’application des mesures correctives élaborées dans le rapport d’EIES ;
- Le respect des engagements du promoteur au regard du projet ;
- Le respect des lois et règlements (nationaux et internationaux) touchant
l’environnement.
La surveillance environnementale relève du maître d’œuvre ou du Bureau de Contrôle (BC).
La charge de surveillance est confiée sous contrôle du maître d’œuvre à un bureau d’étude
désigné par appel d’offre. Le BC mettra à disposition selon les termes un Expert
Environnementaliste (niveau Ingénieur des Techniques ou Technicien Supérieur) en charge
de la mise en œuvre de la surveillance environnementale des travaux. Son profil académique
serait soit celui d’un Géographe avec option Environnement soit celui d’un Ingénieur des
Techniques Agricole avec spécialisation Eaux et Forêts possédant une spécialisation en
gestion de l’environnement ou tout simplement un spécialiste en gestion de l’environnement.
Un expert en gestion de l’environnement des chantiers routiers peut être nécessaire, mais pas
forcément indispensable.

V.1.2. Les objectifs et étapes de la surveillance environnementale

- Répondre aux directives gouvernementales et légales en matière d’EIES ;


- Assurer l’application des mesures correctives contenues dans le REIES ;
- Appliquer et faire respecter les lois, les règlements en vigueur en matière
d’environnement ;
- Permettre à l’entreprise de réagir rapidement à la défaillance d’une mesure corrective
prévue ou toute autre perturbation du milieu provoquée par la mise en œuvre du
projet ;
- Réaliser un bilan environnemental des travaux.
L’opération de surveillance peut s’effectuer en deux étapes :

• Avant-projet (pendant la réalisation de l’EIES) :


Il permet d’élaborer un programme préliminaire de surveillance qui comprend :
- Les buts et les lieux de surveillance ;
- Les mesures d’atténuation courantes et particulières prévues dans l’EIES ;

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- Les engagements pris auprès des populations riveraines du projet.

• Etape projet :
A ce niveau trois phases peuvent être distinguées :
- Phase de conception
o Préparation des plans et devis détaillés (intégration des mesures
d’atténuation de l’étude, les modalités applicables du Code de
l’Environnement, …).
- Phase de pré-construction et de construction
o Préparation d’un programme détaillé de surveillance (localisation des
impacts et des points d’intervention, calendrier, mesures et autres, …) ;
o Préparation des outils de surveillance (guide des terrains, rapport de
surveillance, …) ;
o Intégration de la démarche environnementale dans le mode de
fonctionnement du chantier et précision du rôle de chaque intervenant ;
o Mise en place du programme de surveillance ;
o etc.
- Phase post-construction
o Poursuite de la mise en application du programme de surveillance et
utilisation d’outils adaptés ;
o Bilan de l’opération et rapport final ;
o Transmission des engagements à long terme aux exploitants de projet.

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Critères de surveillance Activités


Surveillance du rejet d’huiles et d’hydrocarbures
Contrôle des pollutions potentielles des eaux et des sols
Hygiène et assainissement
au niveau de la base vie et de la base industrielle
Contrôle des mesures d’hygiène sur le chantier
Niveau d’entretien des engins et des camions (fiche
Contrôle de la conformité des véhicules et engins
d’entretien)
Utilisation des Equipements de Protection Individuelle Contrôle du port des EPI
(EPI) du personnel : gilets, gants, masques d’hygiène, Contrôle du Règlement intérieur
casques, etc. (et plus particulièrement aux carrières Contrôle de l’application des consignes de sécurité
Réalisation des ouvrages de défense et de restauration
des sols, de conservation des eaux et sols et plus
Contrôle des emprunts – carrière et dépôts
particulièrement au niveau des points sensibles à
l’effondrement des talus
Rythme de la mise en place temporaire des panneaux Contrôle de la signalisation des zones de travail du
de signalisation chantier
Niveau d’arrosage des remblais de terrassement Contrôle de la fréquence d’arrosage de la chaussée
Contrôle de l’occupation de l’emprise de la route
Contrôle de la limitation de vitesse
Contrôle de la sensibilisation sur les IST/VIH SIDA
Contrôle de la sensibilisation sur la COVID19
Niveau de mise en œuvre des autres mesures de
Evaluation de la remise en état des emprunts et carrière
bonification et d’atténuation des impacts négatifs
Evaluation de la plantation d’arbres en remplacement de
ceux coupés aux gîtes
Evaluation des plantations d’arbres d’alignement et de
compensation
Tableau 2: Plan de surveillance

V.2. Le suivi/contrôle environnemental

V.2.1 Définition

Le suivi environnemental est une opération à caractère analytique et scientifique qui sert à :
- Mesurer les impacts réels de la réalisation d’un projet ;
- Évaluer la performance des mesures correctives proposées dans l’EIES.
Le suivi est donc l’examen et l’observation continue ou périodique d’un projet, d’une partie
ou d’un ensemble de projet ; il permet d’améliorer la conception des projets en fonction des
impacts réels observés.
Le programme de suivi doit définir aussi clairement que possible les indicateurs à utiliser
pour assurer le suivi des mesures d’atténuation et de bonification qui ont besoin d’être
évaluées pendant l'exécution du projet. Le programme doit également fournir les détails

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techniques sur les activités de suivi telles que les méthodes à employer, les lieux
d’échantillonnage, la fréquence des mesures, les limites de détection, ainsi que la définition
des seuils permettant de signaler le besoin de mesures correctives.
Le suivi environnemental portera en particulier sur la qualité de l’eau de surface et le
maintien de la nappe phréatique, l’érosion, la végétation de compensation, la sécurité des
ouvriers et des chauffeurs, la sensibilisation de la population à la sécurité routière, aux
maladies d’origine hydrique, aux IST et au VIH-SIDA, la réhabilitation effective des zones
d’emprunt et des carrières. Ce suivi concernera également la maîtrise du niveau de nuisances
affectant les résidents.
Le suivi environnemental relève du maître d’ouvrage à travers la Cellule de Suivi
Environnemental et Social (CSES) qui sera mise en place avant le démarrage du projet. Le
programme de suivi peut se poursuivre après la durée contractuelle des travaux.

V.2.2 Contenu et objectifs du suivi environnemental

Le contenu du suivi environnemental :


- Mesurer les impacts réels d’un projet ;
- Évaluer la performance des mesures d’atténuation et de mise en valeur ;
- Corriger au besoin ces mesures ou en concevoir de nouvelles ;
- Améliorer les méthodes d’analyse d’impact et de conception de projet ;
- Planifier les étapes ultérieures du projet.
Le suivi environnemental doit avoir comme objectifs principaux :
- De vérifier les prévisions d’impact (impacts appréhendés / impacts réels) ;
- De s’assurer que les retombées positives d’un projet sont maximisées ;
- De valider l’efficacité des mesures d’atténuation, de les corriger au besoin et d’en
concevoir de nouvelles ;
- D’améliorer les méthodes d’études par l’acquisition de nouvelles connaissances et
l’instauration de vérifications périodiques ;
- De réaliser des études complémentaires répondant à des besoins nouveaux ou non
prévus ;
- D’alimenter de données objectives les instances de décision ou les tables de
concertation qui se penchent sur le développement futur.
Le suivi environnemental s’appuie sur :
- Les enjeux du projet ;

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

- L’utilisation des ressources ;


- L’expérience de suivis antérieurs de projets passés ;
- Les besoins de connaissances.
Le suivi environnemental est une démarche qui permet entre autres :
- D’observer l’évolution du milieu dans le temps ;
- D’évaluer les notions d’équilibre ;
- De compléter des programmes de recherche ciblant des enjeux importants.

Récepteur Eléments de Responsable Période de Fréquence de


Indicateurs de suivi
d’impact suivi de suivi suivi suivi
Importance des envols Comité de Pendant les Mensuelle
Air Pollution
de poussière suivi travaux
Ravinement à partir des Comité de Pendant et après Mensuelle en
zones d’emprunt et de suivi les travaux phase de
carrière. Affouillement travaux
Erosion
au droit des ouvrages en Semestrielle en
Sol
phase d’exploitation. phase
d’exploitation
Contamination des sols Comité de Pendant et après Mensuelle
Pollution
Propreté des sols suivi les travaux
Physico-chimique et Comité de Pendant et après Trimestrielle
Pollution
matière organique suivi les travaux
Eaux
Disponibilité en eau Comité de Pendant et après Semestrielle
Quantité
suivi les travaux
Taux de réussite du Comité de Pendant et après Semestrielle
Végétation Compensation
reboisement suivi les travaux
IST, Mesure de protection et Comité de Pendant et après Mensuelle en
VIH/SIDA nombre de personnes suivi les travaux phase de
sensibilisées Comité de Pendant et après travaux
suivi les travaux Annuelle en
COVID19
Santé et la phase
sécurité d’exploitation
Nombre d’accidents en Comité de Pendant les Mensuelle
phase des travaux suivi travaux
Accident
Nombre d’accidents en Comité de Après les Mensuelle
phase d’exploitation suivi travaux
Nombre d’emplois créés Comité de Pendant et après Mensuelle pour
Création
Revenu moyen dans les suivi les travaux l’emploi
d’emplois
Emploi communes concernées Annuelle pour
Amélioration
par le projet. le revenu
des revenus
moyen
Tableau 3: Elément de suivi environnemental

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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VI. CONSULTATIONS PUBLIQUES

Le processus de consultation de la population prendra appui sur le PGES. Il sera axé sur trois
objectifs principaux :
1) La mise en exergue de l’ensemble des impacts identifiés tout en expliquant dans le
détail les mesures préconisées pour leur atténuation ou leur bonification ;
2) L’implication de la population à part entière à la réalisation du projet tout en
s’appropriant la mise en œuvre du PGES ;
3) La prise en charge par les populations locales des travaux d’entretien de la route
ainsi que ces ouvrages communautaires sur une base contractuelle.
Un cahier de plaintes sera installé dans chacun des villages traversés par le projet. Ce cahier
permettra aux personnes lésées ou défavorisées par le projet de faire des réclamations. Les
équipes à qui sera confié le suivi environnemental iront relever, périodiquement, les
inscriptions sur ces cahiers et en tiendront compte le cas échéant dans le programme
d’atténuation des impacts ou dans celui des compensations. En tout état de cause, la réussite
du projet et son intégration dans son environnement sont tributaires de l’implication effective
de la population dans son exécution. Par conséquent, la mise en œuvre, des mesures relatives
à la sécurité routière lors des travaux demeure étroitement liée au degré d’implication des
populations. A cet effet, une attention particulière sera accordée au processus de participation
effective des populations afin que le projet s’exécute dans les meilleures conditions sociales à
travers l’instauration d’un cadre de partenariat participatif et concerté. Cette disposition est
susceptible de mettre en place les bases garantissant la réalisation des travaux d’entretien
ultérieurs aussi bien pour la route que pour ces ouvrages communautaires.
En conséquence, le processus de concertation à mettre en œuvre suivra le plan d’action
préconisé par le PGES et sera conçu en trois grandes étapes :
- Une étape préparatoire préalable au chantier où la communication sociale rapprochée
sera mise à profit ;
- Une étape d’établissement de déroulement des travaux ;
- Une étape de clôture des travaux et de planification participative de la phase
d’exploitation.

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

VII. ESTIMATION DES COÛTS

Il s’agit des coûts de la signalisation et des prestations environnementales sur le chantier. Le


coût de la campagne de sensibilisation le VIH/SIDA et de la sécurité routière seront inclus
dans le budget des prestations environnementales. La répartition des coûts relatifs aux
prestations environnementales sur le chantier seront intégrés au marché de l’entreprise.

ACTIVITES COÛT (FCFA)


REGENERESCENCE DES ZONES
5000000
D'EMPRUNTS
• ELABORATION DU PGES,
• PROVISION POUR MESURES
ENVIRONNEMENTALES ET
SOCIALES :
- Sensibilisation personnel/ population sur les
risques des IST/VIH/SIDA et COVID19 ;
- Sensibilisation et formation du personnel de
chantier ;
10000000
- Surveillance et suivi interne du PGES ; - Mise
en place des dispositifs sécuritaires sur le
chantier ;
- Mise en place du plan Hygiène, Santé et
Sécurité sur le chantier ;
- Sensibilisation routière ;
- Aménagement de voies de déviation ;
- Etc.
COÛT TOTAL 15000000

VIII. ECHEANCIER DE MISE EN ŒUVRE ET PRODUCTION DE RAPPORT

VIII.1. Echéancier de mise en œuvre des mesures

La mise en œuvre des mesures environnementales et sociales durera pendant tout le cycle du
projet et tient compte de l’ensemble des activités relatives aux mesures proposées
(bonification et atténuation), au programme de suivi, aux consultations et aux initiatives
complémentaires. Cet échéancier est développé par phase et en coordination avec le plan
global d'exécution du projet.

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Activités Programmation
Avant le démarrage des
Organisation des séances d’information sur le PGES
travaux
Informer et sensibiliser le personnel du chantier sur les bonnes pratiques Avant le démarrage des
environnementales travaux
Mettre en place des installations sanitaires (latrines), aires stabilisées de vidange et Avant le démarrage des
cuves de récupération des huiles usagées travaux
Mettre en place un dispositif de signalisation des travaux et des déviations de la Avant le démarrage et
circulation pendant les travaux
Sensibiliser et éduquer les ouvriers, le personnel et les populations riveraines sur la
Pendant les travaux
sécurité routière, le VIH/SIDA et CODID19
Au démarrage et pendant
Sensibiliser, diffuser et appliquer le règlement intérieur de chantier
les travaux
Mettre en place un dispositif de gestion des déchets liquides et solides dans la base Au démarrage et pendant
vie (Réceptacles ou poubelles) les travaux
Eviter le déversement de produits toxiques Pendant les travaux
Privilégier l’utilisation de la main d’œuvre locale Pendant les travaux
Avant et pendant les
Installer des panneaux de signalisation
travaux
Respecter les limitations de vitesse Pendant les travaux
Arroser les zones de dépôts des matériaux meubles, ainsi que la zone de travail Pendant les travaux
Pendant le transport de
Mettre des bâches de protection
matériaux
Après l’exploitation des
Régaler les sites d’emprunt
carrières
Eviter le stockage et les déversements de produits bitumineux sur les sols Pendant les travaux
Assurer le suivi environnemental du PGES Pendant et après les travaux
Remise en état des lieux (aires de travail + base vie) A la fin des travaux
Tableau 4: Echéancier de mise en œuvre du PGES chantier de l’entreprise

Les rapports mensuels et trimestriels seront élaborés par le bureau de contrôle des travaux sur
la mise en œuvre des mesures de protection environnementale et sociale. En outre, les
rapports mensuels et trimestriels seront également élaborés par la Cellule de suivi de
l’Exécution du projet.

VIII.2. Contenu du rapport de suivi du chantier

Le rapport de suivi environnemental doit être précis et assez concis. Il doit comporter les
points suivants :
1. Objet de la mission de suivi
2. Déroulement des travaux et consistance de travaux

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a. Rencontre avec les personnes ressources (autorités administratives et


politiques de la zone, directeur de travaux et autres personnes, chef de village,
populations riveraines si nécessaire, etc.) ;
b. Visite des bases de travail de l’entreprise (base-vie, base de préfabrication et
centrale à béton, etc.) ;
c. Visite du chantier (signalisation, visite sites de carrière et zone d’emprunt)
3. Recommandation
a. Pour l’entreprise
i. Avant les travaux
ii. Pendant les travaux
iii. Après les travaux
b. Pour le Maître d’ouvrage.

IX. MATRICE DU PGES

La matrice en page suivante fait la synthèse des principales actions d’atténuation des impacts
négatifs et de bonification des impacts positifs du sous projet sur l’environnement.
Le plan d’action environnementale et sociale du chantier est présenté dans la matrice en pages
suivantes qui fait la synthèse des principales actions d’atténuation des impacts négatifs du
projet sur l’environnement.

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Tableau 5:Matrice du Plan de Gestion Environnementale et Sociale des travaux


Activités/ Composante Responsable
Déroulement des Source de Responsable de
source du milieu Nature de l’impact Mesures d’atténuation Indicateurs de suivi d’exécution et Délais
travaux vérification suivi
d’impact affectée de surveillance
PHASE PREPARATOIRE
- Expropriation - Disposer nécessairement Disponibilité des Contrats signés - Entreprise ANDE Au démarrage
temporaire de terres d’une autorisation préalable et autorisations et avec les - Bureau de du chantier
agricoles. écrite du ou des propriétaires contrats nécessaires. propriétaires des contrôle
Acquisition de des terres concernées. terres et
Foncier et
terrain pour autorisations
Mise en valeur cultures
l’ouverture des Paiement effectif des administratives.
agricoles
zones d’emprunt - Destruction - Indemniser les propriétaires indemnisations
probable de selon les dispositions Documents
plantations. nationales et la Directives de la d’indemnisation
Banque Mondiale.
Dégradation de - Choisir l’emplacement des - Lieux Rapport de la - Entreprise ANDE Au démarrage
l’esthétique du milieu sites en fonction de critères de d’implantation de la MDC - Bureau de du chantier
naturel. protection du voisinage et des (des) base (s) de contrôle
ressources naturelles. chantier conformes
Décapage des
Modification de la - Matérialiser dès le démarrage aux critères de
surfaces pour
topographie et du du chantier les implantations rationalité.
la construction
Milieu naturel paysage dans les de la base de chantier. - Aménagements
de la (des)
zones d’implantation - Fournir au maître d’œuvre réalisés sur le site
base (s) de
pour approbation un plan pour préserver le
chantier
d’installation milieu.
- Disponibilité du
Installation et Plan d’Installation
fonctionnement des du chantier.
bases de chantier Exposition du sol - Limiter le décapage des Niveau de décapage Rapport de la - Entreprise ANDE Au démarrage
dénudé à l’érosion surfaces au strict minimum des sols MDC. - Bureau de du chantier et
requis. contrôle durant le
Sol Exposition du sol à la - Aménager des aires étanches PIC et rapport fonctionnement
contamination par les pour le stationnement et de la MDC
Stationnement
produits l’entretien des engins
et entretien
d’hydrocarbure
des engins
Risque de pollution - En cas de déversements Type Rapport de la - Entreprise ANDE Durant le
de la nappe accidentels de produits d’aménagement MDC - Bureau de fonctionnement
Eau souterraine phréatique polluants et décaper les terres réalisé contrôle
souillées et les mettre en
dépôts provisoires.

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Activités/ Composante Responsable


Déroulement des Source de Responsable
source du milieu Nature de l’impact Mesures d’atténuation Indicateurs de suivi d’exécution et Délais
travaux vérification de suivi
d’impact affectée de surveillance
PHASE PREPARATOIRE
Ouverture des zones Terrassement s Végétation Destruction du - Prendre les dispositions Superficies de terres Rapport de la - Entreprise ANDE Pendant
d’emprunt généraux couvert végétal appropriées pour éviter ou défrichées. MDC - Bureau de l’exploitation
présent sur les sites limiter tout déboisement dû à contrôle des sites
concernés l’abattage excessif des arbres. Sites effectivement Rapport de d’emprunt.
- Procéder à la remise en état ou réhabilités à la fin du contrôle de la
à la réhabilitation du site après chantier MDC. A la fin de
son exploitation. l’exploitation
des sites
d’emprunt
Topographie et Modification de la -Limiter le décapage du sol au Etat de la Visites de terrain - Entreprise ANDE Pendant le
paysage dans la topographie et minimum requis de sorte à topographie et du - Bureau de déroulement du
zone du projet dégradation de préserver la topographie paysage dans les contrôle chantier
l’esthétique du naturelle de la zone des routes. zones de travaux.
paysage dans la zone
du projet par les - Mettre progressivement en Propreté du chantier Visites de terrain
dépôts de déchets des dépôts définitifs les matériaux Plan de gestion
travaux. non réutilisables des déchets
fourni par
l’entreprise.
Air Pollution -Procéder à un arrosage régulier Etat d’humidité de la Visite de terrain - Entreprise ANDE Durant les
atmosphérique due des plateformes servant d’aire surface décapée - Bureau de travaux
aux émissions de de circulation aux véhicules et contrôle
Ouverture des poussières et de machines, par temps sec (au
Ouverture des
emprises des fumées moins 2/jour).
emprises des voies à
voies à -Respecter les normes Etat général de la
réhabiliter
réhabiliter d’entretien des véhicules en machinerie
vigueur

Sol Intensification des - Conserver dans les mêmes Etat des sols et talus Visite de terrain - Entreprise ANDE Pendant le
effets de l’érosion par conditions que la terre végétale, dans les zones des - Bureau de déroulement du
le décapage et la mise les matériaux superficiels issus travaux. contrôle chantier
à nu des sols dans les des purges des zones
zones des travaux compressibles (sols Mise en dépôt Visite de terrain
avec production de hydromorphes fortement provisoires de ces
quantités importantes humifères potentiellement sols issus de purge.
de terres issues de fertiles) pour une éventuelle
purge. réutilisation lors de la
végétalisation.

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Activités/ Composante Responsable


Déroulement des Source de Responsable
source du milieu Nature de l’impact Mesures d’atténuation Indicateurs de suivi d’exécution et Délais
travaux vérification de suivi
d’impact affectée de surveillance
PHASE PREPARATOIRE
Eaux de surface Risques Enlever systématiquement tout - Inexistence de Visite de terrain - Entreprise ANDE Pendant le
d’interruption de dépôt de terres ou autres déchets zones de stagnation - Bureau de déroulement du
l’écoulement normal déversés dans les cours d’eau. d’eau de surface en contrôle chantier
des eaux par le amont des rivières
déversement de terres - Maintien de
et autres déchets de l’écoulement des
déblais dans les cours eaux
d’eau.
Milieu humain Perturbation des Mise en œuvre du plan de Libération totale des Visites de terrain - Entreprise ANDE Au démarrage
Activités activités communication emprises par les - Bureau de du chantier
économiques commerciales dans - Rencontrer les chefs des commerçants. Rapport de contrôle
les marchés des localités concernées en vue de campagnes
localités traversées les informer des travaux d’information/
- Informer/ sensibiliser les sensibilisation
populations pour la libération
Ouverture des
Terrassement s des emprises.
emprises des voies à
généraux - Aménager des sites de
réhabiliter
recasement des marchés.
Circulation Perturbation du trafic - Localiser et aménager les Absence de voies de Visites de terrain - Entreprise ANDE Pendant la durée
routière sur le long des sorties de véhicules et d’engins déviation multiples - Bureau de du chantier
itinéraires à de manière à ne présenter aucun et maintien de la Rapport de la contrôle
réhabiliter risque pour la sécurité. circulation dans les MDC
- Mettre en place de divers zones des travaux.
panneaux de signalisation
routière sur tout le long des
itinéraires à construire.
- Mettre en place de balises pour
isoler la zone des travaux des
déplacements des populations.
- Mobiliser des ouvriers chargés
de réguler la circulation aux
endroits jugés dangereux.

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Activités/ Composante Responsable


Déroulement des Source de Responsable de
source du milieu Nature de l’impact Mesures d’atténuation Indicateurs de suivi d’exécution et Délais
travaux vérification suivi
d’impact affectée de surveillance
PHASE DE CONSTRUCTION
Ouverture des Terrassements Santé/ Sécurité Exposition des - Doter les travailleurs de Port des EPI par les Visites de - Entreprise ANDE Au
emprises des voies à généraux ouvriers de chantier chantier de tous les équipements ouvriers de chantier. chantier - Bureau de démarrage
réhabiliter aux risques de sécurité nécessaires aux contrôle du chantier
d’accidents de travail travaux de génie civil. Nombre de sessions Rapports de la
et de maladies. organisées et nombre MDC et de
- Assurer l’hygiène sur le de bénéficiaires. l’entreprise
Risques de chantier
propagation des Nombre de
IST/VIH/SIDA et du - Mettre en œuvre le plan de campagnes de
COVID19 communication sur le chantier sensibilisation
par : organisées.

• Une large information des


usagers sur les modifications des
conditions de circulation.
• Le renforcement des
capacités du personnel dans le
respect du PGES
• L’organisation d’une
campagne de sensibilisation sur
la lutte contre le VIH/SIDA et la
COVID19

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Activités/ Composante Responsable


Déroulement des Source de Responsable de
source du milieu Nature de l’impact Mesures d’atténuation Indicateurs de suivi d’exécution et Délais
travaux vérification suivi
d’impact affectée de surveillance
PHASE DE CONSTRUCTION
Remblayage, Air Pollution de l’air par - Procéder à un arrosage régulier Etat d’humidité de la Visites de terrain - Entreprise ANDE Durant les
réglage, le dégagement des des plateformes servant d’aire surface décapée - Bureau de travaux
régalage et poussières et fumées de circulation aux véhicules et contrôle
compactage d’échappement des machines, par temps sec (au Etat général de la
des routes véhicules, engins et moins 2/jour). machinerie
machines lors des - Respecter les normes
travaux d’entretien des véhicules en
vigueur.
Construction Eaux de surface Pollution/perturbation Décaper les sols souillés par les Etat de la surface des Visite de terrain - Entreprise ANDE Durant les
des ouvrages des eaux de surface et déversements de produits sols dénudés. - Bureau de travaux
hydrauliques souterraines par des polluants et les mettre en dépôts contrôle
Mise en place des eaux contenant des autorisés par la MDC. Etat des lieux
couches de la route charges polluantes à d’entretien des
et des savoir les Mener les opérations de vidange engins.
infrastructures hydrocarbures et d’engins sur des surfaces
connexes dérivés. étanches. Etat des cours d’eau

Probable interruption Maintenir absolument


de l’écoulement l’écoulement normal des cours
normal des eaux d’eau en préservant un passage
des eaux pendant les travaux
Remblayage, Milieu humain Nuisances sonores - Limiter autant que possible et Etat des engins Certificats de - Entreprise ANDE Pendant la
réglage, Populations à titre préventif les émissions visite technique - Bureau de durée des
régalage et riveraines sonores dans la mesure où cela Absence de bruits des engins. contrôle travaux de
compactage est réalisable sur le plan incommodants sur le construction
des routes technique. chantier. Rapport de la
MDC

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
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TROISIEME PARTIE :
BILAN DU STAGE

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I. APPORT
Ce stage de production au sein de la structure CIRMA a été d’un apport positif pour notre
formation, aussi bien personnelle qu’académique et professionnelle.
D’abord, sur le plan personnel, ce stage nous a permis d’apprendre à cultiver la ponctualité
qui est une qualité très importante chez l’ingénieur. Il nous a aussi monté l’importance de la
communication, de l’humilité et des responsabilités pour travailler dans une atmosphère saine
et harmonieuse et afin d’être efficace plus productif.
Ensuite, sur le plan académique, ce stage nous a permis d’allier la théorie qui a été faite
pendant l’année scolaire à la pratique notamment en ce qui concerne les cours sur
l’environnement en particulier le plan de gestion environnemental et social d’un projet
important.
Enfin, sur le plan professionnel, c’est-à-dire dans notre formation d’ingénieur, ce stage nous a
permis de connaitre les bases de l’élaboration d’un PGES dans l’optique d’être a l’avenir une
environnementaliste.

II. CRITIQUES

De façon générale, ce stage s’est déroulé dans de bonnes conditions. Nous avons été bien
intégrés, grâce à la courtoisie de l’ensemble du personnel. Nous avons pu mener nos
recherches dans un climat satisfaisant.
Nous n’avons pas rencontré de difficultés majeures. Le seul problème à signaler est la durée
réduite du stage de production. Nous n’avons pas pu faire de visite de chantier afin d’observer
l’environnement du projet.

III. SUGGESTIONS

À la vue du problème mentionné précédemment, pouvons suggérer de permettre à l’étudiant


d’effectuer un stage de production d’au moins 08 semaines afin d’avoir une meilleure vision
sur le projet et ainsi une meilleure compréhension du problème.

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et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

CONCLUSION
Pendant ces quatre semaines de stage de production au sein de la structure CIRMA, nous
avons passé des moments forts enrichissants pour notre formation ainsi que pour notre vie
sociale. Nous sortons de ce stage satisfait car ayant acquis un savoir-faire des techniques de
rédaction d’un plan de gestion environnemental et social connaissant les impacts
environnementaux et sociaux à chaque phase du projet.
L’élaboration du plan de gestion environnemental et social permet d'orienter les activités du
projet de manière à ce que les questions environnementales et sociales soient prises en compte
et gérées dans toutes les activités mises en œuvre. De ce fait le PGES doit contenir des
informations telles que la description du projet, les impacts environnementaux et sociaux, les
responsabilités rattachées à chaque procédure, les mesures d’atténuation et de suppression des
impacts, les programmes de surveillance et de suivi ainsi que les coûts de l’élaboration du
PGES.
Tout ceci a été propice à l’élargissement de notre champ de connaissance tant au plan
technique qu’intellectuel.

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Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
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BIBLIOGRAGPHIE
Adjanohoun E. (1964). Végétation des savanes et des roches découverts en Côte d’Ivoire
centrale. Mémoire ORSTOM, Paris, 178p
Aubréville A. (1957). Accord à Yangambi sur la nomenclature des types africains de
Végétation. Bois et Forêt des Tropiques,51,23-27
Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) Chantier de la Société
INTERNATIONAL MANAGEMENT GROUP ; Travaux de reprofilage lourd avec
traitement de points critiques (RLTPC) SUR 316,39 km de routes rurales dans les régions du
Poro, du Tchologo, de la Bagoué et du Béré (mission 3-programme 2015) – lot F3.

XI
Thème : Mise en place d’un plan de gestion environnemental
et social dans le cadre du projet de renforcement de la route
Korhogo – Sinématiali – Ferkessédougou

WEBOGRAPHIE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Korhogo
https://www.afdb.org/sites/default/files/documents/environmental-and-social-
assessments/resume_pges_butare_final_publie_20_02_09_rev.pdf

XII

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