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2013/2014

COURS DES ESSAIS ET MESURES 3 EME ANNEE ELEQ

ESSAIS ET MESURES ENIET II L’INTRODUCTION :

Pour connaitre la valeur d’une grandeur, on utilise les instruments dits


LES OBJECTIFS GENERAUX appareils de mesure. Dans cette leçon, nous étudierons les règles de sécurité
dans un laboratoire, les appareils de mesure, les erreurs et les incertitudes et
Le cours des essais et mesures II vise à : l’organisation d’un travail pratique ; etc.
 Initier les élèves à la manipulation de l’électricité ; I- LES REGLES DE SECURITE AU LABORATOIRE
 Familiariser les élèves avec les appareils de mesure ;
 Développer l’aptitude à rédiger un compte-rendu ; Dans un laboratoire, la sécurité doit être omniprésente pour éloigner
 Rendre les élèves aptes à effectuer une mesure quelconque ; etc. les accidents. Nous allons donc voir quelques précautions à observer.

1- La mise sous tension


L’INTRODUCTION GENERALE :
La mise sous tension d’un circuit ou d’un appareil ne doit se faire que
Pour concevoir, évaluer, maintenir ou dépanner un circuit ou un sous l’ordre de l’enseignant après vérification.
équipement électrique, il est indispensable pour l’Electricien de connaitre la
quantité des différentes grandeurs électriques telles que : l’intensité du 2- La protection contre les contacts
courant, la tension électrique, la résistance ou la puissance. C’est donc dans cet
Pour la protection contre les contacts directs et indirects, il faut :
optique que ce cours intitulé les essais et mesures II trouve toute son
importance. Et comme l’a dit Samuel SMILES : « une place pour chaque chose  Utiliser la très basse tension (TBT) ;
et chaque chose à sa place ». Tout au long de ce cours, nous étudierons les  Isoler les parties actives ;
généralités sur les essais et mesures, les notions sur l’utilisation de quelques  Installer un dispositif à coupure automatique de
appareils de mesure et la mesure de certaines grandeurs électriques. l’alimentation ; etc.
3- L’organisation du poste de travail
CHAPITRE 0 : LES GENERALITES SUR LES ESSAIS ET MESURES
Un poste de travail comprend :
LES OBJECTIFS SPECIFIQUES
 Les sources à courant alternatif et à courant continu ;
A la fin de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
 Les commutateurs ;
 Prévoir les accidents dans un laboratoire ;  Les appareils de mesure, les lampes de signalisation et
 Choisir un appareil de mesure ; témoins ;
 Calculer les erreurs et les incertitudes d’une mesure  Les appareils de réglages ;
 Organiser un poste de travail ; etc.  Les conducteurs souples munis de fiches, les pinces crocodiles,
etc.

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II- LES APPAREILS DE MESURE


1- La définition
Désignation Symbole
Un appareil de mesure est un instrument qui permet d’évaluer la
quantité d’une grandeur. Appareil magnéto-électrique

2- Les types d’appareils de mesure

On distingue deux types d’appareils de mesure : les appareils


Appareil ferromagnétique
analogiques et les appareils numériques.

a) Les appareils analogiques : ce sont les appareils à lecture


indirecte qui donnent une valeur exactement proportionnelle de la valeur de la Appareil électrodynamique
grandeur mesurée.
On les appelle aussi les appareils à aiguille ou à déviation.
Pour calculer la valeur de la grandeur mesurée, on applique la formule Appareil à induction
ci-après : la valeur mesurée est égale à la valeur lue multipliée par le calibre sur
LxC Appareil thermique
l’échelle. Vm=
E

b) Les appareils numériques : ce sont les appareils à lecture


directe qui donnent en nombre la valeur de la grandeur mesurée exactement Appareil électrostatique
proportionnelle.

On les appelle aussi les appareils à affichage numérique Voltmètre V

Ampèremètre A
3- Quelques symboles utilisés

W
Wattmètre

Ohmmètre Ω

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Courant continu 4- Les qualités d’un appareil de mesure

Courant alternatif Les qualités d’un appareil de mesure sont :

 La précision : c’est l’aptitude d’un appareil à pouvoir donner la


Courant alternatif et continu
valeur la plus proche de la valeur exacte de la grandeur mesurée.
Tension d’épreuve égale à 500V Elle est caractériser par la classe et d’après la norme C42-100, on a les
2
valeurs suivantes :
Tension d’épreuve supérieure à 500V (ex :
2KV)  Les appareils étalons utilisés en laboratoire : classes 0,1 et 0,2 ;
0  Les appareils de contrôle : classes 0,5 et 1 :
Appareil ne supportant pas une tension  Les appareils industriels: classes 1,5 et 2,5 ;
d’épreuve  Les indicateurs : classe 5.
La position d’utilisation :  La sensibilité : c’est l’aptitude d’un appareil à déceler les petites
 Cadran vertical variations de la grandeur mesurée.
 Cadran horizontal  La fidélité : c’est l’aptitude d’un appareil à donner toujours la
 Cadran incliné même valeur de la même grandeur mesurée.
 La rapidité : c’est l’aptitude d’un appareil à donner dans un
Référence aux règles (NFC 42-100) temps normal la valeur de la grandeur mesurée.
 La justesse : c’est l’aptitude d’un appareil à donner la vraie
Polarité positive valeur de la grandeur mesurée.
 La résolution : c’est la valeur du pas de quantification dans une
Polarité négative gamme.
 La cadence de lecture : elle s’évalue en seconde.
Réseau monophasé
5- Les parties essentielles d’un appareil de mesure
Réseau triphasé sans neutre
Nous avons :
Réseau triphasé avec neutre
 Le zéro mécanique : c’est le trait de la graduation devant lequel
s’arrête l’aiguille lorsque l’appareil est au repos.
 La division : c’est l’intervalle qui sépare deux traits consécutifs
d’une graduation.

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 Le calibre : c’est la limite supérieure par rapport à la valeur de


la grandeur à mesurer.
 L’étendu de la lecture : c’est la partie de la graduation où les 1- La présentation d’un compte-rendu
mesures peuvent se faire avec précision. La préparation ou le compte-rendu est rédigé sur les feuilles de format
 Le cadran : c’est la partie de l’appareil où d’affiche la valeur A4 sauf indications contraires.
mesurée. La première et la deuxième feuilles se présentent comme ci-dessous :
 L’échelle : c’est le nombre de divisions d’une graduation. 60 1 2

III- L’ORGANISATION D’UN TRAVAIL PRATIQUE


30
Un travail pratique de déroule en trois étapes principales : ETABLISSEMENT TP N° GROUPE N°
NOMS ET PRENOMS
30
20 DATE CLASSE
COMPTE-RENDUDE LA
 La préparation : MANIPULATION TITRE 15
TP N° OBSERVATION NOTE
A partir du titre de l’essai et mesure, l’élève rédige le but, le principe, le ESSAIS ET MESURES DU CORRECTEUR 20
TITRE DE LA MNIPULATION
mode opératoire, le tableau de relevés et la liste de matériel. I-BUT
REDIGER PAR
 La manipulation :
NOMS ET PRENOMS SOUSL’ENCA
CLASSE DREMENT DE :
Ici, l’élève à partir de sa préparation câble le montage, effectue les
différentes mesures et relève les différentes grandeurs mesurées.
ANNEE SCOLAIRE DATE DE DEPOT
 Le compte-rendu :
2- Le contenu d’un compte-rendu
Ici, sauf consignes contraire, l’élève reprendra les étapes de la
préparation en corrigeant les erreurs, remplit le tableau de relevés, effectue les Le compte-rendu d’une manipulation contient dans l’ordre progressif
calculs, construit les courbes si possible et conclut. les points suivants : le but, le principe, le mode opératoire, le tableau de
relevés, la liste de matériel, la construction des courbes et la conclusion.

a) Le but : c’est la synthèse du travail à effectuer à partir du


problème posé.
b) le principe :
b1) L’énoncé du principe : c’est l’analyse de la méthode de mesure
ou de l’essai, le rappel des formules à utiliser et la justification du mode
opératoire.

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b2) le schéma de principe : c’est la représentation simplifiée du  Ne mettre le montage sous tension qu’après le contrôle de
schéma de montage. l’Enseignant ;
 Relever les indications.
c) le mode opératoire : b) Les calculs et le compte-rendu
c1) le schéma de montage : c’est la représentation graphique du
schéma à réaliser. Ici, il doit :
c2) le déroulement : c’est l’analyse méthodique de la conduite à
 Compléter les résultats en tenant compte des erreurs et des
tenir après la réalisation du montage pendant la manipulation.
incertitudes ;
d) Le tableau de relevés : c’est là où l’on inscrit les grandeurs
 Construire les graphes ;
mesurées.
 Conclure son compte-rendu.
e) La liste de matériel : c’est là où l’on inscrit tous le matériel
utilisé.
LA CONCLUSION :
nombre Désignation caractéristique symbole
La connaissance des appareils de mesures, des erreurs, des incertitudes
f) et l’organisation d’un travail pratique est indispensable pour la suite car, durant
g) La construction des courbes : c’est la représentation des notre parcours scolaire et académique, nous ne pourrions les éviter.et comme
grandeurs mesurées dans un repère. l’a dit Baltasar : « L’homme a beaucoup à savoir…et ne vit pas s’il ne sait rien ».
h) La conclusion : ici, on doit : Dans la suite, nous étudierons comment vérifier les résultats d’un appareil de
 Exploiter les résultats obtenus ; mesure.
 Interpréter les phénomènes observés
 Critiquer et faire les remarques personnelles.

3- Les conseils pratiques

Après avoir effectué la préparation, il faut mesurer, calculer et rendre


compte.

a) L’essai et la mesure

Pour manipuler, il faut :

 Réaliser le montage et choisir les calibres ;


 Vérifier plusieurs fois le montage ;

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III- LE PRINCIPE
1- Pourquoi étalonner un appareil de mesure ?

On étalonne pour corriger les erreurs de fabrication ou les erreurs dues


au vieillissement d’un appareil.

CHAPITRE 1 : L’ETALONNAGE D’UN APPAREIL DE MESURE 2- La classe de précision des appareils de mesure

LES OBJECTIFS SPECIFIQUES : On distingue :

A la fin de ce chapitre, l’élève doit être capable de :  Les appareils à déviation de classe 1 et 1,5 sont étalonnés par
les appareils dits « étalon » de classe 0,2 et 0,5.
 Définir l’étalonnage ;  Les appareils numériques de classe 1 et 1,5 sont considérés
 Etalonner un appareil de mesure ; comme les appareils « étalon ».
 Donner le principe de l’étalonnage ;
 Donner les conditions pour effectuer un étalonnage ; etc. 3- Le tableau de l’étalonnage

L’INTRODUCTION : Le tableau de l’étalonnage est un tableau qui contient les relevés et les
spécifications utiles : date d’étalonnage, opérateur, appareil étalonné, appareil
Dans tous les domaines, la précision dans les grandeurs doit être une étalon.
priorité et avec le vieillissement des appareils de mesure, il est recommandé
d’effectuer les contrôles en comparant les résultats aux résultats connus. C’est
donc dans ce sens que nous étudierons dans ce chapitre, comment effectuer date d’étalonnage opérateur appareil étalon appareil étalonné
ces contrôles. Pour mieux connaitre cette notion, nous allons d’abord voir la
définition, le but, le principe, les conditions à remplir et les mesures de
l’étalonnage.

I- LA DEFINITION DE L’ETALONNAGE 4- La fiche de l’étalonnage

L’étalonnage d’un appareil de mesure est l’opération qui consiste à La fiche de l’étalonnage est un document qui contient deux
contrôler ses indications par comparaison avec un autre appareil dit « étalon ». paramètres : la valeur lue et la valeur exacte.

II- LE BUT La correction s’effectue en appliquant la formule :

Le but de l’étalonnage consiste à apporter des corrections aux mesures C=V ex-Vlue
effectuées.
5- Les courbes caractéristiques

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Il existe deux courbes pour montrer l’évolution des grandeurs :

 La courbe de correction C=f (Vlue).


 La courbe d’étalonnage Vex =f (Vlue).

IV- LES CONDITIONS A REMPLIR POUR UN ETALONNAGE


1- L’étalonnage d’un ampèremètre
Pour étalonner, les conditions suivantes doivent être remplies : a) Le schéma expérimental
 Vérifier la position zéro de chaque appareil ;
Ae Ax
 La classe de l’appareil étalon doit être supérieure à celle de Rh
l’appareil à étalonner ; Ae A
 Les valeurs entières doivent être d’une précision supérieure à I
celle de l’appareil à «étalonner ;
 Comparer les valeurs prises avant et après le processus E L
d’étalonnage.

V- L’ETALONNAGE D’UN APPAREIL DE MESURE : La méthode de


comparaison b) L’interprétation

Les méthodes d’étalonnage sont nombreuses. Nous avons : L’appareil à étalonner Ax et l’appareil étalon Ae sont montés en série

 La méthode de comparaison directe ; dans un circuit parcouru par un courant I réglable dont la valeur
 La méthode à déviation constante de l’étalon ; maximale est celle du calibre des deux appareils.
 La méthode potentiométrique ;
 La méthode dite en puissance fictive. Pour chaque valeur choisie sur l’appareil Ax, on relève la valeur
exacte correspondante sur l’appareil Ae et on remplit le tableau
Dans ce cours, nous étudierons seulement la méthode de comparaison
directe. d’talonnage.

VI- La méthode de comparaison directe  c) Le processus d’étalonnage

La méthode de comparaison directe consiste à comparer les indications Pour entreprendre un étalonnage, il faut :
de l’appareil à étalonner et l’appareil étalon.

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 Relever les indications affichées sur le cadran de l’appareil LA CONCLUSION :


Nous venons d’étudier ce qu’est l’étalonnage et comment étalonner un
à étalonner ; appareil de mesure. C’est une technique utilisée dans toutes les industries de
 Choisir les caractéristiques de l’appareil à étalon ; construction ou de fabrication des instruments de mesure et dans les
 Réaliser le montage ; entreprises industrielles pour contrôler les grandeurs. La suite du programme
 Remplir le tableau et tracer les courbes ; nous permettra de connaitre comment on utilise les appareils de mesure

 Déduire la classe de précision des ampèremètres.


2- L’étalonnage d’un voltmètre CHAPITRE 2 : L’UTILISATION DES APPAREILS DE MESURE
a) Le schéma expérimental
LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :

A la fin de ce chapitre, l’élève doit être capable de :


I
 Mesurer l’intensité du courant en continu et en alternatif ;
V

V
Rh Ve Vx L  Mesurer la tension en continu et en alternatif ;
E
 Préparer une mesure sur la détermination d’une tension ou d’une
intensité électrique ; etc.
b) L’interprétation L’INTRODUCTION :

L’appareil à étalonner Vx est monté en parallèle avec l’appareil Pour utiliser tout appareil, il est nécessaire de connaitre son mode
étalon Ve aux bornes d’un récepteur et de faire varier la tension à l’aide d’emploi, voire son fonctionnement. Dans ce chapitre, nous allons apprendre
du potentiomètre Rh. non seulement à utiliser l’ampèremètre et le voltmètre, mais à mesurer
l’intensité du courant et la tension électrique d’un circuit électrique.
c) Le processus d’étalonnage I- LA MESURE DE L’INTENSITE DU COURANT EN CONTINU
1- Le but
Pour entreprendre un étalonnage, il faut :
Le but de cette mesure consiste à déterminer l’intensité du courant en
 Relever les indications affichées sur le cadran de l’appareil continu à l’aide d’un ampèremètre.
à étalonner ;
2- Le principe
 Choisir les caractéristiques de l’appareil à étalon ; a) L’énoncé du principe
 Réaliser le montage ;
 Remplir le tableau et tracer les courbes ; Le principe consiste à brancher un ampèremètre en série dans un
 Déduire la classe de précision des voltmètres. circuit parcouru par un courant continu.

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LxC ouvert et que l’ampèremètre est en mode continu. On branche le circuit, on


Pour calculer la valeur mesurée, on applique la formule : Vm= et calculer
E actionne sur S et on relève la grandeur affichée.
Ea
les erreurs : Εa=Ve-Vm et Er=
Ve

b) Le schéma de principe
4- La liste de matériel

A Quantité Désignation Caractéristique Symbole


01 Ampèremètre
A
3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage 01 Interrupteur
simple allumage

01 Lampe à
AS incandescence
Cordons
01 Alimentation
S stabilisée AS

01 Source continue
L

A 5- Le tableau des relevés

Ampèremètre
Valeur mesurée
b) Le déroulement Calibre Echelle Lecture

Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,


on choisit le calibre de l’ampèremètre et on se rassure que l’interrupteur S est

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6- La conclusion

Elle sera rédigée en fonction des résultats de la manipulation.

II- LA MESURE DE L’INTENSITE EN ALTERNATIF


1- Le but

Le but consiste à déterminer l’intensité du courant en alternatif à l’aide


d’un ampèremètre. b) Le déroulement

2- Le principe Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,


a) L’énoncé du principe on choisit le calibre de l’ampèremètre et on se rassure que l’interrupteur S est
ouvert et que l’ampèremètre est en mode alternatif. On branche le circuit, on
Le principe consiste à brancher un ampèremètre en série dans un actionne sur S et on relève la grandeur affichée.
circuit parcouru par un courant alternatif.
4- La liste de matériel
LxC
Pour calculer la valeur mesurée, on applique la formule : Vm= et
E
Ea Quantité Désignation Caractéristique Symbole
calculer les erreurs : Εa=Ve-Vm et Er= 01 Ampèremètre
Ve A

b) Le schéma de principe
01 Interrupteur simple
allumage
A
01 Lampe à
incandescence
3- Le mode opératoire Cordons
a) Le schéma de montage 01 Alternostat ou AT
transformateur
réglable
AT 01 Source alternative
~
S
5- Le tableau des relevés

A
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Ampèremètre
Valeur mesurée
Calibre Echelle Lecture

6- La conclusion
Elle sera rédigée en fonction des résultats de la manipulation.

c) Le déroulement

Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,


III- LA MESURE DE LA TENSION EN CONTINU
1- Le but on choisit le calibre du voltmètre et on se rassure que l’interrupteur S est
ouvert et que le voltmètre est en mode continu. On branche le circuit, on
Le but consiste à déterminer la tension en continu à l’aide d’un actionne sur S et on relève la grandeur affichée.
voltmètre.
4- La liste de matériel
2- Le principe
a) L’énoncé du principe Quantité Désignation Caractéristique Symbole
01 Voltmètre
Le principe consiste à brancher un voltmètre en parallèle aux bornes V
d’un circuit soumis à une tension continue.
01 Interrupteur simple
LxC allumage
Pour calculer la valeur mesurée, on applique la formule : Vm= et
E
Ea 01 Lampe à
calculer les erreurs : Εa=Ve-Vm et Er= incandescence
Ve
Cordons
b) Le schéma de principe 01 Alimentation
stabilisée AS
V
01 Source continue
3- Le mode opératoire 5- Le tableau des relevés
a) Le schéma de montage
Voltmètre

AS

S
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L

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Valeur mesurée
Calibre Echelle Lecture

6- La conclusion

Elle sera rédigée en fonction des résultats de la manipulation.


b) Le déroulement

Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,


on choisit le calibre du voltmètre et on se rassure que l’interrupteur S est
ouvert et que le voltmètre est en mode alternatif. On branche le circuit, on
actionne sur S et on relève la grandeur affichée.
IV- LA MESURE DE LA TENSION EN ALTERNATIF
4- La liste de matériel
1- Le but

Le but consiste à déterminer la tension en alternatif à l’aide d’un Quantité Désignation Caractéristique Symbole
voltmètre.

2- Le principe
a) L’énoncé du principe

Le principe consiste à brancher un voltmètre en parallèle aux bornes


d’un circuit soumis à une tension alternative.

b) Le schéma de principe

3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage
AT

S 19
L

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01 Voltmètre L’INTRODUCTION :
V La résistance, l’avons-nous vu, est un élément de base qui constitue les
appareils de réglage et même tout les appareils utilisé en électricité te aussi en
01 Interrupteur simple électronique. Connaitre donc comment la mesurer est importante car, elle est
allumage omniprésente. Dans ce chapitre, nous étudierons l’utilisation d’un ohmmètre et
les méthodes de mesure de la résistance d’un élément (résistor).
01 Lampe à
incandescence I- LA DEFINITION DE LA RESISTANCE ET LE SYMBOLE
Cordons
01 Alternostat ou La résistance est la capacité de tout corps à s’opposer au passage du
AT courant électrique ou à la circulation des électrons.
transformateur
réglable
01 Source alternative
5- Le tableau des relevés Le symbole d’une résistance

6- La conclusion Voltmètre
Elle sera rédigée en fonction des résultats de la manipulation. Valeur mesurée
LA CONCLUSION : Calibre Echelle Lecture
La détermination d’une grandeur électrique l’avons-nous dit, nécessite
la connaissance de l’utilisation des appareils de mesure. Ce chapitre nous a
permis de connaitre comment l’intensité et la tension électrique peuvent être
II- L’UTILISATION D’UN OHMETRE
obtenues selon la source d’alimentation (alternative ou continue). Dans la suite
du programme, nous étudierons la mesure d’une résistance. Il existe deux types d’ohmmètre : l’ohmmètre à pile et l’ohmmètre à
magnéto.

CHAPITRE 3 : LA MESURE D’UNE RESISTANCE Mais, nous porterons nos études uniquement sur les ohmmètres à pile
LES OBJECTIFS SPECIFIQUES : à cause de leur simplicité. Pour mesurer la résistance d’un élément, il suffit de :
Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
 Définir la résistance ;  Débrancher le circuit ou l’appareil dont on veut mesurer la résistance ;
 Préparer ka mesure de la résistance d’un élément ;  Calibrer l’ohmmètre ;
 Reconnaitre et comparer les différentes méthodes utilisées pour la  Brancher les cordons aux bornes de l’élément à mesurer ;
mesure de la résistance ;  Lire directement le cadran ; etc.
 Utiliser un ohmmètre ; etc. III- LA MESURE D’UNE RESISTANCE PAR LA METHODE DIRECTE

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1- Le but
Quantité Désignation Caractéristique Symbole

01 Interrupteur simple
allumage

Cordons b) Le déroulement
01 Résistor Après avoir mis le récepteur hors tension, on choisit le calibre de
l’ohmmètre, on connecte les cordons de celui-ci aux bornes du récepteur, on

01 Ohmmètre ferme l’interrupteur S et on effectue la lecture.
A
4- La liste de matériel
Le but de cette mesure consiste à déterminer la résistance d’un
récepteur par la méthode directe.

2- Le principe
5- Le tableau des relevés
Calibre Echelle Lecture Valeurs mesurées
Ohmmètre
a) L’énoncé du principe
6- La conclusion
Le principe consiste à brancher un ohmmètre à pile en parallèle avec le
récepteur et d’appliquer la formule ci-dessous pour calculer la valeur mesurée Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du
LxC compte-rendu et après avoir faits les calculs des erreurs.
R= .
E
b) Le schéma de principe

IV- LA MESURE D’UNE RESISTANCE PAR LA METHODE


VOLTAMPEREMETRIQUE
3- Le mode opératoire 1- Le but
a) Le schéma de montage

S R

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Cette mesure a pour but de déterminer la résistance d’un récepteur par


la méthode voltampèremétrique.

2- Le principe
a) L’énoncé du principe

Le principe consiste à mesurer la tension aux bornes d’un récepteur et


U
l’intensité le traversant puis, appliquer la loi d’Ohm : R= .
I
b) Les schémas de principe

Deux montages sont possibles : le montage amont et le montage aval.


b) Le déroulement
 Le montage amont : le voltmètre est monté avant
l’ampèremètre. Après la réalisation du montage, on choisit les calibres des appareils en
V fonctions de la source d’alimentation. On se rassure que l’interrupteur S est en
position 0, on met le montage sous tension et on commence la mesure soit par
la position 1 pour le montage amont ou soit par la position 2 pour le montage
R aval. Puis, on effectue les lectures et on remplit le tableau des relevés.
A

 Le montage aval : le voltmètre est branché après


l’ampèremètre.
V

R
A

3- Le mode opératoire 4- La liste de matériel


a) Le schéma de montage

AS

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A
V
0

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R
Quantité Désignation Caractéristique Symbole
5- Le tableau des relevés 01 Voltmètre
V
Calibre Echelle Lecture Valeurs mesurées
6- La conclusion 01 Interrupteur
Ampèremètre
référence 4
Voltmètre
Après avoir déterminées les valeurs mesurées, on les compare aux
réelles valeurs en évaluant les erreurs. Cordons

V- LA MESURE D’UNE RESISTANCE PAR LA METHODE PONT DE AS


01 Alimentation
WHEASTSTONE stabilisée
Cette méthode a été découverte par le physicien Anglais Charles
01 Source continue
WHEASTSTONE.
A
1- Le but 01 Ampèremètre

Le but consiste à déterminer la résistance d’un récepteur par la 01 Récepteur


méthode pont de Wheaststone.
b) Le schéma de principe
2- Le principe
a) L’énoncé du principe Rx R1
B
Le principe consiste à disposer de quatre (4) Resistances dont A
une Rx inconnue, une R1 réglable et R2 et R3 de valeur connue. A C

On branche Rx et R1 en série ainsi que R2 et R3, et l’ensemble en


R3 i R2
parallèle : obtient un montage mixte. Pui, on branche entre R x et R1, et
R2 et R3 un ampèremètre A : on dit qu’on a réalisé un pont de D
R1
Wheaststone. En fin, on calcule R x par application de la formule Rx= x
R2 3- Le mode opératoire
R3 lorsque le pont est en équilibre c'est-à-dire que lorsque le courant a) Le schéma de montage
qui traverse l’ampèremètre est nul (i=0).

Rx R1
B

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S2
A

2013/2014 R3 i R2
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dévie dans le sens négatif, il faut permuter lesDbornes ou cordons).


I Ensuite, on
S1
faire varier R1 jusqu’ obtenir i=0.

4- La liste de matériel

5- Le tableau des relevés

R1 (Ω)
R2 (Ω)
R3 (Ω)
R1
Rx= x R3 (Ω)
R2
b) Le déroulement

Lorsque le montage est bien réalisé, on se rassure que les interrupteurs S 1 et S2


6- La conclusion
sont ouverts et que l’ampèremètre est bien calibré. On ferme S 1 et après un
petit instant, on ferme S2. On vérifie le sens de déviation de l’ampèremètre (s’il Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation.

Quantité Désignation Caractéristique Symbole


02 Interrupteur simple
allumage VI- LA MESURE DES FORTES RESISTANCES PAR LA METHODE
VOLTMETRE SERIE
Cordons 1- Le but

Le but consiste à déterminer la valeur d’une forte résistance à l’aide de


Source continue
la méthode voltmètre série.
01
Ampèremètre A 2- Le principe
A a) L’énoncé du principe
04 Résistance

01 Pile
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Le principe consiste à brancher un voltmètre de résistance interne Rv


connue en parallèle, ensuite en série avec le récepteur dont on veut mesurer sa
résistance. On applique la formule ci-dessous pour calculer Rx.
b) Le déroulement
(U −U ' )
Rx= x Rv Après avoir exécuté le câblage, on calibre le voltmètre en tenant
U'
compte de la source d’alimentation et on remplit les mesures de sécurité
possible. On met donc le montage sous tension, on mesure la tension de la
source d’alimentation U à travers la position 1 et la tension U’ à travers la
b) Le schéma de principe position 2.

4- La liste de matériel
5- Le tableau des relevés
Quantité DésignationVA Caractéristique Symbole
01 Interrupteur simple Voltmètre
allumage
Rx U U U’
Cordons Calibre
VA
01 Source continue Echelle
V Lecture
01 Ampèremètre
A Valeurs mesurées
01 Résistance

01 Alimentation AS 6- La conclusion
stabilisée
Elle sera rédigée après la manipulation.
3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage
LA CONCLUSION :
S 1 La résistance, grandeur fondamentale de tout récepteur peut être
S
0 obtenue à travers plusieurs méthodes. Cependant, la première méthode est
VA très exploitée à cause de sa simplicité. La suite du programme nous permettra
AS

2 Rx

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d’étudier comment la puissance d’un récepteur ou d’un générateur peut être mesure qui peut permettre d’affirmer qu’une chose est vertueuse et
déterminée. l’oscilloscope est mieux adapté pour effectuer cette évaluation. Dans ce
chapitre, nous étudierons comment l’oscilloscope est réglé et comment
préparer la mesure et la visualisation d’une tension électrique.

I- LA DEFINITION D’UN OSCILLOSCPE

L’oscilloscope est un appareil qui permet de visualiser un signal


électrique, le plus souvent variable au cours du temps grâce à une courbe.

II- LE SYMBOLE

CHAPITRE 4 : L’ETUDE D’UN OSCILLOSCOPE III- LE PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN OSCILLOSCOPE
LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
 Définir un oscilloscope ; Electrodes où le signal
 Donner le principe de fonctionnement d’un oscilloscope ; est connecté Plaques horizontales
 Connaitre le rôle des parties essentielles ; Canon d’électrons
 Effectuer les réglages initiaux ; +Canon à électrons
élément chauffant
 Calculer la tension maximale, la période, la fréquence ;
 Préparer la mesure d’une tension continue et alternatif à l’aide d’un
oscilloscope ; etc.
L’INTRODUCTION : Spot lumineux
Les appareils de mesure analogiques et numériques, bien visible sur l’écran
qu’indispensables pour obtenir les valeurs des grandeurs, ne permettent
cependant pas de les visualiser c'est-à-dire de voir la forme de leurs signaux. Il a
fallu attendre l’invention d’un appareil de visualisation des signaux des
grandeurs dont on veut connaitre les valeurs et surtout leurs formes. Ecran fluorescent
L’apparition de l’oscilloscope a permis à la science (la médecine, l’électronique, Plaques verticales
etc.) et en particulier aux techniciens des laboratoires d’obtenir des résultats Trajectoire des électrons
plus précis, logiques et véridiques. Et parlant de la nécessité d’évaluer d’une
grandeur et surtout de l’importance d’une mesure que Sénèque a dit : « toute Le principe de fonctionnement d’un est le suivant :
vertu est fondée sur la mesure ». Cependant, il n’y a qu’un instrument de

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Dans un tube scellé est réalisé un vide poussé grâce à un canon à Les mesures de tension se feront alors verticalement à partir du centre
électrons utilisant l’effet thermoélectronique pour mettre en œuvre des de l'écran.
électrodes accélératrices et de focalisation permettant ainsi de fabriquer un Pour régler un oscilloscope à une sensibilité, il faut procéder comme ci-
faisceau d'électrons ayant une vitesse horizontale atteignant 3x107m/s lorsque dessous :
l’oscilloscope est mis en marche. Ce faisceau d'électrons pénètre alors dans un  Mettre l'oscilloscope en fonction (bouton 1) ;
condensateur plan vertical (plaques verticales). Si on applique sur ces plaques  Placer le bouton "choix de la nature de la tension" (2) sur 0V
verticales une tension électrique, elle va faire dévier le spot de gauche à droite, (référence à la masse) ;
à vitesse constante et le fait revenir rapidement à gauche lorsqu'il a atteint  Régler la sensibilité verticale (bouton 8) sur la valeur maximale
l'extrémité droite de l'écran: c’est le balayage. Après ces plaques verticales, le pour que la déviation observée soit maximale tout en gardant le spot dans les
faisceau d'électrons arrive au niveau des plaques horizontales formant aussi un limites de l’écran;
condensateur.  Régler la vitesse de balayage (bouton 7) sur une vitesse
La tension à analyser, appliquée entre ces deux plaques horizontales suffisamment petite pour que la trace ne scintille pas (ex : 0,1 ms/div) ;
crée un champ électrique vertical E qui soumet les électrons à une force  Régler l'intensité de la trace (bouton 10) au maximum ;
verticale F= q.E et leur donne une trajectoire parabolique. Quand ils quittent la  Vérifier que le bouton de synchronisation de la trace (bouton
zone d'influence de ce condensateur, ils suivent une trajectoire rectiligne et 13) soit sur "Auto-fixe" ;
arrivent sur la face avant du tube.  Tourner le bouton "positionnement vertical de la courbe"
Remarque : c’est une couche phosphorescente, souvent du platino-cyanure de (bouton 11) de manière à ce que la trace apparaisse à l'écran ;
baryum ou une « peinture » à base de phosphore, qui émet une lumière visible  Régler la focalisation de la trace (bouton 9) de manière à ce que
nommée "spot" lorsqu’elle est excitée sous de l'impact du faisceau d’électrons. celle-ci soit la plus fine possible (les mesures n'en seront que plus précises) ;
 Tourner le bouton "positionnement horizontal de la courbe"
IV- L’UTILISATION D’UN OSCILLOSCOPE (bouton 12) de manière à ce que la trace apparaisse entièrement à l'écran ;
1- La lecture d’un oscilloscope  À l'aide du bouton 11, placer la trace au centre de l'écran pour
L’écran d’un oscilloscope est constitué d’un axe vertical et d’un axe régler le zéro de l'oscilloscope (tension nulle de référence) ;
horizontal :  Régler à nouveau l'intensité lumineuse (bouton 10) et la
 huit (8) carreaux verticaux appelés divisions sur l’axe des focalisation (bouton 9) pour que la courbe soit la plus fine possible.
ordonnées (Y) : c’est l’axe des tensions ;
 de dix (10) carreaux horizontaux aussi appelés divisions sur
l’axe des abscisses (X) : c’est l’axe des temps.
2- L’oscilloscope à une sensibilité verticale
a) Les réglages initiaux d’un oscilloscope

Les réglages initiaux d'un oscilloscope, c'est le préparer à afficher


l'oscillogramme de la tension aux bornes d'un appareil ou d’un composant.

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 Désactiver la vitesse de balayage (bouton n° 7) en plaçant ce


sélecteur en position XY.

b) Le branchement d’un générateur dans un cas général  Placer le sélecteur de tension (bouton n°2) sur la position 0.
 Vérifier que le spot est bien au milieu de l’écran. Si ce n’est pas le cas,
 Placer le sélecteur de tension (bouton n°2) sur la position   ; on place le spot au centre en utilisant les boutons de position (n° 11 et n° 12).
 Brancher le générateur délivrant la tension à étudier sur l’oscilloscope  Placer le sélecteur de tension (bouton n°2) sur la position .
en reliant la borne positive du générateur à la voie Y (n°3) et sa borne négative  Régler la sensibilité verticale V/div (bouton n°8).
à la masse de l’oscilloscope (n°4) s’il s’agit d’un générateur de tension continue  Le spot doit être au centre de l’oscillogramme, il est décalé
ou indifféremment s’il s’agit d’un générateur de tension alternative. verticalement.
 L’exemple de visualisation de la trace observée sur l’écran d’un
oscilloscope.
Sélecteur de tension Masse
(bouton n°2) (bouton n°4)

Voie Y
(bouton n°3)
c) La visualisation d’une tension continue à l’aide d’un
oscilloscope.
Pour visualiser une tension continue, il faut relier les bornes d’un
générateur de tension continue à la voie Y (n°3) et à la masse (n°4) de  La visualisation avec balayage.
l’oscilloscope.  Activer le balayage horizontal en réglant la durée de balayage en
On a deux types de visualisation : la visualisation sans balayage et la plaçant le sélecteur (bouton n° 7) sur la position S = 0,5 s/div par exemple.
visualisation avec balayage.  Le spot est mobile : il se déplace horizontalement.
 La visualisation sans balayage.  L’exemple de visualisation de la trace observée sur l’écran d’un
oscilloscope

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 Régler la sensibilité verticale (bouton n°8) pour obtenir la courbe la


plus haute possible sans dépasser les limites de l’écran.
 On observe une tension alternative sinusoïdale
 Représenter sur le quadrillage ci-contre la trace observée sur
l’écran de l’oscilloscope.

d) La visualiser d’une tension sinusoïdale à l’aide d’un


oscilloscope.
Pour visualiser une tension sinusoïdale, il faut relier les bornes d’un
générateur TBF à la voie Y (n°3) et à la masse (n°4).
On a deux types de visualisation : la visualisation sans balayage et la
visualisation avec balayage. 3- L’oscilloscope à deux sensibilités verticales
 La visualisation sans balayage
 Désactiver la durée de balayage (bouton n°7) en plaçant le
sélecteur en position XY. On observe un déplacement vertical du spot.
 Représenter sur le quadrillage ci-contre la trace observée sur
l’écran de l’oscilloscope.

NB : la tension varie au cours du temps.

 La visualisation avec balayage


 Activer la durée de balayage (bouton n° 7) en plaçant ce sélecteur
sur la position qui permet d’observer un motif élémentaire.

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bouton base de temps (ou durée de balayage) (9) (qui agit sur les plaques de
déviation horizontale), on imprime au spot un mouvement plus ou moins
rapide : à faible vitesse, nous voyons le spot se déplacer sur l'écran, si la vitesse
de balayage augmente, la persistance des impressions lumineuses permet de
voir un trait continu appelé trace.

b) La visualisation d'une tension


 Sélectionner une entrée (appelée voie) 1 ou 2 (A ou B), ou deux entrées
1 et 2 (A et B).
 Sélectionner le couplage direct (commutateur sur la position ).
 Choisir la sensibilité en V/cm ou mV/cm sur la voie sélectionnée,
fonction de la tension à visualiser (7 et 8).
 Réaliser le montage en connectant d'abord la masse de l'appareil.
 Régler la base de temps de façon à faire apparaître sur l'écran, le
nombre de périodes souhaitées(9).
Avec l’étude méthode d’un oscilloscope à une seule sensibilité verticale,  Si la courbe est instable, réglez la synchronisation.
l’étude d’un oscilloscope à deux sensibilités se diffère seulement au niveau de  Procéder au réglage du cadrage horizontal et du cadrage vertical.
la visualisation de deux traces. Cependant, nous  Si la courbe est instable, réglez la synchronisation en agissant sur le
a) L’identification de quelques éléments bouton «Niveau déclenchement.
 Procéder au réglage du cadrage horizontal et du cadrage vertical. (Les
(1)  : bouton de sélection d’une entrée encore appelé (A). appareils bicourbes ont deux entrées voies YA et YB : ils permettent de
(2)  : bouton de sélection d’une entrée encore appelé (B). visualiser deux tensions.)
(3)  Sélectionner les deux voies, bouton A et B.
(4)  : bouton marche-arrêt.  Choisissez les sensibilités (7) et (8) en fonction des tensions à visualiser.
(5)  : potentiomètre pour régler la netteté (luminosité) du spot.  Réaliser les branchements de l'oscilloscope.
(6)  : potentiomètre pour régler la focalisation de la trace.
(7)  : potentiomètre pour régler la sensibilité de la première trace. V- LA DETERMINATION DES GRANDEURS
(8)  : potentiomètre pour régler la sensibilité de la deuxième trace. 1- Détermination de la tension maximale ou l’amplitude
(9)  : potentiomètre pour régler la vitesse de balayage de la trace. Pour déterminer Umax, il suffit de lire sur l’oscillogramme la déviation
(10) : potentiomètre pour régler la position verticale de la trace. verticale y du spot correspondant à la valeur maximale de la tension et de
(11) : potentiomètre pour régler la position horizontale de la trace. multiplier ce nombre par le coefficient de sensibilité verticale kv.
On applique alors la relation : Umax = y .kv
: le spot ne doit pas rester trop longtemps concentré en un même point Umax est la tension maximale en (V)
: cela finit par détériorer la substance fluorescente de l'écran ; en agissant sur le
Avec Sv est la valeur de la sensibilité verticale

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y est le nombre de divisions de la déviation verticale du b1) L’énoncé du principe


spot par rapport à sa position correspondant à 0 V. Le principe consiste à :
 Connecter les bornes d’un récepteur à un oscilloscope ;
2- Détermination d’une durée (période) T  Visualiser le signal affiché par l’oscilloscope;
Pour déterminer T, il suffit de lire sur l’oscillogramme le nombre de  Calculer la tension maximale (Umax) et la période (T) de la
divisions x correspondant à une période de la tension et de multiplier ce grandeur visualisée à l’aide des formules ci-dessous.
nombre par le coefficient de sensibilité horizontale k h de la base de temps Umax = y .kv et T = x. kh
(balayage).
On applique alors la relation: T = x. kh b2) Le schéma de principe
T est la période en (s)
Avec kh est la valeur de la sensibilité horizontale (ou

Y
balayage)

O
l représente le nombre de divisions correspondant à un

C
R
AT
motif
3- Le lien entre la fréquence et la période

0
La fréquence f d’une tension périodique est liée à sa période par la
1
relation : f = . c) Le mode opératoire
T
La fréquence s’exprime en hertz, de symbole Hz. c1) Le schéma de montage
À partir de la fréquence exprimée en hertz, on peut connaître la période
1 S
en utilisant la relation T = .
f Y

VI- LA PREPARATION DE LA VISUALISATION ET LA DETERMINATION DES


GRANDEURS A L’AIDE D’UN OSCILLOSCOPE AUX BORNES D’UN

O
C
R
RECEPTEUR ALIMENTATION PAR UN RESEAU SINUSOIDAL 0

AT
1- La visualisation d’une trace

a) Le but
Le but consiste à visualiser et de déterminer la tension maximale, la
période d’une grandeur électrique sinusoïdale et de tracer la caractéristique u=f c2) Le déroulement
(t).
b) Le principe

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Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,


on met l’oscilloscope sous tension, on le met en marche et on effectue les
réglages initiaux sur celui.

On fixe la valeur de l’alternostat en fonction de la sensibilité de f) La construction de la courbe u=f (t)


l’oscilloscope, on met le montage sous tension, on ferme l’interrupteur S, on
visualise l’image affichée par l’oscilloscope et on effectue les lectures. u(V)

d) La liste de matériel
Umax
Quantité Désignation Caractéristique Symbole

01 oscilloscope

01 Interrupteur simple 0 t(s)


T
allumage

Cordons

01 Résistor
g) La conclusion
01 Alternostat
AT
Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du
01 Source alternative compte-rendu.

2- La visualisation de deux traces


a) Le but
e) Le tableau des relevés Le but consiste à visualiser et de déterminer les tensions maximales, la
période des grandeurs électriques sinusoïdales et de tracer es caractéristiques
u1=f (t1) et u2=f (t2).
Oscilloscope
b) Le principe
b1) L’énoncé du principe
Réglage Lecture Valeurs
Le principe consiste à :
mesurées
 Connecter les bornes d’un récepteur à un oscilloscope ;
Sensibilité
 Visualiser le signal affiché par l’oscilloscope;
Balayage

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 Calculer les tensions maximales (Umax1 et Umax2) et la période (T)


des grandeurs visualisées à l’aide des formules ci-dessous.
c2) Le déroulement
Umax1= y1 .kv1, Umax2 = y2.kv2 , T1 = x1. kh1 et T2= x2. kh2
Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,
b2) Le schéma de principe on met l’oscilloscope sous tension, on le met en marche et on effectue les
réglages initiaux sur celui.

On fixe la valeur de l’alternostat en fonction de la sensibilité de


l’oscilloscope, on met le montage sous tension, on ferme l’interrupteur S, on

A
1
R

Y
visualise les images affichées par l’oscilloscope et on effectue les lectures.

d) La liste de matériel

O
0
AT

Quantité Désignation Caractéristique Symbole

B
Y
2
R

01 oscilloscope

01 Interrupteur simple
allumage
c) Le mode opératoire
c1) Le schéma de montage Cordons

S 02 Résistor

01 Alternostat

AT
01 Source alternative
A
1

Y
R

O
0
AT

e) Le tableau des relevés


B
Y
2
R

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Oscilloscope Elle sera


rédigée
Réglage Lecture Valeurs après les
mesurées résultats
Sensibilité1
de la
Sensibilité2

Balayage

manipulation au moment du compte-rendu.

VII- L’EXERCICE D’APPLICATION

Soit la visualisation ci-dessous affichée sur l’écran d’un


oscilloscope :

T
f) La construction de la courbe u1=f (t1) et u2=f (t2)

u1(V) u2(V)

Umax
1
Umax
2
t1(s) La visualisation s’est faite avec une sensibilité de 2 V/DIV et une
0 base de temps de 0,5 ms/DIV.
T2 T1 t2(s)
Quelle est la tension maximale, la période et la fréquence ?
Solution
Données : kv =2 V/DIV, kv =0,5 ms/DIV, y=3 DIV et x=5 DIV.
 Détermination de l’amplitude :
g) La conclusion Umax =6V

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Umax = y .kv AN : Umax =3x2=6V  Préparer la mesure de la puissance d’un élément alimenté par le
courant continu monophasé 1−¿ ;
 Détermination de la période  Préparer la mesure de la puissance d’un élément alimenté par le
−3
T = x. kh AN: T=5x0, 5x10−3 =0, 0025 S T=0,0025 s soit T=2,5x10 ms courant alternatif monophasé 1 ;
 Détermination de la fréquence (nombre de périodes par seconde) de  Mesurer de la puissance d’un élément alimenté par un réseau
cette tension : déséquilibré ;
1 1 f =400Hz  Reconnaitre les méthodes utilisées pour la mesure d’une puissance ;
f= AN : f = = 40 x 101 Hz  Utiliser un wattmètre ; etc.
T 0,0025

LA CONCLUSION : L’INTRODUCTION :
Un oscilloscope permet de visualiser, sur un écran, l’évolution d’une La mesure des puissances en triphasé est très complexe à cause du
tension au cours du temps. La courbe obtenue s’appelle un oscillogramme. réseau électrique qui peut être équilibré ou non. Dans ce cours, nous
Sur l’écran d’un oscilloscope branché aux bornes d’un générateur de tension étudierons la mesure de la puissance en courant alternatif triphasé déséquilibré
continue, on observe : un point si le balayage n’est pas enclenché, une ligne trois fils et en courant alternatif équilibré quatre fils.
horizontale si le balayage est enclenché Sur l’écran d’un oscilloscope branché
aux bornes d’un générateur de tension alternative sinusoïdale, on observe : un
segment vertical si le balayage n’est pas enclenché, une sinusoïde si le balayage
est enclenché. Le générateur de collège délivre une tension de même forme
que celle du secteur. La tension du secteur est une tension alternative,
sinusoïdale et périodique.

CHAPITRE 5 : LA MESURE DE LA PUISSANCE EN MONOPHASE


LES OBJECTIFS SPECIFIQUES : CHAPITRE 6 : LA MESURE DE LA PUISSANCE EN TRIPHASE

Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de : LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :

Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de :

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 Préparer la mesure de la puissance d’un élément alimenté par le


courant alternatif triphasé 3 et 3 +N ;
 Mesurer de la puissance d’un élément alimenté par un réseau
déséquilibré ;
 Reconnaitre les méthodes utilisées pour la mesure d’une puissance ;
 Utiliser un wattmètre ; etc.
NB : le récepteur peut être couplé en étoile (Y) ou en triangle (D)
L’INTRODUCTION :
9- Le mode opératoire
La mesure des puissances en triphasé est très complexe à cause du c) Le schéma de montage
réseau électrique qui peut être équilibré ou non. Dans ce cours, nous
étudierons la mesure de la puissance en courant alternatif triphasé déséquilibré W1 1

RECEPTEUR
trois fils et en courant alternatif équilibré quatre fils.
L1
I- LA MESURE DE LA PUISSANCE EN COURANT ALTERNATIF TRIPHASE
W2 1
DESEQUILIBRE TROIS FILS (3 )
L2
7- Le but
L3
Le but consiste à mesurer la puissance d’un élément traversé par un
courant alternatif triphasé déséquilibré 3 fils à l’aide d’un wattmètre. Q
8- Le principe d) Le déroulement
c) L’énoncé du principe
Lorsque le montage est bien réalisé, on se rassure que le sectionneur Q
Le principe consiste à utiliser la méthode de deux wattmètres et est ouvert et que les wattmètres sont bien calibrés (calibre tension et calibre
d’appliquer la formule P=P1+ P2 pour avoir la valeur de la puissance intensité). On met le montage sous tension et on ferme Q. on relève les
mesurée. grandeurs affichées par les wattmètres.

10- La liste de matériel


d) Le schéma de principe

W1 1
RECEPTEUR

L1

W2 1
L2

L3 19
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Quantité Désignation Caractéristique Symbole


01 sectionneur
11- Le tableau des relevés
Cordons
Wattmètre
Source alternative
W1 W2
Calibre W
02 Wattmètre
Echelle A
04 Lecture
Récepteur
Valeurs
Le mesurées principe consiste à brancher
le wattmètre entre une phase et le neutre, et d’appliquer la formule P=3P 1
pour avoir la valeur de la puissance mesurée.
12- La conclusion
b) Le schéma de principe
Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation en tenant-
compte des erreurs et des incertitudes afin de donner une conclusion logique.
N

W1
L1

Récepteur
II- LA MESURE DE LA PUISSANCE EN COURANT ALTERNATIF TRIPHASE
EQUILIBRE QUATRE FILS (3 + N )
L2
1- Le but
L3
Le but consiste à mesurer la puissance d’un élément traversé par un
courant alternatif triphasé équilibré 4 fils à l’aide d’un wattmètre. NB : le récepteur doit être couplé en étoile (Y)

2- Le principe
a) L’énoncé du principe

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3- Le mode opératoire Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation en tenant-
a) Le schéma de montage compte des erreurs et des incertitudes afin de donner une conclusion logique.
N

W1
LA CONCLUSION :
L1

Récepteur
Connaitre comment obtenir la puissance d’un récepteur ou d’un
générateur en triphasé est très important car quelque soit le récepteur ou le
L2 générateur, il présente une performance qui permet d’effectuer un travail
pendant un temps. Dans la suite du cours, nous étudierons la bobine.

L3

b) Le déroulement

Lorsque le montage est bien réalisé, on se rassure que le sectionneur Q


est ouvert et que le wattmètre est bien calibré (calibre tension et calibre
intensité). On met le montage sous tension et on ferme Q. on relève la
grandeur affichée par le wattmètre.

4- La liste de matériel
5-
CHAPITRE 7 : LA MESURE DE L’INDUCTANCE D’UNE BOBINE
6- Le tableau des relevés
Quantité Désignation Caractéristique Symbole
Wattmètre 01 sectionneur
Calibre
Echelle Cordons
Lecture
Source alternative
Valeurs
mesurées W
02 Wattmètre
A
04 Récepteur
7- La conclusion

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LES OBJECTIFS SPECIFIQUES : a) L’énoncé du principe


Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
 Définir la bobine et l’inductance; Le principe consiste à :
 Préparer la mesure de l’inductance d’une bobine;
 Déterminer la résistance de la bobine à l’aide de la méthode
 Connaitre les différentes méthodes utilisées pour mesurer l’inductance
voltampèremétrique en courant continu et d’appliquer la loi d’Ohm U=RI.
d’une bobine; etc.
 Déterminer l’impédance de la bobine à l’aide de la méthode
voltampèremétrique en courant alternatif de fréquence 50Hz et d’appliquer la
L’INTRODUCTION :
loi d’Ohm U=ZI.
La bobine est un conducteur enroulé en forme de spirale. C’est l’un des
 Calculer la valeur de l’inductance en appliquant la formule :
éléments fondamentaux qu’un circuit électrique ou électronique peut avoir et
Z 2−R2
son utilité est indispensable. En électricité, elle permet de manière générale à
fabriquer les générateurs (alternateurs) et les récepteurs (moteurs, lampes). Or,
une bobine est caractérisée par deux paramètres : la résistance (R) et
Z = R2 + L2 ω2 →L=
2

ω2√
b) Le schéma de principe
avecω=2πf

l’inductance (L) et l’obtention du dernier paramètre exige une méthode très


complexe vu le fait qu’il n’y en a pas en notre possession un appareil pouvant
L
nous permettre d’effectuer une mesure directe. Pour donc connaitre la valeur
A
de l’inductance d’une bobine, il faut très bien utiliser les méthodes apprises.
Voilà pourquoi René DESCARTES disait : « Tout le secret de la méthode consiste
à chercher en tout avec soin ce qu'il y a de plus absolu ». Dans ce chapitre, nous V
nous intéresserons à l’étude de la détermination de l’inductance d’une bobine
3- Le mode opératoire
par la méthode Joubert ou voltampèremétrique et des trois voltmètres et enfin,
a) Le schéma de montage
nous étudierons les phénomènes de résonance.

I- LA MESURE DE L’INDUCTANCE PAR LA METHODE JOUBERT OU L


VOLTAMPEREMETRIQUE A
1- Le but
V
Le but consiste à déterminer la valeur de l’inductance d’une bobine à

S
l’aide de la méthode de Joubert ou la méthode voltampèremétrique.

AT
2- le principe

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b) Le déroulement
4- La liste de matériel
Pour un bon déroulement:
Quantité Désignation Caractéristique Symbole
 On réalise d’abord le montage en continu pour déterminer la résistance
R. Lorsque le montage est réalisé, on choisit le calibre de l’ampèremètre et du 01 Voltmètre V

Continu Alternatif 01 Ampèremètre A


Ampèremètre Voltmètre Ampèremètre Voltmètre
Calibre
Echelle 01 Interrupteur simple
Lecture allumage
Valeurs 01 Bobine à noyau de fer
mesurées Cordons
01
U Alternostat
R=
I
01 Source alternative

U 01 Alimentation
Z=
I stabilisée
Source continue
L=
Z 2−R2
√ ω2
5- Le tableau des relevés

voltmètre, on règle les appareils de mesure en mode continu, on connecte les


cordons de ceux-ci aux bornes de la bobine, on met le montage sous tension,
on ferme l’interrupteur S et on effectue les lectures.
 Ensuite, on réalise le montage en alternatif pour déterminer
l’impédance Z. Lorsque le montage est réalisé, on choisit le calibre de
l’ampèremètre et du voltmètre, on règle les appareils de mesure en mode
alternatif, on connecte les cordons de ceux-ci aux bornes de la bobine, on met
le montage sous tension, on ferme l’interrupteur S et on effectue les lectures.

19
2013/2014
COURS DES ESSAIS ET MESURES 3 EME ANNEE ELEQ

tension UT aux bornes du circuit. On mesure aussi l’intensité du courant I


traversant le circuit.
 Tracer le diagramme des tensions de Fresnel. Après le tracé du
diagramme, on mesure la tension inductive U L’ de la bobine et on calcule la
valeur de l’inductance L en appliquant la loi d’Ohm en alternatif : UL’=Lω I.

b) Le schéma de principe

R RB,L
A
6- La conclusion

Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du VR1 VL1
compte-rendu.
VT1

II- LA MESURE DE L’INDUCTANCE D’UNE BOBINE PAR LA METHODE 3- Le mode opératoire


DES TROIS VOLTMETRES a) Le schéma de montage
1- Le but
R RB,L
Le but consiste à déterminer la valeur de l’inductance d’une bobine à
l’aide de la méthode des trois voltmètres. S
A

2- le principe
a) L’énoncé du principe VR1 VL1

Le principe consiste à :


AT

VT1
 Monter un résistor en série avec une bobine et de mesurer la
tension UR aux bornes du résistor, la tension UL aux bornes de la bobine et la

19
VA

2013/2014
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b) Le déroulement Ayant mesurées les tensions UR, UL et UT :

Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,  On choisit une échelle et calcule la longueur associée à chaque
on choisit les calibres des appareils de mesure, on se rassure qu’ils sont en grandeur ;
mode alternatif et on règle l’alternostat. On met le montage sous tension, on
ferme l’interrupteur S et on effectue les lectures.  On trace la droite UR (OA) prise comme origine et l’aide du compas,
on trace les droites UL et UT .
4- La liste de matériel  Pour tracer la droite UT  (OB), on mesure la longueur à l’aide
du compas, on place la pointe sèche au point 0 et on trace un arc de
cercle.
 Pour tracer la droite UL (AB), on mesure sa longueur à
l’aide du compas, on place la pointe sèche au point A et on trace un arc
de cercle.
 A partir du point B, on trace une droite verticale (BC) et
perpendiculaire à (OA) représentant la tension inductive U L’.

La mesure de (BC) est la tension UL’ et on calcule l’inductance L.

b) La construction du diagramme

U
T UL UL’

UR
5- Le tableau des relevés
o UR I
A C
6- La construction du diagramme des tensions de Fresnel Calibre Echelle Lecture B Valeurs mesurées
a) La méthode de construction Ampèremètre
Voltmètre UR
Voltmètre UL
Voltmètre UT
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2013/2014
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c) L’exemple d’application

Déterminer la valeur de l’inductance d’une bobine à noyau de fer. Au


laboratoire, les mesures suivantes ont été effectuées :

 La tension aux bornes de la bobine 155V ;


 La tension aux bornes du résistor en série avec la bobine 93V ;
 La tension aux bornes de la bobine 180V ;
 L’intensité du courant traversant le circuit 4 A.
7- La conclusion

Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du


compte-rendu.

LA CONCLUSION : CHAPITRE 8 : L’ETUDE D’UN CONDENSATEUR


LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :
La mesure d’une grandeur quelconque et en particulier celle de
Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
l’inductance d’une bobine est au centre de toute construction industrielle car,
 Définir un condensateur;
l’avons-nous dit qu’elle est un paramètre indispensable dans un circuit (il fait
 Expliquer le fonctionnement d’un condensateur traversé par un courant
partir des composants élémentaires). Ce chapitre nous a donc permis de
continu et alternatif ;
connaitre comment l’inductance d’une bobine peut être déterminée sans pour
 Déterminer les valeurs des grandeurs d’un condensateur traversé par
autant avoir un appareil à mesure directe : l’inductancemètre. Dans la suite du
un courant alternatif ;
programme, nous étudierons le condensateur.
 Préparer la mesure d’un condensateur en continu et en alternatif ; etc.

L’INTRODUCTION :
Le condensateur est un ensemble constitué de deux armatures
conductrices séparées par un isolant. Comme la bobine, c’est l’un des éléments
fondamentaux qu’un circuit électrique ou électronique peut avoir et son utilité
est aussi indispensable. En courant continu, il peut jouer le rôle d’accumulateur
d’énergie, de temporisateur, etc. Et en courant alternatif, il peut jouer le rôle de
compensateur d’énergie. Or, contrairement à une bobine, le condensateur est
caractérisé par un seul paramètre : la capacitance (C) et son l’obtention n’exige
pas une méthode très complexe malgré le fait qu’il n’y en a pas en notre
possession un appareil pouvant nous permettre d’effectuer une mesure directe.

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2013/2014
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Dans ce chapitre, nous nous intéresserons en continu à l’étude de la charge et Première méthode Deuxième méthode 
de la décharge d’un condensateur et en alternatif, nous intéresserons à l’étude
de la détermination de la capacité d’un condensateur.
C
I- L’ETUDE D’UN CONDENSATEUR EN COURANT CONTINU
1- Le but A

R
C
Le but consiste à étudier la charge et la décharge d’un condensateur V
traversé par un courant continu et de tracer les courbes de charge et de
décharge U=f(t) du condensateur.

2- le principe
a) L’énoncé du principe 3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage
Le principe consiste à 
Première méthode
 Première méthode :

2
1
Relever le temps de la charge et de la décharge du condensateur à
l’aide d’un chronomètre tout en relevant la valeur du voltmètre à chaque
instant t afin de pouvoir tracer les courbes de charge et de décharge U=f(t).

S
 Deuxième méthode :

AS
 Faire varier l’intensité du courant I et la tension U lors de la

R
charge et de la décharge d’un condensateur à l’aide d’un rhéostat ;
 Calculer la durée de charge et de décharge d’un condensateur
U
en appliquant la formule : t=C
I

b) Le schéma de principe Deuxième méthode

2
1
Rh Rh
19
S
1 2
A
AS
L
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V
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C
 La charge :

Lorsque l’interrupteur S est en position 1, on fait varier le rhéostat Rh 1 en


relevant chaque fois l’intensité I et la tension U jusqu’à la charge du
condensateur C.

 La décharge :

Lorsque l’interrupteur S est en position 2, on fait varier le rhéostat Rh 2 en


relevant chaque fois l’intensité I et la tension U jusqu’à la décharge du
condensateur C.

4- Le déroulement 5- La liste de matériel

Première méthode Quantité Désignation Caractéristique Symbole

Lorsque le montage est réalisé, on choisit le calibre du voltmètre et 01 Voltmètre V


s’assure que l’interrupteur S est en position 0.
01 Ampèremètre A
 La charge :
Lorsque l’interrupteur S est en position 1, on chronomètre le temps de
la charge du condensateur en relevant à chaque instant t la valeur affichée par 01 Commutateur Réf.4
le voltmètre jusqu’à la charge du condensateur C.
 La décharge : 01 Condensateur
Lorsque l’interrupteur S est en position 2, on chronomètre le temps de
la charge du condensateur en relevant à chaque instant t la valeur affichée par 02 Rhéostat
le voltmètre jusqu’à la décharge du condensateur C.
Résistor
Deuxième méthode  01
Lampe à
Lorsque le montage est réalisé, on choisit le calibre du voltmètre, on règle
01 incandescence
les rhéostats à leurs plus grandes valeurs et s’assure que l’interrupteur S est en
position 0.

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Cordons

01 Alimentation 7- La construction des courbes U=f(t)


stabilisée
01 Source continue

U U

o o
Courbe de charge t Courbe de décharge t
6- Le tableau des relevés

Première méthode
8- La conclusion

Voltmètre Chronomètre En effet, elle


charge décharg charge décharge sera rédigée
e après les
Calibre
Echelle
Lecture
Valeurs
Voltmètre Ampèremètre Rhéostat
mesurée
Deuxième méthode  s charge décharge charge décharge Rh1 Rh2

Calibre
Echelle
Lecture
Valeurs
mesurée
s

U
t=C
19
I
2013/2014
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résultats de la manipulation au moment du compte-rendu mais, on constate 1 1


ZC= XC= → C=
que : Cω ω ZC
 La charge : la tension aux bornes du condensateur croit en b) Le schéma de principe
fonction, du temps et atteint une valeur maximale (constante).
 La décharge : la tension aux bornes du condensateur décroit en
fonction, du temps et atteint une valeur minimale (nulle). C
A

II- L’ETUDE D’UN CONDENSATEUR EN COURANT ALTERNATIF


1- Le but 3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage
Le but consiste à déterminer la valeur de la capacité, d’un condensateur
lorsqu’il est traversé par un courant alternatif à l’aide de la méthode
voltampèremétrique ou Joubert. C
S
A
2- le principe
a) L’énoncé du principe V
Le principe consiste à alimenter un condensateur avec un courant

AT
alternatif et de mesurer l’intensité du courant I le traversant, de mesurer la
tension entre ses bornes et de calculer la valeur de sa capacité en appliquant
les formules : b) Le déroulement
U Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,
U=ZCI → ZC=
I on choisit les calibres des appareils de mesure, on se rassure qu’ils sont en

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2013/2014
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mode alternatif et on fixe la valeur de l’alternostat en fonction des


caractéristiques du condensateur. On met le montage sous tension, on ferme
l’interrupteur S et on effectue les lectures.

4- La liste de matériel 6- La méthode de construction


Quantité Désignation Caractéristique Symbole En effet, elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au
V moment du compte.
03 Voltmètre
LA CONCLUSION :
01 Ampèremètre A
Les études faites dans ce chapitre nous permettent de connaitre l’utilité
des condensateurs en régime permanent continu (u=cte) et en régime
01 Interrupteur simple permanent sinusoïdal (t↦u). Ce chapitre nous a aussi donc permis de connaitre
allumage comment la capacité d’un condensateur peut être déterminée sans pour
01 condensateur autant avoir un appareil à mesure directe : le capacitancemètre. Dans la suite
du programme, nous étudierons le condensateur. Dans la suite du cours, nous
01 Cordons étudierons les circuits déphaseurs.
01 Alternostat CHAPITRE 9 : L’ETUDE DES CIRCUITS DEPHASEURS

LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :


01 Source alternative Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
 Définir le déphasage;
 Préparer l’étude des circuits déphaseurs;
5- Le tableau des relevés  Connaitre les différents circuits déphaseurs de base ; etc.

L’INTRODUCTION :
Les circuits Ampèremètre Voltmètre
Calibre
Echelle
Lecture
Valeurs
mesurées
U
ZC=
I
1
C=
ω ZC
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2013/2014
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déphaseurs sont des systèmes qui permettent de produire une différence de


phase entre deux phénomènes périodiques ayant la même fréquence. Dans ses
reflétions, le philosophe Leibniz disait déjà: « il n'y a jamais dans la nature, deux
êtres, qui soient parfaitement l'un comme l'autre ». Si nous transposons cette
pensée pour l’adapter dans notre contexte, nous pouvons donc affirmer que
cette différence de phase est due au fait que les composants constituant ces
3- Le mode opératoire
circuits sont différents. En général, un circuit déphaseur peut au moins être
a) Le schéma de montage
constitué de deux composants des trois (3) composants élémentaires (le
résistor, la bobine et le condensateur) et peuvent être montés en série ou en
parallèle selon les besoins. Dans ce chapitre, nous nous intéresserons aux S R L
circuits séries. A

I- L’ETUDE DU CIRCUIT RL SERIE V 11 V21


1- Le but

AT
Le but est d’étudier le comportement d’un récepteur purement résistif
et d’un récepteur purement inductif montés en série sous un réseau sinusoïdal
afin de calculer l’angle de déphasage et de tracer les diagrammes de Fresnel. b) Le déroulement
2- Le principe Après avoir mis le récepteur hors tension, on choisit le calibre de
a) L’énoncé du principe l’ampèremètre et des voltmètres, on connecte les cordons de ceux-ci aux
bornes des récepteurs, on met le montage sous tension, on ferme l’interrupteur
Le principe consiste à monter un récepteur purement résistif en série
S et on effectue les lectures.
avec un récepteur purement inductif et de :

 Mesurer l’intensité du courant IT et les tensions UR et UL ;


 Calculer l’impédance ZT = R2 +(Lw)2 et la tension UT=
√ 4- La liste de matériel
2
√U R + U 2L Quantité Désignation Caractéristique Symbole
 En déduire l’angle de déphasage φ en appliquant la formule tg φ
Lw 02 Voltmètre V
=
R
b) Le schéma de principe 01 Ampèremètre A

R L
A

V11 V21 19
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01 Interrupteur simple a) L’énoncé du principe


allumage
01 Résistor Le principe consiste à monter un récepteur purement résistif en série
avec un récepteur purement capacitif et de :
01 Bobine
 Mesurer l’intensité du courant IT et les tensions UR et UC ;
Cordons
 Calculer l’impédance ZT = R2 +(Lw)2 et la tension UT=

01 Alternostat 2 2

AT
√U R +U C
 En déduire l’angle de déphasage φ en appliquant la formule tgφ
01 Source alternative
Lw
=
R
5- Le tableau des relevés b) Le schéma de principe

Calibre Echelle Lecture Valeurs mesurées R C


A
Ampèremètre
Voltmètre 1
Voltmètre2 V 11 V 21

6- La conclusion

Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du


compte-rendu.

II- L’ETUDE DU CIRCUIT RC SERIE


1- Le but 3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage
Le but est d’étudier le comportement d’un récepteur purement résistif
et d’un récepteur purement capacitif montés en série sous un réseau R C
S
sinusoïdal afin de calculer l’angle de déphasage et de tracer les diagrammes de A
Fresnel.

2- le principe V 11 V21
AT

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Calibre Echelle Lecture Valeurs mesurées


Ampèremètre
b) Le déroulement Voltmètre 1
Après avoir mis le récepteur hors tension, on choisit le calibre de Voltmètre2
l’ampèremètre et des voltmètres, on connecte les cordons de ceux-ci aux
bornes des récepteurs, on met le montage sous tension, on ferme l’interrupteur
S et on effectue les lectures. 6- La conclusion
4- La liste de matériel Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du
compte-rendu.
Quantité Désignation Caractéristique Symbole

02 Voltmètre V

01 Ampèremètre A

01 Interrupteur simple
allumage
01 Résistor

01 Condensateur
Cordons
III- L’ETUDE DU CIRCUIT RLC SERIE
01 Alternostat
1- Le but
AT
01 Source alternative Le but est d’étudier le comportement d’un récepteur purement résistif,
d’un récepteur purement inductif et d’un récepteur purement capacitif montés
en série sous un réseau sinusoïdal afin de calculer l’angle de déphasage, de
tracer les diagrammes de Fresnel et d’étudier le phénomène de résonance.
5- Le tableau des relevés
2- le principe

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a) L’énoncé du principe

Le principe consiste à monter en série un récepteur purement résistif,


un récepteur purement inductif et un récepteur purement capacitif:
b) Le déroulement
 Mesurer l’intensité du courant IT et les tensions UR , UL et UC ;
Après avoir mis le récepteur hors tension, on choisit le calibre de
1 2 et la tension U =

2 2

 Calculer l’impédance ZT = R +( Lw−2
Cw
) T l’ampèremètre et des voltmètres, on connecte les cordons de ceux-ci aux
bornes des récepteurs, on met le montage sous tension, on ferme l’interrupteur
√U R +(U L −U C ) S et on effectue les lectures.
 En déduire l’angle de déphasage φ en appliquant la formule tg φ 4- La liste de matériel
1
Lw−
= Cw Quantité Désignation Caractéristique Symbole
R
02 Voltmètre V
b) Le schéma de principe

R L C 01 Ampèremètre A
A

01 Interrupteur simple
V 11 V21 V 31 allumage
01 Résistor

01 Condensateur

Bobine
01 Cordons
3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage 01 Alternostat
AT
R L C
A
Source alternative
S
V1 V3
V 21
1 1
AT

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5- Le tableau des relevés électroniques qui permettent respectivement de modifier la nature du courant
et de la tension électrique et de stabiliser la tension électrique : la diode à
Calibre Echelle Lecture Valeurs mesurées jonction et la diode zener.
Ampèremètre
Voltmètre 1
Voltmètre2
Voltmètre3

6- La conclusion

Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du


compte-rendu.

LA CONCLUSION :

La tension électrique et l’intensité du courant électrique sont deux


grandeurs fondamentales et indispensables pour l’énergie électrique.
Malheureusement, lorsqu’on associe certains composants, ils occasionnent des
disfonctionnements tels que l’intensité du courant peut dans certains cas être
en retard par rapport à la tension électrique, dans un autre cas être en avance
par rapport à la tension électrique et en fin dans un cas parfait, être en phase
avec la tension électrique. Comme exemple concret de disfonctionnement,
c’est le cas de l’allumage des tubes fluorescents par starter. Cependant, il ne
faut pas omettre que les composants sont choisis en fonction des attentes car,
CHAPITRE 10 : L’ETUDE DE LA DIODE A JONCTION ET DE LA DIODE ZENER
comme le disait Konrad Lorenz: «  C'est la fonction qui modifie la forme ». Les
LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :
circuits étudiés nous ont non seulement permis de comprendre le
Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de :
comportement de chaque composant soumis à une source sinusoïdale, mais
 Définir une diode à jonction et une diode zener ;
surtout de connaitre comment nous pouvons effectuer la mesure en étudiant
 Connaitre le fonctionnement d’une diode à jonction et d’une zener;
ces composants. La suite du programme nous étudierons les composants
 Préparer la mesure d’une diode à jonction et d’une zener;

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 Connaitre les applications d’une diode à jonction et d’une zener; etc. b2) Le schéma de principe

L’INTRODUCTION : D
Les composants étudiés dans ce chapitre sont les semi-conducteurs A
c'est-à-dire les éléments qui peuvent non seulement conduire le courant
électrique ou s’opposer au passage du courant électrique mais, peuvent jouer
V
un autre rôle selon les besoins technologiques. En effet, ce sont des
composants électroniques qui sont aussi bien exploités en électrotechnique. On
les appelle aussi les composants non linéaires (RNL) car, leurs caractéristiques c) Le mode opératoire
I=f(U) ne sont pas des droites mais, des courbes. Pour donc les étudier, nous c1) Le schéma de montage
procéderons par une méthode très familière : la méthode voltampèremétrique.
Cependant, malgré la familiarité de cette méthode, il ne faut pas se leurrer D

P
R
car, «La simplicité affectée est une imposture délicate » disait Duc de La A
Rochefoucauld.  Dans ce chapitre, nous nous intéresserons à l’étude de la diode
à jonction et de la diode zener.
V

S
I- L’ETUDE DE LA DIODE A JONCTION
1- La définition de la diode à jonction

Une diode à jonction est un composant électronique unidirectionnel AS


c'est-à-dire qui laisse passer le courant seulement dans un sens.

2- L’étude en direct c2) Le déroulement


a) Le but
Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,
Le but consiste à étudier le comportement d’une diode à jonction on choisit les calibres des appareils de mesure, on se rassure qu’ils sont en
polarisée en direct et de tracer la caractéristique I d=f(Ud). mode continu, on fixe la valeur de l’alimentation stabilisée à zéro. On met le
montage sous tension, on ferme l’interrupteur S, on fait varier l’alimentation
stabilisée en fonction des caractéristiques de la diode et on effectue les
lectures.
b) Le principe
b1) L’énoncé du principe d) La liste de matériel

Le principe consiste à faire circuler le courant de l’anode vers la Quantité Désignation Caractéristique Symbole
cathode.
V

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01 Voltmètre
A
01 Ampèremètre

01 Interrupteur simple
allumage
01 Diode à jonction g) La conclusion
Cordons
Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du
01 Résistor compte-rendu. Cependant, nous pouvant remarquer que la diode ne
01 Alimentation commence à conduire que lorsque Ud= U0.
stabilisée
3- L’étude en inverse
a) Le but
01 Source continue
Le but consiste à étudier le comportement d’une diode à jonction
polarisée en inverse et de tracer la caractéristique I in=f(Uin).
e) Le tableau des relevés
b) Le principe
b1) L’énoncé du principe
Ampèremètre Voltmètre
Calibre Le principe consiste à faire circuler le courant de la cathode vers
Echelle l’anode.
Lecture
Valeurs b2) Le schéma de principe
mesurées D
A

f) La construction de la courbe Id=f(Ud)


c) Le mode opératoire
c1) Le schéma de montage
Id
D
P
R

19 V
S
Ud

2013/2014 AS
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01 Alimentation
stabilisée
AS
01 Source continue

f) Le tableau des relevés

Ampèremètre Voltmètre
d) Le déroulement Calibre
Echelle
Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,
on choisit les calibres des appareils de mesure, on se rassure qu’ils sont en Lecture
mode continu, on fixe la valeur de l’alimentation stabilisée à zéro. On met le Valeurs
montage sous tension, on ferme l’interrupteur S, on fait varier l’alimentation mesurées
g) L
stabilisée en fonction des caractéristiques de la diode et on effectue les a
lectures. Uin
construction de la courbe Iin=f(Uin)
e) La liste de matériel

Quantité Désignation Caractéristique Symbole

01 Voltmètre V

01 Ampèremètre A

01 Interrupteur simple h) La conclusion


allumage
01 Diode à jonction Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du
Cordons compte-rendu. Cependant, nous pouvant remarquer que la diode commence à
se détruire que lorsque Uin= UC.
01 Résistor

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II- L’ETUDE DE LA DIODE ZENER c) Le mode opératoire


1- La définition de la diode zener c1) Le schéma de montage

Une diode zener est un composant électronique qui laisse passer un Dz

P
R
important courant dans le sens inverse sans être endommagé.
A
2- L’étude en direct
a) Le but V

S
Le but consiste à étudier le comportement d’une diode zener montée
en direct et de tracer la caractéristique directe I Z=f(UZ).

b) Le principe AS
b1) L’énoncé du principe

Le principe consiste à faire circuler le courant de l’anode vers la


cathode. c2) Le déroulement
b2) Le schéma de principe Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,
on choisit les calibres des appareils de mesure, on se rassure qu’ils sont en
Dz mode continu, on fixe la valeur de l’alimentation stabilisée à zéro. On met le
A montage sous tension, on ferme l’interrupteur S, on fait varier l’alimentation
stabilisée en fonction des caractéristiques de la diode et on effectue les
lectures.
V
d) La liste de matériel

Quantité Désignation Caractéristique Symbole

01 Voltmètre V

01 Ampèremètre A

01 Interrupteur simple
allumage

19
2013/2014
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01 Diode à jonction 3- L’étude en inverse


Cordons a) Le but

01 Résistor Le but consiste à étudier le comportement d’une diode à jonction


01 Alimentation polarisée en inverse et de tracer la caractéristique inverse I Z=f(UZ).
stabilisée
b) Le principe
b1) L’énoncé du principe
01 Source continue
Le principe consiste à faire circuler le courant de la cathode vers
l’anode.
e) Le tableau des relevés
b2) Le schéma de principe
Ampèremètre Voltmètre
Dz
Calibre
Echelle A
Lecture
Valeurs V
mesurées
c) Le mode opératoire
f)
La construction de la courbe Iz=f(Uz) c1) Le schéma de montage
Iz
RP Dz
A

S V
o
Uz
g) La conclusion
AS
Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du
compte-rendu. Cependant, nous pouvant remarquer que la diode ne
commence à conduire que lorsque U z= U0.

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2013/2014
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c2) Le déroulement e) Le tableau des relevés

Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage, Ampèremètre Voltmètre


on choisit les calibres des appareils de mesure, on se rassure qu’ils sont en
Calibre f) L
mode continu, on fixe la valeur de l’alimentation stabilisée à zéro. On met le
Echelle a
montage sous tension, on ferme l’interrupteur S, on fait varier l’alimentation
stabilisée en fonction des caractéristiques de la diode et on effectue les
Lecture UzUzm
Valeurs Zone d’avalanche
lectures.
mesurées
d) La liste de matériel
construction de la courbe IZ=f(UZ)
Quantité Désignation Caractéristique Symbole

01 Voltmètre V

01 Ampèremètre A

01 Interrupteur simple
allumage
01 Diode à jonction
Cordons g) La conclusion
Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du
01 Résistor compte-rendu. Cependant, nous pouvant remarquer que la diode ne
01 Alimentation commence à conduire que lorsque UZ= UC.
stabilisée AS
LA CONCLUSION :
01 Source continue Ce chapitre nous a permis de connaitre, voire comprendre le
comportement d’une diode à jonction et d’une diode zener lorsqu’elles sont
montées en direct et en inverse. Ce pendant, comme disait Epicure : « Ceux qui
Ce qui nous empêche souvent de nous abandonner à un seul vice est que nous n'admettent qu'une explication unique se mettent en contradiction avec les
en avons plusieurs. phénomènes ». Voilà pourquoi il ne faut pas oublier que la diode à jonction et
la diode zener sont aussi respectivement utilisées pour le redressement et la
stabilisation pour ne citer que ces phénomènes car, il faut le reconnaitre, un
composant est difficilement unifonctionnel. Dans la suite du programme, nous

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étudierons un phénomène qui n’est pas moindre en électricité comme en U s V


z mini
électronique : la stabilisation de tension. Is mini = R ≅ R ;
c c
CHAPITRE 11 : L’ETUDE DES STABILISATEURS DE TENSION
 Calculer la tension d’entrée limite de la stabilisation :
LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de : Ue maxi=RpIe maxi+Vz maxi or Ie maxi= Iz maxi + Is maxi avec
 Connaitre le fonctionnement d’un stabilisateur de tension; V z maxi Pmaxi
 Préparer l’étude d’un stabilisateur de tension;
Is maxi= R et Iz maxi = V
c z maxi
 Connaitre les applications d’un stabilisateur de tension; etc. ∆ U s Rz
 Calculer le facteur de stabilisation : F= = sachant que 
∆ Ue Re
L’INTRODUCTION :
∆ V z V z maxi −V z mini
Pour maintenir la tension presque constante aux bornes d’une charge R z= =
même s’il y a variation de la tension du secteur ou de la résistance de celle-ci, ∆ I z I z maxi −I z mini
on utilise un système que l’on applique dans certain circuit électronique comme NB : Iz mini, Pmaxi,V z maxi,V z minisont données par le constructeur.
le régulateur de tension. La stabilisation d’une tension permet donc à un
récepteur de recevoir une énergie assez constante malgré les perturbations b) Le schéma de principe
dues à la fréquence du réseau ou dues à d’autres facteurs indépendants de la
volonté de l’homme. Dans ce cours, nous porterons notre attention sur la
stabilisation par diode zener et par transistor.
I- LA STABILISATION DE TENSION PAR DIODE ZENER :montage amont
h) Le but
Le but consiste à étudier la stabilisation de la tension aux bornes d’une As
charge constante et de tracer la caractéristique de transfert de tension
Dz
Us=f(Ue).
i) Le principe Ae
a) L’énoncé du principe
Le principe consiste à :
VVs
 Brancher une diode zener en série avec une charge constante et Ue
faire circuler le courant à travers la diode de la cathode vers l’anode ;
 Brancher le voltmètre en amont de l’ampèremètre pour
mesurer respectivement la tension et l’intensité de sortie avec une charge de
résistance constante ;
 Calculer la tension d’entrée au début de la stabilisation :
Ue mini= RpIe mini+ Vz mini avec Ie mini = Iz mini + Is mini et

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j) Le mode opératoire k) La liste de matériel


a) Le schéma de montage
Quantité Désignation Caractéristique Symbole

C
R
01 Voltmètre V
Ass
A
02 Ampèremètre A

Dz
S
P
R

AAe
ee 01 Interrupteur simple
allumage
01 Diode à jonction
VVs Cordons

01 Résistor
01 Alimentation
AS stabilisée AS

01 Source continue
b) Le déroulement

Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,


on choisit les calibres des appareils de mesure, on se rassure qu’ils sont en l) Le tableau des relevés
mode continu, on fixe la valeur de l’alimentation stabilisée à zéro. On met le
montage sous tension, on ferme l’interrupteur S, on fait varier l’alimentation
stabilisée en fonction des caractéristiques de la diode et on effectue les
lectures. Ampèremètre Ampèremètre Alimentation Voltmètre Us
Ie Is stabilisée Ue
Calibre

Echelle

Lecture

Valeurs
mesurées
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m) La construction de la courbe Us=f(Ue) ∆ Us


 Déterminer la résistance de sortie RC= .
Us ∆ Is

Plage de stabilisation b) Le schéma de principe

T AAs

Vs

V
Dz

U
e
o Ue
Ue mini Ue maxi
3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage
n) La conclusion
T
Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du As
compte-rendu. Cependant, nous pouvant remarquer qu’après V z mini, la tension

S
aux bornes de la charge se stabilise. Vs

AS

C
R
Dz

P
R
II- LA STABILISATION DE TENSION PAR TRANSISTOR BIPOLAIRE NPN
1- Le but
Le but consiste à étudier la stabilisation de la tension aux bornes d’une b) Le déroulement
charge variable et de tracer la caractéristique de sortie de tension Us=f(Is).
Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,
2- Le principe
on choisit les calibres des appareils de mesure, on se rassure qu’ils sont en
a) L’énoncé du principe
mode continu, on fixe la valeur de l’alimentation stabilisée. On met le montage
Le principe consiste à :
sous tension, on ferme l’interrupteur S, on fait varier la résistance R C de la
 Brancher une diode zener en série avec un transistor bipolaire ;
charge et on effectue les lectures (faire 6 relevés).
 Brancher un voltmètre en aval de l’ampèremètre pour mesurer
On pourra éventuellement fixer la valeur de R C et faire varier
respectivement la tension aux bornes de la charge et l’intensité du courant la
traversant ; l’alimentation stabilisée pour déterminer la valeur U e à partir de laquelle le
courant Is est stabilisé.

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6- La construction de la courbe Us=f(Is)


4- La liste de matériel Us
Quantité Désignation Caractéristique Symbole

01 Voltmètre V

02 Ampèremètre A

01 Interrupteur simple
allumage
o Is
01 Transistor bipolaire
NPN
01 Diode zener 7- La conclusion

Cordons Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du


01 Résistor compte-rendu.
01 Résistor réglable
LA CONCLUSION :
01 Alimentation AS Certains circuits électriques et en particulier les circuits électroniques
stabilisée
nécessitent une alimentation permanente afin d’éviter non seulement les
risques de destruction mais, de mauvais fonctionnement dont on peut citer
01 Source continue
entre autres l’unité centrale d’un ordinateur, le téléviseur, etc. La stabilité est
par ailleurs une attitude fondamentale et indispensable car, elle favorise
5- Le tableau des relevés
incontestable le progrès pour ne pas dire développement. Voulant donc
magnifier la stabilité, Paul Valéry disait : « ce qui n'est pas fixé n'est rien». Ce
chapitre nous a donc permis d’étudier la stabilisation de tension. Dans la suite
Ampèremètre Voltmètre Us Alimentation Charge Rc du programme, nous étudierons les composants qui, quant’ à eux, ils
Is stabilisée Ue
permettent de réguler le fonctionnement des systèmes sous l’influence de la
Calibre température : les thermistances.
Echelle
Lecture
Vm

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CHAPITRE 12 : L’ETUDE DE LA THERMISTANCE : CTN et CTP 2- Le but de l’étude d’une thermistance CTN
LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de : Le but consiste à étudier le comportement d’une thermistance CTN et
 Définir une thermistance ; de tracer la caractéristique RCTN  =f(T).
 Connaitre le fonctionnement d’une thermistance CTN et CTP;
3- Le principe
 Préparer la mesure d’une thermistance CTN et CTP;
a) L’énoncé du principe
 Connaitre les applications d’une thermistance; etc.
Le principe consiste à :
L’INTRODUCTION :
Les thermistances sont les composants électroniques qui  Brancher un Ohmmètre aux bornes d’une thermistance placée
fonctionnement sous l’influence de la température ambiante c'est-à-dire qu’ils dans un milieu chauffant pour mesurer la valeur de se résistance R CTN ;
sont basés sur la loi de variation de la résistance électrique en fonction de la
 Placer un thermomètre dans ce milieu pour mesurer la
température. Les composants étudiés dans ce chapitre sont les capteurs c'est-à-
dire les éléments qui permettent de détecter les phénomènes physiques sous température T.
forme de signaux et ils sont utilisés selon les besoins technologiques. En effet, b) Le schéma de principe
ce sont des composants électroniques qui sont aussi bien exploités en T
électrotechnique mais, surtout en froid et climatisation. On les appelle aussi les
composants non linéaires (RNL) car, leurs caractéristiques R=f(T) ne sont pas CTN
des droites mais, des courbes. Pour donc les étudier, nous procéderons par une
nouvelle méthode par du tout facile : la méthode thermohmmétrique et c’est
donc dans cette logique que Paul Valéry disait : «ce qui m'est difficile m'est
toujours nouveau».  Dans ce chapitre, nous nous intéresserons donc à l’étude Ω
de la thermistance CTN et de la thermistance CTP. 4- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage
I- L’ETUDE DE LA THERMISTANCE CTN (Coefficient de Température
Négatif) en anglais NTC, Negative Temperature Coefficient) Ω

1- Le principe de fonctionnement de la CTN


T
Lorsqu’une thermistance de type CTN est montée dans un circuit,
l’intensité du courant qui le traverse doit dépendre de la valeur de
température. Lorsque la température augmente, la résistance de la
thermistance CTN diminue uniformément et lorsque la température diminue, la

S
résistance de la thermistance CTN augmente uniformément.
Les CTN sont utilisées pour les mesures et le contrôle de la
température, la limitation d'impulsions transitoires, la mesure de flux de
AS

liquides.

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b) Le déroulement 6- Le tableau des relevés

Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,


on choisit les calibres de l’Ohmmètre, on se rassure que la thermistance n’est Ohmmètre Thermomètre
pas brancher à une source d’énergie électrique. On met le circuit de chauffage Calibre
sous tension en fermant l’interrupteur S et on effectue les lectures sur les deux Echelle
appareils sur une plage de température allant de 10°C à 80 °C (la résistance RCTN Lecture
relevée en fonction de la température T). Valeurs
mesurées
5- La liste de matériel

Quantité Désignation Caractéristique Symbole

01 Ohmmètre Ω

01 thermomètre

01 Interrupteur simple
7- La construction de la courbe RCTN =f(T)
allumage
01 Thermistance CTN
RCTN (Ω)
01 Alimentation
01 stabilisée AS

01 Source continue
01 Résistance chauffante
o
T (°C)
8- La conclusion

Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du


compte-rendu. Cependant, nous pouvant remarquer qu’à travers ce qui
précède que la résistance RCTN de la thermistance décroit lorsque la
température T augmente.

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II- L’ETUDE DE LA THERMISTANCE CTP (Coefficient de Température 4- Le mode opératoire


Positif) en anglais NTC, Positive Temperature Coefficient) a) Le schéma de montage


1- Le principe de fonctionnement de la CTP

Lorsqu’une thermistance de type CTP est montée dans un circuit, T


l’intensité du courant qui le traverse doit dépendre de la valeur de
température. Dans ce cas, la résistance de la thermistance CTP augmente
fortement avec la température jusqu’à une valeur limite, puis diminue
progressivement au-delà de cette valeur.

S
Les CTP sont plutôt utilisées comme les capteurs.

AS
2- Le but de l’étude d’une thermistance CTP

Le but consiste à étudier le comportement d’une thermistance CTP et


de tracer la caractéristique RCTN  =f(T). b) Le déroulement

3- Le principe Après avoir réalisé le montage conformément au schéma de montage,


a) L’énoncé du principe on choisit les calibres de l’Ohmmètre, on se rassure que la thermistance n’est
pas brancher à une source d’énergie électrique. On met le circuit de chauffage
Le principe consiste à : sous tension en fermant l’interrupteur S et on effectue les lectures sur les deux
appareils sur une plage de température (la résistance RCTP relevée en fonction
 Brancher un Ohmmètre aux bornes d’une thermistance placée de la température T).
dans un milieu chauffant pour mesurer la valeur de se résistance R CTP ;
 Placer un thermomètre dans ce milieu pour mesurer la 5- La liste de matériel
température T.
b) Le schéma de principe Quantité Désignation Caractéristique Symbole
T 01 Ohmmètre

CTP

Ω 19
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01 thermomètre 8- La conclusion
Interrupteur simple
01 allumage Elle sera rédigée après les résultats de la manipulation au moment du
compte-rendu. Cependant, nous pouvant remarquer qu’à travers ce qui
01 Thermistance CTP précède que la résistance RCTP de la thermistance croit lorsque la
01 Alimentation température T augmente jusqu’à une valeur limite (100 °C) et commence
AS
stabilisée à décroitre au-delà de celle-ci.

01 Source continue LA CONCLUSION :


01 Résistance chauffante
Le froid et la chaleur sont parmi des notions fondamentales favorisant
la vie sur terre dont il faut non seulement connaitre mais, les maitriser et les
contrôler. Dans le domaine de l’électrotechnique, l’électronique et surtout de la
6- Le tableau des relevés
froid et climatisation, les systèmes conçus pour contrôler les grandeurs
caractérisant ces notions sont nombreux parmi lesquels les thermistances. Ce
Ohmmètre Thermomètre sont en effet, des interrupteurs automatiques et dans certains cas des vannes
Calibre (robinets) permettant de contrôler, de limiter, de laisser passer sous l’effet de la
Echelle chaleur ou du froid l’intensité du courant. Sachant comme le Philosophe
Lecture Shakespeare que « l'eau coule paisible là où le courant est profond », il faut
Valeurs cependant remarquer que, ces composants ne laissent passer le courant que
mesurées lorsqu’ils sont chauffés. Ce chapitre nous a donc non seulement permis de
connaitre le principe de fonctionnement et le comportement des thermistances
en présence de la chaleur et du froid mais, surtout les étudier à l’aide de la
7- La
méthode thermohmmétrique. Dans la suite du programme, nous étudierons les
construction de la courbe RCTP =f(T) composants opto-électriques.
RCTP (Ω)

o
T (°C)

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On peut également la nommer résistance photo-dépendante en


Anglais, light-dependent resistor (LDR) ou cellule photoconductrice.

CHAPITRE 13 : L’ETUDE DES COMPOSANTS OPTO-ELECTRONIQUES 1- Le principe de fonctionnement de la photo-résistance


LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de : Une photo-résistance est composée d'un semi-conducteur à haute
 Définir une photo-résistance et une diode électroluminescente ; résistivité. Si la lumière incidente est de fréquence suffisamment élevée, elle
 Connaitre le fonctionnement d’une photo-résistance et une diode transporte une énergie importante. Au-delà d'un certain niveau propre au
électroluminescente ; matériau, les photons absorbés par le semi-conducteur donneront aux
 Préparer la mesure d’une photo-résistance et une diode électrons liés assez d'énergie pour passer de la bande de valence à la bande de
électroluminescente ; conduction. Les électrons libres et les trous d'électron ainsi produits abaissent
 Connaitre les applications d’une photo-résistance et une diode la résistance du matériau. La résistance évolue donc comme l’inverse de
électroluminescente ; etc. l’éclairement et cette relation peut être considérée comme linéaire sur une
plage d’utilisation limitée.
L’INTRODUCTION : Les photo-résistances trouvent leurs principales applications dans la
L'opto-électronique est à la fois une branche de l'électronique et de la détection d'une différence de flux lumineux (lumière). Comme exemples
photonique. Elle concerne l'étude des composants électroniques qui émettent d'application, nous pouvons citer : l’alarme, la photographie, etc.
ou interagissent avec la lumière et peut aussi concerner la conception de
1- Le but de l’étude
composant optique, tel que les guides optiques, grâce à la microélectronique :
on parle alors d'optique intégrée. Les composants opto-électroniques sont des Le but de cette mesure consiste à étudier le comportement d’une
transducteurs électronique vers optique, optique vers électrique, ou bien des photo-résistance dans un circuit en présence de la lumière et de tracer la
composants qui fonctionnent grâce à l’optique ou de l’électricité. Aujourd’hui, courbe R=f(E).
l'opto-électronique est à la base des télécommunications par fibre optique.
Comme « la science est la seule chose qu'on apprenne à l'homme » disait 2- Le principe
Platon l’un des plus grands philosophes de tous les temps, nous allons donc a) L’énoncé du principe
dans ce chapitre étudier la photo-résistance et la diode électroluminescente
(DEL). Le principe consiste à brancher une photo-résistance en série avec un
récepteur, de contrôler son fonctionnement en fonction de l’éclairement de la
lumière.
I- L’ETUDE DE LA PHOTO-RESISTANCE
b) Le schéma de principe
Une photorésistance est un composant électronique dont la résistivité
varie en fonction de la quantité de lumière incidente.

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5- Le tableau des relevés

E (lux)
R (Ω)
3- Le mode opératoire
a) Le schéma de montage 6- La construction de la courbe R=f (E)

S L

R(Ω)

R=f(E)
b) Le déroulement

Lorsque le montage est bien réalisé, on ferme l’interrupteur S et on


éclaire la photo-résistance par une quantité de lumière dont la valeur de
l’éclairement est connue.
0 E (lux)
4- La liste de matériel

Quantité Désignation Caractéristique Symbole 7- La conclusion


01 Interrupteur simple
allumage Après la manipulation, nous pourrions mieux conclure pendant la
rédaction du compte-rendu. Par ailleurs, nous pouvant remarquer qu’à travers
Cordons ce qui précède que la résistance R de la photo-résistance décroit lorsque
01 Source continue l’éclairement E augmente.

01 Photo-résistance

01 Pile

01 Lampe à
incandescence

01 Source d’éclairage
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3- Le mode opératoire
II- L’ETUDE DE LA DIODE ELECTROLUMINESCENTE
c) Le schéma de montage
Une diode électroluminescente (DEL) et en anglais , Light-Emitting
Diode (LED), est un composant opto-électronique capable d’émettre de la S Rp
lumière lorsqu’il est parcouru par un courant électrique. Elle ne laisse passer le
courant électrique que dans un seul sens comme une diode classique et produit
E DEL
un rayonnement mono ou polychromatique non cohérent à partir de la
conversion d’énergie électrique lorsqu'un courant la traverse.

Les diodes électroluminescentes sont de plus en plus employer en d) Le déroulement

Lorsque le montage est bien réalisé, on ferme l’interrupteur S et on


remplacement des lampes à incandescence ou fluorescentes et elles éclaire la diode électroluminescente par une quantité de lumière dont la valeur
trouvent leurs applications dans l’éclairage. Comme exemples d'application, de l’éclairement est connue.
nous pouvons citer : la signalisation, l’éclairage de secours, les lampes de
poche, les lampes de balisage, le rétroéclairage de des écrans, etc. 4- La liste de matériel

1- Le but de l’étude Quantité Désignation Caractéristique Symbole


01 Interrupteur simple
Le but de cette mesure consiste à étudier le comportement d’une diode allumage
électroluminescente dans un circuit traversé par un courant électrique et de
tracer la courbe I=f(λ). Cordons
01 Source continue
2- Le principe
c) L’énoncé du principe 01 Photo-résistance
Le principe consiste à brancher une diode électroluminescente en série
01 Pile
avec un générateur, de contrôler son fonctionnement en fonction de l’intensité
du courant qui la traverse.

d) Le schéma de principe 01 Lampe à


incandescence

01 Source d’éclairage

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5- Le tableau des relevés LA CONCLUSION :

Les composants opto-électriques gagnent de plus en plus le secteur de


E (lux) la commande ou de la télécommande des systèmes. Dans le domaine de la
R (Ω) domotique par exemple, ils ont presque gagné le terrain. Nous pouvons citer
sans être exhaustifs, la télécommande d’un téléviseur, d’un climatiseur, etc. ce
sont des composants très efficaces qui de plus en plus, favorisent
6- La construction de la courbe R=f (E) inexorablement à l’excellence de la science en générale et de la domotique en
particulier. Très sensibles, les composants opto-électriques agissent
instantanément en présence de la lumière dès que celle-ci est suffisante pour
R(Ω) assurer son fonctionnement car, « il est toujours facile d'obéir, si l'on rêve de
commander » disait Jean-Paul Sartre. Aujourd’hui, nous pouvons encore
constater leur domination dans le domaine de l’éclairage et de la signalisation
électrique (les lampes à incandescences et les voyants lumineux sont en
disparition au profit des « Light Emiting Diode ») car, Nietzsche disait : « tout
R=f(E)
instinct est avide de domination ». Dans le chapitre qui va suivre, nous nous
appliquerons à l’étude d’un autre composant dont l’utilité n’est plus à
démontrer : le transistor bipolaire à jonction.

0 E (lux)

7- La conclusion

Après la manipulation, nous pourrions mieux conclure pendant la


rédaction du compte-rendu. Par ailleurs, nous pouvant remarquer qu’à travers
ce qui précède que la résistance R de la photo-résistance décroit lorsque
l’éclairement E augmente.

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 La caractéristique d’entrée : IB = f (VBE) pour VCE constante.


 La caractéristique de transfert en courant I c = f(IB) pour VCE
CHAPITRE 14 : L’ETUDE D’UN TRANSISTOR BIPOLAIRE A JONCTION (NPN)
LES OBJECTIFS SPECIFIQUES : constante.
Au terme de ce chapitre, l’élève doit être capable de :  La caractéristique de sortie : Ic = f(VCE) pour IB constant.
 Préparer la mesure de l’étude d’un transistor bipolaire à jonction NPN;
 Tracer les caractéristiques d’entrée,  de transfert en courant et de 2- Le schéma de principe
sortie; etc.
IC
RC
L’INTRODUCTION : A
Le transistor à jonction est un composant électronique qui permet
d’amplifier les signaux électriques et de commander les actionneurs. Il faut
noter qu'avant le transistor, ces fonctions étaient remplies par des tubes à vide. IB
Or, l’avènement du transistor n'a pas apporté la fonction miracle en elle même RB
A V VC
mais, une commodité d'utilisation, l'encombrement réduit car, les tubes à vide
avaient besoin d'un système d'alimentation complexe avec des tension E
relativement élevée et nécessitent une adaptation d'impédance en sortie V RB
(transformateur). Il faut rappeler qu’il existe deux types de transistors à E
jonction (le transistor NPN et le transistor PNP). Vu l’importance du transistor, il
faut non seulement le connaitre, mais surtout le comprendre car, «l'homme qui
III- Le mode opératoire
en a compris un autre est en état de le dominer» disait Baltasar Gracian. Mais,
1- Le schéma de montage
comment procéder pour comprendre et maitriser un transistor ? Telle est la
question que nous nous proposons de résoudre ou de répondre dans ce IC
chapitre en étudiant particulièrement le transistor à jonction NPN. RC
A
I- Le but de l’étude

Le but de cette mesure consiste à étudier le comportement d’un


IB
transistor bipolaire à jonction NPN et de tracer les caractéristiques d’entrée I B = RB
A V CBB
VV
f (VBE),  de transfert en courant Ic = f(IB) et de sortie Ic = f(VCE). VC
C
VB E
II- Le principe V
1- L’énoncé du principe B RB
E
Le principe consiste à brancher un transistor NPN en émetteur commun
et à  tracer les courbes suivantes :

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2- Le déroulement

Lorsque le montage est bien réalisé, on ferme l’interrupteur S et on VI- La construction de la courbe R=f (E)
éclaire la photo-résistance par une quantité de lumière dont la valeur de
l’éclairement est connue. Afin de résoudre un problème de transistor en statique, en utilisant la
caractéristique de celui-ci on possède comme suit :
IV- La liste de matériel
 Tracer l’équation de la droite charge I C=f(VCE) sur la
Quantité Désignation Caractéristique Symbole
caractéristique de sortie du transistor
01 Cordons
 Tracer la droite d’attaque IB=f(VBE) sur la caractéristique
Source continue
d’entrée ; on déduit le point de fonctionnement ou point de repos
La caractéristique d’entrée IB =f(VBE) est équivalent à la caractéristique
01 Transistor
directe d’une diode au silicium ce qui est d’ailleurs normal puisque c’est la
02 Pile avec sortie jonction base – émetteur (PN). La caractéristique de sortie présente plusieurs
variable branches et on travail par branche. Exemple de tracer d’une branche.

02 Résistance On fixe IB ? On fait varier progressivement Vcc et on relève les


A grandeurs
02 Ampèremètre Le tracé de ces grandeurs nous donne la branche correspondant à I B
V fixé.
02 Voltmètre
1- L’allure de la caractéristique d’entrée I B =f(VBE) pour VCE=Vcc

IB(μA)
V- Le tableau des relevés

Ampèremètre Voltmètre
IB IC VCE VBE
Calibre
Echelle
Lecture
0 VBE(v)

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IB =f(VBE) est la caractéristique interne de la jonction Base-Emetteur.  est la pente de la droite IC = f(IB). Il est définit comme étant le gain
Donc, les variations de VCE n’influencent pas l’entrée du circuit. statique du transistor. Il s’exprime comme suit :

2- L’influence de RB et VBB sur le courant IB  = IC /IB

La maille à l’entrée du circuit de la figure (1) nous permet d’écrire : 6- L’allure du réseau des caractéristiques de sortie I c = f(VCE)
Ic (mA)
VBB - RBIB - VBE = 0 I B = (VBB –VBE)/RB # VBB / RB (1) IB3
IB2
D’après ce qui précède, nous constatons que, si l’un des paramètres V BB
IB1
ou RB varie, le courant IB varie automatiquement.
IB0
3- La valeur de RB pour limiter IB

D’après l’équation (1), on a : RBMIN = VBB / IBMAX


VCE(V)
0
4- L’allure de la caractéristique de transfert en courant I C = f(IB)

La courbe IC = f(IB) et une droite passant par l’origine, de la forme y = ax.


Son allure est la suivante : VII- La conclusion
Ic(mA) Après la manipulation, nous pourrions mieux conclure pendant la
rédaction du compte-rendu. Par ailleurs, nous pouvant remarquer qu’à travers
ce qui précède que le courant de base I B croit proportionnellement au courant
du collecteur Ic.

LA CONCLUSION :

IB(μA) Le transistor bipolaire, composant électronique, est très utilisé aussi


0 bien en électrotechnique qu’en informatique. Ce chapitre nous a permis de
comprendre le fonctionnement d’un transistor bipolaire afin de le dominer.
5- La définition du gain  Malheureusement, il faut savoir que les études faites ici ne concernaient que
l’essai, la mesure et l’étude des grandeurs telles que le courant de base, le
courant du collecteur, la tension entre le collecteur et l’émetteur, et la tension
entre la base et l’émetteur, etc. Le complément de cette étude sera fait au

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cours de l’électrotechnique car, le technicien « est celui qui possède la totalité point de second » disait Duc De La Rochefoucauld et transposant cette pensée,
du savoir dans la mesure du possible » disait Aristote et Félicien Marceau nous pouvons dire qu’on garde longtemps son premier métier ou profession,
disait : « le bonheur, c'est savoir ce que l'on veut et le vouloir passionnément ». quand on n'en prend point de second.

CHAPITRE 15 : L’ETUDE DES MACHINES A COURANT CONTINU


LES OBJECTIFS SPECIFIQUES :
L’INTRODUCTION :
I- L’ETUDE DES GENERATRICES
II- L’ETUDE DES MOTEURS
LA CONCLUSIN :

LA CONCLUSION GENERALE :

Venus à la fin du cours des essa is et mesures de la clase de deuxième


année électricité, nous pouvons retenir que ce cours permet de connaitre
comment préparer un travail pratique d’essai et mesure, comment mesurer la
valeur d’une grandeur et comment rédiger un compte-rendu à la fin d’un travail
pratique. Platon disait que : «la science est la seule chose qu'on apprenne à
l'homme » et sachant que nous ne sommes qu’au début d’un très long cursus,
nous devions donc chaque jour être très proche de nos livres, de nos
bibliothèques et de nos cours ; de les lire encore et encore, afin de pouvoir
grimper escalier par escalier, traverser étage par étage pour enfin arriver au
sommet de la science de l’électricité en bâtissant notre matière crise, notre
intelligence, notre jardin. Le Roi Salomon fils de David, dit dans le livre de
Proverbes que : « dis à la sagesse: Tu es ma sœur! Et appelle l'intelligence ton
amie » car, « heureux l'homme qui a trouvé la sagesse, et l'homme qui possède
l'intelligence! » C’est pourquoi, Voltaire disais : « il faut cultiver notre jardin »
et, lorsque nous y serons, nous recommencerons encore et encore car, dans le
beau château de l’ineffable science de l’électricité, la visite, en effet n’est jamais
terminée. Ne jamais oublier que, comme « un athée ne peut être géomètre »
disait René DESCARTES, un athée ne peut aussi être électricien. Et toujours se
rappeler qu’ « on garde longtemps son premier amant, quand on n'en prend

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