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RABELAIS, Gargantua, chap.45.

Grammaire
Table des matières
La question de grammaire à l’examen ...............................................................................1
Evaluation à l’examen et schéma de la réponse conseillé .............................................1
Notions visées ................................................................................................................1
Application, à partir du chap. 45 de Gargantua ................................................................2
Négation ........................................................................................................................2
Interrogation ..................................................................................................................2
Proposition subordonnée conjonctive circonstancielle
(cause/conséquence/but/condition)................................................................................2

La question de grammaire à l’examen

Evaluation à l’examen et schéma de la réponse conseillé

En 2 mn (pour 2 points à l’oral, en fin de 1e partie), il s’agira, à partir d’une phrase


extraite du texte étudié, de :

1. définir
2. repérer
3. expliquer
4. interpréter le phénomène.

Notions visées

= sur lesquelles l’examinateur sera fondé à vous interroger :

- Interrogation
- Négation
- Subordonnée conjonctive circonstancielle de but, cause, conséquence ou
condition.
Application, à partir du chap. 45 de Gargantua

Négation

« Le tout ayant été préparé, on appela Gargantua mais il était si peiné que
le moine ne reparaisse pas qu’il ne voulait ni boire ni manger. »
La négation est un type de phrase qui invalide, qui supprime, qui contredit, qui
oppose deux réalités ou deux énoncés. La négation peut reposer sur des conjonctions
(ni...ni…), des adverbes (non, nullement…), des préfixe (in-…), des pronoms (nul) ou
même des mots (antonymes : laid = pas beau). On distingue négation totale ou négation
partielle.
Nous avons ici trois négations : « ne ...pas » (système adverbial, à double détente
discordantiel/forclusif, négation courante) ; on a « il ne voulait (pas) » (forclusif est sous-
entendu) et enfin la conjonction « ni...ni... » en corrélation.
La phrase comporte trois négations ! On a une belle insistance sur ce
phénomène : Gargantua donne dans l’excès et il a un tempérament entier (la première
négation est d’ailleurs totale). Pour le lecteur, cela dit quelque chose de l’aptitude du
héros au combat (nous en sommes en pleine guerre picrocholine) : avec Gargantua, on
ne se désole pas, on n’aime pas, on ne se bat pas à moitié.

Interrogation

« Certes, dit Grandgousier, mais qu’alliez-vous faire à Saint-Sébastien ? »


L’interrogative est un type de phrase qui exprime une demande, qui met en
doute. Elle peut être directe (ponctuation ? + inversion sujet/verbe et à l’oral, voix
ascendante) ou indirecte (le point d’interrogation disparaît, l’ordre sujet-verbe est rétabli,
emploi d’un verbe de parole).

A à B - « Comment vas-tu ? »
A demande à B comment elle va.

Ici, on a une interrogation directe : point d’interrogation visible à la fin, inversion


sujet/verbe, et la voix est montante à l’oral. Ici, l’interrogation est non pas totale mais
partielle (elle porte sur l’objet du voyage et non sur tout le processus du voyage – on ne
peut pas répondre par oui ou non).
En plein débat sur la meilleure manière de former son jugement, Grandgousier
fait preuve de prudence : il n’affirme pas mais il interroge, il s’informe et il est nuancé et
non pas catégorique. On a ici une méthode du bon jugement : aller à la source de
l’information, sans radicalité ni dogmatisme. (au contraire des pèlerins crédules et de
leurs prêcheurs peu regardants sur la vérité!)

Proposition subordonnée conjonctive circonstancielle

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