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Années universitaires 2019-2020

Chapitre 2
Réseaux Electriques en courant alternatif sinusoïdal
Module Electromagnétisme dans le vide

Prof Lahoucine EL MAIMOUNI

NB : Suite du Cours Electromagnétisme dans le vide,Filière SMI, Semestre 4, Faculté


Polydisciplinaire de Ouarzazate, Université Ibn Zohr

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III.4. Représentations complexes
III.4.1 Rappels sur les nombres complexes

Un nombre complexe Z est caractérisé par sa partie réelle x et sa partie imaginaire y :


Z  x  j y où j est le nombre complexe dont le carré est égale à -1.

Dans le plan complexe dont les axes sont les parties imaginaire (OI) et réelle (OR), le
nombre complexe Z est représenté par un vecteur OM , de composantes x et y faisant
un angle  par rapport à l’axe OR.

Z  Z  OM  x 2  y 2 est le module du nombre complexe Z .

 y
Arg Z    Arctg   est l’argument de nombre complexe Z .
x

Z  x  j y  Z cos   j sin    Z e j (39)

III.4.2 Représentation complexe


La représentation complexe d’une fonction sinusoïdale a t   Am cos  t    consiste à
associer à cette fonction la fonction complexe :
a t   Am e j  t   (40)

 a t  est la partie réelle de la fonction complexe associée a t   Re a t 

 L’amplitude Am est le module de la fonction complexe associée Am  a t  

 La phase à l’instant t est l’argument de la fonction complexe associée


 t     Arg a t 
En courant alternatif sinusoïdal, les équations qui relient les grandeurs complexes
dépendant du temps (tensions et courants complexes) sont des équations dans
lesquelles le terme e j t se trouve toujours en facteur dans les deux membres (de ces

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équations) et par conséquent il se simplifie. Pour ne pas laisser trainer ce facteur dans
tous les passages de ces équations, on l’élimine dès le début en associant à toute
grandeur sinusoïdale a t   Am cos  t    la grandeur complexe simplifiée

A  Am e j  .

Remarque : Cette représentation permet de faciliter les calculs dans l’étude des
réseaux en courant alternatif.

III.5. Valeur efficace


On appelle valeur efficace A d’une grandeur sinusoïdale a(t) (intensité ou tension) la
racine carré de la valeur moyenne du carré de cette grandeur :
1 Am2
A 2  a 2 t   A 2
cos 2
 t    dt 
T
m
2
Am
A (41)
2

III.6. Les éléments passifs en courant alternatif


Lorsqu’on applique une tension alternative u t   U m cos  t    aux bornes d’un
élément passif, on constate qu’après un bref instant (régime transitoire) qu’il s’établit
un courant alternatif (régime permanent) de même pulsation que u(t) :
i t   I m cos  t   ' .

La différence de phase  '  est appelée déphasage de i(t) par rapport à u(t). si le
déphasage  '  est nul, alors i(t) et u(t) sont dits en phase.

III.6.1. Cas d’une résistance pure


Si on applique une tension alternative u t   U m cos  t    aux bornes d’une
résistance pure R, elle sera parcourue par un courant alternatif d’intensité i(t).

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D’après la loi d’Ohm, à un instant quelconque i(t) et u(t) sont reliés par : u t   R i t 
u t  U m U
Donc : i t    cos  t     I m cos  t    avec I m  m
R R R
Le courant i(t) est donc en phase avec la tension u(t).
Um U
En valeurs efficaces : I m   I  U  RI .
R R
En notation complexe, si on associe à u(t) le complexe u (i ) alors :
u t  u t  U m j  t  
i t    i t    e  I m e j  t  
R R R

U  RI (42)
Cette dernière relation est analogue à la loi d’Ohm en courant continu.
III.6.2. Cas d’un condensateur idéal (capacité pure)

Si on applique une tension alternative u t   U m cos  t    aux bornes d’un


condensateur idéal de capacité pure, il sera parcourue par un courant alternatif
d’intensité i(t) donnée par :
dq du t 
i t   C   C  U m sin t   
dt dt
 
i t   C  U m cos t    
 2
Soit :
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i t   I m cost   ' avec I m  C  U m et  ' 
2

 Le courant i(t) est donc déphasé de (avance de phase) par rapport à la tension
2
u(t).
 En valeurs efficace :
1
Im C Um  I C U  U I
C
 En notation complexe, sin n associe à u(t) le complexe u t  alors :
du t  du t 
i t   C  i t   C  j C  U m e j t    j C  u t 
dt dt
1
 u t   i t   U  Z C I
jC
1
Avec Z C 
jC

Z C : L’impédance complexe associée à la capacité C. Cette relation est également

analogue à la capacité C.

Remarque :
Un condensateur réel est équivalent à un condensateur idéal en parallèle avec une
résistance R (qui représente la résistance de l’isolant situé entre les deux armatures)
qui est très grande.

III.6.3. Cas d’une bobine idéale (inductance pure)

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Si on applique une tension alternative u t   U m cos  t    aux bornes d’une bobine
idéale d’inductance L, elle sera parcourue par un courant alternatif d’intensité i(t)
donnée par :
d d L i t  di t 
u t   C  L
dt dt dt
1 1
 i t    u t  dt  U m sin t   
L L
1  
 U m cos t    
L  2

1 
Soit i t   I m cost   ' avec I m  U m et  '  
L 2

Le courant i(t) est donc déphasé de  (retard de phase) par rapport à la tension u(t).
2
1 1
En valeurs efficaces : I m  Um  I U
L L

U  L I (43)
En notation complexe, si on associe à u(t) le complexe u t  alors :
1 1 1
i t    u t  dt  i t    u t  dt  U m e j t  
L L jL 
1
 u t 
jL 

u t   jL  i t   Z L i t 
Finalement :

u t   Z L i t  (44)
Avec Z L  jL  est l’impédance complexe associée à l’inductance L. cette dernière
relation est aussi analogue à la loi d’Ohm.

Remarque :
Une bobine réelle est équivalente à une bobine idéale en série avec une résistance r
(qui représente la résistance du fil constituant la bobine) qui est très faible.
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III.6.4. Association d’éléments passifs
III.6.4.1 Association en série :

Considérons deux fils passifs quelconques, caractérisés par leurs impédances


complexes Z1 et Z 2 branchés en série entre deux points A et B. la différence de
potentiel u(t) entre A et B s’exprime par :
u (t )  V A  VB  V A  VC   VC  VB   u1 (t )  u 2 (t )
Si on utilise la représentation complexe, on peut donc écrire :

u (t )  u1 (t )  u 2 (t )  Z1 i (t )  Z 2 i (t )  Z1  Z 2 i (t )  Z i (t )
D’où Z  Z 1  Z 2 est l’impédance complexe de l’élément passif équivalent aux deux
éléments d’impédances complexes Z1 et Z 2 branchés en série.

L’impédance complexe Z de l’élément passif équivalent à l’association de N


éléments passifs d’impédances complexes Z1 , Z 2 , Z 3 … Z N , branchés en série est la
somme de ces impédances :
N
Z  Z 1  Z 2  ...  Z N   Z i (45)
i 1

III.6.4.2. Association en parallèle :


Considérons deux fils passifs quelconques, caractérisés par leurs impédances
complexes Z1 et Z 2 branchés en parallèle entre deux points A et B.

D’après la loi des nœuds, à un instant t quelconque, l’intensité du courant i(t) est :
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i (t )  i1 (t )  i2 (t )  i (t )  i1 (t )  i2 (t )
d’autre part :

u (t ) u (t )
u (t )  Z 1 i1 (t )  Z 2 i2 (t )  i1 (t )  et i2 (t ) 
Z1 Z2
D’où :

u (t ) u (t )  1 1 
i (t )  i1 (t )  i2 (t )    u (t )   
Z1 Z2  Z1 Z 2 
Or si Z est l’impédance complexe de l’élément passif équivalent à l’association
considérée alors :

u (t )
i (t ) 
Z
Donc :
1 1 1
  (46)
Z Z1 Z 2
L’impédance complexe Z de l’élément passif équivalent à l’association de N
éléments passifs, d’impédances complexes Z1 , Z 2 , Z 3 … Z N , branchés en parallèle
est telle que :
N
1 1 1 1 1
   ...   (47)
Z Z1 Z 2 Z N i 1 Z i
Remarque :
On appelle admittance complexe Y l’inverse de l’impédance complexe Z . Donc pour
des éléments passifs branchés en parallèle, l’admittance complexe de l’élément passif
équivalent est la somme des admittances de chaque élément de l’association
considérée :
N
Y   Yi (48)
i 1

III.7. Les réseaux électriques en courant alternatif


En courant alternatif, les mots réseau, maille, branche et nœud gardent les mêmes
définitions qu’en courant continu. Puisqu’en représentation complexe, les éléments
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passifs en courant alternatif se comportent comme des résistances en courant continu,
l’étude des réseaux en courant alternatif est régie par les mêmes lois que celles
utilisées en courant continu à condition de considérer les grandeurs complexes.
III.7.1. Générateur en courant alternatif
III.7.1.1. Générateur de tension
Un générateur de tension en courant alternatif est caractérisé par sa f.e.m sinusoïdale
e(t) et son impédance interne (appelée également impédance de sortie) Z en série.

En notation complexe, la tension U entre ses bornes et donnée par :

U  E Z I (49)
Si Z  0 , U  E quelque soit l’impédance de l’élément branché entre A et B : le
générateur de tension est dit idéal.
III.7.1.2. Générateur de courant

Un générateur de courant alternatif est caractérisé par son courant de court-circuit


i0 t  et son admittance interne y en parallèle. Soit I 0 et y en notation complexe.

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Si on branche entre les bornes A et B du générateur un élément d’impédance
complexe Z , le courant I dans cet élément est donné par :
z
I  I0 (50)
Z z
(D’après la règle de diviseur de courant)
Si y  0 (c à d z   ) alors I  I 0 et par suite i t   i0 t  quelque soit l’impédance
de l’élément branché entre A et B : le générateur de courant est dit idéal.

III.7.1.3. Equivalence générateur de tension-générateur de courant


Un générateur de tension ( E , z ) est équivalent à un générateur de courant ( I 0 , Z )

E
dont le courant de court-circuit I 0 est donné par : I 0  . En effet, si on branche
z
une impédance Z sur chacun, des deux générateurs, elle sera parcourue par le même
courant complexe I donné par :
E I z
I   0
Z z Z z
Ce qui donne :

E
I0  (51)
z
III.7.1.4 Lois de Kirchhoff en courant alternatif
Les lois de Kirchhoff en courant continu restent valables en courant alternatif pour
les valeurs instantanées et les grandeurs complexes.
III.7.1.4.1. Loi des nœuds
A un instant t quelconque, la somme algébrique des intensités des courants en un
N
nœud d’un réseau est nulle :   i t   0 avec 
n
n n n  1 si le courant arrive au nœud

et  n  0 si le courant part du nœud.


En représentation complexe :

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  i t   0    i t   0
n
n n
n
n n (52)

III.7.1.4.2. Loi des mailles


A un instant t quelconque, la somme algébrique des tensions aux bornes des
différents éléments d’une maille du réseau est nulle :

 n u n t   0 (53)
n

Avec  n  1 si le sens de parcours de la maille est le même que le sens d’orientation


de la tension et  n  1 si le sens de parcours de la maille est le sens contraire du sens
d’orientation de la tension.
En représentation complexe :

  u t   0   
n
n n
n
n un  0 (54)

Remarque :
Les théorèmes de superposition, de Thevenin et de Norton en courant continu restent
valables en courant alternatif.

III.8. Exemple : Circuit RLC série

Considérons l’exemple d’un circuit composé d’une résistance, une capacité pure et
une inductance pure branchées en série aux bornes d’un générateur de tension
sinusoïdale et   E n cost 

IV.1 Etude en représentation trigonométrique :


di t  1
et   R i t   L   i t  dt
dt C
Avec i t   I m cost    en régime permanent :
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Soit
Im
E m cost   R I m cost     L I m sin t     sin t   
C
 1 
 R I m cost       L  I m sin t     t
 C 

En particulier pour t  0 et t  , on obtient donc :
2

 1 
E m  R I m cos     L  I m sin  1
 C 
et :
 1 
0   R I m sin     L  I m cos  2
 C 

1 LC2
1  sin   2  cos   E m sin   Im
C

1 LC2
sin   Im
C E m
1  cos   2  sin   E m cos   R I m

Im
cos   R
Em
D’où :
1 LC2 Em
tg  et Im 
R C 1 LC2
R cos   sin 
C

Em
Im  2
I
2 1  L C  2  Im
R m   
E m  C  Em
Em
Im 
2
(55)
1  L C  2 
R 2   
 C 

III.9. Etude en représentation complexe


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 j  E
E m  E m   R  jL    I  Z I  I 
 C  Z

Donc :
i t   I m cos  t   

Avec
E Em
Im  I  
Z  j 
2
2
R   L   
 C 

et
 1 
 L   2
  Arg I   Arg E   Arg Z   0  Arctg 
C   Arctg  1  LC 
 R   RC 
 
 
 
Ce qui donne :
 1  LC 2 
  Arctg   (56)
 RC 
On obtient donc le même résultat que celui obtenu à l’aide de la représentation
trigonométrique.
Remarque :
 La représentation complexe permet de déduire i(t) plus rapidement que la
représentation trigonométrique.
 Nous avons déterminé i(t) en régime permanent. Pour déterminer l’expression de
i(t) en régime transitoire, il faut résoudre l’équation différentielle.

III.10. Les puissances électriques en courant alternatif

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III.10.1. Puissance instantanée
Dans une branche AB parcourue par un courant électrique d’intensité i(t), la puissance
électrique P(t), à l’instant t est donnée par :
2
P(t )  u t . i t    Arctg  1  LC  (57)
 RC 
Où u(t) est la d.d.p entre A et B. P(t ) est appelée puissance instantanée.
Cette puissance n’est accessible à la mesure à cause du temps de réponse des appareils
de mesure qui est généralement très supérieur à la période t.
III.10.2 Puissance active
On appelle puissance active la valeur moyenne de la puissance instantanée P(t ) . Soit :
T T
1 1
Pa   u t . i t  dt   U m cost  I m cost   dt
T 0 T 0
T
U I UmIm T U m Im
 m m  cos   cos 2 t    dt  cos   cos 
2T 0
2T 2
Um Im
 . cos  U . I cos
2 2

Pa  U . I cos  (58)
Pa
Le produit U. I est appelé puissance apparente et le rapport  cos  est appelé
U.I

facteur de puissance.
Si Z  R  jX est l’impédance complexe de la branche AB considérée, alors :

R I2 R I2
U m  Z I m et cos   . D’où Pa  Z m  R m  R I2
Z 2 Z 2

Pa  R I 2 (59)

Remarque :
Cette dernière expression de Pa qui n’est autre que la puissance dissipée par effet joule
dans une résistance R, est à l’origine de la définition de la valeur efficace. En effet, la
valeur efficace d’un courant (ou d’une tension) sinusoïdale est la valeur du courant (ou

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de la tension) continu qui demeurait la même puissance, que la puissance active
dissipée par effet joule aux bornes de R. soit :

R I m2 Im
R I 2  Pa   I 
2 2
III.10.3 Adaptation d’impédances
Considérons un élément passif (ou une association d’éléments passifs) d’impédance
complexe Z  R  jX alimenté par un générateur de tension sinusoïdale de f.e.m e(t) et
d’impédance interne z  r  jx . La puissance Pa dissipée dans la branche AB

d’impédance Z s’exprime par :


E2
Pa  R I 2  R (60)
 R  r  2   X  x 2
Pour un générateur d’impédance interne z donnée, la puissance active Pa est
Pa P
maximale si  0 et a  0 . Soit :
R X

Pa

 2
2
E 2 R  r    X  x   2 R R  r  E 2
0
R 
R  r 2   X  x 2
2


2 2
 R  r    X  x   2 R R  r  0
R  r 2   X  x 2 2
Pa  2 X  x
 0
X 
R  r 2   X  x 2  2

Ou encore X   x et R  r Z z
Dans ces conditions, on dit que l’impédance de l’élément passif (ou de l’association
d’éléments passifs) est adaptée à celle du générateur.

III.10.4. Coefficients de perte


Considérons une ligne de distribution électrique, de résistance R, reliant le fournisseur
d’électricité (générateur de tension alternative) au consommateur (récepteur
d’impédance complexe Z ).

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On appelle coefficient de perte k le rapport des puissances PJ dissipée par effet joule
dans la ligne de distribution et PC consommée par l’utilisateur (récepteur).

PJ R. I 2
k  (61)
PC U . I cos 
Plus ce coefficient est grand plus on perd de l’énergie.
Pour une puissance consommée donnée ( PC fixée), le coefficient de perte peut être
réduit par l’une des trois considérations suivantes :
 Diminution de la résistance R de la ligne de distribution en utilisant un très bon
conducteur (un supraconducteur si c’est possible).
 Augmentation de la tension U en augmentant la tension du générateur de tension
(passage de 110V à 220V pour les générateurs de basse tension et transportant de
l’énergie électrique an haute tension 5000V ou 8000V pour les grandes distances.
 Augmentation de cos  (de façon à l’approcher de 1), ce qui revient à améliorer le
facteur de puissance en branchant une capacité en série ou en parallèle avec Z qui
permet d’obtenir cos   1
III.10.5. Puissance réactive
On appelle puissance réactive dans une branche AB la puissance Pr définie par
Pr  U . I sin  où  est le déphasage de u(t) par rapport à i(t).

Si la puissance de u(t) est prise comme origine des phases, alors :


u t   U m cost  et i t   I m cost    . Si Z  R  jX est l’impédance complexe de

la branche AB considérée, alors :


X
U m  Z I m et sin   .
Z

D’où :

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I m2  X  I2
Pr  Z  X m  X I2
2 Z  2
 
La partie imaginaire X de Z  est appelée réactance de la branche AB.

III.10.6. Puissance complexe


On appelle la puissance complexe P le complexe dont la partie réelle est Pa et la
partie imaginaire est Pr :

P  Pa  j Pr (62)
Soit :
U m . I m j
P  U . I cos   U . I j sin   U . I e j  e
2
U .I 

2
Où I  est le complexe conjugué de I
R. I I  .I 2
Pour une résistance pure : U  R. I  P   R m  R I 2  Pa
2 2
.I m2
Pour une inductance pure : U  j L I  P  j L  j L I 2  jPr
2
j  j I m2  j 2
Pour une capacité pure : U  I  P  I  jPr
C C 2 C 
Remarque : Pa est toujours positive (c’est une vrai puissance) alors que Pr peur être
aussi bien positive que négative (c’est une puissance fictive qui n’a pas de réalité
physique).

III.11. Théorème de Boucherot


Considérons un circuit quelconque comportant N éléments passifs d’impédances
complexes Z1 , Z 2 , Z 3 … Z N .

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Pour les impédances branchées en parallèle, le courant total I qui les traverse est
I  I j ( I j est le courant dans l’impédance Z j ). Donc la puissance complexe P
j

dans ces impédances est :


1 1 1
P  U .I   U I 
j  U I 
j   Pj
2 2 j 2 j j

P   Pj (63)
j

Pj est la puissance complexe dans l’impédance Z j .

De même, pour les impédances branchées en série, la tension complexe aux bornes
de l’ensemble de ces impédances est : U   U j ( U j étant la tension aux bornes de
j

l’impédance Z j . Donc la puissance complexe P dans ces impédances est :


1 1 1
P  U .I   U i I  U i I   i Pi
2 2 i 2 i

Pi est la puissance complexe dans l’impédance Z i .

La puissance complexe P pour l’ensemble des éléments du circuit est donc :


N
P   Pi   Pj  P1  P2  P3  ...  PN   Pn
i j n 1
N N N
  Pa n  jPr n    Pa n  j  Pr n  Pa  jPr
n 1 n 1 n 1

D’où :
N N
Pa   Pa n et Pr   Pr n (64)
n 1 n 1

La puissance active dans l’ensemble des N éléments passifs est égale à la


somme des puissances actives pour chacun de ces éléments et la puissance réactive
est égale à la somme des puissances réactives. Ce résultat constitue le Théorème de
Boucherot dont l’énoncé est le suivant :
Dans un circuit comportant plusieurs éléments passifs, la puissance active est
égale à la somme des puissances actives dans chaque élément et la puissance réactive
est égale à la somme des puissances réactives dans chaque élément.

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