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Dossier 1

1. Précisez en une dizaine de lignes les différences entre la mission de l'expert-


comptable et celle du commissaire aux comptes.

Les missions de l’expert-comptable est une mission contractuelle, c’est-à- dire que la
mission de l’expert-comptable est défini entre lui et son client, parmi ces missions on trouve,
le suivi de la comptabilité cette mission comprend la tenue de la comptabilité, la réalisation
des comptes annuels, la révision comptable et des déclarations fiscales et sociales, à côté de la
comptabilité, l’expert-comptable a aussi des compétences en matière de contrôle de gestion,
c’est-à-dire qu’il assiste le dirigeant dans l’analyse de sa gestion quotidienne, l’organisation
de ses différents services et l’optimisation des performances, ce dernier est aussi le
conseilleur privilégié du dirigeant, en matière juridique, fiscale et sociale et il le conseille
dans toutes les étapes de vie de l’entreprise.

Le commissaire aux comptes a une mission légale c’est-à-dire sa mission est défini par la loi,
sa mission est d’intérêt général, en ce sens qu’elle ne concerne pas uniquement les
actionnaires ou les associés, mais elle intéresse toutes les personnes en relation avec
l’entreprise notamment : clients, fournisseurs, banques et investisseurs éventuels. En principe
le CAC a pour mission de contrôle légal c-à-d il vérifier les livres et les valeurs de l’entité et il
contrôle également la régularité des comptes du point de vue conformité avec les règles
d’évaluation et de présentation, et il contrôle aussi la sincérité des comptes en cherchant la
loyauté et la bonne foi dans leur établissement, à côté de ça le CAC intervient dans la cas où
l’entreprise est en difficulté pour juger de la possibilité ou non de la continuité de l’activité, et
aussi a pour mission d’expertise de gestion et évaluer les apports (commissaire aux apports).

2. La société FACG est-elle dans l'obligation de désigner un commissaire aux


comptes pour certifier les comptes de l'année N+1 ?

La société FACG n’est pas obligée de désigner un commissaire aux comptes pour l’exercice
N+1, car le chiffre d'affaires à la clôture de l'exercice (N) ne dépasse pas le seuil de
50 000 000 DH (40 000 000 DH), la nomination est obligatoire pour l’exercice N+2 par ce
que le Chiffre d’affaires de N+1 dépasse le seuil de 50 000 000 dirhams (52 000 000 dhs).

Article 80 loi 05-96 : Sont tenues de désigner un commissaire au moins, les sociétés dont le
chiffre d'affaires à la clôture de l'exercice social, dépasse le montant de cinquante millions de
dirhams, hors taxes.

3. Après avoir rappelé les règles d'incompatibilité des fonctions de commissaire aux
comptes, vous direz s'il est possible de nommer Mr AHMAD ou Mr ALI comme
commissaire aux comptes de la société FACG.

Mr AHMED ne peut être nommé comme commissaire aux comptes dans la société
FACG, car il reçoit des rémunérations auprès de FACG, (Lien financier « cause
d'incompatibilité »), ce qui est susceptible d’influencer leur opinion. Tandis que Mr ALI
peut être nommé comme CAC dans FACG car il n’existe pas dans la situation
d’incompatibilité.

Article 161 al 3 loi 17-95 : Ceux qui reçoivent des personnes visées au paragraphe 1 ci-
dessus, de la société ou de ses filiales, une rémunération quelconque à raison de fonctions
susceptibles de porter atteinte à leur indépendance.

4. Face à une infraction pénale, quels sont les devoirs respectifs du commissaire aux
comptes et de l'expert-comptable ?

Pour le commissaire aux comptes :

La confirmation des informations réelles

La confirmation des informations mensongères sur la situation de la société,


« emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une amende de 10.000 à 100.000 DH ou de l’une de
ces deux peines » art 405 loi 17-95.

La confidentialité (le secret professionnel).

La divulgation du secret professionnel (art 446 du code pénal)

Il peut être suivi lorsqu’il se trouve complice des dirigeants pour escroquerie ou abus de
confiance (article 540 et 547 du code pénal).

La non observation de l’incompatibilité, il peut encourir un emprisonnement de 1 à 6 mois et


d’une amende de 8000 à 40.000 DH.

Le CAC peut faire l’objet de sanctions disciplinaires lorsqu’il commet des fautes mettant
en cause la profession et contraire à la probité et à l’honneur. Ces sanctions sont
énumérées par l’article 68 de la loi 15-89 à savoir :

- L’avertissement ;

- Le blâme ;

- La suspension pour une durée ne dépassant pas 6 mois ;

- La radiation du tableau.

Les premières sanctions peuvent être assorties par une amende allant de 10.000 à

100.000 DH.

Pour L’expert-comptable

- Violation des dispositions de la loi 15-89, sanctionner par l’article 381 du code pénal.
Art 100 loi 15-89
- Exercer la mission d’expertise comptable sans inscrit au tableau de l’ordre des experts
comptable, est puni d’une peine d’emprisonnement de 3 mois à 5 ans et d’une amende
de 1000 à 40 000 DH, ou de l’une de ces deux peines seulement. Art 101 loi 15-89
- Est passible d’une peine de 5000 à 10 000 DH toute infraction à l’article 14 de la
présente loi. Art 104 loi 15-89

5. Quelles sont les obligations du commissaire à la transformation vis-à-vis de la


transformation de la SARL FACG en société anonyme ?

En cas de transformation en société anonyme d'une société déjà existante, un ou plusieurs


commissaires à la transformation chargés d'apprécier sous leur responsabilité la valeur
des éléments de l'actif et du passif de la société et les avantages particuliers, sont
désignés, sauf accord unanime des associés, par ordonnance de référé, à la demande des
dirigeants sociaux ou de l'un d'eux.
Les commissaires à la transformation sont également chargés de l'établissement du rapport
sur la situation de la société.

Les associés statuent sur l'évaluation des éléments et l'octroi des avantages visés à l'alinéa
précédent ; ils ne peuvent les réduire qu'à l'unanimité.

Les dispositions du premier et du deuxième alinéa de l'article 25 sont applicables aux


commissaires à la transformation.

Le rapport des commissaires à la transformation doit attester que la situation nette de la


société transformée est au moins égale au montant de son capital social. Il est tenu au siège
social à la disposition des associés huit jours au moins avant la date de l'assemblée appelée à
statuer sur la transformation. En cas de consultation écrite, le texte du rapport doit être adressé
à chacun des associés et joint au texte des résolutions proposées.

A défaut d'approbation unanime des associés, mentionnée au procès-verbal, la transformation


est nulle. Article 36 de la Loi 17-95

6. Comment est-il désigné ?

Le commissaire à la transformation est un professionnel inscrit sur une liste spéciale des CAC
et experts judiciaire :

- C’est un expert-comptable accompli, très compétent sur le plan financier.


- Il dispose également des connaissances juridiques techniques nécessaires pour la
viabilité de l’opération.
- Il est désigné soit à l’unanimité des associés, soit par requête présentée devant le
président du tribunal de commerce.
Dossier 2
Le pouvoir public conscient des nouveaux enjeux de la gestion du service public, s’est inscrit
dans un mouvement de modernisation visant à introduire les nouveaux outils de gestion,
inspirés du monde des entreprises privées, dans le management public.
Avec la modernisation des administrations publics, comment l’audit interne contribue dans la
création de la valeur au sein de ces établissements ?
L’audit interne est un service au management. Il fait partie du processus de contrôle des
performances afin d’assurer les objectifs opérationnels et les plans de l’organisation. Les
avantages de l’audit interne pour une organisation ou une institution sont :
• la continuité dans le processus d'analyse de manière telle que le management soit à même
de prendre des mesures correctives et d'exécuter/d'introduire des améliorations à des périodes
bien définies.
• la garantie du maintien de la qualité.
L’audit interne dans la gouvernance des administrations publiques, fournit l’assurance que les
structures et les processus y afférents sont correctement conçus et fonctionnent
efficacement,et faire toutes les recommandations pour les améliorer. Donc l’audit interne
apparaît comme une activité au service de l’organisation tout entière.
Ces administrations ont récemment connus plusieurs réformes visant la rupture avec les
pratiques de gestion traditionnelle et l’atteinte des objectifs fixés.
Les modifications successives qui se sont présentées les dernières années sur le plan de la
gestion
des institutions publiques (c-à-d une évolution d'une gestion administrative purement statique
vers un management dynamique) ont fait naître le besoin d'un organe qui puisse conseiller le
management dans l'exécution de ses tâches. Un service d'audit interne convient parfaitement
pour reprendre cette « fonction d'avis ».
La tâche fondamentale était l'analyse critique permanente du fonctionnement des entités du
secteur public. Il était attendu des auditeurs qu'ils puissent adapter les exigences d’un service
public efficace et efficient avec la culture spécifique du département.
Les organisations publiques doivent donc devenir dynamiques afin de répondre aux exigences
d’un environnement diversifié et mouvant. Cette réalité explique les réformes que nos
administrations
publiques connaissent depuis plusieurs années. Ces réformes sont indispensables mais elles ne
sont ni faciles à mettre en œuvre, ni dénuées de tout risque. Dans le processus de réforme, des
points de références fondamentaux touchant à l’identité de l’organisation peuvent se perdre.
Par sa position unique dans l’organisation, l’audit interne doit jouer un rôle clef dans le
processus de réforme afin de le guider et d’en assurer le suivi.
L’audit interne dans le secteur public, est donc indispensable pour établir la transparence,
maintenir la bonne maîtrise des deniers publics, et garantir la bonne gouvernance des
établissements publics.
Le service d’audit interne apporte de la valeur ajoutée à l’organisation (ainsi qu’au parties
prenantes)lorsqu’il fournit une assurance objective et pertinente et qu’il contribue à
l’efficience ainsi qu’à l’efficacité des processus de gouvernement de l’entreprise, L'audit dans
le secteur public a d'une importance capitale. Selon Calai-Gérard s'est géré l'État comme une
entreprise. L’apparition du concept d'audit dans le contexte marocain date aux alentours de la
décennie 80, c'est au sein des organismes publics qu'il a vu se réaliser ses premières
applications. Aujourd'hui l'audit interne est inéluctable et demander par tout.
La modernisation de l'État, l'amélioration des procédures administrative, la rationalisation de
la gestion des finances des organismes publics, la bonne gouvernance ...etc. Toutes sont des
raisons qui motivent l'adoption d'audit interne dans le secteur public.
Le dysfonctionnement dans la gestion des ressources humaines, phénomènes bureautiques,
contrôle interne, le risque, circulation de l'information ainsi que l'évolution des dépenses et
des recettes...etc.
Engendre des problématiques majeures au sein du secteur public marocain. Ce qui rendait de
plus en plus difficile et complexe le travail des auditeurs interne.
Sans doute, l'audit interne que ce soit dans le secteur public ou privé, reste uniquement un
révélateur des défauts de l'organisation. À cet égard l'audit interne ne garantit pas la bonne
gouvernance de l'organisation puisqu'il se limite à émettre des recommandations sans les
mettre en œuvre. À l'espèce, l'audit interne ne s'occupe donc de ce que l'on fait mais de
comment on le fait. Il ne critique pas le fond de la gestion mais en examine et critique le
fonctionnement.
Selon M.HARAKAT « il découle donc que l'analyse approfondie des divers facteurs suscitant
ledysfonctionnement de l'appareil d'audit dans secteur public ne puisse être cernée et maitrisée
méthodiquement en dehors de la compréhension et l'étude de l'espace sociopolitique dans
lequel s''insèrent les mécanismes et les institutions d'audit »
En fait, il existe une série de facteurs qui favorisent l'insertion d'audit dans les organismes
publics.
Nous on va s'intéresser qu'aux quelques raisons à d'une importance majeure.
L'audit interne a pour raison principale d'assurer la bonne gouvernance, c'est dans ce cadre
qu'il inspire sa légitimité.
L'audit public est la clé de voûte d'une saine gouvernance dans le secteur public en offrant une
évaluation objective, impartiale et efficace de la gestion des ressources publiques et en vue
d'obtenir les résultats escomptés. Les auditeurs aident les organisations à agir de façon
responsable et garder la confiance des citoyennes et autres parties prenantes73(*).
L'audit interne doit permettre de nous faire prendre conscience de temps à autre des
changements de notre environnement et l'obsolescence de nos pratiques de travail.
L'audit interne doit détecter les pistes de progrès qui permettront à l'audité d'être toujours en
prise directe avec son environnement et de répondre aux attentes de ce dernier avec maximum
d'efficacité et d'efficience.
La création de service d’audit dans les administrations publiques constitue donc un enjeu
fondamental de gestion et de modernisation de ces administrations.
Pour conclure, il convient de souligner que l’audit interne n’est enfin de compte qu’un outil
entre les mains des décideurs pour le déployer pour hisser le niveau de service
public,succeptible d’ assurer le pilotage au sein des administrations publics vers la production
d’un service public de qualité.
La valeur ajouté de l’audit est introduite par son efficacité. Pour la maitriser mâles institutions
publiques sont en mesure de connaître les facteurs qui l’améliore. La compétence du
personnel, le support de la direction, l’indépendance et la collaboration des auditeurs internes
et externes constituent les facteurs les plus déterminants dans l’amélioration de la fonction
audit interne et donc la contribution à la modernisation des administrations publics.

Bibliographie :
Youssef BENSELLAM ,Mohamed BEN
HAMOU,mémoire<<L'apport de l'Audit interne
dans le secteur public>>,2016.
Souad bougna, Hasa bouchikhi,article<<L’audit interne dans
l’administration publique :un outil de création de valeur>>.
Mohammed ADEL BENHAYOUN SADAFI, "L'audit interne : Levier de performance
dans les organisations publiques-Etude de cas DRAPOR", Mémoire présente pour
l'obtention du diplôme du cycle supérieur de gestion, Rabat, Institut supérieur de
commerce et d'administration des entreprises, Novembre 2001.
Hérves Boullanger,<< L'audit interne dans le secteur public >>2013.

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