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Master CTM - Alice Aurérin, Loric Carle, Arsène Carpentier, William Roperh

SMART GOVERNANCE
PROJET DE VEILLE
POUR LA MAIRIE DE LILLE
PRÉSENTATION DU PROJET DE
SMART CITY À LILLE
VILLES
Si l’on s’appuie sur « Géoconfluence », qui publie des ressources de
géographie par la Direction générale de l’enseignement scolaire (Dgesco) SURVEILLÉES
et par l’École Normale Supérieure de Lyon (ENS de Lyon), le terme de Paris 4
Smart City est une notion se définissant comme : « des politiques Kashiwa-no-ha 6
urbaines utilisant les technologies de l'information et de communication New York 8
(TIC) pour accélérer la transition écologique d'une ville tout en affichant
Vancouver 10
sa compétitivité internationale. Ce terme désigne à la fois un programme,
un processus, et leur résultat effectif. ».
La Smart City, ou « ville intelligente », ne désigne donc pas à proprement Analyses SWOT
parler une ville, mais davantage les mesures et les pratiques adoptées
par cette ville ou cet espace métropolitain grâce aux pouvoirs publics -
Paris 5
Kashiwa-no-ha 7
aussi bien locaux que nationaux -, et avec ou sans l'aide d'acteurs privés.
New-york 9
Cette notion comprend de nombreux axes d’applications tels que le
Vancouver 11
commerce, les communications, la mobilité, l’environnement et la
gouvernance. Ces axes, bien qu’ils soient différents, peuvent être liés par
une diversité de thématiques qui répondent aux enjeux de plusieurs
Synthèses
d’entre eux. Si une ville se penche sur la modernisation des transports en
Inclure de nouveaux acteurs

commun, par exemple : une mise en place de bus électriques, de métros dans la gouvernance 13
autonomes, ou encore de vélos en libre-service, ce thème s’inscrit dans

l’axe de la smart mobility, mais également dans celui du smart Écologie et bien-être

environment. Dans le cadre d’un projet de smart city, le maire de Lille environnemental 16
souhaiterait se concentrer sur l’axe de la smart governance. Cette dernière

peut se définir comme la prise de décisions politiques alliée à la mise en Stimulation économique &

place de nouvelles technologies de l’information et de la communication création d'emplois 19


en vue d’améliorer la vie des citoyens d’une ville. Une amélioration

Santé 21
relative à l’accès à la santé, à l’éducation et à la sécurité, entre autres.
Mais on peut également citer le développement du dialogue entre
citoyens et pouvoirs publics. La smart governance, c’est réellement faire
participer chaque citoyen au bon fonctionnement de la ville ; que ce soit
pour les transports, la sécurité, la santé, ou l’environnement, l’idée n’est ANNEXES
pas d’obtenir un gouvernement citoyen de la ville mais une participation
citoyenne. Méthodologie 25
Afin de répondre aux exigences du maire et de lui proposer de meilleures Rapport Lille 27
mesures à prendre et d’idées à appréhender, nous avons décidé d’étudier Bibliographie 29
Contenu Multimédia 34
ce qu’il se passe à l’étranger dans différentes villes.

2
LES VILLES
SURVEILLÉES

3
PARIS
En premier lieu, nous avons choisi la ville de Paris. Capitale de la France et carrefour de projets aux
impacts allant LAURENT
DE MAXIME d’un quartier parisien jusqu’à avoir une portée nationale. Son étude va nous
permettre de comprendre comment une grande métropole du même pays que la ville de Lille, qui
bénéficie davantage de moyens financiers et humains mais qui présente aussi certaines
problématiques liées aux grandes villes en général, mène ses actions relatives à la smart
governance. La croissance urbaine a toujours été un défi pour Paris, se traduisant par des enjeux
considérables en termes d’organisation urbaine, de relations aux espaces ruraux et de qualité de
vie. Ceci, en gardant cependant à l’esprit que Lille ne rencontrera peut-être jamais certaines
problématiques propres à la ville de Paris et ne présente pas les mêmes caractéristiques. Paris
bénéficie des centres de recherche d’envergure internationale qui donnent encore plus d’élan aux
initiatives relevant de la smart governance, tels que l’Université Paris-Saclay, ou des pôles
d’ingénieurs comme le CNAM. De plus, l’organisation de l’événement sportif mondial des jeux
olympiques de 2024 dans la capitale intensifie la rapidité de l’installation des innovations.
Nous avons parlé d’un pan important de la notion de smart governance, à savoir la participation
citoyenne ; Paris a lancé en 2015 un budget participatif de l’ordre de 5% de son budget
d’investissement, en vue d’améliorer la vie urbaine. En 2020, 500 millions d’euros ont été investis
depuis le lancement de ce projet. Nous citerons aussi des exemples d’applications parisiennes,
comme celle de « DansMaRue » qui permet de déclarer une anomalie se trouvant sur l’espace
public.

Bien que chaque ville ait son propre contexte, l’on peut toujours trouver en elles des sources
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d’inspirations insoupçonnées. Nous allons donc poursuivre notre étude de veille avec une sélection
de villes de différents environnements géographiques et culturels, voire, de différents continents.

4
5
KASHIWA-NO-HA
Un adage décrit fréquemment le Japon, comme un délicat équilibre entre modernité et tradition.
DE MAXIME LAURENT
Certes, il ne nous revient pas d'infirmer ou de confirmer cet adage. Néanmoins, le Japon est
véritablement un pays « ultra moderne » notamment en raison de son attrait pour les nouvelles
technologies ainsi que sa volonté de favoriser les smart cities. Depuis 2011, la ville Kashiwa est
considérée comme « une ville du futur » et reçoit des subventions pour son quartier dédié à la
smart governance Kashiwa-no-ha. Le quartier de Kashiwa-no-ha est sans conteste un fabuleux
exemple de ce que l’on nomme la smart governance. La vision politique est claire : faire participer
un maximum d’agents (publics, citoyens, universitaires, privés) afin de promouvoir une meilleure
qualité de vie (écologie, sécurité, environnement, administration, urbanisme). La ville, ultra
moderne, répond aux problèmes du Japon. Le Japon est soumis à des problèmes démographiques
(vieillissement de la population), d’emploi et de création d’entreprises (de moins de moins
d’actifs), d’isolement, de santé (pollution, vieillissement de la population), de catastrophes
naturelles (séisme, Tsunami, gestion de l’énergie) ainsi que de surconsommation. Dans cette
perspective, la ville de Kashiwa utilise des outils technologiques et modernes (collecte de
données, enquêtes qualitatives, applications sur smartphone) dans l'objectif de travailler sur trois
actes : l’environnement et l'éco mobilité, la santé (isolement, adaptation à une population plus
âgée) et la création d'emplois et de nouvelles industries (technologie) afin de favoriser l'économie
japonaise. En ce sens, le quartier Kashiwa-no-ha est un formidable exemple de la smart
governance, puisqu’il symbolise la création d’un gouvernement par de nombreux acteurs dans un
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objectif de bienveillance et de création collaborative.

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7
NEW-YORK
New-York et ses environs représentent la 3ème plus grande aire urbaine du continent américain.
DE MAXIME
C’est la ville la LAURENT
plus peuplée des États-Unis avec plus de 8 millions d’habitants. Bien qu’elle ne soit
pas la capitale des États-Unis, cette ville concentre de nombreux sièges d’institutions
internationales telles que l’ONU ou d’importantes entreprises telles que la Warner, le New-York
Times, Verizon ou encore American Express. Cette concentration d’acteurs politiques et
économiques majeurs montre à quel point New-York est une ville influente, qui ne cesse de se
développer, dont les problématiques et les enjeux évoluent. Parmi ces enjeux se trouve
évidemment celui de faire évoluer New-York vers la ville intelligente. C’est à ce titre que Miguel
Gamiño a été nommé « New York City’s chief Technology officer ». La fonction de directeur
technologique de New-York a pour but d’utiliser les NTIC pour faciliter la vie des New-Yorkais, en
leur garantissant un meilleur accès à Internet par exemple ou encore en créant un réseau de
surveillance-vidéo assurant leur sécurité.
En novembre 2016 s’était déroulé le congrès annuel mondial de la ville intelligente (« Smart City
Expo Wolrd Congress »).
Or, cette année-là, c'est New-York qui fut récompensée du titre de « Best Smart City », montrant
bien que les pouvoirs publics (et même privés) s’investissent grandement dans le développement
technologique et technique de la ville. Cette volonté de développer la smart city, et l’axe de la
smart governance se concrétise via différents projets dont nous allons faire la synthèse.
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8
9
VANCOUVER
La ville de Vancouver est une pionnière en matière de démocratie participative et de Smart
Governance.
DE MAXIME En LAURENT
2009, elle se dit prête à partager « librement avec les citoyens, les entreprises et
autres juridictions, la plus grande quantité de données possible en respectant la vie privée et la
sécurité ». « Lorsque les données sont partagées librement, les citoyens ont la possibilité de les
utiliser, de les convertir, favorisant ainsi la création d’une cité plus dynamique économiquement,
et plus respectueuse de l’environnement ». C’est aussi une des villes les plus agréables à vivre au
monde selon diverses études et selon les dires de ses 2,5 millions d’habitants. C’est une grande
ville pour le Canada ; c’est même la troisième aire urbaine du pays. Géographiquement Vancouver
se trouve sur la côte Pacifique du Canada, mais c’est aussi l’une des villes les plus cosmopolites
du pays ; 52% de la population de Vancouver possède une autre langue maternelle que l’anglais.
La cité tire ses profits de différentes exploitations. Tout d’abord, l’exploitation forestière :
Vancouver a cette particularité d’être entourée par la nature et la forêt. C’est donc l’un de ses
principaux revenus. Ensuite l’exploitation portuaire, se trouvant sur la façade Pacifique. Le port
de Vancouver est le port commercial le plus important du pays - on note des échanges avec plus
de 160 pays. Et bien sûr le tourisme ; c’est une ville qui attire de nombreuses personnes par son
côté naturel, mais aussi moderne. Le cadre de vie y est très agréable ce qui en fait une ville très
attractive. A travers les innovations que la ville de Vancouver a mises en place, les citoyens ont
leurs mots à dire, leurs idées à proposer, leurs remarques à faire. En bref, chacun et chacune a
son rôle à jouer pour permettre à la ville de s’améliorer. L’objectif de la smart governance est de
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toujours avancer vers un avenir meilleur pour les habitants de la ville, et chaque année de
nouveaux objectifs sont définis pour la ville de Vancouver, ce qui fait d'elle un exemple concret
et représentatif de ce que peut être la smart governance.

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11
SYNTHÈSE
DES PROJETS LES PLUS SIGNIFICATIFS EN MATIÈRE
DE SMART GOVERNANCE DES VILLES DE PARIS,
VANCOUVER, NEW-YORK ET KASHIWA-NO-HA

EN QUOI LES INITIATIVES EN SMART GOVERNANCES


DE CES VILLES PEUVENT-ÊTRE UNE SOURCE
D'INSPIRATION POUR LA VILLE DE LILLE?

12
INCLURE DE NOUVEAUX
2020

ACTEURS DANS LA
GOUVERNANCE
Paris : développement de la Civic Tech, et participation citoyenne

d’incubateurs dédiés aux start-ups citoyennes,
La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé la création
en prenant exemple sur le Civic Hall de New York. « Nous pouvons réinventer ce qu’on veut mais
aussi la façon dont on va le faire », a-t-elle annoncé dans un séminaire intitulé «réinventons nos
places» en 2015.
Dans le 20e arrondissement, la Halle civique, à Belleville, permet une participation citoyenne et une
innovation démocratique, et regroupe un collectif d’associations, d’entreprises et d'autres
institutions. Ce lieu d’expérimentations et de collaborations soutient l’écosystème de la Civic Tech
parisienne, dynamise le développement des outils démocratiques innovants et enrichit la culture de
l’innovation citoyenne publique.
La maire a aussi créé la plateforme numérique « Madame la maire, j’ai une idée », qui récolte les
idées des parisiens à propos de différentes problématiques. Ainsi, elle déclare pouvoir faire
remonter des informations des quartiers, et ainsi mieux savoir ce que pensent ses citoyens, afin de
mieux gouverner. Il existe aussi le site « idée.paris », une autre plateforme où le citoyen peut
donner son avis.
Le potentiel des applications

de Civic Tech, des initiatives remarquables
Plusieurs applications sont créées par les start-up ou par
les citoyens, et ont pour ambition de dynamiser
la démocratie locale. Fluicity, utilisé par la mairie du 9e arrondissement de Paris, entend développer un
réseau social à l’échelle des quartiers, afin que tout le monde puisse donner son avis.
Une citoyenne d'Aix-En-Provence a créé l'application « Garde Ton Corps » qui connait du succès chez les
parisiens ; Grâce à un système de géolocalisation, l’application montre tous les lieux à proximité pouvant
accueillir les femmes si elles se sentent menacées. On peut aussi retenir l'idée du maire d'Arcachon
voulant distribuer des bracelets connectés « anti-agressions » à ses habitantes, reliés à l'application «
App-Elles », permettant la géolocalisation de ces femmes à 3 personnes de confiance en cas de situation
de crise. Le maire confie : « On est les seuls à faire cela à l'échelle d'une ville. » Ainsi, avec des services
utilisant ce genre de technologies et la participation citoyenne, la sécurité des lillois peut être améliorée.
L’application citoyenne « Dans Ma Rue » permet de signaler les accidents et les encombrements sur la
voie publique, pour accélérer la résolution des anomalies par les agents de la Ville. L’objectif est de
faciliter l’échange d’informations entre les Parisiens et la Mairie de Paris.
Le maire de Lille a aussi tout intérêt à se saisir du mouvement des Civic Tech, qui permettent des
signalements urbains, des suggestions citoyennes, ou encore des sondages anonymes. Ces plateformes

13 collaboratives au service des citoyens permettent une nouvelle forme de communication et une
démocratie participative, où les citoyens interagissent avec les politiques et où on passe d’idéation à
évaluation. En récoltant ces informations, le maire devient mieux informé des besoins de sa
commune.
On assiste en fait à une multiplication de plateformes créées par différents acteurs. Cela aide à
faire converger l'énergie des citoyens et des experts pour une meilleure gouvernance, mais il peut
y avoir un risque de dispersement des forces. Lille pourrait donc bénéficier d'une plateforme
réunissant l'ensemble des fonctions les plus pertinentes qui sont déjà existantes dans d'autres
services.

Réunir des ressources pour mieux servir l'innovation et la prise d'initiatives


d'un maximum d'acteurs
L'Open Data est aussi utilisée par la ville de Paris, et met à disposition des citoyens des
données informatiques, de manière transparente, sur le site « opendata.paris.fr » depuis 2011,
consultables gratuitement par tous les citoyens. Elles permettent ainsi d’aider le développement
de projets, en adéquation avec le concept de la « ville ouverte », et en stimulant la participation
des Parisiens. De plus, le coût de cette initiative est dérisoire. Il est difficile d'estimer les
retombées économiques du projet, mais il permet de développer et d'enrichir des collaborations et
des co-productions. Le Budget Participatif de Paris, lui, lancé en 2014, a permis de faire aboutir
près de 3 000 réalisations sur tous les pans du concept de Smart City.

Vancouver : une volonté de renforcer le réseau citoyen

Du côté canadien, Vancouver souhaite que chacun de ses citoyens puisse se connecter à un réseau
Wi-Fi ; de fait à Vancouver on trouve 755 points d’accès Wi-Fi partout dans la ville. Il s’agit de mettre en
réseau les citoyens, de faire participer chaque habitant à la vie de la ville. Pour cela Vancouver a mis au
point différentes stratégies. Tout d’abord l’application « Vanconnect »; sur le papier, l’application peut
faire rêver ; elle permettrait d’être en relation avec différents services proposés par la ville à n’importe
quelle heure de la journée. Que l’on souhaite signaler des travaux nécessaires, par exemple un nid de
poule, ou bien un accident sur la voie publique, l'application devrait permettre de pallier aux différents
besoins des utilisateurs. Seulement lorsque l’on lit les commentaires postés sur les plateformes de
téléchargement que ce soit l’App Store ou Google Play Store, on se rend compte que l’application n’est
pas si performante. Par exemple, les services responsables ne répondent pas, et il n’est pas possible de
joindre une photo lorsqu’elle est demandée ; en bref, les utilisateurs sont mécontents. Aussi il suffit de
s’intéresser au nombre de téléchargements ; en 2018 seulement 12 216 personnes ont téléchargé
l’application, sur 2 millions 500 mille habitants, ce qui montre de la faiblesse de cette mesure. Mais
Vancouver n’a pas seulement mis en oeuvre cette application pour ses habitants. On trouve aussi sur le
site de la mairie de Vancouver la possibilité de participer aux décisions prises par la mairie, en postulant
Vancouver
ou s’inscrivant pour des conseils communaux. En somme, la ville de Vancouver a la volonté de faire
participer ses habitants au bon fonctionnement de la ville.

14
2020

Une ville fondée sur le principe de coopération entre les acteurs : Kashiwa-no-ha

Kashiwa-no-ha est construite sur le principe de coopération entre différents acteurs. Dans
cette perspective, trois types d’acteurs participent à la création de la smart city Japonaise.
Des acteurs privés composés de : « Mitsui Fudôsan, la Metropolitan Intercity Railway Company,
les habitants et des entreprises locales », selon Raphaël Languillon-Aussel, qui mentionne
l'existence, en 2010, d' : « un consortium regroupant 23 entreprises 11 menées par Mitsui
Fudôsan, appelé « Smart City Planning Inc.» dans lequel on trouve des entreprises du secteur
de l’information et de la télécommunication (comme HP, Hitachi, NEC, LG CNS, NTT, Sharp),
ainsi que du secteur de l’énergie (Tokyo Gas) ».

Des acteurs académiques formés des universités de Chiba et de Tokyo, qui avaient déjà délocalisé une partie de
leurs universités dans cette zone. Et enfin, des acteurs publics avec la municipalité de Kashiwa qui fait de Kashiwa-
no-ha l’« International Campus Town Initiative ». Puis, en 2009, c’est le ministère des affaires internes qui désigne
Kashiwa-no-ha comme un « local ICT utilization model project ». In fine, c’est le cabinet du premier ministre qui
désigne Kashiwa-no-ha, la même année, comme : « city for ITS demonstration test », puis en 2011 comme la « ville
du futur » et comme une « zone spéciale de la revitalisation », lui octroyant ainsi des subventions. Ainsi, Kashiwa-
no-ha reçoit des aides gouvernementales afin de mener à bien ses projets innovants. On comprend donc toute la
dimension de coopération et d’inclusion de nouveaux acteurs dans le pilotage des projets.

La participation citoyenne au service de l'innovation technologique à New York

Au sein de l’arrondissement de Brooklyn se trouve le quartier de Brownsville, où le taux de criminalité et de


pauvreté sont plus importants que dans n’importe quel autre quartier de New-York. En plus de la mise en place
d’un réseau de surveillance accrue et d’une présence policière plus forte, la mairie de New-York a décidé de la
mise en place d’un centre d’innovations participatif plaçant les citoyens au centre de la stratégie. C’est ainsi que
le « Brownsville Innovation Lab » a vu le jour au printemps 2017. Le principe de ce laboratoire est d’inviter les
résidents de Brownsville à proposer de nouvelles mesures mais également à tester des innovations
technologiques. Par exemple, ont été mis en place des bancs permettant de mettre son téléphone à charger grâce
à l’énergie photovoltaïque. Plusieurs forums ont également eu lieu pour donner la parole aux habitants.

Le maire de New-York, Bill de Blasio, a déclaré à propos de ce laboratoire que : « Les laboratoires d'innovation de
quartier offrent une occasion unique de renforcer notre collaboration avec la communauté et d'ouvrir de nouvelles
portes aux résidents locaux pour en savoir plus sur les carrières dans la technologie, un secteur en croissance
rapide de notre économie. ». Il est évident que cette mesure s’inscrit dans le développement de la smart
governance, puisqu’elle met en avant la participation citoyenne, ainsi que des innovations technologiques.

15
ÉCOLOGIE ET BIEN-ÊTRE
ENVIRONNEMENTAL
Kashiwa-no-ha : un management de l'énergie efficace
La smart city Japonaise s'évertue à réduire son emprunte carbone et a économiser ses
énergies pour la ville de Kashiwa-no-ha. De ce fait, la ville met à disposition plusieurs dispositifs :
Un réseau énergétique indépendant, Area Energy Management system (AEMS). Il réduit de 26% la
consommation d’énergie et permet également un management lors des cas de crises (séisme,
catastrophe nucléaire) mais aussi un management de l’électricité entre les quartiers, pour la
première fois au Japon. En outre, il met à disposition des stations de batteries lithium permettant
l’échange d’électricité entre les régions. Le centre réduit efficacement les émissions de CO2 et
utilise des contrôles de décalage et de coupure de pointe à travers les frontières régionales en
temps réel. Il partage et visualise également des informations sur l'utilisation des services
publics, et distribue en priorité l'électricité aux ascenseurs et aux centres d'évacuation en cas
d'urgence.
Dans le même temps, la ville met à disposition le Système HEMS (Home Energy Management
System). Ce dispositif est une IA qui conseille sur l’utilisation d’énergie individuelle par un
affichage ludique sur sa propre consommation d’énergie. Ce système permet lui aussi une
meilleure gestion de catastrophes grâce à une fonction de demande d'urgence d’énergie (fonction
de réponse à la demande). Ce management de l'énergie permet la création d’une feuille de route.
Assurément d’ici 2030 la ville prévoit une réduction de 60% de son empreinte carbone.
Aujourd’hui, les bâtiments de Gate Square émettent déjà 50% de carbone en moins, et les
magasins de la ville, 40% en moins. Dans le même temps, Kashiwa-no-ha produit des énergies
renouvelables grâce à plus de 300 panneaux solaires pour plus de 716 kW et récupère également
l'eau de pluie.

L'écomobilité au cœur de la ville de Kashiwa-no-ha


La ville favorise, par ses dispositifs, l’écomobilité. En effet, elle est au cœur de ses initiatives, en
réduisant ainsi la pollution, délivrant un impact plus que positif sur la santé des habitants, et
favorisant les déplacements piétons par la création de larges routes vertes et agréables, et ce aussi
pour les cyclistes qui bénéficient de location de vélos, de 14 stations de vélos, de pistes cyclables, -
on constate d'ailleurs un taux très faible de vols de vélos - ou encore les voitures électriques. A ce
propos, en 10 ans l’utilisation automobile a été réduit de 10%. En outre, la ville met à disposition
des hub multimodaux. Ces derniers récoltent également des données sur les usagers afin d’établir
des programmes pertinents sur les transports. C'est l’une des premières villes au monde à mettre
des bornes électriques pour les voitures.
16
L'amélioration des transports, une priorité à Vancouver
Pour répondre au défi écologique, la ville de Vancouver a mis en place différentes
infrastructures. Si l’on regarde sur le site de la mairie, on s’aperçoit que ce sont les transports qui
sont les premiers concernés par ce défi. Il a été question de modifier totalement les habitudes de la
population pour tendre vers un modèle de transport en commun ou par voies dites douces. Dans la
ville, on compte trois lignes de métro aériennes, et une quatrième si l’on prend en compte la
banlieue nord de Vancouver. Il y a aussi un réseau de bus électriques qui parcourt la ville.

La voiture électrique, fer de lance de la réduction carbone


La voiture dégage un mauvais bilan carbone pour la ville. Pour empêcher ce bilan carbone
d’augmenter, la ville a choisi différentes solutions. Tout d’abord en incitant l’achat de voitures
électriques et surtout en favorisant leur usage en implantant plus de 250 points de charges pour
voitures électriques dans la ville. Vancouver a mis en place - tout comme on le retrouve à Paris par
exemple, un accès à des voitures électriques en libre-service. Ces voitures sont électriques il suffit
via une application de la réserver, aller la récupérer et une fois l’usage terminé, la remettre sur un
des points de recharge indiqués par l’application.
Pour pallier aux embouteillages et aux problèmes de circulation, la ville de Vancouver a investi
dans des caméras de surveillance de la circulation. Ces caméras sont directement reliées au poste
de contrôle central qui a pour mission de réguler la circulation en fonction des informations
transmises par les caméras.

Le vélo, un élément majeur contre la pollution à Vancouver

Les voitures ne sont pas le seul moyen de locomotion des vancouvérois. Ils utilisent beaucoup les
vélos ; les pistes et les voies cyclables sont très nombreuses. En effet, on compte à Vancouver plus
de 400 kilomètres de piste cyclable ; sur ces nombreux kilomètres on compte à peu près 20% des
personnes qui l’empruntent pour se rendre au travail. Il y a bien sûr un service de location de vélos
en libre service dans la ville, lui aussi connecté à travers l’application « Mobi » qui permet de
localiser les bornes les plus proches et d’effectuer le règlement de la location. Avec cette
application, la ville a recensé en 2017 un pic journalier d’emprunt de vélos à 3 916, 124 stations
pour la location de vélos et un total de 600 000 locations qui ont permis de couvrir plus d’un
million de kilomètres.
Paris met également l'accent sur l'usage du vélo
Différentes applications veulent s'insérer dans la transition écologique, telles que « Géovélo
», « Mécano Vélo » et « Vélib’ », pour s’orienter en vélo, dépanner son vélo ou partager un
vélo. Ils peuvent ainsi profiter des 1094 km de voie cyclable recensées en 2021, et bientôt
d'un budget de 80 millions d'euros du plan vélo 2021-2026 pour pérenniser de nouvelles
pistes.
Aperçu des stations de vélo L'offre « Vélib’ » compte près de 37 millions de locations en 2020, la part du Vélib' dans
sécurisées dans Paris, par le l'ensemble des vélos comptés étant à 26%. Les stations de vélo sécurisées,
site de la mairie de Paris.

17
dont la clé se trouve sur le smartphone de l'utilisateur de m'application « Ma clé », permettent à 1400
vélos de stationner en sécurité.

Réduire la pollution, améliorer la mobilité ; le projet du Grand Paris Express


Ajoutons à cela le paris du Projet du Grand Paris Express ; au delà de son aspect multi-local, allant à
l’encontre du phénomène de centralisation de la ville de Paris, source de difficultés pour une gestion
efficace de la ville, il est d'abord construit pour raccourcir les distances, limiter les inégalités et lutter
contre l'enclavement. Il s'agit d'ajouter 4 nouvelles lignes 100% automatiques, 200 km de nouvelles rails,
et de permettre à près de 3 millions de passagers de voyager chaque jour. Il permettra de décongestionner
les principales lignes de transport en commun en se liant aux quartiers des affaires comme La Défense ou
aux pôles scientifiques et universitaires comme la Cité Descartes, ainsi qu'aux trois aéroports franciliens,
permettant de diminuer le temps de trajet des franciliens et des parisiens. Mais surtout, il contribuera à
réduire les émissions de gaz à effet de serre ; « entre 750 000 et 1200 000 tonnes équivalents CO² par an »
évités selon le site « la société du grand Paris », soit une baisse d'environ 1,5 à 3% d'émissions annuelles
de la région. C'est un projet nécessitant un budget 36,1 milliards d'euros, mais permet d'aborder le
concept de décentralisation.

New York : l'éco-quartier, Hudson Yards


Enfin, à New-York dans, le cadre de son développement vert un projet a vu le jour : le Hudson Yards.
C’est un nouveau quartier se voulant éco-responsable et connecté qui a vu le jour en 2019. Le Hudson
Yards est le fruit d’un acteur privé : le promoteur immobilier Oxford Properties Group. Ce projet qui a
couté aux alentours des 25 milliards de dollars est censé provoquer un accroissement de l’activité
économique de New-York en attirant des grandes entreprises pour installer leur siège dans ce nouvel
espace.
Le quartier est rempli de différents dispositifs de collectes de données permettant de surveiller la
qualité de l'air, le bruit, la circulation, la chaleur, la consommation d'eau et d'énergie. Les applications
mobiles et à domicile permettent de collecter des données sur la santé et les activités des utilisateurs.
Des systèmes d’économie d’énergie ont été mis en place dans les immeubles de travail pour renforcer la
durabilité du travail ; des milliers de litres d’eau de pluie sont recyclés sur les toits, les ascenseurs des
différents immeubles ont été conçus avec un consommation électrique moitié moindre que celle
habituelle. Cette attention portée à la fois sur l’utilisation de la technologie et sur la volonté d’en faire
un quartier vert a permis à l’Hudson Yards de bénéficier de la certification LEED (Leadership in Energy
and Environnemental Design). Dans la mise en place d’un tel projet il ne faut pas juste s’intéresser à la
dimension novatrice et son aspect technologique mais aussi s'attarder sur le rapport à l'écologique.

18
STIMULATION ÉCONOMIQUE &
CRÉATION D'EMPLOIS
New-York : coopération entre pouvoirs publics et entreprises à l'heure de l'Open Data

En vue de créer davantage d'attractivité économique auprès d'entreprises privées, New-York s'est
penchée sur un nouveau projet : celui de l’Open Data. Un répertoire de données publiques a été mis en
place début 2011 (sur le site https://opendata.cityofnewyork.us/) et continue d’être actualisé
régulièrement. Ainsi à l’aide de ces données publiques plus d’une centaine d’applications ont pu être
développées, telles que « Don’t eat at » qui permet de vérifier qu’un restaurant respecte bien les règles
sanitaires ou encore « Roadifiy » qui permet de s’informer sur le trafic en temps réel et même de savoir
où des places de parking sont disponibles. Or toutes ces applications s’appuient sur le répertoire de
données fourni par le système public, c’est un exemple précis de smart governance puisque des acteurs
privés utilisent des données numériques publiques pour améliorer la vie des citoyens New-Yorkais. Par
ailleurs, cette plateforme d’Open Data a encore été modifiée et sert également de forum pour que les
citoyens proposent et débattent de nouvelles mesures et projets à adopter par la mairie. Ce projet se
fonde sur la conviction que de partager ces données avec les habitants et les acteurs privés encourage
un essor économique et technologique de la ville.

Paris : la Station F regroupe des bureaux connectés


La ville de Paris quant à elle n’est classée que 51e sur 102 villes dans le monde en termes
d’amélioration de qualité de vie par l’introduction de nouvelles technologies. Elle connaît des difficultés de
construction et de réorganisation au niveau de ses infrastructures, en raison de la densité des constructions
déjà en place. Elle a donc choisi de réutiliser des infrastructures existantes, afin de réduire les dépenses de
l’optimisation de nouveaux locaux. La Smart Governance de Paris, c’est aussi s’adapter aux besoins
spécifiques de la manière la plus intelligente possible et donc, la plus efficiente, en remettant l’humain au
cœur du projet.
Le projet le plus important de ce type fut la Station F, dans le 13 arrondissement de Paris. Elle a été créée
en 2017 grâce à l’aménagement d’un ancien édifice en béton destiné à abriter des trains et des camions,
appelé la Halle Freyssinet, construit en 1929, et initialement connecté au réseau ferré de la gare
d’Austerlitz. Ses 34 000 m ² sont divisés en trois parties, « Share », « Create » et « Chill » ; un forum de
rencontre et de partage numérique, des zones employables pour de l'événementiel, des espaces de travail
et un restaurant multifonctionnel en service continu, 24h sur 24, réunissant aussi des acteurs comme la
CNIL, l'URSSAF, des investisseurs, l'INPI, soit des éléments très importants pour le bon développement des
start-ups pour qui la Station F est destinée.
La ville de Lille pourrait ainsi à son tour capitaliser sur des structures déjà existantes pour bénéficier aux
initiatives innovantes.
19
Kashiwa-no-ha : les efforts de l'Etat pour pousser à la création de
startups
La création de nouvelles industries et la stimulation économique est l’un des trois axes de travail de la smart
city japonaise. Premièrement, toutes les activités précédemment évoquées sont créatrices d'emplois, et surtout
elles sont considérées au Japon comme des emplois « non-pénibles ». Le Japon est reconnu pour inciter ses
employés à travailler en dehors des heures réglementaires. Ainsi, la ville de Kashiwa-no-ha veille au respect des
horaires de ses employés. En outre, la smart city japonaise encourage la création de nouvelles technologies, de
nouveaux emplois et de nouvelles industries par la création du KOIL ( Kashiwa-no-ha Open Innovation La). Il s’agit
d’un centre d'innovation destiné à soutenir la création d'entreprises, à promouvoir le développement des
entreprises et à stimuler les activités économiques au Japon, avec aussi la création d'une plateforme internet. Les
entreprises travaillent ensemble afin de s'auto-inspirer et de communiquer entre elles. Ainsi, cela permet de
favoriser la création de nouvelles technologies, d’études mais également la coopération dans un objectif
d'intérêt commun. En outre, la ville met à disposition le TEP (TX Entrepreneur partners).

Il s’agit d'une organisation qui soutient les start-up japonaises dans leur développement mais également d’un
point de vue financier. Il permet aux startups de collaborer avec les universités, les instituts de recherche, les
organisations gouvernementales mais également des experts individuels. En contrepartie, les startups doivent
travailler dans l’intérêt commun. En conséquence, la ville de Kashiwa-no-ha octroie aux start up un réseau de
relations, des infrastructures de travail, des plateformes de communication et d’information et surtout un soutien
financier. A ce propos, il y a également le « IoT Business Co-Creation Lab ».

Encore une fois, cette plateforme permet la mise en relation


et la collaboration entre les entreprises privées comme
Hitachi, Mitsui Fudôsan, les instituts de recherche et les
universités. Selon le site officiel de la ville, ce laboratoire de
recherche tire le meilleur parti de l'environnement de
communication de l'Internet des objets. Enfin la ville de
Kashiwa-no-ha organise une compétition annuelle et
internationale avec environ 30 participants :

l'Asian Entrepreneurship Award (AEA). Ainsi, chaque année, les jeunes entrepreneurs asiatiques présentent les
nouveaux projets et les nouvelles technologies dont ils sont à l'initiative. Cela permet à la « ville du futur » de
se renseigner sur les nouvelles technologies mais également de proposer aux gagnants de cette compétition un
partenariat afin d’appliquer de nouvelles innovations enrichissantes dans la ville de Kashiwa-no-ha.

20

SANTÉ
Kashiwa-No-Ha et ses investissements pour la santé de ses habitants

La ville de Kashiwa-no-ha est versée dans la santé ; il s’agit encore une fois de l’un des trois axes
fondamentaux étudiés lors de la création même de la ville. Dans cette perspective, la smart city japonaise
dispose de nombreux dispositifs afin d’améliorer la santé de ses habitants. Le plus notable d’entre eux est le : «
Community Health Lab ASHITA » qui récolte des données sur ce thème, les analyse et partage des résultats, par
des conseils et des services comme des repas quotidiens équilibrés ou encore des modules de sport. Également,
le « Town Health Station » est un partenariat académique (institut gérontologique, université de Tokyo) et la
ville de Kashiwa dans un objectif de refonte des infrastructures pour répondre aux besoins de la population
vieillissante. De plus, cela met à disposition un centre médical ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
L’urbanisme joue un rôle majeur dans cette dimension.
En ce sens, toute la ville de Kashiwa-no-ha est pensée afin d’avoir un urbanisme et des infrastructures les plus
optimisés possibles. Un acteur clé est l'Urban Design Center Kashiwa-no-ha (UDCK). Il s’agit d’un groupe de
réflexion sur la recherche des centres de partage, sur l'éco-mobilité et des nouveaux concepts d’urbanisme en
lien avec les problèmes Japonais. Néanmoins, selon See Boon Ping : « L'UDCK ne se contente pas de rechercher,
d'analyser et de proposer de nouveaux concepts d'urbanisme, il met également en œuvre, conçoit et gère les
développements »[…] « L'UDCK organise également des activités communautaires afin d'insuffler de la vie dans
la ville et de sensibiliser à l'aménagement urbain ».

Dans le même temps, le quartier aide les jeunes parents, par la proximité des crèches, les enseignes de
pédiatrie, la mise à disposition de garderie et l’application mettant en lien les parents et les babysitters. Le
Japon étant un pays ayant un grand nombre de personnes âgées (c'est le « choc argenté »), la ville lutte contre
l’isolement comme en attestent la taille réduite de la ville (1,99 km²), le nombre d'ascenseurs dans les espaces
publics (20 en 2019 permettant aux personnes âgées de se déplacer plus facilement), les hôtesses d’accueil, la
proximité avec le campus étudiant, les échanges entre les personnes âgées et les étudiants, la bibliothèque et
son système d’échanges de livres et enfin, l'impressionnant nombre de d’activités de quartier telles que les
comités de quartiers, le sport en commun, les repas en commun, les comités de lecture, les clubs pour les jeunes
et les personnes âgées, le projet « flower » qui vise à rendre la ville plus esthétique et plus « verte » en y
plantant des végétaux. Enfin, la ville met à disposition des habitats des outils numériques pour le bien être,
depuis 2013. Par exemple, la ville a développé des applications ou encore des montres connectées pour analyser
les données de santé de ses habitants. Une fois ces données analysées par le laboratoire Ashita, les résultats
sont directement transmis aux habitants afin de permettre de prendre les meilleures décisions quant à leur
santé.
21
Digitalisation des données des patients, investissements ; la santé en ligne de mire
à Vancouver

Du côté de Vancouver, plusieurs actions ont été menées pour permettre l'accès aux soins à tous de manière aisée,
grâce à de grandes bases de données. Par exemple, les personnes n'ayant pas de médecin traitant ont été
contactées. Des innovations marquantes ont été faites dans la ville, comme le montrent les centres pour les
addictions et les problèmes mentaux. Ces centres permettent d’accueillir les personnes qui ont besoin de ces
soins et de leur attribuer un accompagnement personnalisé. Ce qui a changé avec le développement de la smart
city c’est le réseau d’urgence ; il est dit dans les documents mis en ligne par la mairie que ce réseau est beaucoup
plus efficace parce que beaucoup plus connecté. Il est possible à Vancouver de signaler un accident que ce soit
sur la route ou à domicile, directement grâce à l’application Vanconnect, ou en ligne sur le service dédié. Grâce à
la géolocalisation de l'appareil, les secours peuvent intervenir plus rapidement.

Aussi, la ville de Vancouver a lancé un tableau de bord interactif qui permet de suivre son travail de construction
de communautés équitables, durables et résilientes en collaboration avec le Partenariat pour les villes en santé.
Le tableau de bord suit les progrès réalisés par 23 indicateurs clés qui agissent comme des déterminants de la
santé et du bien-être des résidents et des communautés dans leur ensemble.
Un soutien technique et financier a été apporté par le Partenariat pour les villes en santé, un réseau mondial de
villes qui s'engagent à sauver des vies en prévenant les maladies non transmissibles (MNT) et les blessures. Le
partenariat, soutenu par « Bloomberg Philanthropies » avec l'Organisation mondiale de la santé et l'organisation
de santé publique « Vital Strategies », a élargi ses attributions pour fournir une assistance immédiate dans la
réponse urbaine au Covid-19 par exemple. En plus des données les plus récentes pour chaque indicateur, le
tableau de bord comprend des chiffres cibles et l'état actuel des progrès de la ville vers cet objectif. Les
ensembles de données locales contribueront à éclairer le travail stratégique de la ville et de ses partenaires
communautaires, ainsi qu'à raconter une histoire plus complète sur la santé et le bien-être à Vancouver. «
Vancouver est fière de faire partie d'un réseau de villes avant-gardistes qui adoptent de nouvelles approches pour
mieux comprendre les défis auxquels nos communautés et nos résidents sont confrontés », a déclaré le maire
Kennedy Stewart. Ce lancement marque la première phase du projet, mais le tableau de bord sera étendu pour
inclure des indicateurs supplémentaires, ainsi que des données à l'échelle des quartiers.

22
CONCLUSION
L'étude et la mise sous surveillance de ces villes de continents et de situations différentes nous ont permis de
déterminer des idées et des inspirations dont la ville de Lille pourrait s'emparer afin de développer et
perfectionner sa stratégie de smart governance.

Tout d'abord, afin de mettre au point son système de gouvernance et ainsi diriger efficacement ses interventions
sur son territoire et dans son organisation.

> En construisant un outil performant (plateforme, application... ) à la manière des Civic Tech, mêlant :
- open data et fonctionnalités de communication, dans l'optique de réunir l'action et les idées de plusieurs
acteurs ;
- les citoyens en leur permettant de se mobiliser et de s'exprimer sur leurs besoins et leurs initiatives - les
experts
- les entreprises.
Ainsi, les informations de chaque partie, que l'on peut désigner comme de l'intelligence collective, peuvent
être utilisées et mises au service du bien commun, signe d'une stratégie de ville efficace. Il peut aussi en
résulter une augmentation de la confiance des citoyens envers leur maire, qui offre une gouvernance plus
transparente. S'ouvrir aux besoins, aux intérêts et aux préoccupations des citoyens participe grandement à
guider les initiatives pour bonne gestion de la ville de Lille.

> En ce sens, l'idée d'un budget participatif est également une bonne solution pour apporter du dynamisme
aux projets innovants.

> Toujours dans l'esprit d'une smart governance, le soin apporté aux mobilités et à leur caractère inclusif
influence positivement toutes les autres dimensions de la ville, et son potentiel d'épanouissement. Lille, qui
compte déjà plusieurs victoires en terme d'outils de mobilité comme avec ses bus fonctionnant à 100% au
gaz naturel fait à partir des déchets verts de la ville, gagne à s'inspirer des stratégies comme celles de
Vancouver ou de Kashiwa-no-ha pour permettre à ses citoyens de toujours bénéficier d'un accès plus rapide
et plus aisé à leur lieu de travail ou de soin. Cela permet aussi de favoriser l'engagement des citoyens. Cet
engagement est également stimulé dans les cadres écologiques et énergétiques comme en témoignent le
quartier de New York, Hudson Yards, ainsi que le système AEMS de Kashiwa-no-ha.
Ensuite, pour garantir la santé et la sécurité des citoyens et pour aider les services de la ville à être plus efficaces,
grâce à des outils de smart governance tels que les applications et les plateformes « Vanconnect », « Garde ton
corps », ou « Dans Ma Rue ».

Et enfin, pour créer des systèmes soutenant les startups et leur gestion, afin de faciliter voire de contribuer à leur
performance, menant, à terme, à gagner des avantages concurrentiels vis-à-vis de l'environnement lillois à
l'échelle régionale ou nationale, en augmentant son rayonnement. Pour illustrer cela, nous pouvons rappeler la
mise en lien de différents acteurs par les mairies, favorisant l'innovation et la création de startups comme en
attestent les projets de « station F », l'open Data de Vancouver ou encore l'IOT, le KOIL et le TEP de Kashiwa-no-
ha.

23
ANNEXES

24
MÉTHODOLOGIE
Retour d’expérience des outils utilisés

KB Access - Outil de veille par l’enterprise KB Crawl

Remarques positives :

Permet une sélection précise des informations à récolter au niveau de l’interface, mais aussi grâce à la
richesse des capacités de recherche automatique, notamment avec les nombreux opérateurs booléens
qu’il inclut dans son système de recherche. Il permet de garder un contrôle sur le bruit et ainsi
d’augmenter notre productivité.

Permet une organisation des informations grâce à la création de différents dossiers et à l’attribution
d’alertes spécifiques (Par exemple : (paris or lille) and ("smart city" or "smart cities" or "smart
governance" or "sécurité" or "security"))

Autre point fort, ses fonctionnalités de diffusion ; notamment par l’aide à la confection de newsletters

Les options de détermination des horaires de travail du logiciel sont un plus.

En somme, c’est un outil à fort potentiel qui réunit des fonctionnalités aux concepts très intéressants, lorsque
l’on sait parfaitement l’utiliser après s’être correctement formé, et lorsque tout fonctionne. Il permet de mettre
sous surveillance plusieurs sites, afin de nous tenir au courant de leur réactualisation et d’être averti si jamais un
article était publié sur les sujets que nous lui avons indiqués. Nous pouvons bien nous imaginer quel temps
précieux il pourrait nous faire gagner, et quelle plus value il pourrait apporter à une veille de qualité
professionnelle.

Cependant, son utilisation reste complexe dans le cadre de certains sujets peu enclins à apparaître dans
l’actualité, comme le terme de smart governance.

Remarques négatives :

Une prise en main encore peu intuitive ; l’outil gagnerait à améliorer certaines dispositions des
fonctionnalités sur son interface. Par exemple, lors de la création d’une nouvelle source à scrapper ; le
bouton “déclencheur d’alertes” n’est là que pour indiquer si la source est déjà reliée à des alertes, mais ne
permet pas l’ajout direct d’alertes à la source que l’on est en train de créer, ce qui est contre-intuitif. Pour
cette même page d’alertes, il est aisé et intuitif de créer des dossiers, mais pas de les supprimer alors que
l’option pourrait être ajoutée par un clic droit sur le dossier à supprimer.

25
Malgré l'existence de vidéos explicatives, le logiciel pourrait bénéficier d’améliorations pour expliquer à
l'utilisateur les marches à suivre de façon « responsive », ou d’indiquer précisément quelle étape a été mal
conduite par l’utilisateur si les choses ne se passent pas comme prévu.

En situation de groupe de plus de 5 personnes, le logiciel a connu un fort ralentissement, voire une
impossibilité totale de fonctionnement.

Sindup

Remarques positives :

Offre une prise en main très intuitive


Système de recherche d’article dans l’actualité (moins d’un mois) particulièrement efficace
Usage multilingue
Il permet de sélectionner un grand nombre d’articles ou de pages web, de les classer dans un dossier
commun et de les analyser, par exemple, pour voir quel type de source revient le plus.

Remarques négatives :

Il ne prend en compte que les articles.


Permet de surveiller seulement des mots-clés, mais pas de sites
Des résultats ne correspondant pas forcément bien aux mots-clés choisis
Le traitement des articles se limite à des actualités allant jusqu'à un mois, mais ne va pas au-delà.

En conclusion, nous n’avons pas réussi à exploiter le potentiel de ces deux outils pour notre sujet de veille ; en
effet, les informations recueillies ont été moins pertinentes qu’une veille dite manuelle, même si ces outils sont
un atout considérable pour une veille à long terme.

Nous avons donc surtout procédé à une forme de recherche documentaire à partir des moteurs de recherche
généraux, en utilisant des opérateurs booléens et des formules telles que « filetype:pdf », tout en appréciant de
nombreuses bases de données comme “Cairn” ou “numérique premium”.

Nos recherches ont aussi été enrichies par les informations des sites officiels de nos villes, tout en prenant en
compte qu'elles sont aussi assemblées afin de délivrer une image méliorative des efforts poursuivis par les
mairies et autres autorités de gouvernance.

26
RAPPORT : LILLE
La question de la mobilité
Promouvoir une mobilité durable fait partie des principaux enjeux de la vie collective et de la vie quotidienne, et
contribue au bon fonctionnement de la société.

La mobilité et la santé / l’environnement



par exemple aux déplacements automobiles permet tout
En effet, la minimisation de la pollution liée
d’abord d’améliorer la santé des lillois en limitant l’émission de particules fines.

Plusieurs stations de mesures de la qualité de l’air sont disséminées sur le territoire lillois, et plus d’une
vingtaine d'entre elles indiquent que le taux limite de pollution est dépassé. Les particules fines
impactent fortement la santé des personnes, allant jusqu’à faire une grande différence dans leur
espérance de vie.

La problématique de l’amélioration de la santé est réelle à Lilles ; plusieurs communes de taille non-
négligeable sont indiquées comme ayant un taux de santé inférieur à la moyenne régionale par l’Indice
de Développement Humain (IDH 4).

Il faut aussi éviter de polluer davantage les nappes phréatiques, ces réservoirs d’eau indispensables. Ex :
la nappe de la craie, qui fournit près de 70% de l’approvisionnement en eau. Elle est très vulnérable à
l’intrusion de la pollution et est déjà en mauvais état ; pollution par les nitrates, les pesticides, et le
sélénium.

L’exposition aux ondes est aussi un enjeu majeur, avec les nuisances sonores, de la pollution lumineuse
et la présence d’un maillage dense de lignes électriques qui sont à considérer. Les sources des ondes :
antennes relais, sites de réseaux de transport et d’électricité (RTE), voies de transports bruyantes
(routières et ferroviaires), réseaux routiers, espaces urbanisés …

Protéger la richesse écologique de Lille et de ses environs


Le territoire de Lille contient des réservoirs de biodiversité qui sont à absolument à préserver, et d’autres qui
sont à restaurer, sans parler des sites classés au titre de patrimoine environnemental et paysager qui sont aussi à
protéger.

Dans certains territoires, la biodiversité et les espaces de nature en milieu urbanisé, qui couvrent une surface de
4,2% des zones urbanisées, ont un rôle très important pour le cadre de vie et l’attractivité territoriale.
L'état écologique de plusieurs cours d’eau traversant tout le territoire lillois est aussi jugé comme étant mauvais.

27
La mobilité est source de développement économique, de liberté, et contribue à l’amélioration de la qualité de vie.
Or, certains territoires comme les Weppes, les Flandres ou la Pévèle sont soumis à un phénomène de
périurbanisation ; les habitants sont éloignés des emplois et des services.

Les enjeux principaux de la mobilité durable de Lille sont donc de minimiser les déplacements automobiles,
d’améliorer les réseaux, et d’augmenter les moyens de locomotion ; des modes alternatifs de transport sont à
valoriser (espaces autour des stations de métro, de bus, de tramway, de gares, et valorisation de la marche à pieds,
le vélo, l'autopartage et le covoiturage). Exemples :

Marche à pied : objectif : créer un cheminement sécurisé et confortable.

Le métro : augmenter la sécurité, la fluidité, le confort des usagers en déplacement.

Autres problématiques environnementales :


Les déchets : Un taux de recyclage encore à améliorer

Enjeux de diminution des consommations et de développement des énergies renouvelables

Une réticence des Lillois envers l'adoption de certaines innovations


Nous pouvons en effet parler de cette réticence face au changement, un problème sociétal qui peut
mener à une certaine lenteur quant à l’aboutissement de tout projet et donc le dynamisme des
initiatives liée à la smart governance.

Autres axes d’amélioration pour le développement durable du territoire lillois :

La diminution des inégalités sociales entre les quartiers

Certains ménages on des revenus d’activités soutenus, d’autres en situation de précarité, sont sans
ressource autonome. Quartiers nommés en tant que “zones urbaines sensibles” (ZUS), des quartiers en
difficulté où la faiblesse des revenus s’accompagne le plus souvent de faibles qualifications ou de
parcours scolaires erratiques, avec des conditions de vie dégradées (logements, santé).

La création d’emplois

La lutte contre l’étalement urbain

28
BIBLIOGRAPHIE
et SITOGRAPHIE
COMPRENDRE LA SMART CITY ET LA SMART GOVERNANCE :

Garcia-Ayllon, S., & Miralles, J. L. (2015). New Strategies to Improve Governance in Territorial Management :
Evolving from “Smart Cities” to “Smart Territories”. Procedia Engineering, 118, 3‑11.
https://doi.org/10.1016/j.proeng.2015.08.396
Mutiara, D., Yuniarti, S., & Pratama, B. (2018). Smart governance for smart city. IOP Conference Series: Earth and
Environmental Science, 126, 012073. https://doi.org/10.1088/1755-1315/126/1/012073
Nguyen, C., Bleus, H., Bockhaven, J. V., & Crutzen, N. (s. d.). PAR LE SMART CITY INSTITUTE. 70.
https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/214406/1/smart-city-le-guide-pratique.pdf
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ETUDIER LA SITUATION LILLOISE :

Lille_metropole.pdf. (s. d.). Consulté 25 octobre 2021, à l’adresse https://www.hauts-de-france.developpement-


durable.gouv.fr/IMG/pdf/lille_metropole.pdf.
Paris—LILLE, DE LA MÉTROPOLE À LA RÉGION URBAINE.pdf. (s. d.). Consulté 25 octobre 2021, à l’adresse
http://www.mgm.fr/PUB/Mappemonde/M202/Paris.pdf.
Resolument-digitale_strategie.pdf. (s. d.). Consulté 26 octobre 2021, à l’adresse
https://www.lillemetropole.fr/sites/default/files/2019-02/Resolument-digitale_strategie.pdf

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Marie de Paris - Communication de la Mairie de Paris sur le plan stratégique Paris intelligent et durable - Perspective 2020
et au-delà, 25 et 26 mai 2015.
> Feuille de route qui définit les stratégies d'urbanisme, d'attractivité, et de développement économique que souhaitait
poursuivre la ville de Paris afin de s'approcher de l'idéal d'une smart city.
Zaza—La fabrique publique de la smart city parisienne.pdf. (s. d.). Consulté 4 novembre 2021, à l’adresse
https://www.sciencespo.fr/ecole-urbaine/sites/sciencespo.fr.ecole-urbaine/files/2019_02%20-%20Zaza.pdf
https://www.paris.fr/
> Consulté à de multiples reprises sur des rubriques diverses
Peur sur la ville : Le marché des « safe cities ». (2020, juin 8). Enlarge your Paris.
https://www.enlargeyourparis.fr/societe/peur-sur-la-ville-le-marche-des-safe-cities
29
APBROAPU532.pdf. (s. d.). Consulté le 7 octobre 2021, à l’adresse
https://www.apur.org/sites/default/files/documents/publication/documents-associes/APBROAPU532.pdf?
token=XI14_7jM.
> Sur certaines problématiques de Paris
Sur les Civic Tech
Archives des OpenSource. (s. d.). Civic Tech. Consulté le 12 novembre 2021, à l’adresse http://civictechno.fr/civic-
theque/wpbdp_category/opensource/
« Civic Tech » : Des applis pour doper la démocratie en ville. (2016, juillet 14). Le Monde.fr. Consulté le 9 novembre 2021, à
l'adresse https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2016/07/14/civic-tech-des-applis-pour-doper-la-democratie-
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Civic Tech—Quand les CivicTech changent la politique, les institutions et la relation au citoyen. (s. d.). Civic Tech. Consulté le
9 novembre 2021, à l’adresse http://civictechno.fr/
https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2016/07/14/civic-tech-des-applis-pour-doper-la-democratie-
participative_4969481_4811534.html. Consulté le 9 novembre 2021.
Podcast : Les Civic Tech : vers une démocratie numérique? dans l'émission La méthode scientifique par Nicolas Martin, sur
France Culture. Intervenants : Clément Mabi et Loïc Blondiaux, 2019. Disponible sur :
https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/la-methode-scientifique-du-mercredi-09-janvier-2019.
Consulté le 15 novembre 2021.
Sur la station F
https://www.decisionsdurables.com/wp-content/uploads/2018/01/DD33_In-vivo-Station-F-linnovation-va-bon-train-
planche.pdf?fbclid=IwAR0UvTHP8CrR-xu2UuqFWRhf0jnNdboThxCdiXCE8Y2gytMOAdUWC4a3TVQ Consulté le 20 novembre
2021.
https://infolocs.files.wordpress.com/2017/07/fr-station-f-dossier-de-presse-juin-2017.pdf?
fbclid=IwAR20uZJzDL5X6n0NX2WWPpqZ1tvkFUSVXzj_DPFkIWvraNxjVCYi3amwaHU Consulté le 20 novembre 2021.
Sur le budget participatif
Les Parisien.ne.s renforcent l’action pour le climat à travers le Budget Participatif. (2018, octobre 31). Agence Parisienne du
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https://budgetparticipatif.paris.fr/bp/jsp/site/Portal.jsp. Consulté le 5 novembre 2021.
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https://www.id-city.fr/wp-content/uploads/2020/07/IDCITY_Le-guide-pratique-du-budget-participatif.pdf. Consulté le 7
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Sur l'open data :
Mabi, C. (2015). La plate-forme « data.gouv.fr » ou l’open data à la française. Informations sociales, 191, 52-59.
https://doi.org/10.3917/inso.191.0052. Consulté le 27 novembre 2021.
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economie-numerique-a-paris/. Consulté le 27 novembre 2021.
Sur le Grand Paris Express :
https://www.societedugrandparis.fr/ . Consulté le 21 novembre 2021. 30
ÉTUDE DE CAS SUR KASHIWA-NO-HA :

Livres
Carine Henriot, Nicolas Douay, Benoit Granier, Raphaël Languillon-Aussel, Nicolas Leprêtre (dir.), « Perspectives
asiatiques sur les Smart Cities ». Université Gustave Eiffel, 2018.
Estelle Ducom (dir.), « vieillissement et aménagement du territoire ». Association Population & Avenir, 2007
Nicolas Leprêtre (dir.), « Innover dans la ville par l’expérimentation ». Dans : « Gouvernement et action publique ».
Presses de Sciences Po, 2019
Omar N’Diaye, Natacha Aveline-Dubach, Renaud Le Goix (dir.), « L’adoption du smart grid par les promoteurs
japonais : une perspective immobilière sur la smart city ». Belin, 2018.

PDF sur Kashiwa-no-ha


https://epub.wupperinst.org/frontdoor/deliver/index/docId/7563/file/WSA22_Gornik.pdf ==> Etude sur la ville de
Kashiwa-no-ha: « Smart Governance: Kashiwa-no-ha Smart City in Japan as a model for future urban development?
»
https://unctad.org/system/files/non-official-document/CSTD_2015_ppt08_Shinji%20Yamamura_en.pdf ==> PDF
présentant le projet de Kashiwa-no-ha dans son intégralité
https://www.unil.ch/ouvdd/files/live/sites/ouvdd/files/shared/URBIA/urbia_18/partie_9.pdf ==> PDF présentant le
projet de Kashiwa-no-ha en tant que : « LABORATOIRE URBAIN POUR LES NOUVEAUX ENJEUX DES POPULATIONS
MATURES »
https://apacsummit.uli.org/wp-content/uploads/sites/96/2018/06/MIKE-OWEN.pdf ==> PDF présentant le projet de
Kashiwa-no-ha dans son intégralité

Articles
https://moneystore.be/2016/actu/problme-japon-dmographique ==> Présentation du problème démographique au
Japon
https://www.intellasia.net/30-tech-startups-from-13-asian-countries-regions-to-compete-for-the-aea-2021-
innovation-award-956477 ==> Soutient au Start-up japonaise
https://www.usgbc.org/projects/kashiwa-no-ha-smart-city-0 ==> Petit article anglais présent le projet de Kashiwa-
no-ha
https://www.mitsuifudosan.co.jp/english/corporate/esg_csr/special/smart.html ==> Article de Mitsuifudosan sur le
projet de Kashiwa-no-ha.
https://www.clc.gov.sg/research-publications/publications/digital-library/view/more-than-a-smart-city-kashiwa-no-
ha-is-healthy-efficient-and-innovative ==> Article en anglais sur présentant la ville se Kashiwa-no-ha et des
dispotifs
https://demainlaville.com/kashiwanoha-un-ecoquartier-communautaire-au-japon/ ==> Article Français sur Kashiwa-
no-ha
https://social-innovation.hitachi/en-mena/case_studies/smartcity_kashiwanoha ==> article d’Hitachi sur le projet de
Kashiwa-no-ha

31
ETUDE DE CAS SUR VANCOUVER:

Vancouver approves to increase electric vehicle charging options:


https://www.smartcitiesworld.net/news/vancouver-approves-plans-to-increase-electric-vehicle-charging-
options-6593 ==> Pour les voitures électriques, consulté le 18 octobre 2021

Vancouver launches dashboard to track healthy city progress:


https://www.smartcitiesworld.net/news/vancouver-launches-dashboard-to-track-healthy-city-progress-6270
==> Pour la santé, consulté le 25 octobre 2021

Vancouver puts citizen views at the centre of it's centre of it's future planning vision:
https://www.smartcitiesworld.net/news/vancouver-puts-citizens-views-at-the-centre-of-its-future-planning-
vision-6340 ==> Engagement citoyen consulté le 25 octobre 2021

How we do community engagment, Vancouver.ca :


https://vancouver.ca/your-government/how-we-do-community-engagement.aspx ==> pour l'engagement
citoyen, consulté le 25 octobre 2021

Streets transportation, Vancouver.ca:


https://vancouver.ca/streets-transportation/biking.aspx ==> Le réseau cyclable, consulté le 27 octobre 2021

Cycling routes maps and trip planner, Vancouver.ca:


https://vancouver.ca/streets-transportation/cycling-routes-maps-and-trip-planner.aspx ==> Le réseau
cyclable, consulté le 1 novembre 2021

Adcock Jessie, Smart city Vancouver digital journey:


https://vancouver.ca/files/cov/smart-city-vancouver-digital-journey-jessie-adcock-slideshow-dec2017-
web.pdf ==>global, consulté le 15 novembre 2021

Vancouver approves five year climate action plan, Smartcities world:


https://www.smartcitiesworld.net/news/vancouver-approves-five-year-climate-action-plan-5885==>consulté
le 15 novembre 2021

32
ÉTUDE DE CAS SUR NEW-YORK :

Broadband—DoITT. (s. d.). Consulté 3 novembre, à l’adresse


https://www1.nyc.gov/site/doitt/initiatives/broadband.page

[FOCUS SMART CITY] New York : Source d’innovation -. (2019, mars 11).
https://iotsecuritywatch.com/2019/03/11/focus-smart-city-new-york-source-dinnovation/

Mayor de Blasio Brings NYC’s First Neighborhood Innovation Lab for Smart City Technologies to Browns.
(2017, mars 20). The Official Website of the City of New York. http://www1.nyc.gov/office-of-the-
mayor/news/159-17/mayor-de-blasio-brings-nyc-s-first-neighborhood-innovation-lab-smart-city-
technologies-to

Shah, J., Kothari, J., & Doshi, N. (2019). A survey of smart city infrastructure via case study on New York.
Procedia Computer Science, 160, 702‑705.

33
CONTENU
MULTIMÉDIA

Borne LinkNYC

Poubelle et banc connectés,


développés par le Brownsville
innovation lab

Quartier éco-responsable
et connecté de Hudson Yards

34
Batterie de Kashiwa-no-ha

Système de contrôle AEMS de


Kashiwa-no-ha

Plan de Kashiwa-no-ha

35
Pistes cyclables à Vancouver

Voiture électrique en libre service à Vancouver Métro aérien à Vancouver

Campagne de pub
pour VAnconnect

36
Intérieur de la Station F
de Paris 13e

Places de stationnement de vélos Parcours du Grand Paris


sécurisés avec l'application "Ma Clé" Express

Signalements des anomalies des rues de Paris par


l'application "DansMaRue"
[ sur https://data.pour.paris/dans-ma-rue ]
37

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