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Etude de cas « Management de l’entreprise »

C’est en 1998 que Larry Page et Sergueï Brin, deux étudiants à l’université de Stanford, ont eu
l’idée de créer le désormais célèbre et mythique moteur de recherche Google. Aujourd’hui,
le moteur de recherche a évolué et la société Google s’est muée en Google Inc, qui est
devenue l’une des entreprises numériques les plus influentes du monde et une des plus cotées
en bourse (en deuxième position, derrière Apple). Google est devenu en à peine plus de 10
ans un élément incontournable du monde numérique (son moteur de recherche draine
environ 98 % des recherches sur le web : on peut carrément parler de monopole) et une
société de poids dans le paysage économique et financier mondial. La devise de la société
Google exprime clairement les ambitions du groupe et permet de comprendre ses actions de
développement : « Organiser l’information mondiale et la rendre universellement accessible
et utile à tous ».
Google en chiffres
 394 milliards de dollars de capitalisation boursière (11.02.2014)
 98 % du trafic concernant la recherche sur internet (dans le monde)
 40 000 requêtes par seconde (3,3 milliards par jour) en 2012
 30 000 milliards de documents répertoriés (2012)
 4 milliards de vidéos visionnées sur Youtube par jour
 Plus de 50 000 employés
Google s’impose dans le top du classement où « il fait bon de travailler ». C’est le style de
management de Google qui a été récompensé dans cette quatrième édition du palmarès des
multinationales où il fait bon travailler. Il faut dire que le groupe poursuit depuis ses débuts,
en 1998, une manière de manager particulière : nourriture gratuite, espaces détente, télé et
piano, recrutement et décisions prises collégialement… Les employés de Google appelés dans
leur langage "Googleurs" partagent une même vision et un même objectif, ils viennent de tous
les horizons et parlent plusieurs dizaines de langues différentes, afin de mieux représenter les
utilisateurs internationaux et leurs cultures. Il est à noter que Le logo de Google reflète sa
simplicité d’utilisation. C’est pourquoi il a été choisi des couleurs primaires, excepté le vert qui
est une couleur secondaire, pour montrer que Google sort du rang et ne respecte pas toujours
les conventions… un reportage réalisé par un journal Français dans le centre Européen de
Zurich décrit le lieu de travail de Google. C'est un bâtiment industriel de 12.000 m² Sur sa
façade, les six lettres colorées que chaque internaute connaît par cœur : Google. La décoration
est là pour rappeler que Google met un soin tout particulier au confort de ses employés.
Chaque étage est décoré suivant une thématique : plage, jungle, football... Dans tout le centre,
des «bulles» servent à s'isoler, seul ou à deux pour réfléchir. Elles adoptent la forme de
soucoupes volantes. De temps à autres, on tombe également sur une rampe similaire à celle
qu'utilisent les pompiers, pour glisser d'un étage à l'autre, ou sur un toboggan. Une
philosophie de la performance qui va bien plus loin. Pour se rendre compte à quel point
Google pousse cette stratégie du bien-être de ses employés, il faut visiter le rez-de-chaussée
du centre. Salle de jeux avec baby-foot, salles de massage, coiffeur, garderie pour les enfants,
gym, sauna, pièces de relaxation avec musique douce et aquariums...

Depuis sa création, Google se plaît à conserver une allure de start-up innovante, pour rester
toujours dans la course et étendre son rayonnement à tous les domaines d’actions

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Etude de cas « Management de l’entreprise »

imaginables, quitte à abandonner les secteurs ouverts qui ne s’avèrent finalement pas
rentables (comme avec la fermeture de Google Reader). Ainsi, on le voit, Google innove
constamment pour approcher différents segments de consommateurs. Car sa volonté est de
cibler… toute l’humanité connectée.
Elle s’affiche d’ailleurs clairement dans une course à l’innovation avec un de ses principaux
concurrents: Facebook. Les deux géants du net se disputent sans cesse le rachat de nouvelles
start-ups au fort potentiel d’innovation. En suivant cette ligne de conduite, Google se rend
nécessaire auprès des internautes (qui, jusqu’à présent, le récompensaient par une fidélité
sans faille), en facilitant leur navigation sur le web avec des outils pratiques et pertinents. De
la même manière, la société conquiert de nouveaux marchés et consolide à chaque nouvelle
innovation son empire.
Ainsi, depuis sa création, Google propose aujourd’hui les services / outils suivant : un moteur
de recherche performant, une plateforme de visionnage de vidéos : YouTube (racheté en
2006), Un navigateur internet (Chrome), Un service de mail (Gmail), un service de stockage en
ligne (Google Drive), Un réseau social (Google +), Un service de cartographie et de
géolocalisation (Google Maps), un système Android (système d’exploitation pour
smartphone) et un service d’offre d’applications pour smartphones (Google Play).
Une enquête sur les enceintes connectées, réalisée par Loup venture, a donné le résultat
suivant : le dernier né d'Apple l’Homepod a compris 99,4% des questions, mais n'a répondu
correctement qu’à 52,3% d’entre elles. Sa concurrente Google Home atteint de son côté un
score de 81%, Alexa d’Amazon qui équipe les enceintes Echo se hisse à 64% tandis que Cortana
de Microsoft atteint 57%. Globalement, Siri est donc le moins pertinent.
Bien que son Google Home a été jugé plus intelligent que son principal concurrent
« Facebook », le 27 juin 2018, il a essuyé une panne de plusieurs heures. Il s'agit de la première
panne d'envergure. La mise à jour a été déployée rapidement afin de palier le problème, le 28
juin au matin.
Google n’également pas échappée au scandale des dernières élections des USA. En effet l'Etat
américain de Washington (nord-ouest) a annoncé poursuivre en justice Google et Facebook
qu'il accuse d'avoir enfreint une loi locale sur les publicités politiques. La loi y stipule que c'est
aux entités qui vendent des espaces publicitaires pour des messages à caractère politique,
comme les deux géants technologiques, de « conserver les informations sur ceux qui les
achètent » et qu'elles doivent les rendre disponibles au public, souligne un communiqué du
procureur général de l'Etat Bob Ferguson. Selon la justice de cet Etat, dont la ville principale
est Seattle, les deux géants technologiques ont failli à ces obligations depuis plusieurs années.
Facebook et Google ont d'ailleurs déjà promis plus de transparence en faisant explicitement
apparaître qui finance ces messages. Ils ont aussi promis de rendre disponibles des archives à
ce sujet.

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