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SCIENCES PHYSIQUES Mouvements des planètes et satellites Série N°14

► Exercice n°1
Données : G : constante de gravitation G = 6,67.10-11 S. I. ; r : rayon de l'orbite de Titan, r=1,22.106 km.
T : période de rotation de Titan,T = 1,38.106 s autour de Saturne.
En avril 1996, la France a participé à la mission Cassini qui a étudié Titan, satellite de Saturne ; cet objet
céleste est le seul dans le système solaire à posséder, comme la Terre, une dense atmosphère de diazote
favorable à l'apparition de la vie.
Le mouvement de Titan, de masse m, est étudié dans un repère considéré comme galiléen, ayant son origine
au centre de Saturne et ses trois axes dirigés vers trois étoiles fixes.
On suppose que Saturne et Titan ont une répartition de masse à symétrie sphérique.
Titan se déplace sur une orbite circulaire à la distance r du centre de Saturne.
1. Faire le schéma de l'orbite de Titan et représenter la force qui s'exerce sur Titan.
2.Montrer que le mouvement de Titan est uniforme.
3.Établir l'expression littérale de sa vitesse v et de sa période T en fonction de G, r et MS , Ms étant la masse
de Saturne.
4.Calculer la masse MS de Saturne.
► Exercice n°2
On étudie, dans le référentiel géocentrique, le mouvement du centre d'inertie de la station spatiale internationale
(ISS), de masse m, en orbite circulaire autour de la Terre (T) à l'altitude z = 430 km.
On donne :
— la masse de la Terre : M = 5,98 .1024 kg :
— le rayon de la Terre : R = 6,37. 103 km ;
— la constante de gravitation universelle : G = 6,67.10-11 S.I.
1.Déterminer le rayon r de l'orbite du centre d'inertie de la station.
2. Exprimer en fonction de M, G , m et r, la valeur F de la force de gravitation exercée par la Terre sur la station.
3. Dans le cas d'un point M en mouvement circulaire uniforme, rappeler la relation entre l'accélération a, la
vitesse v et le rayon r de la trajectoire .
4. En déduire l'expression de la vitesse v du centre d'inertie de la station en fonction de M, r et G. Calculer cette
vitesse..
5. Exprimer la période T du mouvement en fonction de M, r et G. Calculer cette période.
► Exercice n°3
Passionné d’astronomie, un élève a collecté sur le réseau Internet de nombreuses informations concernant les
satellites artificiels terrestres. Il met en œuvre ses connaissances de physique pour les vérifier.
Dans tout l’exercice, on notera :
 Masse de la Terre: MT (répartition de masse à symétrie sphérique de centre O)
 Rayon de la Terre: RT  Masse du satellite étudié: ms
 Altitude du satellite étudié: h  Constante de gravitation universelle: G
Les questions 2 et 3 sont indépendantes.
1. Le premier satellite artificiel.
Si la possibilité théorique de mettre un satellite sur orbite autour de la Terre fut signalée
en 1687 par Isaac Newton, il a fallu attendre le 4 octobre 1957 pour voir le lancement du
premier satellite artificiel, Spoutnik 1, par les soviétiques.
1.1. Exprimer vectoriellement la force exercée par la Terre sur Spoutnik 1, supposé ponctuel,
et la représenter sur un schéma.
1.2. L’étude se fait dans un référentiel géocentrique considéré comme galiléen.
En appliquant la deuxième loi de Newton établir l’expression vectorielle de l’accélération
du satellite.
2. Les satellites artificiels à orbites circulaires.
Le télescope spatial Hubble, qui a permis de nombreuses découvertes en astronomie
depuis son lancement en 1990, est en orbite circulaire à 600 km d’altitude et il effectue un
tour complet de la Terre en 100 minutes.
2.1. Étude du mouvement du satellite Hubble dans un référentiel géocentrique
2.1.1. En reprenant les résultats de la partie 1, montrer sans calcul que le mouvement
circulaire de Hubble est uniforme.
2.1.2. Exprimer littéralement sa vitesse en fonction des grandeurs MT, RT, h et G.
2.1.3. Exprimer la période T de son mouvement en fonction des grandeurs précédentes
puis retrouver la troisième loi de Kepler appliquée à ce mouvement circulaire
(l’énoncé de cette loi n’est pas demandé ici).
2.2. Cas d’un satellite géostationnaire
Les satellites météorologiques comme Météosat sont des appareils d’observation géostationnaires.
2.2.1. Qu’appelle-t-on satellite géostationnaire ?
2.2.2. On propose trois trajectoires hypothétiques de satellite en mouvement circulaire uniforme autour de la
Terre.

a. Montrer que, seule, l’une de ces trajectoires est incompatible avec les lois de la mécanique.

b. Quelle est la seule trajectoire qui peut correspondre au satellite géostationnaire ? Justifier la réponse.
3. Les satellites artificiels à orbites elliptiques.
Les satellites peuvent être placés sur différentes orbites, en fonction de leur mission. Un incident lors de
leur satellisation peut modifier l’orbite initialement prévue. Hipparcos, un satellite d’astrométrie lancé par
la fusée Ariane le 8 août 1989, n ‘a jamais atteint son orbite prévue.
Un moteur n’ayant pas fonctionné, il est resté sur une orbite elliptique entre 36 000 km et 500 km
d’altitude.
3.1. Les satellites artificiels obéissent aux lois de Kepler.
La deuxième loi de Kepler, dite « loi des aires », précise que « des aires balayées par le
rayon, reliant le satellite à l’astre attracteur, pendant des durées égales, sont égales ».
Énoncer les deux autres lois dans le cas général d’une orbite elliptique.
3.2. Sans souci exagéré d’échelle ni d’exactitude de la courbe mathématique, dessiner l’allure
de l’orbite du satellite Hipparcos. Placer sur ce schéma le centre d’inertie de la Terre et
les points A et P correspondant respectivement aux valeurs 36 000 km et 500 km données
dans le texte.
3.3. En appliquant la loi des aires au schéma précédent montrer, sans calcul, que la vitesse
d’Hipparcos sur son orbite n’est pas constante.
3.4. Préciser en quels points de son orbite sa vitesse est maximale, minimale.
4. Les missions des satellites artificiels.
Aujourd’hui, plus de 2600 satellites gravitent autour de la Terre. Ils interviennent dans de
nombreux domaines: téléphonie, télévision, localisation, géodésie, télédétection,
météorologie, astronomie ... Leur spectre d’observation est vaste, optique, radar,
infrarouge, ultraviolet, écoute de signaux radioélectriques ...
4.1. Sachant que le spectre optique correspond à la lumière visible, donner les limites des
longueurs d’onde dans le vide de ce spectre et situer l’infrarouge et l’ultraviolet.
4.2. La célérité de la lumière dans le vide est 3,0  108 m.s-l, en déduire les limites en
fréquence de la lumière visible.
4.3. Pourquoi doit on préciser « dans le vide » pour donner les valeurs des longueurs d’onde ?
► Exercice n°4

Donnée : constante de gravitation universelle G = 6,67 × 10 – 11 S.I ; 1 an = 365 jours .


Les représentations vectorielles demandées sont à effectuer sans souci d’échelle.
1. En hommage à Kepler
1.1. Planètes en orbite elliptique.
La figure 1 ci-dessous représente la trajectoire elliptique du centre d’inertie M d’une planète du
système solaire de masse m dans le référentiel héliocentrique considéré galiléen. Les deux foyers F1 et F2
de l’ellipse et son centre O sont indiqués.
M1’ M1
M2
A1
A2

M’2 Soleil
F1 O F2
M3
Figure 1

1.1.1. En utilisant une des lois de Kepler, justifier la position du Soleil indiquée sur la figure 1.
1.1.2. On suppose que les durées de parcours entre les points M1 et M’1 puis M2 et M’2 sont égales. En
utilisant une des lois de Kepler, trouver la relation entre les aires hachurées A1 et A2 sur la figure 1.
1.1.3. La valeur de la vitesse moyenne entre les points M1 et M’1 est-elle inférieure, égale ou
supérieure à celle entre les points M2 et M’2 ? Justifier.
1.2. Planètes en orbite circulaire.
Dans cette partie, pour simplifier, on modélise les trajectoires des planètes du système solaire dans le
référentiel héliocentrique par des cercles de rayon r dont le centre O est le Soleil de masse MS.
JJG
1.2.1. Représenter sur la FIGURE 2 DE L’ANNEXE la force de gravitation F3 sur une planète
quelconque du système solaire de masse m dont le centre d’inertie est situé au point M3.
G
1.2.2. Donner l’expression vectorielle de cette force au point M3, en utilisant le vecteur unitaire u .
Pour la suite on considère que les valeurs des autres forces de gravitation s’exerçant sur la planète
JJG
sont négligeables par rapport à la valeur de F3 .
JJG
1.2.3. En citant la loi de Newton utilisée, déterminer l’expression du vecteur accélération a 3 du
centre d’inertie d’une planète quelconque de masse m du système solaire dont le centre d’inertie est
situé au point M3.
JJG JJG
1.2.4. Représenter sur la FIGURE 11 DE L’ANNEXE les vecteurs accélérations a 3 et a 4 du centre
d’inertie d’une planète quelconque du système solaire respectivement aux points M3 et M4.
1.2.5. En déduire la nature du mouvement du centre d’inertie d’une planète quelconque de masse m
du système solaire.
1.2.6. Le graphe de la FIGURE 3 DE L’ANNEXE représente l’évolution du carré de la période de
révolution des planètes Terre, Mars et Jupiter en fonction du cube du rayon de leur orbite. Ce
graphe est-il en accord avec la troisième loi de Kepler ?
T² − 19
1.2.7. En utilisant le graphe de la FIGURE 3 DE L’ANNEXE, montrer que r 3  3,0 ×10 S.I.
1.2.8.
« Une équipe composée de Franck Marchis (université de Californie à Berkeley) et de trois
astronomes de l'Observatoire de Paris, Pascal Descamps, Daniel Hestroffer et Jérome Berthier,
vient de découvrir un astéroïde, nommé Rhea Sylvia, qui gravite à une distance constante du Soleil
avec une période de révolution de 6,521 ans. »
D’après un article paru dans LE MONDE le 13.07.2005
À l’aide des données de l’article précédent et du résultat de la question 1.2.7., calculer la distance
séparant les centres respectifs de Rhea Sylvia et du Soleil.
2. La troisième loi de Kepler comme balance cosmique…
« Grâce au Very Large Telescope de l'European Southern Observatory (ESO) au Chili, les astronomes
ont également découvert que Rhea Sylvia était accompagné de deux satellites baptisés Remus et Romulus.
Leurs calculs ont montré que les deux satellites décrivent une orbite circulaire autour de Rhea Sylvia ;
Romulus effectue son orbite en 87,6 heures. Les distances entre chaque satellite et Rhea Sylvia sont
respectivement de 710 kilomètres pour Remus et 1360 kilomètres pour Romulus.»
D’après un article paru dans LE MONDE le 13.07.2005
On s'intéresse désormais au mouvement circulaire uniforme du centre d'inertie d'un satellite de Rhéa
Sylvia. L'étude est faite dans un référentiel "Rhéa Sylvia-centrique" muni d’un repère dont l'origine est le
centre de Rhéa Sylvia et dont les trois axes sont dirigés vers des étoiles fixes.
T ² 4 π2
2.1. On rappelle que la troisième loi de Kepler a pour expression littérale : = . Dans le cadre de
r3 G ⋅M
l’étude du mouvement de Remus et Romulus autour de Rhea Sylvia, donner la signification de chaque
grandeur et son unité. En déduire l’unité de G dans le système international.
2.2. À l’aide des données de l’article précédent et de la troisième loi de Kepler, déterminer la masse de
l’astéroïde Rhea Sylvia.
T 2 (en 1017 s2)
1,6
Figure 2
1,4

1,2 M3
1,0
G
0,8 O u

0,6

0,4

0,2
r 3 (en 1035 m3) M4

0 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0 ANNEXE


Figure 3
Questions 1.2.1 et 1.2.4.

Questions 1.2.6. et 1.2.7.

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