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L’AUDIT INTERNE

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Qu’est-ce que l’audit ?

Un audit peut se définir comme l’émission d’une opinion


motivée sur la correspondance entre un existant et un
référentiel

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L’opinion motivée :

Remise d’un rapport = toutes les conclusions de l’audit doivent être étayées par des
faits

La nécessité d’un référentiel :

Mission d’audit = un référentiel + un champ d’application (sujet)

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Qu’est-ce que l’audit ?

Un audit peut aussi se définir, en quelque sorte, comme le :

CONTRÔLE DU CONTRÔLE interne

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 L’Audit Interne est une activité indépendante et objective
qui donne à une organisation une assurance sur le
degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses
conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la
valeur ajoutée.

 Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en


évaluant, par une approche systématique et
méthodique, ses processus de management des
risques, de contrôle, et de gouvernement d’entreprise, et
en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité.
Source : Version française de la définition internationale, approuvée le 21 mars 2000 par le Conseil
d’Administration de l’IFACI est affilié à The Institute of Internal Auditors

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Différentes formes d’audit

Suivant la nature de la conclusion, de l’opinion à émettre, l’audit


portera sur des domaines particuliers et les contrôles à effectuer
ne seront pas de même nature

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L’audit opérationnel

L’audit opérationnel porte sur les opérations d’un établissement,


d’une structure, d’une grande fonction, dans la perspective de
réduire les risques d’une entreprise ou d’une organisation et
d’évaluer l’efficacité et l’efficience des processus et des
procédures mises en place. Il tient compte des priorités et du
système de valeur de la structure auditée, de la culture
d’entreprise

 Un audit opérationnel pourra par exemple porter sur les modalités de prise
en charge d’un malade à l’hôpital depuis son admission jusqu’à sa sortie. Il
sera tenu compte des procédures administratives, du suivi médical (nombre
de visites du médecin, fréquence des interventions des infirmières, tenue du
dossier médical et transmission des informations entre les différents
intervenants), horaires des repas…
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L’audit de conformité (aussi appelé audit de régularité)

L’objectif de l’audit de conformité est de vérifier la bonne


application des instructions et règles en vigueur et la conformité
des directives données et des actions faites avec les dispositions
légales et réglementaires.

 Dans une entreprise, un audit de conformité pourra porter par exemple, sur
le respect de consignes de sécurité dans un atelier de fabrication : port de
vêtements spéciaux, règles d’hygiène avant et après le travail, respect de la
sécurité électrique…

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Contrôle Interne Audit Interne
 Indépendant, au service du
◦ Dépend du management management

◦ Porte sur l’atteinte des objectifs  Porte sur l’atteinte des objectifs
fixés au management dans le de l’entreprise, sans limitation
domaine d’action de celui-ci de domaine

◦ Un dispositif de mesures
 Une structure (Fonction,
pouvant comprendre une ou des
Direction…) dédiée
structures dédiées

◦ Responsabilité de  Responsabilité d’évaluation :


fonctionnement : continu, orienté ponctuel (au niveau d’un
action domaine) orienté
recommandation

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Audit Interne Audit Externe

Statut : Appartient à l’entreprise Statut : Indépendant, libéral

Travaille pour le bénéfice des du Certifie les comptes


management de l’entreprise
Certifie la régularité, la sincérité et
Apprécier la bonne maîtrise des l’image fidèle des comptes, résultats
activités de l’entreprise (DCI) et et états financiers
proposer des axes d’amélioration

Champ d’application moins vaste :


Champ d’application vaste : touche
englobe tout ce qui concourt à la
toutes les fonctions et aussi dans
détermination des résultats, à
toutes leurs dimensions
l’élaboration des états financiers

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Audit Interne Audit Externe

Intéressé par toute fraude qui a trait Intéressé par toute fraude qui a une
à tout acte de gestion (confidentialité incidence sur les résultats
des dossiers du personnel)

Indépendance : assortie de
Indépendance : juridique et statutaire
restrictions
(profession libérale)

Périodicité des audits : permanente Périodicité des audits : intermittente

Méthode : Spécifique et originale Méthode : Reconnue et classique


(rapprochements, analyses, inventaires)

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Audit interne et audit externe :

Peut chacun se prévaloir des travaux de l’autre en vue d’asseoir un jugement


ou étayer une démonstration

Il est nécessaire que les deux parties collaborent en bonne intelligence :

s’organiser pour additionner les talents et les compétences

Une norme d’audit prévoit des travaux communs et complémentaires


entre l’audit interne et l’audit externe

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Cette norme d’audit prévoit :

• Coordination des travaux

Préparation des travaux par l’audit interne au profit de l’audit externe

L’audit interne peut porter une appréciation sur les travaux de l’audit externe

Accès des deux parties aux programmes et dossiers de travail

Echange des rapports d’audit

Etablissement en commun du planning d’intervention

Réunions de travail périodiques

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Audit Financier Audit Opérationnel

Finalité : Finalité :
Certifier la régularité et la sincérité Evaluer la capacité d’une organisation
de l’information financière à atteindre ses objectifs
Evaluation du dispositif de contrôle
interne
Référentiel :
Principes et normes comptables et Référentiel :
réglementation financière Spécifique à l’entreprise et disposition
légales

Auditeurs : Externes Auditeurs : Externes et internes

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Audit Interne Contrôle de gestion
Objectifs :
Objectifs :
s’intéresse plus à l’information qu’aux
systèmes et procédures
vise à mieux maîtriser les activités par un
définit ou aide à définir la performance,
diagnostic des dispositifs de contrôle
sa mesure et son suivi
interne

Champ d’application:
Champ d’application: Divers domaines prend en compte tout ce qui est chiffré
ou chiffrable

Périodicité : planifiée et systématisée. Périodicité


Dépend des résultats de l’entreprise et de la
Méthode : basée sur les risques périodicité du reporting

Méthode : basée sur les informations des


opérationnels

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Audit interne et Contrôle de gestion :

- S’intéressent à toutes les activités de l’entreprise et ont donc un caractère


universel

- Ne sont pas des opérationnels : ils attirent l’attention, recommandent, proposent


mais n’ont pas de pouvoir opérationnel

- Deux fonctions relativement récentes et encore en pleine période d’évolution


d’où la multiplication des interrogations et des incertitudes

- Bénéficient généralement d’un rattachement hiérarchique préservant leur


Indépendance et leur autonomie

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Les auditeurs internes
Salariés de la société

Les auditeurs externes

Experts, auditeurs indépendants

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CADRE DE REFERENCE DE
L’AUDIT INTERNE

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Les Normes ont pour objet de :

 Définir les principes de base que la pratique de l’audit interne doit


suivre

 Fournir un cadre de référence pour la réalisation et la promotion


d’un large éventail d’activités d’audit interne apportant une valeur
ajoutée

 Etablir les critères d’appréciation du fonctionnement de l’audit


interne

 Favoriser l'amélioration des processus organisationnels et des


opérations

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 Les Normes de Qualification énoncent les caractéristiques
que doivent présenter les organisations et les personnes
accomplissant des activités d’audit interne.

 Les Normes de Fonctionnement décrivent la nature des


activités d’audit interne et définissent des critères de qualité
permettant d'évaluer les services fournis

Les Normes font partie du Cadre de Référence des Pratiques


Professionnelles. Il comprend la Définition de l’Audit Interne
(1), le Code de Déontologie (2), les Normes (3)

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 Normes de qualification

 1000 – Mission, pouvoirs et responsabilités


 1100 – Indépendance et objectivité
 1110 – Indépendance dans l'organisation
 1120 – Objectivité individuelle
 1130 – Atteintes à l’indépendance et à l’objectivité
 1200 – Compétence et conscience professionnelle
 1300 – Programme d'assurance et d'amélioration qualité

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 Normes de fonctionnement
 2000 – Gestion de l’audit interne
 2010 – Planification
 2020 – Communication et approbation
 2030 – Gestion des ressources
 2040 – Règles et procédures
 2050 – Coordination
 2060 – Rapports au Conseil et à la Direction Générale
 2100 – Nature du travail
 2110 – Management des risques
 2120 – Contrôle
 2130 – Gouvernement d’entreprise
 2201 – Considérations relatives à la planification
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 Normes de fonctionnement (Suite)
 2210 – Objectifs de la mission
 2220 – Champ de la mission
 2230 – Ressources affectées à la mission
 2240 – Programme de travail de la mission
 2300 – Accomplissement de la mission
 2310 – Identification des informations
 2320 – Analyse et évaluation
 2330 – Documentation des informations
 2340 – Supervision de la mission
 2400 – Communication des résultats
 2500 – Surveillance des actions de progrès
 2600 – Acceptation des risques par la Direction Générale
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Niveau hiérarchique du responsable (RAI) permettant aux
auditeurs internes d’exercer leurs responsabilités

Mission, pouvoirs et responsabilités formellement définis dans


une charte

Aucune ingérence lors de la définition de son champ


d’intervention, de la réalisation du travail et de la communication
des résultats

Information nécessaire du Comité d’audit ou Conseil


d’administration quand l’indépendance de l’audit est
compromise dans les faits ou en apparence
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 La Charte d’audit interne est un document officiel
qui définit le rôle, l’organisation, les champs
d’application et d’intervention de l’audit interne et
constitue un référentiel des droits et devoirs des
auditeurs internes de l’ensemble des entités d’une
organisation à respecter dans le cadre de leur
activité.

 La charte présente en outre les grandes lignes


méthodologiques mises en œuvre pour la
réalisation d’une mission d’audit interne.
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La Charte d’audit doit :

a) Définir la position de l’audit interne dans


l’organisation

b) Autoriser l’accès aux documents, aux biens et


aux personnes

c) Définir le champ d’activité d’audit interne.

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Le Code de Déontologie de l’Institut a pour but de promouvoir
une culture de l’éthique au sein de la profession d’audit
interne. Il inclut deux composantes essentielles :

1. des principes fondamentaux pertinents pour la profession


et pour la pratique de l’audit interne ;

2. des règles de conduite décrivant les normes de


comportement attendues des auditeurs internes. Ces règles
sont une aide à la mise en œuvre pratique des principes
fondamentaux et ont pour but de guider la conduite éthique
des auditeurs internes.

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Le Code de Déontologie s’applique aux personnes et
aux entités qui fournissent des services d’audit interne.

Il est attendu des auditeurs internes qu’ils respectent et


appliquent les principes fondamentaux suivants :

 Intégrité

 Objectivité

 Confidentialité

 Compétence
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Écouter

S’exprimer clairement

Avoir confiance en soi

Avoir un esprit d’équipe

Avoir l’esprit ouvert et être créatif

Faire preuve d’indépendance d’esprit

Faire preuve de persévérance

Montrer des capacités d’analyse et de synthèse

Savoir s’organiser
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DEROULEMENT D’UNE MISSION
D’AUDIT INTERNE

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 La singularité d’une mission d’audit est qu’elle se
découpe en périodes précises et identifiables, et
qui sont toujours les mêmes

 Une mission d’audit obéit aux normes


professionnelles et aux Modalités Pratiques
d’Application (MPA) des organismes de tutelle de
la profession (IIA, IFACI)

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Au préalable……ce qu’il faut entendre par «mission d’audit
interne»:
Elle est à apprécier selon deux critères : le champ
d’application (varie selon objet et fonction) et la durée.
 Une intervention d’audit prend la forme d’un diagnostic
 Etudie les pratiques des entités auditées
 Apprécie la qualité du contrôle interne de l’objet de la mission.
 Le cas échéant, repère les éventuels dysfonctionnements ou
insuffisances
 Recherche les causes et en démontre les conséquences
 Développe, en collaboration avec l’audité, des recommandations et
plan d’actions
 Engagement des responsables concernés sur la mise en œuvre de ces
plans d’actions

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Une mission d’audit est composée de trois phases
fondamentales, à savoir :

Unephase de préparation : Le temps consacré à cette étape est


en moyenne de XX% du temps total prévu pour la mission

Unephase de réalisation : Le temps consacré à cette étape est


en moyenne de XX% du temps total prévu pour la mission

Unephase de conclusion : Le temps consacré à cette étape est


en moyenne de XX% du temps total prévu pour la mission.

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Cette phase de préparation ouvre la mission d’audit et exige aux
auditeurs une capacité importante de lecture, d’attention et
d’apprentissage. Elle comprend plusieurs étapes à savoir :

Le choix de l’équipe d’Audit :

La réalisation des missions d’audit requiert compétence et conscience


professionnelle
La composition de l’équipe doit s’appuyer sur une évaluation de la nature et de
la complexité de chaque mission

 La lettre de mission : vaut mandat de la Direction Générale

Dans un délai raisonnable avant le démarrage de la mission d’audit, le


Directeur de l’audit adresse au(x) responsable(x) concerné(s) une « Lettre de
Mission » pour informer les audités qu’un audit va être réalisé
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L’étape de familiarisation (Prise de connaissance, moyens,..) :
Etape très importante : vouloir commencer directement par l’observation sur
le terrain serait « condamner » d’avance la mission d’audit

Préalablement à la réalisation de la mission (la phase de vérification, sur le


terrain) , les auditeurs internes étudient toutes les informations utiles
concernant la société, la structure et/ou les activités à auditer.

Ces travaux vont permettre de constituer un référentiel du domaine à auditer,


de mener une analyse de risques et de préciser l’(es) objectif(s) de l’audit

Vision d’ensemble sur l’organisation de la structure à auditer – Identification des


risques / Priorités – Organisation de la mission / Efficacité – Rigueur et
professionnalisme

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Identification et évaluation des risques

En planifiant la mission, l’auditeur interne doit relever et évaluer


les risques liés à l’activité soumise à l’audit ….Aussi, on dit «
identification des Z.A.R – zones à risques »

 Cette phase permet à l’auditeur de construire le programme de


façon « modulée »

La notion de risque ne cessera d’accompagner l’auditeur


tout au long de sa démarche

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Définition du risque :

Possibilité que se produise un événement qui aura un impact


négatif sur la réalisation des objectifs. Le risque se mesure en
termes d’impact et de probabilité

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Modèle du tableau des risques

Tâches Objectifs Risques Evaluation Dispositif de CI Constats

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Conception du tableau des risques

1 Découper l’activité en tâches ou opérations élémentaires


Succession de tâches concrètes , facilement observables

2 Indiquer l’objectif de chacune de ces tâches : A quoi sert-elle ?

3 Identifier quels seraient les risques encourus (rappel des risques


essentiels relatifs à la tâche)

4 Evaluer sommairement le risque attaché à la tâche (i, m, f)

5 Rappeler quel (s) est (sont) le (s) dispositif (s) de CI qui ferait (ent)
échec au risque identifié

6 Rappeler si le dispositif identifié existe ou pas


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Note d’orientation :

Appelée aussi « Rapport d’orientation », elle est rédigée lors de


cette phase, voire dans les premiers jours de mission sur le
terrain.
Elle définit les objectifs de la mission sous trois rubriques :

 Objectifs généraux Objectifs permanents du CI

 Objectifs spécifiques Définition concrète du cadre de la mission

 Champ d’action Fonctionnel - Géographique

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Programme d’audit:

Appelé aussi « programme de vérification » ou encore


« planning de réalisation »

il s’agit du document interne au service et dans lequel on va


procéder à la détermination et à la répartition des tâches. Le
programme doit être revu et validé avant le démarrage des
travaux sur le terrain par la hiérarchie de la mission

détermination et répartition des tâches + techniques


d’audit

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Modèle de Programme d’audit
Actions Techniques Réf PdT Fait par Date
d’audit

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Cette phase fait appel aux capacités d’observation, de dialogue
et de communication ainsi qu’aux capacités d’analyse et au sens
de la déduction

La réunion d’ouverture

La réunion d’ouverture se tient chez l’audité, sur le lieu de


mission. Six points sont à aborder lors de cette réunion, à savoir :

1- présentation, 2- rappel sur l’audit, 3- note d’orientation,


4- rendez-vous et contacts, 5- logistique de la mission et
6- rappel sur la procédure d’audit

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Le travail sur le terrain (entretiens, tests, preuves,
validation, observation, recommandations, restitution)

Les travaux de vérification sont effectués et des informations


recueillies sur l’ensemble des éléments permettant de répondre
aux objectifs de la mission. Ces informations doivent être
suffisantes, fiables, pertinentes et utiles pour fournir une base
saine et sûre aux constatations et recommandations

Pour ce faire, et à l’aide de plusieurs outils, qui requièrent une


certaine technicité

Toute la traçabilité des tests transcrite dans une feuille de test.

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La formalisation des constats et présentation auprès des
Audités

Après chaque étape de travail, des conclusions partielles sont


rédigées par l’auditeur sous forme de FRAP « Feuille de
Révélation et d’Analyse de Problème » reprenant les constats
des déficiences identifiées

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Feuille de Révélation et d’analyse de Problème
« F.R.A.P »

La FRAP est le Papier de Travail synthétique par lequel l’auditeur


présente et documente chaque « révélation »

Une révélation étant une observation effectuée sur une nécessité ou


une possibilité d’amélioration et méritant d’être rapportée

Il s’agit la plupart du temps d’un dysfonctionnement

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Les avantages de la F.R.A.P

 Guider la réflexion de l’auditeur

 Communiquer avec l’audité

 Piloter la mission

 Faciliter la synthèse

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La F.R.A.P reprend la structure suivante :

Problème : un énoncé S.A.P (Synthétique, Autonome,


Percutant), étayé par une trouvaille
Provoquer une REACTION

Faits : Se constatent : se voient, ou absence de quelque chose


de concret
Fournir les PREUVES

Causes : Les Causes peuvent avoir été constatées ou déduites


Donner des EXPLICATIONS

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La F.R.A.P reprend la structure suivante :

Conséquences : Les Conséquences peuvent être quantifiées


ou qualifiées ; Pesé par ses conséquences

Faire percevoir la GRAVITE

Recommandations : À développer pour répondre efficacement


à un problème démontré : donc avec l’audité

Obtenir l’ACTION

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La réunion de clôture

Avant de quitter le site, une réunion est organisée avec


l’encadrement de l’entité auditée afin de clôturer la phase de
vérification par une restitution orale

Les points à aborder lors de cette réunion :

1- présentation des constats, 2- régler les contestations, 3-


présenter les recommandations, 4- remercier les audités pour
leur collaboration , 5- rappel de la phase de suivi d’audit

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Cette phase exige également et avant tout une grande faculté de
synthèse et une aptitude certaine à la rédaction, encore que le
dialogue ne soit pas absent de cette dernière période

Le projet de rapport
 Il est diffusé aux responsables concernés par le champ de

l’audit
 Il reprend la forme des fiches (FRAP) rédigées à la fin de la

phase de vérification
 Adressé à l’attention des responsables capables de prendre

en charge les recommandations et proposer un plan


d’action, et insérer des commentaires, le cas échéant

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La réunion de validation

En cas de contestation du projet de rapport, une réunion de


validation est tenue entre audités et auditeurs, selon les
circonstances en présence (facultative) du commanditaire, au
cours de laquelle tous les aspects du projet de rapport sont
discutés.

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Le rapport d’audit

Il obéit à un certain nombre de principes, il respecte une certaine


forme et son contenu obéit à des normes

Le rapport définitif se compose :


 d’une synthèse destinée à être lue par les dirigeants

 des fiches FRAP

 d’une liste des recommandations classées par destinataires


précisant la position des audités et constituant de fait leur
première réponse à l’audit Interne

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Suivi des recommandations

La finalité d’un audit n’est pas le rapport, mais


l’amélioration qui se situe dans la mise en œuvre, s’il y a lieu
des principaux axes d’actions identifiés en commun au cours
de la mission.

Le management est responsable de l’action, l’audit interne


est responsable de l’évaluation de l’action

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Les méthodes de suivi des recommandations :

Suivi des recommandations

La méthode dit déclarative : se sont des échanges de


courriers entre Audit et Audité, relatifs à la situation de la mise
œuvre des recommandations ;

Retour sur audit : il s’agit de programmer dans le cadre du


plan d’audit annuel, une mission d’audit, dite « autonome »,
réservée uniquement au suivi des recommandations.

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LES OUTILS D’AUDIT

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Les auditeurs sont tenus de :

 Construire et utiliser les outils et techniques de base dans


la conduite d’une mission

 Choisir les outils ou techniques par rapport à un objectif et


un environnement donnés

 Utiliser à bon escient l’information collectée, tant qualitative


que quantitative

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L’entretien est organisé uniquement en vue de prendre
connaissance d’un sujet (en rapport avec la mission) ou d’une
opinion. Ce n’est ni un interrogatoire, ni une conversation

 L’entretien constitue un outil de base de la panoplie de l’auditeur.


Il n’est pas obligatoire par nature mais pratiquement incontournable
à un moment ou un autre dans une mission d’audit

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Caractéristiques :

 Questions sur le SCI : apprécier et détecter d’éventuels écarts


 Bâtir des questions à partir :

- du référentiel du SCI
- du processus….

Avantages :

 Guider l’auditeur dans son travail d’analyse en toute objectivité


pour déceler les dysfonctionnements
 Aider à la préparation du programme de travail

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Définition :

- outil d’analyse des tâches en fonction des personnes ou des


entités qui l’effectuent

Caractéristiques :
- sous la forme d’un tableau avec sur une dimension la
liste des tâches et sur l’autre celle des personnes ou entités
- un signe dans une case indique un lien entre la personne et
la tâche correspondante.

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Comprendre et formaliser :

- le découpage d’une activité en tâches


- qui fait quoi (et le valider avec les intéressés)

Identifier une :

- inadéquation entre tâches et entités qui l’effectuent


- répartition des tâches inadéquate/inefficiente entre entités
- séparation des tâches non satisfaisantes

Analyser la charge de travail


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Principaux objectifs :

 Faciliter l’appréhension, la compréhension et l’appréciation du


processus

 Identifier les différentes étapes, les flux et les contrôles associés


ainsi que les échanges et interface avec l’extérieur

Faire apparaître les éventuelles faiblesses, discontinuités,


redondances, « lourdeurs »…

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Avantages :
 Flexibilité : s’adapte très largement aux objectifs de l’auditeur et à
l’avancement de la mission
 Communication : un excellent outil pour partager l’information (y
compris avec les audités) et itérer
 Choix du niveau de détail : du « macroscopique » à l’exhaustivité
(autrement difficile à atteindre)
 Un référentiel opérationnel : et/ou une base pour améliorer et remettre
sous contrôle un processus

Difficultés :
 la représentation des notions de temps, de délais, de simultanéité, …
 bien connaître ses objectifs, savoir gérer la flexibilité de l’outil et
apprécier le niveau de précision requis

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Objectifs

 Positionner le plus objectivement possible des risques les uns après les
autres en termes de probabilité et de conséquence

Choisir les objectifs d’audit

Converger vers les risques majeurs

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Objectifs

 Suivre une opération de son origine jusqu’à son dénouement

 S’appuyer en grande partie sur des entretiens et obtenir des preuves de


confirmation

 Effectuer un test unitaire « une transaction », la suivre au cours des


différentes étapes

 Tester l’efficacité opérationnelle des contrôles qui jalonnent un processus

 Confirmer la compréhension d’un flux de traitement et de contrôles

Cet outil sert à préparer le plan de test


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Objectifs

 Remonter à l’origine d’une transaction (exp : d’une écriture de débit en


banque jusqu’à…….l’ordonnateur….. Bon de commande……..l’expression
du besoin)

Cet outil permet de retracer l’historique d’une écriture ou d’une transaction


(dates, montants, moyens de paiements utilisés, autorisations et pouvoirs
d’ordonnancement..)

Il faut utiliser toutes les informations disponibles et tous les autres outils pour
s’assurer de l’identification de toutes les étapes permettant de remonter à la
source

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Collecter des preuves provenant de de l’extérieur de la société
(généralement elles ont plus de fiabilité)

 L’auditeur demandera par écrit à une personne étrangère à la société la


confirmation des ses engagements avec ladite société

 Les tiers les plus couramment circularisés : Clients, Fournisseurs,


banques, assurances et avocats

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Pour faire diminuer un problème, il faut connaître toutes les causes qui
peuvent lui donner naissance

 Représentation graphique simple : A un effet (défaut, caractéristique,


phénomène) cherche à identifier l’ensemble des causes pouvant l’affecter

 C’est un moyen appelé aussi « Méthode des 5 M » : Explorer les 5


domaines possibles où pourraient se nicher les causes

1- Main d’œuvre , 2- Matière , 3 – Méthode , 4- Matériel , 5 - Milieu

Mise en évidence du dysfonctionnement recommandation

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