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Deuxième partie

Le cadre conceptuel de la
macroéconomie:
Circuit économique, PIB et comptes
nationaux

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Deuxième partie

1. La comptabilité nationale
2. La notion de circuit économique
3. Les soldes intermédiaires de gestion
4. Les trois approches du calcul du PIB
5. Les limites du PIB comme indicateur de
richesse et de bien-être d’une nation
6. La balance des paiements

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1) La comptabilité nationale
Préambule : un peu d’histoire

 Le premier système de comptabilité nationale est créé


en 1941 par Meade et Stone à la demande du parlement
de Grande-Bretagne. Ce modèle est à l’origine du “modèle
normalisé de la comptabilité nationale” de l’ONU.

 Simon Kuznets (1901-1985) établit les comptes pour les


États-Unis.

 En France, une petite équipe d’économistes groupés autour


de François Perroux (1903-1987) prépare et élabore le
premier modèle de la comptabilité nationale en 1950.

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1) La comptabilité nationale
A) Définition
• Nécessité de comprendre les multiples informations
économiques chiffrées émanant des médias ou des
journaux dans un contexte macroéconomique c’est-à-dire
de compréhension globale des grands agrégats (PIB,
C, I,…) et de la manière dont ils interagissent entre eux.
 Pour analyser la performance d’une entreprise, il faut se
doter de documents comptables (principalement le compte
de résultat et le bilan) qui constituent la comptabilité
privée.
 Pour analyser la performance macroéconomique à l’échelle
d’un pays, il faut aussi se doter d’instruments comptables
spéciaux: c’est la comptabilité nationale.

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1) La comptabilité nationale
 La comptabilité est « une représentation globale,
détaillée et chiffrée de l’économie nationale dans un
cadre comptable » (Piriou, 2006),
 Elle décrit le circuit économique et ne prend en compte
que les activités monétaires qui font l’objet d’un accord
mutuel entre les agents (consentement libre): on parle de
« vision marchande de l’économie ».
 Elle se rapporte à un pays, à un moment donné et pendant
une durée précise (en général une année; l’année civile en
France).
 Elle retrace l’ensemble des opérations concrètes, évaluées à
prix courant, qui ont lieu entre les différents agents
économiques, appelés aussi secteurs institutionnels (SI).

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1) La comptabilité nationale
 Quelles activités illégales et/ou non déclarées sont-
elles prises en compte dans le calcul du PIB?
◦ Depuis le Système Européen de Comptes (SEC 2010), l’Insee
« considère explicitement que le caractère légal ou illégal,
déclaré ou non déclaré, d’une transaction n’est pas un motif
recevable pour ne pas la décrire en comptabilité nationale : les
comptes nationaux ont en effet vocation à retracer l’ensemble
des flux effectifs de revenus. » (Insee, 2008)
◦ Sont donc inclus: les activités non déclarées (redressement
depuis plusieurs décennies à partir de données fiscales ou
d’enquêtes auprès des ménages), la contrebande de tabac
(depuis la base 2005), le trafic de stupéfiants (depuis la base
2014)
◦ Sont exclus: le vol de voitures, la prostitution

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1) La comptabilité nationale
 Elle permet de déterminer des «agrégats» qui
représentent des grandeurs significatives au niveau du
pays tout entier: PIB, consommation, investissement…

 Son objectif est double:


◦ décrire en donnant une image de la réalité
économique à un moment donné
ex : tous les ans, l’Institut National de la Statistique et
des Etudes Economiques, l’INSEE, présente le bilan des
tendances de l'économie française dans son ouvrage «
l’économie française –comptes et dossiers-)
◦ prévoir l’évolution d’une conjoncture (expansion,
récession).

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1) La comptabilité nationale

Exercice sur la prévision

Fiche TD n°3

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1) La comptabilité nationale
 Limites de la comptabilité nationale:
◦ Cadre spatial limité à la Nation
=> empêche de traiter précisément des relations avec le
reste du monde
=> ne tient pas compte du rôle grandissant des firmes
multinationales, unités de décision plus pertinentes pour
décrire la réalité du phénomène de production.
◦ Cadre temporel limité à l’année civile
=> occulte le vrai rythme de l’activité économique et
empêche de traduire la réalité des cycles conjoncturels.
=> les changements de nomenclature posent problème
pour établir des séries longues de données utiles aux
macroéconomistes

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1) La comptabilité nationale
◦ Vision uniquement marchande de l’économie car seules les
activités légales et monétaires sont prises en compte
(exclusion de l’autoproduction, l’autoconsommation et de
certains éléments d’économie souterraine évaluées entre
5% et 15% du PIB).
◦ Ne tient pas compte de l’influence de l’inflation (prix
courants) =>problème pour évaluer la véritable création
de richesse dans l’économie (effet quantité vs effet prix).
◦ Problèmes de comparaisons internationales en raison:
 du choix de conventions parfois différentes selon les
pays,
 de la différence de degré de précisions des outils
statistiques nationaux
 du fait qu’elle soit libellée dans des devises différentes

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1) La comptabilité nationale

Eléments de bibliographie

❑ JP Piriou, (2006), « La comptabilité


nationale », 14ème édition, Collection
Repères.

❑ F.Lequiller, D.Blades, (2004), « Comptabilité


Nationale, Manuel pour étudiants », Collection
Economica.

❑ G. Abraham-Frois, (2001), « Économie politique


», Collection Economica (annexe sur la
comptabilité nationale).

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2) La notion de circuit économique
Préambule : un peu d’histoire

 La notion de circuit économique remonte aux mercantilistes


(King,Vauban) et plus encore aux physiocrates avec le
“Tableau économique” (1758) de François Quesnay
(1694-1774).

 Karl Marx (1818-1883) s’inspirera de ce circuit pour


construire ses schémas de la reproduction capitaliste.

 Vassili Leontief (1906-1999) y puisera l’idée des tableaux


input output ancêtres des TES (Tableau ENTRÉES-
SORTIES) d’aujourd’hui.

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2) La notion de circuit économique
A) Les agents économiques et leurs différentes
fonctions
 Les agents économiques résidents (installés sur le
territoire depuis au moins un an sans distinction de
nationalité) sont regroupé en 5 SI :
◦ Ménages (y compris entrepreneurs individuels)
◦ Sociétés non financières (SNF)
◦ Sociétés financières (SF)
◦ Administrations publiques (APU)
◦ Institutions sans buts lucratifs aux services des ménages
(ISBLSM)
 On y ajoute le reste du monde (RDM) qui regroupe
l’ensemble des agents non résidents.

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2) La notion de circuit économique
 Ces SI ont chacun une fonction économique principale :
◦ Ménages : consommer (et produire pour les entrepreneurs
individuels) ; leurs principales ressources viennent de la
rémunération des facteurs de production (et de la vente de
produits marchands pour les EI).
◦ Sociétés non financières : produire des biens et services
marchands ; au moins la moitié de leurs ressources
provient de la vente des biens et services.
◦ Sociétés financières : financer c'est-à-dire collecter et
répartir des moyens de financement ou gérer des actifs
financiers et assurer c'est-à-dire transformer un risque
individuel en risque collectif en distribuant des revenus aux
individus ayant cotisé lorsque le risque survient; leurs
ressources sont les dépôts, la vente de services (Banque),
les primes d’assurance (entreprises d’assurance)…

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2) La notion de circuit économique
◦ Administrations publiques (APU) : produire des services
non marchands pour les autres SI et redistribuer la richesse
nationale ; leurs ressources proviennent des impôts et
cotisations sociales (administrations centrale, locales et de
sécurité sociale)
◦ institutions sans buts lucratifs aux services des
ménages (ISBLSM) : produire des services non marchands
pour les ménages ; leurs ressources proviennent
principalement des contributions volontaires (partis,
syndicats, associations…)
◦ reste du monde (RDM) : regroupe l’ensemble des activités
des unités non résidentes avec les unités résidentes.

 Nous allons tout d’abord représenter une économie très


simplifiée à deux secteurs (ménages et entreprises)

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2) La notion de circuit économique

B) Une approche en termes de circuit


 Les comptes de la nation représentent l’ensemble des
flux (et non pas des stocks) économiques réels et
monétaires qui interagissent, de la production à la
distribution des richesses.

 Un circuit économique indique la nature (réelle ou


monétaire) et le sens des flux entre différents pôles qui
regroupent des agents ayant des comportements
économiques analogues.

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2) La notion de circuit économique
 Un stock est une quantité mesurée en un point donné
du temps (ex : la richesse d’un individu, le nombre de
chômeurs, la dette publique, le stock de capital…)
 Un flux est une quantité mesurée par unité de temps : il
fait varier le stock (ex : la dépense ou le revenu, le
nombre de personnes qui perdent leur emploi, le déficit
budgétaire public, l’investissement…).

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2) La notion de circuit économique
 Une des caractéristiques du circuit est la dualité. À la
circulation des biens et services, il faut opposer la
circulation de la monnaie (notion d’échange).

  Le circuit est toujours double.

 Les flux reliant deux pôles peuvent donc être lus de


deux manières différentes (flux réels et monétaires)

 À suivre : construction progressive du circuit


économique (flux monétaires exclusivement)

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Une représentation simplifiée du circuit économique

Entreprises

Marché du
travail

Salaires (W)

Ménages

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Une représentation simplifiée du circuit économique

Entreprises
Production vendue
(Y)

Dépenses
d’investissement (I)
Marché des
Marché du
biens et
travail
services

Dépenses de
Salaires (WE)
consommation (C)

Ménages

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Une représentation simplifiée du circuit économique

Entreprises
Production vendue
Emprunt = (Y)
Besoin de financement
(FIN) Dépenses
d’investissement (I)

Marché des
Marché du Marché des
biens et
travail capitaux
services

Revenus du
patrimoine (Rp) Épargne (S) =
Salaires (WE) Dépenses de
Capacité de
consommation (C)
financement

Ménages

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Cas d’une économie fermée à 2 agents
2) La notion de circuit économique

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Cas d’une économie ouverte à 4 agents
2) La notion de circuit économique
C) L’équilibre emplois-ressources

De quels biens et services dispose t-on dans un territoire


donné ? Et comment sont-il affectés ?

Ces deux questions renvoient à l’identité comptable


fondamentale qui caractérise l’équilibre sur le marché
des biens et services : Ressources = Emplois

La comptabilité nationale utilise la technique comptable


de la partie double => toute transaction est enregistrée
dans au moins deux comptes: l’un est débité et en
contrepartie l’autre est crédité du même montant. On
parle d’égalité débit-crédit.

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2) La notion de circuit économique

 Exemple numérique:

Administrations publiques (APU) Ménages


Emplois Ressources Emplois Ressources
Dépenses publiques
Salaires (WA):
Impôt sur le revenu : Impôt sur le revenu : 1500
Salaires (WA) : 1500
800 800 Prestations
Prestations
sociales (FA) : 500
sociales (F): 500

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2) La notion de circuit économique
Les quantités disponibles d’un produit donné ne peuvent
provenir que des ressources (on parle de ressources
en produits) :

- Intérieures : la Production (P)


❑ correspond à la valeur totale de tous les biens et services
produits dans un pays donné au cours d'une année donnée.

- Provenant de l’extérieur : les Importations (IM)


❑ Valeur des biens et services fournis par des unités non
résidentes à des unités résidentes.

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2) La notion de circuit économique

 La production (P) se divise en :


◦ production marchande (B&S marchands) qui constitue
l'essentiel de la production (81,5% en 2018).
C'est la production:
 destinée à être écoulée sur un marché (elle comprend les
ventes aux consommateurs et la variation des stocks).
 et vendue à un prix couvrant plus de 50% de ses coûts.
La production est évaluée au prix de marché : coûts +
marge commerciale + taxes sur les produits (TVA non
déductible, TICPE (taxe intérieure sur la consommation
des produits énergétiques), taxes sur tabac et boissons)
– subventions sur les produits.

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2) La notion de circuit économique

◦ production non marchande (S non marchands


fournis par les APU principalement) qui est fournie à
d'autres unités, soit gratuitement, soit à un prix qui
couvre moins de la moitié des coûts (18,5% de la
production totale en 2018).
En l’absence de prix de marché, elle est évaluée au
coût de production des services fournis (salaires
des fonctionnaires, consommations intermédiaires…)
=> dépense que la collectivité nationale doit
effectuer pour les acquérir.

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2) La notion de circuit économique
Comment sont employées les ressources (P + IM) ?

1. CI : la Consommation Intermédiaire
Valeur des biens et services transformés, incorporés (ex :
pneus dans la production de voiture) ou entièrement
consommés (c’est-à-dire détruits, ex : électricité dans la
production d’aluminium) au cours du processus de production.
L'usure des actifs fixes mis en œuvre n'est pas prise en compte
; elle est enregistrée dans la consommation de capital fixe
(CCF).

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2) La notion de circuit économique
Comment sont employées les ressources (P + IM) ?
2. DC : la Dépense de Consommation finale
C'est la somme de la dépense de consommation des
ménages et des consommations individualisables incluses
dans la dépense de consommation finale des
Administrations publiques (APU).
▪ La dépense de consommation des ménages se limite aux dépenses
que les ménages supportent directement (dépenses de santé,
d'éducation, de logement, restant à leur charge, après
remboursements éventuels).
▪ Les consommations individualisables incluses dans la dépense de
consommation finale des APU sont celles dont les bénéficiaires
peuvent être précisément définis. C'est le cas en particulier des
dépenses pour l'éducation et pour la santé.

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2) La notion de circuit économique
Comment sont employées les ressources (P + IM) ?

3. FBCF : la Formation Brute de Capital Fixe (Investissement)

La formation brute de capital fixe (FBCF) est constituée par les


acquisitions (moins les cessions) d'actifs fixes réalisées par les
producteurs résidents. C’est l’investissement productif des
entreprises (≠ investissement financier: placement).
Les actifs fixes sont les actifs corporels ou incorporels issus de
processus de production et utilisés de façon répétée ou
continue dans d'autres processus de production pendant au
moins un an.
(compléments à lire : Piriou 2006, page 13)

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2) La notion de circuit économique
 Les investissements productifs peuvent être classés:
◦ Selon leur nature:
 Les investissements matériels (bien de production)
 Les investissements immatériels (brevets, licences,
marques…)
◦ Selon leur finalité:
 Les investissements de capacité (objectif: accroître
la capacité de production)
 Les investissements de remplacement (objectif:
maintenir la capacité de production actuelle en
compensant la dépréciation du capital)
 Les investissements de modernisation (objectif:
accroître la productivité).

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2) La notion de circuit économique
Comment sont employées les ressources (P + IM) ?

4. EX : les EXportations
Valeur des biens et services fournis par des unités résidentes à
des unités non-résidentes

5. VS : la Variation de Stock
Différence entre les entrées du produit en stock et les sorties
du produit.
Au final : Ressources = Emplois
P + IM = CI + DC + FBCF + VS + EX
PIB +IM = DC + FBCF + VS + EX
PIB+IM=C+G+I+VS+EX
(il s’agit de l’équilibre R-E en économie ouverte à 4 agents)
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2) La notion de circuit économique
VS = (P + IM) – (CI + DC + FBCF + EX)
- Si VS > 0 : appréciation du stock = une partie des
ressources n’a pas trouvé d’emplois (que ce soient en CI, DC,
FBCF ou EX)
-Si VS < 0 : dépréciation du stock = VS est considéré
comme un emploi négatif = il faut puiser dans les stocks (qui
deviennent une nouvelle ressource)

VS SE RETROUVE TOUJOURS CÔTE EMPLOIS

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2) La notion de circuit économique
D) Retour sur les opérations économiques.
 Les opérations économiques comprennent:
◦ Les opérations sur biens et services
◦ Les opérations de répartition
◦ Les opérations financières

 Les opérations sur biens et services concernent la


création et l’utilisation de biens et services:
◦ production (marchande et non marchande),
◦ consommation (intermédiaire et finale),
◦ Investissement (productif),
◦ Échanges extérieurs (exportations et importations).

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2) La notion de circuit économique
 Les opérations de répartition concerne la manière dont
la richesse créée (la valeur ajoutée) est répartie entre
salariés, propriétaires d’entreprise et APU (revenus
primaires) mais aussi redistribuée par les APU (revenus
secondaires).
On distingue :
◦ les transferts de revenus : rémunérations des salariés,
revenus de la propriété (intérêts, loyers, dividendes…), impôts
sur la production et les importations (taxe foncière, Droit de
Douane…), subventions à la production, les transferts courants
sans contrepartie (impôts sur le revenu et sur le patrimoine,
cotisations sociales, prestations sociales…)
◦ les transferts en capital : aide à l’investissement, impôts en
capital (droits de succession…), autres transferts en capital
(legs, donation…)

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2) La notion de circuit économique
 Les opérations financières qui concernent les relations
entre créancier et débiteur.
Elles sont la contrepartie d’opérations sur biens et
services, d’opérations de répartition, ou d'opérations
financières pures.
Les opérations financières montrent comment les
secteurs à besoins de financement se sont endettés,
et comment les secteurs à capacité de financement
ont employé cet excédent.
On trouve surtout les opérations sur les actifs financiers :
- les moyens de paiement
- les créances financières comme l’or, les dépôts à vue,
les crédits, les titres financiers (actions, obligations)…

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3) Les soldes intermédiaires de gestion

 En CN, il existe trois grandes catégories de compte :


◦ les comptes courants (au nombre de 5) : ce sont des
comptes de flux qui concernent la formation et l’utilisation
des revenus de la production jusqu’à l’épargne. Ce sont les
comptes de production, d’exploitation, d’affectation des
revenus primaires, de distribution secondaire du revenu,
d’utilisation du revenu.
◦ les comptes d’accumulation (2) : ce sont aussi des
comptes de flux mais ils concernent les actifs non financiers
(compte du capital) et financiers (comptes financiers)
◦ les comptes du patrimoine : ce sont des comptes de stock
qui établissent les valeurs des actifs (financiers comme les
moyens de paiement, les titres… et non financiers comme les
stocks) et des passifs (dettes) à un moment donné.

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3) Les soldes intermédiaires de gestion

 Au niveau global les comptes sont équilibrés.


 Mais chaque compte pris individuellement ne l’est pas et
son solde a une signification économique.
 La structure des comptes est emboîtée : le solde de
chaque compte est la ressource du compte suivant.
 Ces comptes retracent pour chacun des secteurs
institutionnels l’ensemble des opérations qu’ils ont
réalisées.
 6 comptes vont s’enchaîner avec chacun son solde
intermédiaire de gestion (SIG) associé afin de
déterminer le besoin ou la capacité de financement du
pays:

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3) Les soldes intermédiaires de gestion

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3) Les soldes intermédiaires de gestion

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3) Les soldes intermédiaires de gestion

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3) Les soldes intermédiaires de gestion

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Exercice
Vous disposez des données suivantes concernant la France (en Milliards d’euros) :

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Questions
1) Calculez la valeur ajoutée brute (VAB). A quoi correspond aussi le
résultat trouvé ?
2) Calculez l’excédent brut d’exploitation (EBE). Comment peut-on
interpréter économiquement cet EBE ?
3) Calculez le revenu primaire brut. A quoi correspond économiquement
le revenu primaire pour un ménage ?
4) Calculez le revenu disponible brut (RDB). Donnez-en une
interprétation économique.
5) Calculez l’épargne brute.
6) Calculez au niveau de la nation le taux d’épargne (épargne
brute/VAB) et le taux d’investissement (FBCF/VAB). Que peut-on en
conclure ?
7) Sans faire de calcul, dites si la France a un besoin ou une capacité de
financement. Vérifiez votre intuition par le calcul. Quelle sera la
conséquence pour la France ?

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