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LA THÉORIE NÉOCLASSIQUE :

BILAN ET PERSPECTIVES DU MODÈLE D'ÉQUILIBRE GÉNÉRAL


PAR BERNARD GUERRIEN

Chapitre 1 – l'approche néoclassique


1. Complexité des phénomènes sociaux et « neutralité » de l'économie :
2. L'approche néo-classique (ou « marginaliste) :
3. Principe de maximisation et d'équilibre :
4. Le problème de la stabilité et de l'optimalité du système concurrentiel :
5. Temps et monnaie :
Chapitre 2 – Le choix du consommateur
1. Des biens datés et localisés :
2. Les « paniers de biens » :
3. L'ensemble de consommation d'un ménage :
4. Relation de préférence sur l'ensemble de consommation :
5. Paniers de biens équivalents : les courbes d'indifférence
8. La « convexité des préférences » :
9. Le taux marginal de substitution :

La théorie néo-classique de Bernard Guerrien 1


CHAPITRE 1 – L'APPROCHE NÉOCLASSIQUE
1. COMPLEXITÉ DES PHÉNOMÈNES SOCIAUX ET « NEUTRALITÉ » DE L'ÉCONOMIE :
Les approches économiques quel qu'elles soit ne peut pas tout expliquer, et ses applications sont
difficiles. En effet, les concepts érigé en « loi » (ou axiomatique) ne le sont pas pour tous, les
courants vont avoir de véritable approche spécifique.

2. L'APPROCHE NÉO-CLASSIQUE (OU « MARGINALISTE) :


La théorie néo-classique s'appuie sur la théorie marginaliste, les théoriciens est d'arriver grâce aux
mathématique, à créer un modèle économique comme les physiciens. Walras a était le théoricien
qui a avancé le plus en ce sens et prouva l'existence d'un équilibre général.
Mais les margisnalistes ont plutôt suivit Marshall qui s'intéressait à l'étude des marchés isolés, et à
leur « équilibre partiel », et considéré que l'économie dans son ensemble est obtenue en
« superposant » tous ces marchés. Mais cette théorie est contestable : Keynes, tout en adoptant
un langage « Marshallien », avait bien senti le problème lorsqu'il insistait sur le fait que le salaire
était un « cout » (pour les entreprises) mais aussi une source de demande.
Des nouvelles théories mathématiques (théorie des jeux, théorie du point fixe) vont permettre à
Arrow et Debreu de proposer une démonstration de l'existence de l'équilibre général concurrentiel
en établissant plusieurs hypothèse (voir les points suivants). Les néo-classiques, grâce à ce
modèle, considère que :
« la société est formée d'individus libres et égaux (du moins en droit) dont la
socialisation se fait à travers l'échange »

Les individus sont appelé « agents », et il ne diffère pas les un des autres sur l'essentiel, les
néoclassique vont donc analyser un « agent type », un paradigme. L'approche néo classique va
donc se concentrer d'avantage sur l'échange et non sur la production (comme chez les marxiste),
d'ailleurs certains modèles néo-classique vont s'attacher à rester dans des économies d'échange
pur qui sont des modèles d'économie sans production.

3. PRINCIPE DE MAXIMISATION ET D'ÉQUILIBRE :


Qu'est ce qui va amener les individus « libres et égaux » à procéder à des échanges ?
C'est la maximisation :
« les agents, munis de fonctions-objectif mesurant un plaisir où un profit, vont chercher
à maximiser cet objectif, en tenant compte de leurs contraintes en ressources ou
technologiques »

Pour les néo-classiques l'équilibre se caractérise par une égalité entre l'offre et la demande sur
tous les marchés.
Walras a étudié s'il existait un prix d'équilibre, Arrow et Debreu ont formulé des réponses en
émettant certaines hypothèses sur le fonctionnement du marché et sur les objectifs des agents.

4. LE PROBLÈME DE LA STABILITÉ ET DE L'OPTIMALITÉ DU SYSTÈME CONCURRENTIEL :


Il faut démontrer comment le système qui n'est pas en équilibre peut, après un certain temps. Pour
utiliser l'image d'Adam Smith : existe-t-il une main invisible qui rende le système concurrentiel
harmonieux ?
Walras a était le premier a tenter de répondre a cette question en introduisant le principe de
tâtonnement. Cette idée a été modéliser par Samuelson, aujourd'hui on parle « la stabilité du
système concurrentiel ».

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Mais l'optique de cette pensée est très délicate puisqu'elle prend en compte une situation de
déséquilibre, or le modèle de concurrence pure et parfaite ne peut plus être tout à fait la référence
dans ce cas. On justifie la situation optimal de l'équilibre général grâce au critère de Pareto qui
permet de démontrer les théorèmes du bien-être (Welfare Economics).

5. TEMPS ET MONNAIE :
La stabilité de l'équilibre général n'est pas abordé avec la question du temps, le temps introduit de
l'incertitude au modèle, or celui tend a écarter toute forme d'incertitude qui pourrait nuire à la
qualité du modèle puisque les principes du modèle comme les relations marginalistes sont remis
en cause, le problème de cette approche est que l'on peut pensé que ce modèle devient trop
formel et ne se rapproche plus de la réalité. Ce problème de l'incertitude sera d'ailleurs au centre
de l'analyse Keynésienne.

CHAPITRE 2 – LE CHOIX DU CONSOMMATEUR


L'approche néo-classique considère que la société est considéré d'individus libre appelés des
« agents », ils vont appliquer le principe de la maximisation pour atteindre la situation la meilleur
pour eux. Ces agents ont deux activité différente : la production et la consommation.
Il faudra définir la notion de « bien » et de « panier de biens ».

1. DES BIENS DATÉS ET LOCALISÉS :


La notion de biens recouvre aussi bien les biens matériels et les service. Chaque bien est
également caractérisé par le lieu et la date à laquelle il est disponible.
Un litre de lait disponible à Lyon est un bien différent d'un litre de
lait disponible à Paris. De même, un litre de lait disponible aujourd'hui
est un bien différent d'un litre de lait disponible dans une période
ultérieur.
Hypothèse : Nous supposerons que les choix des ménages à l'instant qui sert de référence (et
que nous pouvons appeler « instant initiale ») portent à la fois sur leurs consommations présentes
et futures de biens.
Cette hypothèse aura pour conséquence d'écarter l'incertitude : les agents auront une
connaissance parfaite du futur et feront des choix précis dans la manière de consommer, le
consommateur est donc omniscient est le fait que la monnaie soit un moyen de réserve devant les
aléa du futur n'a pas de raison d'être. La théorie néo-classique concerne donc les économies non
monétaires, d'ou le problème de l'introduction de la monnaie dans le modèle.

2. LES « PANIERS DE BIENS » :


On dira que l'économie ne compte que 2 biens noté 1 et 2. Le symbole q i (i pouvant prendre la
valeur 1 et 2, ce que l'on i=1,2 ) mesure la quantité d'un bien i. On supposera aussi que le bien
est parfaitement et indéfiniment indivisible.
Étant donné q 1 unité du bien 1 et q 2 unités du bien 2 (ces quantités pouvant être mesurées en
litres pour le lait et en kilos pour le pain), on appelle « panier de biens » le couple formé par les
nombre q 1 et q 2 noté Q=q 1, q 2 .

Soit une économie comportant n biens, caractérisés par l'indice i (i=1,2,... n). On appelle panier
de biens le vecteur Q=q 1, q 2, … , q i , … , qn  ., ou q i est une quantité de bien i ( q i≥0 ).

3. L'ENSEMBLE DE CONSOMMATION D'UN MÉNAGE :


On appelle ensemble de consommation d'un ménage l'ensemble des paniers de biens possibles
parmi lesquels il fait son choix, en supposant qu'il n'est soumis à aucune contrainte.

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Ainsi supposons qu'il n'y a que deux bien et que le ménage a besoin d'une quantité minimum a du
bien 1 et Bourgogne du bien 2 pour survivre. Dans ces conditions, si on suppose qu'il n'est jamais
saturé, son ensemble de consommation sera donné par la région hachurée (représentant les
paniers de biens tel que q 1≥a et q 2≥b ) :
Par la suite nous supposerons, pour simplifier la présentation que
2
a=b=0 , c'est à dire que les ménages peuvent survivre sans
rien consommer : voir chap. VI et l'hypothèse de survie.

Ensemble de
consommation

a
1

4. RELATION DE PRÉFÉRENCE SUR L'ENSEMBLE DE CONSOMMATION :


Étant donné deux paniers de biens A et B de l'ensemble de consommation d'un ménage, 4 cas
sont alors possible :
1. le ménage préfère consommer le panier A plutôt que le panier B (on note A B ) ;
2. le ménage préfère consommer le panier B plutôt que le panier A (on note A B ) ;
3. il est indifférent au ménage de consommer A ou Bourgogne (on note A~ B ) ;
4. le ménage est incapable de faire l'un des trois choix précédents.

Hypothèse fondamentale : Tous les ménages peuvent classer selon un ordre de


préférence les paniers de biens inclus dans leur ensemble de consommation.
Chaque ménage est doté d'une relation de préférence sur son ensemble de consommation. Le
classement des panier est fait en fonction de leur composition et non de leur valeur.
Le classement des paniers de biens fait apr chacun des consommateurs doit vérifier une condition
de cohérence ou de rationalité : si le panier Bourgogne est préféré (ou indifférent) au panier A et si
le panier A est préféré (ou indifférent) au panier C, alors le panier Bourgogne doit être préféré (ou
indifférent) au panier C . Et cela quels que soient les paniers A, B et C vérifiant les deux premières
relations.
Si la condition de rationalité précédente (que l'on note BA et AC ⇒ BC ) est vérifié, on dit
que la relation de préférence est transitive. On supposera que la relation de préférence est un
préordre total : l'hypothèse fondamentale et la condition de rationalité sont vérifiées.

5. PANIERS DE BIENS ÉQUIVALENTS : LES COURBES D'INDIFFÉRENCE


La relation de préférence d'un consommateur donné peut être telle que certains paniers de biens
sont, pour lui, équivalents. c'est à dire qu'il lui est indifférent de détenir l'un ou l'autre de ces
paniers (3ème cas évoqué précédemment). L'ensemble de biens équivalents à un panier A est
appelé classe d'équivalence associé à A. On pourra représenter ces classes d'équivalence par des
courbes d'indifférence.
On appelle courbe d'indifférence d'un consommateur associée à un panier de biens A, la courbe
reliant tous les paniers de biens équivalents à A (selon sa relation de préférence).

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La courbe d'indifférence
2
2 passant par le panier de bien
A' qui comporte autant de
bien 2 que le panier A mais
A A' plus de panier 1, si la relation
A
de préférence est monotone
B alors le consommateur
Y X préfère le panier A' (plus de
1
bien 1 et autant de bien 2).
Courbe d'indifférence de type En conséquence, il découle
1
hyperbolique de la transitivité de la
préférence que tout panier X se trouvant sur la même courbe
Dans ce cas il préfère toujours d'indifférence que A' est préféré à tout panier Y se trouvant sur
« avoir plus », ces courbes la même courbe d'indifférence que A' est préféré à tout panier Y
seront décroissante, puisque se trouvant sur la même courbe d'indifférence que A.
pour passer de A à Bourgogne,
les quantités des biens 1 et 2 ne
peuvent pas augmenter
simultanément, on dit alors que
sa relation de préférence est
monotone.

2
Si on se déplace dans l'ensemble de consommation dans le sens
« nord-Est » on « monte » sur cette échelle, le consommateur
« Nord-Est » cherchera donc a se déplacer dans ce sens. L'ensemble des courbes
d'indifférence d'un consommateur est appelé carte d'indifférence.

6. LA « CONVEXITÉ DES PRÉFÉRENCES » :


2
Si on prend deux paniers de biens quelconques Q et Q' sur cette courbe
alors les paniers de biens se trouvant sur le segment QQ' (Z par
Q
Z exemple) sont préférés à Q et à Q' puisque les courbes d'indifférence
passant par ces paniers de biens sont plus « Nord-Es » que la courbe
d'indifférence passant par Q et Q'. Si toutes les courbes d'indifférence
ont cette propriété, on dit qu'il y a convexité des préférences.
Q'
1

7. LE TAUX MARGINAL DE SUBSTITUTION :


On appelle taux de substitution entre Q et Q' le rapport :
2 q 2 – q ' 2 /q ' 1−q1  . Le taux de substitution est donc un
taux d'échange tel que le consommateur demeure sur la
Q même courbe d'indifférence. Graphiquement, il est donné
q2 Z
par la valeur absolue de la droite QQ'.
On appelle taux marginal de substitution en Q la valeur
∆q2 absolue de la pente de la tangente en Q à la courbe
d'indifférence passant par Q. On le note TSB (Q).
q'2 Q'
q1 ∆q1 q'1 1

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