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Sunday, February 21, 2021 6:21 PM

Un atome est constitué d'un noyau (neutrons + protons) autour duquel tournent les électrons.
Les électrons, noté "e-", sont chargés négativement.
Quelques données :
m(e-) = 9,1.10-31 kg m(p) = m(n) = 1,67.10-27 kg = 1830.m(e-) q(p) = - q(e-) = e = 1,6.10-19 C q(n) = 0
La masse de l'atome est concentrée dans le noyaux.
Le diamètre de l'atome est de l'ordre de l'Angtröm (1Å = 10-10 m). Celui du noyau est de l'ordre
du femtomètre (1fm = 10-15 m).
L'échelle du temps des phénomènes nucléaires s'étend de 10-20 s à 109 ans.
L'énergie s'exprime en électronvolt : 1eV = 1,6.10-19 J.
On utilise l'uma ou u pour mesurer la masse des atomes : 1u = 931,5 MeV.
Modèle atomique :
Voir chimie année dernière hh.
Excitation : On fournit une énergie suffisante pour faire passer un e- vers un niveau
supérieur mais pas suffisante pour l'arracher à l'atome. L'atome devient excité, instable.
Ionisation : On fournit une énergie suffisante pour arracher un e- de son orbite et de l'atome
entier. On obtient alors un cation + e-.
Désexcitation : Elle s'effectue par l'émission X de fluorescence (hv).
Effet AUGER : Auto-ionisation suite à une désexcitation (émission de hv)
Structure de l'atome :

Stabilité de l'atome :
Les nucléons coexistent grâce à l'effet de forces nucléaires. La masse du noyau est moins
que celle de ces constituants séparés : M=(Zmp + Nmn) – ΔM. NB : m(e-) = 511 KeV.
Stabilité et rapport A-Z/Z :
Zone 1 : β-
Zone 2 : β+/CE
Zone 3 : α
Zone 4 : stable

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Wednesday, February 24, 2021 12:26 PM

 est une antiparticule de charge est de masse nulles appelée anti-neutrino.


 v est une antiparticule de charge et de masse nulles appelée neutrino.
 La différence entre une émission β+ et une CE est la condition énergétique, en plus du fait qu'une CE
nécessite un noyau lourd.
 Les transformations par partitions nécessite des noyaux lourds.
 L'émission γ est favorisée si l'E emmagasinée est élevée.
 La CI est favorisée si le noyau est lourd et faiblement excité.

Nt=N0e-λt avec :
• N0 : nb de noyau radioactifs à t=0.
• λ : cst radioactive en s-1.
Sur la figure ci-contre, T correspond à

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Sur la figure ci-contre, T correspond à
la période, ou demi-vie : durée
nécessaire à la désintégration de la
moitié de l'échantillon. On trouve :
T = ln(2)/λ
L'activité est le nombre de noyau qui
se désintègrent par unité de temps :
A(t) = λN0e-λt = A0e-λt.
L'activité s'exprime en Becquerel Bq
avec 1 Bq = 1 désintégration par s.
Autre unité : le Curie. 1 Cu = 3,7.1010 Bq.

C'est les familles de noyaux radioactifs formées par un noyau père radioactif et les noyaux fils plus stables :

Cas particulier à retenir : Générateur de technétium :

En rouge : N(Mo)
En vert : N(Tc*)
tmax = 24h
L'intérêt de cet appareil est la scintigraphie :
l'exploration par injection d'une substance
radioactive, dans le cas le Tc* facile à détecter
et non nocif pour l'organisme.

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Wednesday, March 3, 2021 10:20 AM

Les rayonnements ionisants RI sont classés en :


• Rayonnements directement ionisants.
• Rayonnements indirectement ionisants.
Nous sommes intéressés par la classification en :
• Rayonnements non chargés :
○ Rayonnements particulaires : neutrons.
○ Rayonnements EM : photons X et γ.
• Rayonnements chargés :
○ Particules légères : e-.
○ Particules lourdes : protons, fragments de fission, α.

Pour quantifier les quantités d'énergie transférée, les physiciens ont introduit le TEL, transfert
linéique d'énergie : TEL = dE/dL, exprimé en KeV/μm dans l'eau.

On parle également de DLI, densité linéique d'ionisation, c'est le nombre de paires d'ions crées
par unité de longueur, avec W l'énergie nécessaire à la création d'une seule paire :
TEL = DLI * W.

PC pour particules chargées.


Particules chargées lourdes PCL :
Elles interagissent obligatoirement avec les e- surtout et les noyaux atomiques, puisqu'elles
sont chargées positivement. Il y a soit attraction, soit répulsion.
• Interaction avec les e- :
C'est des interactions coulombiennes, inélastiques, caractérisées par :
 Transfert d'Ec aux e- de la matière.
 Arrachement d'e- --> e- secondaires --> ionisation.
 Excitation électronique.
 Trajectoire des PCL rectiligne, peu modifiée.
 Fin du parcours de la PCL marquée par une augmentation de DLI.
Particules chargées légères :
Elles réagissent avec les e- et les noyaux atomiques. Ces interactions sont électriques et sont
caractérisées par :
 Trajectoire en ligne brisée.
 Excitation et ionisation de l'atomie.
 En cas d'interaction avec un noyau atomique :
○ Déviation de la trajectoire.
○ Emission de photon X de freinage.

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○ Déviation de la trajectoire.
○ Emission de photon X de freinage.

Les rayonnement X sont émis lors du freinage d'un faisceau d'e- (lors d'interaction avec des
noyaux) et lors du retour à l'état fondamental d'un atome excité.
Les rayonnements γ sont émis lors de la transition d'un état excité à un état stable.
Les photons sont caractérisés par une fréquence v, une longueur d'onde λ ainsi qu'une énergie
E = hv. Leurs interaction avec la matière sont aléatoires.
Atténuation d'un faisceau de photons :

Le photon incident est fait par un certain nombre de faisceaux. Lors de la traversé de la
matière (d'épaisseur X et de surface de contact S), le photon peut être absorbé totalement,
transmis sans déviation sans interaction ou diffusé.
Si N0 est le nombre de photons incidents sur la surface S de la matière d'épaisseur X, et NX le
nombre de photons sortant de X (n'ayant pas interagit avec la matière), on a :
NX = N0.e-μX, avec μ probabilité d'interaction par unité de longueur (ou coef d'atténuation
linéaire total) en cm-1.
La couche de demi atténuation CDA est l'épaisseur X nécessaire pour atténué la moitié du
faisceau incident N0 : CDA = ln(2) / μ.

Effet photo électrique :


Le photon interagit avec un e- de la couche interne. Le photon disparait et donne toute son E
à l'e-, qui quitte l'atome et devient alors photo électron. Ainsi, Ec = hv - El. L'atome devient
excité. Pour retourner à un état plus stable, l'atome procède à un réarrangement électronique,
émet des photons X et parfois les e- AUGER.
Conditions :
• hv > El.
• Electrons K+++, L++, M+…

Effet Compton :
Le photon interagit avec un e- libre. Le transfert d'E est partiel, et un photon est diffusé à un
certain angle avec hv' = hv - Ec. Cet effet prédomine pour des cibles légères (Z faible) et des
photons incident d'énergie > 0,5 MeV.

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Production d'une paire :
Le photon interagit avec le noyau et peut subir une matérialisation. Le photon devient de la
matière, il donne une paire d'e- (e-, e+) si hv > 1,022 MeV. Le e+ est annihilé avec émission de 2
photons γ de 511 KeV à sens opposés.
Récapitulatif :

Effet photo
électron Production d'une
paire

Effet compton

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Thursday, March 4, 2021 8:15 AM

Dans la matière biologique, on retrouve principalement 4 atomes légers : C, O, H et N. L'interaction


de ces atomes avec les RI résulte en une excitation qui a certains effets biologiques.
Les physiciens ont introduit une nouvel unité, la dose absorbée, c-à-d la quantité d'énergie déposée
par unité de masse : D = dE / dm, en J/Kg ou Gray (Gy). Le débit de dose absorbée est définit par la
relation :

En J.Kg-1.s-1.

On distingue entre :
• Effets moléculaires : 2 molécules sont les plus intéressantes à étudier, l'H2O et l'ADN.
• Effets cellulaires.
• Effets tissulaires.

Effets physico-chimiques directs :


Attaquer n'importe quelle molécule de l'organisme par des RI résulte en une excitation ou ionisation,
un réarrangement électronique et donc une fragilisation des liaisons. La molécule se casse en 2
fragments ou radicaux très réactifs. L'un possède un e- supplémentaire libre, l'autre un e- en moins.

Effet physico-chimiques indirects :


On s'intéresse à la molécule d'eau. Sous
l'effet de RI, il se passe une cassure. On
obtient alors une paire d'ions (e-, H2O+).
L'e- intègre une autre molécule d'eau
(donnant H2O-) alors que le H2O+ se casse
à nouveau, donnant 2 radicaux : HO°
(puissant oxydant) et H°.
Pour un TEL élevé, les radicaux produits
sont très éloignés, car l'e- est projeté plus
loin.

Les HO° et les H° réagissent entre eux. Les 2 dernières options sont favorisées pour un TEL fort.
• H° + OH°  H2O
• OH° + OH°  H2O2
• H° + H°  H2
Influence de la présence d'O2 : comme dans les poumons.
• H° + O2 HO2°
• HO2° + HO2° H2O2 + O2
O2 est donc un radio-sensibilisateur; il rend les tissus plus sensibles aux rayonnements.
Influence de la présence de substances organiques :
• RH + HO° R° + H2O
• R° + O2 RO2°

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• R° + O2 RO2°
• ROO° + R’H ROOH + R’°

Lésions cytoplasmiques :
• Protéines : celles lésées sont inutilisées.
Lésions membranaires :
• Dégradation des récepteurs membranaires, des systèmes de transport et des flux ioniques.
Lésions nucléaires :
La probabilité d'une attaque directe des RI sur l'ADN est faible. Par contre, celle de l'attaque par les
radicaux issus de la radiolyse de l'eau est élevée. La cassure peut être :
• Cassure simple : au niveau d'un seul brin au niveau de la liaison désoxyribose - base ou
désoxyribose - phosphate.
• Cassure double brin : atteinte des 2 brins de l'ADN.
• Altération des bases.
• Altération du sucre.
• Modification de la structure de l'ADN :
○ Pontage intra-brin ou inter-brin.
○ Enjambement des chaînes d'ADN, ce qui gêne la transcription et la réplication.
Ainsi, la cellule procède à une réparation (par l'intervention d'endonucléases, d'ADN polymérases et
d'ADN ligases), un système de réparation SOS (save our synthesis) plus rapide mais pas aussi
efficace.
> Conséquences :
 Délétion
 Translocation
 Formation d'anneaux
 Formation de chromosomes dicentriques.

Effets cellulaires :
La radiosensibilité est maximale pendant la mitose. Elle est minimale en phase S.
• Mort cellulaire radio-induite :
 Immédiate : Elle nécessite une dose énorme (milliers de Gy), sauf pour les lymphocytes et
les ovocytes, qui sont très sensibles. On assiste à une nécrose complète.
 Mitotique : C'est un phénomène statistique où la cellule perd la capacité de prolifération,
il y a donc extinction de la lignée de la cellule irradiée.
Facteurs jouant sur la radiosensibilité :
• Facteurs liés à la cellule :
 Nature des cellules : plus elle est jeune, plus elle est sensible.
 Les cellules les plus sensibles sont les spermatogonies, les cellules des muqueuses, les
cellules basales de l'épiderme et les cellules pluripotents de la moelle osseuse.
 Les cellules les plus résistantes sont les fibroblastes et les cellules musculaires.
• Facteurs liés aux conditions de radio-exposition :
 La dose délivrée.
 Le débit de dose délivrée.
 L'effet O2.
 L'environnement cellulaire.
Effets tissulaires :
La radiosensibilité des tissus dépend de :
 Variété des cellules.
 Interdépendance des tissus.
 Fonctions.
 Organisation tissulaire :
○ Un tissu compartimental présente un contingent souche très radiosensible, un contingent
de maturation de radiosensibilité intermédiaire, en plus d'un contingent fonctionnel

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de maturation de radiosensibilité intermédiaire, en plus d'un contingent fonctionnel
radio-résistant.
○ Un tissu non-compartimental.
Ordre de radiosensibilité tissulaire (du + au -) :
• Tissu embryonnaire.
• Tissu hématopoïétique.
• Gonades.
• Epiderme.
• Muqueuse intestinale.
• Tissu conjonctif.
• Tissu musculaire.
• Tissu nerveux.

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Wednesday, March 10, 2021 10:36 AM

Les effets des RI sur l'organisme humain sont des conséquences de leurs effets biologiques. On distingue entre
2 types de manifestations pathologiques :
• Effets déterministes : ils apparaissent obligatoirement après interaction avec les RI.
• Effets stochastiques : ils peuvent apparaitre comme ils peuvent ne pas apparaitre.

Caractéristiques :
 Seuil d'apparition : 0,2 à 0,3 Gy.
 Obligatoires : si la dose est suffisante, les effets apparaissent toujours.
 Précoces : ils se manifestent quelques heures à quelques mois après l'exposition aux RI (à l'exception de
la cataracte).
 Généralement réversibles : avec ou sans intervention humaine.
 Gravité proportionnelle à la dose.
Ces effets sont clairement décrits du point de vue symptomatique et sont différents selon l'exposition (globale
ou partielle).
NB : Dose létale 50 (DL 50 tue 50% des individus) = 4,5 à 5 Gy.
Exposition globale :
On parle de syndrome l'irradiation aigüe généralisée, l'irradiation atteint la grande majorité des tissus et des
organes. Ces expositions peuvent être à forte (accident nucléaire, traitements) ou à faible (irradiation
naturelle, expositions médicales, professionnelles…) dose.
Evolution caractéristique :
• Phase prodromique : elle sure les quelques heures qui suivent l'irradiation, la victime ressent de la
fatigue, un malaise, des nausées, des vomissements et des diarrhées…
• Phase de latence : elle est toujours présente et dure de 5 à 14 jours selon la dose. Elle est silencieuse; on
n'observe rien, elle est trompeuse.
• Phase d'état : elle est critique avec des signes généraux, infectieux et hémorragiques. Le pronostic vital
peut être mis en jeu.
• Période de récupération : elle commence à partir du 3ème mois et sa qualité dépend de la dose délivrée.
Evaluation de la dose absorbée :
• Dosimétrie physique : elle détermine les caractéristiques de la source des RI, la distance source-victime,
la durée de l'exposition et la dose D mesurée par un dosimètre.
• Examen clinique : elle permet d'estimer la dose absorbée à partir des signes cliniques en fonction du
délai d'apparition après la radioexposition. Plus les signes sont graves et le délai d'apparition court, plus
les effets sont sévères.
• Dosimétrie biologique : elle permet de mesurer la dose absorbé par le suivi du nombre de globules
rouges, blancs, de plaquettes, des enzymes, des chromosomes… toutes les 3 heures.
Dose absorbée Forme Symptomatologie
< 1 Gy Infra-clinique Aucun signe chez la plupart des individus.
1 à 6 Gy Hématopoïétique De la réaction légère (asthénie, nausée, vomissement) à l'aplasie
• Légère : 1-2 Gy médullaire dans la forme grave (infection, hémorragie, anémie).
• Modérée : 2-4 Gy
• Grave : 4-6 Gy
6 à 7 Gy Gastro-intestinale Diarrhée, hémorragies, vomissements
8 à 15 Gy Pulmonaire Hémoptysies, insuffisance respiratoire aigüe.
> 20 Gy Cérébrale Coma, mort en 14 à 36 heures.
Exposition partielle :
Les manifestations pathologiques dépendent des régions exposées et de la dose délivrée.
Dose absorbée (en Gy) Organe Lésions
3 Peau Erythème (rougeur)

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3 Peau Erythème (rougeur)
5 Epidermite
25 Nécrose
2 Testicule Stérilité transitoire
7 Stérilité définitive
12 à 15 (25 ans) Ovaires Stérilité
10 Œil, cristallin Cataracte

Caractéristiques :
• Pas de seuil de dose : ils peuvent apparaitre pour n'importe quelle dose.
• Aléatoires : n'apparaissent pas toujours et chez tous les individus.
• Tardifs : apparaissent plusieurs années après l'irradiation, et même chez la descendance.
• La fréquence augmente avec la dose.
• La gravité est indépendante de la dose.
• Non-spécifiques : on ne peut pas déterminer l'origine radio-induite d'une anomalie génétique ou d'un
cancer.
Effets somatiques :
Les effets apparaissent chez la victime irradiée elle-même (et non sa descendance).
• Etudes in-vitro.
• Expérimentations animales : ils sont difficiles en raison de facteurs multiples qui rentrent en jeu.
• Enquêtes épidémiologiques : étude des populations ayant subi des irradiations à doses élevées. Ces
enquêtes ont permis de mettre en évidence un excès de cancer par rapport à des populations non-
exposées. Parmi les cancers radio-induits, on connait : tumeurs cutanées, tumeurs osseuses solides,
cancer du poumon, de la thyroïde, de l'estomac, leucémies…
• Facteurs de la radio-cancérogénèse :
○ Dose absorbée : le risque augmente avec la dose.
○ Débit de dose : l'effet décroit pour des débits faibles.
○ Nature du rayonnement : on attribue à chaque rayonnement un facteur de qualité Q. Aujourd'hui,
on retient le WR, facteur de pondération biologique, en plus de la dose équivalente H = D * WR en
Sievert (Sv).
○ Nature du tissu irradié : On a défini le facteur de pondération tissulaire WT et la dose efficace
E = H * WT en Sv.
Effets génétiques :
C'est des lésions des cellules des lignées germinales, elles touchent :
• Les chromosomes en nombre et en structure.
• Les gènes, les effets apparaissent dès la première génération ou chez la descendance.
On n'a toujours pas pu mettre en évidence, à ce jour, les effet génétiques de l'irradiation chez l'Homme.

Effets déterministes Effets stochastiques


Cause : destruction massive des cellules Cause : lésions non réparée de l'ADN
Obligatoires Aléatoires
Pathologies diverses Cancers et effets génétiques
Dose seuil : 0,2 à 0,3 Gy Pas de dose seuil
Manifestation précoce Manifestation tardive
Gravité dépendante de la dose Gravité indépendante de la dose
Clairement décrits Non-spécifiques

Biophysique Page 11
Thursday, March 11, 2021 8:11 AM

Les RI portent une énergie suffisante pour arracher des e - à la matière, mais ils ne sont pas visible; on ne peut
ni les voir, ni les entendre, ni les sentir. Pour les détecter, on ne pouvait que mettre en évidence leurs effets.
Lorsqu'un RI traverse la matière, il l'excite en arrachant les e - de ses atomes et dépose une partie de son E
sous forme de chaleur. En résumé, les effets que provoquent les RI sont :
 Ionisation des gaz ou corps chimiques transformés.
 Excitation dans les scintillateurs ou dans les semi-conducteurs.
 Création de défauts de structure.
 Elévation de la température.

Efficacité de détection ED :
ED = NPD/NPR avec NPD nb de particules détectées et NPR nb de particules reçues par le détecteur.
Résolution en énergie RE :
C'est la capacité du détecteur à distinguer 2 énergies
proches 1 et 2.
Sur un diagramme, RE est mesurée par la largeur à mi-
hauteur LMH. Plus LMH est petite, plus la RE est meilleur.
Le temps mort de détection ™ :

C'est le plus petit intervalle de temps qui doit séparer 2 informations pour que l'une et l'autre soient prises
individuellement par le système. Plus TM est court, plus le taux de comptage est élevé.
Le mouvement propre MP :
C'est le taux de comptage TC enregistré en l'absence de toute source émettrice de RI. Il reflète la sensibilité
du détecteur.
Caractéristiques géométriques :
Elles définissent la forme du détecteur, l'importance de sa surface sensible et sa directivité.

Principe de fonctionnement :
On dispose d'un cylindre contenant un gaz. On place une tige
conductrice à l'intérieur, en la liant au circuit électrique. Il n'y a
pas de contact entre la tige, qui représente l'anode (+), et la paroi
du cylindre, qui représente la cathode (-).
Les RI envoyés traversent le cylindre et ionisent les atomes du
gaz. Les anions rejoignent la tige (anode) et les cations rejoignent
la paroi du cylindre (cathode).

Lorsqu'un certain nombre d'e - se rassemble au niveau de l'anode (+),


ça génère un courant électrique qui sera mesuré par un mesureur
d'électricité. Ce nombre dépend de la tension du générateur; ils
évoluent dans le même sens. On observe que le nb d'atomes ionisés
est le même pour 100<ddp<200. Une fois 200 dépassée, les atomes
ionisés deviennent à leur tour ionisants et arrachent les e - des autre
atomes sur leur chemin.
Les détecteurs qui fonctionnent dans la 2ème chambre sont appelés chambres d'ionisation, ceux dans la
3ème chambre sont les détecteurs proportionnels, et ceux dans la 5ème (>1100 V) sont des compteurs GM,
l'appareil le plus utilisé.
Régime Geiger - Muller :
 ddp > 1100 V.
Chaque ionisation primaire provoque une avalanche d'ionisations secondaires, tertiaires… en chaîne

Biophysique Page 12
 Chaque ionisation primaire provoque une avalanche d'ionisations secondaires, tertiaires… en chaîne
jusqu'à atteindre le nb max d'ions.
 La charge Q ne dépend pas de l'ionisation primaire.
 Le compteur GM délivre le nb max d'e- qu'il est capable d'émettre.
 L'amplitude de l'impulsion est grande mais elle est la même pour une ddp donnée.
 Le compteur GM ne peut pas discriminer les particules selon leur E, il ne peut que les dénombrer.
 Fonctionnement en tout ou rien : soit il détecte, soit il ne détecte pas.
Applications des détecteurs à ionisation :
• Chambre d'ionisation : radioprotection et dosimétrie.
• Compteurs proportionnels : n'est plus utilisé dans la médecine nucléaire.
• Geiger - Muller : surveillance de terrain, protection d'un système, niveau d 'exposition, environnement,
dosimétrie personnelle…

Principe de fonctionnement :
Certaines substances en tendance à scintiller et à émettre de la lumière, visible ou non) sous l'action des RI.
Un détecteur à scintillation comprend :
• Cristal scintillateur : très fragile et coûteux. Il assure la conversion du rayonnement incident en photons
lumineux ou UV.
○ Scintillateurs minéraux : iodures de sodium, ils détectent les rayonnements γ.
○ Scintillateurs organiques : détectent β.
○ Scintillateurs liquides : détectent β de faible énergie.
• Photomultiplicateur : photocathode est une électrode qui, lorsqu'elle reçoit un photon du scintillateur,
envoie un e-. Pour pouvoir les détecter, on les multiplie grâce à des dynodes (électrodes reliées par des
ddp croissantes) jusqu'à l'anode.
• Electronique associée.
Types de détecteurs à scintillation :
• Sonde équipée d'un scintillateur.
• Gamma caméra.
• Compteur à scintillation liquide.
• PET-scanner.
Autres détecteurs :
• Détecteurs à semi-conducteur.
• Emulsions photographiques.
• Dosimètres radio-thermo-luminescents.
• Dosimètres radio-photo-luminescents.
• Dosimètres chimiques.
• Calorimètres.

Impasse hh

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Wednesday, March 17, 2021 11:03 AM

La radioprotection est l'ensemble des mesures destinées à assurer la protection de l'Homme contre
les effets néfastes des RI tout en permettant leur utilisation.

 Justification des pratiques : toute exposition ou pratique doit être justifiée par les avantages
qu'elle procure après avoir pris en compte ses avantages et ses inconvénients, y compris dans
le domaine de la santé. C'est le principe de responsabilité.
 L'optimisation des doses délivrées :toute exposition doit être maintenue à un niveau aussi bas
qu'il est raisonnablement possible de le faire, compte tenu des facteurs économiques et
sociaux. C'est le principe de précaution face à l'incertitude.
 La limitation des doses reçues : la somme des doses reçues et engagées du fait des expositions
ne doit pas dépasser les limites des doses fixées pour les différentes catégories de personnes.
C'est le principe de soucis de l'égalité. Il concerne les personnes professionnelles exposées et le
public.

Les limites fixées sont annuelles, elles dépendent de la catégorie et des organes :

Prévention :
• Distance : se tenir le plus loin possible de la source, le double de la distance divise la dose par
4.
• Temps : rester le moins longtemps possible à proximité de la source, la dose absorbée est
directement proportionnelle au temps d'exposition.
• Ecrans : disposer des écrans adaptés entre la source et l'opérateur (en plomb, béton…)
Protection collective et individuelle :
• Respect des normes de construction et d'installation des locaux.
• Respect du cadre réglementaire.
• Homologation des appareils.
• Contrôles réglementaires et culture de sûreté.
Les travailleurs sont classés en :
Catégorie A : personnes dont les conditions habituelles de travail sont susceptibles de

Biophysique Page 14
 Catégorie A : personnes dont les conditions habituelles de travail sont susceptibles de
dépasser le 3/10 (6 mSv) des limites annuelles d'exposition. La zone est contrôlé et est
représentée par un trèfle vert. Le port du dosimètre individuel est obligatoire.
 Catégorie B : personnes dont les conditions habituelles de travail ne sont pas susceptibles de
dépasser le 3/10 (6 mSv) des limites annuelles d'exposition. La zone est surveillée et est
représentée par un trèfle gris.

Consignes générales en zone contrôlée :


• Lire attentivement les consignes et les fiches techniques.
• Porter des blouses fermées, manches baissées et gants de protection.
• Ne pas pipeter à la bouche.
• Ne pas fumer, boire ou manger.
• Ne pas introduire de la nourriture, du tabac, des cosmétiques…
• Ne pas utiliser des objets personnels (mouchoirs, serviettes…)
• Rester autant que possible derrière les écrans.
• Utiliser les pinces et autres outils spécialement prévus pour certaines opérations.
• Manipuler les flacons de source sous Sorbonne.
• Se rappeler : confiner - contrôler.
Gestion des déchets radioactifs :
Il faut impérativement se conformer aux règles établies.

Biophysique Page 15
Thursday, March 11, 2021 9:24 AM

C'est les premiers RI découverts en en 1895. Ils sont électromagnétiques, dangereux et d'origine électronique.

Les RX sont utilisés dans les radiodiagnostics et radiothérapies.


Autrefois, pour différencier entre les rayons X et γ, on se basait sur le critère de l'E, mais celui-ci s'est avéré
insuffisant. La seule différence entre les 2 est l'origine : e - pour les RX et noyau pour les rayons γ.

 Propagation en ligne droite à la vitesse de la lumière dans le vide c.


 Longueur d'onde entre 10 nm et 20 pm.
 Non déviés par un champ magnétique ou électrique.
 Donnent lieu au phénomène de diffusion.
On distingue entre :
• RX durs (λ faible).
• RX mous (E < 25 KeV).

• Fréquence : v
• Longueur d'onde : λ = c/v
• Energie : E = hv = hc/ λ

Ionisation :
Lorsque l'atome présente une lacune électronique, un "trou", le réarrangement
électronique par passage d'un e- d'une couche périphérique à une couche plus
interne (pour combler le trou) libère des RX. Ces RX sont schématisés par des
raies :
L'indice K, L… indique la couche d'arrivée. L'indice α, β… indique si la couche est
immédiatement supérieure ou non. Ex : Si l'e- de la couche M descent à la
couche K, le rayonnement émis est de type Kβ et hv(Kβ) = EM - EK.

Freinage :
Lorsqu'un e-, chargé négativement, passe près d'un noyau, chargé positivement, il est attiré par lui, sa
trajectoire est déviée et un RX est émis. Dans ce cas, h v = Ec - E'c.

Tubes à RX :
C'est une amélioration du tube de Crookes en utilisant un
filament de tungstène. On dispose de 2 cylindres : l'un contient
les filaments de tungstène, c'est la cathode; l'autre, incliné,
représente l'anode. Les 2 sont liés par une ddp appelée tension
d'accélératrice V.
Le fil est traversé par un courant de chauffage continu, ce qui
permet de libérer les e - à sa périphérie. Le cylindre tout autour,
chargé négativement, permet de rassembler les e - à son axe.

Biophysique Page 16
chargé négativement, permet de rassembler les e - à son axe.
Ils sont alors accélérés et attirés par l'anode sous l'influence de
la ddp puis, après interaction, libèrent des RX.
Puissance d'un tube à RX :
Φ = k t i Z V² avec :
• Φ : puissance du tube en W.
• k : constante.
• t : temps d'exposition.
• i : intensité en A.
• Z : numéro atomique de la cible (généralement le tungstène).
• V : tension en V.
Φ est proportionnelle à i et à V.
Loi de Duane et Hunt :
Emax = e.V = hv = hc/λmin avec λmin = hc/e.V càd λmin = 1,24.V (en KV).
→ Conclusion : Pour agir sur E, il suffit de changer V. Par contre, pour agir sur Φ, on peut changer i ou V.
Paramètres du débit d'exposition :
• Si V augmente :
○ Φ augmente (nb de RX élevé).
○ λmin diminue (RX plus énergétiques).
• Si i augmente :
○ Φ augmente.
○ λmin ne change pas.
Accélérateurs de particules :
• Accélérateur linéaire : on produit des RX très énergétiques. Ils servent dans la radiothérapie et la
production de radio-isotopes.
• Accélérateurs circulaires : ils accélèrent les e-, les protons, les ions…

Biophysique Page 17
Thursday, March 18, 2021 1:11 PM

La chaîne "image radiologique" est composée de :


 Tube à RX avec collimateur.
 Table d'examen.
 Détecteur (film, écran…)
 Station d'acquisition.
 Station de traitement des images.

En radiologie, les RX utilisés ont une énergie qui varie entre 25 et 140 KeV, l'atténuation se fait donc par effet photo-
électrique ou par effet Compton (jamais par diffusion d'une paire). Cette atténuation suit la loi :
I = I0e-μx
L'effet Compton est une source de dégradation de l'image radiologique, l'interaction utile à l'image radio est celle de
l'effet photo-électrique.
NB : Le baryum et le plomb arrêtent plus facilement les RX par effet photo-électrique que C, H, O et N.

Définition :
C'est la variation relative de l'intensité de la lumière d'une point à l'autre de l'image : C = I1 - I2/ I1 + I2 %.

Facteurs de contraste radiologique :


μ est le coef d'atténuation de l'organe et μ' celui de la structure
au sein de l'organe. Les RX qui traverse l'organe et la structure
on une intensité I1. Ceux qui ne traverse que l'organe ont une
intensité I2. Ainsi :
I1 = I0e-μx1.e-μ'd' = I0e-μ(d - d')-μ'd' et I2 = I0e-μd
Si d et d' petits alors :
I1 = I0.[μ(d - d') - μ'd'] et I2 = I0.[1 - μd]
D'où C = d'(μ - μ')/2. Le constraste est meilleur si (μ - μ') élevé, d'
grand et x1 petit (d' = d - x1).
Produits de contraste :
Si le contraste est faible entre des structures ou tissus proches, on a recourt à l'utilisation de produits de contraste
radiologique très radio-opaques (iode, baryte…) pour les organes creux (estomac, intestins…) ou peu radio-opaques
(air, CO2).

Les RX de même intensité traversent l'objet en question et


se retrouvent atténués selon les μ des structures traversées.
Cela qui fait qu'à la sortie, on obtient un faisceau de RX

Biophysique Page 18
Cela qui fait qu'à la sortie, on obtient un faisceau de RX
hétérogène qui correspond à l'image radiante invisible. Le
détecteur traduit cette image radiante en image visible.

Rayonnement diffusé :
Il est lié à l'effet Compton, les RX sont diffusés dans tous les sens et détériorent, par la même, l'image radio. Il est
difficile de le éliminer, donc pour les éviter, on utilise une grille anti-diffusante en plomb. Elle ne peut être traversée que
par les RX qui lui sont perpendiculaires.
Agrandissement :
Pour avoir des images plus grandes et plus précise, il faut rapprocher l'objet de la source des RX.
Déformation :
Il faut centrer l'objet et veiller à ce que l'objet et le détecteur soient parallèles et sur le même axe avoir une image
précise et juste.

Biophysique Page 19
Wednesday, March 24, 2021 7:28 PM

Aussi appelée imagerie métabolique, elle consiste en l'utilisation de radioisotopes (131I, 99mTc, 201TI, 18F…) et est fonctionnelle
et +/- morphologique. Elle sert à détecter les pathologies aussi bien malignes que bénines.

L'imagerie scintigraphique est une imagerie par émission; le produit, traceur radioactif, une fois introduit à l'intérieur de
l'organisme, émettra des rayonnements γ ou β+ qui seront détectés. La bio-distribution du traceur radioactif est connues, il
ne suffit plus que de mesurer sa concentrations…
Principe traceur - marqueur :
Un traceur ou vecteur est une substance capable de se localiser de façon sélective au niveau d'une structure particulière
de l'organisme (organe, secteur liquidien, pathologie…)
Un marqueur radioactif est un isotope incorporé au traceur et qui permet de suivre sa distribution dans l'organisme ainsi
que son évolution dans le temps. Ils émettent des rayonnements γ (scintigraphie classique) ou β+ (imagerie PET scan).
L'association vecteur/marqueur forme le radio traceur.

Isotopes :
• Technétium 99m.
• Iode 131.
• Thallium 201.
• Indium 111.
Ces isotope ont une demi-vie pas très longue (pour ne pas irradier le patient) ni trop courte.
Vecteurs :
• HMDP, DMSA : marqué par le technétium 99m.
• Leucocytes : marqués par l'indium 111.
• Anticorps : marqués par l'iode 131.
Administration du radio traceur au patient :
Dans un flacon, on mélange l'isotope et le vecteur, on agite et on chauffe le tout. On prélève du flacon le radio traceur
selon l'activité requise puis on l'injecte au patient.

En imagerie classique :
On a recours aux Gamma caméras à scintillations. Après l'installation du patient, on peut choisir le type d'acquisition de
l'image scintigraphique qui varie selon la pathologie étudiée et le site anatomique cible :
• Acquisition statique : On fixe le détecteur sur une structure en particulier (ex : organe) pendant une durée bien
déterminée.
• Acquisition dynamique : Une image est produite about de chaque 2 min par exemple.
• Acquisition tomographique : On fait des coupes sur un organe particulier.
• Acquisition de fusion : On place l'image scanner et scintigraphique l'une sur l'autre.
Par la suite, on étudie la distribution du radio traceur dans l'organisme. On distingue alors entre 3 types de zones :
hyperfixantes actives chaudes, non-fixantes inactives froides et normo-fixantes.
En imagerie par émission de e+ : PET scan :
On a recours aux caméras PET/CT ou TEP-TDM. Après l'installation du patient et l'injection du radio traceur, les
rayonnements γ émis sont détectés. On récupère 2 types d'images : des images scanner et des images PET. En fusionnant
les 2, on obtient l'image PET-scan ou imagerie moléculaire.
Parmi les radio traceurs utilisés fréquemment, on trouve le fluoro-désoxyglucose 18FDG. Le FDG est introduit dans la cellule
par ses transporteur et est phosphorylé par l'hexokinase, donnant ainsi le FDG6P qui n'est pas reconnu par l'enzyme
suivante, la G6P isomérase. Plusieurs FDG6P sont stockés dans la cellules jusqu'à atteindre une concentration détectable
par les détecteurs. On parle d'impasse métabolique.
 Quand est-ce qu'on demande un PET scan ?
Le PET-CT au FDG est demandé en cas de cancer à ses différents stades, ou en cas de pathologie bénigne.

Il ne faut utiliser ni la scintigraphie classique, ni l'imagerie moderne en cas de grossesse (sauf dans des cas particuliers où
on suspecte une embolie par exemple), d'allaitement; Dans ce dernier cas, il s'agit d'une contre-indication relative, il faut

Biophysique Page 20
on suspecte une embolie par exemple), d'allaitement; Dans ce dernier cas, il s'agit d'une contre-indication relative, il faut
alors suspendre l'allaitement pendant une certaine durée.
Il faut également faire attention au risque de radio contamination en respectant les normes de la radioprotection et le
stockage des déchets selon les consignes.

Biophysique Page 21
Wednesday, April 7, 2021 10:10 PM

La radiothérapie correspond à l'utilisation des RI dans les traitements, particulièrement contre les cancers.
NB : Pour traiter les cancers, on utilise généralement la radiothérapie, la chirurgie et la chimiothérapie.
On distingue entre 3 types de radiothérapie :
 Radiothérapie externe : administration transcutanée.
 Radiothérapie interne : source au contact ou dans la cible.
 Radiothérapie métabolique : vectorisée ou ciblée.

Principe :
Les RI sont délivrés de façon transcutanée sur plusieurs séances pour traiter une tumeur (dose tumoricide). La
source des RI est placée à une certaine distance de l'organisme. Cependant, il faut veiller à minimiser la dose reçue
par les tissus sains avoisinants.
Ainsi, le principe consiste à déposer une certaine dose au niveau de la tumeur sans dégâts significatifs au niveau
des autres organes sains tout autour.
Modalités d'irradiation :
• Administration des doses avec une grande précision. Agir sans nuire.
• Délimitation du volume cible. La cible est le tissu actif uniquement.
• Etude dosimétrique. C'est une étude de la dose totale à administrer, sa répartition, son fractionnement. Elle
dépend du type histologique de la tumeur, de l'état général du patient, le cadre thérapeutique…
• Choix du type de radiation et de l'énergie à utiliser. Photons gamma, RX, électrons…
• Affinement de la balistique d'irradiation. On use de simulations sur ordinateurs.
• Facteurs de l'irradiation et choix de protocoles. On distingue entre :
 Facteur spatial : choix de nombre, orientation et géométrie des faisceaux.
 Facteur temporel : fractionnement des doses d'irradiation dans le temps.
 Facteur adjuvant : association à des thérapeutiques fragilisant les tissus cancéreux. Il comprend
l'hormonothérapie, les sensibilisateurs des cellules anorexiques ainsi que certains protocoles de
chimiothérapie.
NB : La neutronthérapie et la protonthérapie sont également utilisées contre les cancers. Elles ne sont pratiquées
que dans des centres spécialisés et contre des tumeurs particulières.

Principe :
Les sources radioactives sont placées au contact ou au sein de la tumeur pendant quelques heures, jours… Ces
sources sont souvent confectionnées en forme de billes ou d'aiguilles, et contiennent généralement l'iridium 192, le
césium 137 ou même l'iode 125.
Ce type de radiothérapie est adapté pour les organes creux.

Elle est aussi dite interne vectorisée.


Principe :
Le radioélément est introduit (seul ou lié à un vecteur) comme pour l'image scintigraphique. Ses sites de
concentration sont connus, il a donc une action ciblée sur la tumeur et une toxicité limité sur les tissus sains.
L'administration se fait par voie intraveineuse, orale ou directe dans les cavités.
Radioéléments et vecteurs de choix :
Le radioélément doit être :
• Emetteur β-pur : Y90…
• Emetteur βɣ : iode 131, Sm 153…
• Emetteur α : radium 223…
Le coupe radioélément/vecteur doit répondre à des impératifs précis avec des propriétés physiques et biologiques
favorables : 1/Teff = 1/Tp + 1/Tb avec :
• Teff demi-vie effective, Tp demi-vie physique et Tb demi-vie biologique.
Administration des radio-pharmaceutiques :

Biophysique Page 22
Administration des radio-pharmaceutiques :
 Préparation des patients.
 Hospitalisation.
 Voie d'administration.
 Evaluation thérapeutique.
RIV classique :
• Irathérapie par iode 131 contre cancers thyroïdiens différenciés et hyperthyroïdies.
• Traitement par Sm 153 et Sr 89 contre métastases osseuses et cancers de prostate.
• Synoviorthèse par Er 169 et Y 90 contre rhumatismes articulaires.
RIV récente :
Actuellement, on se dirige plus vers la radiothérapie interne personnalisée puisque 2 personnes ayant la même
tumeur peuvent fixer les radioéléments à des degrés différents.

Impaaaaaasse

Biophysique Page 23
Thursday, April 8, 2021 8:56 AM

LASER : light amplification by stimulated emission of radiation. Le rayonnement laser est donc un rayonnement
électromagnétique monochromatique (les ondes sont toutes en phase). Les ondes du laser ont une seule
couleur, sont unidimensionnelles et ordonnées.

Bases atomiques :
Lorsqu'on fournit de l'énergie à un e -, celui passe vers un niveau énergétique plus important au sein de la même
couche (notion de sous-couches). Pour revenir à son état fondamental, il émet l'énergie h v qu'on lui a transmise
avant sous forme d'un photon lumineux visible.
Description :
Le retour de l'e- vers son état fondamental peut être spontané ou stimulé (favorisé ou induit). Ce dernier cas a
lieu lorsqu'une onde de même énergie h v passe au voisinage de l'e-. Le hv émis par l'e- est en phase avec celui
qu'on a utilisé pour induire son retour.

Caractéristiques physiques :
• Emission directionnelle.
• Emission ordonnée et cohérente (en phase).
• Emission quasi-monochromatique.
• Propagation en ligne droite dans un milieu homogène.
• Diffraction par les ouvertures de faibles dimensions.

Substances à effet laser :


Certains milieux sont actifs, les e- de leurs atomes se déplacent de leur niveau fondamental à un niveau
supérieur. Quelques exemples de milieux actifs :
• Solide : Nd-YAG, Er-YAG.
• Gaz : CO2, He-Ne, Ar.
• Liquide : colorants.
La couleur du rayonnement laser qui sort dépend du milieu.
Système de pompage :
Exemple du stylo laser :
Au milieu du stylo se trouve une chambre appelée cavité optique ou résonateur où on place le milieu actif. De
part et d'autre de cette cavité se trouvent un miroir. L'un est quasi-opaque, l'autre est semi-transparent qui se
laisse traverser par la lumière à partir d'un seuil énergétique précis.
On apporte de l'énergie sur le milieu actif, les photons sont émis et réfléchis par les 2 miroirs et stimulent sur
leur trajet d'autres e-, et ainsi de suite jusqu'à atteindre le seuil nécessaire pour traverser le miroir semi-
transparent sous forme de rayon laser h v.

Lasers solides :
• Lasers à cristaux.
• Lasers à verre dopé.
Lasers à gaz :
• Laser He-Ne.
• Laser CO2.
Autres.

Biophysique Page 24
• Laser CO2.
Autres.

Ils dépendent de la longueur d'onde, la durée d'exposition, l'énergie délivrée, la nature du tissu exposé ainsi
que l'absorption du rayonnement par le tissu exposé.
Effets photochimiques :
• Modification de structure des molécules.
• Destruction de certains acides aminés.
Effets thermiques :
• 40 < θ < 45°C : hyperthermie tissulaire (vasodilatation).
• 50 < θ < 55°C : dénaturation protéique.
• 60 < θ < 80°C : coagulation.
• 80°C < θ : dessication ou carbonisation.
Effets photo-ablatifs :
Lorsqu'il y a apport de chaleur très important.
Cas particulier de l'œil et de la peau :
Les lasers peuvent toucher le cristallin, la cornée ou la rétine selon leur longueur d'onde, entrainant une
cataracte.
Au niveau de la peau, ils provoquent des érythèmes ou brûlures.

• Hémostase des petits vaisseaux par coagulation.


• Coupe de tissus - chirurgie avec précision et sans risque d'infection pour les petites tumeurs.

Protection collective :
• Respect des règles de bases lors de l'aménagement du local.
• Balisage de la zone laser et voyant lumineux.
• Elimination de toute source de réflexion des lasers.
• Eclairage suffisant su local (pour protéger les yeux).
Protection individuelle :
• Port des lunettes de protection.

Impasse :p

Biophysique Page 25
Thursday, April 8, 2021 9:50 AM

Actuellement, les ultrasons sont souvent utilisés en échographie, en gynéco-obstétrique, en cardiologie…

Nature de l'onde ultrasonore :


Les ultrasons sont des ondes de pression qui ne peuvent se propager que dans un milieu matériel élastique sans transport
de matière et avec transport d'énergie. Elle se propage selon 2 types de mouvement :
• Onde longitudinale de compression : Mouvement de va-et-vient dans l'axe de déplacement des US. Mouvement de
surpression-dépression répétitif.
• Onde transversale de cisaillement : Comme les cordes d'une guitare. L'onde est donc sinusoïdale.
Paramètres de l'onde ultrasonore :
Elle est caractérisée par une équation différentielle : d2p/d2x - ρ.d2P/E.dt2 = 0 avec :
x : distance selon l'axe de t : temps. ρ : masse volumique du E : module d'élasticité du P : pression
propagation. milieu. milieu.
La solution à cette équation s'écrit sous la forme : P = P0.cos(2πFt - kx). Il s'agit d'une onde se déplaçant avec :
• Une célérité c = k/2πF.
• Une fréquence F.
• Une longueur d'onde λ = c/F.
• Une période T = 1/F.
• Une intensité I = dE/dt.ds en W/cm2.
Célérité c :
Elle dépend de la nature du milieu. L'aptitude de ce dernier à reprendre sa forme originale après sa déformation est
appelée impédance acoustique Z = ρ.c en rayl (Kg.m-2.s-1).
NB : Dans l'air et dans le sang, les US se propagent à une vitesse de 343 m.s -1. Dans les tissus mous (muscles, viscères), la
vitesse est de 1540 m.s -1 et dans les os elle est de 2100 à 4080 m.s -1.
NB : Z faible pour l'air, élevée pour l'eau et très élevé pour l'os.
Fréquence F :
C'est le nombre de variation de pression (période) par seconde. Elle est exprimée en Hz. Les sons détectés par l'oreille
humaine ont une fréquence comprise entre 20 Hz et 20 kHz. Les ultrasons ont une fréquence entre 20 kHz et 1 GHz. Ils sont
suivis des hypersons. Les infrasons ont une fréquence < 20 Hz.
Longueur d'onde λ :
C'est la distance séparant 2 points du trajet de l'onde où la pression est la même à un instant donné. λ = c.T = c/F.
NB : Les structures pour lesquelles λ < 0,2 mm ne peuvent pas être détectées.
Intensité I :
C'est l'énergie qui traverse perpendiculairement l'unité de surface pendant l'unité de temps. Elle est liée à la pression
acoustique maximale P 0 et à la densité du milieu et s'exprime en W.cm -2 : I = P02/2ρ.c.
NB : Lorsque I > 1 W.cm-2, il y a apparition d'effets biologiques.
Effet piézo-éléctrique :
Phénomène de piézo-électricité :
Certains cristaux (céramiques et quartz) se déforment si on leur applique une ddp alternative sinusoïdale de fréquence F,
générant au passage une onde acoustique de fréquence F. Le matériau se transforme en un dipôle. De même, si ces
cristaux sont soumis à des US en l'absence d'un courant électrique, ils se déforment et génèrent un courant électrique.
Ainsi, la céramique (et le quartz) représente un outil de détection et de production d'ultrasons.
Production des US :
Le générateur de courant délivre des impulsions courtes de haute fréquence F à la surface d'une céramique à intervalles
réguliers pour l'exciter.
Recueil des US :
Les contraintes mécaniques dues aux variations de pression des ondes réfléchies font apparaître à la surface de la
céramique des ddp dont la fréquence correspond à celle de l'onde et dont l'intensité dépend de celle de l'écho.
L'ensemble céramique + transducteur représente la sonde. Ainsi, cette sonde émet l'onde US et la reçoit pour générer un
courant électrique mesurable. Elle joue le rôle d'émetteur-récepteur à la fois. C'est l'introduction à l'échographie.
Atténuation du faisceau d'US :
Il s'agit de diminuer l'énergie transportée en fonction de la distance parcourue.
Atténuation par absorption :
Elle dépend de la conduction thermique du milieu et de sa viscosité : Un milieu plus visqueux reprend sa forme originale
plus vite et l'énergie de l'US est dissipée sous forme de chaleur. Cette absorption obéit à la loi de décroissance
exponentielle : I = I0e-αx avec :

Biophysique Page 26
exponentielle : I = I0e-αx avec :
I : intensité à la distance x. I0 : intensité initiale. x : distance à la source. α : Coef d'absorption en m-1.
NB : Le coef d'absorption dépend de la fréquence : α = k.F2. Elle dépend également de la nature du tissu (os = 10 m -1 et
poumon = 20 m-1).
NB : L'intensité I et la fréquence F sont inversement proportionnelles.
Atténuation par réflexion - réfraction :
L'interface acoustique est la surface séparant 2 milieux ayant des impédances acoustiques Z différentes. Une partie du
faisceau incident Fi est transmise Ft vers le milieu suivant, une autre est réfléchie Fr (réfractée).
Le coef de réflexion est défini par la relation R = Ir/Ii = (Z 1 - Z2)2/(Z1 + Z2)2. Entre le foie et le rein, Z = 6%, entre les tissus mous
et les os, Z = 40%, ente l'eau et l'os, Z = 29%.
NB : Les 3 faisceaux ont la même direction si l'US est perpendiculaire à l'interface acoustique. Sinon :

Atténuation par diffusion :


Les interaction des US à l'intérieur des organes entraînent ses réflexions et des réfractions qui se font dans toutes les
directions. Certaines microstructures à λ < à celle de l'US (globules rouges, fibres…) vibrent et émettent des ultrasons dans
toutes les directions.

Effet thermique :
Par absorption d'énergie acoustique, il est d'autant plus important que le milieu est absorbant = destruction des tissus =
nécrose.
Effet mécanique :
Il est causé par :
• Réflexion - réfraction des US.
• Phénomène de cavitation : apparition de bulles de gaz à partir des gaz dissous ou de vapeur sous l'effet des
variations de pression dues à l'onde US (comme au niveau de l'hélice des sous-marins).
NB : Les US n'ont pas démontré d'effet cancérigène ou tératogène pour l'instant.
Ces 2 effets mécanique et thermique provoquent une :
 Altération cellulaire et/ou biochimique.
 Modification de la perméabilité cellulaire en créant des pores sur les MP.

Imagerie échographique :
Elle est basée sur l'émission d'ondes US à F = 1 à 15 MHz (F basse pour organes profonds, F élevée pour organes superficiels)
par une sonde.
Modes d'échographie :
Mode A = Echo d'amplitude :
Représentation graphique de l'amplitude des signaux recueillis en
fonction du délai d'émission-réception. Celui-ci permet de calculer
les distances (ex : taille de l'organe).
Voir schéma ci-contre.
Mode B = écho de brillance :
Les échos sont représentés directement en fonction de la distance
sous forme de points d'autant plus lumineux que R est important.
Ce mode sert à l'imagerie bidimensionnelle (on déplace le faisceau
pour obtenir une image du plan en temps réel : 30 à 100 images/s) et
au mode TM (la direction du faisceau ne change pas, les échos sont
enregistrés en fonction du temps, utilisé en cardio).
Effet Doppler :
Les structures mobiles au sein de l'organisme (globules rouges dans le sang) réfléchissent des ondes de fréquence F' (et
non F). Ainsi : F/F = v/c. L'effet Doppler permet de déterminer le sens de l'écoulement du sang : si F > 0, le sang vient vers
la sonde, si F < 0, le sang s'éloigne de la sonde.
Autres applications :
• Physiothérapie ou traitement par US : des lésions musculaires, tendineuses ou osseuses par effets thermique ou
mécanique.
• Lithotritie : destruction des calculs rénaux.

Biophysique Page 27
• Lithotritie : destruction des calculs rénaux.
• Thermothérapie : traitement du psoriasis par hyperthermie.
• Nettoyage d'instruments : pinces…
• Détartrage dentaire : par phénomène de cavitation.

Biophysique Page 28
Monday, April 19, 2021 8:54 AM

• La lumière naturelle est la superposition d'ondes électromagnétiques de longueurs d'onde différentes.


• Un rayon lumineux est une courbe suivant laquelle se propage la lumière.
• Dans un milieu homogène, transparent et isotrope, les rayons lumineux sont des lignes droites.
• A la surface de séparation de 2 milieux, les rayons lumineux obéissent aux lois de Snell-Descartes.
• Le système optique stigmate donne d'un point objet un point image.
• Le système optique astigmate donne d'un point objet une tache image.

Bases de l'optique géométrique :


Dans un milieu transparent et homogène, la lumière se propage en ligne droite. Ce milieu i est caractérisé par un
indice de réfraction ni = c/vi avec c et vi vitesses de la lumière respectivement dans le vide et dans le milieu i.
NB : Dioptre : surface séparant 2 milieux transparents à indices de réfraction différents.
Dioptre sphérique :

Le point lumineux P1 envoie de la lumière vers le dioptre sphérique à rayon r = SO. Les rayons lumineux subissent
donc une déviation pour se rejoindre au point P2.
NB : Plus P1 est éloigné du dioptre, plus l'angle d'ouverture des rayons lumineux est petit. Si P1 est très éloigné, on
considère que les rayons sup et inf sont parallèles. Ainsi, en approximation de Gauss, on considère que les rayons de
l'espace objet (P1) arrivent quasiment parallèles sur la surface du dioptre.
On considère le repère dont l'origine est S.
• Loi de Descartes : n2/P2 - n1/P1 = (n2 - n1)/r. Il faut noter que selon le repère considéré, P1 < 0 et P2 > 0.
• Puissance d'un dioptre : Π = (n2 - n1)/r en D ou m-1.
• Distance focale d'un dioptre : L'objet est à l'infini et son image est au foyer image F2. Si l'objet est à une
distance F1, les rayons, après avoir traversé le dioptre, sont parallèles vers l'infini; F1 est le foyer objet. Ainsi,
selon la loi de Descartes :
○ SF1 = f1 = -n1/Π est la distance focale objet.
○ SF2 = f2 = n2/Π est la distance focale image.

Signe de la puissance :
• Π > 0 donc f2 > 0, càd F2 dans n2 => le foyer F2 est réel et le dioptre est convergent.
• Π < 0 donc f2 < 0, càd F2 dans n1 => le foyer F2 est virtuel et le dioptre est divergent.
Dioptres sphériques convergents :

Biophysique Page 29
Dioptres sphériques divergents :

NB : Dans ces 2 derniers cas, les puissances doivent être égales pour que le dioptre soit sphérique.
Dioptre cylindrique :
Il s'agit d'un cas particulier où le cylindre est un empilement de
dioptres circulaires de même rayon r sur l'axe du cylindre.
Les groupes de rayons lumineux, après avoir traversé le
dioptre, se rencontre en leur foyer image. L'ensemble de ces
foyers images, alignés, forme la focale verticale parallèle à
l'axe du cynlindre. Ainsi, d'un point lumineux, un dioptre
cylindrique donne une focale verticale.

NB : Les dioptres sphériques sont des systèmes optiques stigmates, alors que les dioptres cylindriques sont des
systèmes optiques astigmates.
Cas d'une lentille mince d'axe vertical et de rayon de courbure horizontal M H :
Il s'agit d'un morceau de cylindre. De même, on obtient une focale verticale parallèle à l'axe du cylindre.
Le méridien horizontal est une ligne perpendiculaire à l'axe du cylindre et à la focale verticale. Sur cet axe
horizontal, Π est non nul, ce qui explique la formation de la focale. Par contre, sur le méridien vertical, Π = 0; les
rayons partent vers l'infini.

Dioptre torique ou sphéro-cylindrique :


Il possède 2 rayons r et r' et donc 2 puissances Π et Π' non nulles. Les 2 focales

Biophysique Page 30
Il possède 2 rayons r et r' et donc 2 puissances Π et Π' non nulles. Les 2 focales
obtenues sont perpendiculaires au plan du rayon qui les ont provoquées avec :
• Focale F : Π = (n2 - n1)/r.
• Focale F' : Π' = (n2 - n1)/r'.

Association de dioptres :
Dioptres sphériques :
Si les dioptres sphériques sont peu éloignés les uns des autres, on obtient un dioptre unique de puissance ∑Π.
Dioptres cylindriques et toriques :
On obtient un dioptre unique sphérique, cylindrique ou torique à 2 puissances ∑Π et ∑Π'.

Milieux transparents et puissances des dioptres oculaires :


Description :
La partie la plus antérieure de l'œil est transparente; elle se laisse traverser comme du verre et est formée de la
cornée et l'humeur aqueuse (elle occupe 2 chambres séparées par l'iris). En arrière, l'iris (partie colorée de l'œil) qui
présente un trou au milieu, la pupille (partie noire de l'œil), ensuite le cristallin (lentille biconvexe), l'humeur vitrée et
enfin la rétine (organe le plus sensible, elle n'est pas comprise dans la dioptrique de l'œil).

Définitions :
• Œil emmétrope : œil optiquement normal avec image sur rétine (objet vu nettement).
• Œil amétrope : œil porteur d'anomalie de réfraction.
• Œil phake : œil avec son cristallin.
• Œil aphake : œil dépourvu de cristallin.
• Œil pseudophake : œil avec cristallin artificiel.
Puissance des dioptres oculaires :
Cornée Humeur aqueuse Cristallin Humeur vitrée
Rayon externe r = 7,8 mm. Subdivisée en 2 chambres Lentille biconvexe. Même propriétés que l'humeur
Rayon interne r' = 6,5 mm. par l'iris. Indice n = 1,42. aqueuse.
Indice cornéen nc = 1,377. Dioptre cornéen post : Rayon ant rant = 10 mm. Dioptre cristallinien post :
Nair = 1. Π = - 6 D. Rayon post rpost = 6 mm. Π = 14 D.
Dioptre cornée ant : NB : Il s'agit donc d'un Dioptre cristallinien ant :
Π = 48 D. dioptre divergent. Π = 8 D.
NB : Les humeurs aqueuse et vitrée sont comme l'eau et ont pour indice n = 1,337.
Ainsi, et au repos, l'œil a une puissance totale de Π = 64 D. On tenant compte des distances séparents les différents
organes de l'œil et en sommant les dioptres, on obtient un œil réduit de puissance Π = 60 D; il s'agit d'un dioptre
sphérique qui sépare l'air de l'eau avec un rayon de r = 5,6 mm et une distance focale image de f = 22 mm.
Par convention, on considère ce qui est devant l'œil > 0 et ce qui est derrière l'œil < 0.
Accommodations :
Définitions :
Plus on rapproche l'objet de l'œil, plus sa puissance Π augmente (et plus précisément celle de son cristallin) et donc
son rayon r diminue pour faire converger les rayons sur la rétine. A une certaine distance, l'œil atteint sa puissance
maximale. Au-delà, l'œil voit les objets flous.
Ce point est appelé punctum proximum. De même, l'infini pour l'œil commence à partir d'un certain point, le
punctum remotum, et l'intervalle où l'objet doit être pour être vu est appelé parcours d'accommodation (PR - PP).
L'amplitude d'accommodation est définie par la relation : AA = Πmax - Πmin.
On a Π = n2/P2 - n1/P1. Par convention, P1 > 0 et P2 < 0 donc Π = n1/P1 - n2/P2. Les 2 relations donnent le même
résultat :

Biophysique Page 31
résultat :
• Au punctum proximum PP, Πmax = 1/PP - n2/P2.
• Au punctum remotum PR, Πmin = 1/PR - n2/P2.
• Ainsi, AA = 1/PP - 1/PR.

Presbytie :
C'est la perte du pouvoir accommodatif, et donc baisse de l'AA (AA < 4 D) de l'œil avec l'âge. La vision de près
devient difficile voire même impossible. Le PP s'éloigne à plus de 25 cm.
Causes :
• Modification du cristallin.
• Muscles ciliaires incapables d'assurer le relâchement de la zonule.
Signes fonctionnels :
• Fatigue visuelle, céphalée.
• Rougeurs des yeux, picotements, larmoiements.
Degré de presbytie :
• Seule Πmax est affectée (PP éloigné), Πmin ne change pas (PR fixe).
• Degré de presbytie Dp = AA - 4 avec Dp < 0 (car AA < 4 D).
NB : La presbytie apparait à partir de 45 ans.
Correction de la presbytie :
• Verres de lunettes :
○ Mono-focaux : ne servent qu'à la vision de près.
○ Double foyers : bifocaux séparant entre vision de près et de loin.
○ Progressifs : la puissance varie de la partie haute vers la partie basse du verre.
• Lentilles de contact : il faut suivre les indication et une adaptation stricte.
• Chirurgie et presby-lasik : sculpture de la cornée en ramenant l'AA à 4.

Introduction :
L'amétropie est un trouble de la dioptrique oculaire. Il en existe 2 types :
• Amétropie sphérique : Tous les dioptres de l'œil sont sphériques mais l'image de l'objet ne se forme pas sur la
rétine lorsque l'œil est au repos. Les dioptres sont donc soit en excès soit en défaut de puissance.
• Amétropie non-sphérique ou astigmatisme : Au moins un dioptre de l'œil n'est pas sphérique; L'image d'un
point est donc un ensemble de points.
Amétropie sphérique :
Myopie :
L'image d'un objet se forme à l'infini en avant de la rétine. Un œil myope est donc très puissant par rapport à sa
longueur, ou trop long pour sa puissance. Dans ce cas, le PR et le PP sont plus proches de l'œil, mais le PA ne change
pas. L'œil myope est trop convergent.
Le degré de myopie DM est défini par la relation : DM = excès de puissance = 1/PR = Π1 - Π2 avec :
• Π1 = n2/SR - n1/PR puissance chez le sujet emmétrope (PR infini).
• Π2 = n2/SR - n1/PR puissance chez le sujet myope (PR fini).
NB : n1 = nair = 1.
Il faut aussi noter que le sujet myope devient presbyte à un âge plus avancé que le sujet emmétrope.

Pour corriger la myopie, il faut éliminer l'excès de puissance de l'œil en


utilisant des procédés sphériques. On use de verres (de contact ou
lunettes) divergents de puissance Π = 1/f = 1/(r - b).
On peut également corriger la myopie grâce à la chirurgie réfractive (on utilise de laser Excimer pour sculpter la

Biophysique Page 32
On peut également corriger la myopie grâce à la chirurgie réfractive (on utilise de laser Excimer pour sculpter la
cornée) pour les myopies faibles, ou l'extraction du cristallin avec remplacement par implant pour les myopies fortes
= œil phake d'implant intraoculaire.
Hyperopie :
Elle est due à un défaut de la puissance de l'œil par rapport à sa longueur; on dit aussi que l'œil est trop court pour
sa puissance. L'image de l'objet se forme donc en arrière de la rétine. Dans ce cas, le PR est virtuel, en arrière de la
rétine, c'est pourquoi un sujet hyperope au repos est toujours en accommodation.
Le degré d'hyperopie DH est défini par la relation DH = défaut de puissance = | 1/PR | (car PR < 0 par convention).
Ainsi, 1/PP = AA - DH.
Il faut aussi noter que le sujet hyperope devient presbyte à un âge plus jeune qu'un sujet emmétrope.

Pour corriger l'hyperopie, on use de verres de lunettes ou de contact sphériques et convergents de puissance Π = 1/f
= 1/(r + b). On peut également la corriger grâce à la chirurgie réfractive au laser Excimer, mais les résultats sont
moins bons que pour la myopie.
Origines des amétropies sphériques :
 Amétropies de conformation :
C'est les myopies ou hyperopies résultant des fluctuations statistiques autour de la normale, généralement de faible
puissance (< 5D). Elles ne sont ni pathologiques ni évolutives. Il s'agit d'une variabilité biologique.
 Amétropies axiles :
C'est les troubles du développement de l'œil (trop long = myopie, trop court = hyperopie, les 2 de puissance assez
importante). Elle sont pathologiques et évolutives.

Astigmatismes :
La cornée est asphérique. Il en existe différents types :
Astigmatisme régulier :
Les variations des rayons de courbure se font progressivement d'une direction à l'autre. Les puissances des 2
méridiens principaux sont différentes et la position des 2 focales dépend de ces 2 puissances, et donc des 2 rayons
de courbure, ce qui donne un dioptre final torique.
On peut classer les astigmatismes réguliers :
Selon les positions des 2 focales entre elles : Selon la position des 2 focales par rapport à la rétine :

Selon la position d'une focal par rapport à la rétine :

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Pour corriger l'astigmatisme simple, on use de verre correcteur cylindrique (puissance nulle pour un méridien et non
nulle pour l'autre, celle-ci est > ou < 0 selon le type : myope ou hyperope). L'axe du cylindre doit être parallèle à la
focale à corriger.
Le degré d'astigmatisme DA est défini comme étant la différence des 2 puissances des 2 méridiens principaux : DA
= Πv - Πh.
Astigmatisme irrégulier :
La modification de la surface concernée (cornée) n'obéit à aucune loi géométrique (brûlure, traumatisme…).
Pour une astigmatisme composée, on peut :
1/ Corriger l'astigmatisme grâce à un verre cylindrique de puissance DA et dont l'axe est parallèle à la focale à
corriger.
2/ Corriger l'amétropie sphérique qui subsiste par un verre sphérique.
3/ Correction totale : verre sphéro-cylindrique ou torique.
Comme pour les autres amétropies, la correction se fait grâce à un verre de lunettes, de contact ou par la chirurgie
réfractive au laser Excimer.

Biophysique Page 34
Friday, April 23, 2021 2:59 PM

Les messages lumineux sont convertis en ondes électromagnétiques possédant une certaine longueur d'onde.
Les longueurs d'onde visibles sont comprises entre 400 et 750 nm. Nos récepteurs, sensibles à ces longueurs
d'onde, capte ces onde électromagnétiques et les traduisent en couleurs en prenant en compte l'intensité et
la teinte lumineuses.
La sommation de toutes les couleurs du spectre visible donne la lumière blanche.

Sources de lumière - radiométrie :


Il faut d'abord quantifier les paramètres physiques des ondes lumineuses :
Source ponctuelle :
Intensité énergétique : I = dΦ/dΩ avec :
• dΦ : flux énergétique (en W), énergie émise par la source, transportée
et reçue par la cible par unité de temps.
• dΩ : angle solide élémentaire (Sd) d'ouverture alpha.
Source étendue :
Eclairement énergétique : E = dΦ/dS.
Brillance énergétique : B = dI/dS.
• dS : surface de la source en m².
Sensibilité de l'œil à la lumière - photométrie visuelle :
Expérience :
On éclaire un écran alternativement par 2 lumières de teinte et de brillance différentes à une fréquence N :
• Au début, l'observateur peut clairement distinguer entre les 2 lumières.
• Pour N = 6-10 s-1, l'observateur ne différencie plus entre les teintes mais peut différencier entre les
luminances L de chaque lumière. On parle de papillotement.
• A partir d'une certaine valeur de N élevé, il n'y a plus de papillotement, mais les brillances des 2 lumières
sont tout de même inégales.
NB : La brillance B est mesurable, la luminance L est ressentie par l'observateur.
Constatations :
L'œil est sensible au max pour :
• λm = 555 nm en vision diurne.
• λm = 510 nm en vision nocturne.
Pour atteindre l'égalité des L, il faut augmenter les Bλi par rapport à Bλm. On définit ainsi le coef d'efficacité
lumineuse : Vλi = Bλm/Bλi.
Courbe d'efficacité lumineuse :

Vision photopique = diurne. Dans ce cas,


sensibilité max pour λ = 555 nm.
Vision scotopique = nocturne. Dans ce
cas, sensibilité max pour λ = 510 nm.

 Interprétation :
Les 2 courbes d'efficacité lumineuse mettent en évidence l'effet de Purkinje : la nuit, l'œil voit mieux le bleu
que le rouge.
La sensation de luminance L est proportionnelle à la brillance B. On pose alors Lλi = k.Bλm = k.Vλi.Bλi. Ainsi,

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La sensation de luminance L est proportionnelle à la brillance B. On pose alors Lλi = k.Bλm = k.Vλi.Bλi. Ainsi,
pour λ1 = λ2 on a Vλ1.Bλ1 = Vλ2.Bλ2.
 Récepteurs rétiniens :
Il existe 2 types de récepteurs rétiniens :
• Cônes pour la vision diurne (photopique colorée) sensible aux couleurs RGB (rouge, vert, bleu).
• Bâtonnets pour la vision nocturne (scotopique, univariante), ils renseignent sur le degré de luminance.
Unités de mesure :
La luminance L = intensité lumineuse/surface, elle s'exprime en candela/m² (S.I) ou en nits (1 Cd/m² = 10 nits).
• Vision diurne photopique : L > 10 nits.
• Vision nocturne scotopique : L < 10-3 nits.
• Vision crépusculaire mésopique : 10-3 nits ≤ L < 10 nits.

Système monochromatique ou HLS :


HLS pour Hue, Luminance, Saturation, 3 variables physiologiques indépendantes caractérisant toute
sensation lumineuse :
• Luminance : intensité de la lumière reçue.
• Hue/tonalité : teinte de la lumière (λ).
• Saturation : le % de lumière blanche (Lw) qui délave une teinte (λ) donnée.
Ainsi, on peut décomposer toute luminance en L = Lλ + Lw.
La saturation est mesurée par le facteur de pureté P = Lλ/L = Lλ/(Lλ + Lw).
• P = 0 : lumière blanche (Lλ = 0).
• P = 1 : lumière spectrale (Lw = 0).
Système trichrome ou RVB :
Toute sensation lumineuse de luminance L peut être décomposée en : L = Lrouge + Lvert + Lbleu. Ces 3 couleurs
sont dites primaires; la somme de 2 de donne pas la 3ème.
Classement des couleurs :
Couleurs fondamentales :
1/ Couleurs fondamentales : Rouge, Orange, Jaune, Vert, Bleu, Indigo, Violet.
2/ Blanc pur : sommation des longueurs d'onde du spectre visible.

Autre couleurs :
1/ Pastel : couleurs spectrales + blanc.
2/ Teintes rabattues : couleurs spectrales + noir.
Mélange de couleurs spectrales :
• Pour λ1 et λ2 très différents, et avec les proportions convenables, on obtient du blanc. On parle de
couleurs complémentaires.
• Pour un écart entre λ1 et λ2 < à celui d'un couple complémentaire, on obtient une tonalité (càd couleur
spectrale).
• Pour un écart entre λ1 et λ2 > à celui d'un couple complémentaire, on obtient du pourpre (avec pourpre +
vert = blanc)
NB : Le pourpre n'est pas une couleur spectrale.

Elles peuvent être héréditaires (daltonisme) ou acquises (pathologie du système visuelle au cours de la vie).
Monochromatopsies :
Achromatopsie = absence de vision colorée. Les cônes ou les voies nerveuses son dysfonctionnels.
Dichromatopsies :

Trichromatopsies anormales :
Le sujet a l'impression de voir les couleurs grâce à un mélange des 3 couleurs primaires, mais avec des
proportions différentes de celles du sujet normal.

Biophysique Page 36
proportions différentes de celles du sujet normal.
En ce qui concerne les déficits acquis, les causes sont diverses. L'atteinte peut être uni ou bilatérale,
symétrique ou asymétrique…
Epidémiologie - génétique -conséquences :
8% des hommes présentent des dyschromatopsies. Concernant les femmes, ce % est de 0,443%.
Il n'y a pas de traitement pour les dyschromatopsies héréditaires, ce qui fait que les sujets souffrant de ces
anomalies ont du mal à exercer des métiers et à accomplir des tâches professionnelles à forte implication
colorée (transport, tri des fruits, sécurité publique, cinéma, peinture…)

Biophysique Page 37
Tuesday, March 9, 2021 1:23 PM

Les unités de base du système international SI sont le mètre m (longueur), le kilogramme kg (masse), la
seconde s (temps) et l'ampère A (intensité électrique). C'est le système MKSA. On utilise également des unités
usuelles.
Grandeurs usuelles :
Grandeur Unité légale Unité usuelle
Longueur Mètre m cm = 10-2 m
Anström = 10-10 m (atome)
Fermi = 10-15 m (noyau)
Masse Kilogramme kg g = 10-3 Kg.
u.m.a = 10-3/N Kg
(N : nb d'Avogadro)
Temps Seconde s Heure = 3600 s
Jour = 86400 s
Intensité électrique Ampère A

Grandeurs dérivée :
Grandeur Unité légale Unité usuelle Unités universelles :
 Nb d'Avogadro : N = 6,02252.1023
Charge Coulomb C Charge de l'e-
 Vitesse de la lumière dans le vide : c = 3.108 m.s-1
électrique e = 1,6.10-19 C
 Charge de e- : |e| = 1,6.10-19 C
Energie Joule J Electron volt  Constante de Planck : h = 6,6256.10-34 J.s = 4,1356.10-15
eV = 1,6.10-19 J eV
Dose absorbée Gray Gy rad = 10-2 Gy  Relation d'Einstein : E = mc2 avec m = m0/(1-v2/c2)1/2

Activité Becquerel Bq Curie = 37


GBq

Notion de gradient :
Il mesure la variation d'un paramètre dans l'espace par unité de longueur dx. Il représente la dérivée par
rapport à l'espace. Ex : Grad V = dF/dx ; Grad C = dC/dx.
Equation aux dimensions :
Elle permet de vérifier l'homogénéité d'une formule à partir des grandeurs fondamentales M, L et T. Toute
formule inhomogène est nécessairement fausse . Une formule homogène peut être juste comme elle peut être
fausse.
Grandeur Dimension Unité légale Unité usuelle
Vitesse L.T-1 m.s-1 cm.s-1
Masse volumique M.L-3 Kg.m-3 g.cm-3
Force M.L.T-2 N = Kg.m.s-2 g.cm.s-2 ou dyne
Molalité n.M-1 mol.Kg-1 mmol.Kg-1
Molarité nL-3 mol.m-3 mol.l-1 ou mmol.l-1

Toute valeur mesurée, à l'exception du décompte d'éléments, possède une certaine imprécision. Sa prise en
compte est essentielle pour l'interprétation des résultats expérimentaux. Il existe 2 formes différentes

Biophysique Page 38
compte est essentielle pour l'interprétation des résultats expérimentaux. Il existe 2 formes différentes
d'imprécision :
• Erreur systématique : contribue à toujours surévaluer ou sous-évaluer la valeur mesurée. C'est une
déviation par rapport à la valeur la plus précise pouvant être mesurée, qui possède la même valeur à
chaque fois que la mesure est effectuée.
○ Erreur de zéro ou de translation : A = A0 + K donc K = A - A0.
○ Erreur proportionnelle : A = A0 + K'.A0 donc K'=(A - A0)/A0.
• Erreur aléatoire : contribue à surévaluer ou sous-évaluer la valeur mesurée. C'est une déviation par
rapport à la valeur la plus précise pouvant être mesurée, qui possède différentes valeurs à chaque fois
que la mesure est effectuée. Elle a pour sources :
○ La plus petite variation mesurable.
○ Façon dont les mesures sont effectuées (expérimentateur).
○ Mauvaise définition ou instabilité de l'objet ou du phénomène étudié.
Elle ne peut donc jamais être éliminée de l'expérimentation. Une répétition des mesures peut l'atténuer,
l'essentiel est de bien l'évaluer pour qu'elle se reflète correctement dans l'interprétation des résultats.
Calcul des incertitudes :
• Incertitude absolue : A0 est la valeur vraie et A est la valeur mesurée. ΔA est l'incertitude absolue :
A0 = A ± ΔA
ΔA = IA - A0Imax
• Incertitude relative : la valeur ramenée à l'unité : IR = ΔA/A (%)
Il existe :
• Mesures directes : directement grâce à l'appareil de mesure (masse, longueur…). On peut mesurer ΔA :
○ A partir de la plus petite graduation de l'instrument de mesure.
○ En répétant n fois la même mesure : Amoy = ensemble des mesures/n. ΔA = sup |A - Amoy|.
• Mesures indirectes : obtenues à partie d'une formule (volume, concentration…). ΔA est assimilé à la
différentielle (dérivée partielle) de A :
○ Incertitude sur une somme S = A + B : dS = dA + dB donc ΔS = ΔA + ΔB.
○ Incertitude sur une différence D = A - B : dD = dA - dB donc ΔD = ΔA + ΔB.
○ Incertitude sur une multiplication P = A*B : ln(P) = ln(A) + ln(B) donc ΔP/P = ΔA/A + ΔB/B.
○ Incertitude sur un quotient Q = A/B : ln(Q) = ln(A) - ln(B) donc ΔQ/Q = ΔA/A + ΔB/B.
En conclusion, IA pour l'addition et la soustraction et IR pour multiplication et division.

Généralités :
La matière peut se trouver à l'état solide, liquide ou gazeux selon la T°. Ses molécules restent les mêmes, la
différence ne dépend que de la nature des interactions entre ces molécules. L'état de la matière n'est donc que
la conséquence d'une compétition entre des forces d'attraction et de répulsion.
Liaisons intermoléculaires :
• Causes d'attraction :
○ Forces entre ions : entre cation et anion, elles obéissent à la loi de Coulomb.

La constante diélectrique de l'eau est élevée, F est donc faible = les ions sont séparés; C'est la dissolution
électrolytique. Au contraire, la cst diélectrique de l'alcool est faible, les ions se regroupent.
○ Forces entre molécules neutres ou forces de Van der Waals : F = K/r7 avec r distance entre 2 dipôles.

Elles sont dues à l'inégalité de la répartition des charges électriques à l'intérieur de la molécule. Celle-ci se
comporte comme un dipôle électrique.
○ Forces entre ions et molécules :

Biophysique Page 39

Les ions attirent la partie du dipôle moléculaire qui porte une charge opposée à la leur, ils se retrouvent alors
entourés d'une ou de plusieurs molécules du solvant. C'est le phénomène de solvatation.
• Causes de répulsion :
○ Forces de répulsion intermoléculaires : F = K/r13.
Elles n'apparaissent que lorsque les molécules sont très rapprochées et sont dues à l'impossibilité de 2 nuages
électroniques de s'interpénétrer (exclusion de Pauli).
○ Agitation thermique ou mouvement Brownien :
C'est la cause principale de l'éloignement des molécules; Toute particule est spontanément soumise à une
agitation désordonnée dont l'intensité augmente de façon proportionnelle à la T° absolue.
Notions élémentaires de changements d'états :
• Transfert réciproque solide - liquide :
○ Fusion : de l'état solide à l'état liquide.
○ Congélation ou solidification : de l'état liquide à l'état solide. La température de congélation d'une
solution θs est inférieure à celle du solvant θ°. La différence Δθ = θ° - θs est appelée abaissement
cryoscopique, proportionnel l'osmolalité de la solution : Δθ = K.osmolalité et K=1,86.
NB : La détermination de l'abaissement cryoscopique sert généralement à mesurer l'osmolalité des liquides
biologiques.
• Transformations réciproques liquide - vapeur :
○ Vaporisation : passage de l'état liquide à l'état gazeux.. On distingue entre :
 Ebullition : phénomène brutal et rapide durant lequel le liquide contient des bulles de vapeur.

Ke = 0,52 (pour l'eau).


 Evaporation : phénomène progressif ou les molécules à la surface passe à l'état de vapeur
sans formation de bulles à l'intérieur du liquide.
○ Liquéfaction : passage de l'état gazeux à l'état liquide. Il s'agit de la condensation de gaz tel que O
et Net présente un intérêt capital en particulier en réanimation.

Définition :
L'état gazeux est l'état le plus dispersé de la matière :
 Quasiment aucune interaction entre les molécules.
 Déplacement désordonné des particules gazeuses.
 Pas de forme propre, compressible.
Grandeurs fondamentales :
L'état d'un gaz dépend de 4 variables :
• Pression P : P = F/S en :
○ Pascal Pa (N/m2).
○ cm de mercure cmHg (1cmHg = 98,1 Pa).
○ L'atmosphère Atm (1 Atm = 1 Bar = 100 kPa = 760 mmHg).
La différence de pression est donnée par la relation :

○ Loi de Pascal : Dans un fluide au repos existe une pression hydrostatique due à son poids. Elle est
d'autant plus grande que la masse volumique du liquide est grande et elle obéit à 3 lois :
En un point du fluide, cette pression a la même valeur dans toutes les directions.

Biophysique Page 40
 En un point du fluide, cette pression a la même valeur dans toutes les directions.
 En tout point d'un même plan horizontal, cette pression a la même valeur.
 La pression augmente progressivement avec la profondeur.
• Volume V : en m3. V diminue lorsque P augmente : P.V = cst (loi de Boyle-Mariotte).
• Température T : en K ou °C. V varie linéairement avec T (loi de Gay Lussac).
• Quantité n : en mol. Pour P = 1 Atm et T = 0 °C, 1 mole de gaz parfait occupe un volume de 22,4 L.
Etat gazeux parfait :
Un gaz est considéré parfait lorsque ses molécules sont très éloignées les unes des autres, elles se trouvent
dans un très grand V, à P faible ou a T élevée.
L'équation d'état des gaz parfaits : PV = nRT avec :
 P la pression en Pa.
 V le volume en m3.
 n le nombre de moles du gaz.
 T la température en Kelvin.
 R = 8,311 J.mol-1.K-1 cst des gaz parfaits.
Conditions d'expression des volumes gazeux :
• STPD : Standard T = 0 °C, P = 1 Atm. D pour dry (sec, non mélangé à la vapeur d'eau).
• BTPS : Body temperature. Pression de l'atmosphère où le gaz se trouve. S pour saturé en vapeur d'eau.
• ATPS : Ambiant P et T. S pour saturé en vapeur d'eau.
Mélanges gazeux :
On considère un gaz i dans un mélange gazeux.
• Fraction molaire xi : Xi = ni/n et ∑xi = 1.
• Composition en volume : comp en V = V i/V.
NB : La composition en volume correspond aussi à la fraction molaire.
• Pression partielle : Pi/P = ni/n, par suite, on trouve Pi = comp en V * P.
Dissolution des gaz :
Elle est partielle et se passe suite au contact avec un liquide. Ci = ai * Pi avec :
Ci la concentration du gaz i dissout.
Pi la pression partielle du gaz i.
ai le coef de solubilité du gaz i.
Loi de Henri (STPD) :
On trouve :
si = 22,4.ai

Surdissolution des gaz :


C'est un phénomène relativement lent qui s'effectue de manière progressive jusqu'à ce que Pi du gaz dissout
soit égale à Pi du même gaz dans l'atmosphère gazeuse.
Lorsque Pi du gaz augmente, un excès de celui-ci est dissout. On parle alors de surdissolution.

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