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Contrôle non destructif : Examen visuel

Introduction
Le contrôle non destructif est un ensemble de méthodes qui permet de caractériser l’état d’intégrité de
structures ou de matériaux sans les dégrader et à différents stades de leur cycle de vie [1].

Dans ce document je vais présenter l’une de ces méthodes, le contrôle visuel.

Principes
Cette technique de contrôle est classée dans la famille des contrôles CND, cependant elle n’utilise pas
de phénomène particulier, elle est seulement basée sur l’observation. Elle regroupe l’ensemble des
techniques utilisant le rayonnement électromagnétique dans le domaine du visible (400 à 800 nm). En
effet l’examen visuel est le premier des procédés de contrôle, il consiste à examiner la surface d’un
produit, nettoyer au paravent, pour y repérer la présence de défauts. C’est aussi une technique largement
utilisé à la fin de beaucoup d’autres procédés de contrôle non destructifs pour visualiser les résultats de
ces derniers. [2]

Figure 1 : Photo d’un opérateur effectuant un contrôle visuel à l’aide d’un endoscope [4]

Bases physiques
Lors de l’observation plusieurs paramètre physique sont déterminants. Premièrement l’éclairage est
essentiel, il faut que les conditions énergétiques, de luminosité et de longueur d’onde soit optimales pour
permettre à l’œil de travailler au mieux. Les conditions d’éclairement optimales sont les suivantes : 300
lux et λ = 550 nm. Selon le type de défaut que l’on cherche à détecter le type d’éclairage diffère :
éclairage diffus pour la recherche de défauts variés ou éclairage direct pour la recherche de défauts plutôt
orientés dans la même direction (ex : rayures) enfin si les défauts rechercher sont en relief on peut utiliser
une lumière rasante. Lors du contrôle visuel en lumière directe on cherche également à mettre en place
le phénomène de réflexion spéculaire, pour cela l’angle d’observation doit avoir une valeur proche de
l’angle d’éclairage, comme l’illustre la Figure 2. [7]

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Figure 2 : Schéma d’un angle de réflexion spéculaire sous éclairage direct. [7]

Procédés
On peut diviser le contrôle visuel en deux sous-parties, le contrôle visuel direct et le contrôle visuel
indirect. Cela dépend du chemin optique, si ce dernier est interrompu alors le contrôle est indirect (ex :
photographies, caméra, endoscope, fibroscopes…), dans le cas contraire le contrôle est direct (ex : œil
nu, loupe, microscope électronique à balayage…). Dans la plupart des cas les images sont enregistrées
pour assurer la traçabilité du contrôle.

La principale technologie utilisée pour le contrôle indirect est la suivante :

- Endoscope : appareil permettant la prise de vue tout en ajustant certains paramètres comme la
luminosité ou le temps d’exposition et permettant le traitement des images. Il existe des
endoscope vidéo. Les endoscopes initialement à lentille ont maintenant été remplacé par des
endoscope à fibre optique. Le tube contenant les fibres optiques étant de faible diamètre et
flexible, cela permet l’accès à des zones non atteignable sans cet outil. [6]

Figure 3 : Photo d’un endoscope

Enfin le contrôle peut être automatisé à l’aide de robots. Les défauts sont détectés par rapport à une base
de données, localisés, puis soit un opérateur peut être averti et l’image du défaut lui est présenté sur un
écran, soit la pièce peut directement être déclarée non-conforme.

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Mise en œuvre
La mise en œuvre peut nécessiter certains moyens matériels, comme par exemple des lentilles, appareils
photo ou caméra, cependant l’essentiel est que les conditions de mise en œuvre suivantes soient
respectées [4] :

- Acuité visuelle : La vision de l’opérateur étant son principal outil lors de contrôles visuels, des
examens doivent être effectué régulièrement pour s’assurer de sa bonne vision (norme : NF EN
ISO 9712), le résultat de cet examen est nécessaire pour que l’opérateur puisse être qualifié.
L’acuité est le pouvoir séparateur de l’œil, le mesurer permet de limiter les problèmes subjectifs
lors de la lecture d’une image par un opérateur.

- Niveau d’éclairement : Pour assurer la détectabilité d’un défaut il faut s’assurer que la pièce
soit suffisamment éclairée, dans certains cas un éclairage supplémentaire peut être apporté. La
norme impose une valeur minimale de 500 lux à la surface de la pièce

- Etat de surface de la pièce à contrôler (nettoyage) : Avant contrôle il faut s’assurer que la pièce
soit suffisamment propre, pas de trace de peinture ou graisse par exemple, une procédure de
nettoyage avant contrôle peut être requise.

Applications pratiques et évolutions


Les principaux défauts détectables en contrôle visuel sont les suivants [3][5] :

- En fabrication : défauts de soudage (fissure, piqure, cratère…), défaut d’état de surface sur pièce
usiné, défauts en fonderie (ride, inclusion…)
- En maintenance : usure, corrosion, fissure de fatigue, éclatement, écrou desserré…

La source principale d’évolution de ce procédé est l’automatisation de ce dernier, dans le but qu’il ne
soit plus dépendant de l’opérateur.

Avantages et inconvénients
Le principal intérêt de cette méthode est économique, en effet il est très simple à mettre en œuvre et ne
requière pas ou peu de moyen matériel (surtout dans le cas du contrôle visuel indirect), c’est également
un examen qui peut être rapide. Cependant il présente de nombreux inconvénient, les surfaces doivent
être propres, les seuls défauts détectables sont les défauts visibles et la profondeur des défauts ne peut
pas être déterminée. C’est pour ça que ce procédé est le plus générale, qu’il reste indispensable pour des
raisons économiques, et car c’est le point final de beaucoup d’autres essais non destructifs. [2][4]

Bibliographie
[1]. COFREND. Les essais non destructifs [en ligne] Disponible sur
<https://www.cofrend.com/jcms/mdc_110743/fr/les-essais-non-destructifs> (1/12/2021)

[2]. MISTRAS. Examen visuel [en ligne]. Disponible sur <https://mistrasgroup.fr/prestation-de-


service/controle-non-destructif/methodes-surfaciques/examen-visuel/> (15/11/2021)

[3]. SAVOY CONTROLE. Contrôle visuel [en ligne]. Disponible sur


<https://www.savoycontrol.fr/savoir-faire/controle-visuel/> (15/11/2021)

[4]. COFREND. Contrôle visuel [en ligne]. Disponible sur


<https://www.cofrend.com/jcms/uat_128239/fr/controle-visuel-vt> (15/11/2021)

[5]. PRECEND. Examen visuel [en ligne]. Disponible sur <https://www.precend.fr/examen-visuel/>


(15/11/2021)

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[6]. SCHARWATT. Examen visuel [en ligne]. Disponible sur
<http://scharwatt.fr/CND/examenvisuel.htm> (15/11/2021)

[7]. DUMONT-FILLON. Contrôle non destructif (CND). Technique de l’ingénieur (R1400 v1). [en
ligne]. Disponible sur https://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/mesures-analyses-
th1/cnd-methodes-globales-et-volumiques-42585210/controle-non-destructif-cnd-r1400/ (15/11/2021)

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