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ANTHRAX

Objectifs

1. Définir
2. Décrire les caractéristiques cliniques de l’anthrax
3. Décrire 2 formes cliniques de l’anthrax

1. DEFINITION : C’est la forme la plus sévère de l’infection


staphylococcique du follicule pilosébacé.

C’est l’évolution simultanée et contiguë de plusieurs furoncles. Il


témoigne habituellement d’une déficience de l’état général :
diabète, AIDS.

L’anthrax circonscrit est la forme habituelle

2. SIGNES

Début : marqué comme pour le furoncle par une sensation de


chaleur locale, tension douloureuse.

La papule initiale s’étend et fait face rapidement à un placard


rouge violacé, surélevé, induré et très douloureux, mal limité.

Signes généraux : céphalées, fièvre, tachycardie, oligurie.

Signes fonctionnels : douleur lancinante, spontanée ou


provoquée à la palpation (signe physique).

L’aspect local se modifie, le placard se couvre des cratères


furonculeux d’âge évolutif diffèrent.

Certains sont encore au stade de papules, d’autres largement


ouvert, laissant voir le bourbillon (aspect classique en nid de
guêpe, en pomme d’arrosoir).

Ces cratères vont confluer par nécrose des ponts cutanés qui les
séparent et ainsi s’établit une importante suppuration qui ne
tarira qu’après élimination des débris sphaceliques.

Cette élimination des tissus escarrifiés entraine une régression de


signes fonctionnels et généraux.
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Phase de cicatrisation : d’autant plus longue que l’ulcération
sera grande, laisse une cicatrice indélébile, déprimée adhérente
aux tissus avoisinante, inesthétique.

3. Formes compliquées d’anthrax

3.1-Anthrax diffus ou gangreneux : rare, survenant chez


l’adulte taré, alcoolique surtout chez le diabétique.

Caractéristique : tendance extensive des lésions avec large


placard dur, induré, très douloureux, aux limites imprécises,
envahissant toute une région (nuque, fesse). L’œdème est
considérable avec de nombreuses trainées lymphatiques.

Bientôt une multitude de cratères s’ouvrent éliminant pus et


bourbillon.

Ainsi est créée une vaste suppuration locale avec retentissement


sur l’état général : fièvre, délire, subictère, oligurie, albuminurie.

3.2-Anthrax de la face : lèvre supérieure avec danger de


thrombose veineuse de voisinage (veine faciale, veine angulaire de
l’œil, veines ophtalmique, sinus caverneux).

Tableaux classiques de la staphylococcie maligne de la face


brusquement à la suite d’une manœuvre traumatique
intempestive s’installe en quelque heures un tableau dramatique.

Localement : tuméfaction monstrueuse de la face, déformant


joue, lèvres et paupières.

Cette tuméfaction rouge vif se couvre d’une série de pustules


grisâtres, laisse percevoir à la palpation des cordons veineuse
profonds, thrombosés.

Les signes généraux prennent une allure de haute gravité :


torpeur, hyperthermie, céphalées, frissons.

En l’absence de traitement la mort survient en 3 à 5 jours soit


dans un tableau de septicémie confirmée soit par
thrombophlébite du sinus veineux.

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Le tableau clinique associe 3 ordres de signes : la stase veineuse,
un œdème palpébral, un chémosis, une protrusion du globe
oculaire sans troubles de la vision. La paralysie du nerf moteur
oculaire commun et du moteur oculaire externe est responsable
de l’immobilité du globe oculaire.

Les signes méningés sont marqués : céphalées vomissement


raideurs de la nuque signe de kernig.

La ponction lombaire montrerait un polynucleose du LCR.

Le traitement demeure malgré notre conduite d’antibiotique très


difficile.

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