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LE PANARIS

Objectifs

1.Definir un panaris

2.Citer 3 germes responsables de panaris

3. Citer 2 signes cliniques à la phase de début et 3 signes


à la seconde phase.

4. Décrire 3 formes cliniques du panaris

1 Généralités

1.1- Définition : Le Panaris (du latin panaricium), est un terme


général employé pour designer « toutes les inflammations aigues
(des parties molles) des doigts, quelles que soient leur nature,
leur étendue et leur profondeur ».

1.2- Etiologies :

Les germes pathogènes sources de panaris sont généralement


inoculés par une piqure ou une griffure et il s’agit le plus souvent
de bactéries commensales de la peau.

Sinon elles sont d’origine exogène, introduite par l’épine ou une


morsure par exemple (Streptocoque viridans de la bouche ou de
la mâchoire).

Le risque de panaris est ainsi très élevé chez les personnes se


rongeant les ongles de manière régulière.

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-Dans trois cas sur quatre il y’a co-infection par plusieurs
germes.

-Un Staphylocoque doré est responsable dans 65% des cas (près
de deux cas sur trois)

-Des Streptocoques bêta-hémolytiques secrétant des toxines et


détruisant rapidement les tissus sont en cause dans 15% des cas.

-Des Streptocoques viridans et des entérobactéries sont


responsables dans 12% des cas (Escherichia coli, Proteus SPP).

Rechercher un terrain favorisant :

1-Pourquoi cette infection à cet endroit et à ce moment (y’a-t-il un


facteur favorisant tel qu’une micro-blessure, une attrition
tissulaire ou un état pathologique préalable ?

1.3- Modalités d’infection : y-a-t-il eu piqure, par une aiguille


ou une épine par exemple ?

3-Localisation, extension et fréquence ?

Si l’infection est à répétition (et/ou accompagnée de phlegmons),


le patient est-il toxicomane ou touché par un problème de
diabète, d’éthylisme ou suit-il un traitement immunosuppresseur
(corticoïdes, AINS).

Est-il victime du SIDA ou pourrait-il être victime d’un cancer ?

2- Signes cliniques

2.1- Début : le stade initial est marqué par l’inflammation (pas de


fièvre, mais rougeur, sensation de chaleur et d’œdème) avec
douleur au toucher, mais sans douleur nocturne.

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A ce stade, l’infection est facilement réversible (spontanément ou
suite à un traitement).

Ce stade peut en quelques heures évoluer vers une seconde


phase, plus grave.

2.2- Seconde stade : stade collection, les symptômes sont les


même que dans le premier stade, mais nettement plus marqués.

La douleur devient forte et pulsatile (rythmique, suivant le rythme


du pouls), et la production du pus est palpable.

Des ganglions enflés apparaissent en amont (d’abord épitrochléen


puis éventuellement axillaire), avec lymphangite.

La fièvre peut atteindre 38°C, avec rarement une leucocytose.

A ce stade l’infection n’est plus spontanément réversible.

Il faut une petite intervention chirurgicale pour évacuer la


collection (le pus) et éviter le passage au 3em stade.

Troisième stade (dit «de complication ») ; caractérisé par une


extension de l’inflammation aux tissus voisins, dont
éventuellement.

-à la peau (fistulisation) et/ou aux tissus celluleux de la main


et/ou des doigts

-à une articulation (arthrite caractérisée par une douleur


spontanée quand l’articulation est mobilisée) et/ou

-à un ou plusieurs tendon(s), avec éventuelle nécrose du tendon


paralysant le doigt

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-aux tissus osseux (ostéite qui nécessite une radiographie pour
être diagnostiquée avec certitude).

-aux gaines synoviales.

3- Formes cliniques de panaris

Selon le siège du panaris il convient de distinguer :

Panaris péri-unguéal (ou tourniole), avec risque d’arthrite et


atteinte du tendon extenseur

Panaris de la pulpe du doigt

Panaris de la face dorsale du doigt

Panaris de la face palmaire de phalanges (avec risque d’infection


du tendon fléchisseur et de sa gaine : une douleur à la pression
du cul de sac proximal doit faire penser à un phlegmon des
gaines avec risque de nécrose du tendon).

Panaris « en bouton de chemise » : deux collections (accumulation


du pus) sont en communication transdermique, le risque étant
que la collection profonde ne soit pas détectée.

Le panaris doit être traité, malgré son aspect bénin, en raison du


risque de propagation voire de généralisation de l’infection
(septicémie).

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