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AVRIL 2011

Le Grand Pari(s) des communes de Gonesse et du Val de France

ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / BERIM / ALPHAVILLE

DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / BERIM / ALPHAVILLE G O N E S S
DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / BERIM / ALPHAVILLE G O N E S S
DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / BERIM / ALPHAVILLE G O N E S S

G O N E S S E

/ MANDRAGORE / DEERNS / BERIM / ALPHAVILLE G O N E S S E ÉLABORATION
/ MANDRAGORE / DEERNS / BERIM / ALPHAVILLE G O N E S S E ÉLABORATION
/ MANDRAGORE / DEERNS / BERIM / ALPHAVILLE G O N E S S E ÉLABORATION

ÉLABORATION D’UN PLAN STRATÉGIQUE DE DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL ET D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

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GONESSE + ARNOUVILLE + GARGES + SARCELLES + VILLIERS - LE - BEL

TERRITOIRE D’UN PROJET DE DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL

Le Grand Pari(s) des communes de Gonesse et du Val de France

AVRIL 2011

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SOMMAIRE

INTRODUCTION - ELEMENTS DE METHODE .p7

• UN PROJET AU COEUR DES RÉFLEXIONS SUR LE «GRAND PARIS»

TITRE I - LA CONTRIBUTION DU TERRITOIRE AU DEVELOPPEMENT DE LA REGION CAPITALE .p9

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC .p10

• 1 : Une entité stratégique dans le paysage métropolitain .p10

• 2 : Un territoire morcelé à remailler .p12

• 3 : Une évolution des infrastructures de déplacement à concrétiser .p14

• 4 : Un paysage en contact direct avec l’agriculture .p16

• 5 : Etat initial de l’environnement .p18

• 6 : Une population fragile et des contraintes fortes (PEB) à prendre en compte .p22

• 7 : Un potentiel de développement économique à optimiser .p24

• 8 : Une offre d’équipements à renforcer .p28

A. L’IDENTITÉ TERRITORIALE : FAIRE «MÉTROPOLE», S’INSCRIRE DANS LE «GRAND PARIS» .p35

Constituer une façade urbaine et une porte multiculturelle au nord de la métropole multipolaire

• Renouveler l’image du territoire .p37

• Recomposer le cadre de vie urbain à partir des respirations paysagères .p38

• Un territoire jeune, cosmopolite et multiculturel à révéler .p39

• Objectifs qualitatifs et quantitatifs .p40

B. POSITIONNEMENT ECONOMIQUE DU TERRITOIRE - STRATEGIE .p41

Prendre en compte les dynamiques du grand territoire, et développer les potentiels locaux, vecteurs de différenciation et d’attractivité

• Positionnement du Val de France et de Gonesse en Ile de France .p43

• Positionnement du Val de France et de Gonesse dans le nord de l’Ile de France .p45

• Benchmark : «Incidences économiques des aéroports d’affaire» .p50

• Focus sur les investissements étrangers en France / Ile de France, cadrage .p51

• Objectifs qualitatifs et quantitatifs .p52

C. LA NATURE, LES SAVOIRS ET LES ÉCHANGES INTERNATIONAUX, PARTENAIRES DU .p53

DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE Pour un territoire actif, équipé et durable

• Territoire actif : Agir de manière combinée sur l’emploi, le développement économique et la formation .p54

• Territoire équipé : une offre d’équipements à développer en lien avec les dynamiques territoriales .p56

• Objectifs qualitatifs et quantitatifs .p58

D. LES TRANSPORTS : DES LIEUX

Devenir un territoire mobile et accessible :

• Désenclaver le territoire : une nécéssité économique, sociale et urbanistique .p60

• L’échelle métropolitaine : redéfinir les liens aux réseaux magistraux .61

• L’échelle territoriale : augmenter les capacités, améliorer les liaisons .p62

• L’échelle locale : un maillage transversal .p64

• Objectifs qualitatifs et quantitatifs .p66

E. LE LOGEMENT : UN URBANISME DE MUTATION, D’ADAPTATION ET D’INTENSIFICATION .p68

Un territoire «laboratoire» du «Grand Paris» multipolaire

• Faire la ville sur la ville en améliorant la qualité du cadre de vie .p69

• Les différents scénarios possibles d’évolution de l’habitat .p69

• Objectifs qualitatifs et quantitatifs .p70

AUX LIENS .p59

F. LES CHOIX FACE AUX PROBLEMATIQUES ENVIRONNEMENTALES .p71

Les répercussions d’un projet territorial à Gonesse / Val de France

• Un territoire au coeur de la ceinture verte de «l’éco-région» capitale .p73

• Préservation de la biodiversité et gestion durable du cycle de l’eau .p73

• Qualité de l’eau .p73

• Un territoire pilote en matière de gestion des déchets .p75

• Stratégie pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et réduire la dépendance en énergie fossile .p75

• Objectifs qualitatifs et quantitatifs .p76

TITRE II - LE PROJET DE TERRITOIRE DE GONESSE / VAL DE FRANCE .p77

A. AMÉLIORER LA FORMATION ET L’EMPLOI SUR LE TERRITOIRE, DÉVELOPPER L’ÉCONOMIE LOCALE .p80

Transformer le territoire pour voir et vivre autrement les villes de Gonesse et du Val de France :

• Stratégie de développement économique pour le territoire Gonesse / Val de France .p80

• Articulation de la stratégie de développement économique avec le projet de territoire en termes d’aménagement, d’emploi local et de formation .p93

• Developper un pôle d’équilibre du Grand Nord-Est parisien, fondé sur les équipements rayonnants du Triangle, du Forum multipolaire et du Dôme .p102

B. UN NOUVEAU RÉSEAU DE RELATIONS POUR UN VRAI TERRITOIRE .p106

DE L’ACCESSIBILITÉ ET DE LA MOBILITÉ Un préalable au projet de territoire :

• Profiter du raccordement aux réseaux métropolitains magistraux pour redéfinir l’organisation du territoire .p106

• Une nouvelle trame viaire de desserte locale et intercommunale .p107

C. SAUTER UN PAS : UNE NOUVELLE ARMATURE URBAINE ARTICULÉE .p108

AUTOUR DE 4 ÉVÉNEMENTS Une cohérence urbaine sur l’ensemble du territoire :

• Le Triangle de Gonesse .p109

• L’avenue du Parisis .p111

• Le Corridor Paysager .p113

• Le Forum : le Dôme multisports et la Halle de «tous les savoirs» .p114

D. S’APPUYER SUR LE PAYSAGE POUR RÉVÉLER UNE AUTRE IDENTITÉ TERRITORIALE .p116

Un projet de paysage au service de son attractivité :

• Tresser et tisser le territoire de natures et de rigueurs urbaines .p117

• Les parcs du Petit Rosne et du Croult et la biodiversité en ville .p117

• Le Corridor Paysager et les continuités Nord/Sud .p119

• La lisière agricole .p119

• Une approche environnementale pour valoriser le paysage .p120

E. FAIRE LA VILLE «SUR LA VILLE» ET INSCRIRE LA TRANSFORMATION DU TERRITOIRE DANS LE TEMPS .p122

Un développement au service de la transformation du territoire :

• Le cas des grands ensembles .p123

• Pour une approche territoriale du renouvellement urbain .p124

• Envisager la densification et introduire de nouvelles manières d’habiter .p125

• Le cas des zones d’activités .p126

TITRE III - LE PROGRAMME DES ACTIONS, OPÉRATIONS ET PROJETS DU C.D.T. DE GONESSE / VAL DE FRANCE .p129

• Thème 1 : Infrastructures de transport .p133

• Thème 2 : Grands équipements et formation .p135

• Thème 3 : Développement économique .p137

• Thème 4 : Renouvellement urbain .p139

• Thème 5 : Valorisation paysagère et approche environnementale .p141

• PLAN MASSE DU PROJET DE TERRITOIRE .p142

m Produire du symbolique extraordinaire : à Gonesse, au pied d’une porte du monde (aéroport

mProduire du symbolique extraordinaire : à Gonesse, au pied d’une porte du monde (aéroport Charles-de-Gaulle) et sur un promontoire d’où l’on embrasse tout le Grand Paris, nous proposions d’édifier une Foire du monde multipolaire. (image issue du rendu de l’Atelier Castro-Denissof-Casi pour la consultation internationale sur le Grand Paris en 2008)

INTRODUCTION : UN PROJET AU COEUR DES REFLEXIONS SUR LE «GRAND PARIS»

: UN PROJET AU COEUR DES REFLEXIONS SUR LE «GRAND PARIS» m Le territoire considéré comme
: UN PROJET AU COEUR DES REFLEXIONS SUR LE «GRAND PARIS» m Le territoire considéré comme

mLe territoire considéré comme un patchwork. Favoriser les coutures du tissu mS’appuyer sur la géomorphologie et les paysages (image issue du rendu

urbain (image issue du rendu de la consultation sur le Grand Paris en 2008)

de la consultation sur le Grand Paris en 2008)

en 2008) de la consultation sur le Grand Paris en 2008) m Densifier : logements individuels

mDensifier : logements individuels denses et maisons superposées, quartier de la Joliette, Marseille

et maisons superposées, quartier de la Joliette, Marseille m La topolitique : disséminer de l’intérêt public

mLa topolitique : disséminer de l’intérêt public sur toute l’aire métropolitaine (image issue du rendu de la consultation sur le Grand Paris en 2008)

N.B. : Tous les documents graphiques présentés dans ce document ne doivent pas être interprétés comme des dessins définitifs qui s’imposent aux projets de réalisation, mais plutôt comme la préfiguration d’un projet de territoire qui doit trouver sa traduction règlementaire dans le cadre du Contrat de Développement Territorial qui sera signé entre l’Etat, ses services décentralisés et les collectivités territoriales concernées.

Les caractéristiques et potentialités du projet de territoire de Gonesse et du Val de France font directement écho aux principes formulés lors de la consultation sur le Grand Paris. Dans le cadre de l’établissement d’un Contrat de Développement Territorial (CDT) entre l’Etat et les collectivités locales précitées, l’enjeu consiste aujourd’hui à objectiver ces principes. Au travers des CDT, l’Etat et les collectivités locales s’engagent pour inscrire dans le temps et dans le concret ces ambitions métropolitaines. A ce titre, le nord-est de la métropole parisienne, trop souvent perçu uniquement via le prisme du fameux «corridor aéroportuaire» (l’espace entre Roissy-Charles De Gaulle et Le Bourget), constitue à n’en pas douter une entité stratégique, comme en témoignent les trois Contrats de Dévelop- pement Territorial (sur 14 en tout) actuellement à l’étude dans ce secteur dit du «Grand Roissy» : celui de Roissy-Tremblay-Villepinte, celui de la communauté de communes de l’aéroport du Bourget et donc, celui de Gonesse-Val de France, aujourd’hui le plus abouti.

La réflexion engagée sur les conditions d’une urbanité métropolitaine riche et cohé- rente, humaine et ambitieuse, a produit un corpus de concepts et de méthodes théo- riques particulièrement appropriés aux problématiques d’avenir du territoire de Go- nesse/Val de France. Dans un premier temps, construire l’avenir de ce territoire exige de le déchiffrer, c’est-à-dire de le comprendre avant de le transformer. Ce projet de territoire fournit autant d’occasions de révéler l’existant, de favoriser la compacité – la densité – l’intensité autour de centres multifonctionnels, d’organiser le dézonage des zones in- dustrielles et résidentielles, d’encourager la production de symbolique et de poétique. En sortant de la dichotomie centre/périphérie, la création de centralités multiples four- nit des repères capables de mettre en tension ces différentes polarités, et esquisse une nouvelle carte de lecture pour l’usager du territoire de Gonesse et du Val de France. L’ar- pentage sensible du territoire a permis d’identifier les lieux de mutation disponibles. Le projet et sa «topolitique» sont un autre levier possible de cette mutation: à la croisée de la topographie et de la politique, il invite à disséminer de l’intérêt public sur l’ensemble du territoire.

Notre approche du devenir de Gonesse et du Val de France s’appuie sur le concept clé de devoir d’urbanité. Il exprime l’importance du sentiment d’appartenance commune à un lieu pour ses habitants, de vivre et de travailler dans un espace partagé. Il parle aussi du besoin d’appropriation et de jouissance du lieu, et le devoir de le sauvegarder et de le mettre en valeur en tant que patrimoine de tous (ceux qui sont et ceux qui seront). Le Val de France et Gonesse, nourris par une histoire urbaine et agricole multiséculaire, sont eux-aussi riches de ces codes qui font la ville. Cette histoire et ce paysage constituent une ressource identitaire précieuse dans un territoire confronté au déficit d’urbanité vécu dans les Grands Ensembles.

La consultation sur l’avenir de l’agglomération parisienne a été l’occasion d’amorcer un changement de paradigme en défendant notamment la ville intensive contre la ville ex- tensive. Pour le Val de France et Gonesse, cela implique de trouver les moyens de se développer à l’intérieur de leurs propres limites, de devenir une polarité identifiable et at- tractive du Grand Paris en organisant la valorisation mutuelle des secteurs urbanisés et de leur écrin naturel. Ces limites franches, précises, ne doivent pas être traitées comme des arrières mais comme de véritables façades de ville. A l’intérieur du territoire, le maillage de ses différents lieux peut être un puissant vecteur de mixité sociale. Il est la condition indispensable d’une égale accessibilité de tous à la ville et à ses aménités, dont les es- paces naturels limitrophes et les espaces verts internes font partie.

C’est autour de ces principes et méthodes que nous proposons d’imaginer l’avenir poé-

tique, désirable, durable et

réalisable, du territoire de Gonesse et du Val de France.

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GONESSE + ARNOUVILLE + VILLIERS - LE - BEL + GARGES + SARCELLES

TITRE I - CONTRIBUTION DU TERRITOIRE AU DÉVELOPPEMENT DE LA RÉGION CAPITALE

et contribution du développement de la région capitale au projet de territoire

Le Grand Pari(s) des communes de Gonesse et du Val de France

AVRIL 2011

m Le territoire de Gonesse / Val de France dans le paysage métropolitain 1 0

mLe territoire de Gonesse / Val de France dans le paysage métropolitain

10 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

1. UNE ENTITÉ STRATÉGIQUE DANS LE PAYSAGE MÉTROPOLITAIN

1. UNE ENTITÉ STRATÉGIQUE DANS LE PAYSAGE MÉTROPOLITAIN m Gonesse / Val de France, un territoire

mGonesse / Val de France, un territoire aux dimensions comparables à celles de Paris Intra-muros

aux dimensions comparables à celles de Paris Intra-muros m Gonesse, Arnouville, Villiers-le-Bel, Garges-les-Gonesse

mGonesse, Arnouville, Villiers-le-Bel, Garges-les-Gonesse et Sarcelles, un territoire à proximité de pôles en développement

Avec une population de près de 165 000 habitants sur une superficie de 4 436 hectares, le ter- ritoire constitué par la Communauté d’Agglomération de Val de France (établissement public de coopération intercommunale rassemblant les communes de Sarcelles, Villiers-le-Bel, Arnouville et Garges-lès-Gonesse) et la Ville de Gonesse représente une entité urbaine de poids pour la métro- pole francilienne.

Le projet du Grand Paris a été l’occasion de définir un corpus d’outils conceptuels qui compose un manifeste initial et nourrit le projet territorial. Ce corpus conceptuel est aussi opérant à l’échelle métropolitaine qu’à celle plus fine du territoire de Gonesse / Val de France, situé à proximité de l’axe stratégique en pleine croissance entre Le Bourget et Roissy-Charles-De Gaulle. Ce territoire consti- tue indéniablement un pôle stratégique – sociétal, culturel et économique - à développer.

Avec une croissance démographique résultant exclusivement du solde naturel positif qui compense le solde migratoire négatif (- 1,2 pour Val de France et – 0,5 pour Gonesse), l´évolution du territoire est conditionnée à l´émergence d´une identité plus lisible au sein de la métropole francilienne. C´est trop souvent par le biais de ses tensions urbaines et sociales que le territoire fait parler de lui. Il faut pouvoir aujourd´hui le définir autrement en formulant un projet de territoire tourné vers l’avenir, qui valorise les atouts de Gonesse/Val de France : sa localisation aux portes du monde (cf. proximité des aéroports de Roissy et du Bourget, proximité de la Plaine Saint-Denis et de l’inter- communalité Plaine Commune) qui en fait une adresse prisée pour les affaires internationales, ainsi que ses «forces vives» jeunes, multiculturelles et polyglottes.

A l’heure actuelle, l’absence de lieux symboliques et fédérateurs, mais aussi d’événements, de vo-

cations identifiées, de lieux sociaux, de lieux de mémoire, de rencontre et de partage etc., pénalise

le territoire. Si sa superficie est comparable à celle de Paris, ce territoire souffre de l’absence d’un

signal fort, d’une Tour Eiffel à l’image des emblèmes de la capitale, mais aussi d’axes structurants, et de repères à même de composer une identité valorisante pour ses habitants, et attractive pour les investisseurs potentiels.

Malgré leur situation stratégique en Ile de France, mais avec de très faibles ressources, ces collecti- vités ne bénéficient pas du niveau global de services et d´équipements généralement proposé par des entités urbaines de cette taille.

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

2. UN TERRITOIRE MORCELÉ À RE-METTRE EN RELATION

2. UN TERRITOIRE MORCELÉ À RE-METTRE EN RELATION m Les tissus de la trame bâtie du

mLes tissus de la trame bâtie du territoire et de ses alentours (en rouge = tissus anciens ou pavillonnaires, en bleu = zones d’activités, en jaune = Grands Ensembles): un patchwork entrecoupé de grandes «ruptures» urbaines liées aux infrastructures ou aux espaces agricoles

12 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

2. UN TERRITOIRE MORCELÉ À REMAILLER

ET DE DIAGNOSTIC 2. UN TERRITOIRE MORCELÉ À REMAILLER m La trame bâtie et les «vides»dessinent

mLa trame bâtie et les «vides»dessinent un territoire morcelé

Initialement tourné vers l’agriculture céréalière et maraichère-fruitière au XIXème siècle, le terri- toire s’est développé dans les années 50 comme un territoire «dortoir» à vocation exclusivement résidentielle, en réponse aux besoins massifs de logements de la période d’après-guerre.

Cette urbanisation concentrée dans le temps conduit aujourd’hui à trois phénomènes :

- un vieillissement simultané d´une très grande partie du parc de logements ;

- un morcellement de formes bâties contrastées qui constituent un patrimoine architectural atypique ;

- une offre typologique assez peu diversifiée qui bloque les parcours résidentiels in situ des mé- nages. En effet, le taux de rotation dans le parc social est très faible (autour de 5% en moyenne – source DDT).

A partir des années 70, la vocation du territoire s’est un peu diversifiée avec la création des premiers parcs d’activités industriels et commerciaux, mais l’activité économique est avant tout concentrée

dans les grands pôles alentours : Le Bourget, Roissy CDG, le PIEX de Villepinte, Saint Denis Pleyel,

La nature et la qualité même de ces zones monofonctionnelles a conduit à produire

un environnement morcelé, composé d’une juxtaposition d’enclaves ceinturées d’infrastructures plus ou moins lourdes. Mal relié à ces pôles d’activités, le territoire de Gonesse / Val de France fait

office d’«entre-deux» en cumulant les contraintes liées à la proximité de ces sites stratégiques (nuisances sonores, limitation des constructions sur une majorité du territoire classé en zone C du

PEB, lignes Très Haute Tension (6km), coupures du réseau infrastructurel primaire reliant ces pôles

à Paris, pollutions atmosphériques…), sans toutefois pouvoir bénéficier en retour des dynamiques induites.

Les développements urbains des 40 dernières années se sont faits sous contrainte, en s’appuyant sur les éléments d’urbanisation préexistants mais surtout en composant avec les multiples servi- tudes et nuisances pour constituer aujourd’hui une mosaïque discontinue d’espaces fonctionnel- lement spécialisés et enclavés (zones résidentielles / zones d’activités) dont les interstices ne sont pas valorisés.

Très nombreux dans toute la Plaine de France, les grands ensembles constituent de véritables enclaves à l’écart de la structure sédimentaire de la ville. A l’instar des zones d’activités, et pour les mêmes raisons d’étalement urbain et de zoning, certains d’entre eux sont en plus situés en bordure des communes. Les zones industrielles et d’activités se concentrent quant à elles d’une part sur l’axe Le Bourget-Charles de Gaulle, économiquement dynamique et d’autre part, sur les franges des dif- férentes communes, à l’image des zones de Sarcelles et de Garges, produisant des arrières aveugles plutôt que des façades de ville.

Cependant, le territoire bénéficie d’un patrimoine paysager et de ressources agricoles sur lesquels appuyer une valorisation de Gonesse / Val-de-France. Et ce ne sont pas les seuls potentiels de développement, car, de par sa position géographique, les disponibilités foncières, la jeunesse et le cosmopolitisme de sa population ce territoire possède aussi de véritables atouts pour se posi- tionner au coeur du développement du Grand Paris.

Paris, etc

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

3. UNE ÉVOLUTION DES INFRASTRUCTURES DE DÉPLACEMENT À CONCRÉTISER

LE RÉSEAU LOCAL DE TRANSPORTS EN COMMUN

Une étude préalable réalisée par ©XELIS sur les modes de déplacements du territoire Gonesse-Val de France a révélé des temps d’accès aux principales zones d’emplois du secteur très peu compétitifs (voir cartes ci-contre). Ces temps de parcours peuvent atteindre 45mn à 4h15 pour des déplacements très courts (zone d’emploi à une distance inférieure à 10 km) et contraignent trop souvent les habitants à utiliser une voiture particulière.

souvent les habitants à utiliser une voiture particulière. m Liaisons douces et pistes cyclables existantes, source

mLiaisons douces et pistes cyclables existantes, source IGN 2009

LES TRANSPORTS COLLECTIFS FERROVIAIRES

Les perspectives d'amélioration sont clairement inscrites à l’ordre du jour des contrats de plan entre l’Etat et la région Ile de France :

- mise en service du tramway T5 : 2012

- modernisation du RER D : 2014 (avec cadencements à 12 trains par heure)

- mise en service du BHNS en préfiguration du barreau de Gonesse : 2013

- mise en service du barreau de Gonesse (service RER D avec 4 trains par heure et connexion au RER B) : 2017

- mise en service de la Tangentielle Nord : 2014 (1ere section) et 2016 (2ème

section)

- mise en service du Grand Paris Express ligne Rueil / Le Mesnil Amelot via La

Défense / Pleyel/ Le Bourget / Triangle de Gonesse / Villepinte et Roissy, dont les échéances restent à préciser. La carte de droite donne une représentation cartographique des éléments figu- rant dans le protocole d'accord financier Etat / Région signé le 26 janvier 2011 en présence du Président du Conseil Général du Val d’Oise.

Les infrastructures ferroviaires, mais aussi routières, engendrent de nombreuses ruptures du tissu urbain, en particulier sur un axe Nord-Sud. C’est aujourd’hui un territoire que l’on traverse sans le voir, notamment pour se rendre à Roissy - Charles-De-Gaulle, plus grand bassin d’emploi d’Ile-de-France après La Défense. On observe un déficit d’axes Est-Ouest, qui faciliteraient notamment les dépla- cements habitat/travail et désenclaveraient le territoire à l’échelle territoriale.

le territoire à l’échelle territoriale. m Accessibilité en TCF des principales zones d’emploi du
le territoire à l’échelle territoriale. m Accessibilité en TCF des principales zones d’emploi du

mAccessibilité en TCF des principales zones d’emploi du territoire (Source: étude ©Xelis 2010)

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mInfrastructures de transport en commun existantes, déjà programmées ou à l’étude aujourd’hui

14 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

3. UNE ÉVOLUTION DES INFRASTRUCTURES DE DÉPLACEMENT À CONCRÉTISER

DES INFRASTRUCTURES DE DÉPLACEMENT À CONCRÉTISER CDG ssy oi R t n e m e n
DES INFRASTRUCTURES DE DÉPLACEMENT À CONCRÉTISER CDG ssy oi R t n e m e n
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mInfrastructures routières existantes et déjà programmées aujourd’hui

LE VIAIRE

En ce qui concerne le routier, la situation territoriale est particulièrement liée aux évolutions mé- tropolitaines. En effet, le développement continu du pôle de Roissy-Charles-De Gaulle et la relo- calisation progressive de plate-formes logistiques le long de l’A1 et de l’A104, ont progressivement engendré une saturation de l’autoroute A1 de plus en plus problématique pour le territoire. En outre, l’absence de véritables échangeurs entre l’A1 et l’A86 et entre l’A1 et l’A104 engendrent des déports du trafic de poids lourds, notamment sur la D317. L’avenir du territoire est donc directe- ment dépendant des aménagements très importants à engager en faveur d’une gestion équilibrée de ces flux :

- le prolongement de l’A16 jusqu’à la francilienne et l’aménagement du carrefour de la Croix Verte (enquête préalable à la DUP : automne 2011),

- l’aménagement de l’échangeur A1/RN 104 au nord de Roissy (travaux prévus en 2012),

- le contournement nord-est de Roissy.

Au delà des aménagements routiers nécessaires, ces constats renforcent également les impératifs de développement de l’offre de transports en commun lourds. La situation locale n’est guère plus favorable. Traversé sans être desservi par de grands axes nord- sud du réseau métropolitain, le territoire souffre d’une desserte locale insuffisante. Les engorge- ments ponctuels qui en découlent sont autant de freins au développement des activités et aux mobilités des personnes. La poursuite du projet d’aménagement du Boulevard du Parisis (BIP) rebaptisé ici Avenue du Parisis et véritable liaison multimodale est/ouest représente dans ce contexte une bouffée d’oxygène absolument indispensable pour le fonctionnement et l’acces-

sibilité du territoire, qui manque cruellement de liaisons est/ouest structurantes (vers Villepinte/

Roissy et Bezons/La Défense). Dans cette optique, il ne faut pas oublier le projet de l’EPA pour le tronçon de Sarcelles qui a été pris en considération par le Conseil Général du Val d’Oise et qui per- met d’envisager le tracé définitif et le bouclage avec la RD 316. Un autre bon exemple des difficultés de déplacements individuels dans le territoire est incarné par le réseau de liaisons douces ou de pistes cyclables (cf. plan sur page de gauche) très morcelé, voire éclaté. En définitif, les modes de déplacements alternatifs sont très peu développés et utilisés sur

un territoire privé de continuités.

LES TRANSPORTS EN COMMUN LOURDS

Le territoire est localement relié à Paris grâce au RER D qui permet d’accéder au centre de la ca- pitale en 15-20 minutes. Cependant, cette infrastructure vieillissante souffre d’une absence de liaisons transversales la raccordant aux pôles économiques alentours (Plateforme CDG-Roissy, Le Bourget, Paris Nord II notamment). La situation devrait partiellement être améliorée par :

* la mise en service d’un tramway sur pneus entre Saint-Denis et la gare de Garges/Sarcelles en

2012,

* la mise en service de la Tangentielle Nord à proximité du territoire prévue en 2014,

* la création d’une nouvelle branche du RER D, depuis la gare d’Arnouville-Villiers-le-Bel vers la

gare de Villepinte-Parc des expositions (PIEX) également desservie par le RER B, projet dit du «Bar- reau ferroviaire de Gonesse», prévu en 2017. Une préfiguration de celui-ci prévue sous la forme d’un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) sera mise en service dès 2013. Si ces projets permettent d’améliorer la desserte, ceux-ci s’inscrivent encore trop dans une lo-

gique de rattrapage. Pour enclencher un développement économique d’importance, il faut faire preuve de volontarisme par la mise en place de nouvelles infrastructures ambitieuses. En ce sens le projet de métro automatique du Grand Paris est une véritable opportunité de concrétisation de ses projets pour le territoire.

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

4. UN PAYSAGE EN CONTACT DIRECT AVEC L’AGRICULTURE

4. UN PAYSAGE EN CONTACT DIRECT AVEC L’AGRICULTURE m Les espaces naturels ou paysagers existants sur

mLes espaces naturels ou paysagers existants sur le territoire de Gonesse / Val de France

16 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

4. UN PAYSAGE EN CONTACT DIRECT AVEC L’AGRICULTURE

4. UN PAYSAGE EN CONTACT DIRECT AVEC L’AGRICULTURE m Géographie m Entités paysagères GÉOGRAPHIE ET PAYSAGE

mGéographie

PAYSAGE EN CONTACT DIRECT AVEC L’AGRICULTURE m Géographie m Entités paysagères GÉOGRAPHIE ET PAYSAGE Le socle

mEntités paysagères

GÉOGRAPHIE ET PAYSAGE

Le socle géographique fait apparaitre une certaine diversité du sous-sol qui témoigne de la richesse des milieux écologiques et rappelle que ces secteurs ont été le support d’économies agricoles va- riées (horticulture, maraichage, arboriculture, élevage, cultures céréalières par exemple). Le pla- teau de la plaine de France s’incline nettement vers la Seine sur la frange nord du territoire ouvrant de longues vues vers Paris. Les deux vallons ont fortement contraint l’évolution des tissus urbains mais constituent aujourd’hui une respiration unique dans la métropole parisienne. Les berges du Petit Rosne et du Croult retrouvent une vocation sociale et symbolique au coeur de la ville.

Les terres cultivées du territoire agrafent la Plaine de France céréalière au front urbain de la mé- tropole. Ces grandes exploitations représentent une surface significative du territoire et sont au- jourd’hui économiquement stables. Si une certaine diversité subsiste pour les petites exploita- tions, elles souffrent d’une image peu valorisée et d’un avenir incertain. Cependant, associées

aux parcelles de réserves de l’A16 ainsi qu’aux fermes en activité, elles représentent l’opportunité de repenser l’activité agricole et de relier des corridors naturels mettant en relation les grands

parcs du nord-est métropolitain (la Patte d’Oie à Gonesse, Le Sausset à Villepinte

les vallons du Petit Rosne et du Croult. C’est une occasion exceptionnelle de fédérer les communes

autour d’un corridor paysager, d’un «poumon» ou «écrin vert» de plusieurs centaines d’hectares et de l’image positive d’un paysage urbain ancré dans son passé rural.

les forts et

),

paysage urbain ancré dans son passé rural. les forts et ), m Topographie du territoire GONESSE

mTopographie du territoire

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

5. ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT

ET DE DIAGNOSTIC 5. ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT m Carte du potentiel géothermique du milieu aquifère,

mCarte du potentiel géothermique du milieu aquifère, source BRGM, ADEME, EDF et ARENE «Guide d’aide à la décision pour l’installation de pompes à chaleur sur nappe en Ile-deFrance» (mai 2005)

Potentiel pour à la partir production des biocarburants agricoles des déchets travaux en cours Quartier
Potentiel pour à la partir
production
des
biocarburants
agricoles
des déchets
travaux en cours
Quartier
Puits-la-Marlière
Quartier
Derrière les Murs
Station et
puits géothermiques (A)
réseau
de distribution le long l’Avenue du Parisis
Sous-station
Quartier
des Carreaux
Centre déchets
Sarcelles (B)
Villiers le Bel-Sarcelles
Potentiel pour la plantation
d'une forêt de compensation
ou d’une forestière biomasse
Potentiel puits géothermiques
Villiers le Bel-Arnouville-Gonesse
Potentiel station ou
sous-station géothermique
Centre gaz GDF (C)
Quartier
de la Muette
(Logements sociaux BBC)
BBonneuilonneuil
Garges
Sarcelless--Garges
Centre gaz ADP
Les Tuli

mRéseaux de chaleur urbains existants ou programmés

18 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

5. ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT

LA GESTION DES DÉCHETS

Avec une production moyenne de 457 kg/hab/an le territoire se situe dans la moyenne nationale et départementale de production de déchets (470 kg/hab/an et 480 kg/hab/an) Selon les données du SIGIDURS , le mode de traitement des déchets du territoire se décompose comme suit :

• 57% d’incinération ;

• 26,3 % d’enfouissement ;

• 12,4 % de tri.

En 2009, le tonnage total traité par le SIGIDURS s’élèvait à 180 383 T dont :

• 108.637 T furent valorisées énergétiquement pour produire 80 000 MWh d’énergie thermique et

4 000 MWh d’énergie électrique ;

• 46.295 T ont bénéficiés d’une revalorisation de matière (tri, compost, combustibles, recyclage, …).

de matière (tri, compost, combustibles, recyclage, …). m Le traitement de déchets ménagers dans le territoire

mLe traitement de déchets ménagers dans le territoire de SIGIDURS

de déchets ménagers dans le territoire de SIGIDURS m Mode de traitement de déchets dans le

mMode de traitement de déchets dans le territoire de SIGIDURS

LES RÉSEAUX DE CHALEUR ET LE POTENTIEL GÉOTHERMIQUE

Dans le département du Val d’Oise, seulement 1,5 % des déchets sont valorisés pour produire de l’énergie et 45% du volume total des déchets collectés sont incinérés. Le territoire se démarque par une valorisation énergétique importante de ses déchets. En effet, les déchets collectés à partir de 41 communes et du territoire de Gonesse / Val de France vont vers la production d’énergie thermique distribuée par le réseau de chaleur urbain de Sarcelles. Des rénovations en cours vont réduire les émissions de l’incinérateur et améliorer l’efficacité de l’énergie produite. Ces initiatives placent le territoire en position de «pilote» sur les questions de réseau de chaleur urbain, de valorisation des déchets et de diminution de la dépendance énergétique des logements. Le réseau de chaleur urbain qui a été développé à Sarcelles depuis la construction du Grand En- semble Sarcelles-Lochères, utilise la chaleur émise par l’Unité d’Incinération d’Ordures Ménagères (UIOM) à hauteur de 77 % de son mix énergétique (IMAGE : « Réseau de chauffage urbain à Sar- celles »). Aujourd’hui, ce réseau contribue à assurer les besoins énergétiques d’un ensemble de 15 822 logements et valorise les déchets de ces 41 communes autour de Sarcelles. Cette centrale produit à elle seule 40 % de besoins de chauffage de ces logements. Après les travaux d’amélioration actuellement en cours, cette contribution devrait atteindre 60 % de la production annuelle. D’autres projets ont contribués à réduire la dépendance aux énergies fossiles et ainsi améliorer la qualité des logements sur les communes du territoire. Le projet de rénovation du Quartier des Car- reaux à Villiers le Bel (2007 - 2014) comprend un nouveau réseau géothermique, situé aux abords d’un lycée au nord de la rue de Goussainville. Le réseau couvre 44 % des besoins énergétiques d’un ensemble de 3 090 logements. Récemment, une extension de ce réseau a été annoncée pour couvrir les quartiers Derrière-les-Murs et Puits-la-Marlière (CARTE DES RESEAUX ACTUELS NT 2010 1010 FAI 0008 v04_1: « Les réseaux urbains actuels du territoire (UIOM et géothermie) ». Le territoire de Gonesse est classé comme zone aux potentiels « Très fort » et « Fort » pour ce qui est de la géothermie. L’aquifère multi couches de « l’Eocène moyen et inférieur » sur lequel se trouve le territoire se situe à une profondeur de 0 à 30 m par rapport au niveau topographique et a une épaisseur de 76 à 150 m. A ces profondeurs, les systèmes de géothermie de type « très basse énergie » (t<30°C) sont les plus favorables. Pour des températures de nappe plus élevées, des profondeurs d’environ 1800 m doivent être atteintes (l’aquifère du Dogger sous l’Ile-de-France). Les températures de l’aquifère du Dogger sous le territoire de Gonesse se situent entre 65 et 70°C. Pour ces températures, la géo- thermie de type « basse énergie » est la plus approprié (30°<t<90°C) et fournirait de la chaleur de manière directe aux bâtiments, aux serres et pour la pisciculture. Sur la base des études réalisées et des forages existants dans le Territoire, la nappe de l’éocène moyen et inférieur semble la plus propice à être utilisée (CARTE : Potentiel géothermique du meilleur aquifère ). Pour ce type de sys- tèmes peu profonds, l’utilisation de pompes à chaleur (PAC) ou thermo-frigo-pompes (TFP) devient nécessaire pour extraire les calories de l’aquifère ou du sol pour produire de la chaleur et/ou du froid. La géothermie de très basse température est bien adaptée pour les immeubles tertiaires et résidentiels à la fois pour le chauffage et la climatisation. Afin de valider cette stratégie, des études plus détaillées devront être réalisées pour définir les caractéristiques de mise en œuvre du réseau géothermique pour préserver durablement la nappe phréatique, tel que les débits de pompage et rejet de la nappe, la qualité et température de l’eau rejetée et l’emplacement des puits de forage et de rejet. Un exemple récent d’un système de très basse température se trouve à Boulogne-Billancourt où de la chaleur et du froid sont produits pour une ZAC de 300 000 m² de bâtiments mixtes (bureaux, résidentiel, commerces, activités, etc). Un système de thermo-frigo-pompe couplé à un système de stockage géothermique saisonnier permettra d’atteindre 65 % d’énergie renouvelable et 90 g CO2 / kWh. Cette première mondiale à l’échelle d’un quartier de cette taille montre qu’une telle stratégie énergétique est techniquement réalisable en Région Parisienne.

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

5. ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT

PERSAN MAGNY EN V. BEAUMONT CHAMPAGNE CERGY DAMMARTIN EN G. GOELE PLESSIS CERGY ROISSY CHARLES
PERSAN
MAGNY EN V.
BEAUMONT
CHAMPAGNE
CERGY
DAMMARTIN EN G.
GOELE
PLESSIS
CERGY
ROISSY
CHARLES DE GAULLE
PONTOISE
CHAMBRY
GASSOT
PORCHEVILLE
SAUSSET
MANTES
NOUROTTES
CORMEILLES
MEAUX
BOBIGNY
PIQUENARD
OURONNE
MEZEROLLES
FALLOU
VILLEVAUDE
ROUGEMONTIER
AMPERE
AVENIR
VAIRES
ROMAINVILLE
MARNE LA VALLEE
VAL D’EUROPE
AUBE
BAGOT
MARNE LA VALLEE
PORTE DE PARIS
COULOMMIERS
HARCOURT-MOULINEAUX
VERSAILLES
HOUDAN
MORBRAS
VITRY
CRETEIL
ELANCOURT
VALENTON
ST QUENTIN EN Y.
CHEVILLY
SAINT AUBIN
MASSY- ORLY
ROUSSON
VILLEJUST
SEREIN
RAMBOUILLET
SENART
EVRY
Centrales :
AQUEDUCS
NANGIS
PORCHEVILLE
LES ARPENTS
CIROLLIERS
BILLES
PLISON
Réseau 400 KV :
DOURDAN
MELUN
ne
tants
Situation actuelle :
couloirs de ligne
MORBRAS
9
postes existants
ETAMPES
ne à créer ou à renforcer
FONTAINEBLEAU
Situation future :
CHESNOY
éer
couloirs de ligne à créer ou à renforcer
MONTEREAU
VALENTON
7
postes à créer
TABARDERIE
NEMOURS
Réseau 225 KV :
ne
stes
Situation actuelle :
couloirs de ligne
ne à créer ou à renforcer
principaux postes
VILLEMA
mbustion Situation future :
tes potentiels)
couloirs de ligne à créer ou à renforcer
turbine à combustion
(principaux sites potentiels)
mRéseau des lignes à haute tension en Ile de France, source EDF
GATINAIS
LATENA
MERU
DAMBRON

Nota Bene : Les projets de postes de 225 000 volts ne sont pas portés sur cette carte

postes de 225 000 volts ne sont pas portés sur cette carte m Emissions annuelles du

mEmissions annuelles du dioxyde d’azote (NOx) par commune.

Emissions annuelles du dioxyde d’azote (NOx) par commune. m Carte des trafics journaliers moyens pour 2006

mCarte des trafics journaliers moyens pour 2006 des axes routiers.

Source : EDF

Légende : Agglomération parisienne Communes Départements Autoroutes Routes nationales Routes départementales
Légende :
Agglomération parisienne
Communes
Départements
Autoroutes
Routes nationales
Routes départementales
Gares
Voies ferrées
Zone d\'habitat

mNiveaux de bruit liés aux transports routiers (source ©Bruitparif)

de bruit liés aux transports routiers (source ©Bruitparif) m Niveaux de bruit liés aux transports ferroviaires

mNiveaux de bruit liés aux transports ferroviaires (source ©Bruitparif)

20 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM m Niveaux de bruit liés aux

mNiveaux de bruit liés aux transports aériens (source ©Bruitparif)

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

5. ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT

LA GESTION DES RISQUES, NUISANCES ET POLLUTIONS

Si le territoire du Val de France et de Gonesse profite de la proximité de l’autoroute A1 ou de l’aé- roport de Roissy-Charles De Gaulle, il subit aussi des nuisances liées à ces infrastructures et est impacté par les pollutions atmosphérique et sonore résultant du trafic routier, ferroviaire et aéro-

portuaire. (cf. Carte des trafics journaliers moyens pour 2006 des axes routiers ci-contre). Les axes routiers les plus impactant du territoire sont identifiés sur la carte ci-dessus :

• L’A3 avec un trafic moyen journalier de l’ordre de 100 000 véhicules ;

• L’A1 avec un trafic moyen journalier de l’ordre de 80 000 véhicules ;

• La N1 avec un trafic moyen journalier de l’ordre de 50 000 véhicules ;

• La N17 avec un trafic moyen journalier de l’ordre de 15 000 véhicules.

De plus l’Aéroport de Roissy-Charles de Gaulle a représenté en 2010, 499 997 mouvements d’avions pour 58 millions de passagers . En termes de trafic, cela correspond à 72 vols/heure, qu’ils soient au décollage ou à l’atterrissage. En comparaison et avec seulement près de 50 000 mouvements par an, les vols de l’aéroport du Bourget ont une contribution moins significative sur les nuisances locales.

LA QUALITÉ DE L’AIR

Les polluants les plus problématiques en Ile-de-France sont les suivants : le dioxyde d’azote, les par- ticules (PM10 et PM2, 5), l’ozone et le benzène. En 2010 les valeurs réglementaires sont devenues plus contraignantes pour le dioxyde d’azote : l’objectif de 40 μg/m3 doit désormais être respecté. Enfin, pour d’autres polluants, considérés comme problématiques dans le passé (dioxyde de soufre, plomb, monoxyde de carbone), les exigences réglementaires sont aujourd’hui respectées. Ainsi, concernant le dioxyde d’azote, les principales émissions sont concentrées dans les communes de Gonesse et Sarcelles. Pour Gonesse, 55% de ces émissions sont imputables aux plateformes aé- roportuaires et 39 % au transport routier. 54% des émissions de Sarcelles étaient liées au traitement des déchets (centrale d’incinération des déchets alimentant le réseau de chaleur urbain), mais les émissions NOx étaient réduites par des améliorations techniques en 2009. Les émissions globales de polluants dans l’atmosphère liés aux activités de la plateforme aéroportuaire de Roissy repré- sentent 2,5 fois celles de l’aéroport d’Orly. A titre de comparaison, les émissions de Roissy sont 30 % supérieures aux émissions annuelles du périphérique. Les activités des plateformes aéroportuaires prennent en compte l’activité aérienne dans les 1000 premiers mètres d’altitude ainsi que les trafics routiers inhérents aux activités de transport aérien (voyage et fret). De fait, les émissions de dioxyde d’azote dans les communes d’Arnouville, Garges-les-Gonesse, Gonesse et Sarcelles sont causées principalement par le transport routier et aéroportuaire. Les émissions locales liées au transport routier sont amplifiées par le manque de transports en commun et par le fait que la plupart des employés travaillant dans le secteur vivent en dehors du territoire. La présence de deux aéroports aggrave également la situation locale à cause du cumul des émissions liées au trafic routier et aux avions.

LES LIGNES À HAUTE-TENSION

Aujourd’hui, des lignes haute-tension (LHT) traversent le territoire afin de relier Paris. Le point d’en- fouissement de ces lignes est actuellement situé sur le périmètre du projet afin que le réseau soit intégralement enterré à l’entrée de la capitale. Environ 3km de LHT traversent la trame verte nord- sud de Villiers-le-Bel ce qui engendre la présence de pylônes électriques très visibles (PHOTO DES PYLONES ? + CARTE LHT « Réseau des lignes HT au Nord de Paris »). La circulation du courant dans une ligne électrique crée autour de celle-ci des champs magnétiques à très basse fréquence. Ceux-ci peuvent créer à l’intérieur de l’organisme humain des champs et des courants électriques, avec d’éventuels effets sanitaires et biologiques. Bien qu’aucune étude scientifique n’ait prouvé définitivement les nuisances effectives des LHT, l’AFSSET a reconnu implicitement un risque potentiel et recommande l’interdiction de création d’établissements recevant des publics sensibles (femmes enceintes, enfants) à moins de 100 mètres des lignes de transport d’électricité à très haute tension (THT). Au vu de l’importance de cette ligne dans l’approvisionnement de Paris et les autres contraintes engendrées par un éventuel déplacement, la meilleure solution reste l’enfouissement bien que cela puisse poser des problèmes techniques et de cout. L’une des solutions de réduction de l’impact de ces lignes à haute tension est l’enfouissement des câbles dans le sol sur l’intégralité du territoire :

cette option qui a l’avantage de réhabiliter et préserver le paysage, permet de protéger les lignes des intempéries ainsi que de protéger les habitants des champs électromagnétiques induits par ces lignes. En 2002, RTE, l’organisme chargé du réseau français, s’est engagé à enterrer un quart des nouvelles lignes haute tension de 63 000 et 90 000 volts (environ 375 km sur un total de 1 500 km prévus sur trois ans). L’enfouissement des lignes à haute tension constitue une option pour favoriser la mise en œuvre du projet de territoire. Cette approche a déjà été évoquée dans la création de la ZAC de l’Entre-Deux - Pointe Trois-Quarts à Sarcelles et le Développement du Grand Roissy.

A

ce jour ERDF estime le coût d’enfouissement à 60 000 à 120 000 euros par kilomètre par ligne (il

y

en a (Source ERDF), ce qui est neuf fois plus cher que des lignes aériennes.

Des subventions au titre du CDT peuvent être demandées à l’Etat pour la réalisation des études de faisabilité et de la préparation du dossier administratif à réaliser pour RTE.

LE BRUIT ET LES NUISANCES SONORES

La nocivité du bruit est liée à un certain nombre de paramètres. L’ANSES dans son rapport « Impacts sanitaires du bruit - Etat des lieux, indicateurs bruit-santé » (2004) rappelle l’incidence des carac- téristiques de la source de bruit, du contexte et de facteurs individuels qui peuvent interagir entre eux: la qualité du bruit, sa pureté, son intensité, les émergences et la durée. Les trois sources principales de bruits sont évidemment liées aux transports : routier, ferroviaire ou aérien. Une attention particulière devra donc être portée sur la limitation et même la réduction de ces pollutions sonores en mettant en œuvre des protections acoustiques le long des infrastructures routières et ferroviaires afin de limiter la propagation des nuisances (TROIS CARTES : « Niveau de bruit lié au transport routier » + « Niveaux de bruit lié au transport ferroviaire » + « Niveaux de bruit lié au transport aérien ») . D’après les données des contributions sonores cumulées (Routes / Fer / Avions / ICPE-A) du terri- toire présentées par BRUITPARIF selon l’indice Lden, seuls les principaux axes routiers et ferroviaires ainsi que les bâtiments à proximité immédiate se situent dans des zones dont la contribution sonore est comprise entre 65 et 75 dB(A). Le reste des zones urbanisées se situent dans une zone dont la contribution sonore est comprise entre 60 et 65 dB(A). Les voies aéroportuaires sont responsables d’une « uniformité » de niveau sonore comprise entre

55 et 60 dB(A) pour la majorité des zones urbanisées. Arnouville-lès-Gonesse ainsi que Gonesse ont

une contribution sonore des cônes d’envol et d’atterrissage des avions plus élevée, comprise entre

60 et 65dB(A).

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

6. 6.

UNE POPULATION FRAGILE ET DES CONTRAINTES FORTES (PEB) À PRENDRE EN COMPTE

UNE POPULATION FRAGILE ET DES CONTRAINTES FORTES (PEB) À PRENDRE EN COMPTE

FRAGILE ET DES CONTRAINTES FORTES (PEB) À PRENDRE EN COMPTE m Le Plan d’Exposition au Bruit

mLe Plan d’Exposition au Bruit sur le territoire : les zones A (la plus foncée), B, C et D (la plus claire)

22 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

6. UNE POPULATION FRAGILE ET DES CONTRAINTES FORTES (PEB) À PRENDRE EN COMPTE

Val de France + Gonesse

1990

1999

2006

Taile moyenne des ménages (TMM)

3,14 pers./ménage

3,07 pers./ménage

3,01 pers./ménage

Taux de variation annuel moyen

 

0,23%

0,29%

Communes

Nombre d’allocataires percevant le Revenu de Solidarité Active*

% de la population percevant le Revenu de Solidarité Active

Arnouville-lès-Gonesse

282

sur 13 215 hab

2,1

Gonesse

828

sur 26 262 hab

3,2

Garges-lès-Gonesse

1942

sur 39 098 hab

5,0

Villiers-le-Bel

1307

sur 27 091 hab

4,8

Sarcelles

2708

sur 59 594 hab

4,5

Moyenne des 5 villes

 

3,92

Val d'Oise**

 

30 567

2,62

* Données RSA INSEE 2009; données populations INSEE 2007; ** Données CAF d’Ile-de-France au 31 décembre 2009

2007; ** Données CAF d’Ile-de-France au 31 décembre 2009 Population active de 15 à 64 ans

Population active de 15 à 64 ans selon la catégorie socioprofessionnelle (en %)

Taux de familles monoparentales 1999 (en %) * Données INSEE

Taux de familles monoparentales 2007 (en %) * Données INSEE

8,6

9,4

11,9

13,6

14,2

16,6

13,7

15

14

15,7

12,48

14,06

9,8

11,1

Communes

Agriculteurs

exploitants

Artisans,

commerçants, chefs

Cadres et

professions

Professions

intermédiaires

Employés

Ouvriers

d'entreprise

intellectuelles sup.

ArnouvillelèsGonesse

0

5,6%

11,5%

26,0%

32,2%

23,1%

Gonesse

0,05%

3,5%

7,2%

21,6%

39,4%

26,4%

GargeslèsGonesse

0

3,6%

3,5%

16,2%

39,2%

34,2%

VilliersleBel

0

3,7%

5,5%

20,8%

37,3%

30,0%

Sarcelles

0

4,2%

6,0%

20,0%

40,1%

26,9%

Val de France et Gonesse

0

4,1%

6,7%

20,9%

37,6%

28,1%

Val d'Oise

0,1%

4,1%

16,3%

27,6%

31,6%

19,2%

Source : INSEE

mInformations sur la population du territoire, Source déc. 2009 : Pôle emploi, DARES, Statistiques du marché du travail via INSEE

Avec un taux de chômage de près de 20%, soit plus du double de la moyenne départementale, et un niveau de revenus moyen de 16 630 € (net imposable par foyer fiscal), soit à peine plus que la moitié de la moyenne régionale, la population du territoire est particulièrement fragile. Le taux de chômage des jeunes atteint 22% en moyenne sur les 5 communes.

Ce sont quasiment 4% des habitants qui perçoivent le RSA, tandis qu’ils ne sont que 2,62% à l’échelle du département. On note également une forte proportion de familles monoparentales, dont le taux est en augmentation (période 1999-2007), avec 14% sur le territoire en 2007 contre 11,1% en moyenne dans le département. Peu qualifiée (plus du tiers de la population est sans aucun diplôme ; deux fois moins de bac+ 2 que dans le département du Val d’Oise) et peu moto- risée (taux de motorisation = 70%), la population peine à accéder aux offres d’emplois des pôles économiques environnants faute de liaisons en transports en commun adaptées et efficientes. La population compte en effet seulement 6,7 % de profils « cadres » (contre 16,3% à l’échelle du Val d’Oise). La part des ouvriers et employés est en revanche très supérieure sur le territoire de Val de France/Gonesse (65,7% au total) que pour le département (50,8% au total). En outre, la forte concentration de l´habitat social et les difficultés relatives aux parcours résidentiels conduisent à maintenir la population la plus captive dans un parc de logements de plus en plus vieillissant et à voir les ménages en ascension sociale quitter le territoire.

La taille moyenne des ménages est très élevée par rapport à la moyenne du Val d’Oise (3,34 per- sonne par ménage pour Val de France / 2,99 pour Gonesse / 2,78 pour le Val d’Oise). Une part im- portante de ménages comporte minimum 6 personnes : 13,6% contre 5% à l’échelle du Val d’Oise (source DDT). Toutefois, le desserrement progresse : la DDT estime cette évolution à 0,02 point par an pour le territoire. Dans le même temps, la forte contrainte portée par le PEB limite consi- dérablement les opportunités de créer une offre adaptée aux besoins actuels et futurs. En zone C du PEB, la construction de nouveaux logements est interdite, afin d’empêcher l’augmentation de la capacité d’accueil et donc de la population permanente soumise aux nuisances. La seule possibilité consiste à démolir et reconstruire à surface équivalente : c’est la règle du «1 pour 1». L’amendement de l’article L147.5 du Code de l’Urbanisme permet lui, dans le cadre d’un projet de renouvellement urbain, de réaffecter la surface démolie (SHON) sur d’autres quartiers ainsi rendus constructibles, et de diversifier l’offre de logements. Mais, il est entendu que, en tenant compte des phénomènes de desserrement et de décohabitation, le PEB empêche aujourd’hui en zone C,

le maintien de la population existante constatée.

Toutefois, des possibilités existent encore sur le territoire pour construire de nouveaux loge- ments, qu’il s’agisse d’extensions, de densification (hors zone C) ou de renouvellement urbain (en zone C). D’autre part, L’EPA-Plaine de France a fait allusion à la possibilité d’un assouplissement des règles du PEB, dans l’optique de permettre au territoire de surmonter ces difficultés. Il faut néanmoins garder à l’esprit que les interventions de type densification ne permettront pas d’ac- cueillir autant de constructions neuves que les extensions ou mutations des terrains aujourd’hui occupés par de l’activité, du fait de l’actuelle occupation des terrains à densifier (densité de 35 à 70 logements à l’hectare, selon qu’il s’agit de zones pavillonnaires ou de grands ensembles). Le terri- toire connaît une certaine attractivité pour le développement de nouvelles constructions, comme en témoigne l’intérêt des promoteurs pour la Ville de Garges. De même, le phénomène de densifi- cation du pavillonnaire est déjà constaté, ainsi que l’augmentation des prix du foncier.

Le territoire se caractérise enfin par un important métissage culturel avec ses 100 nationalités représentées constituant sa « force vive » multiculturelle et polyglotte. Les élus locaux sont en vigilance permanente pour favoriser le «vivre ensemble» sur l´effet ségrégatif. Par ailleurs, la popu- lation est aujourd’hui très jeune (30% de la population a moins de 18 ans, et la moitié moins de 30 ans). Le territoire est donc au défi de valoriser dans les années à venir ces « forces vives » multicul- turelles, ce qui implique d’améliorer leur niveau de formation pour enrayer leur paupérisation.

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

7. UN POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE A OPTIMISER

7.1. DYNAMIQUES FONCIERES ET IMMOBILIERES DU TERRITOIRE ET DES POLES ECONO-

MIQUES CONCURRENTS

Gonesse / Val de France : des dynamiques positives à renforcer par l’affirmation d’une identité

claire et d’une stratégie marketing volontariste dans un contexte métropolitain compétitif

Alors que les premiers parcs d’activités de Gonesse et Val de France ont été aménagés dans les an- nées 70, dans une logique de rééquilibrage fonctionnel du territoire, 15 ans après la construction des premiers ensembles résidentiels, les récentes opérations d’aménagement sont quant à eux pi- lotés avec un fort souci qualitatif : accent porté sur la qualité urbaine et environnementale, prise en compte des impératifs du développement durable, développement des services aux entreprises, utilisation de techniques innovantes… Il s’agit en effet de permettre à l’offre de terrains aménagés disponibles du territoire d’être compétitive avec celle des autres territoires.

Les signaux positifs observés en termes d’investissements privés ces dernières années ne permettent pas encore de sortir réellement d’une logique de développement au fil de l’eau et demeurent insuf- fisants : l’offre foncière reste affectée au « tout venant », son attractivité restant fondée essentielle- ment sur le coût relativement faible du foncier et les exonérations fiscales liées au zonage ZFU. De ce fait, elle profite en grande partie au développement endogène (PME/PMI en développement, créa- teurs d’entreprises). Il manque encore aux acteurs locaux l’affirmation d’une identité économique claire sur laquelle s’appuyer pour « marketer » un territoire encore trop ancré dans une logique d´attente et d´opportunisme.

On observe en effet une grande diversité de l’offre proposée par les ZA du territoire, ainsi que des entreprises présentes :

- Exemple à Sarcelles et Villiers-le-Bel de l’extension de la ZA Val de France (nommée « Tissonvilliers 3 ») : 8 à 12 lots de 3 000 à 19 740 m² proposés ; vocation commerciale d’une part (30 000 m² SHON de

lots dédiés) et accueil d’activités artisanale et industrielles « légères » d’autre part (55 000 m² SHON de lots dédiés) ;

- Exemple de la ZA « Entrée sud » à Gonesse : offre constituée de lots allant de 700 à 5000 m², depuis

le local d’activités jusqu’au bureau ; par conséquent, grande diversité des entreprises implantées, avec Leroy Merlin (bricolage/décoration), Chantilly Cars Prestige (vente de voitures de luxe), Nova Delta (vente de café en gros), France Brochure System (création, impression et diffusion de brochures touristiques), etc. Les chiffres confirment que l’économie du territoire relève beaucoup plus d’une grande diversifica- tion que de fortes spécialisations : 80% des codes NAF sont représentés sur le territoire.

Le Pôle de Roissy : un indicateur des prix pratiqués au nord du Triangle

: un indicateur des prix pratiqués au nord du Triangle m Evolution des loyers moyens pour

mEvolution des loyers moyens pour le pôle de Roissy – période 2003-2010 (en € HT et Hors Charges /m²/an); Source : Immostat (base de données sur les transactions BNP PARIBAS REAL ESTATE, CB Richard Ellis, DTZ et Jones Lang LaSalle)

Les acteurs de l’immobilier ont observé une baisse significative des loyers pour le « Pole de Roissy » (Tremblay-en-France, Villepinte, Aulnay-sous-Bois, Gonesse, Roissy-en-France) entre 2003 et 2010, que la reprise de 2007 n’a pas suffi à enrayer. Ce pôle est limitrophe du territoire du CDT (Gonesse) : en cela il est représentatif du contexte dans lequel le projet du Triangle vient s’inscrire. Une certaine obsolescence d’une partie du parc peut être mise en cause dans cette baisse des loyers : c’est un atout pour le territoire de Gonesse/Val de France, qui dans ce contexte va pro- poser des produits immobiliers neufs et innovants, comme prévu notamment sur le Triangle, et ainsi mieux répondre à la demande actuelle de façon qualitative.

Paris Nord 2 : un pôle majeur limitrophe du Triangle de Gonesse, caractérisé par la présence

de SILIC

La vision de SILIC, acteur majeur de l’immobilier d’entreprise implanté à Paris Nord 2 depuis les années 80, semble instructive pour le développement du Triangle de Gonesse. Cet acteur immobilier a implanté un de ses parcs à Paris Nord 2 dans les années 80, à proximité immédiate du PEX et de Roissy, pressentant l’importance d’être localisé au cœur des infrastruc- tures de transport.

La logique de SILIC, dont l’offre séduit les sièges et grands groupes tertiaires :

- Se concentrer sur les polarités à valeur ajoutée, afin d’attirer les sièges et grands acteurs éco- nomiques. Attendre qu’une « locomotive » qualifie un territoire (image valorisante) pour inves- tir (toujours un minimum de 80000m² SHON, de préférence 500 000 voire 1 000 000 m² SHON pour une masse critique synonyme de rentabilité et pérenniser un positionnement qualitatif).

- Un seul propriétaire foncier maîtrisant tous les métiers de l’immobilier : développement,

commercialisation et gestion, et des équipes de gestion et de commercialisation installées sur le site.

- Développer ses propres services et navettes de transport voire transports quand ils viennent à manquer sont proposés aux entreprises locataires.

- Eviter de s’implanter à proximité de grands pôles commerciaux, qu’ils jugent difficilement compatibles avec une image de pôle tertiaire qualitatif.

Enseignements majeurs à retenir pour le projet urbain de Gonesse / Val de France :

- La performance des transports en commun est un préalable à une bonne commercialisation

des nouveaux espaces dédiés au développement économique (Triangle, extensions proposées

dans le projet urbain

- Si l’investissement d’un acteur majeur est souhaité sur le Triangle, il convient de prévoir de lui réserver une surface importante (ex : Europa City envisage une implantation sur 80 hectares).

- Porter attention aux conditions d’une bonne compatibilité entre activités commerciales d’en- vergure et activités à dominante tertiaire.

La Plaine Saint-Denis : secteur en fort développement, modèle d’attractivité renouvelée

Les prix du secteur Plaine Saint-Denis, au sud du territoire de Gonesse / Val de France, évoluent actuellement à la hausse, et attirent les investisseurs y compris pour de très grandes surfaces (ex : SILIC). La concurrence pour Gonesse/Val de France est rude, car La Plaine Saint-Denis est plus proche de Paris, tout en étant elle aussi connectée par RER et autoroute à l’aéroport de Roissy, et en bénéficiant d’une image plus attractive à ce jour (médias, cinéma, informatique…).

)

24 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

7. UN POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE À OPTIMISER

L’étude des grandes étapes de sa revitalisation nous enseignent que de nombreux éléments ont présidé à sa réussite : l’implication forte de l’Etat, la mise en mouvement du territoire au travers de consultations urbaines impliquant régulièrement l’ensemble des acteurs locaux et de la société civile, l’implantation d’une « locomotive » (Stade de France), la conception d’un projet urbain à l’échelle du grand territoire, l’implantation d’Icade au début des années 90 (expert en gestion de patrimoine immobilier) avec la réhabilitation à grande échelle du patrimoine immobilier qui ont attiré les secteurs de la mode et de la communication

L’attractivité de ce territoire pour les investisseurs est un fait que SILIC confirme, sur la base de ses études d’opportunité permanentes sur toute la Région. Cependant il ne faut pas négliger que la valorisation du foncier de la Plaine Saint-Denis va inévita- blement repousser plus loin certaines entreprises pour des questions de manque de place ou de charges trop élevées, comme les activités productives et de logistique le connaissent déjà. Une opportunité pour le territoire de Gonesse/Val de France, plus abordable tout en bénéficiant d’atouts existants et de forts potentiels à venir.

Comparaison des marchés immobiliers entre le territoire du CDT, Paris Nord II et la Plaine St- Denis

Aujourd’hui, les prix pratiqués sur le territoire du CDT sont sensiblement moins élevés que pour Paris Nord II et La Plaine Saint-Denis, comme en témoigne le repérage indicatif ci-dessous. Gonesse / Val de France territoire offre donc aujourd’hui une alternative en termes de coûts com- pétitifs, mais les prix du marché traduisent une moindre attractivité de ses zones d’activités pour l’instant.

Comparaison des loyers indicatifs à Sarcelles, Paris Nord II et La Plaine Saint-Denis (€ HT et Hors Charges /m²/an)

Prix moyens constatés en 2010

Locaux d'activités et entrepôts (en €/m²/an HT)

Bureaux (en €/m²/an HT)

Charge foncière (en €/m² SHON)

 

Min.(seconde main)

Max. (neuf)

Min.(ancien, réhab…)

Max.(neuf, HQE…)

Moyenne

Territoire du CDT**

50

80

60

140

97*

ZA Paris Nord II et environs *** Est du CDT

NC

NC

140

200

300

Plaine Saint-Denis**** Sud du CDT

50

130

140

300

600

* Chiffre obtenu uniquement pour Gonesse ** Source : KEOPS, conseil en immobilier d’entreprise / Valeurs Vénales (Côte annuelle des Valeurs vénales au 1er Janvier 2010 – éd. Callon), Bourse des locaux (données 2010), entretiens avec l'AFTRP *** Source : entretien avec SILIC **** Source : site web Plaine Saint-Denis

mEvolution des marchés immobiliers sur Gonesse / Val de France, Paris-Nord 2 et la Plaine-Saint-Denis.

Comparaison des prix de vente et de location sur le territoire du CDT :

Remarque : il s’agit de moyennes, les prix étant sont très variable selon la localisation du terrain sur la commune.

   

Immobilier d'entreprise

   

Charge foncière

COMMUNES

ZA réparties par villes

Prix de VENTE Bureaux Moyenne entre prix minimum et prix maximum observés (en € / m² )

Prix de VENTE moyen Locaux d'activités ancien et neuf confondus (en € / m² )

Prix de VENTE moyen Entrepôts ancien et neuf confondus (en € / m² )

Prix de LOCATION Bureaux Moyenne entre prix minimum et prix maximum observés (en € / m² )

Prix de LOCATION Locaux d'activités Moyenne ancien et neuf confondus (en € / m² )

Prix de LOCATION Entrepôts Moyenne ancien et neuf confondus (en € / m² )

Prix de VENTE moyen de terrains dédiés à des bureaux (en € / m² )

Prix de VENTE moyen de terrains dédiés à des Locaux d'activité (en € / m² )

Prix de VENTE moyen de terrains dédiés à des entrepôts (en € / m² )

Ancien

Neuf

Ancien

Neuf

 

Tissonvilliers VDF

                     

Sarcelles

Entre-Deux – Pointe Trois Quarts

772

1238

554

390

72

99

55

45

98

80

53

 

Extension

                     

Villiers le Bel

Tissonvilliers III

771

1238

554

390

72

99

55

45

98

80

53

 

PA La Muette

                     

Garges-lès-

ZAC du Noyer des Belles Filles - extension du PA La Muette

Gonesse

886

1529

571

404

84

121

53

46

108

90

63

PA « Doucettes/ l'Argentière / Fontaine-aux-Prêtres

 

PA Patte d'oie / Grande Couture Est et Grande Couture Ouest

                     

PA Cressonnière

Gonesse

Entrée Sud / Aeropark

989

1707

642

455

94

136

67

53

118

100

73

Tulipes Sud

Tulipes Nord

PA Grande Vallée

Arnouville-lès-

Arnouville-lès-

                     

Gonesse

Gonesse

874

1500

528

399

84

118

56

46

98

80

53

Sources exploitées :

- Valeurs Vénales (Côte annuelle des Valeurs vénales au 1er Janvier 2010 – éd. Callon),

- Bourse des locaux (données 2010)

- Entretiens avec Mr. Denis Millard (AFTRP), Mr. Pierre Goffinon (SILIC-Socomie) et Mr. Olivier Labaune (KEOPS).

mEvolution des marchés immobiliers sur Gonesse / Val de France.

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

7. UN POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE À OPTIMISER

7.2. EVOLUTIONS SECTORIELLES ET FILIERES PORTEUSES OBSERVEES SUR LE TERRITOIRE

Les efforts menés ces dernières années ont porté leurs fruits. Val de France a enregistré quelques investissements privés conséquents : l’implantation à Sarcelles du siège national de l’Association Nationale des Chèques Vacances, et l’aménagement, d’un Retail park commercial par la Compagnie de Phalsbourg… Sur Gonesse, cette dynamique a permis d’attirer des grands groupes (General Mo- tors, La Poste et son centre de tri européen, Movianto - DGX Pharma aux Tulipes, Leroy-Merlin sur l’Entrée Sud), et des activités à fort contenu technologique (EADS SECA, CAPRA). Le territoire com- mence à être en mesure de démontrer son attractivité économique. Ces implantations sont le signe d’une attractivité en voie de restauration auprès des investisseurs. De plus, l’évolution du nombre de créations d’entreprises sur le territoire de Val de France est très positive : +126% entre 2000 et 2010 (source : INSEE). A noter cependant que 50% des créations sont des entreprises individuelles.

Une économie très diversifiée

L’économie locale se caractérise par une très grande diversité : 80% des codes NAF sont représentés. C’est à la fois un atout (pas de dépendance à un secteur ou un acteur dominant) et une contrainte, en l’absence de filières facilement identifiables. Toutefois, il convient de noter le dynamisme important de plusieurs filières:

de noter le dynamisme important de plusieurs filières: Source : étude DDAE 95 - Les Services

Source : étude DDAE 95

- Les Services aux entreprises sont en forte croissance dans tout le département (+ 2 à 3% entre 2000 et 2006)

- Dans une moindre mesure, les filières Construction, Education, Santé et Action sociale se dévelop-

pement aussi (+ 0.5 à 1% entre 2000 et 2006)

- Par ailleurs, on peut noter que l’Est du Val d’Oise est fortement marqué par la filière Transport (cf.

Roissy), qui se développe toutefois modérément (+ 0.5 % environ entre 2000 et 2006). En étudiant les chiffres de la création d’emplois entre 1998 et 2008 sur le territoire de Gonesse/Val de France, on peut établir une classification des secteurs d’activité les plus dynamiques actuellement:

- Construction : gain de 1195 emplois (+55%); Services : gain de 1407 emplois (+22 %); Transport et entreposage : gain de 508 emplois (+ 22%); Commerce : gain de 681 emplois (+10%). A contrario, un secteur se distingue par une forte perte d’emplois sur la même période : l’Industrie : perte de 816 em- plois (-26 %) .Quant au secteur de la Production, il semble se maintenir (toujours 1600 emplois env.).

Focus sur une filière existante insuffisamment valorisée : la Santé

Le Centre Hospitalier de Gonesse

Avec sa capacité d’accueil de 941 lits et places et son budget de fonctionnement de 114 millions

d’euros, l’Hôpital créé de l’emploi pour 2200 agents. L’offre proposée se répartit en une dizaine de pôles :

- Pôle Femme/Enfant - Chirurgie Pelvienne et Urologique ;

- Pôle Urgences - SMUR - Réanimation Polyvalente ;

- Pôle Gériatrique (Maison de Retraite EHPAD)

- Pôle Plateau Technique Opératoire et Spécialités Chirurgicales

- Pôle Spécialités Médico-chirurgicales et Oncologie

- Pôle Spécialités Médicales – Cardiologie

- Pôle Appareil Locomoteur

- Pôle Psychiatrie Adulte

- Pôle Psychiatrie Infanto-Juvénile – CAMSP

- Pôle Médico-Technique

Cet établissement présente par ailleurs un atout de taille pour le territoire : son Ecole paramédi- cale au sein de l’hôpital. Son offre intègre notamment :

- Formation d’élèves et d’étudiants en vue de l’obtention du Diplôme d’État Infirmier ou du Di-

plôme d’État d’Aide Soignant (DPAS), dans le cadre de la formation initiale ou dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience (VAE)

- Formation préparatoire au concours d’entrée en formation initiale

- Formation continue des professionnels de santé

- Documentation et recherches en soins infirmiers et en pédagogie

Le « Pôle Médical & Technologique» de Sarcelles

Sarcelles dispose d’un ensemble de moyens de diagnostic et de traitement, le long de l’avenue Charles Péguy et du Boulevard du Maréchal de Lattre de Tassigny, avec une forte orientation oncologique, sans équivalent en région Ile de France. Cet ensemble que le Directeur Centre de Radiothérapie du rouget (Paris Nord) désigne du nom de «Pôle Médical & Technologique» consti- tue à la fois une offre médicale de première importance, un pôle technologique qualifiant pour la ville et un acteur social essentiel. L’Hôpital Privé Nord Parisien enregistre plus de 17.500 passages aux urgences par an et 8.400 patients opérés chaque année.En termes d’emplois, l’ensemble re- présente plus de 560 emplois directs. Tous ne sont pas résidents de Sarcelles mais une énorme majorité demeure au sein d’un bassin d’emploi fragile. Le pôle se compose de plusieurs entités économiques et juridiques distinctes mais complémen- taires les unes des autres :

- L’Hôpital Privé nord Parisien (HPNP), établissement privé de plus de 300 lits

- Le Centre Spécialisé de cancérologie Paris Nord

- Le Centre d’Imagerie Paris Nord : un ensemble unique en France (gamme très large des moyens

de diagnostic et de traitement et intégralement le fruit d’initiative privée que le statut de ZFU a encouragé).

- Le réseau ONCONORD (amélioration des conditions de prise en charges des patients cancéreux depuis l’amont jusqu’à la phase palliative)

- Le centre pédiatrique Paris Nord

- Une Maison de retraite médicalisée en cours de réalisation, etc.

La nature, l’importance et la dimension de l’ensemble de l’offre sanitaire et technologique pour- raient être davantage valorisées par le territoire. Le pôle de Sarcelles souhaiterait voir se déve- lopper des synergies avec le Centre Hospitalier de Gonesse et l’Hôpital de Villiers-le-Bel, afin de développer les activités du secteur Santé, pourvoyeur d’emplois locaux non délocalisables.

26 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

7. UN POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE À OPTIMISER

AP-HP Hôpital Charles Richet de Villiers-le-Bel

L’Hôpital dispose de 472 lits répartis dans 2 pôles d’activité :

- Pôle Soins de Longue Durée

- Pôle Hospitalisation

L’offre inclut soins de longue durée, soins de suite et de réadaptation, médecine gériatrique, soins palliatifs, hôpital de jour et un EHPAD. Ce centre hospitalier prend notamment en charge les spécificités suivantes :

- gériatrie et nutrition de la personne âgée,

- gériatrie et prise en charge de la démence, évaluation des troubles des fonctions supérieures,

- gériatrie et unité de soins palliatifs,

- gériatrie et orientation neurologique avec prise en charge des AVC.

Perspectives La capacité d’accueil de ces 3 établissements porte le total à 1720 lits environ. Si l’on fait une ana- logie avec l’Hôpital Pitié Salpétrière (Paris), on observe que le second concentre beaucoup plus d’emplois pour une capacité d’accueil similaire :

Equipements de Santé du territoire CDT :

- 1720 lits environ

- 3454 emplois (médicaux et fonctions supports) Hôpital Pitié Salpétrière Paris :

- 1630 lits environ

- 7950 emplois (médicaux et fonctions supports)

Bien que les contextes locaux soient différents, il apparaît que le pôle Santé du territoire Gonesse/ Val de France présente une importante marge de progression en termes de création d’emplois no- tamment.

7.3. PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT ANNONCEES

Actuellement plusieurs projets d’envergure, qui polariseraient le territoire d’est en ouest, sont à l´étude :

→ Le Triangle de Gonesse et Europa City L’un des principaux pôles de développement à venir en Ile-de-France et Un projet d’équipement de rayonnement international de niveau métropolitain

Cette opération de grande ampleur permettra de rattraper le fort déficit d’emplois tertiaires du territoire en créant un très grand parc technotertiaire (1,750 millions de m² de SHON) sur le foncier du Triangle de Gonesse. Sa taille le rend visible à l’échelle métropolitaine mais aussi internationale. Dans la gamme des produits immobiliers proposés en Ile-de-France, il propose une nouvelle offre qui contribuera à son attractivité. Notamment, le Triangle développera un esprit de Campus ou de « business park », qui correspond aux attentes des utilisateurs tertiaires d’aujourd’hui et de demain : pouvoir « vivre sur le site » (ex. : ouvrir ses fenêtres, déjeuner et travailler au cœur des espaces verts…), évoluer dans un environnement bâti de hauteur faible ou moyenne (gabarit de 10 à 20 000 m² SHON, pour une moyenne de 1 500 emplois), intégrant des halls lumineux, et entourés d’un en- vironnement très vert. Par sa taille, sa localisation, la spécificité de son offre (localisation à proxi- mité de Roissy et de Paris, desserte en TC, qualité paysagère, coût du m²…) cet espace original va contribuer à l’attractivité économique du Grand Roissy et plus largement de la métropole. Au cœur de l’opération d’aménagement ambitieuse que représente le Triangle de Gonesse, le projet Europa City (porté par Immochan) se positionne d’ores et déjà comme un équipement de rayonnement international de niveau métropolitain. Destiné au tourisme international comme aux habitants du territoire, Europa City compte devenir un élément structurant pour l’aménagement et la requalification du territoire.

De par sa nature, ce projet nécessite des infrastructures performantes en termes d’accessibilité et ne se peut se réaliser qu’avec le développement des réseaux de transport. Ce grand complexe

commercial, culturel, sportif et récréatif souhaite prendre place dans un lieu architecturalement ex- ceptionnel. Son programme de 450 000 m2 prévoit 50% consacrés aux commerces, 35% aux loisirs, 10% à la culture (soit 45 000 m2), 5% aux locaux administratifs. La venue d’une grande institution culturelle (ex : partenariat avec des grands Musées européens, expositions, spectacle vivant, lieu

est une volonté du territoire dans le cadre de la réalisation du

projet Europa City. Le coût du projet est estimé à 2 milliards d’euros d’investissements. Il proposera de nombreux services aux entreprises : hôtellerie, restauration, loisirs, commerce, culture, événe- ments… avec la possibilité d’organiser notamment des Congrès de professionnels. L’offre hôtelière prévoit une capacité de 2000 à 3000 chambres. Europa City a dans le même temps vocation à par- ticiper au développement du territoire, avec notamment : la mise en place de partenariats locaux

de formation pour les salariés qui travaillerons pour Europa City, ainsi qu’une offre de loisirs, un lieu convivial pour les habitants. Les retombées attendues sont les suivantes :

- une nouvelle image à l’attractivité renouvelée pour le territoire

- un effet d’entrainement positif sur l’urbanisation du triangle de Gonesse

- 8000 emplois directs et indirects (hôtellerie, transports, services) à Gonesse auxquels s’ajoute- ront les emplois créés pendant la phase de travaux ;

- hypothèses de fréquentation attendue : 27 millions de visiteurs à moins de deux heures et 3 à 4 millions de visiteurs « touristes »

Le Dôme de Sarcelles Ce projet vise l´implantation à Sarcelles, près de la gare du RER D, d´un équipement structurant et rayonnant : un Dôme événementiel et multisports comprenant une salle de 20000 places cou- plée à une salle de 3500 places, équipement capable d’héberger des clubs résidents, d’accueillir de grands événements sportifs et festifs (concerts…) et de produire de l’animation pédagogique pour les scolaires.

L’ensemble de ces projets, décisifs pour l´avenir du territoire, sont les indices prometteurs d´un

regard renouvelé des investisseurs sur les atouts du territoire (disponibilités foncières et proxi- mité des aéroports notamment). Toutefois leur finalisation reste entièrement conditionnée par :

- la rénovation des infrastructures de desserte existantes et le développement de nouvelles infras- tructures: rénovation du RER D, poursuite aménagement du BIP, mise en service du barreau de Gonesse, et desserte par le métro automatique du Grand Paris ;

- le développement de la qualité urbaine : poursuite de l´effort de rénovation, mise en valeur du

patrimoine naturel et paysager, développement d´une nouvelle offre de logements pour fluidifier les parcours résidentiels, des projets exemplaires de haute qualité environnementale…

dédié à la Citoyenneté européenne

)

7.4. NECESSITE D’ARTICULER DEVELOPPEMENT DE L’OFFRE DE FORMATION ET DEVE- LOPPEMENT ECONOMIQUE

Comme vu précédemment, le territoire est marqué par un très fort taux de chômage (jusqu’à 22% pour les plus jeunes) ainsi qu’un faible niveau de qualification (plus du tiers de la population sans aucun diplôme ; deux fois moins de bac+ 2 que dans le département du Val d’Oise). De ce fait, Il est primordial pour le territoire de pouvoir agir conjointement sur l’emploi, le développe- ment économique et la formation pour augmenter et diversifier l’offre d’emplois sur le territoire tout en permettant aux habitants d’accéder aux emplois actuels et futurs par le biais notamment de formations adaptées à leurs niveaux de qualification et aux besoins évolutifs des entreprises. Nous étudierons l’offre de formation existante au chapitre suivant, en vue de faire le point sur les enjeux en la matière.

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

8. UNE OFFRE D’ÉQUIPEMENTS À RENFORCER

8.1. ANALYSE DU TAUX D’EQUIPEMENT DU TERRITOIRE

Au regard de 2 autres agglomérations de même taille (superficie et nombre d’habitants similaires)

Comme vu précédemment, le territoire est marqué par un très fort taux de chômage (jusqu’à 22% pour les plus jeunes) ainsi qu’un faible niveau de qualification (plus du tiers de la population sans aucun diplôme ; deux fois moins de bac+ 2 que dans le départe- ment du Val d’Oise).

De ce fait, Il est primordial pour le territoire de pouvoir agir conjoin- tement sur l’emploi, le développement économique et la forma- tion pour augmenter et diversifier l’offre d’emplois sur le territoire tout en permettant aux habitants d’accéder aux emplois actuels et futurs par le biais notamment de formations adaptées à leurs niveaux de qualification et aux besoins évolutifs des entreprises. Nous étudierons l’offre de formation existante au chapitre suivant, en vue de faire le point sur les enjeux en la matière.

en vue de faire le point sur les enjeux en la matière. m Présentation des territoires

mPrésentation des territoires de comparaison

Précision : Angers peut être considérée comme une référence « haute », du fait qu’elle constitue la centralité de son agglo- mération tandis que les deux autres territoires de référence sont soumis à la concurrence entre territoires de la région Ile- de-France.

       

Plateau extérieur

Salle ou terrain de petits jeux - nombre d'aires pratiques

   

Athlétisme -

ou salle

Boulodrome -

Roller-Skate-Vélo

Bassin de natation

Tennis - nombre de courts

nombre d'aires

multisport -

nombre de

Bicross ou

pratiques

nombre d'aires

terrains

freestyle

pratiques

Val de France - Gonesse

4

51

9

52

18

13

1

Hauts de Bièvre

7

73

32

70

58

31

3

Angers (ville)

8

129

11

76

40

22

5

Source : INSEE, Base permanente des équipements, 2009

     

Contexte

Equipements culturels

 

TERRITOIRES

 

Nb d'habitants

Superficie (ha)

Densité (habs/ha)

Médiathèques

 

Autres

             

6

bibliothèques

 
 

2

cinémas (707 places)

1

Conservatoire à Rayonnement

Val de France / Gonesse

164000

4400

37

1

 

Régional (Sarcelles)

égion Ile-de-France

RAutre

ion

rég

Conservatoires municipaux de musique et de danse 1 école municipale de musique et de danse

3

           

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1 Ludothèque

 

4 cinémas (1364 places)

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3 Théâtres

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1 Studio d'enregistrement

conservatoires municipaux de musique et de danse Conservatoire à Rayonnement Régional

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9 bibliothèques municipales

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1

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Conservatoire à Rayonnement Régional

28 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

9. UNE OFFRE D’ÉQUIPEMENTS À RENFORCER

Cette analogie met en relief les points suivants :

Un besoin de médiathèque et d’une offre enrichie dans les bibliothèques

Le territoire de Val de France et de Gonesse compte 6 bibliothèques et une médiathèque (Média- thèque de Coulanges), auxquelles s’ajoute l’Espace Musique Mel Bonis (7000 CD et ressources de textes enregistrés). La médiathèque de Coulanges offre 3 postes de consultation Internet, une salle de travail en groupe, une salle d’étude et deux cabines de langues pour l’apprentissage des langues étrangères, ainsi que l’accès à un auditorium d’environ 200 m2 destiné à recevoir des évènements culturels. Au moins une des bibliothèques (Bibliothèque Aimé Césaire à Villiers-le-Bel) peut être assimilée à une médiathèque puisqu’elle propose des DVD ainsi qu’un accès à Internet ; cependant, à territoire comparable – les Hauts de Bièvre –, Val de France et Gonesse restent sous-équipés. La Communauté d’agglomération des Hauts de Bièvre compte ainsi 4 médiathèques ainsi que 5 bibliothèques, et toutes possèdent des postes d’ordinateurs avec accès à Internet.

Offre réduite de Cinémas et absence de Théâtres

Le territoire de Val de France et de Gonesse ne compte que deux cinémas, soit 707 places. A terri- toires comparables, il apparaît clairement que la présence de grands cinémas manque fortement :

- Angers compte 3 cinémas qui offrent 4098 places

- les Hauts de Bièvre comptent 4 cinémas pour 1364 places.

De même, mis à part l’Espace Lino Ventura à Garges-lès-Gonesse (théâtre, spectacles, concerts, danse, humour, programmation « jeune public », ateliers, rencontres et débats), l’Espace Marcel Pagnol à Villiers-le-Bel (concert et spectacle de danse) ou d’autres espaces et maisons de quartier de ce type, le territoire de Val de France et de Gonesse ne possède aucun théâtre. Les Hauts de Bièvre, territoire de comparaison, en possèdent trois.

→ Equipements sportifs :

Un sous-équipement sportif dans certaines disciplines Les chiffres INSEE 2009 révèlent que le territoire de Val de France et de Gonesse, s’il possède des équipements sportifs, est aussi sous-équipé pour de nombreuses disciplines sportives :

8.2. FOCUS SUR L’ASPECT EDUCATION / FORMATION SUPÉRIEURE : UN TAUX D’ÉQUIPE- MENTS INÉGAL

 

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mPrésentation des territoires de comparaison

Equipements scolaires

On note qu’à ce niveau les 3 territoires présentent un taux d’équipement similaire :

- 1 école élémentaire pour 3000 à 4000 habitants

- 1 collège pour 7500 à 8500 habitants

- 1 lycée pour 12000 à 15000 habitants

Enseignement supérieur

En revanche, le territoire du CDT est moins bien doté en termes d’établissements publics propo-

: il n’y en a que 2 sur le territoire du

CDT, contre 8 pour les Hauts de Bièvre et 20 pour Angers. Cette offre apparaît donc insuffisante sur le territoire du CDT au vu du nombre d’habitant et de la jeunesse de sa population.

L’IUT de Cergy-Pontoise, site de Sarcelles, constitue néanmoins un premier atout sur lequel le terri- toire peut s’appuyer pour développer son offre. A ce jour, cet établissement propose les formations suivantes :

- DUT Génie électrique et informatique industrielle en formation initiale et en alternance

- DUT Services et réseaux de communication

- Licence professionnelle Communication de proximité et nouveaux médias en alternance

- Licence professionnelle Commercialisation des produits et services financiers

Les formations supérieures installées dans un lycée (BTS) sont à peu près équivalente aux terri- toires de comparaison : 1 pour 20 000 habitants environ.

La proximité des pôles universitaires de Paris VII Diderot et de Paris XIII Saint-Denis est à prendre en compte pour envisager un renforcement des coopérations en vue de former les jeunes de Go- nesse/Val de France, tout en les informant sur les métiers qui recrutent le plus localement. Ces deux pôles proposent notamment les formations suivantes :

sant des formations supérieures (université, écoles, IUT

).

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

8. UNE OFFRE D’ÉQUIPEMENTS À RENFORCER

Université Paris VII

- Ecole d’ingénieur spécialité Informatique

- Licence Sciences Economiques et sociales spécialité « Emploi et Ressources humaines » et spécialité « Economie et gestion »

- En projet Licences professionnelles en alternance « Métier de l’accompagnement médico- socio-éducatif

Université Paris XIII

- DUT Gestion des entreprises et des administrations

- DUT Techniques de commercialisation

- DUT mention Génie électrique et informatique industrielle

- DUT Génie mécanique et productique

- DUT Réseaux et télécommunications

- Ecole d’ingénieur spécialité Informatique et spécialité Informatique en apprentissage, spécialité télécommunications et réseaux

- Licence professionnelle Hôtellerie et tourisme spécialité Management de produits de restauration

- Licence professionnelle Réseaux et télécommunications, spécialité Administration et sécu- rité des réseaux

- Licence professionnelle Systèmes informatiques et logiciel spécialité Génie logiciel, Système d’information

- Masters spécialisés Informatique

- Etudes médicales

Formation continue

Le territoire de Val de France et de Gonesse accueille une offre diversifiée de centres de formation continue et en alternance, publics, privés ou associatifs, généraux ou spécialisés. Celles-ci sont majo- ritairement des formations courtes et professionnalisantes. Par ailleurs, trois établissements proposent des formations post-Bac (IUT, IFA et AFPA).

L’offre peut être classée selon quatre grands domaines de spécialisation :

• formations préparatoires et qualifiantes paramédicales (Institut de Formation par Alternance Jean- Paul Thomas, Fondation Léonie Chaptal, Ecole Paramédicale du Centre hospitalier de Gonesse),

• métiers de l’aéroportuaire (Aeroform International, CEFIAC, etc.),

• métiers de la logistique, des transports, de la maintenance (Promotrans, AFT IFTIM, etc.).

• formations pré-qualifiantes pour l’accès à l’emploi (AFE, SJT, Action Plurielle…).

La formation « Santé » sur le territoire doit s’appuyer sur la présence des trois hôpitaux pour se dé- velopper :

• L’Ecole Paramédicale du Centre hospitalier de Gonesse propose deux formations d’élèves et d’étu-

diants en vue de l’obtention du Diplôme d’État Infirmier ou du Diplôme d’État d’Aide Soignant (DPAS), dans le cadre de la formation initiale ou dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience

(VAE). Elle propose par ailleurs une formation préparatoire au concours d’entrée en formation initiale ainsi que de la formation continue des professionnels de santé,

• La Fondation Léonie Chaptal prépare parallèlement de nombreux professionnels de la santé. A tra-

vers des formations qualifiantes en premier lieu (formation d’infirmier, d’aide soignante, d’auxiliaire de puéricultrice), mais aussi des formations préparatoires (formation d’aide soignante et d’auxiliaire de puéricultrice, d’IFSI), et des formations continues (sur site : préparation aux concours, adaptation à l’emploi ; ou par validation des acquis de l’expérience VAE).

Le territoire de Val de France et de Gonesse, qui dispose d’un tissu d’infrastructures hospitalières majeur et de deux équipements de formation, a pour ambition de renforcer sa spécialisation dans ce domaine et de développer l’offre de formation dans les métiers de la santé.

La formation en alternance repose sur 4 sites principaux qui offrent des diplômes de niveaux variés :

• le lycée des métiers A. Rimbaud (CAP maintenance de véhicules automobiles, CAP vendeurs magasiniers pièces de rechange/équipements automobiles),

• l’IUT de Sarcelles (DUT génie électrique en informatique industrielle, Licence professionnelle Communication de proximité et nouveaux médias, licence professionnelle Commercialisation des produits et services financiers),

• l’IFA Jean Paul Thomas (Bac. Pro Commerce, BTS Management des Unités commerciales, BTS

Informatique gestion)

• l’Institut des Métiers de l’Artisanat (CAP/BEP boulangerie et pâtisserie, CAP cuisine et restaura- tion et depuis la rentrée 2010 un CAP maintenance de matériel parcs et jardins).

Si l’offre existante n’est pas négligeable, et offre déjà un panel intéressant en termes de choix,

le développement de structures de formations supérieures générales permettrait d’augmenter

fortement l’offre de formation continue et/ou en alternance. On observe en effet que la présence de plusieurs établissements d’enseignement supérieur sur

un territoire favorise naturellement le développement des formations continues (mutualisation des locaux et des moyens).

A Angers par exemple, 15 des 20 établissements d’enseignements supérieurs privés et publics

majeurs identifiés (de type instituts et écoles supérieurs, universités et IUT) offrent parallèlement des formations continues et/ou en alternance.

Autres formations

Formations pros, qualifiantes et pré-qualifiante

• Aeroform International – Centre de formation aéroportuaire privé

• CEFIAV Formation Evaluation Insertion – Formation d’agents de sûreté aéroportuaire

• AFT IFTIM – Formation privée Transports et Logistique

• FITEC- Formation informatique et technique

• Promotrans – Formation CAP, Bac Pro. TP, CFP en cycle classique ou en alternance, formation à distance

• Formaxion – Centre privé de formation continue

• Institut Médical-Professionnel Enseignement Horticole

• Fondation Léonie Chaptal (Association) : Formations préparatoires (Aide soignante, Aux. Pué-

ricultrice), Formations qualifiantes (Infirmier, Aide soigant, Auxiliaire Puéricultrice), Formations Continues

• FORSCOM – Formation continue

• GIDEF – Formation pour adultes

• B et A Perfomance – Centre privé de formation continue

• Ecole Paramédicale du Centre hospitalier de Gonesse – Formations en Soins Infirmiers, Forma-

tions Aide Soignant

• Institut des Métiers de l’Artisanat - CAP/BEP boulangerie et pâtisserie, CAP cuisine et restaura- tion, un CAP maintenance de matériel parcs et jardins

30 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

8. UNE OFFRE D’ÉQUIPEMENTS À RENFORCER

Carte : Etablissements de Formation sur le territoire (dont Formations pré-qualifiantes) / Organismes d’Accompagnement vers l’emploi et Orientation

Organismes d’Accompagnement vers l’emploi et Orientation m Etablissements de formation sur Gonesse / Val de France.

mEtablissements de formation sur Gonesse / Val de France. Source : sites Internet des communes et des organismes de formation

Légende détaillée :

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Etablissements dont l’offre inclut des formations supérieures (> Bac+2)

• IUT de Sarcelles – 3 DUT + Licence pro.

• Centre AFPA – Formation professionnelle pour adultes

• IFA Institut de Formation par Alternance (Secrétaire médicale, Bac. Pro Commerce, BTS Mana- gement des Unités commerciales, BTS Informatique gestion)

Lycées proposant de préparer des BTS (Bac+2)

• Lycée des métiers A. Rimbaud (Garges-lès-Gonesse) : Filière professionnelle (5 BAC PRO), 4 CAP, 1 BTS, Formation continue GRETA (2 CAP)

• Lycée Polyvalent de La Tourrelle (Sarcelles) : Filières Générale, Technologique et Professionnelle (Bac Pro) + BTS Cim et BTS IRIS

• Lycée Polyvalent J.J. Rousseau - Bac Pro. + BTS Assistant de Manager, BTS Commerce internatio- nal, BTS Assistant de gestion PME PMI + CPGE

• Lycée Polyvalent Privé ORT (Villiers-le-Bel ) : Bac Pro + BTS

Accompagnement vers l’emploi, Orientation, Formations pré-qualifiantes

Les formations pré-qualifiantes visent à l’acquisition des connaissances nécessaires à l’entrée en formation, à développer des habitudes de travail, à sensibiliser aux techniques et à la culture du métier envisagé. Elle s’adresse aux adultes et aux jeunes déscolarisés, et précède souvent un cycle de formation continue. Elle permet de soutenir et de développer la motivation et l’engage- ment de la personne pour la réussite de son projet de formation.

CIO : Centre d’Information et d’Orientation, implanté à Gonesse.

• L’Association pour la Formation et l’Emploi (A.F.E) installée sur la commune de Sarcelles propose

une aide à l’orientation sociale et professionnelle aux demandeurs d’emploi ou aux salariés, met en œuvre de stages de formation générale et de qualification des publics, des dispositifs de formations pré-qualifiantes essentiels à l’accès à l’emploi, et offre des cours de français dans les Maisons de quartier. L’AFE lutte aussi contre l’illettrisme, avec des ateliers de lecture et de rédac- tion (source : Yvan Ducos, Président de l’AFE).

• Les SJT (Solidarité et Jalons pour le Travail), à Sarcelles et Villiers-le-Bel, proposent une série d’actions de formation continue pré-qualifiante, de formation professionnelle, d’accompagne- ment vers l’emploi et d’orientation destinées à différents publics fragiles désireux d’intégrer ou de réintégrer un cycle de formation ou le marché du travail (Formation linguistiques collective ; Stages d’insertion et formation collective à l’emploi dans les secteurs suivants : transport et de la logistique, Hôtesse de caisse/ELS, nettoyeur machiniste, magasinier/cariste + CACES, standar- diste/agent d’accueil, bureautique ; Dispositif de sous-traitance AFPA permettant un accompa- gnement individuel pour la recherche de formation adaptée au public suivi ; Plans de pré-for- mation individualisés avec remise à niveau, préparation aux concours, initiation informatique, bureautique, etc.)

Action Plurielle Formation

(Association travaillant sur plusieurs communes du territoire) propose des formations linguis- tiques, des actions pré-qualifiantes dans le domaine de la Santé (métiers de l’aide à la personne, actions validées par des certificats de compétences professionnelles de l’AFPA), des actions d’aide à la création d’activité, des formations continues et/ou qualifiantes (dont informatique et nou- velles technologies pour les jeunes, CAP Gardien d’Immeuble, Agent de prévention et de média- tion, assistant technique en milieu familial, Petite Enfance), des actions d’insertion.

A.D.I.F.E (Action Développement Initiatives en Faveur de l’Emploi) :

Cycles d’apprentissage de la conduite et de professionnalisation, séminaires semi - résidentiels de découverte des métiers aéroportuaires favorisant l’émergence de projets professionnels, disposi- tif d’Insertion sociale personnalisée et de Formation professionnelle de Proximité.

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

LES PROJETS PORTÉS PAR LE TERRITOIRE

ET DE DIAGNOSTIC LES PROJETS PORTÉS PAR LE TERRITOIRE m Cartographie des principaux projets ou opérations

mCartographie des principaux projets ou opérations d’aménagement portés par le territoire

3232 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

PRÉAMBULE / ÉLÉMENTS DE CONTEXTUALISATION ET DE DIAGNOSTIC

LES PROJETS PORTÉS PAR LE TERRITOIRE

RECAPITULATIF DES ENJEUX DU DIAGNOSTIC :

1. INSCRIRE CETTE ENTITE TERRITORIALE STRATEGIQUE

DANS LE PAYSAGE METROPOLITAIN;

2. REMAILLER LES «MORCEAUX» DE CE TERRITOIRE MORCELE EN S’AP-

PUYANT SUR SES POTENTIALITES FONCIERES ET PAYSAGERES;

3. VALORISER LE PAYSAGE REMARQUABLE ET LES INITIATIVES ENVIRON-

NEMENTALES TERRITORIALES;

4. CONCRETISER LES EVOLUTIONS NECESSAIRES DES INFRASTRUC-

TURES DE TRANSPORT;

5. PRENDRE EN COMPTE LES NUISANCES LIEES AUX POLLUTIONS SO-

NORES ET ATMOSPHERIQUES

6. INTEGRER LES CONTRAINTES REGLEMENTAIRES LIEES AU P.E.B. AVEC

LA VOLONTE DE NE PAS OUBLIER LES NECESSITES DE RENOUVELLE- MENT URBAIN ;

7. OPTIMISER LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE EN

S’APPUYANT SUR L’EVOLUTION CONSTATEE DES PÔLES ENVIRONNANTS ET DES FILIERES PORTEUSES;

8. RENFORCER L’OFFRE D’EQUIPEMENTS

ET DISSEMINER DE L’INTERÊT PUBLIC SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE

34
34

A. L’IDENTITÉ TERRITORIALE :

FAIRE «MÉTROPOLE», S’INSCRIRE DANS LE «GRAND PARIS»

CONSTITUER UNE FAÇADE URBAINE ET UNE PORTE MULTICULTURELLE AU NORD DE LA MÉTROPOLEMULTIPOLAIREPARISIENNE

35

A. L’IDENTITÉ TERRITORIALE : FAIRE «MÉTROPOLE», S’INSCRIRE DANS LE «GRAND PARIS»

►CONSTITUER UNE FAÇADE URBAINE ET UNE PORTE MULTICULTURELLE AU NORD DE LA MÉTROPOLE MULTIPOLAIRE PARISIENNE

5

Villiers le Bel-Sarcelles

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mLa nouvelle identité territoriale de Gonesse / Val de France

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36 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

ROISSY - CDG

A. L’IDENTITÉ TERRITORIALE : FAIRE «MÉTROPOLE», S’INSCRIRE DANS LE «GRAND PARIS»

►CONSTITUER UNE FAÇADE URBAINE ET UNE PORTE MULTICULTURELLE AU NORD DE LA MÉTROPOLE MULTIPOLAIRE PARISIENNE

RENOUVELER L’IMAGE DU TERRITOIRE EN S’APPUYANT SUR LA GÉOGRAPHIE ET LE PAYSAGE POUR UNE IDENTITÉ TERRITORIALE ATTRACTIVE

Ce territoire souffre d’une «image» plutôt négative, qui veut qu’il soit perçu comme un territoire de relégation. L’ambition première du projet de territoire et du contrat de développement territorial à conclure avec l’Etat consiste à affirmer la place des communes de Gonesse et du Val de France dans le projet du Grand Paris. Par sa situation stratégique, ce territoire assume une fonction de porte d’entrée de la métropole multipolaire, et de façade urbaine de la zone dense en contact avec la plaine de France agricole. En s’appuyant sur la géographie et le paysage, il s’agit de révéler cette identité territoriale sous-jacente porteuse d’attractivité. La question de l’identité territoriale doit donc être considérée comme un objectif à part entière. Aujourd’hui en passe de porter l’un des premiers CDT du Grand Paris, le territoire Gonesse/Val de France souhaite saisir l’opportunité d’émettre un signal fort à destination de ses forces vives pour renouveler son image. La mise en exergue d’une ambition partagée par les 5 communes constitutives du territoire doit ainsi per- mettre de dessiner un futur commun et fédérateur, et surtout de donner une réalité concrète à ce territoire.

Le projet territorial (cf. titre II) propose différents «Grands Lieux» à même de symboliser ce re- nouvellement identitaire. Avec sa gare du Métro du Grand Paris Express, le triangle de Gonesse devient à la fois la porte d’entrée du territoire et de la métropole, et le symbole, la vitrine de Gonesse/Val de France. Avec le projet d’Europa City et les autres programmes (parc du Coeur du Triangle, un Centre d’Affaires International), il est l’un des moteurs du nouveau dynamisme du terri- toire. Rattaché au Val de France et à son Forum via l’avenue du Parisis, ses dimensions architecturales «monumentales» à l’image du bâtiment d’Europa City en font un nouveau symbole métropoliatin qui rayonne sur l’ensemble du territoire et l’entraîne dans un nouveau développement. Toutes les fonctions urbaines s’y retrouvent : les transports avec l’interconnexion entre le Grand Paris Express et le barreau de Gonesse, la culture, les commerces et les activités économiques (de 7000 à 8000 créations d’emplois) sans oublier le tourisme avec près de 30 millions de visiteurs envisagés !

Autre condition de réponse à cette ambition, l’avenue du Parisis joue le rôle d’épine dorsale et de véritable lien entre les communes et leur environnement, à l’est vers Villepinte/Roissy et à l’ouest vers Bezons/La Défense. Ce nouvel axe structure le territoire, en lui apportant une nouvelle cohé- rence, une nouvelle réalité : une identité. En proposant de nouvelles «attractivités» aux habitants :

équipements, parcs, promenades, commerces, culture, formation (…); ce boulevard urbain est aussi l’axe qui fait « exister » le territoire en mettant en relation ces différentes entités et en permet- tant la création de véritables façades qui se répondent (alors qu’aujourd’hui, cet espace apparaît comme un vide ou une frontière à laquelle les différentes communes tournent le dos). Sa conception préserve la continuité des milieux humides et des promenades le long du Petit Rosne pour permettre de relier plusieurs centaines d’hectares de parcs et d’espaces agricoles entre eux (du corridor paysager au Parc du Sausset, en passant par les promenades du Croult et les Parcs de Gonesse).

A l’extrémité opposée de l’avenue du Parisis et en bordure de celle-ci, c’est le Forum et le Dôme de Garges-Sarcelles, deux autres équipements d’échelle métropolitaine, qui forment à terme le nouveau coeur urbain du Val de France . Le Dôme, équipement dédié au sport et à l’événementiel, avec à ces côtés le Forum, dedié aux cultures et métiers du monde, viennent s’installer à proximité du pôle gare de Garges-Sarcelles et de l’avenue du Parisis. Ils forment ainsi un ensemble urbain qui joue le rôle de «Haut-Lieu» et de nouveau symbole du territoire grâce à la présence de ces diffé- rents équipements.

Enfin le corridor nord-sud, véritable continuité verte reliant la plaine céréalière au Parc de la Cour- neuve, participe lui aussi à cette nouvelle identité territoriale et vient épauler les aménagements engagés sur les vallons du Croult et du Petit Rosne. L’idée est ici de valoriser différemment cet es- pace naturel continu, auquel, à l’instar des emprises de l’avenue du Parisis, les communes semblent tourner le dos. Le principe de valorisation repose sur la volonté de faire de cet espace un espace identitaire, caractéristique du territoire. Inscrit aux PLU des communes commes corridor vert ou es- pace agricole à protéger, c’est en effet un lieu unique dans le Grand Paris, de par ses dimensions et sa configuration tout en longueur, qui va du Parc de la Courneuve à la lisière de l’urbanisation et aux zones agricoles de la Plaine de France. Cet espace peut devenir un espace multifonctionnel, sup- port d’activités, de rencontres et de partages à l’échelle du territoire. En créant plus de liens entre les nappes bâties, il faut pouvoir redonner une cohérence au territoire vécu, faire vivre la ville et ses fonctions de manière plus lisible, et en conséquence valoriser aussi les zones non bâties comme d’agréables éléments de respiration du paysage. De grands espaces patrimoniaux ou de loisirs exis- tent ou sont planifiés aux franges du périmètre étudié. Les vallons ainsi que les enclaves agricoles représentent un support de liens et d’échanges est-ouest dont manque cruellement le territoire aujourd’hui. Ces sites seront donc les moteurs d’une nouvelle manière de vivre Gonesse - Val de France, de nouveaux paysages alliant continuités urbaines, loisirs et industries novatrices.

La mise en réseau des éléments du patrimoine culturel et naturel dessinera l’image d’un cadre de vie attractif permettant à toutes les communes de se tourner vers des espaces de loisirs, de produc- tions alimentaires ou de biodiversité, indispensables à l’ossature d’un large réseau métropolitain. Sur le plan environnemental, des extensions et de nouvelles installations de réseaux urbains d’éner- gie et de transport en commun pourraient assez aisément répondre aux besoins de la population actuelle et future, tout en réduisant les émissions atmosphériques. Une intervention volontaire en faveur de la protection de l’environnement mais également en faveur d’espaces productifs d’une agriculture dynamique s’ouvrant aux acteurs locaux par le biais de formations et d’accompagne- ment de moyens de production, doit également contribuer à l’harmonie du cadre urbain et paysa- ger et les impacts des nuisances.

Pérenniser ces ouvertures paysagères pour reconstruire de l’urbanité semble être une force puis- sante de refonte de l’image de ce territoire. Cette perspective de mutation impose de trouver une économie ou un mode de gestion viable pour les exploitants ou gestionnaires de ces lieux. Cela nécessite également de regarder comment le foncier peut être protégé, acquis ou géré au bénéfice d’un projet de paysage/ territoire, issu ou non de l’agriculture en place. Plusieurs pistes peuvent être étudiées comme le mentionne « l’Etude prospective pour le devenir de l’agriculture en Plaine de France » document EPA Plaine de France - Blezat Consulting - DDT 95 Avril 2010, et les outils mettant certaines surfaces agricoles en veille foncière sont déjà en place (trois PRIF sur le territoire).

Ces espaces (corridor paysager, emprises de l’Avenue du Parisis) offrent un grand potentiel pour retisser une trame structurante entre les pôles urbains des agglomérations mais aussi entre les noyaux ruraux au nord du territoire (cf. schéma de page de gauche): dimension des paysages ou- verts, écologie, loisirs. Ils doivent être repensés dans le cadre de l’armature globale de l’aggloméra- tion parisienne et en termes de jalons et d’expérimentation d’une réflexion en cours sur l’évolution de l’agriculture urbaine des 25 prochaines années. Si l’on considère un développement économique est/ouest, entre le triangle de Gonesse et Villiers Le Bel, une agriculture expérimentale en lien avec le projet du triangle de Gonesse doit être associée à un programme de formation, comme à un pro- gramme de maillage d’espaces publics ouvrant le territoire à la fois vers Ecouen et La Courneuve et surtout le fluidifiant vers l’est pour redonner un rôle social à ces lieux.

A. L’IDENTITÉ TERRITORIALE : FAIRE «MÉTROPOLE», S’INSCRIRE DANS LE «GRAND PARIS»

►CONSTITUER UNE FAÇADE URBAINE ET UNE PORTE MULTICULTURELLE AU NORD DE LA MÉTROPOLE MULTIPOLAIRE PARISIENNE

RECOMPOSER LE CADRE DE VIE URBAIN A PARTIR DES RESPIRATIONS PAYSAGÈRES

LES OBJECTIFS PAYSAGERS :

• Grand paysage : affirmer la

charpente naturelle du territoire métropolitain.

• Fédérer les communes autour

d’un corridor paysager, un «pou- mon ou écrin vert» de plusieurs centaines d’hectares.

• Inscrire une lisière remar-

quable pour consolider le front urbain dense face aux paysages agricoles ouverts.

• Rééquilibrer la carence en équi-

pements de loisirs de plein air du

nord est métropolitain.

• S’appuyer sur la richesse des

milieux pour constituer des es-

paces publics variés et éducatifs.

• Poursuivre la dynamique en-

clenchée de revalorisation du Croult à Gonesse et des berges du petit Rosne.

• Soigner la qualité des paysages

urbains des nouvelles infrastruc- tures.

• Garantir leur insertion dans le respect des paysages sensibles des vallons.

• Engager des programmes de

gestion des milieux fragiles riches en biodiversité.

• Inscrire le territoire dans la dy- namique de l’agriculture urbaine et s’appuyer sur le potentiel fon- cier pour développer les forma- tions vers ces filières.

• Allier les cheminements et les promenades aux espaces de pro- ductions énergétiques.

• Engager des programmes

de productions énergétiques à courtes rotations pour permettre une mobilité du foncier.

• Gérer ses espaces parfois délais - sés et leur redonner des usages et des utilisations concrètes ca- pables de générer emploi et ac- tivités.

concrètes ca- pables de générer emploi et ac- tivités. m Les espaces naturels ou paysagers structurent

mLes espaces naturels ou paysagers structurent le projet de territoire

38 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

A. L’IDENTITÉ TERRITORIALE : FAIRE «MÉTROPOLE», S’INSCRIRE DANS LE «GRAND PARIS»

►CONSTITUER UNE FAÇADE URBAINE ET UNE PORTE MULTICULTURELLE AU NORD DE LA MÉTROPOLE MULTIPOLAIRE PARISIENNE

AU NORD DE LA MÉTROPOLE MULTIPOLAIRE PARISIENNE m Rappel des espaces naturels et paysagers existants (p16)

mRappel des espaces naturels et paysagers existants (p16)

UN TERRITOIRE JEUNE, COSMOPOLITE ET MULTICULTUREL À RÉVÉLER

La particularité et la force de ce territoire résident en grande partie dans la grande diversité de sa population. Aujourd’hui perçue comme problématique, cette multiculturalité peut au contraire être envisagée comme une richesse capable de fonder une identité positive et emblématique. En référence aux 100 nationalités représentées sur ce territoire, il apparaît stratégique d’implanter sur ce territoire l’un des futurs lieux symboliques du Grand Paris. Entre histoire et modernité, ces lieux ont vocation à incarner et refonder l’identité républicaine de demain. A l’image de la Tour Eiffel, de la cathédrale Notre-Dame, ou de la Grande Arche de La Défense, ces événements urbains doivent participer d’un redéploiement du symbolique extraordinaire dans la métropole, en proposant les nouveaux lieux à même de fixer l’imaginaire mondial. Ils ont pour ambition de renforcer la cohé- sion nationale, et de mettre en liaison Paris – capitale pour le monde – avec le monde multipolaire d’aujourd’hui.

Il paraît intéressant de cristalliser cette volonté de «faire ensemble» dans un, ou des projets sym- boliques, à l’image du Triangle de Gonesse et d’Europa City, du Dôme de Sarcelles ou encore du Forum : un équipement dédié aux métiers du monde, à la Formation, à la Connaissance, à la Culture et à la Convivialité.

En capitalisant sur un positionnement à la fois mondial (cf. proximité de Roissy, 100 nationalités représentées à Val-de-France/Gonesse) et métropolitain (rayonnement sur ¼ du Grand Paris et au- delà, 30 000 m² SHON pour le Dôme, 10 000 m² de SHON pour le Forum et 450 000 m² SHON pour Europa City), ces projets peuvent fédérer de nombreux acteurs publics et privés (l’accès à une main d’œuvre qualifiée et à des formations continues qualitatives constituerait alors un atout supplémen- taire pour les entreprises locales).

Un tel Forum avec à ces côtés le Dôme, dédié aux sports et à l’événementiel, et un grand espace public piétonnier relié à la gare de Garges-Sarcelles, la place du Forum, vont former un nouveau coeur urbain capable d’entrer en écho avec Europa City et le Triangle de Gonesse. Ce complexe, ce nouveau «coeur urbain» à proximité de la Gare de Garges-Sarcelles, concrétise notamment une manière d’urbaniser qui mixe des fonctions économiques, sociétales et culturelles, le long du nouvel axe est-ouest structurant du territoire : l’avenue du Parisis.

A. L’IDENTITÉ TERRITORIALE : FAIRE «MÉTROPOLE», S’INSCRIRE DANS LE «GRAND PARIS»

►CONSTITUER UNE FAÇADE URBAINE ET UNE PORTE MULTICULTURELLE AU NORD DE LA MÉTROPOLE MULTIPOLAIRE PARISIENNE

CONTRIBUTION DU TERRITOIRE AU DÉVELOPPEMENT DE LA RÉGION CAPITALE :

Objectifs qualitatifs IDENTITE TERRITORIALE :

•Valoriser la porte multiculturelle que constitue ce territoire pour la métropole parisienne •Renforcer et développer de nouvelles centralités dans la métropole •S’incrire dans la ceinture verte de l’Ile de France •Développer une utilisation économe des espaces fidèle aux objectifs du développement durable •Améliorer les conditions de vie des jeunes et des populations marginalisées de la métropole

Objectifs quantitatifs IDENTITE TERRITORIALE :

•1115 hectares de terres agricoles préservées et valorisées (Carré vert : 400 ha, Enclave de Gonesse : 600 ha, Corridor paysager : 115 ha) •400 hectares de trames vertes et bleues mis en relation et en continuité •3 équipements au rayonnement métropolitain implantés (Europa City + Dôme + Forum)

40 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

B. POSITIONNEMENT ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE STRATÉGIE

►PRENDRE EN COMPTE LES DYNAMIQUES DU GRAND TERRITOIRE ET DÉVELOPPER LES POTENTIELS LOCAUX, VECTEURS DE DIFFÉRENCIATION ET D’ATTRACTIVITÉ

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B. POSITIONNEMENT ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE - STRATÉGIE

►PRENDRE EN COMPTE LES DYNAMIQUES DU GRAND TERRITOIRE ET DÉVELOPPER LES POTENTIELS LOCAUX, VECTEURS DE DIFFÉRENCIATION ET D’ATTRACTIVITÉ

Le territoire de la Communauté d’agglo- mération de Val de France constitue un bassin d’environ 20 000 emplois salariés et plus de 5000 entreprises. Y sont situés deux Zones Franches Urbaines, trois parcs d’activités éco- nomiques, un pôle tertiaire majeur, avec trois nouveaux parcs à aménager dans les six pro- chaines années. Gonesse compte plus de 400 entreprises et commerces, six parcs d’activité et 12 500 emplois. A moins de 15 km de Paris, Gonesse dispose d’une réserve foncière de 800 hectares. Ce site, dénommé Triangle de Gonesse, constitue l’espace non urbanisé le plus proche de Paris.

Positionnement du Val de France et de Go- nesse en Ile de France :

Cette analyse a pour objectif de positionner le territoire du Val de France dans le périmètre Nord Ile de France, selon l’unique point de vue de l’investisseur (c’est-à-dire du porteur d’un projet d’implantation d’activité). Concrè- tement, il s’agit de définir comment le terri- toire du Val de France peut se différentier des autres, d’une part, et développer certaines caractéristiques pour qu’il soit plus attractif, d’autre part. Il s’agit du cadrage de son iden- tité. La différenciation peut impliquer la réalisa- tion d’un grand équipement culturel, le po- sitionnement d’un pôle technologique, etc. Une plus grande attractivité peut nécessiter des synergies avec les territoires voisins ou encore la valorisation d’espaces verts.

Cette approche, avant d’être consolidée, sera abordée selon trois plans :

• Les documents de planification existants :

il s’agit de mettre en évidence le positionne- ment du Val de France et de Gonesse parmi les autres territoires,

• L’analyse des plus importantes aggloméra-

tions et/ou territoires du Nord Ile de France,

en observant plus précisément, la nature de leur stratégie de développement territorial lorsqu’elle existe,

• Enfin, sera pris en compte le territoire de Plaine de France et ses différentes compo- santes.

CARTE DÉFI Développer l’emploi, l’excellence économique et le rayonnement international de l’Île-de-France |
CARTE DÉFI
Développer l’emploi, l’excellence
économique et le rayonnement
international de l’Île-de-France
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PROJET ADOPTÉ PAR DÉLIBÉRATION DU CONSEIL RÉGIONAL LE 25 SEPTEMBRE 2008 | SDRIF

mLe développement économique stratégique en Ile de France du SDRIF (source ©SDRIF)

42 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

B. POSITIONNEMENT ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE

PRENDRE EN COMPTE LES DYNAMIQUES DU GRAND TERRITOIRE ET DÉVELOPPER LES POTENTIELS LOCAUX, VECTEURS DE DIFFÉRENCIATION ET D’ATTRACTIVITÉ

1. POSITIONNEMENT DU VAL DE FRANCE ET DE GONESSE EN ILE DE FRANCE 1.1. LE TERRITOIRE DANS LA GEOGRAPHIE PRIORITAIRE DU SDRIF 2008

Le Val de France et Gonesse sont dans le périmètre des « territoires stratégiques des zones agglo- mérées ». Il s’agit en outre d’un pôle à raccrocher au dynamisme francilien, situé sur la partie Nord Ouest d’un pôle moteur francilien lui-même à dynamiser.

→ Le Val de France et Gonesse sont dans un périmètre moteur qui doit « porter des projets » tout

en ayant une façade verte. Pour être conforme à la stratégie générale du SDRIF, ils doivent avoir une identité forte avec un important impact en emplois créés.

→ Les stratégies du Val de France et de Gonesse pourraient être comparées, dans une certaine

mesure, de celles d’Argenteuil et Champigny sur Marne, considérés, aussi, comme des périmètres à raccrocher au dynamisme francilien.

→ Le « territoire stratégique des zones agglomérées » dans lequel se situe le Val de France et Go-

nesse est très étendu, compliquant ainsi le positionnement différenciateur et augmentant le risque de « concurrence frontale » entre territoires et activités.

Comme le montre la carte du SDRIF « La géographie stratégique et prioritaire », le territoire de Val de France et de Gonesse, en tant que territoire de la Plaine de France, fait partie des territoires stratégiques des zones agglomé- rées. Le SDRIF considère l’espace de Plaine de France comme porteur réels potentiels de développement : ses projets d’aménagement, en cohérence avec ceux des autres territoires, participeront à la réalisation des objectifs du SDRIF en termes de développement économique, d’emploi et d’attractivité et de valorisation des enjeux environnementaux. Au sein de ce territoire stratégique, Val de France et de Gonesse doivent être considérés comme un site prioritaire « à raccrocher au dynamisme francilien » en articulant développement économique et cohésion sociale. Trop longtemps écarté du dynamisme régional, une action publique forte de rattrapage est nécessaire d’après le SDRIF pour répondre aux enjeux de leur enclavement, de la concentration des difficultés sociales, de la réha- bilitation urbaine, du développement des équipements et du développe- ment économique. Pour participer pleinement à la dynamique stratégique du territoire de Plaine de France et en constituer l’un des moteurs, mais aussi pour ré- pondre à leurs difficultés locales, les communes Val de France et de Go- nesse doivent être considérés comme un site prioritaire à rattacher au dy- namisme métropolitain. (source : SDRIF)

CARTE THÉMATIQUE La géographie stratégique et prioritaire
CARTE THÉMATIQUE
La géographie stratégique
et prioritaire

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mLa géographie stratégique et prioritaire en Ile de France du SDRIF (source ©SDRIF)

PROJET ADOPTÉ PAR DÉLIBÉRATION DU CONSEIL RÉGIONAL LE 25 SEPTEMBRE 2008 | SDRIF

B. POSITIONNEMENT ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE

PRENDRE EN COMPTE LES DYNAMIQUES DU GRAND TERRITOIRE ET DÉVELOPPER LES POTENTIELS LOCAUX, VECTEURS DE DIFFÉRENCIATION ET D’ATTRACTIVITÉ

1.2. TERRITOIRE D’INTÉRÊT RÉGIONAL ET NATIONAL (CPER 2007-2013-Grand Projet 3)

L’Etat et la Région Ile de France engageront 608M€ sur les territoires d’intérêt régional et natio- nal sur 2007-2013 (dont 240M€ hors contrat de projets) et 151M€ pour soutenir les dynamiques territoriales de cohésion et d’innovation. Sur ces territoires stratégiques, l’Etat, la Région et les collectivités territoriales ont prévu des objectifs communs, leurs rôles respectifs, et les condi- tions de réalisation des projets. Le développement économique tient une place centrale : l’ampleur des projets à réaliser en fait l’un des axes prioritaires des OIN (Opérations d’Intérêt National). Ainsi, plus de 50 % des emplois dont la création est prévue pendant la durée du SDRIF se déploieraient sur ces territoires. Six territoires sont concernés : Seine Aval à Cergy, Plaine de France et l’aire d’influence de Rois- sy, l’ensemble de Marne-la-Vallée à Meaux, l’ensemble d’Orly-Rungis-Seine-Amont, l’ensemble de Sénart à Melun, le territoire de Massy-Palaiseau-Saclay-Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

La répartition géographique des OIN sur le territoire francilien est intéressante : ils se répartis- sent du centre vers la périphérie :

La Défense, Seine-Arche et Seine-Amont sont en limite de la ville-centre. Elles en constituent un prolongement et leur examen ne peut se faire sans prendre en compte cette proximité géo- graphique.

En deuxième ligne et jouxtant les « territoires inter-régionaux » du SDRIF, se déploient d’une

part deux villes nouvelles (Marne-la-Vallée et Sénart) et trois territoires qui méritent une sé- rieuse restructuration interne (source : CESR) à l’occasion des opérations envisagées, sur la base de la vocation assignée à ces OIN : Seine-Aval d’une part, Plaine de France d’autre part ; enfin, le vaste et complexe ensemble s’étendant de Massy à St Quentin-en-Yvelines et Versailles.

Ces opérations s’organisent aussi géographiquement sur le plan cardinal, au niveau des fais- ceaux avec :

- à l’Ouest : La Défense et Seine-Arche et Seine-Aval ;

- au Nord : Plaine de France

- à l’Est : Marne-la-Vallée

- au Sud-Ouest : Seine-Amont en cœur d’agglomération et Sénart

- au Sud : Massy, Saclay, St Quentin-en-Yvelines et Versailles.

Les Territoires d’Intérêt Régional et National seront soutenus dans leurs réponses aux enjeux de l’inégalité sociale et territoriale. Le développement économique des TIRN doit se faire au bénéfice de la population locale (« Vers une Région plus solidaire ») et bénéficier, en termes de dynamisme au territoire et à la région.

Les projets portés par le Val de France et Gonesse dans leur projet de territoire en termes de développement de la formation, des équipements et de développement économique corres- pondent et répondent à ces objectifs (voir partie II) :

- en ajustant l’offre de formation aux filières amenées à se consolider ou à se développer sur le

territoire et aux projets économiques destinés à se concrétiser, les acteurs locaux ont pour soucis premier de voir la population locale bénéficier du regain du dynamisme économique ;

- le développement de l’offre culturelle et sportive porté par le projet de territoire vise à palier aux manques actuels et à offrir à la population locale des équipements qui manquent aujourd’hui au territoire, tout en participant à l’attractivité du nord francilien.

1.3. LE PLAN STRATÉGIQUE DÉPARTEMENTAL DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DE L’ÉCONOMIE ET DE L’EMPLOI DU CONSEIL GÉNÉRAL DU VAL D’OISE POUR LES ANNÉES 2009 – 2019.

Le plan stratégique s’articule autour de différents axes :

• Prendre appui sur la capacité technologique du Val d’Oise, en capitalisant les bases à partir des domaines d’excellence scientifiques et technologiques : « l’intelligence embarquée avec le projet de Centre d’Intelligence Embarquée, le numérique avec le projet « Green Data Center » et « software mobile », le « cosmétique santé » avec le pôle d’excellence du diagnostic moléculaire pour les sciences de la vie.

Renforcer la compétitivité du tissu économique valdoisien en prenant appui sur des domaines

de compétences et d’excellence transversaux ou des filières émergentes à fort potentiel et en centrant la stratégie sur quelques filières prioritaires.

S’appuyer sur des territoires d’envergure internationale : « Grand Roissy », pôle d’excellence

mondial dans le domaine aéroportuaire et les activités connexes ; Argenteuil-Bezon, pôle tertiaire et industriel à forte valeur ajoutée, aux portes de Paris ; Cergy-Pontoise, pôle technologique et d’enseignement supérieur majeur à vocation international. Le « Grand territoire aéroportuaire » du Bourget à Roissy Charles de Gaulle est un territoire en pleine croissance économique. Plusieurs grands projets s’y rattachent : le Triangle de Gonesse, de 1000 ha, projet majeur ; la plate-forme

du Bourget, pivot à la fois de l’activité aéronautique (projet d’accueil du siège du pôle Astech), mais également, manifestations de grande envergure (salons), et premier aéroport d’affaire en Europe ; mise en place progressive de Carex, Airapolis, projet de world trade center.

Développer une politique de l’emploi au service de la cohésion du territoire.

Au niveau du Département du Val d’Oise, Il apparaît une double polarité entre Cergy Pontoise (avec un développement plutôt orienté technologique) et une vaste zone de développement s’inscrivant sur l’axe Roissy-Le Bourget. En termes de recherche d’identité, la question pourrait se poser d’un affichage territorial plus structuré des futurs pôles technologiques : ceci permettrait à la fois de conforter le positionnement de Cergy, mais également celui des différents pôles de développement de la Plaine de France. Une structuration en bipôles (par exemple sur l’intelligence embarquée) pourrait être intéres- sante.

44 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

B. POSITIONNEMENT ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE

PRENDRE EN COMPTE LES DYNAMIQUES DU GRAND TERRITOIRE ET DÉVELOPPER LES POTENTIELS LOCAUX, VECTEURS DE DIFFÉRENCIATION ET D’ATTRACTIVITÉ

2. POSITIONNEMENT DE VAL DE FRANCE ET DE GONESSE DANS LE NORD DE L’ILE DE FRANCE

2.1.POSITIONNE;ENT DE VAL DE FRANCE ET DE GONESSE PAR RAPPORT AUX TERRIOIRES VOISINS

Il s’agit ici de situer Val de France et Gonesse dans leur environnement régional (Nord Ile de France) en les rapprochant de la situation économique de territoires proches et/ou compa- rables (les paramètres de cette analyse seront notamment : la proximité avec Paris, l’existence de projets structurants, la disponibilité foncière, etc. dépendants des données facilement acces- sibles).

Les principales caractéristiques de ces territoires sont présentées ci-après :

Communauté d’agglomération Argenteuil- Bezons : 21 km², 121 896 habitants soit 5725hab./

km² . Situé à 12 minutes de la Défense avec la future ligne du tramway T2 à Bezons et de la Gare Saint-Lazare depuis la Gare d’Argenteuil. Zones d’activités disponibles : néant. Ambitions : de- venir la nouvelle zone d’activité tertiaire à l’Ouest de Paris. Filière mécatronique et les pôles de compétitivité ASTech et Sysem@tic.

Communauté d’agglomération Cergy Pontoise Energie ouest : 78 km², 191 800 habitants soit

2300 h/km². Accès aisé par autoroute et ferroviaire (RER ). Zones d’activités disponibles : 17 zones sur 1000 ha – 100 ha en cours 90 000 m² de bureaux. Forte présence de l’enseignement supérieur (30 établissements plus de 20 000 étudiants), grandes zones commerciales, base de loisir et ville cluster : 400 entreprises 100 000 emplois. Ambitions : pôle d’excellence de la conser- vation et de la restauration des biens culturels. Rôle structurant vis-à-vis du Grand Paris. Outils de développement : pépinières (Accet, incubateurs) et présence dans 4 pôles de compétitivité :

system@tic, Cap digital, Medicen, Moveo

Communauté de communes Roissy Porte de France : des coopérations sont déjà mises en

place sur les questions d’aménagement et de transport dans le cadre du Syndicat Intercommunal de Programmation pour le Développement de l’Est du Val d’Oise, et sur les questions d’emploi avec la Maison de l’Emploi de l’Est du Val d’Oise (M2E95). Créée dans le cadre du Plan de Co- hésion sociale, elle s’est constituée constitue en réseau partenarial entre les Communautés de Communes de Roissy Porte de France et de Pays de France, la Communauté d’Agglomération de Val de France et les communes de Gonesse et de Goussainville. Son objectif est d’optimiser les ressources du territoire pour valoriser le marché du travail et de faire bénéficier à l’ensemble du territoire les offres et les opportunités de recrutement. L’Observatoire de la M2E95 anticipe les évolutions du territoire en matière de développement économique, d’offre et de demande d’emplois ; l’analyse de l’Observatoire lui permet d’être force de proposition en termes d’adap- tation de la formation et d’outils de réponses à la population et aux entreprises de cet ensemble de territoires.

hab/km². Distance à Paris : 25 km. Zones d’activité disponibles : 130 ha. Projets importants : réa- ménagement du pôle gare. Equilibre entre zone agricole et secteur urbain, volonté de densifier en entreprises industrielles (pas de bureau), zones en requalification, espace d’équilibre entre le pôle tertiaire de Noisy et Val d’Europe.

SAN Val d’Europe : l’un des principaux centres urbains et d’affaires de l’Est de l’Ile de France, à 35 kilomètres à l’est de Paris et à proximité immédiate du complexe Disneyland Paris. Développement sur 2000 ha : destination touristique majeure et développement économique, 220 millions de visites par an, 8000 chambres, 1 000 emplois dont un tiers non lié au tourisme, 1500 entreprises, 100000 m² de bureaux, 100000 m² de commerces et restauration.

Plaine saint Denis : La Plaine Saint Denis, dans la partie sud de la Plaine de France abrite le

Stade de France, un important pôle de santé publique constitué notamment par de nombreuses agences dépendant du Ministère de la Santé, un important pôle image (Zac du Canal port d’Auber- villiers : centre commercial de 56000 m² ; TV cité sur 4000 m² avec salles de production ; 160 000

m² de bureaux ; etc.).

Les trois pôles de l’Oise et Aisne: Beauvais, Compiègne et Soissons. Beauvais: développement

aéroportuaire important essentiellement lowcost. Compiègne: implantations importantes, 60 kms de Paris, pôle universitaire, proximité A1. Soissons: difficulté d’accès route et ferroviaire et difficul- tés économiques.

route et ferroviaire et difficul- tés économiques. m Les 3 axes stratégiques en Ile de France

mLes 3 axes stratégiques en Ile de France du SDRIF (source ©SDRIF)

Communauté d’agglomération du Val et Forêt : 28 km² pour 100 000 h soit 3533 h/km²

Communauté d’agglomération de la vallée de Montmorency (CAVAM): 25 km² pour 102 000

habitants, soit 4074 h/km². Distance à Paris : 10 km. Zones d’activité disponibles : 25 à 30000 m² SHON sur le parc technologique de Montmagny et 17 ha à Groslay. Projets importants : dé- finition d’une stratégie en 2004, essentiellement volonté d’équilibrer le développement entre communes.

Communauté d’agglomération Marne et Gondoire : 58 km² pour 53 000 habitants soit 900

B. POSITIONNEMENT ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE

PRENDRE EN COMPTE LES DYNAMIQUES DU GRAND TERRITOIRE ET DÉVELOPPER LES POTENTIELS LOCAUX, VECTEURS DE DIFFÉRENCIATION ET D’ATTRACTIVITÉ

LOCAUX, VECTEURS DE DIFFÉRENCIATION ET D’ATTRACTIVITÉ m Les 3 axes centrifuges sur le nord de l’Ile

mLes 3 axes centrifuges sur le nord de l’Ile de France

Selon trois axes centrifuges de l’Ile de France, nous avons comparé les évolutions et le niveau de spécialisation de pôles d’activité :

Sur l’axe 1 (Est de Paris), il apparaît successivement un pôle tertiaire important : Noisy, puis des

territoires dont la stratégie est peu marquée, puis le Val d’Europe, conjuguant l’attractivité d’une infrastructure touristique importante et un pôle d’activité (bureaux, commerces …).

Sur l’axe 3 (Nord Ouest), apparaissent : un pôle tertiaire de forte identité : Défense, une agglo- mération qui propose un développement tertiaire lié à la Défense (Argenteuil), et l’aggloméra- tion de Cergy cumulant une importante concentration d’entreprises, de la formation supérieure et de bons moyens de communication …

Sur l’axe 2 (Nord Est), on trouve un premier pôle fort (Plaise Saint Denis avec tertiaire et com- merces) puis l’aéroport d’affaires du Bourget, puis Gonesse/Val de France, puis un deuxième pôle déjà constitué : l’aéroport de Roissy et ses services aéroportuaire.

Il apparait que :

• L’offre tertiaire en Ile de France est importante et se concentre sur des pôles identifiés.

• Ses territoires se sont construits autour d’identité et infrastructures fortes dont les impacts économiques se mesurent en dizaines d’années.

• La définition d’une identité territoriale pour Val de France et Gonesse est d’autant plus im- portante que l’axe Roissy le Bourget est dense.

Sont représentés, ci-dessous, les positionnements des différents territoires Ile de France Nord selon trois différents paramètres :

2.2. L’INSCRIPTION DANS LE GRAND ROISSY

Souhaitant garantir une cohérence optimale entre son projet de territoire et les projets portés par les territoires voisins, Val de France/Gonesse s’est attaché à prendre en compte les interactions possibles avec les projets portés par le Pôle métropolitain du Bourget, le Plan stratégique d’en- semble Roissy – Le Bourget, ceux du territoire de Roissy et plus à l’Est de la Stratégie de transfor- mation du Territoire Est de la Seine-Saint-Denis. Val de France et Gonesse s’inscrivent donc pleinement dans la démarche du Grand Roissy initiée par l’Etat.

Pétale 4: Sérénité

Installer les différentes fonctions économiques sur le territoire Travailler à leur cohabitation et à leur relation au paysage.

Pétale 5: Visibilité Pétale 3: Hybridité •C onso lid er l a d ynam que
Pétale 5: Visibilité
Pétale 3: Hybridité
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d
e
Jouer la carte d’un
développement métissé:
•Ouvrir le territoire vers
l’extérieur
• Impulser un
développement mixte
•Valoriser la zone de contact
ville/nature.
développement en la
concentrant sur une chaîne de
pôles périphériques
• Valoriser le cœur vert
• S’arrimer à Roissy et Marne-
la-Vallée.
Pétale 2: Réciprocité
Pétale 1: Intensité
Concevoir le développement de la
ville aéroportuaire de manière
collective et cohérente:

Maximiser les performances des infrastructures faire monter en gamme le développement économique fabriquer de la qualité urbaine.

Concevoir un processus gagnant/gagnant, où le pétale 2 participe de l’attractivité résidentielle du Grand Roissy … …bénéficie en retour d’une diversification de ses activités, via une ouverture vers la plateforme.

mSource : Etude d’orientations et schéma d’aménagement durable du grand territoire de Roissy, DRIEA, mars 2011

Concernant ce territoire limitrophe, Gonesse/Val de France a considéré les principes portés par le Grand Roissy pour un développement durable et intensif, en particulier les orientations des « Pétales » 1 et 3 :

•Le Pétale 1 souligne que l’axe Roissy-Triangle de Gonesse-Le Bourget forme un arc central de dé- veloppement autour d’infrastructures de transport structurantes et de pôles d’activités majeurs (CAREX, World Trade Center, Paris Nord II, Triangle de Gonesse, Parc International des Expositions, Pôle du Bourget). Cet axe Roissy-Triangle de Gonesse-Le Bourget s’ouvre et prend appui sur le territoire de Val de France et de Gonesse, directement lié au Bourget et au Triangle de Gonesse et dont l’Avenue du Parisis constitue une épine dorsale. • Le Pétale 3 montre elle aussi l’importance du territoire de Val de France et de Gonesse comme territoire structurant au Nord-Ouest du Bourget et au Sud-Ouest de Roissy, directement intégré par le RER (axe nord-sud) et l’Avenue du Parisis (axe est-ouest) à la zone de développement allant d’Epinay sur Seine à l’Est du Bourget.

Ces scenarii des Pétales 1 et 3, comme des autres Pétales, sont à considérer de façon complémen- taire, de telle sorte que chacun des territoires du Grand Roissy contribuent à une dynamique de développement commune motrice pour l’Ile-de-France et en tirent partie.

46 GONESSE / ARNOUVILLE / GARGES / SARCELLES / VILLIERS-LE-BEL _ ATELIER CASTRO DENISSOF CASI / MANDRAGORE / DEERNS / ALPHAVILLE / BERIM

B. POSITIONNEMENT ÉCONOMIQUE DU TERRITOIRE