Vous êtes sur la page 1sur 8

Université M'Hamed BOUGARA- Boumerdes

Faculté des sciences de l'ingénieur


Département Ingénierie des systèmes électriques
Master 1 : Machines Electriques

TP N°01  : Alternateur triphasé

Réaliser par :
- Amrani Hayat
- Gharbi Riad
- Haouchene Leticia
- Ouadou Mounira
- Meddi Abdelghani
But du TP :
-Réaliser les mesures pour l’essai à vide et l’essai en court-circuit pour un alternateur
triphasé.

-Déterminer le modèle équivalent d’une phase de la machine synchrone triphasée.

- Relever les caractéristiques U(I) pour différentes charges.

Introduction :
Définition de l’alternateur :

C’est une machine synchrone qui transforme l’énergie mécanique ou thermique en


une énergie électrique pour l’utilisation, il peut fonctionner en génératrice ou en
moteur.
L'alternateur possède deux parties principales :
- L'inducteur porté le plus souvent par le rotor 
- L'induit porté par le stator parcouru par des courants alternatifs
Inducteur :
Le champ magnétique est crée par un aimant permanent ou par un électroaimant
alimenté par un courant continu, appelé courant d'excitation. Le rotor tourne à la
fréquence f, et crée un nombre p de paires de pôles.

Induit :
Il est au stator, bobines fixes, le plus souvent triphasé. Il est le siège de f.é.m. induites 
Il est soumis à un flux tournant, il est donc le siège d'hystérésis et de courants de
Foucault.

Principe de l’alternateur :
Une génératrice synchrone transforme de l'énergie mécanique en énergie électrique
(V, I de fréquence f)
Un aimant tourne à la fréquence n, la spire est traversée par un flux variable (t) d'où
la création d'une f.é.m. induite e (t).

La fréquence de cette f.é.m. est telle que : f = n, avec une vitesse de rotation du rotor
(aimant) et et la pulsation  de la f.é.m. sinusoïdale induite, en rad / s.
Mode de fonctionnement de l’alternateur :
Les alternateurs de grande puissance sont constitués d'un stator ou induit portant un
enroulement triphasé branché en étoile et distribué dans des encoches, et d'un rotor
ou inducteur portant un enroulement alimenté en courant continu. Le courant
d'excitation peut être produit par une génératrice à courant continu ou excitatrice
montée en bout d'arbre et branchée à l'inducteur à travers une paire de bagues et de
balais. Dans les machines modernes, on utilise plutôt une excitation sans balais ni
bagues constituée d'un alternateur triphasé à induit tournant et d'un redresseur
tournant. Pour les alternateurs entraînés par des turbines hydrauliques tournant à
basse vitesse, l'inducteur comporte un grand nombre de pôles saillants. Par contre,
pour les turboalternateurs entraînés par des turbines à haute vitesse (3600r/min ou
1800 r/min) sur un réseau à 60 Hz, le rotor est parfaitement cylindrique et comporte
deux ou quatre pôles lisses. Le circuit équivalent de l'alternateur est très simple.
Chaque phase comprend une tension interne correspondant à la tension induite par
le courant d'excitation, branchée en série avec la résistance du stator et la réactance
synchrone (0,8 à 2 p .u .). Ce circuit équivalent permet de prévoir le courant et la
tension de la machine pour tout type de charge et lors d'un court-circuit. Lorsque
l'alternateur est branché à un grand réseau, on doit, avant de fermer le disjoncteur, le
synchroniser avec le réseau. Lorsque la turbine entraînant l'alternateur fournit une
puissance mécanique, la tension interne de l'alternateur se décale d'un angle de Ô
degrés électriques en avance sur la tension à ses bornes .L' alternateur débite alors de
la puissance active. Cet angle électrique correspond à un décalage mécanique entre
les pôles du rotor et ceux du champ tournant créé par les courants du stator. On a vu
l'alternateur est sous-excité, il absorbe de la puissance réactive du réseau.
Manipulation :
1-Essai à vide :

On réalise le montage représenté sur la figure 1, l’alternateur est entrainé par un


moteur à courant continu shunt, on règle le rhéostat d’excitation du moteur (R1) à sa
valeur minimale et on augmente graduellement la tension du moteur, en agissant sur
le rhéostat d’excitation (R1), jusqu’à atteindre la vitesse nominale de l’alternateur.
Cette vitesse est la vitesse de synchronisme.

On règle le rhéostat d’excitation du l’alternateur (R2) à sa valeur maximale et on


augmente graduellement le courant d’excitation de l’alternateur(R2), en agissant sur
le rhéostat d’excitation (R1),et on relève pour chaque valeur de ce courant la tension
aux bornes d’une phase statorique de l’alternateur et à avant chaque mesure on
vérifiant que la vitesse de rotation est à la valeur nominale.

Figure.1 le schéma d’un alternateur entrainé par un moteur à courant

continu shunt (essai à vide)

N=1500tr/min
j ex ( A) 0.2 0.25 0.3 0.35 0.4 0.45 0.5 0.55 0.6 0.65
E0 (V ) 108 132 162.8 186 205 225 241 255 267 276

2-Essai en court-circuit :

On réalise le montage représenté sur la figure 2, On règle le rhéostat d’excitation du


l’alternateur (R2) à sa valeur maximale et on augmente graduellement le courant
d’excitation de l’alternateur, et pour j ex =0.32 A on relève la valeur efficace du courant
I cc .

Figure.2 le schéma d’un alternateur entrainé par un moteur à courant

continu shunt (essai en court-circuit)


j ex =0.32 A

I CC=3.5 A

3-Essai en charge :

On réalise le montage représenté sur la figure 3, on augmente graduellement le


courant induit jusqu’à atteindre I n et pour chaque valeur du courant induit, on relève
la tension aux bornes d’une phase.

Figure.3 le schéma d’un alternateur entrainé par un moteur à courant

continu shunt (essai en charge)


La caractéristique U(I) pour j ex =0.4 A :
I ch ( A) 0 0.57 1.13 1.6 2.4 2.7
V ch (V ) 204.6 202 196 189 175 165

On mesure la résistance interne d’une phase de l’alternateur (la mesure de


résistance doit se faire à chaud, à la fin des essais).
R S ph=2.5 Ω

-Travail demandé :

1-Développement le modèle de Behn Eschenburg :


∅ T =∅ 0 +∅ iT

¿ ∅ 0 +∅ i +∅ f

¿ ∅ 0 + L i(t) + λ i(t)

D ∅T −d ∅0 d ∅ i d ∅ f
= − −
dt dt dt dt

di di
e T ( t )=e 0 ( t )−L (t)− λ (t)
dt dt

ET =E0 − jLwI − j λwI

¿ E0 − j ¿ λ¿ wI

¿ E0 − j Ls wI

¿ E0 − j X s I
On a le modèle d’une phase de la machine :

ET =RI +V

E0 − j X s wI =RI +V

E0 ¿ RI + j X s I +V

2-La comparaison des caractéristiques de modèle de Behn Eschenburg à la


caractéristique expérimentale :

L’essai en court-circuit :
I cc =3.5 A

j ex =0.32 A

E0 cc =175.5V

E 0 cc 175.5
Z cc= = = 50.14 Ω
I cc 3.5

Z cc=√ R 2+ X cc 2

X cc=√ Z cc 2−R 2

X cc=50.08 Ω

Remarque : On remarque que X≈ Z donc R est négligeable devant X.

Donc le modèle de Behn Eschenburg :


E0 ¿ RI + j X s I +V

V =E 0−RI − j X s I

V =E 0−2.5 I − j 50.08 I
Dans l’essai en court-circuit :
j ex =0.4 A

Donc : Ecc =205 V


V =205−2.5 I − j 50.08 I

V = √ (205−1.25 I )2−¿¿

Pour déférentes valeurs de courant on calcule la tension aux bornes de la charge :


I ch ( A) 0 0.57 1.13 1.6 2.4 2.7
V téorique (V ) 205 201.56 194.1 184.33 158.61 145
V expérientale (V ) 204.6 202 196 189 175 165

On remarque que il y a différence entre les valeurs théoriques et les valeurs


expérimentales (la machine est vieille, elle n’est pas fiable).

Conclusion :
Dans ce TP on a pu réaliser le schéma équivalent d’un alternateur synchrone et
déterminer la réactance synchrone d’un enroulement, on a fait cette modélisation
sous l’hypothèse que la machine n’est pas saturée magnétiquement et on a travaillé
seulement dans la zone linéaire.

Le modèle de de Behn Eschenburg est proche du comportement réel de la machine


synchrone.

Vous aimerez peut-être aussi